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samedi 29 janvier 2011

Plus rose que rose, le PS fait campagne pour le mariage gay

Jean-Marc Ayrault inscrira une proposition de loi "avant l'été"

Gay, gay, marions-les !

Le 24 août 2010, deux femmes qui avaient tenté de s’unir à Reims
, estimèrent que la définition du mariage par le Code civil n'est pas constitutionnelle et saisirent le Conseil constitutionnel, notamment au sujet des articles 75 et 144, qui interdit ne reconnaît pas le mariage aux personnes de même sexe.

Ce vendredi, le Conseil constitutionnel a confirmé l’illégalité du mariage homosexuel et a indiqué qu’il laisse au législateur le soin de modifier la Constitution pour le légaliser par un vote démocratique…

Jean-Marc Ayrault, patron des députés PS, a annoncé vendredi 28 janvier l'inscription d'une proposition socialiste de loi reconnaissant le mariage homosexuel "avant l'été" à l'Assemblée nationale.

Jean-Marc Ayrault instrumentalise les homosexuels

  • L'opposition PS-Europe Ecologie-PC cherche-t-elle à se distinguer de Jean-Luc Mélenchon et à isoler un peu plus le Parti de gauche du PC au sein du Front de gauche ?
    VOIR et ENTENDRE la logique de Mélenchon envers le mariage:

    94% des Pacsés ne sont pas des homosexuels...
  • Ainsi, Marie-George Buffet (PCF) a-t-elle déclaré par communiqué que la décision des Sages la "conforte dans le choix qu'(elle) a fait de déposer une proposition de loi visant à ouvrir le mariage à tous les couples sans distinction de sexe ni de genre". Le régime de Staline, comme les nazis, a pourtant instauré les violences homophobes: la loi du 7 mars 1934 punissait de cinq ans de travaux forcés les rapports homosexuels.
  • Au Nouveau Centre, Hervé Morin et le député européen Jean-Marie Cavada se sont déclarés favorables au mariage homosexuel et à l'adoption d'enfants par des couples homosexuels.
  • Le NPA d'Olivier Besancenot se prononce en faveur du mariage homosexuel et de l'adoption par les couples de même sexe.
    Mais à Cuba, l'homosexualité fut déclarée illégale dans les années 1960 et qualifiée de « manifestation de la décadence capitaliste » par certains dirigeants cubains. Aujourd'hui, des militants LGBT dénoncent encore plusieurs milliers d'arrestations par an et des condamnations judiciaires en raison de l'homosexualité.
  • A l'inverse, le Front national et le Mouvement pour la France sont opposés au mariage homosexuel. Toutefois, le FN n'est pas opposé au concubinage entre personnes du même sexe ni au PACS.

    Le PS cherche simplement à agiter l'opinion, sachant qu'un débat parlementaire a peu de chances de concrétiser ses espoirs. La majorité parlementaire n'étant pas favorable aux unions homosexuelles, l'opposition cherche à collecter pour 2012 les dons du vote homosexuel.
    Après l'avoir entravé et humilié, les socialistes vertueux tentent de réhabiliter le Parlement.
    "A quelques mois de la présidentielle, les Français doivent pouvoir être associés à ce grand choix de société ", estime Jean-Marc Ayrault. Ce texte a toutefois peu de chances d'être adopté, la majorité UMP désapprouvant en effet le mariage homosexuel. Le socialiste sectaire a manqué l'occasion de saluer au passage l'engagement de Carla Bruni-Sarkozy dans la lutte contre le SIDA et sa pésidence du dernier gala d’AIDES, occasion pour quelques généreux donateurs d’aider la recherche contre la maladie et de soutenir les malades.

    Le PS défie le Conseil constitutionnel

    Toujours est-il que les socialistes n'ont pas remis au lendemain de stigmatiser le Conseil constitutionnel qui a placé le législateur face à ses responsabilités .
    "A ma demande", le groupe PS, qui a déposé une proposition de loi reconnaissant le mariage homosexuel, "l’inscrira à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale avant l’été, dans le cadre de notre droit d’initiative parlementaire", a-t-il annoncé.

    Le Conseil constitutionnel ne participe pas au gouvernement des juges
    "Sauf à inventer le gouvernement des juges, le Conseil constitutionnel ne pouvait pas prendre une autre décision. Il dit le droit, ce n’est pas lui qui fait la loi ", a commenté Jean-Marc Ayrault dans un communiqué. Reste qu'on se demande toujours qui l'applique.
    "Le mariage homosexuel est un choix politique qui doit se faire au grand jour au Parlement, devant les Français", a ajouté le député-maire de Nantes, un brin soupçonneux du système parlementaire mais démagogue envers la rue.

    Le mariage homosexuel divise la France

    Au téléphone des sondeurs, les Français semblent aujourd'hui majoritairement favorables à la légalisation du mariage homosexuel: (58%) se disent favorables , contre 35% qui y sont opposés, d'après un sondage TNS-Sofres réalisé pour Canal+, en date du 28/01/11
    Concernant l'adoption d'enfants par des couples homosexuels, le soutien de l'opinion est moins important mais progresse également: près de la moitié des Français (49%) s'y disent favorables
    Lien Le Figaro

    La question reste pourtant très clivante au PS
    Aujourd'hui, les responsables de la rue de Solferino critiquent « l'immobilisme » de la droite sur cette question sociétale.
    Totalement exclu par Nicolas Sarkozy, le mariage homosexuel avait été inscrite par le Parti socialiste dans son programme présidentiel de 2007.
    Jean-Marc Ayrault est-il représentatif?
    Selon son analyse, " comme le Pacs il y a 10 ans, les préventions ou les hostilités s’estompent. Le droit au mariage pour des parents de même sexe est de mieux en mieux admis et de nombreux pays en Europe et dans le monde [voir le détail de l'esbroufe socialiste ci-dessous] l’ont reconnu dans leur loi".
    " Jusqu’à présent, la majorité s’est toujours refusée à prendre la moindre initiative en ce sens. Mais la société évolue plus vite que l’UMP ", s'est-il gargarisé.
    Que reste-t-il du mariage homosexuel célébré par l'ex-socialiste Mamère dans sa 'république bananière de Bègles ?
    Lire PaSiDupes

    Les positions socialistes sont diverses et troubles
    « Toutes les propositions de loi des parlementaires socialistes, destinées à ouvrir le mariage aux couples de même sexe et à protéger les droits des familles homoparentales ont été rejetées par la majorité parlementaire», assure Najat Vallaud-Belkacem, secrétaire nationale aux questions de société. Mais cette proche de Sa Cynique Majesté Royal exploite le filon politicien de la discorde fétide. En vérité et quoi qu'en dise la chaufferette de son siège parlementaire, Désirdavenir Royal en campagne avait occulté ce thème, pour la bonne raison qu'elle est réservée sur la question.

    L'ancienne ministre Christine Boutin a réagi pour le JDD.fr à la décision du Conseil constitutionnel vendredi. Connue pour son combat contre le PACS, il apparaît aujourd'hui que
    « Cette décision n’est pas surprenante. Je n’étais pas du tout inquiète. C’est une réponse en droit. Le mariage est fondé depuis le code civil sur un homme et une femme. Neuf sages, aussi sages fussent-ils, ne peuvent pas se substituer à l’Assemblée et au Sénat dans un régime démocratique. » Elle met en garde contre le mariage homosexuel en tant qu'il est « une porte ouverte à l’adoption. L’intérêt de l’enfant est d’avoir un papa et une maman. Ma problématique est de voir l’intérêt du plus fragile et de le défendre quel que soit le type de fragilité. En l’occurrence, il s’agit de l’enfant. Par contre, on me trouvera toujours aux côtés de ceux qui luttent contre la discrimination homosexuelle. Actuellement, il y a un fait d’actualité d’un homosexuel qui a été tabassé par des dingues, j’espère bien que les peines seront lourdes. »
    « Ce n’est pas du tout ma foi qui me conduit à prendre cette position. C’est laréalité historique, biologique, psychologique. Pas du dogmatisme ou de l’idéologie. », précise-t-elle à l'attention des amateurs d'amalgames.

    La majorité est partagée

    L'UMP n'a pas encore officiellement réagi.
    Seul Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a rappelé sur LCI, qu'il n'était pas favorable à un feu vert juridique donné au mariage homosexuel. « Ça peut être un sujet de campagne présidentielle, de débat politique, de débat parlementaire, pas un débat de droit» a-t-il déclaré cette semaine.

    A l'UMP, Jean-Pierre Raffarin fut le premier Premier ministre libéral à inviter les associations LGBT à Matignon, tandis que le 28 septembre 2010 Dominique de Villepin réaffirma son opposition au mariage et à l’adoption pour les gays et lesbiennes.

    Le 5 juin 2004, le mariage de deux hommes a été annulé d'office et le maire Verts de Bègles, Noël Mamère, sanctionné. Ce « mariage » homosexuel célébré à grand renfort publicitaire n'est d'ailleurs pas une réussite: les époux, Stéphane Chapin et Bertrand Charpentier, ont défrayé une nouvelle fois la chronique, judiciaire cette fois, deux ans plus tard. Le parquet de Bordeaux a ouvert à leur encontre une enquête préliminaire pour «abus de faiblesse, abus de confiance, vol, falsification et usage de chèques». Noël Mamère s'est d'abord dit lassé qu'on l'associe à cette union annulée par la justice. « Je n'ai aucune réaction. Je ne suis pas marié avec eux ! » s'agace le député Verts...
    Il n'est unique non plus. Le 13 juin 2009, le maire de Haute-Goulaine (Loire-Atlantique) a procédé au mariage en mairie… de deux lesbiennes et le maire, Jean-Claude Daubisse, est un élu de l’UMP. Un acte totalement illégal dont la justice, se fondant sur le Code Civil et la jurisprudence de l’affaire de Bègles, devra se saisir. C'est dire que la caricature de la droite par l'opposition n'est respectueuse ni de la réalité ni de l'opinion qu'elle manipule.

    La presse aux ordres du PS ne nous dit pas tout
    Voté en 1999 sous le gouvernement Jospin, le Pacs (Pacte civil de solidarité)
    , contrat de droit français, est un partenariat contractuel entre deux personnes majeures, quel que soit leur sexe, ayant pour objet d’organiser leur vie commune.

    Le mariage homosexuel est aujourd’hui légalisé dans dix pays en pointe, lance l'opposition, mais seulement 10 dans le monde: Pays-Bas (qui est revenu sur la légalisation du cannabis), Belgique, Espagne, Canada, Afrique du Sud, Norvège, Suède, Portugal, Islande et Argentine… mais pas en France.

    A l'étranger, la répression de pays essentiellement musulmans
  • De nos jours, les actes homosexuels sont encore passibles de peine de mort dans sept pays : Afghanistan, Arabie saoudite, Iran, Nord du Nigeria, Mauritanie, Soudan et Yémen.
  • L'homosexualité est toujours punie d'emprisonnement dans une soixantaine de pays (de quelques mois à la perpétuité), de sévices corporels, de déportation ou de travaux forcés, dont : Sénégal, Algérie, Bangladesh, Botswana, Burundi, Cameroun, République démocratique du Congo, Émirats arabes unis, Éthiopie, Îles Fidji, Guyana, Jamaïque, Kenya, Libye, Malaisie, Maroc, Mozambique, Nigeria, Oman, Pakistan, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Singapour, Sri Lanka, Syrie, Tanzanie, Togo, Zambie. Cette liste n'est pas exhaustive.
    En France, le PS souhaite aura donc du mal à convaincre dans les mosquées.
  • LCP organise un prochain débat 'équitable et démocratique', auquel sont invités:
    +Jean-Marc Nesme, député UMP de Saône et Loire, 'instigateur', selon LCP initiateur en janvier 2006 d’une entente parlementaire « pour la défense du droit fondamental de l’enfant d’être accueilli et de pouvoir s’épanouir dans une famille composée d’un père et d’une mère », d'une part,
    et
    +Jean-Luc Romero, conseiller régional socialiste d’Ile de France, président d’Elus Locaux Contre le Sida;
    +Emmanuel Blanc, président de Gaylib (associé à l'UMP, mais dont le blog est hébergé par Têtu, possédé par Pierre Bergé, PS);
    +Philippe Rollandin, porte parole de l’Association des Parents Gays et Lesbiens, d'autre part.
    Les débatteurs seront-ils à 58% favorables au mariage homosexuel, ou à 75 ?
  • vendredi 28 janvier 2011

    Ingérences du NPA et d'Europe-Ecologie en Tunisie

    Besancenot et Eva Joly sont-ils indispensables aux Tunisiens?

    Besancenot rêve du Grand soir depuis 22 ans

    Le meneur trotskiste a eu beau manifester sans cesse dans les rues de Paris entre République et Nation et se rendre aux Antilles à la mi-février 2009, le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) n'avait jamais vécu une révolution. Il devra se contenter d'une révolte, et encore aura-t-elle lieu à l'étranger, car ses efforts en Guadeloupe aux côtés du LKP et en Martinique sont restés vains.

    L'activiste Olivier Besancenot fait de la récupération révolutionnaire

    Deux ans plus tard, il est arrivé à Tunis, à l'aube du 25 janvier dernier. A l'aéroport, une dizaine de militants politiques d'extrême gauche ou d'opposants l'attendaient, de même que des journalistes engagés tunisiens.

    Dans l'opposition médiatico-politique, on trouve le correspondant de la chaîne satellitaire Al-hiwar Ettounsi, Fahem Boukedous, qui a été condamné en juillet 2010 par le tribunal d'appel de Gafsa (sud) à quatre ans de prison ferme pour « diffusion d'information de nature à troubler l'ordre public ». Il souffre aujourd'hui, selon lui, d'insuffisance respiratoire et d'infection dans les poumons. Or, il est hospitalisé depuis le 3 juillet à Sousse, à l'Université de laquelle précisément Moncef Marzouki fut professeur en médecine. Ce dernier est justement responsable de la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH) et candidat à la succession de Ben Ali.
    Lien PaSiDupes

    Besancenot, pour y "soutenir le processus révolutionnaire"

    Le plus célèbre des postiers à temps très partiel de France a fait un voyage de deux jours à Tunis,
    le temps de rencontrer des militants, des associations de femmes ou de jeunes diplômés chômeurs, annonçait-on. Mais le NPA a admis "des rencontres sont prévues avec Hamma Hammami, dirigeant du PCOT (Parti communiste des ouvriers de Tunisie), des dirigeants de la Ligue de gauche travailliste, des syndicalistes des postes et télécommunications, et des associations des droits de l'Homme".

    Le petit Che de La Poste a été impressionné
    par une atmosphère « hallucinante ». Il a vibré à l'« effervescence » et à l'« ébullition ».
    Il n'est pourtant pas resté davantage: il a mieux à faire en France. Il est en effet sollicité par la révolte au sein même du NPA et par « une restructuration qui m'attend avec une assemblée générale dès jeudi matin: dans mon bureau de poste, ils suppriment 15 tournées sur 60, je ne vais pas faire ce plaisir à mon petit patron.» Le syndicaliste conservera-t-il son poste, au détriment d'un autre postier ? ...

    Des Français qui font du tort à la France

    Le révolutionnaire français a fustigé la France à l'étranger

    Besancenot appelle de ses voeu une 'révolution contagieuse'
    « En France, on aurait bien besoin d'une bonne vieille révolution sociale et démocratique, contre nos propres dictatures, la finance et le capitalisme.» D'un sourire, le porte-parole du NPA conclut : « Comme place de la Casbah, trois jours devant l'Elysée avec des marches qui viennent de partout : ça aurait de la gueule, non ?»
    Un mouvement, dit-il, qui n'a pas été aidé par la France, sa « complicité » avec le régime du président déchu Ben Ali, et l'« impérialisme économique » des entreprises françaises...

    VOIR et ENTENDRE
    la propagande trotskiste de Besancenot
    :


    Une autre recycleuse, Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts), lui collait au train, puisqu'elle a débarqué le mercredi 26, escortée de Hélène Flautre, membre de la commission des Affaires Etrangères du Parlement européen, jusqu'au 28 janvier 2011.

    Le jeu sulfureux de la presse hexagonale d'opposition

    Libération écrivait le 10/01/11: "Après plusieurs semaines de silence, la France s'est décidée ce lundi à déplorer les violences en Tunisie, et a appelé à l'apaisement." (lien Libération), en juillet dernier,

    Mais, le 07/07/2010, Libération avait pourtant admis que le gouvernement français n'est pas indifférent, citant le Quai d'Orsay: il "a rappelé que la France est attachée 'à la liberté d'expression en Tunisie'.[...] Nous nous attachons à recueillir des informations sur la situation de Fahem Boukadous, que nous suivons avec la plus grande attention », a déclaré lors d'un point-presse le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, en réponse à une question sur sa condamnation. (lien PaSIDupes) (lien Libération)

    France Télévisions au service exclusif de ses journalistes

    Toutes les vies humaines n'ont pas la même valeur

    Mobilisation inégalitaire du service public

    Nul ne peut l'ignorer, les prisonniers français en Afghanistan sont des journalistes, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière. Avec leurs trois accompagnateurs afghans, ils ont été enlevés le 30 décembre 2009 par un groupe taliban local à une soixantaine de km à l'est de Kaboul. Dans une vidéo transmise en avril 2010, leurs ravisseurs avaient menacé de tuer les journalistes si Paris n'obtenait pas la libération de prisonniers. En décembre dernier, les autorités françaises avaient reçu une nouvelle vidéo, probablement enregistrée en novembre, dans laquelle les deux otages s'adressaient à leurs familles.

    S'exprimant devant quelques journalistes en marge de la cérémonie des vœux de la presse à Matignon, le 10 janvier dernier, le premier ministre François Fillon a déclaré que les discussions avec les ravisseurs des deux journalistes étaient « très avancées ».
    « Ce n'est pas du tout le même cas de figure qu'au Mali », où cinq Français sont actuellement détenus, a encore avancé François Fillon, assurant qu'il n'y avait « aucun risque » pesant sur eux actuellement.

    Mépris des media pour les 5 otages Français retenus au Mali et en Algérie

    Avec un Malgache et un Togolais, ils sont sept 'retenus' dans le désert contre leur gré par l'Aqmi, al-Qaida au Maghreb islamique.
    Les captifs ont été enlevés la nuit du 15 au 16 septembre 2010, à Arlit, dans le nord du Niger. Ils sont détenus entre les déserts malien et algérien dans la zone de Timétrine, une région de collines désertiques dans le nord-est du Mali, à une centaine de kilomètres de la frontière algérienne.

    L'un des otages a le visage flouté, parce qu'il s'agit de celui de la seule femme du groupe, Françoise Larribe. L'islam interdit aux djihadistes d'exposer les traits féminins à la concupiscence des hommes. Peut-être la barbarie du traitement qu'ils infligent à une femme n'améliore-t-il pas non plus l'image des terroristes religieux.

    Dans un message diffusé en octobre dernier, Ben Laden avait déjà justifié la prise d'otages des cinq otages au Sahel, exigeant le retrait des troupes françaises d'Afghanistan et affirmant que les musulmans sont «en droit» de riposter par la violence à l'interdiction du voile intégral. En conséquence, les Français ne sont-ils pas en droit de se défier des musulmans, masqués ou non ?

    Dans un nouveau message, le chef de l'Aqmi somme la France de négocier directement avec le chef d'al-Qaida, Oussama Ben Laden.

    Pour notre part, nous avons une pensée pour:

  • Daniel et Françoise Larribe
    Daniel Larribe, originaire du Lot, partage avec Françoise, son épouse, gardoise, une passion pour l'Afrique. Après un séjour en Guinée, où il avait dirigé une mine d'or, il travaille depuis plus de cinq ans au Niger. Françoise se démène à améliorer le sort des enfants au sein d'une ONG. Au fil des ans, le couple Larribe a tissé des liens d'amitié avec de nombreux Touaregs.
  • Pierre Legrand
    Le jeune homme d'une vingtaine d'années est originaire de Couffé, petite commune de 2 300 habitants proche d'Ancenis, en Loire-Atlantique, où sa famille est installée depuis une quin­zaine d'années. Pierre a trois frères et sœurs.
  • Marc Seré
    Après avoir servi dans la marine, puis navigué sur des bateaux de commerce, ce trentenaire avait rejoint la filiale de Vinci au Niger. Son épouse, qui réside à Madagascar, doit accoucher avant la fin de l'année.
  • Thierry Dol
    Fils unique de Marie-Jo et Alex, qui habitent toujours la commune du François, en Martinique, Thierry Dol, après son bac, en 2000, a rejoint la métropole, pour effectuer des études d'ingénieur. À 28 ans, il travaille comme conducteur pour une filiale de Vinci. Il est arrivé au Niger en 2008. Une année plus tôt, ce catholique avait épousé Awa, une Burkinabée de confession musulmane, qui, elle, travaillait au Canada. Le couple se retrouvait dans la région parisienne où Thierry Dol avait prévu de se rendre ce mois-ci.
  • Jean-Claude Rakotoarilala
    Originaire de l'île de Madagascar, Jean-Claude Rakotoarilala travaille comme technicien pour la société Satom. Ayant atteint la soixantaine, ce qui fait de lui le plus âgé des otages, il souffre de diabète. Il semble qu'il ait pu emporter avec lui ses médicaments, alors qu'il était enlevé.
  • Alex Kodjo Ahonado
    Arrivé seulement depuis l'été dans le nord du Niger pour le compte de la Satom, Alex Kodjo Ahonado est un ingénieur zootechnicien togolais, originaire d'un village proche de Zio, à une trentaine de kilomètres de Lomé. C'est là que ses deux épouses et sa famille résident.

    Nous ne verrons pas leurs photos place de la République, à Paris...

    Ils ne peuvent non plus bénéficier d'un traitement de faveur avec des temps d'antenne sur le service dit public, pourtant réquisitionné par le SNJ.
    L'ingénieur Daniel Larribe, qui a été enlevé avec son épouse Françoise, travaillait pour le groupe nucléaire Areva, tandis que les cinq autres hommes étaient employés de la société Satom, une filiale du groupe Vinci.
    Deux des otages, Françoise Larribe et Jean-Claude Rakotoarilala, auraient des problèmes de santé.
    Les vertueux auraient-ils l'humanisme sectaire ?...
  • jeudi 27 janvier 2011

    CGT: à 52 ans, Thibault fait valoir ses droits à la retraite

    A la CGT, aucune envie de séquestrer le patron !

    "Bernard Thibault veut jeter l'éponge", selon Le Parisien

    Dans son édition du jeudi 27 janvier, le quotidien confirme que le numéro un de la CGT en a ras la casquette du syndicat. Il a été clair avec son entourage, le 21 décembre au soir, lors d'un séminaire très privé avec les membres de l'état major de la centrale syndicale. Il est déterminé à céder son poste à la fin de l'année 2011, alors que son mandat - le troisième - court jusqu'à fin 2012. L'intéressé a vigoureusement démenti l'information dans la journée, dénonçant une tentative de déstabilisation, sans qu'on en sache plus de son origine, extérieure ou interne. Le Parisien affirme même que Thibault avait mis la question de son départ à l'ordre du jour du bureau confédéral de lundi.

    Les camarades lui ont-il glissé une savonnette ?

    Un non-événement
    Le boycott des voeux sociaux de Nicolas Sarkozy a été monté en épingle, mais 'il lui en aura touché une sans bouger l'autre' (Chirac). Ensuite, le refus de rencontrer le nouveau ministre du Travail, Xavier Bertrand, aura allégé son emploi du temps et démontrer l'incapacité de la CGT a dialoguer.

    Reste que, depuis le début de l'année, le leader cégétiste s'évanouit dans le paysage médiatique.
    L'excuse qu'il se donne, " Je pars à la fin de l'année de manière à ce que mon successeur soit en place avant les présidentielles ", ne satisfait personne. " Personnellement, je suis persuadé que Bernard Thibault cherche vraiment à partir, confie à L'Expansion.com Dominique Andolfatto, professeur en science politique à l'Université de Nancy et co-auteur avec Dominique Labbé du livre "Toujours moins. Déclin du syndicalisme" (Gallimard, 2009). L'info vient sans aucun doute de l'entourage."

    Qu'est-ce qui le déprime tant ?


    Il a fait le tour de la CGT et du syndicalisme
    "Je pense effectivement que Bernard Thibault a épuisé les charmes de la fonction depuis assez longtemps. D'abord, il n'était sans doute pas formaté pour cette fonction. Contrairement à ses prédécesseurs - Séguy, Krasucki ou Viannet -, il n'a pas grandi dans le sérail, explique Dominique Andolfatto. Il n'a pas été longtemps un apparatchik de la CGT et du PC. C'est un peu par hasard qu'il s'est retrouvé à la tête de la CGT, parce que celle-ci traversait une crise grave et que se posait le problème de son leadership. Thibault, qui s'était fortement engagé dans le mouvement social de 1995, est apparu comme une figure incontournable, pour ne pas dire un homme-providentiel pour la CGT à la fin de la décennie 90."

    Les difficultés à réformer l'organisation de la CGT

    Il a expérimenté la relative impossibilité à faire évoluer le "mammouth" CGT, en tous les cas à le faire évoluer suffisamment vite.
    Sans oublier le long conflit sur la réforme des retraites l'an passé, qui s'est soldé par un échec pour la CGT puisqu'elle n'a obtenu aucun résultat, en dépit de la popularité du mouvement.
    Alors que les effectifs continuent à reculer, il n'est pas parvenu à surmonter les difficultés à inventer une organisation plus dynamique en termes de syndicalisation. ", énumère Dominique Andolfatto.

    On lui savonne la planche en interne

    Certains affrontements qui semblent prendre parfois une tournure personnelle, comme avec Didier le Reste de la fédération des cheminots, l'ont épuisé.
    Quant il est élu secrétaire général de la CGT en 1999, il procèda en effet à un important aggiornamento du syndicat, privilégiant la négociation à la lutte. " Dès le début, cela a évidemment heurté en interne, commente Dominique Andolfatto. Les "enclumes" ont cherché à résister aux évolutions." Thibault parvint dans un premier temps à convaincre.

    Mais les esprits conservateurs se bloquent peu à peu. En 2005, la CGT vit une crise historique: Bernard Thibault, qui défend le "oui" au Traité constitutionnel européen, est mis en minorité par le comité confédéral national - le parlement interne du syndicat. " C'est à partir de ce moment-là que les choses vont se dégrader sérieusement entre Bernard Thibault et une partie des composantes ou sous-leaders de la CGT ", estime Dominique Andolfatto. Le leader cégétiste menaça d'ailleurs déjà de démissionner à cette période.

    Depuis deux ans, la base militante l'accuse en outre d'être trop consensuel dans ses relations avec le gouvernement et le patronat.
    Le 17 août 2009, le délégué CGT de l'usine Continental de Clairoix, Xavier Mathieu, a suscité la polémique en traitant Bernard Thibault de "racaille" et en l'accusant de "frayer" avec le gouvernement.

    On lui reproche aussi le rapprochement avec la CFDT
    , symbolisée par la création de l'intersyndicale fin 2008. Bernard Thibault et son homologue de la CFDT François Chérèque ont marché main dans la main durant le conflit sur les retraites. Cette "CFDTisation" de la CGT "est très mal vécue par les bases militantes de la CGT", explique Françoise Piotet, professeur de sociologie à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, qui a enquêté pendant trois ans auprès des organisations locales et des structures interprofessionnelles cégétistes ("La CGT et la recomposition syndicale", PUF 2009). Pour ces militants cégétistes, l'ennemi numéro un c'est la CFDT, pas FO ou Sud." Néanmoins, "l'opposition à Thibault est moins forte que son soutien, nuance-t-elle. La preuve: il a été réélu pour un troisième mandat en 2009, avec près de 90% des voix."

    Qui sont ses héritiers ?

    Une femme
    La question de la succession n'est pas réglée. Selon Le Parisien, Bernard Thibault souhaiterait que ce soit Nadine Prigent, secrétaire confédérale issue du secteur de la santé, qui lui succède (lien PaSiDupes). "Ce changement serait symbolique de la place désormais acquise par les femmes dans la CGT, longtemps une affaire exclusive d'hommes, souligne le politologue. En termes de transformations et d'avenir de la CGT, cette désignation se justifierait pleinement. Reste à se demander si l'intéressée a la carrure..."

    Pour trois hommes
    Les autres noms évoqués sont ceux d'Eric Aubain, le monsieur "retraites" de la CGT, issu de la fédération de la construction, de Thierry Le Paon, chargé de négocier sur la formation professionnelle et de Frédéric Imbrecht, ex-secrétaire général de la puissante fédération de l'énergie.

    Course de vitesse au centre: vers une confédération centriste

    Epousailles du Nouveau centre et de l'Alliance centriste

    Les présidents respectifs, Hervé Morin et Jean Arthuis, ont confirmé aujourd'hui leur volonté de se pacser et créer un dynamique d'union en mettant de côté leur divergences.
    "Nous voulons avancer ensemble vers la construction d'un confédération", a expliqué H. Morin, lors d'une conférence de presse commune avec Jean Artuis dans des locaux de l'Assemblée nationale.

    J. Arthuis a précisé que les statuts de cette association, en cours de finalisation, pourraient être déposés dans les quinze jours.
    "Quelles que soient nos divergences d'opinion ou d'appréciations sur certains sujets, nous avons des valeurs communes et voulons qu'elles soient portées au plus haut niveau", a expliqué le président du NC.

    Les invités à la fête

    Comparant le projet à la pose de " la première brique d'une maison commune ", H. Morin a affirmé être ouvert "à ce que d'autres" centristes viennent les rejoindre.

    Après une rencontre avec Jean-Louis Borloo, Hervé Morin
    affirma à la mi-novembre 2010: « Nous sommes en mesure de pouvoir travailler à un projet commun pour la reconstruction de la famille centriste entamée par le Nouveau centre en 2007 ».

    " J'ai cru comprendre que Jean-Louis Borloo réunissait le 16 mai son congrès pour sortir de l'UMP. Le 17 au matin, je lui dis bienvenue", a lancé H. Morin. "Mais, à deux on avance plus facilement. Sur trois pattes, c'est toujours plus difficile ", a toutefois glissé Jean Arthuis.

    A force de tenir la dragée haute à tout le monde, il paraît sûr en tout état de cause que François Bayrou ne sera pas le parrain.

    Bernard Thibault déprime à la CGT

    Démissionnera, démissionnera pas ?

    Le secrétaire général de la CGT dément vouloir plaquer son poste à la CGT fin 2011

    Patron de la CGT jusqu'en 2011, Bernard Thibault nie qu'il sature après 11 ans.
    C'est pourtant ce que suggère Le Parisien jeudi 27 janvier, repris par France Info ce matin.

    C'est en janvier 1999, qu'il succèda à Louis Viannet à la tête de la confédération.
    Né en janvier 1959, le secrétaire général du premier syndicat français ne chercherait pourtant pas à prendre sa retraite à 52 ans... Les cheminots doivent attendre ...55 ans !

    Il qualifie donc de "fantasmes" les rumeurs de dissensions qui déstabiliseraient la direction de la CGT et ajoute que l'heure de sa succession n'a pas sonné.
    "Un article de presse (...) affirme que j'ai l'intention de 'jeter l'éponge' à la fin de l'année (...). Je démens très clairement cette information", assure-t-il..

    Selon le journal, un cadre non identifié de la CGT Bernard Thibault aurait dit fin décembre à l'état-major du syndicat : "Je pars à la fin de l'année, de manière à ce que mon successeur soit en place avant les présidentielles."

    Sa décision serait motivée par:
    - une fatigue personnelle liée notamment à des injures et à des actes de malveillance à répétition,
    - des démêlés avec ses opposants internes
    - et l'approche d'une élection présidentielle problématique pour le positionnement de la centrale.

    La CGT tente de colmater la fuite

    Coup de blues ou grosse déprime ?
    Parvenu en 1999 à la tête de la centrale syndicale, après un passage à la direction de la puissante fédération des cheminots et un triomphe face au gouvernement Juppé lors des grèves de 1995, la CGT et Bernard Thibault, 52 ans, sont pris dans le ressac.

    Personnage public très exposé, le leader de la CGT s'est dit la cible de menaces jusqu-à son domicile. Une enquête préliminaire de police ouverte en 2008 après la découverte de matériel électronique dans son véhicule de fonction n'a jamais abouti.

    Dommage
    collatéral de l'action syndicale contre la réforme des retraites
    Langue de bois aggloméré
    " Malheureusement pour nos détracteurs, la CGT se renforce et c'est le président de la République qui sort un peu plus affaibli encore du bras de fer qu'il a imposé aux salariés ", ajoute-t-il.






    Didier Le Reste, Bernard Thibault et Xavier Mathieu

    Rien de grave

    " En aucun cas la CGT n'est en prise à des conflits internes tels qu'ils déstabiliseraient sa direction nationale ", répond Bernard Thibault. "Ce fantasme, relayé depuis plusieurs semaines, cherche à déstabiliser la CGT après avoir constaté la part prise par ses militants dans l'exceptionnelle mobilisation sur les retraites." Une mobilisation pourtant stérile qui déprime le patron de la CGT.

    Syndrome de sevrage du PC
    Libérée de ses liens historiques avec le Parti communiste, la CGT s'est laissée supplanter par la CFDT lors des mouvements sociaux, comme lors des grandes manifestations contre la réforme des retraites en 2010: poussé au jusqu'au-boutisme par son aile gauche, la FSU et SUD, ses actions d'intimidation n'ont impressionné que les entreprises de sondages, alors qu'une majorité de l'opinion saluait les efforts de dialogue de la confédération rivale.

    En suivant le mouvement, tiré de hue à dia, de gauche et de droite, Bernard Thibault a certes dépoussiéré l'image du syndicat, souvent stigmatisé jadis comme le bastion de la "gréviculture", et devenu avec son nouveau leader plus enclin aux compromis.
    Lors du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005, il s'était prononcé en interne pour le "oui", une position vivement combattue par la majorité de ses adhérents et qui a suscité des conflits qui ne sont pas soldés.

    En 2007
    , lors des mouvements contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, les concessions de Bernard Thibault avaient entraîné de fortes tensions internes.

    Des épisodes douloureux qui l'ont rendu plus combatif lors la réforme des retraites adoptée à l'automne 2010, qui repousse l'âge légal de départ de 60 à 62 ans.

    Le fait qu'il ait accepté le dialogue et se soit rendu à l'Elysée lui a attiré la vindicte de l'aile gauche de son organisation, une position exprimée en 2009 par le délégué CGT de l'usine Continental de Clairoix (Oise) Xavier Mathieu.
    "Les Thibault et compagnie, c'est juste bon qu'à frayer avec le gouvernement, à calmer les bases. Ils servent juste qu'à ça, toute cette racaille ", avait lancé Xavier Mathieu.

    Syndicalisme réformiste ou de lutte ?


    Fin du dialogue ?
    Conscient de cette image chez une partie de ses militants et pour la première fois dans l'histoire de la CGT, Bernard Thibault a décidé de boycotter les voeux de Nouvel An du Président de la République aux syndicats, qualifiés de "simulacre" après l'adoption de la réforme des retraites par les deux chambres du Parlement.

    Fin de règne ?
    Thibault aurait désigné son successeur.
    Selon le quotidien, " le patron de la CGT aimerait voir une femme lui succéder ".


    Le Parisien et France Info parient sur Nadine Prigent. Secrétaire générale de la fédération CGT de la santé, cette infirmière est une quadra.
    Avec Nadine Groison (FSU), elles vont faire la paire...

    Les hauts fonctionnaires de la ville de Paris sont-ils grassement payés ?

    Débat autour de la gestion de la ville de Paris par Delanoë

    Delanoë ramène à la décence les salaires des hauts fonctionnaires de la mairie

    Le maire de Paris tente d’apaiser l’indignation suscitée par les révélations de la Chambre Régionale des Comptes en septembre.


    Dans un rapport, celle-ci dénonçait
    la multiplication et l’envolée des hauts salaires à la Ville de Paris
    .

    Dans
    un courrier adressé aux présidents des cinq groupes politiques du Conseil de Paris, Bertrand Delanoë annonce qu’il va réduire en moyenne de 15 % la prime départementale versée aux 60 plus hauts fonctionnaires de la Ville.
    Pour les 10 plus hautes rémunérations, la prime (qui pouvait atteindre les 40 000 € annuels) va être réduite de 20 %.

    Au final, la Ville va donc réaliser une économie de 280 000 € et moraliser les inégalités salariales pratiquées par le pouvoir socialiste. Cette réduction sera appliquée dès l’an prochain.

    Le maire PS est ainsi poussé à demander à la secrétaire générale d’engager une réforme du régime indemnitaire des cadres dirigeants afin que leurs rémunérations correspondent mieux à leurs fonctions réelles...

    VOIR et ENTENDRE les débatteurs réunis par BFM Business, en novembre dernier: Pierre-Yves Bournazel (UMP), conseiller de Paris et conseiller régional d'Ile-de-France, le sénateur Pozzo di Borgo (groupe Centre et Indépendant du Conseil de Paris) et Julien Bargeton, 1er adjoint (PS) à la maire de Paris pour le 20ème arrondissement et rapporteur de la mission d'information de la ville de Paris.
    Le parti-pris flagrant de la journaliste - Caroline Brun (chroniqueuse dans les émissions de Pascale Clark et directrice éditoriale du quotidien gratuit Metro - n'échappera à personne, non plus que sa participation intrusive: est-ce ce qu'on appelle "insolence de la presse" ou plutôt son engagement militant ?



    Débat sur la gestion Delanoë de la ville de Paris partie 1/3 envoyé par PierreYvesBournazel.

    SCRIPT 2e partie

    Pierre-Yves Bournazel
    Et ça fait dix ans que vous êtes aux responsabilités et il y a de nouvelles erreurs que vous avez commises qui ont été épinglées dans votre gestion.


    Julien Bargeton
    Non.

    Pierre-Yves Bournazel
    Et qu'à un moment donné, il faut se poser la question de savoir combien d'investissement on fait pour la ville de Paris, avec quel fonctionnement. Et là je crois qu'il faut rationaliser les dépenses de fonctionnement de la ville de Paris.Dix mille agents supplémentaires en dix ans, c'est quand même lourd ...

    Julien Bargeton
    (Inaudible).

    Pierre-Yves Bournazel
    C'est quand même lourd. C'est quand même très lourd. Il faut quand même, au moment où vous augmentez les impôts des Parisiens, s'interroger sur la manière dont on peut mieux évaluer les objectifs et les résultats des fonctionnaires dans leurs missions de service public parce qu'il ne faut jamais oublier que les fonctionnaires sont garants de l'intérêt général et de la continuité du service public et que c'est vis-à-vis des contribuables aussi que vous, vous devez rendre des comptes. Et cela, vous l'avez souvent oublié dans votre gestion.

    CAROLINE BRUN
    Alors on va poursuivre ...

    Julien Bargeton
    La ville de Paris est la seule à avoir mis en place un budget en mode loi organique relative aux lois de finances alors que nous ne sommes pas obligés.Nous avons demandé à l'État de pouvoir passer en mode loi organique relative aux lois de finances ...

    CAROLINE BRUN
    On fait une petite pause...

    Julien Bargeton
    L'État ne nous l'a pas accordé ...(Brouhaha).

    CAROLINE BRUN
    On fait une courte pause et on va revenir très longuement sur ce sujet juste après la pub et les infos.

    CAROLINE BRUN
    Alors je voudrais revenir sur un élément qu'on a eu juste avant la coupure, dans le rapport de la Chambre régionale des comptes il y a l'idée que, au fond, un certain nombre de titres de directeurs généraux ne correspondent pas aux fonctions réellement exercées - et c'est une partie des critiques que vous avez formulées Pierre-Yves Bournazel tout à l'heure en parlant de politisation de l'administration - alors, Julien Bargeton, est-ce que tous les hauts fonctionnaires ont des fonctions, enfin font effectivement le travail qui correspond à leurs fonctions et donc qui pourrait éventuellement justifier une rémunération élevée ou est-ce qu'effectivement il y a un problème de... ? Un peu comme dans la fonction publique, où, quand on a acquis un grade, on ne le perd jamais. Et donc est-ce qu'il y a des gens qui n'exercent pas les fonctions qu'ils devraient exercer et pour lesquelles ils ont des salaires élevés?

    Julien Bargeton
    Non! Je ne connais pas de fonctionnaire à la ville de Paris - je parle pour tous les agents - qui ne fasse pas son travail, tous les agents de la ville de Paris sont occupés à ce qu'ils doivent faire et sont rémunérés pour cela. Après, il y a la question de la grille par rapport aux collectivités locales et par rapport à l'État, c'est le débat qui nous a intéressé tout à l'heure. Donc il n'y a pas de fonctionnaire qui ne soit pas chargé d'une mission et qui ne travaille pas.Ensuite la question que vous posez est la question du maintien dans le temps d'un certain niveau de rémunération, etcetera, quand on évolue, cela vaut pour l'État d'ailleurs, cela vaut aussi pour les hôpitaux, cela vaut...

    CAROLINE BRUN
    Pour toute la fonction publique!

    Julien Bargeton
    Pour toutes les fonctions publiques territoriales également, et hospitalières, et d'État, c'est-à-dire effectivement comment on attache mieux et davantage des éléments de rémunération aux fonctions qui sont exercées. Et donc on assume le fait que lorsqu'on change de fonctions, on perde certains éléments de rémunération. C'est cela le sujet. Et effectivement il y a des personnels qui ont des rémunérations parfois élevées, mais lorsque vous dirigez des directions de taille très importante, il est légitime de percevoir la rémunération qui s'y attache; ensuite il y a un travail de cotation de…

    CAROLINE BRUN
    Quand vous changez de fonction, il y a moins de raisons?

    Julien Bargeton
    Non! Mais il y a un travail de cotation de poste qui est en cours, il y a un travail de cotation de poste qui est en cours. C'est un terme un peu technique, pardonnez-moi, cela veut dire, finalement de dire: est-ce que toutes les directions valent le même niveau de primes en fonction du nombre de personnes, en fonction des enjeux, en fonction des risques, etcetera ? C'est un travail qui est très lourd, parce que ça ne concerne pas que les directeurs, ça doit concerné aussi les sous directeurs, les chefs de bureaux, etcetera et, donc, on doit avancer sur cette question de dire: Voilà quel est le niveau de responsabilité d'un poste et quel est le niveau de rémunération qui va avec.

    CAROLINE BRUN
    C'est ça…

    Julien Bargeton
    Mais je ... Il faut le dire très clairement, c'est effectivement une question qui se pose à l'ensemble des fonctions publiques.

    Pierre-Yves Bournazel
    Oui! Je voulais dire que c'est... ce que vous venez de dire, on peut l'entendre, mais simplement il y a aujourd'hui des gens qui ont des titres de directeurs et qui ne sont pas directeurs de l'administration, or ils ont été formés par la ville, ils sont administrateurs de la ville de Paris, ils ont un véritable cursus dans la ville de Paris et, aujourd'hui, ils se trouvent placardisés, c'est ce que dit le rapport de la Chambre Régionale des Comptes...

    Julien Bargeton
    Placardisés ça veut dire quoi? Ils sont...

    Pierre-Yves Bournazel
    Ca veut dire qu'ils ont des missions qui ne correspondent pas à leur niveau de compétences et vous le savez très bien. Et...

    Julien Bargeton
    Non! Mais de quoi vous parlez en...

    Pierre-Yves Bournazel
    Il y a un certain nombre de gens qui ont le grade de directeur et qui ne sont pas à la tête de direction de la ville de Paris et qui, en fait, sont chargés d'une mission. Vous voulez que je vous parle par exemple d'un certain nombre de gens au design, les postes ancrés?

    CAROLINE BRUN
    Mais...

    Pierre-Yves Bournazel
    Oui! Je...

    CAROLINE BRUN
    Pierre-Yves Bournazel...

    Pierre-Yves Bournazel
    Je voudrais juste insister sur un point!

    CAROLINE BRUN
    Oui!

    Pierre-Yves Bournazel
    Moi j'ai fait une recherche 1 parce que, quand j'ai lu ce rapport de la Chambre Régionale des Comptes, je me suis dit: mais alors, s'il y a une placardisation, qui sont ces nouveaux directeurs?

    Julien Bargeton
    On a la même recherche!

    Pierre-Yves Bournazel
    Et donc j'ai fait une recherche - qui a d'ailleurs été publiée dans une interview du « Parisien» il y a quinze jours - et je me suis rendu compte que trente-six pour l'instant - parce que vous savez, les recherches, c'est long-, pour l'instant, trente-six directeurs d'administration ou de société d'économie mixte, qui gèrent les plus gros budgets de la ville de Paris, ce sont des gens issus des cabinets ministériels ...

    Julien Bargeton
    Non! C'est faux.

    Pierre-Yves Bournazel
    Monsieur Jospin ou membres du Parti socialiste...

    CAROLINE BRUN
    Alors ... Non! Mais deux questions...

    Pierre-Yves Bournazel
    Je dirais même...

    CAROLINE BRUN
    Est-ce que c'est faux ou est-ce que c'est normal... ?

    Pierre-Yves Bournazel
    Non! C'est vrai.

    CAROLINE BRUN
    Je dirais ...

    Julien Bargeton
    Je vais prendre simplement...

    CAROLINE BRUN
    Attendez! Juste une...

    Julien Bargeton
    Je vous en prie!

    CAROLINE BRUN
    Est-ce qu'on ne peut pas considérer que Bertrand Delanoë s'entoure légitimement de gens ... ?

    Pierre-Yves Bournazel
    Oui! Alors justement je finis juste là-dessus ...

    CAROLINE BRUN
    Qui partagent son avis?

    Pierre-Yves Bournazel
    Juste un mot là-dessus !

    CAROLINE BRUN
    De même que la mairie de Paris était chiraquienne sous Chirac,Tibéri sous Tibéri...

    Pierre-Yves Bournazel
    Non! Je vais vous dire une chose ...

    CAROLINE BRUN
    Et on peut remonter plus loin.

    Pierre-Yves Bournazel
    Juste un mot! Juste un mot...

    CAROLINE BRUN
    Oui!

    Pierre-Yves Bournazel
    Et après, je laisse le débat se faire. Non! Pour deux raisons: d'abord, parce que dans la ville de Paris, il y a déjà des gens compétents, je l'ai dit, qui pourraient être directeurs et qui sont aujourd'hui placardisés, qui n'occupent pas ces fonctions parce qu'on a fait venir de l'extérieur de nouveaux directeurs, ça fait augmenter la masse salariale et ils ont été recrutés sur un seul critère, la préférence socialiste. Ils étaient tous issus des cabinets ministériels de Monsieur Jospin. Il y en a même certains qui sont membres du Parti socialiste et membres de la commission nationale des conflits du Parti socialiste. Ça veut dire très clairement qu'il y a eu un critère de sélection de ces gens qui étaient extérieurs de la ville de Paris qui est extrêmement politicien. Il n'y a rien d'illégal! Mais je trouve que dans la manière de gérer la ville de Paris, il y a quelque chose qui n'est pas transparent et qui ne correspond pas à l'éthique que je me fais de la politique.

    CAROLINE BRUN
    Alors, Julien Bargeton, est-ce que... ?

    Julien Bargeton
    Cette chasse aux sorcières est vraiment indigne pour les gens qui la lancent! Par définition la ville de Paris est une collectivité locale, nous l'avons dit tout à l'heure un peu spécifique, mais c'est une collectivité locale et, donc, elle dispose de ressources humaines en interne, il y a donc beaucoup ...

    Pierre-Yves Bournazel
    Vous en avez rajoutées!

    Julien Bargeton
    Beaucoup de gens, non, beaucoup de gens qui sont en poste et qui sont issus de l'administration parisienne et y compris directeurs, et y compris secrétaires généraux adjoints, et qui étaient sous-directeurs dans les précédentes mandatures, et c'est bien normal puisque, comme collectivité locale, nous disposons de...

    Pierre-Yves Bournazel
    Le directeur de...

    Julien Bargeton
    D'un personnel compétent, etc., et qui est effectivement...

    Pierre-Yves Bournazel
    Le directeur du développement économique ...

    Julien Bargeton
    Et qui poursuit sa carrière ...

    Pierre-Yves Bournazel
    Trente-six!

    Julien Bargeton
    Comme dans l'administration, on poursuit sa carrière ...

    Pierre-Yves Bournazel
    Je vous en cite trente-six minimum directeurs!

    Julien Bargeton
    On poursuit sa carrière, et, effectivement, il y a aussi des personnes qui viennent de l'extérieur. Mais moi je trouve que c'est plutôt un signe d'intérêt, ça fait...

    Pierre-Yves Bournazel
    Oui ! Mais ils viennent du Parti socialiste.

    Julien Bargeton
    Non! Ils ne viennent pas du Parti socialiste ...

    Pierre-Yves Bournazel
    Mais c'est vrai ...

    Julien Bargeton
    On ne demande pas la carte ...

    Pierre-Yves Bournazel
    J'ai la liste! Vous voulez que je vous la donne la liste?

    Julien Bargeton
    On ne demande pas la carte. C'est vraiment...

    Pierre-Yves Bournazel
    Non! Vous ne la demandez pas la carte, non.

    Julien Bargeton
    C'est vrai du Maccartisme aux petits pieds!

    Pierre-Yves Bournazel
    Non! Ce n'est pas bien ce que vous dites.

    Julien Bargeton
    Pardonnez-moi ...

    Pierre-Yves Bournazel
    J'ai la liste des gens ...

    Julien Bargeton
    C'est-à-dire que cette ... cette chasse aux sorcières ...

    Pierre-Yves Bournazel
    Ce n'est pas une chasse aux sorcières ...

    Julien Bargeton
    En plus, vous ne remettez jamais ...

    Pierre-Yves Bournazel
    C'est une chasse à votre gestion.

    Julien Bargeton
    Vous ne remettez jamais en cause la compétence des agents ...

    Pierre-Yves Bournazel
    C'est votre gestion.

    Julien Bargeton
    Vous, vous en prenez…

    Pierre-Yves Bournazel
    Non! Parce que je m'en prends à Bertrand Delanoë ...

    Julien Bargeton
    Aux personnes, alors même...

    Pierre-Yves Bournazel
    Et à vous ...

    Julien Bargeton
    Non! Avant même que ce sont des personnes qui viennent de l'extérieur... (Brouhaha) ...

    CAROLINE BRUN
    Alors, attendez, que pense le centriste du débat sur la politisation?

    Julien Bargeton
    Effectivement enrichissent par leurs compétences, par leur expérience ...

    Pierre-Yves Bournazel
    Je m'en prends à votre gestion, c'est vous qui les avez choisis.

    Julien Bargeton
    Certains ont fait du cabinet, c'est une réalité, mais c'est loin...

    Pierre-Yves Bournazel
    Membres du Parti socialiste ...

    Julien Bargeton
    C'est loin d'être le cas de tous, ils ne sont pas...

    Pierre-Yves Bournazel
    C'est une politisation totale.

    Julien Bargeton
    Il n'y a pas... Ce n'est pas une politisation, c'est un...

    CAROLINE BRUN
    Yves Pozzo di Borgo !

    Pierre-Yves Bournazel
    Vous avez fait ce que vous avez dénoncé ... (brouhaha) ...

    CAROLINE BRUN
    Essayez de les réconcilier, le Centre est toujours là pour ça.

    Yves Pozzo di Borgo
    Oui! Moi je crois, si je peux me permettre, c'est vrai que vous avez tout à fait raison, un maire qui arrive il est normal qu'il ait ses amis politiques dans son cabinet, c'est d'ailleurs ...

    CAROLINE BRUN
    Sous Chirac ça été exactement pareil!

    Yves Pozzo di Borgo
    Dans son cabinet! Et ils sont d'ailleurs très nombreux. Je vous signale d'ailleurs que nous, au groupe, nous avons demandé d'avoir les lettres de mission de tous les membres du cabinet, ça nous a été refusé. Et donc je vous annonce que je vais saisir la Commission d'accès aux documents administratifs pour qu'on puisse avoir ces lettres-là, pour savoir exactement ce que font tous ces membres de cabinet, parce qu'il y en a beaucoup...

    Julien Bargeton
    II y en a ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Un nombre très conséquent, un nombre ...

    Julien Bargeton
    Pour la première fois, nous avons adopté une délibération ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Si vous me permettez, Monsieur...

    Julien Bargeton
    Qui indique les plafonds pour les cabinets. C'est la première fois, ça n'existait pas...

    Yves Pozzo di Borgo
    Excusez-moi! Mais en au...

    Julien Bargeton
    Il y a un ...

    Yves Pozzo di Borgo
    On aimerait avoir les lettres de missions et cela, on ne l'a pas. C'est le premier point. Et donc c'est tout à fait normal qu'un maire ait ses amis politiques au cabinet. Seulement moi... J'ai devant moi simplement la liste de dix directions, ce sont tous des membres qui viennent d'un cabinet socialiste ...

    Julien Bargeton
    Et ils ne sont pas compétents, ils ne sont pas compétents. Vous remettez en cause leurs compétences?

    Yves Pozzo di Borgo
    Je n'ai pas dit ça !

    Pierre-Yves Bournazel
    Il n'y en avait pas des gens compétents à la ville de Paris?

    Yves Pozzo di Borgo
    Seulement, seulement...

    CAROLINE BRUN
    Est-ce qu'il y a des gens compétents à Droite?
    Voilà!

    Yves Pozzo di Borgo
    Attendez! Excusez-moi. Il y a deux choses: il y a les membres de cabinet...

    CAROLINE BRUN
    C'est la question que vous posez.

    Yves Pozzo di Borgo
    Et vous êtes très nombreux membres de cabinet, vous avez quand même les ministres, même le ministre de Bercy, pourtant ministre des Finances, n'a pas un nombre de cabinets comme...

    Julien Bargeton
    C'est faux!

    Yves Pozzo di Borgo
    Mais...

    Julien Bargeton
    Mais c'est complètement faux.

    Yves Pozzo di Borgo
    C'est faux ...

    Pierre-Yves Bournazel
    Non! C'est vrai, il a raison, ils sont beaucoup ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Mais ce n'est pas vrai! Mais c'est complètement fou, le nombre de chargés de missions auprès du maire de Paris mais c'est surréaliste, est-ce que...

    Pierre-Yves Bournazel
    Il y a quarante membres !

    Yves Pozzo di Borgo
    Mais non!

    Pierre-Yves Bournazel
    Donc…

    Yves Pozzo di Borgo
    Et puis il y a quarante membres. Dans un ministère de Bercy, c'est vingt...

    Pierre-Yves Bournazel
    Vingt! Oui.

    Julien Bargeton
    Non!

    Yves Pozzo di Borgo
    Excusez-moi, Monsieur Bargeton ...

    Julien Bargeton
    Non!

    CAROLINE BRUN
    Mais ce sont vingt officiels ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Vingt! Oui, officiellement vingt... (Brouhaha) ...

    CAROLINE BRUN
    Et quelques informels. Oui! Oui.

    Yves Pozzo di Borgo
    Mais globalement, heureusement, vous n'avez pas...

    Julien Bargeton
    Eh bien on a pris une délibération pour le plafonner...

    Yves Pozzo di Borgo
    Ca, sans compter...

    Julien Bargeton
    Ils sont aujourd'hui trente-cinq ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Sans compter...

    Julien Bargeton
    Et le plafond de quarante. Voilà!

    Yves Pozzo di Borgo
    Monsieur Bargeton, sans compter ce que dit la Chambre régionale des comptes, il y en a plus de cent soixante, cent soixante-trois qui ont été recrutés sans l'accord du Conseil de Paris et qui sont ses adjoints, alors arrêtez de dire ça...

    Julien Bargeton
    Ce n'est pas vrai! Ils sont...

    Yves Pozzo di Borgo
    Écoutez-moi! C'est dans le rapport ...

    Julien Bargeton
    Nous avons voté une délibération ...

    Yves Pozzo di Borgo
    De la Cour des comptes ...

    Julien Bargeton
    Non!

    Yves Pozzo di Borgo
    Lisez-le!

    Julien Bargeton
    Non! Nous avons voté une délibération, soyez précis ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Lisez-le! Premier point.

    Julien Bargeton
    Nous avons voté une délibération, il y a cent trente ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Non! Mais premier point...

    Julien Bargeton
    Il y a un plafond de cent trente chargés de mission ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Monsieur Bargeton...

    Julien Bargeton
    Pour les adjoints ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Premier point...

    Julien Bargeton
    Et il y a aujourd'hui cent vingt-cinq ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Il est tout à fait normal...

    Julien Bargeton
    Donc... et c'est la première fois qu'on vote cette délibération ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Monsieur Bargeton, il est tout à fait normal que le maire ait un cabinet politique, mais il est excessif. Deuxième point, c'est là où ce n'est pas normal, c'est que tous les postes de directeurs - et c'est pour ça qu'on crée des postes de directeurs qu'on met dans les placards de l'administration de la ville de Paris -, qui sont des gens compétents, ils sont sur la touche et ils sont dans des placards et on les met à la place des amis politiques ...

    Julien Bargeton
    Ce n'est pas vrai! Ce n'est pas vrai.

    Yves Pozzo di Borgo
    C'est là le problème. Je dis...

    Julien Bargeton
    Ce n'est pas le cas de ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Écoutez! J'ai devant moi la liste de dix directeurs qui viennent tous de cabinets Jospin ...

    Julien Bargeton
    Tous des cas de ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Enfin excusez-moi Monsieur Bargeton ... (brouhaha) ... ce n'est pas un reproche, je dis simplement - et le maire de Paris s'en est lui-même rendu compte d'ailleurs au Conseil de Paris ...

    CAROLINE BRUN
    Un tout petit peu mot de conclusion, parce que là je sens qu'on ne va vous mettre d'accord, Pierre-Yves Bournazel, mais on conclut.

    Pierre-Yves Bournazel
    Non, Je voudrais juste dire une chose…

    CAROLINE BRUN
    Non! Mais on conclut.

    Pierre-Yves Bournazel
    Je voudrais juste dire une chose en conclusion, je voudrais ... Non! Je voudrais dire que moi ce que je ...

    CAROLINE BRUN
    Non, vous n'aurez pas le ...

    Pierre- Yves Bournazel
    Ce n'est pas les fonctionnaires, c'est la gestion de Delanoë ...

    CAROLINE BRUN
    Vous n'aurez malheureusement pas le temps de le dire ... (brouhaha) ... Merci à tous.

    Rappelons que la gestion socialiste de la Ville de Paris crée de plus en plus de polémiques

    Bertrand Delanoë est ainsi accusé du financement de la CGT.
    Selon Capital (lien), la mairie de Paris n'en a pas fini avec les emplois fictifs. Dans une lettre, révélée par le mensuel en octobre 2010, la CFTC accuse la Ville de Paris de financer des heures syndicales au bénéfice de la CGT.
    L'inspection générale de la capitale chiffrerait à 1,2 million d'euros par an le coût de ces emplois. Selon Le Figaro (lien), le rapport de l'inspection générale indiquait en 2005 : " ce genre de mise à disposition s'analyse comme une fiction qui consiste à considérer qu'un fonctionnaire est en activité, occupe un emploi et a droit à la rémunération afférente à son grade, alors qu'il est au service d'un organisme distinct de la collectivité qui l'emploie".

    mercredi 26 janvier 2011

    Marseille: Alexandre Guérini occcupe un appartement HLM

    DAL et Jeudi Noir ne squattent pas l'appartement vide de Guérini en prison
    7e arrondissement de Marseille

    Morts, les Corses votent et logent en HLM

    Gestionnaire des HLM de Marseille, Habitat Marseille Provence (HMP) a découvert dans la presse que l'homme d'affaire socialiste, Alexandre Guérini, occupe un appartement à loyer modéré qui dépend de leur parc.

    Mieux, il n'est pas situé dans les quartiers nord qu'affectionne Sylvie Andrieux, PS, (PaSiDupes: lien 1: suspension pour détournement de fonds; lien 2: levée partielle de son immunité parlementaire ), mais aux Catalans, dans le 7e arrondissement, l'un des plus aisés quartiers de Marseille, en bord de mer.

    Encore mieux, ce socialiste vertueux est en prison, nourri, logé, blanchi par la collectivité à Luynes, près d'Aix-en-Provence: lien PaSiDupes. Bien que sa morale soit irréprochable, il est injustement mis en examen pour une série de fraudes dont la liste est si longue qu'elle ne peut être reproduite ici à nouveau: lire PaSiDupes
    Autre lien PaSiDupes consacré aux réseaux internationaux de l'affaire Guérini

    Toujours mieux (si c'est possible), HMP a découvert que le logement n'est pas au nom de cet homme d'affaires. Or, ni DAL, ni Jeudi Noir n'en a profité pour caser des étudiants et des miltants à eux dans cet appartement vacant: comme c'est étrange ?

    Vous pensez que Guérini ne pouvait tout de même pas aggraver encore son cas ? Eh bien, vous ne connaissait pas l'âme humaine socialiste! Cet Alexandre-le-Bienheureux squattait les lieux abandonnés par son père mort - paix à son âme ! - depuis plusieurs années, peuchère!... Il faut comprendre que ce coeur sensible est attaché à la mémoire de son père...

    Les malheurs d'Alexandre feront le bonheur d'une famille défavorisée

    En décembre dernier, HMP a donc adressé un courrier au chef de clan, son grand aîné, Jean-Noël Guérini, président PS du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, pour lui demander les document qui permettront la restitution des lieux.

    Or, faute de réponse à ce jour, quelques quatre semaines plus tard, une lettre de relance doit partir le 1er février.
    La Provence ne précise pas qui payait - peut-être - le loyer et comment cette nouvelle fraude a pu passer inaperçue.

    Un dernier point
    Le pot aux roses a été dévoilé, non pas par le quotidien régional, mais par un organe de presse qui n'en a pas trop fait.

    Auto-censure de la presse militante aux ordres du pouvoir PS: le CG et le CR (Michel Vauzelle) sont dans de bonnes mains socialistes ...

    Un autre 'dernier' point
    ...
    Mediapart signale que " Alexandre Guérini, frère du président socialiste du Conseil général des Bouches-du-Rhône, est soupçonné d'avoir utilisé son nom pour obtenir des logements HLM à Marseille pour des amis.

    VOIR et ENTENDRE (lien) Jean-Noël Guérini, le grand frère, souligner qu'il a été président de l'OPS-sud pendant... 12 ans:

    Pas de quoi émouvoir le président de l'office HLM départemental, ajoute Mediapart: « Alexandre Guérini connaît beaucoup de monde à l'OPAC [Office public d'aménagement et de construction ], certains depuis 25 ans, et il a des amis qui souhaitent lui faire plaisir

    Pour en savoir plus, il faut ...payer sa dîme à Mediapart ! Seuls les nantis peuvent donc s'informer auprès de la 'bonne presse' socialiste.