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lundi 6 avril 2015

Kenya: le massacre d'étudiants de Garissa laisse indifférente la gauche des humanistes et humanitaires

Mieux vaut être d'extrême gauche avec Charlie Hebdo que modéré avec les Chrétiens

Le monde ne se lève que contre le massacre de dessinateurs libertaires

Les Chrétiens sont-ils des sous-hommes au Proche-Orient et en Afrique ?

Kenya: tuerie islamiste
(Université de Garissa)
Le Kenya est entré dans trois jours de deuil national à la mémoire des 148 victimes, essentiellement des étudiants, de l'attaque de son université de Garissa, jeudi 2 avril. Prises dans leur sommeil et froidement exécutés sur le campus par un commando de djihadistes, elles sont les victimes de l’attentat le plus sanglant du pays depuis l’attaque de l’ambassade américaine par al-Qaida en 1998. 

Sur les réseaux sociaux, des internautes s'indignent en vain du manque de réaction de la communauté internationale et des media. Le pape lui-même s'évertue à faire bouger le monde. Les Chrétiens d'Occident sont-ils devenus trop individualistes ou sont-ils étouffés par l'idéologie marxiste dominant le monde plus sournoisement que la banque ? Toujours est-il que, privés des relais médiatiques et universitaires, leurs voix ne parviennent pas à se faire entendre. 


Les chrétiens de France sont-ils victimes de leur respect des lois de la République qui fait peser sur eux le poids de la laïcité ? A force de se résigner aux railleries de leur foi et de leurs fidèles, voire à sa mise en procès pour des actions passées auxquelles d'autres opposeraient la prescription des siècles, à force de culpabilité insensée, de contrition et d'auto-flagellation, les Chrétiens paient partout le prix fort de l'enseignement de leurs religions d'amour et de respect.  Ainsi se trouvent-ils face à la barbarie aussi démunis que les démocrates.

Le Kenya, pays chrétien à 80%, a célébré Pâques dans le chagrin
Les messes données à travers le pays -et dans le monde chrétien- ont été dédiées aux personnes tuées jeudi à l'aube sur le campus de l'université148 personnes, essentiellement des étudiants, ont été exécutées par des islamistes shebab somaliens. On parle de martyre, comme si -partie intégrante de leur condition- il s'agissait de leur destin. S'en prendre à un pays membre de l'internationale socialiste ou à la Palestine suscite la levée des boucliers des media. Assassiner des dessinateurs provocateurs mobilise la gauche, certes, mais aussi la droite, qui leur sert pourtant couramment de cible, mais exterminer des Chrétiens innocents laisse les mêmes de marbre. Les magnats de la presse socialiste, les actionnaires multimillionnaires de Libération, du Monde ou de L'Obs, relatent et s'en tiennent à une simple couverture qui les rend pourtant complice de génocides: ils auront ensuite  les moyens médiatiques de réécrire l'Histoire tout loisir et de s'exonérer de toute faute déontologique et historique.  
Le président kényan Uhuru Kenyatta a promis une riposte sévère. Mais son gouvernement essuie depuis trois jours les critiques pour son incapacité à enrayer un cycle d'attaques des islamistes shebab sur le sol kényan ayant fait plus de 400 morts depuis mi-2013.
"Contrer le terrorisme est devenu particulièrement difficile, car ceux qui le planifient et le financent sont profondément implantés dans nos communautés et étaient considérés comme des gens ordinaires et inoffensifs", a expliqué Uhuru Kenyatta. Nos djihadistes français, assassins de 17 de leurs concitoyens, n'étaient-ils pas considérés comme sympathiques et inoffensifs par leurs voisins?  Mais "nous ne les laisserons pas continuer à vivre normalement," prévient-il.

La France profonde de l'internet international s'indigne 

Le pape François est-il le chef de combat
dont l'Eglise a besoin ?
Dans le monde entier, des messages de soutien ont été partagés sur twitter, certains dénonçant l'indifférence de la communauté internationale. Un indignation naturelle reprise également par le Pape François lors de son message de Pâques à Rome. Après "jesuischarlie" né des attentats du 7 janvier à Paris, un nouveau mot-clé "Jesuiskenyan" a émergé dans les pays francophones. 

Mais un autre mot-clé envoie aussi un message plus cruel pour la gauche libertaire et révolutionnaire qui s'était enflammée lors de l'assassinat des leurs à Charlie hebdo. "174isNotJustaNumber" dénonce le peu de réactions des chefs d'Etat : Obama lâche un peu al-Assad et Poutine, mais se rabat sur Israël en dédiabolisant l'Iran, pays des ayatollahs sectaires. Il ne manifeste pas plus d'intérêt pour les Chrétiens du Proche-Orient et d'Orient que la moyenne des chefs d'états qui s'acquittent à la sauvette de leur devoir de compassion et retournent à leurs manoeuvres politiciennes. 
Or, ce président des Etats-Unis est d'origine kényane par son père...
Obama, coiffé du turban kenyan, 
lors d'un voyage au Wajir en 2006
Barack Obama n'est pas aussi noir qu'on le dit volontiers. Il est en effet le premier métis afro-américain à la Maison Blanche, car fils d'une Blanche américaine de souche irlandaise et d'un Kényan noir et musulman. La stupéfaction face à l'inertie du prix Nobel de la... paix (2009) est légitime, mais il faut aussi savoir que, pendant la campagne électorale pour l'investiture de 2008, l'éditorialiste Daniel Pipes a révélé que Barack Hussein Obama a  été élevé dans l'islam durant son séjour en Indonésie, entre 6 et 10 ans. Obama nie quant à lui que son foyer était religieux.

Ensuite, les agences de renseignements égyptiennes possèdent des "documents et preuves". Au cours de la discussion sur le fait que ces documents contiennent des extraits d’échanges financiers massifs entre des instances internationales et les Frères Musulmans, la vice-présidente de la Cour Suprême Constitutionnelle d’Egypte a déclaré: "Le frère d’Obama (Malik, ci-contre) est l’un des architectes des investissements pour le compte de l’organisation internationale des Frères Musulmans."

Enfin, selon Waffa Taha Latik, journaliste marocain, "La Ilaha Illa Allah" est inscrite sur la bague que porte Barack Hussein Obama à la main gauche depuis 30 ans. Ce signe de foi confirme les liens étroits que le président américain entretient avec l'islam… Si Obama a menti au peuple américain en se déclarant chrétien et non musulman, cela expliquerait son discours du Caire où il fait pratiquement "allégance" à l’islam, allant jusqu’à s’incliner devant les nababs égyptiens…
Mais aussi un message plus polémique : "174isNotJustaNumber", mot-clé qui dénonce le peu de réactions des chefs d'Etat : pas de marche internationale prévue comme celle du 11 janvier à Paris... 
Le traitement est également jugé insuffisant par les media traditionnels notamment outre-Atlantique. Aux USA par exemple, Charlie Hebdo avait été cité plus de 1400 fois en 24 heures dans les media américains juste après l'attaque des frères Kouachi. L'attaque de Garissa, elle, n'a été cité que 214 fois, rapporte le site breaking3zero.com.

Une tragédie traitée comme un fait divers

Un Occident en perte de toute hiérarchie des valeurs
L'AFP privilégie l'anecdotique, sans que Le Figaro doive se sente pour autant obligé de diffuser ce qui distraie de l'essentiel, mais se prête à la diversion. Francetv info,‎ 20minutes.fr‎, europe1.fr, bfmtv.com, leparisien.fr, SudOuest.fr, etc rapportent tous que, samedi matin, plus de 50 heures après le début de l'attaque, une survivante terrorisée, a encore été retrouvée, cachée dans une penderie, échappant ainsi à la tuerie... La veille, quatre rescapés avaient été secourus. Tout est-il donc pour le mieux ? A bord de bus affrétés par le gouvernement, 663 étudiants rescapés ont quitté Garissa pour rejoindre les villes dont ils sont originaires. L'université est fermée jusqu'à nouvel ordre.


Les djihadistes ont pris pour cible les étudiants chrétiens 
Jeudi à l'aube, un commando est entré sur le campus, ouvrant le feu au hasard, avant de pénétrer dans la résidence universitaire, séparant musulmans et non-musulmans, laissant partir les premiers et gardant les seconds en otage.

Cinq suspects ont été arrêtés depuis jeudi: "Nous les soupçonnons d'être des complices des assaillants (...), nous tentons d'établir des liens", a expliqué le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Mwenda Njoka. Deux d'entre eux ont été arrêtés à l'intérieur de l'université: un Tanzanien, caché avec des grenades, et un vigile kényan d'ethnie somali, soupçonné d'avoir aidé les assaillants à entrer, selon M. Njoka. Les trois autres suspects ont été arrêtés alors qu'ils tentaient de fuir vers la Somalie.

Une école coranique hébergeait le cerveau du raid islamiste 
Quatre membres présumés du commando ont été tués. La police a exhibé samedi leurs dépouilles nues et ensanglantées dans les rues de Garissa, devant une foule en colère ou indignée par cette sinistre parade. Jeudi, les autorités avaient offert d'une récompense d'environ 200.000 euros pour la capture du cerveau présumé de l'attaque, Mohamed Mohamud, alias "Kuno", ancien professeur kényan d'une école coranique de Garissa.

Ce massacre s'ajoute à la série de l'assaut du centre commercial Westgate, d'une succession de raids sur la côte kényane et dans la ville de Mandera frontalière de la Somalie, au cours desquels environ 160 personnes au total avaient été exécutées en 2014.

Affaiblis en Somalie, les islamistes ont choisi le Kenya, pays frontalier majoritairement chrétien (à 80% catholique), miné par la corruption, où une minorité musulmane jeune et délaissée est agité par les islamistes, pour montrer qu'ils peuvent continuer de frapper à leur guise impunément.

1 commentaire :

  1. Terrible... après Nairobi en 2013 avec presque 70 personnes assassinées, voici Garissa et 152 martyres de plus sans parler des exécutions en Libye ou ailleurs !
    Mais qu'attendent tous les "je suis Charlie" pour réagir, tous les défenseurs de la liberté et des "drouadlomes" pour envoyer des commandos d'élite pour éradiquer ces méprisables islamistes ??!!!!....
    Merci en tous les cas pour ce billet très précis.
    Bien à vous.

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