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dimanche 27 avril 2008

Robert Ménard: « Mélenchon est un petit politicien franchouillard »

RSF et PS, nostalgiques de la guerre froide
Robert Ménard (ci-dessous), le président de l'association RSF (Reporters sans frontières), a le physique de ses propos. Il répond sur un site collaboratif à Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS, et au journaliste du Figaro Éric Zemmour, qui ont affirmé que RSF sert les intérêts des Etats-Unis. L'injure suprême. Si elle n'arrange pas Ménard, elle nuiera de toute façon aux USA...

Que vous inspirent les propos du sénateur PS Jean-Luc Mélenchon, qui a déclaré dans Le Parisien :
"RSF est une organisation alignée sur les combats du gouvernement des Etats-Unis d'Amérique" .
"Cela me met en colère. Pour moi, Mélenchon est un petit politicien franchouillard, qui ne connaît rien du monde, sinon il ne dirait pas de telles absurdités. S'il était au coeur de la politique française, cela se saurait. Pour lui, ce type de déclarations est une manière d'exister, de se singulariser."
Comme de grimper à Notre-Dame de Paris pour y suspendre ses banderoles ?
Les amabilités continuent dans la bouche baveuse du roquet.

Mélenchon, un Stalinien démocrate ! Combien comme lui au PS ?
"RSF est une association libre d'esprit mais cela, Mélenchon ne peut pas le comprendre car c'est un vieux stalinien qui raisonne encore comme à l'ère de la Guerre froide." Mélenchon est un démocrate : je ne remets pas cela en cause mais il faut savoir que c'est un ami de la Chine, du Vénezuéla... Il a toujours eu une fascination pour les régimes autoritaires et sur la scène internationale, il les défend."
[Allons-nous devoir préférer la Star’Ac à la politique spectacle à la manière de Ruquier, sur France 2, chaîne vertueuse de France-Télévisions ?]


Et de l'autre côté, que pensez-vous des propos du chroniqueur du Figaro, Éric Zemmour, qui a déclaré que RSF était "manipulée par la CIA" ? [Une question anodine et conviviale pour entretenir l’amitié, au train où l’émission de divertissement : Ruquier cherche à rassembler ceux qui s’aiment, tant qu’ils ne sont pas prématurement déclarés morts (LIRE PaSiDupes)… ]
"Zemmour ne sait pas de quoi il parle. Il répète comme un perroquet ce qu'il voit sur Internet. Pour moi, il fait du journalisme à la wikipedia [encyclopédie participative en ligne, toujours plus collaborative et ouverte que comme Le Post]. S'il était un vrai journaliste, il irait voir ce qui se passe, sur le terrain, au lieu de raconter n'importe quoi." [Ils vont être nombreux dans son cas, qui plagient les dépêches d'agences...]
"D'ailleurs, cela montre le peu de courage de Zemmour, qui aurait pu me dire tout cela en face, quand nous nous sommes retrouvés sur le plateau de l'émission de Ruquier, il y a à peu près un mois." [C'est le gabarit de Ménard qui fait peur, ou la taille de son cerveau? Pour le coeur, aucun doute, c'est un troll!]
Et d'une manière générale, qu'en pensez-vous ?
[Troisième couche : Ruquier se désaltère de bave…]
"Au final, vous savez, les propos de ces deux hommes, qui parlent sans savoir, n'ont pas d'importance. Ils sont de mauvaise foi. L'important, c'est que le gouvernement chinois a ouvert une porte et qu'il y a un espoir que les droits de l'homme avancent, que ce soit en Chine, au Tibet, comme ailleurs."

Comment pouvez-vous démontrer que RSF ne sert pas les intérêts des Américains ?
"Pour cela, c'est simple : il suffit de se rendre sur le site internet de notre association, où nos principes et nos valeurs sont présentés en toute transparence." [Oh, la preuve, quelle est belle ! ]
"Je le rappelle : RSF défend la liberté de la presse et les atteintes aux droits de l'homme où que ce soit, et ce, de la même façon d'un point à l'autre de la planète." [Et y compris le respect de la dignité des confrères de la presse jusque sur les plateaux de télévision française, puisque c’est « sur le site internet de [son] association, où [ses] principes et [ses] valeurs sont présentés en toute transparence »…]
"Par exemple, nous défendons les atteintes aux droits de l'homme aussi bien en Chine, qu'en Colombie ou en Arabie Saoudite [qui sont des pays "alliés" des Etats-Unis]."


La casquette lui est tombée sur les oreilles?

L’entretien de Sarkozy avec la presse sous l’angle objectif

Sarkozy a séduit près d’une moitié des Français
Le président est crédité du courage d’« admettre ses erreurs», selon le baromètre OpinionWay pour « Le Figaro» et LCI . Après la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy, les Français sont partagés mais autrement moins que ce que les agences de presse ne l'ont affirmé. Selon le baromètre OpinionWay-Le Figaro-LCI, le président de la République a convaincu 49 % des Français et n'en a pas convaincu 51 %. Un score relativement encourageant toutefois pour un chef de l’Etat au creux de la vague selon les sondages commandés par l'opposition. « Cette division à parts quasi égales est à rapprocher des récents sondages sur ta cote de popularité de Sarkozy. Depuis quelques semaines, entre 60 % et 70 % des Français disaient ne pas lui faire confiance ou ne. pas aprouver sa politique », explique Bruno Jeanbart, directeur des études politiques d'OpinionWay.

L'image comparée de Nicolas Sarkozy montre qu'au terme de l'émission, les Français ont été plus nombreux à le trouver
courageux (de 60% à 67 %),
sincère (de 42% à 50 %)
et à l'écoute (de 29 % à 35%).
«Il a fait preuve (d'une certaine modestie et d'un certain courage à admettre ses erreurs», indique par exemple un sondé. » II semblait authentique et plus posé que par le
passé », estime un autre. Il s'agit cependant de scores en baisse par rapport aux opinions émises lors de précédentes interventions télévisées, en juin ou septembre. Le sondage rappelle qu'après sa prestation du 20 juin, 81 % le jugeaient courageux, 64 % sincère ou rassurant.

Lorsque l'on passe au crible les 17 sujets abordés jeudi soir, on voit que Sarkozy a été trouvé
majoritairement convaincant sur 9 thèmes. Il a ainsi convaincu 63 % des Français sur ses efforts pour libérer Ingrid Bétancourt, 53% sur la nécessité de faire des réformes, 55 % sur l'obligation pour les chômeurs d'accepter un emploi après deux offres de l'ANPE et 54% sur la nécessité de passer à 41 ans de cotisation pour toucher sa retraite.

Le président a fortement convaincu son propre camp
Mais à l'inverse, iI n'a pas réussi à transformer l'essai sur
son choix d'envoyer les soldats français en Afghanistan, sur
- le paquet fiscal (35 % de sondés non convaincus)
- ou le pouvoir d'achat (32 %).
Depuis le départ il y a une erreur de communication sur le paquet fiscal. Les Français approuvent la défiscalisation des heures supplémentaires, mais restent persuadés qu'il s'agit, au total, d'une série de mesures pour les riches», analyse Bruno Jeanbart.
Quant au pouvoir d'achat, ils estiment majoritairement que ce n'est pas la parole présidentielle qui pourra changer grand-chose au prix de l'essence ou au niveau des salaires. « Il voit la vie en rose pour les Français alors que tout augmente», dit un sondé, tandis qu'un autre estime que « ce qu’il propose ne fera rien pour alléger le malaise en matière de pouvoir d'achat».

Lorsque l'on regarde les familles politiques, il apparaît toutefois que le président de la République a fortement convaincu son propre camp, et peu les sondés qui se déclarent de gauche. Un an après l'ouverture et le discours de rassemblement, force est de constater que le clivage droite-gauche, majorité-opposition a repris tous ses droits.

Syndicats - L'UNSA oganise des fuites politiques

Collusion presse-syndicats à des fins politiques
On peut être un syndicat non représentatif comme l'UNSA et être accepté par la CGT et la CFDT... Ils ont défilé bras dessus, bras dessous, le 1er Mai, sans que ça défrise Bernard Thibault de la CGT, sans que Chérèque se sente en mauvaise compagnie. Ils sont même tellement tolérants que Solidaires leur a paru fréquentable. Ce n'est pas comme FO !
Pourtant l'UNSA et le capitaine syndicaliste, Thierry Tintoni, font leur marché au Ministère de l' Intérieur et livrent les Restos du Coeur de la presse qui accommode les plats et les sert à l'opinion. (Lire PaSiDupes: cf. libellé à Tintoni)
Que les caméras de surveillance nous épient, que les services de police nous observent, on peut penser que c'est pour notre protection. Mais notre sécurité est-elle l'honorable motivation des syndicalistes qui exfiltrent les informations confidentielles qui f'uitent' dans les media?
Certes, les journalistes nous assurent que leur seul souci est notre information, pleine et entière. Pourtant, au risque de déchaîner une grosse colère -toute rouge- chez nos vertueux commentateurs-pédagogues polyvalents de l'information, il faut bien dire que les remarquables journalistes d'investigation n' "investiguent" pas plus que ça. Il suffit de boire le coup avec les syndicalistes les plus engagés des services de l'Etat les plus sensibles, pour leur tirer quelques larmes bien salées à souhait. Ils n'ont plus qu'à recueillir l'eau de source qui vient alimenter leur plume sergent major, sans mouiller le canard: le secret des sources, c'est le secret de la confession...
Faut-il être suspicieux pour aller imaginer que protéger les sources des media, tout en s'en remettant à la déontologie de ces deux nobles corporations, la presse et les syndicalistes, c'est leur laisser les mains libres dans leur base besogne.
Car c'est clair comme de l'eau de source: la loi sur la liberté de la presse protège et favorise fuites et fuiteurs. Et que serait la presse sans les syndicalistes collabos qui assurent les fuites? Sans elles que vaudraient les rumeurs? Quel tristesse de réduire la presse aux faits, à l'actualité brute? Ne nous désolons pas, resteraient les commentaires des journalistes et ils ne sont pas tristes ! A la semaine, ça peut équivaloir à une petite rumeur de rien, pourtant insidieuse à souhait, du travail artisanal mais efficace en diable. Certes, ça ne fera jamais oublier une bonne grosse rumeur: la bombe A plutôt que les mines anti-personnel. Et sans les rumeurs les media feraient-ils du chiffre? Il faut bien vivre...
Il faut protéger les sources des media , ce sont les journalistes qui l'assurent, alors ! Ils doivent avoir raison quand ils nous assurent que sans les fuites et les rumeurs nous ne serions pas aussi efficacement protégés des gouvernements: ils nous tiendraient dans l'ignorance. Ce n'est pas comme la presse ?

SNCF : le coût des privilèges, scandales publics

Information introuvable dans Libération ou le Nouvel Observateur ?
* La retraite à 50 ans payée par les contribuables : 14 milliards.
* Des salaires élevés et des primes " à la pelle ".
* Un Comité d’entreprise très charitable : un régime de Santé propre, des vacances cinq fois moins chères.
* Au total : 75 milliards pour les contribuables.

On nous dit que la SNCF " sort du rouge " et " renoue avec les bénéfices".
Mais regardons le compte de résultat pour 1999 (c'était tout de même il y a quasiment dix ans). On s’aperçoit tout de suite que les produits du trafic et annexes au trafic (les recettes commerciales) sont de 57 milliards de francs. C’est ce que payent effectivement à la SNCF les entreprises et les ménages pour le transport de marchandises et de personnes. Mais les charges totales sont de 118,5 milliards de francs.
La différence de 61,5 milliards est donc payée par l’Etat et les Collectivités locales. Il faut ajouter 14 milliards (insuffisance compte retraite), qui n’apparaissent pas dans le compte de résultat. Le total est donc de 75,5 milliards.

Il est intéressant de remarquer que les recettes commerciales couvrent à peine les salaires + charges (46,5 milliards) et la contribution de 36,29 % pour la retraite. 75 milliards, c’est trois fois et demi le budget de la Justice, c’est l'équivalent de 650 000 d’emplois payés au SMIC, c’est une somme de 3200 francs que chaque Français actif doit mettre du côté au début de l’année qu’il prenne le train ou non. C’est surtout 1% du PIB.
Monsieur Gallois (alors) dégage(ait) des " bénéfices " au prix de manipulations sans scrupules en transférant les pertes sur le RFF (Réseau Ferré de France) créé de toutes pièces en 1997 pour reprendre le passif colossal de la SNCF.
Pourquoi une dette de 232 milliards de francs ? Pourquoi cette contribution annuelle de 75 milliards de francs ? Ce sont des questions auxquelles nous allons essayer de répondre dans ce dossier. (A noter que la SNCF aurait dégagé des bénéfices vrais pour son dernier exercice)
Les privilèges du personnel de la SNCF
Comme leurs amis de la RATP, les agents de la SNCF jouissent de nombreux privilèges grâce au régime spécial :
* travail à vie (garantie de l'emploi),
* des salaires 23 % plus élevés que dans le privé (203 000 contre 163 940),
* des retraites doubles
* et départ à la retraite à 50 ans pour les roulants et 55 ans pour le reste du personnel,
* une semaine de travail de 25 heures (les conducteurs du TGV),
* gratuité du transport pour les agents et pour leurs familles.
Le coût des retraites de la SNCF pour le contribuable : 14 milliards de francs.

La pension de retraite normale est accordée à l’âge de 55 ans. Néanmoins, certaines catégories de personnel comme les agents de conduite (en 1999) pouvaient partir à 50 ans après 25 années de service. A la SNCF, on raisonne en année d’activité. Toute année d’activité donnait droit à une pension de retraite égale à 2 % du dernier revenu avant la retraite. De quoi justifier les grèves, blocages de gares et marches forcées des usagers...
Par exemple, 37,5 années d’activité (pour les non-roulants) débouchaient sur une retraite à 75 % du dernier revenu. La SNCF dispose d’une caisse de retraite propre. Le coût de la retraite est de 24 milliards de francs (1999). La différence de 14 milliards de francs qui assure l’équilibre de la caisse reste à la charge de l’Etat donc du contribuable.

Salaires élevés et primes " à la pelle "
Parmi celles-ci : la prime de fin d’année, la gratification de vacances et la gratification annuelle d’exploitation, c’est-à-dire un surcroît de rémunération de l’ordre de 7,70 %. S’y surajoutent des " primes de travail " de la filière concernée, des indemnités pour heures supplémentaires, des allocations de déplacement (non imposable), des primes supplémentaires pour conduite de TGV, des primes de parcours, etc. Les conducteurs ont même exigé, et obtenu, une prime spéciale de congé afin de compenser la perte des primes de conduite pendant… leurs congés.
Un comité d’entreprise très généreux
Mais on ne peut pas oublier le Comité d’entreprise (CE) pour lequel le contribuable français paye 600 millions de francs à l’année. En fait il y a 27 CE régionaux qui versent au CCE (Comité Central d’Entreprise) une part importante. Et c’est le CCE qui gère ensuite le parc immobilier de la SNCF et les vacances des cheminots. Le patrimoine peut être évaluéà soixante-six centres de vacances et douze maisons familiales, à quoi s’ajoutent les campings.

Un régime spécial d’assurance maladie
A la SNCF il y a une Caisse de prévoyance instituée en vertu des dispositions d’un décret du 6 août 1938 qui a fixé le régime spécial d’assurance des agents. Elle a été mise en place par décision du Conseil d’administration de la SNCF en date du 18 janvier 1939. Les cheminots peuvent se faire soigner gratuitement sur leur temps du travail dans les 23 centres médicaux régionaux, les 200 cabinets de la SNCF et 15 900é tablissements de soins agréés SNCF. La caisse est en relation avec 292 000 professionnels de santé agréés SNCF parmi lesquels les plus grands spécialistes de France.
La plupart des spécialistes des centres médicaux de la SNCF viennent des hôpitaux ou des cliniques privées et sont payés à l’heure par la SNCF. Pour un agent de la SNCF tout est gratuit, y compris les soins dentaires, à condition qu’il se fasse soigner par les médeceins agréés par la Société.
Le Rapport annuel 1998 de la Caisse de Prévoyance nous montre des ressources totales de 9 milliards de Frs (1999). Mais en regardant plus attentivement on trouve une contribution de la SNCF de 2,8 milliards de Frs.

Comparaison avec l'étranger
Dix fois plus de personnel qu’au Japon (rapport : voyageurs transportés par agent). Réforme en Europe : La plupart des pays du vieux continent se trouvent sur la voie de l’ouverture à la concurrence sauf la France qui n’a pris aucune mesure pour réduire les dépenses, pour rendre le réseau plus efficace. Ainsi, la Suède, les Pays-Bas ou l'Allemagne ont reformé le transport ferroviaire pour diminuer leurs effectifs.
A la SNCF, on a l'équivalent d'un Crédit Lyonnais tous les deux ans et cela depuis 20 ans. A l’exception du " Rapport interdit " sur la SNCF de Christian Julienne paru en 1996 et de quelques articles, personne n’en parle. Est-ce qu’on peut continuer à cacher aux Français cette réalité au nom du service public ?

Source de l'article : " SNCF : le coût des privilèges" ; Société Civile n°8 - mars 2001 Ce dossier est disponible au prix de 30 francs auprès de l'iFRAP - 8, rue d'Uzès - 75002 PARIS

La SNCF serait-elle la cible de malveillances ?

Les bénéfices de la SNCF provoquent une série de dysfonctionnements internes
Anecdotique attaque de la diligence à Marseille ?
Un convoi ferroviaire de 700 m de long a été attaqué dans les quartiers nord de Marseille par une bande organisée qui s'est emparée du contenu de plusieurs wagons.
Les voleurs ont opéré jeudi à la tombée de la nuit à Saint-Louis, dans le 15e arrondissement de la ville, dont le maire (PS) issu de la diversité est Samia Ghali. Le journal régional La Provence en fait l’annonce samedi, soit trois jours plus tard, probablement victime d’un problème de transmission. Le quotidien local n’a d’ailleurs pas mieux réussi à communiquer sur la nature des marchandises…
Les pirates ferroviaires ont empilé traverses de bois et barrières métalliques sur la voie pour forcer le train à s'arrêter. Tandis que le conducteur s'enfermait dans sa cabine, ils ont fait sauter les serrures d'une dizaine de conteneurs entreposés sur les wagons.
Le butin emporté par les bandits de grands chemins ferroviaires était toujours samedi en cours d'évaluation. Les voleurs semblaient avoir tout prévu, sauf l'arrivée d'un second convoi qui les a prématurément mis en fuite.

Mais outre cela, la SNCF doit faire face à une agression interne.
Des contrôleurs de train ont en effet engagé une grève régionale. Environ un TER (train express régional) sur deux circulera en Aquitaine et en région … Poitou-Charentes de vendredi 00h00 à samedi 08h00 à cause d'une grève, a-t-on appris de source syndicale et auprès de la SNCF. La Région Poitou-Charentes fait décidemment beaucoup parler d’elle.
Cette grève, non reconductible, a été lancée par les syndicats conservateurs CGT, FO, CFTC et SUD-Rail en raison d'une "réorganisation de la charge de travail qui va avoir un impact sur environ 300 des 450 agents roulants de la région", a indiqué le représentant frileux de l'UFCM-CGT (Union fédérale cadres et maîtrise-CGT).
Selon les prévisions de la direction régionale de la SNCF, le trafic des TGV et des trains grandes lignes ne sera pas affecté mais 120 TER sur les 230 qui devaient circuler seront remplacés par des autobus. L’amère Royal n’a donc pas prévu de se déplacer par la SNCF en cette fin de semaine.
Et puis, un malheur n’arrivant jamais seul, la SNCF observe une série de dysfonctionnements internes.

Une série de dysfonctionnements internes à la SNCF s’ajoute à ce geste d’humeur de personnels inquiets pour leurs conditions de travail privilégiées .
Le retard exceptionnel d'un Eurostar le week-end dernier serait dû à une erreur d'un conducteur, alors que les professionnels stigmatisent précisément un manque de formation des agents et des lacunes dans la prise de décision.
Il y a quinze jours, un Eurostar avait déjà mis neuf heures pour faire le trajet, à la suite d'une rupture de caténaire à coup sûr accidentelle et d'une alerte au colis suspect à la gare de Saint Pancras, à Londres.
Ils n’étaient évidemment pas pris en otages, les 640 passagers d'un Eurostar Londres-Paris qui ont mis douze heures, au lieu de deux heures et quart, pour relier les deux capitales dans la nuit de vendredi à samedi, mais ça y ressemble.
Il s'agit d'un "incident très grave", "extrêmement spectaculaire" mais "rarissime", a déclaré lundi Guillaume Pepy, président de la SNCF et d'Eurostar, après avoir remis un rapport sur l'événement au secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau.
A l'origine du retard "record" de ce week-end, une "erreur de diagnostic du conducteur" d'un autre Eurostar, effectuant la liaison Paris-Londres, qui "n'a pas suivi jusqu'au bout le processus du guide de dépannage", a expliqué M. Pepy.
Alerté par un voyant lumineux lui interdisant d'emprunter le tunnel sous la Manche, il aurait dû déceler la panne du système informatique général du train, qui rend la rame inutilisable à brève échéance, a expliqué Guillaume Pepy, qui a endossé la "responsabilité pleine et entière" de la SNCF".
"Le train n'aurait jamais dû repartir", a poursuivi M. Pepy. Pourtant, la rame a été utilisée pour acheminer vers Paris les passagers de l'Eurostar qui venait de Londres. Les passagers de l'Eurostar venant de Paris ont quant à eux été transférés dans ce train, qui est reparti vers Londres sans encombre.
Le transfert des passagers, qui s'est effectué à Lille, est habituel en pareil cas, a expliqué la SNCF.
Finalement, peu avant 01H00, la rame qui n'avait pu franchir le tunnel est définitivement tombée en panne dans la campagne picarde, laissant peu à peu les passagers sans électricité, sans sonorisation, sans climatisation.
"D'autres causes ont aggravé" le retard, comme "le temps que nous avons mis pour trouver des engins de secours", a ajouté Jacques Damas, directeur des opérations de la SNCF.
Deux locomotives de secours étaient prévues mais elles avaient été justement classées "à tort" hors service par le personnel de la SNCF, a aussi expliqué Jacques Damas. La direction SNCF s'est engagée à rectifier ce point. Qui sait avec la participation du personnel ?
Autre cause de retard, il aurait fallu trouver un "conducteur de réserve". Or "le service des conducteurs affectés aux locomotives de secours n'est pas systématiquement (assuré) jusqu'au passage du dernier train sur la ligne en cas de retard", admet la SNCF qui doit composer avec un personnel aux 35 heures...
De plus, cerise sur le gâteau (ou beurre dans le sandwich SNCF), Nicolas Petrovic, directeur général adjoint d'Eurostar, a indiqué qu"il n'y a pas de conducteur Eurostar de réserve la nuit".... Le service public que le monde entier nous envie dort la nuit.
Rame et conducteur ont finalement été en mesure de quitter Paris vers 3H00 du matin. Mais, arrivés à destination, les agents n'ont pas été en mesure d'accrocher l'Eurostar à la rame de secours, en raison d'un "manque de pratique évidente" des agents pour cette opération qui "survient extrêmement rarement", selon M. Damas. Manière élégante et syndicalement correcte d’admettre la mauvaise volonté du personnel. On note ainsi davantage de tensions dans les rapports direction-personnels que sur las caténaires.
Guillaume Pepy a promis un "effort de formation" des agents Eurostar, pour déceler les pannes ou pour atteler les rames! Il a aussi promis de faire en sorte que les engins de secours soient disponibles "à 100%". Si les syndicats le veulent bien…

Car suite de la polémique autour de la suppression de la carte Familles nombreuses et de l'instauration supposée d'un plafond de ressources, ils sont habituellement irritables et pour l’heure particulièrement irrités, les syndicats de la SNCF . D’aucuns établissent même un rapport direct de cause à effet. Nadine Morano promettait que la carte serait "financée par l'État", on omettait de rappeler pour ne pas les froisser et provoquer des désordres sur les voies, que le personnel SNCF, familles nombreuses ou pas, bénéficie toujours du privilège de la gratuité des transports sur l’ensemble du réseau qui continuera de verser les 70 millions d'euros que coûte chaque année ce système, cette dépense sera remboursée sous la forme d'une hausse des dividendes versés par l'entreprise publique à l'État actionnaire. En 2007, la SNCF a en effet versé 131 millions d'euros de dividende à l'État.
Mais tandis que la secrétaire d’Etat à la Famille explicitait le financement des cartes Familles nombreuses sur les bénéfices de la SNCF, le personnel craignait de voir sa poule aux œufs d’or lui échapper. Pour rester dans notre sujet et ne pas nous étendre davantage nous n’évoquerons ici que
la gratuité du transport pour les agents SNCF et pour leurs familles sur l’ensemble du réseau national et des accords avec les réseaux étrangers.
Il y a des causes à tout, mais que les media chargés de notre information n'ébruitent pas ! La connivence des commentateurs institutionnels, un vaste sujet...

La poule, donc, est moins grasse que soufflée : la réalité des bénéfices de la SNCF ne serait pas aussi évidente qu’il y paraît.
Pour en savoir plus, LIRE l'article suivant de PaSiDupes.

samedi 26 avril 2008

Bilan Sarkozy-Fillon, un an après

Analyse modérée et objective d'Alexis Brézet
On peut avoir envie de sortir de la polémique et de la mauvaise foi que la gauche déverse dans les media. A les lire et les entendre, on se lasse: ça doit être à eux que nous devons cette morosité dont elle nous assure qu'elle vient de la baisse du pouvoir d'achat et de la montre du Président. Son entourage, à commencer par Carla Bruni-Sarkozy, ne peut que nous mettre de bonne humeur.
Non! La presse est possédée... La presse est possédée par les syndicats de la gauche: elle possède la presse au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer, par le biais de son actionnariat social et politique, et réussit à nous casser le moral. Pour autant, croit-elle que les Français à qui elle fait subir la tournante de ses porte-parole sur toutes les chaîne, sont impatients de les supporter encore davantage au pouvoir. Hier, vendredi , c'était Sa Cynique Majesté Royal sur France 2 et son ex-concubin sur TF1 à la même heure: on est cerné ! Evidemment Bayrou était peut-être sur Canal+ ou M6, puisqu'ils se répartissent l'antenne à 3 contre 1, plus 2 avec Marie-George et le p'tit facteur. Et samedi, en congé de fin de semaine, les chaînes indépendantes du pouvoir, mais non des syndicats, nous ont reservi les mêmes... Ils font de l'usage, grâce aux militants socialo-communistes qui co-gèrent France-Télévisions.
Il fallait bien se libérer du bourrage de crâne que nous finançons et nous réfugier dans la presse écriye. Il vaut mieux toutefois éviter le microcosme des aigris agressifs de Marianne qui ne parvient pas à tenir un raisonnement. Pourquoi pas Le Figaro, donc? Ils l'auront voulu !

Editorial d'Alexis Brézet
Un an après

C'est un document qui, pour être d'inspiration clairement libérale, ne saurait être suspecté de complaisance envers le pouvoir. Réalisé par l'Institut Thomas-More après un an de présidence Sarkozy, il indique que le Président élu en mai 2007 a d’ores et déjà engagé 56,7% des 60 principales promesses de sa campagne, et définitivement réalisé 20 °/o d'entre elles. Les heures supplémentaires ? C'est fait. Les peines planchers pour les multirécidivistes ? C'est fait. Le service public de l'emploi ? C'est fait. Le durcissement des conditions du regroupement familial ? C'est fait. La réforme des régimes spéciaux ? Fait encore. Le minitraité européen ? Fait aussi...

En douze mois, le résultat n'est pas mince, à quoi il convient d'ajouter les innombrables chantiers en cours. Et tout cela sans drame, sans grande grève (neuf jours à peine pour faire avaler aux syndicats les régimes spéciaux), sans émeute (deux nuits d'affrontements à Villiers-le-Bel seulement), bref, sans aucune de ces catastrophes que les adversaires de Nicolas Sarkozy avaient prophétisées à l'envi. On comprend que le Président, qui devait s'exprimer jeudi soir à la télévision, ait fait de son bilan le point d'appui de sa contre-offensive Sur le papier, qui pourrait nier qu'il a davantage fait bouger la France en douze mois que son prédécesseur en douze ans ?
Mais alors, comment expliquer cette atmosphère de molle incrédulité, ce sentiment général d'attentisme morose et de résignation, ce climat où le scepticisme le dispute bien souvent à la déception ? Demandez à un Français pris au hasard de résumer l'an 1 de Sarkozy : il évoquera à coup sûr un divorce, un mariage et divers avatars touristico-familiaux. Il citera sans hésiter l'ouverture et quelques couacs gouvernementaux sans grande conséquence. Côté réformes, si vous le mettez sur la voie, il répondra peut-être heures supplémentaires, sans doute régimes spéciaux, et puis quoi ? Comme si tout le reste était nul et non avenu ! Juste ou injuste, peu importe ; quand la discordance entre la réalité de l'action gouvernementale et la perception que les Français en ont atteint un tel niveau, il faut bien qu'il y ait une raison.

L'explication à la mode, reprise en boude ces derniers temps par nombre de commentateurs, est celle du « déficit de lisibilité » : Sarkozy en ferait trop, trop vite ; il aurait lancé trop de chantiers à la fois, au risque de brouiller le message d'ensemble. Sous les apparences d'un rude bon sens (une haie après l'autre, qui trop embrasse mal étreint...), cette explication n'est au fond guère convaincante. En quoi, si Sarkozy en avait fait moins, aurait-on eu le sentiment qu'il en a fait plus ? A quelle réforme devait-il surseoir ? La délinquance, l'immigration, la Justice ? Aurait-il dû laisser galoper le nombre de fonctionnaires pendant qu'il se concentrait sur la réforme des retraites ? S'il s'était abstenu de moderniser le droit du travail, la réforme de la protection sociale aurait-elle avancé plus vite ? Le plus souvent, ces analyses savantes ne sont qu'un élégant paravent devant la bonne vieille résistance française au changement ; quand il s'agit de faire bouger les choses, ce n'est jamais la juste manière ni le bon moment.

Illisibles, les réformes ? Si l'on met de côté quelques mesures trop techniques pour passionner les foules (aussi utiles soient-elles) difficile de s'enthousiasmer pour la fusion de l'Unédic et de l’ANPE ou la réunion de la Direction générale des impôts et de la Direction générale de la comptabilité publique), les réformes, au contraire, ne sont souvent que trop illisibles aux yeux de ceux dont elles remettent en cause les avantages ou les habitudes ! Tout simplement, dans leur grande majorité, elles n'ont pas - pas encore ? - produit d'effets positifs et mesurables sur la vie quotidienne des Français. On voit mal comment le fait de lancer un certain nombre de chantiers plus tard aurait permis d'obtenir des résultats plus tôt.

Et si la vraie question n'était pas celle du rythme des réformes mais celle de leur intensité ? Et si la perception de la politique de Nicolas Sarkozy n'était pas affaiblie par un trop grand nombre d'initiatives, mais par leur caractère parfois inachevé ? Les 35 heures contournées mais pas abrogées. Les universités autonomes) mais pas au point de choisir leurs étudiants. Le droit du travail simplifié, mais pas unifié. Les retraites en passe d'être réformées, mais fort loin d'être sauvées. Finalement très consensuelle, la démarche réformatrice adoptée par l'homme de la rupture a certes des avantages ; en matière de dialogue social, elle a notamment permis des avancées inattendues. Mais la transaction émousse inévitablement l'impact de l'action, Sarkozy « passe » en douceur, mais il va moins loin, et les Français, faute de bataille politique, ont moins le sentiment d'un vrai changement.

A contrario, pourquoi l'affaire des régimes spéciaux a-t-elle autant marqué les esprits ? Parce que le dossier était difficile ? Sans doute un peu. Mais surtout parce que s'est imposé dans l'opinion, et notamment chez ses électeurs, le sentiment que Sarkozy avait « tenu ». Si la France ne se savait pas ingouvernable, elle n'aspirerait pas tant à être gouvernée
...

En novembre 2005, Thierry Tintoni (SUD) et des standardistes du Ministère de l’Intérieur

Tintoni, officier du Renseignement à temps plein pour le syndicat SUD ?
Selon Libération, en novembre 2005, « le syndicat Sud-Intérieur dénonçait un "détournement de fonction" des « standardistes du ministère de l'Intérieur ». Alors que le gouvernement était en pleine crise sur les banlieues, le syndicat gauchiste a déjà cru pouvoir regretter que « les opérateurs du standard aient reçu [...] directement du cabinet du ministre (on ne faisait pas dans la dentelle) instruction de distinguer, dans le flot d'appels entrants, chaque coup de fil "Favorable" ou "Défavorable" à Nicolas Sarkozy »! Le cabinet n'était pas débordé et la crise des banlieues lui laissait des loisirs, tandis que SUD foisonnait d'idées pour créer des rumeurs.

« Les standardistes ont commencé à râler en estimant que leur travail consiste uniquement à orienter les gens qui téléphonent au ministère, assure Thierry Tintoni, capitaine de police et responsable de ... la section Beauvau de Sud-Intérieur ». Ainsi, contrairement à ce que disent la presse et les partis de gauche, ce sont les ministres qui sont ainsi dans le collimateur des syndicats, et non pas l’inverse.
La cohérence du syndicaliste qui a manifestement placé le ministère sous son contrôle enregistre quelques défaillances. Il ajoute en effet que "noter si les gens sont pour ou contre le couvre-feu, c'est-à-dire recueillir leur avis concernant une mesure du ministère de l'Intérieur, passe encore". A la bonne heure ! Pour lui, dans certains cas, le principe du « détournement de fonction » pourrait ainsi souffrir de détournements. En revanche, la personnalisation qui aurait été faite en commandant un sondage sur le ministre lui pose un réel problème. "Comme ils sont en première ligne, les standardistes ont le sentiment d'être les sondeurs de l'UMP ", plaide-t-il. Conclusion : à l’Intérieur, SUD ne sert pas l’Etat, mais combat l’UMP, de l’intérieur. Or, considérant qu’un ministre de l’Intérieur sert l’Etat, ne pas servir le ministre, c’est desservir l’Etat. Ce n’est pas seulement lui nuire, c’est surtout ne pas accomplir la tâche qu’on s’est engagé à servir. La question n’est même plus de savoir si le capitaine des RG sert le gouvernement à l’Intérieur ou s’il sert le syndicat SUD-Intérieur. Le syndicat prend-il à son compte la rémunération du capitaine ?

Il n’est donc pas étonnant d'apprendre, aujourd'hui, que ce même capitaine de police est mis en examen et placé sous contrôle judiciaire par la juge d'instruction chargée d'enquêter sur les fuites dans la presse d'une note sur Bruno Rebelle, ex-directeur de Greenpeace devenu membre de l'équipe de campagne de Sa Cynique Majesté Royal. La publication de cette note était intervenue en pleine campagne de soutien à Désirdavenir Royal et la presse dite au service de son adversaire avait déclenché une vive polémique. Les tiques socialistes avaient joué la carte éthique et aussitôt réclamé le départ de Nicolas Sarkozy du ministère de l'Intérieur. Oublieux de la règle vertueuse de la présomption d’innocence, les faux-culs l’avaient accusé bille en tête d'avoir demandé 'directement' l'actualisation de la fiche des RG. Le jury populaire n’a pourtant pas suivi les réquisitions des procureurs socialistes. Ils ont même élu l’accusé à la Présidence.
Si Thierry Tintoni est reconnu coupable des faits pour lesquels il est à présent mis en examen, cela signifiera qu'un syndicaliste qui accuse à tort et qu’un syndicat qui se livre à ce type d'agissements haïssables, sont punissables. Ce serait un progrès de la démocratie sur la dictature des syndicats.
Bruno Rebelle, qui était scandalisé des faits lorsqu'ils furent rendus public, manifeste aujourd’hui de l’indulgence à l'endroit d’un « bouc-émissaire facile », selon lui.
On le voit ici à gauche, le regard droit et franc, au côté de et son avocat M° Mignard, des Ségollande et parrain de deux de leurs enfants.
La taupe du syndicat SUD a depuis rejoint le syndicat UNSA-police. Il s'est d’ailleurs affiché au côté de Sa Cynique Majesté Royal, Machiavel de la ‘république du respect’.

Pour info, un petit détail: une pétition
Pour une saisine citoyenne du Conseil Constitutionnel
Contre la loi prorogeant l'état d'urgence

Et quels noms trouve-t-on par exemple parmi les signatures électroniques enregistrées depuis le 22 novembre 2005 ?
Pierre STAMBUL (Professeur, Marseille), … (Bibliothécaire-documentaliste (92), Thierry TINTONI (Sud Intérieur), Emile …

En savoir plus sur le co-signataire Pierre Stambul ?
Ce profeseur militant est un pro-palestinien, adhérent du Mrap à Marseille et vice-président de l’Ujfp (Union Juive Française pour la Paix) qui prononça un discours à la manifestation de soutien à Florimond Guimard (cf. libellé PaSiDupes).
En savoir plus ?
Au SNES-FSU le courant 'Emancipation' a gardé la dénomination Ecole Emancipée liste Stambul, mais il existe l'autre Ecole Emancipée dirigée par la LCR et qui co-gère le SNES avec Unité et Action. L'EE est actuellement présente sous forme de tendance dans la FSU mais les militants de l'EE se répartissent dans de nombreux autres syndicats (SUD Éducation, CGT, UNSA...).

Une taupe du syndicat Sud, passée à l’UNSA, organisait les fuites au RG

Au bonheur des journalistes, qui n’ont que des sources honorables
La France est une république évoluée.
Ce n’est pas dans notre pays que de faux policiers auraient besoin de convaincre les gardiens de les laisser entrer dans des bâtiments officiels, comme dans la Cour Suprême de Johannesbourg. Les voleurs ont dû expliquer qu'ils devaient se rendre d'urgence à l'intérieur pour un cas de viol.
Une fois dans les lieux, ils ont agressé des juges et les ont ensuite enfermé dans les toilettes pour ouvrir tranquillement le coffre fort et voler des documents de la cour de justice, après avoir débranché les caméras de surveillance, et désactivé l'alarme.

En France, les citoyens sont protégés des gouvernements mais pas des syndicats.
Les libertés syndicales autorisent tous les méfaits. Les gouvernements paient des fonctionnaires pour se faire épier et piller. Ils accordent des décharges de services à des syndicalistes pour qu’ils aient tout le loisir de les tromper.

L’Etat n’est pas pour autant un cocu ravi !
La Place Beauvau a suspendu l’officier des Renseignements généraux (RG) mis en examen et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de se rendre aux RG, mais non pas de travailler. Le capitaine Thierry Tintoni a saisi en référé le tribunal administratif, considérant sa suspension abusive… Pourtant, les RG ont dû attendre près de quatre mois, soit la fin des élections présidentielles en mai 2007, pour auditionner l’officier des RG. Entre-temps le fonctionnaire a changé d’ordinateur portable et sa clef avait rendu l’âme…

Cet officier ( !) des Renseignements généraux est soupçonné d'avoir arrosé la presse avec :
- une note établie par les RG à l’hebdomadaire le Canard Enchaîné, dont on comprend qu’il n’a pas de lourdes charges sociales en journalistes d’investigation.
- et d’une fiche reproduite sur le site du Nouvel observateur et dans le journal Le Parisien : Le document avait été édité deux jours après la sortie du Canard enchaîné et le journal Le Monde avait déjà retranscrit des extraits.
Le commissaire divisionnaire, Eric Houée, de la section «Contestation et violence» des RG, à laquelle appartenait Thierry Tintoni, a, lui aussi, été placé en garde à vue. Interrogé par les «boeufs-carottes» à propos d’une conversation téléphonique de treize minutes avec un journaliste du Parisien à l’époque des faits, le fonctionnaire n’a, lui, pas été mis en examen.


La fiche des RG établie sur Bruno Rebelle (ci-contre) lorsqu'il était encore militant écologiste, avait été diffusée au moment où il était devenu membre de l'équipe de campagne de Sa Cynique Majesté Royal.
Bruno Rebelle a été mis en examen, a-t-on appris de source judiciaire, directe et officielle, cette fois. Il n’est donc plus besoin sur le sujet de s’adresser aux syndicalistes, espions dans la place. L’enquête découvrira peut-être que l’équipe de campagne de Désirdavenir était à l’origine de la fuite, mais y aura-t-il un syndicaliste de la ‘république du respect’ pour initier la fuite de cette information-là ?


La taupe syndicaliste et officier des RG, Thierry Tintoni, a finalement été mise en examen pour "violation du secret professionnel" et placé sous contrôle judiciaire par le juge parisien Michèle Ganascia. Ouf, inutile d’en arriver à des extrémités ! ‘Violation’ n’est pas ‘viol’, comme à Johannesbourg…
Ce capitaine des RG était en poste à une section sensible, et probablement à sa demande –ou à celle de son syndicat-, celle intitulée "contestations et violences". Il était en garde à vue depuis mercredi à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la "police des polices") et son domicile avait été perquisitionné jeudi.

La taupe de l’honorable syndicat SUD est mise en cause dans une information judiciaire ouverte en février par le parquet de Paris. Une enquête administrative déjà menée sur les mêmes faits a incriminé ce policier, actuel membre du syndicat UNSA, satellite, comme SUD des partis de gauche extrémistes où l’éthique s’applique aux autres puisqu4 ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs !

La publication intégrale sur le site internet du magazine le Nouvel Observateur de la fiche de Bruno Rebelle, responsable de Greenpeace France de 1997 à 2003, avait suscité une polémique dans la campagne présidentielle. Le Parti socialiste avait accusé Nicolas Sarkozy d'avoir profité de ses fonctions de ministre de l'Intérieur pour se renseigner sur l'équipe adverse.
Le syndicaliste indélicat de Sud (pléonasme) avait conservé une copie de cette fiche de l’époque Greenpeace pour des jours meilleurs. L’heure était venue de l’exploiter lorsque Bruno Rebelle était passé dans l'équipe Royal en janvier 2007. La technique est toujours la même et le Nouvel Observateur avait permis que son rédacteur en chef publie pareillement un vieux SMS de Nicolas Sarkozy à sa femme Cécilia qui avait pris ses distances aux Etats-Unis, comme si le SMS avait été envoyé à la veille du mariage du Président avec Carla Bruni.
Une différence notable, toutefois. Ni SUD, ni l’UNSA ne sont assez honnêtes pour être officiellement reconnus comme « représentatifs ». Le Nouvel Observateur, en revanche, a pignon sur rue et dicte à l’opinion sa morale politique très particulière, sans que quiconque s’en indigne !
Les RG avaient reconnu avoir constitué et entretenu sur ce militant un dossier jusqu'en janvier, ce qui relève de ses attributions, sans qu’aucun ordre ne soit nécessaire. Ils avaient même été en mesure d’assurer que c'était au titre de Greenpeace. Mais qui empêche l’un de ses officiers (ou plusieurs sur d’autres cas) de conserver des fiches ou même de poursuivre leurs investigations, sans ordre et à des fins douteuses, qu’elles soient frauduleuses ou déloyales, telles que syndicales ou politiques.
Bruno Rebelle a parallèlement déposé plainte afin que la lumière soit faite sur son fichage. Une autre information judiciaire pour fichage informatique et "collecte d'informations à caractère personnel par des moyens frauduleux ou déloyaux", ouverte aussi début février, n'a rien donné à ce jour.
Que l’Etat puisse être trahi par certains de ses serviteurs est un vécu quotidien des Français qui ont à se plaindre des humeurs de la postière, du manque de respect du CRS de la route ou des brimades des petits chefs de l’administration, ce qui est difficilement maîtrisable ; mais que des employés gradés de ses administrations centrales se livrent à des exactions et des falsifications de documents, des prises de paroles contraires à l’obligation de réserve ou des fuites à destination de journalistes incapables d’investigation honnête, cela outrepasse les limites de la liberté syndicale.

La mission des Renseignements Généraux
Elle consiste en « la recherche et la centralisation des renseignements -essentiellement les renseignements sur la sécurité intérieure- destinés à informer le gouvernement», ce qui exclut les partis politiques et les syndicats.. Cette direction centrale des Renseignements généraux (DCRG), sa véritable appellation, est également chargée de la surveillance des champs de courses et des établissements de jeux. Les Renseignements Généraux sont apparus véritablement à la fin du XVIIIe siècle, avant Chirac et Sarkozy ou Mitterrand et Jospin.
Les syndicats SUD et UNSA ont-il gagné en respectabilité avec l’affaire Bruno Rebelle ?

La loi définit des syndicats représentatifs et leur confère certaines prérogatives.
Les cinq organisations syndicales dites ‘représentatives :
· Confédération générale du travail (CGT)
· Force Ouvrière (CGT-FO, dite FO)
· Confédération française démocratique du travail (CFDT)
· Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC)
· Confédération française de l'encadrement - Confédération générale des cadres (CFE-CGC)
Critères de représentativité :
La représentativité doit être prouvée devant le Tribunal d'instance.
1- La représentativité d'un syndicat résulte de cinq critères (l'article L 133-2 du code du travail) :
2- L’indépendance, aussi bien vis-à-vis de l’employeur que d’autres groupements (parti politique, association…)
3- Importance des effectifs (nombre d’adhérents). La syndicalisation étant faible en France, les juges prennent en compte le taux de syndicalisation de la branche ou de l’entreprise.
4- Montant de cotisations reçues. Elle doit être la manifestation d’un attachement durable des syndiqués à leur organisation et permettre une gestion indépendante.
5- Expérience et ancienneté du syndicat et l’attitude patriotique pendant l'Occupation.
À ces cinq critères, la jurisprudence en a ajouté deux :
- L'activité du syndicat, en termes d'ampleur et d'efficacité.
- L'audience électorale du syndicat (= ses résultats aux élections professionnelles)
Le gang des deux syndicats-voyous aurait-il mérité d’entrer dans le Club des Cinq?

Notons pour conclure provisoirement que la presse s’emploie à décrire un axe police-justice que la population croit bon de critiquer. Ne serait-il pas plus juste de décrier un axe police-presse gauchi ?

vendredi 25 avril 2008

12 millions de Français ont choisi l’entretien télévisé de Sarkozy

Des réactions de responsables politiques
Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a suscité jeudi soir, de nombreuses réactions, de la harde des éléphants socialistes aux ténors de la majorité, en passant par les leaders centristes et les anti-libéraux. Voyons si vous partagez leurs réactions convenues et excessives, selon le cas, objectives ou injustes.

Bertrand Delanoë, maire de Paris, porte encore visibles les stigmates des échecs nationaux répétés de la gauche: "un échec pour la France"! Nicolas Sarkozy agace les hommes -et les autres- qui n'ont pas auprès des femmes le succès auquel ils prétendent et Delanoë juge leur technique sans indulgence: il a été "confus" et "imprécis". Pour Bertrand Delanoë devait tenir la chandelle au chevet de la France, femme alanguie et assure que le chef de l'État est passé à côté de son grand oral jeudi soir . Delanoë peine à admettre ses insuffisances et accable celui qu'il envie: "Il a essayé d'expliquer péniblement sa propre impuissance. Sa première année est un échec pour la France. Il n'a pas dit qu'il fallait une rupture avec lui-même", a lâché précocement le maire de Paris vendredi matin sur RTL.
L'édile de la capitale a une nouvelle fois mis le doigt sur le "paquet fiscal", dont le Président de la République a reconnu lors de son intervention télévisée "une erreur de communication totale" autour de cette réforme. "Les 15 milliards d'euros jetés par la fenêtre pour la rente et le patrimoine dès le début de son quinquennat empêchent le chef de l'État d'investir dans la justice sociale."
Le RSA, dont la généralisation est prévue pour 2009 ? "Soyons honnêtes, l'idée est bonne mais son application est inquiétante. Le chef de l'État déshabille Paul pour habiller Jacques -ou Marianne- alors que dans notre pays les travailleurs précaires se sont multipliés", s'inquiète-t-il.
Revenant sur son initiative de faire du dalaï-lama un des citoyens d'honneur de la ville de Paris, qui a fait beaucoup de remous, Bertrand Delanoë ne regrette rien! "J'assume", a-t-il dit. "C'était le bon moment pour la ville de Paris d'épauler le dalaï-lama, homme de paix, de dialogue, qui ne milite pas pour l'indépendance du Tibet mais pour le respect du peuple tibétain."
Sa Cynique Majesté Royal, présidente de la région Poitou-Charentes : "une feuille de déroute", assure l'amère battue de la présidentielle. L'ex-candidate en déroute à l'élection présidentielle a estimé vendredi sur France Inter que Nicolas Sarkozy avait donné, lors de son interview télévisée, une "feuille de déroute" à son gouvernement. Recourant toujours au registre de la peur, imperturbable, elle traumatise dans les foyers: "On est plus inquiets après l'émission qu'avant! On a le sentiment de ne pas avoir eu un président de la République hier, mais un candidat perpétuel", a ajouté l'impudique petite présidente de la région Poitou-Charentes, qui n'a renoncé à aucune candidature, d'abord le poste de Premier secrétaire du PS, puis celuis de Président de la République.
Roger Karoutchi, secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement : "un Président pédagogue".
Pour Roger Karoutchi, Nicolas Sarkozy avait revêtu pour les Français des habits "gaulliens pour parler des droits de l'homme, de la place de la France en Europe, de son refus des talibans et de sa volonté de renforcer l'influence française". Il a salué "un président de la République déterminé, pédagogue, qui explique clairement aux Français les enjeux économiques et sociaux et manifeste un volontarisme absolu pour sortir de la crise". "C'est un grand moment pour tous les Français et un élément supplémentaire de mobilisation pour toute la majorité."
Julien Dray, porte-parole du PS, a dû abandonner provisoirement les lycéens pour écouter peut-être le président : "c'est un Président tendu"! Delanoë l'a pourtant surpris en situation d'impuissance: ils n'ont pas dû voir le même film... Par la voix de son porte-parole, le Parti socialiste a fait de la surenchère au chapître de la peur. N'a-t-il pas affirmé que "l'inquiétude et la colère" des Français "ne sont pas levées" après l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy jeudi soir? "C'est un président tendu, essayant, par l'abondance de chiffres, d'éviter d'avoir à constater l'impasse dans laquelle il se trouve, que nous avons vu." Et d'ajouter : "Au final, le chef de l'État n'a concédé qu'une erreur de communication sur le paquet fiscal." "Il n'y a ce soir rien pour les 13 millions de retraités, rien pour les 20 millions de salariés, rien pour les 5 millions de fonctionnaires, qui peut les rassurer en matière de pouvoir d'achat", regrette-t-il.
François Fillon, Premier ministre : "l'énergie et la franchise".
Le Premier ministre a estimé que l'interview télévisée marquée par "la gravité, l'énergie et la franchise" a démontré que "le cap du changement [était] bien tenu". "Face à une situation économique internationale tendue, la conquête de la croissance et du plein emploi constitue une priorité", a expliqué, dans un communiqué, le locataire de Matignon. "Sous l'impulsion du président de la République, le gouvernement a, plus que jamais, un double devoir : réformer de façon résolue et concertée et faire partager par les Français cet engagement au service de la France."
Patrick Devedjian, secrétaire national de l'UMP : "je l'ai trouvé vrai dans ses réponses".
Le patron de l'UMP a trouvé Nicolas Sarkozy "très authentique, vrai dans ses réponses, humble même, quand il le fallait", "très compétent, capable d'expliquer sur tous les sujets entrepris, débattus". Christine Boutin, ministre du Logement : "il a montré une dimension humaine" Pour la ministre, "Nicolas Sarkozy a montré une dimension humaine". "Il a été rassurant pour les Français car il a confirmé qu'il ferait les réformes, même si c'était difficile et impopulaire."
Marielle de Sarnez (MoDem), députée européenne : "il n'a pas de feuille de route". La centriste considère qu'il n'y avait pas "de feuille de route" ni de "perspective" dans le discours du Président. "Les Français attendaient de savoir où ils allaient et je ne crois pas que cette émission les ait éclairés."
Manuel Valls, député maire PS d'Évry : "des explications assez confuses".
Ca fait un peu répétitif... Pour l'élu socialiste, "les explications [étaient] assez confuses, parfois assez laborieuses sur la politique économique et budgétaire". Sur le RSA, "je suis très étonné de l'absence d'explication sur le financement" du dispositif et "le coût annoncé", a-t-il regretté.
Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée : "Sarkozy a apporté de la clarté";
Le maire de Meaux considère que "Nicolas Sarkozy a su apporter ce que tous les Français attendaient : de la clarté. Il a su trouver les mots pour répondre aux impatiences des Français et valoriser la dynamique de changement engagée par son gouvernement et la majorité parlementaire. Comme nous, le Président a ressenti l'impatience des Français qui soutiennent les mesures déjà prises mais attendent encore davantage. Ce message a été reçu."
Yves Jégo, secrétaire d'État à l'Outre-Mer : "le cap est tenu";
Le tout nouveau secrétaire d'État a apprécié le grand oral du chef de l'État : "Reconnaissant les erreurs qui ont pu être commises, notamment dans la communication autour du paquet fiscal, le chef de l'État a prouvé la cohérence et l'interdépendance des quelque cinquante réformes de modernisation déjà engagées depuis un an. Dans une période troublée par des circonstances extérieures, il était important de montrer que le cap est tenu."
François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée : "un Président courageux".
Le député de Côte-d'Or a salué "un président courageux et responsable qui assume les réformes". "On attendait qu'il clarifie les enjeux et le cap après des couacs qui ont brouillé l'action conduite dans un contexte économique difficile. On a eu un président lucide qui assume."
Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF : "Sarkozy a répété ce qu'il dit depuis un an".
La candidate malheureuse à l'élection présidentielle n'a pas retourné le disque et a estimé que le président Nicolas Sarkozy a répété lors de son interview télévisée jeudi soir "ce qu'il dit depuis un an", malgré sa victoire à la présidentielle, "malgré l'échec de sa politique et malgré les souffrances qu'elle provoque". Le Président "sent que les Français sont choqués par l'argent qui s'accumule au même endroit et c'est pourquoi il fait le coup de la moralisation du capitalisme, mais sans rien avancer de précis", souligne la leader communiste en souffrance.

Arlette Laguiller, porte-parole de Lutte ouvrière : "un numéro d'équilibriste".
C'est pourtant elle qui tombe au premier tour... La militante a comparé la prestation de Nicolas Sarkozy à "un numéro d'équilibriste, dénonçant un capitalisme financier [...] tout en déclarant que le capitalisme est le meilleur système possible".
La LCR (Ligue communiste révolutionnaire) : "un spectacle affligeant".
A la manière de Juju Dray, il a joué sur le même ton: "Ce soir en direct de la Sarkozie, on a eu droit au spectacle affligeant d'un président complètement sur la défensive, justifiant sa politique par la situation internationale". "En s'opposant à toutes les revendications en cours - emploi, éducation, santé, salaires, sans-papiers - il est apparu pour ce qu'il est : le président de fait du Medef et des réformes réactionnaires." 'Sur la défensive' ou 'tendu', ils ont une communauté de vue qui présage bien de l'issue des efforts de rapprochements entre eux...

Anne Souyris, porte-parole des Verts : "une France d'avant-hier qui se profile"
Pour l'écologiste, Nicolas Sarkozy "nous fait la morale, se scandalise, mais ne propose rien : dénonciation sans aucune sanction des patrons employeurs de clandestins, pas de mesure contre la spéculation, pas de mesure contre l'atteinte des droits de l'homme en Chine, rien sur l'environnement". Par ce discours, "c'est une France d'avant-hier qui se profile".

Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale : "convaincant, pédagogue, déterminé".
"Nicolas Sarkozy s'est montré convaincant, pédagogue, déterminé à remplir le mandat pour la réforme confiée par les Français". Il a su réaffirmer la cohérence, la justesse et les priorités de l'action gouvernementale. Les réformes [...] doivent être poursuivies dans un esprit de dialogue et de concertation."

Rénovation au PS : les socialistes abandonnent la révolution pour la rumeur

Manipulation et mauvaise foi ne sont plus révolutionnaires ?
La violence intellectuelle contre la violence révolutionnaire
«Qui sommes-nous? D'où venons-nous ? Où allons-nous ? » « Dans quel état j’erre ? » Graves questions auxquelles les socialistes ont répondu l’autre matin en présentant le texte définissant leur identité au XXIe siècle.

Le député européen Henri Weber et les secrétaires nationaux Alain Bergounioux et Béatrice Marre (voir ci-dessous leurs biographies en bref par PaSiDupes) ont dévoilé cette « Déclaration de principes », la cinquième depuis 1905 rue de Solferino Composée de 21 articles, elle pourra être amendée par les militants avant l'adoption finale lors de la convention nationale du 14 juin. Y ont également travaillé : Nicole Bricq, Christophe Caresche, Géraud Guibert, Eric Loiselet, Philippe Plisson, Bruno Rebelle et Thierry Wahl. (cf. Pôle écologique du PS : Alain Bergougnoux est animateur de la commission chargée de cette réflexion au sein du PS )

La principale évolution est la prise en compte de la sauvegarde de la planète et surtout l'abandon clair et net de toute référence à un objectif révolutionnaire. Le PS se définit désormais comme réformiste et se déclare favorable à l'économie de marché, mais pas n'importe laquelle : « Une économie sociale et écologique de marché. » Hormis les réserves de Jean-Luc Mélenchon sur l'Europe, le texte est le résultat d'un consensus entre toutes les sensibilités du parti. De quoi respirer (un peu) avant le congrès de novembre.

Entretien (Le Parisien du mardi 22 avril 2008 )
En quoi était-ce important de redéfinir les principes du PS ?
Henri Weber, député européen PS. Nous sommes entrés dans un siècle nouveau et les conditions de notre action ont profondément changé. Les entreprises et les marchés se sont mondialisés et la puissance du capitalisme financier rend l'économie mondiale plus inégalitaire et plus instable. Les pays émergents ont décollé et sont à la fois pour nous d'immenses marchés et de redoutables concurrents. Il fallait redire ce qu'est être socialiste au XXI e siècle.

« Rénovation à tous les étages »

Le terme révolutionnaire disparaît. La révolution, c'est fini ?
Plus personne en France, même pas Olivier Besancenot, ne propose de s'emparer du pouvoir par la violence des armes. Dans une démocratie avancée comme la France, la transformation sociale passe par la conviction, la conquête de la majorité et l'accumulation des réformes, non par la révolution.

Une des nouveautés est la défense de la planète...
Nous avons intégré l'apport de l'écologie politique à notre programme. C'est-à-dire un développement respectueux de l'écosystème, soucieux des intérêts des générations futures.

Quel est le modèle européen du PS ?
Les expériences qui nous intéressent le plus sont celles des socialistes scandinaves, notamment suédois. Car ils ont réussi à inventer de nouvelles modalités d'action pour poursuivre l'objectif traditionnel des socialistes : plein-emploi, garantie contre tous les risques sociaux, augmentation du pouvoir d'achat, accès du plus grand nombre à l'éducation et à la culture...

Il y a eu consensus autour de ce texte, mais au congrès cette union ne risque-t-elle pas de voler en éclats ?
Ce congrès ne doit pas être le moment de l'affrontement entre les présidentiables du PS pour la désignation de l'un d'entre eux. Cette question doit venir en 2010. Ce congrès doit être celui de la reconstruction et doit mobiliser le PS pour sa rénovation à tous les étages.

Henri Weber, qui êtes-vous ?
Ce membre du PS depuis 1986 est né en1944 au Tadjikistan et si on voit qu’il est parti de loin pour arriver au Bureau national socialiste, on ignore parfois que pour lui le chemin le plus court n’est pas le meilleur.
Ce docteur en philosophie et en science politique a d’abord été membre de l'UEC (Union des Etudiants Communistes) et du PCF, dont il s’est rapidement fait exclure (1965) avec notamment … Alain Krivine, le gourou du pseudo-facteur Besancenot. Mais le désordre de 1968 est une chance pour Krivine et lui, qui deviennent des leaders du mouvement de Mai 68. Weber est l'un des co-fondateurs de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), avec Krivine et Daniel Bensaïd (lequel est professeur de philosophie à l’université Paris VIII, un des principaux théoriciens de la LCR et un dirigeant du Secrétariat unifié pabliste auquel la LCR est affiliée). Weber fut de 1968 à 1976 directeur de l’hebdomadaire et de la revue trotskistes.
Entre 1981 et 1986, il se consacre à ses recherches et à sa famille. Laurent Fabius, dont il est encore aujourd'hui un des proches, le dévoiera pour le faire conseiller technique dans son cabinet, président de l'Assemblée nationale (1988–1991). Il entrera au cabinet de Martin Malvy (qui était Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement auprès du Premier Ministre Bérégovoy), Porte-parole du gouvernement), puis de Louis Mermaz jusqu'en 1993 ( ministre chargé des relations avec le Parlement).
Au PS, il a été membre du secrétariat national (1993-2003), chargé de l'Education Nationale jusqu'en 1995, puis de la culture et des médias et de la formation jusqu'en 2003 et à nouveau depuis 2005. Membre du Secrétariat du PS, chargé de la formation et de l'université permanente des cadres fédéraux, il est Fabiusien.

«Il faut faire l’Europe et faire de l’Europe la première démocratie économique et sociale du monde, creuset d’une haute civilisation et levier d’une autre mondialisation » « La France ne sait plus rêver et ne fait plus rêver. Il y a trois types de personnes qui ne rêvent pas : les vieux, les désespérés et le dépressifs. La France est vieille, désespérée et dépressive. » Henri Weber

Alain Bergounioux, qui êtes-vous ?
Historien, professeur à l'Ecole normale supérieure, inspecteur général de l’Éducation nationale, président de l’OURS (Office Universitaire de Recherche Socialiste), militant socialiste strauss-kahnien, il est membre des organismes centraux du PS depuis 1993, dont secrétaire national aux études du PS, historien du PS
Il fut un temps à la CGT-FO, comme Arlette Laguiller (Fédération syndicaliste des travailleurs des PTT)


Béatrice Marre, qui êtes-vous ?
Née en1952 à Paris, (IEP Paris, licence ès sciences économiques et sociologie, DEUG de psychologie), ancienne chef de cabinet de François Mitterrand (1988-1995), elle était député PS de l’Oise(1997-2002) et avait pour assistante parlementaire, Najat Belkacem, porte-parole de Désirdavenir Royal.
Elle a migré de l'Oise à l’Aveyron (Millau) et régressé de maire à conseillère municipale.

jeudi 24 avril 2008

Entretien télévisé du 24 avril 2008 avec le Président Sarkozy

A l'Elysée

Part 1
VOIR et ENTENDRE



Interview Nicolas Sarkozy 24 avril 2008 A ! envoyé par Hugues2

Part 2
VOIR et ENTENDRE


Interview Nicolas Sarkozy Elysée 24 avril 2008 2 ! envoyé par Hugues2

Part 3
VOIR et ENTENDRE

Interview Nicolas Sarkozy 24 Avril 2008 Partie 03 ! envoyé par Hugues2

Part 4
VOIR et ENTENDRE lien seulement externe

Part 5
VOIR et ENTENDRE

Interview Nicolas Sarkozy 24 Avril 2008 Partie 5 ! envoyé par Hugues2

Part 6
VOIR et ENTENDRE

Gag de sondeur : Bayrou, meilleur premier ministre possible !

Royal placée sous assistance respiratoire…
Selon non pas PaSiDupes, mais un sondage CSA publié par Le Parisien-Aujourd'hui en France daté de jeudi, le président du MoDem François Bayrou serait le favori pour occuper les fonctions de Premier ministre du gouvernement de Nicolas Sarkozy.
39% des Français souhaiteraient que François Bayrou soit le chef du gouvernement (58% -tout de même- ne le souhaitent pas !), parmi huit personnalités. Il devance de deux points le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner (37% contre 59%) et la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie (34% contre 61%).
Suivent l'ancien Premier ministre et maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé (33% pour, 64% contre), Jean-Louis Borloo (31% pour, 61% contre). Dominique de Villepin (29%), Xavier Bertrand (24%) et Rachida Dati (20%) ferment honorablement le ban.

Le sondage CSA aurait pu avoir été réalisé le 1er avril, mais c’était les 16 et 17, probablement auprès d'un échantillon de 1.006 authentiques ‘gogos’, représentatif de la population française (sic !) âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Et de l’intox.

Les Français seraient des « gogos », selon Bayrou !

Alors, l’auraient-ils refoulé à la présidentielle?
Dans le Béarn, on ne reçoit pas la presse.
Bayrou devrait occuper ses importants loisirs à se tenir au courant : Marianne ne lui a donc pas fait cadeau d’un abonnement gratuit à vie ? Il n’a manifestement pas été informé de la crise financière internationale, de la hausse du dollar et de la flambée du baril de pétrole. Marielle de Sarnez ne lui a pas fait de fiches sur l’envolée des prix des produits agricoles. Il est vraiment isolé, voire coupé des réalités du monde. Qu’il lise au moins PaSiDupes !
François Bayrou ne veut pas être de reste et plagie Sa Cynique Majesté Royal.
Il ne peut guère avoir pire modèle qu’une sourde égocentrique. Il a donc cru opportun de dénoncer le bilan macro-économique d'un an de présidence de Nicolas Sarkozy qui a, selon lui, fait croire pendant la campagne électorale que régler le problème de la dette et des déficits serait facile et donc pris les Français "pour des gogos". Attention, il distribue aussi des claques !
Pour Bayrou, il ne s’est donc rien passé dans le monde qui puisse justifier les difficultés du gouvernement. Ne nous attendons pas à une union nationale dans l’adversité. "On est dans un pays à qui on a fait croire il y a exactement un an (...) que c'était facile, qu'il suffirait de dépenser de l'argent et que cet argent injecté dans l'économie, tout allait repartir et que du coup les déficits disparaîtraient", a dit le président du MoDem sur RMC et BFM TV. Qui lui paie son essence et qui le nourrit , qu’il ne connaît pas les contraintes liées à la situation internationale auxquelles sont soumis ses électeurs, les ‘gogos’ de l’histoire ? La France, on l'aime ou on la quitte: au revoir, Bayrou!
"Tout est possible, disait-on (...) Aujourd'hui, on a la preuve que c'était une stratégie qui racontait des histoires, que c'était malheureusement prendre les citoyens pour des gogos", a-t-il accusé, non sans indécence.
Pour le dirigeant centriste qui depuis la campagne présidentielle n’a pas renoncé à faire monter la peur dans le pays, "la situation est inquiétante sur tous les fronts (...) La France et son Etat dépensent tous les jours 20% de ce qui rentre dans les caisses". Qu’on m’explique… 20% x 365 jours, est-ce que ça ne donne pas 730% ? Pakool doit accepter de se compter au nombre des ‘gogos’ qui ne comprennent pas aussi vite que Bayrou.
Il ne sait pas davantage que le « paquet fiscal » a été depuis longtemps accepté en Suède, par exemple. Alors il s’entête dans la démagogie. Le "paquet fiscal" adopté dès l'été par la droite "a poussé la France dans une direction catastrophique", a-t-il estimé. Le 'paquet fiscal', voté 'dès' l’été 2007 en France, l'a été bien avant en Espagne socialiste, en Suède et en Finlande.
"Pour essayer de rétablir un équilibre désespérément compromis, on va prendre sur le travail de chacun pour essayer de boucher le trou perpétuellement aggravé. Cette situation-là, on l'a niée pendant la campagne présidentielle et elle se trouve (...) comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête du pays". Et c'est qui 'ON' ?

Les « gogos » ont compris ce que la gauche refuse d’intégrer.
Le bouclier fiscal est une nouvelle arme en faveur du contribuable.
Instauré par l'article 74 de la loi de finances pour 2006, le bouclier fiscal assure, au profit des personnes physiques, un droit à restitution des impositions directes pour la fraction qui excède un certain seuil de leurs revenus. Il limite ainsi le montant total des impôts à payer à une partie seulement des revenus du contribuable.
La récente promulgation de loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat, dite "Tepa", ensemble de mesures constituant le "paquet fiscal", donne l'occasion d'examiner les nouvelles conditions d'application du bouclier fiscal, l'une de ses mesures phares.
En effet, l'article 11 de la loi "Tepa" apporte deux aménagements majeurs :
- le bouclier fiscal ramène dorénavant le seuil du montant des impôts directs à 50 %. Avant la loi "Tepa", il était de 60 % ;
- les prélèvements sociaux (CSG et CRDS notamment) font désormais partie intégrante du montant total des impôts à prendre en compte. Ils seront ainsi ajoutés aux impôts déjà retenus pour le calcul du plafonnement.
Ce mécanisme, qui - il faut bien le répéter sans cesse- existe déjà dans d'autres pays de l'Union européenne (Espagne, Suède, Finlande), revêt un intérêt tout particulier pour le chef d'entreprise qui a connu une année d'exploitation difficile.
La Suède a supprime l’ISF et il ne reste que la Grèce, la Norvège et la France en Europe à conserver cet impôt. Rappelons, en outre et au passage, que la Suède a diminué de 42% les effectifs de sa fonction publique au début des années 90… Qui nous serine avec les suppressions de postes en France ?

Bayrou et la gauche en redemandent ? En voilà plus :
- La Suède a aussi une TVA a 25% ;
- C’est un pays qui a une franchise médicale de 150€ ;
- L’impôt sur les sociétés est établi à 28%, un des plus bas d’Europe
- Les impôts sur les personnes sont effectivement élevés et ils commencent à un niveau de salaire très faible (1850€/an) ce qui fait que les Suédois ont une imposition sur le revenu entre 36.4 et 53.2% . Même si elles ont droit à une bonne couverture sociale, les tranches basses de revenus imposables contribuent donc plus qu’en France.

Au total, je répète pour Bayrou et de ses camarades de gauche. Les 'gogos' peuvent, eux, aller se coucher.
Diminution du nombre de fonctionnaires, franchise médicale, diminution ou disparition de l’ISF, TVA plus élevée...Ca ne vous rappelle rien ? Et le modèle n’est pas les US, mais une sociale-démocratie, un modèle pour Gonordisc, les mentors émérites de Désirdavenir .

Pour en savoir plus :
- sur le paquet fiscal ( lien )
- sur la loi Tepa de 2007 (en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat) ( lien )

La gauche étatiste ne parvient pas à admettre qu’une majeure partie de l’argent du paquet fiscal, 11 milliards, puisse être réinvestis, créer de la croissance et contribuer à la relance de l’économie, ne serait-ce que par la création d’entreprises et d’emplois. La gauche a d’ailleurs cessé de nous rebattre les oreilles avec le taux de chômage. Il est en baisse et elle ne semble pas s’en réjouir. Aussi bien, elle ne peut pas non plus s'en féliciter...