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mardi 28 avril 2015

Cinquième colonne islamiste: la presse aux ordres condamne les lanceurs d'alerte

Et si les "décripteurs" étudiaient le sujet plutôt que de polémiquer au faciès 

Après les "cinquièmes colonnes" islamistes, le top 5 des dérapages de Christian Estrosi

Alors que le projet de loi sur le renseignement porté par le député PS Jean-Jacques Urvoas a donné lieu à un amendement proclamant la création d'un statut de "lanceur d'alerte" pour les membres des services de renseignement, le dispositif législatif se révèle surtout être une vaste entreprise de communication. Des élus, tel Christian Estrosi, en sont en effet exclus. 

Mieux, l'alerte que lance l'ancien ministre est critiquée du seul fait qu'elle émane d'un membre de l'opposition auquel il est fait reproche de ce que la presse à la botte appelle des bourdes. Or, les mises au point du député-maire de Nice reflètent l'opinion bien davantage que la majorité présidentielle sans cesse battue aux élections et que l'exécutif dont le taux d'impopularité pose la question de la légitimité. 

Pour un socialo-bobo parisien de la rive gauche, Estrosi est fort probablement allé trop loin, mais l'électeur de la région PACA ou du Pas-de-Calais, aussi bien, sûrement pas. A Nice, Christian Estrosi avait 8 listes à battre, dont 4 d'extrême droite, et les accusations de radicalité portées dans le XIe de Paris sont loin du compte. Dans le Sud-Est, la question migratoire prend des proportions largement supérieures à celles du quartier Saint-Germain-des-Prés. En octobre dernier,la police voyait passer 10.000 étrangers en situation irrégulière par mois à la frontière de Menton, et n'en interpellait pas la moitié. Les départs pour le djihad, et donc le retour potentiel, sont également parmi les plus élevés dans cette région. La Cour des Comptes rapportait récemment qu'1% seulement des étrangers dont la demande de titre de séjour a été refusée retournent dans leur pays. C'est la région entière qui est impactée, de Nice à Marseille et dans l'arrière pays, avec le constat quotidien que leur environnement social se métamorphose plus rapidement qu'ils ne l'imaginaient quand en bons démocrates ils soutenaient le "printemps arabe". Leur sentiment d'impuissance et de révolte se mêle à celui de l'insécurité, physique, économique mais aussi sociale et culturelle, qui croît depuis de nombreuses années. Dans le sud-est, l'implosion menace, mais ni Manu-la-colère, ni Lolo-le-roupillon n'en a pris la mesure.

Le député-maire UMP de Nice a évoqué dimanche les "cinquièmes colonnes" islamistes


Mais la presse partisane condamne sa mise en garde sans étudier le dossier. Christophe Castaner, ancien chef de cabinet de Michel Sapin (2000-2002), maire de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) et candidat kamikaze de Solférino aux régionales de décembre 2015 en PACA, tente en effet d'exister, puisque le président sortant (après 17 ans), Michel Vauzelle, (PS, 71 ans) est très contesté. La Chambre régionale des comptes critique en effet sa gestion de la Région: sont notamment dénoncés les déplacements en hélicoptère et la distribution des subventions versées aux associations: lors de la mise en examen de Sylvie Andrieux en 2010, il fut entendu comme témoin assisté dans l'enquête sur le détournement de 740.000 euros par des associations bidons subventionnées par le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur entre 2005 et 2007, dans le but d'acheter les services de responsables associatifs dans les quartiers populaires de Marseille où sa vice-présidente Sylvie Andrieux était candidate.
Ce Ch. Castaner, un inconnu typique des socialistes parisiens parachutés en région, n'a pas peur des formules à l'emporte-pièce. Selon lui, "avec Estrosi et Marion Maréchal-Le Pen, il a deux adversaires 'd’extrême droite' "C'est comme si "avec Jean-Paul Huchon (PS) et Emmanuelle Cosse (EELV, en l'absence du Front de gauche de Mélenchon et des communistes), Valérie Pécresse avait deux adversaires 'd’extrême gauche' en Ile-de-France.
Dimanche dernier sur France 3, lcandidat aux régionales en PACA et député-maire UMP de Nice, ville frontalière de l'Italie par où transitent les clandestins du Proche Orient déstabilisé par le "printemps arabe", a attiré l'attention du pouvoir sur des "cinquièmes colonnes" islamistes et le risque d'une "troisième guerre mondiale" déclarée à "la civilisation judéo-chrétienne" par "l'islamo-fascisme". "J'y vais fort", a reconnu l'élu qui sait qu'il faut parler haut pour se faire entendre à Paris.

VOIR et ENTENDRE  Thierry Solère rappeler que Manuel Valls a aussi parlé d' 'islamo-fascisme':

"Je préfère avoir un stade (...) Allianz plutôt qu'Emirates"

"Vive l'Algérie française !"
Lors de la présentation des tribunes du grand stade de Nice, l'Allianz Riviera, en octobre 2012, le maire de Nice lâche, selon L'Equipe: "Moi, je préfère avoir un stade qui s'appelle Allianz plutôt qu'Emirates; vous voyez pourquoi ?..."

En octobre 2012 à Nice, à l'issue d'une marche de pieds-noirs et de harkis qui ont combattu aux côtés des troupes françaises et ont été massacrés par le FLN malgré la signature des Accords d'Evian (19 mars 1962), Christian Estrosi conclut son discours d'un "Vive l'Algérie française !" approprié. Le lendemain, interrogé sur LCI sur cette phrase, l'élu expliqua: "Je n'ai pas à faire de devoir de repentance à l'égard de l'oeuvre civilisatrice de la France avant 1962 et je ne suis pas un nostalgique de l'Algérie française. Le général de Gaulle a bien fait de suivre la voie qu'il a suivie après 1962."

Estrosi est le porte-parole de ses électeurs

Candidat à un nouveau mandat de maire de Nice, la liste de Christian Estrosi arriva en tête au second tour des élections municipales, le 30 mars 2014, à l'issue d'une quadrangulaire, devançant celle de la la candidate du FN et celle du candidat de la gauche et candidat DVD. Christian Estrosi a été réélu maire de Nice avec 48,61 %% contre 17,84% à la gauche coalisée. "C’est un très bon maire qui a été réélu parce qu’il apporte des solutions concrètes", peut donc assurer Thierry Solère.


En juillet 2013, au Grand Rendez-vous Europe 1-i-télé-Le Parisien, Christian Estrosi  cita l'exemple de gens du voyage installés illégalement sur un terrain de football à Nice et qui avaient déclaré qu'ils y resteraient trois semaines. "J'en ai maté d'autres, je vous materai", assura leur avoir dit Christian Estrosi. "La première chose que je fais, c'est de vous mettre caméras partout, pour surveiller vos faits et gestes dans les quelques heures qui viennent. On va noter ceux qui rentrent, sortent, à quelle minute, à quel moment et ce que vous allez faire partout, dans la ville, dans la métropole, etc." "Je vais relever les plaques d'immatriculations les unes après les autres", a poursuivi le maire de Nice. "Je fais un référé devant le tribunal à titre conservatoire pour pouvoir saisir les véhicules, vous savez, ces belles et grosses voitures avec lesquelles ils tirent leurs belles et grosses caravanes pour lesquelles il faudrait parfois aux Français toute une vie pour pouvoir se payer les mêmes.




Islam et démocratie, "parfaitement incompatibles"
Lors de cette même émission, toujours en juillet 2013, le maire de Nice réagit à des propos de François Hollande en Tunisie selon lesquels islam et démocratie sont "compatibles". C'est ignorer la réalité des quartiers et des établissements scolaires où ils se combattent, provoquant des rixes. "Absolument pas! On ne peut pas se revendiquer de partout de la laïcité et en même temps dire que l'islam et la démocratie sont parfaitement compatibles", objecta alors le maire de Nice. "Moi quand je vois, au nom de l'islam, ce qui est en train de se passer en Egypte, [et] dans un certain nombre de pays du Moyen-Orient ou du Maghreb, je suis particulièrement inquiet. Et donc, pour moi, c'est parfaitement incompatible", ajouta-t-il.

C'étaient deux de ces "dérapages", selon le jugement de lexpress.fr, que revendique la population dont  l'élu de terrain reprend l'opinion à son compte avec la légitimité  que les journalistes n'ont pas.
Le Fouquet's est plus populaire que "Chez Laurent"

La 'cantine' de F. Hollande?
premier secrétaire du PS


Le Collectif "Sauvons les riches"
et Julien Bayou, conseiller d'Eva Joly,
puis euro-député 
au nez rouge de clown,
n'ont pas fait irruption pour s'indigne
à l'heure du déjeuner de Hollande !


En janvier 2012, Christian Estrosi, invité de Mardi politique sur RFI, marqua son désaccord sur la polémique du Fouquet's qui revenait sans cesse lorsqu'on évoquait Nicolas Sarkozy. 
"C'est indigne de reprocher à Nicolas Sarkozy d'aller dans une 'brasserie populaire'!", fit-il observer aux détracteurs , provoquant des commentaires ironiques de la presse de mauvaise foi.  
S'il était, en revanche, un établissement de luxe, c'est bien celui fréquentait par Hollande, au volant ou non d'une Porsche à la façon du socialiste Dominique Strauss-Kahn, dans le VIIIe arrondissement de Paris.
Christian Estrosi se justifiera plus tard en expliquant qu'il utilisait le mot "populaire" au sens de "célèbre". 
Le Fouquet's est célèbre essentiellement dans le milieu du cinéma français puisqu'il abrite chaque année le déjeuner des nommés quelques semaines avant la cérémonie des César du cinéma. Rien à voir avec le restaurant gastronomique Chez Laurent où F. Hollande avait sa table (notamment avec BHL).

Bar sauvage à peine fumé cuit à plat, crème de pain toasté et beurre salé: 85 €, chez Laurent; Carpaccio de bar parfumé au citron vert: 36,00 €, au Fouquet's. Ils doivent en savoir quelque chose, à Libération, au Monde ou à L'Obs... LIRE PaSiDupes


Et qu'ils soient anciens trotskistes ou non,
les camarades socialistes de la gauche caviar sont régulièrement conviés à la Maison de l'Amérique latine. Lire PaSiDupes

Tout est donc prétexte au dénigrement de l'opposition quelles que soit les menaces sur la sécurité en France

Les tractations politiques sont en effet engagées et les louvoiements de Bayrou de droite et de gauche sont actuellement évoqués.
Il est clair que le PS a un fort besoin de l'apport de voix centristes...
VOIR et ENTENDRE la modération de Ch. Estrosi sur le cas Bayrou, MoDem, si instable soit-il:



Les élections régionales à venir verront Christian Estrosi opposé à Marion Maréchal Le Pen (FN). Inutile de dire qu'un discours très "social", tel que Lionel Jospin l'avait tenu lors de l'élection présidentielle de 2002, niant les questions identitaires et sécuritaires pour axer son propos sur l'emploi, aurait le même résultat néfaste: l'exclusion au second tour.
Au congrès de l'UMP de 2012, Christian Estrosi soutint la candidature de François Fillon.

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