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mercredi 3 juillet 2019

Sondage téléguidé :72% des Français pour l'état d'urgence climatique

Manipulation de l'opinion : après la campagne de propagande, le sondage de validation...

La presse est en charge du formatage des esprits et les sondeurs, de l'affichage: un diabolique circuit fermé  au service du pouvoir politique

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Ainsi le JDD révélait-il mardi les résultats d'un sondage sur la perception qu'ont les Français de la lutte contre les inégalités. 
C'est la suite logique d'un travail en amont de conditionnement, après que les media ont publié un foultitude d'articles et organisé des débats sur toutes les chaînes et radios, dans la ligne sur laquelle travaille le Y7, le groupe qui rassemble les jeunes des pays du G7. Le JDD ( groupe Lagardère) arrivait à pic pour une rencontre, mardi, comme par hasard, avec Emmanuel Macron. 

Thomas Friang, co-président du Y7 et directeur de campagne de Cédric Villani (LREM), commente les chiffres de l'étude : une majorité des Français veulent qu'ils déclarent l'état d'urgence climatique. 

Les laveurs de cerveaux Les Rendez-vous d'ailleurs AfficheRépartition des tâches : le choeur des media nous serine l'urgence climatique, puis Opinion Way sonde pour Open Diplomacy, et le JDD, en l'occurence sort les résultats attendus : 72% des Français choisis affirment vouloir déclarer l'état d'urgence climatique. Et cela, dès la rentrée !

Autres enseignements de cette manipulation des cerveaux, appelée "étude" par les "instituts" (il faut bien se costumer pour se parer de la respectabilité qui fait défaut à ces entreprises commerciales) qui porte sur toutes les formes de lutte contre les inégalités : 84% des personnes interrogées veulent augmenter la part d'énergie renouvelable jusqu'à 50% de la consommation d'énergie de la planète d'ici à 2030. Spontanément …


2017enmarche se félicite de cette surprise!

Réponse de la presse aux pressions du pouvoir macronien

Cédric O, secrétaire d'Etat au Numérique, venait de menace d'imposer aux journalistes un "conseil de l'ordre" contre les fausses nouvelles, avec des sanctions à la clé. Objectif assumé de cette instance: combattre la circulation de fausses informations en formulant des avertissements, suggérant que les réseaux sociaux ne sont pas seuls à pervertir l'information. Lien PaSiDupes 

“Je considère qu’il doit y avoir un Conseil de l’ordre des journalistes, des journalistes entre eux, qui prennent des décisions et qui disent à l’Etat : ‘vous devez retirer l’agrément de tel ou tel ‘canard’, mettre des avertissements’”, assuma le nouveau secrétaire d’Etat auprès de Reuters, n'excluant pas de l’imposer par la loi, si nécessaire. "C’est aux journalistes de le faire, ce n’est pas à l’Etat de le faire. S’ils ne le font pas, ce sera l’Etat qui le fera, au bout du bout", s’aventure-t-il.
"A un moment, devant la menace contre la démocratie, ce sera le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) ou une autorité indépendante [sic] qui va décider ce qu’est une infox ou pas”, précisa-t-il.

"Il est complètement ravagé ce pauvre Cédric O !", lança la journaliste Françoise Laborde.  Et puis quoi encore: un tribunal d’exception ?" s’indigna cette ancienne membre du CSA (2009-2015).
Un projet qui "fragilise le contenu démocratique"du pays ?

Ironie de l’histoire, cette même proposition avait été formulée pendant la campagne présidentielle de 2017 par un élu du Front national. 

"On souhaite créer un ordre des journalistes, avait annoncé le conseiller régional FN des Pays de la Loire Aymeric Merlaud. Un peu comme l’ordre des médecins, avec des journalistes à l’intérieur, avec des élections (...) en tout cas qui pourrait sanctionner des pratiques mauvaises"...

Invité à y réagir durant l’entre-deux-tours de l’élection, le candidat Macron avait associé la proposition à... l’Italie fasciste. "Je n’avais pas croisé cette idée depuis l’Italie des années 30”, avait estimé sur BFMTV le candidat d'En Marche ! en référence à l'Italie fasciste de Benito Mussolini entre 1925 et 1945. "La France est à un point de bascule: le projet du FN fragilise le contenu démocratique de notre pays", avait développé l'autocrate, jugeant alors que le projet du Front national "fragilise le contenu démocratique de notre pays". Plus démocrate que Macron, tu meurs, pensèrent les journalistes, jusqu'à ces dernières heures de l'Histoire macronienne.

Depuis, Macron a fait marche arrière sur la régulation de la presse. Dans son entretien à Reuters, Cédric O considère que certains media indépendants des subvention de l'Etat fragilisent volontairement la démocratie "pour aboutir à l’arrivée au pouvoir de tel ou tel parti politique". Bien sûr, BFMTV n'est pas dans cette configuration.

Le président français  n’hésite pas à invoquer la “sécurité nationale” pour justifier la convocation par la justice de journalistes d’investigation. N'a-t-il pas  notamment proposé en début d’année qu’il y ait, pour assurer "la vérification de l’information", "une forme de subvention publique assumée, avec des garants qui soient des journalistes”, selon des propos rapportés par Le Point. 

Dans un rapport commandé par le ministère de la Culture, aux mains du très flexible Riester (juppéiste d'Agir!), Emmanuel Hoog, ancien PDG de l’AFP (2010-2018) et de l’INA, n'hésite pas à juger "souhaitable" et "possible" la création d’une instance qui réunirait des représentants des journalistes, des éditeurs de presse et de la société civile. En 2019, Hoog a été placé à la tête de 'Les Nouvelles Éditions indépendantes' (LNEI), une holding créée en 2009 par Matthieu Pigasse, banquier qui, d'une part, contrôle le magazine Les Inrockuptibles et Radio Nova, et, d'autre part, co-détient le Groupe Le Monde et le Huffington Post...
Le public [foutage de gueule] disposerait ainsi d’une "plateforme commune d’échange" avec notamment une procédure "rapide et gratuite [expéditive] pour dénoncer les erreurs, approximations, etc. qui ne relèvent pas du juge". La corporation des juges s'étend !
Ce conseil n’aurait toutefois pas de pouvoir de sanction, mais ferait office de médiateur: il proposerait des recommandations et encouragerait les bonnes pratiques. Il pourrait aussi reprendre certaines prérogatives que le CSA a abandonnées sur la déontologie dans l’audiovisuel, si la prochaine réforme l’autorise.

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O Cédar a rétro-pédalé sur la question d'un Conseil de l'ordre des journalistes pour lutter contre les "fake news" dont la presse assure la promotion. Il maintient qu'il y a "un vrai sujet", mais il admet en même temps n'avoir pas eu "les bons mots"... 
O Cédar venait de défendre une mesure que Macron jugeait fasciste en 2017... Assez maladroit dans le feuilleton macronien d'évocations récurrentes des "heures sombres de notre Histoire".
Dans un entretien accordé à Ouest-France, Macron dressa  un parallèle entre la situation des années 1930 en Europe et celle que nous vivons en cette fin des années 2010, se disant "frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l'entre-deux-guerres". L'occasion pour le chef de l'Etat stratège à la veille des Européennes de lancer un appel à " être lucide" et à  "résister". Notamment face à l'adversaire qu'il allait provoquer en duel, le RN."Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique [celle de 2008 ?], on voit presque méthodiquement se ré-articuler tout ce qui a rythmé la vie de l'Europe de l'après-Première Guerre mondiale à la crise de 1929", ajoute-t-i. "Il faut savoir comment on y résiste", en " portant la vigueur démocratique et républicaine". Et de filer la métaphore avec l''expression "lèpre nationaliste", bientôt reprise par Darmanin dans la quinzaine qui suivit, sous la forme de "peste brune". Encore deux semaines plus tard, Castaner, bachelier au rattrapage, mais attentif à la voix de son maître, ajouta au répertoire gouvernemental des peurs, convoquant à son tour les années 30 et les émeutes de février 1934, pièces maîtresses de son discours. 
La manœuvre a des relents [nauséabonds" ?] d'ancien monde, mais qui mieux que le président sait que c'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe : agiter le chiffon rouge du fascisme des autres, en s’adressant à la gauche dont la menace brune est le fonds de commerce, tout en stigmatisant le RN, en faisant l'amalgame avec le FN. Le chef de l'Etat et ses ministres devraient réfléchir à un vieil adage qui dit qu' "on peut mentir tout le temps à une personne. De temps en temps à tout le monde. Mais pas tout le temps à tout le monde."


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