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lundi 6 avril 2015

EELV est "en mort clinique." selon Placé: un écologiste à qui le rose irait si bien

Placé dénonce la "mauvaise image" d'EELV: ni rouge, ni Verts, est-il socialiste?

Il a d'autres ambitions que le bénévole Nicolas Hulot

"Ce que je déplore, c'est l'extrême division dans le camp écologiste, a déclaré Jean-Vincent Placé, serre-file des écologistes au Sénat. Dimanche sur BFMTV, il ne s'est pas davantage senti responsable de la "mauvaise image de la politique" que donnent les Verts

Le beau parleur omniprésent sur les plateaux des media omet juste d'admettre que cette vilaine image, confirmée dans un sondage (lien PaSiDupes), tient autant aux ambitions personnelles de ses animateurs qu'au totalitarisme de ses ayatollahs verts.
 
Le sénateur de l'Essonne organiserait même, dit-on, les obsèques, ajoutant qu'il est en état de "mort clinique". Pour lui, "le parti écologique, tel qu'il est aujourd'hui, est en fin de vie; il est en mort clinique", malgré "une idée magnifique" et "des gens qui soutiennent intéressants". Mais "avec un système de fonctionnement obsolète, ça ne peut pas marcher".

Placé cherche à se placer
 
Placé pose pour Marie Claire
à l'occasion de la journée de la femme
Jean-Vincent s'est redit disposé à entrer au gouvernement. "Ce que nous pourrions apporter, c'est d'avoir une constance et une persévérance sur les sujets de transition énergétique," pense-t-il, sans grande conviction dans la forme. 
"Nous serions plus vigilants et plus directifs" si les écologistes siégeaient au Conseil des ministres [s'il suffisait de siéger!] , a-t-il encore estimé dans cet entretien en forme de lettre de motivation à un emploi dans l'équipe de Manuel Valls. "Pour marquer des buts, il vaut mieux être sur le terrain". Mais rester sur son banc de touche plutôt que marquer contre son camp?

Photo détournée de J.-V. Placé
Placé a donné l'exemple de la circulation alternée décidée il y a deux semaines à Paris, après plusieurs jours de bras de fer entre Ségolène Royal, côté gouvernement, et Anne Hidalgo, côté mairie de Paris. "S'il y avait eu des écologistes au gouvernement, on aurait fait la circulation alternée trois jours plus tôt", a-t-il affirmé. Mme Royal, qui occupe le siège de ministre de l’Écologie, n'est donc pas jugée crédible.

La vente continue tout au long de la lettre de motivation.
Il y a un espèce d'état d'esprit où il faudrait caricaturer ceux qui affichent une ambition, qui est saine et franche", a-t-il aussi regretté, dans une tournure de phrase typique de François Hollande qui les commence volontiers par un "il y a" qui appelle une relative. "Je ne dis pas que je suis prêt et que j'ai envie; je veux être utile", a insisté le sénateur. S'il faut coucher pour arriver, il a toutes les dispositions.

La trajectoire de l'écologiste Nicolas Hulot ne l'agrée guère. 
L'ex-magistrate radicale Eva Joly avait été préférée au journaliste-reporter et animateur-producteur de télévision, lorsqu'il fut candidat à la primaire présidentielle écologiste de 2011 en vue de l'élection présidentielle 2012. Placé, en revanche, est un "vert qui mange sa viande bleue", un ambitieux qui se voyait ministre de l’Intérieur ou du Budget avant le dernier remaniement de 2014. En toute modestie, il avait même déclaré : "Je suis un des hommes les plus influents de la république" (Le Canard Enchaîné du 6 novembre 2013). Pour ce journal satirique, le président du groupe écolo au Sénat a toujours pensé que la vie n’est qu’un grand deal, en politique comme ailleurs: tout ce dont les Français ont assez. "Tu me cases ce gars dans ta mairie, ça m’arrange bien, et moi je trouve un petit job tranquille à la nièce de ton pote au Conseil régional; tu votes mon amendement je vote le tien, pas de raison de se faire des entourloupes, pas vrai ?" écrit le Canard […] "Du pouvoir il aime aussi les signes: grandes tables, par-dessus en cachemire, chaussure anglaise, séjours dans les plus beaux riads de Marrakech."

En 2014, avec la volonté de servir authentiquement, Nicolas Hulot a reçu de Hollande la mission d'"envoyé spécial pour la protection de la planète". A quelques mois de la 21e conférence climat (COP21) que Paris hébergera en décembre 2015, Placé piaffe d'impatience d'un remaniement ministériel et multiplie les apparitions et les déclarations. "Les écologistes cette année doivent être plus utiles encore", a insisté  le candidat non pas au bénévolat, mais aux avantages liés à la fonction ministérielle.
"On ne sait pas trop bien pourquoi on est sorti du gouvernement" il y a un an, a aussi regretté le nostalgique Placé, pointant un manque d'explication d'EELV sur le refus de participer à l'équipe de Manuel Valls. Et toc pour la délicieuse Cécile...

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