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mardi 21 avril 2015

Nomination à la présidence de France TV: Hollande n'apporte ni changement ni transparence

Une "procédure anti-démocratique", selon les rédactions de France 2 et France 3

Un grand serviteur de l'Etat socialiste est à la manoeuvre...

On était tranquille: Hollande avait promis! Moi président apporterait le changement...
"Moi président de la République, je n'aurai pas la prétention de nommer les directeurs des chaînes de télévision publique; je laisserai ça à des instances indépendantes. Alors, voyons de plus près ce qu'un socialiste appellent indépendance une fois qu'il a accédé à l'Elysée, en trompant la confiance des électeurs...

Dès que possible, Hollande a nommé Olivier Schrameck, un homme intègre et indépendant des partis comme l'atteste un parcours politiquement neutre de conseiller technique, puis chargé de mission auprès du ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de la décentralisation Gaston Defferre, directeur du cabinet du ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports Lionel Jospin, puis directeur de cabinet du Premier ministre Lionel Jospin... Mais la socialiste Marie-Noëlle Lienemann déclara: "Olivier Schrameck est un déconnecté du pays réel [...] Olivier Schrameck n'est d'aucune cour, il est très indépendant. Je dirais que c'est un "schrameckien". Dans... Le Monde, Catherine Trautmann lui avait apporté sa caution d'ancienne ministre de la Culture et de la Communication sous... Lionel Jospin: "Je pense qu'il a été choisi parce qu'il n'est mêlé à aucun intérêt dans ce secteur. En outre, c'est un homme qui sait construire des compromis en prenant en compte tous les points de vue". Bien vu, mesdames...
 
Les sociétés des journalistes de France 2 et France 3 ont dénoncé la procédure de désignation du prochain président de France Télévisions par le CSA: "anti-démocratique" et "sans aucune transparence" hurlent ce mardi dans une tribune publiée par Le Monde, les ex-soutiens du candidat Hollande en 2012...

Dans leur manifeste, les SDJ déplorent "le règne de l'opacité" dans leur manifeste et que le Conseil supérieur de l'audiovisuel "refuse de révéler le nombre et le nom des candidats retenus" pour la présidence du groupe audiovisuel public de France Télévisions.
"L'équipe dirigeante va donc être choisie dans les bureaux d'un organe administratif de 8 membres, sans aucune transparence", écrivent les SDJ de France 2 et de la rédaction nationale de France 3.

"Alors que les auditions des candidats à la présidence des chaînes parlementaires, LCP et Public-Sénat, sont retransmises en direct, la nomination du patron de France Télévisions, ses 5 chaînes, ses 3 milliards de budget, va se dérouler dans les couloirs feutrés de la Tour Mirabeau", siège du CSA, regrettent-elles.
"Pour les journalistes du service public il s'agit d'une procédure anti démocratique, sur la forme comme sur le fond. Que sait-on du projet éditorial qui sera retenu? Quelle vision pour l'information des différentes chaînes (...)? Quel engagement pour que l'indépendance et le pluralisme [sic !] restent la priorité de nos rédactions ?", s'interrogent-elles.

Le CSA a autorisé les candidatures... secrètes 

Alibi ? Pour ne pas dissuader les postulants ayant d'importantes responsabilités, mais procédure aussitôt critiquée depuis déjà plusieurs dernières semaines. Début avril, l'UMP avait notamment dénoncé le "mystère" et "l'opacité" entourant le processus de sélection.

Cet "entre-soi (...) prête le flanc à tous les soupçons de pression politique", ajoutent les SDJ, qui regrettent que "citoyens et salariés" soient "tenus à l'écart des débats autour de l'avenir de la télévision publique". Démocratie directe ? Les experts auto-proclamés et les décrypteurs hautains appellent les citoyens à débattre ! Sauront-ils penser seuls?... 

L'autorité de régulation de l'audiovisuel a indiqué avoir reçu 33 candidatures - dont celle de Cyrille Hanouna et peut-être de Valérie Trierweiller - pour le poste le plus important de l'audiovisuel public, et il fera son choix à huis clos entre le 22 avril et le 22 mai, pour une prise de fonction mi-août.

Des candidats d'envergure ont "déjà" été recalés la semaine dernière.
Emmanuel Goût, ancien président de Canal Plus Italie, qui a été rejeté, déplore de n'avoir pas été entendu par ses pairs
D'autres gros calibres ont été refoulés: Marie-Christine Saragosse (55 ans, France Médias Monde: RFI, France 24 et Monte Carlo Doualiya), Didier Quillot (55 ans, ex-Lagardère), Emmanuel Hoog (AFP) ou encore Alexandre Michelin (directeur général de Microsoft MSN et ex-directeur de l'antenne et des programmes de France 5) ou encore le délégué SNJ de France Télévisions, Serge Cimino, n'auraient pas été sélectionnés.
Sept candidats pré-sélectionnés. Selon la presse, parmi les finalistes supposés figurent le président sortant de France Télévisions, Rémy Pflimlin, Pascal Josèphe, ex-directeur d'Antenne 2, Cyrille du Peloux, dirigeant de Veolia, Delphine Ernotte, directrice exécutive d'Orange, Robin Leproux (Ex-RTL et M6), Nathalie Collin, DG adjointe de La Poste et Christophe Beaux, PDG de La Monnaie de Paris. 
Vive la parité: deux femmes pour cinq hommes, sans que des ministres habituellement féministes, Ségolène Royal, Fleur Pellerin ou Laurence Rossignol, ne bronchent... Même que Najat Vallaud-Belkacem, adepte de la théorie du genre, regarde ailleurs. les femmes sont bien défendues !

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