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mercredi 8 avril 2015

Plan Vigipirate : la grogne monte chez les CRS

Faut-il faire appel aux... postiers ou redéployer dans la rue les nouvelles recrues de l'Education nationale ?

L'équivalent de trois compagnies de CRS s'est fait porter collectivement pâle

Ils entendent manifester leur grogne contre les effets du plan Vigipirate qui les "épuise", a-t-on appris mardi de sources syndicales policières. Depuis la semaine dernière et mardi, 240 CRS se sont déjà mis en arrêt maladie. Ce moyen de manifester son mécontentement n'est pas une première chez ces spécialistes du maintien de l'ordre, relativise-t-on du côté de Nanard Cazeneuve, ministricule de l'Intérieur et chance exceptionnelle des Français.

Cela a d'abord concerné la CRS de Toulouse vendredi puis, mardi, celles de Lyon et Nancy qui devaient venir en renfort pour Vigipirate en région parisienne. Selon Nicolas Comte, responsable d'unité police SGP-FO (second syndicat de gardiens de la paix et de CRS), "l'emploi très tendu des effectifs" en raison de Vigipirate a déclenché un "ras-le-bol" des CRS. Ils se disent "épuisés" et "inquiets sur les possibilités de tenir à long et moyen terme à ce rythme". "Il faut donner des signaux, ouvrir des négociations", a demandé le syndicaliste.

Une mobilisation sans précédent

"On a tapé sur les repos et la formation, les CRS n'en peuvent plus", a assuré Nicolas Comte. Les niveaux actuels du plan Vigipirate, "alerte attentats" pour l'Ile-de-France et les Alpes-Maritimes et "vigilance renforcée" pour le reste de la France, ont déjà été prolongés jusqu'au 10 avril et le seront pour "plusieurs mois", avait claironné le gouvernement début mars. "Tous les sites sensibles restent protégés", a  confirmé Manuel Valls, le 4 mars dernier.

Le gouvernement n'a jamais manqué une occasion d'afficher sa détermination à poursuivre l'opération Sentinelle autant que nécessaire face à la menace d'attentats toujours très élevée visant la France. Manuel Valls avait ainsi assuré mi-février que le plan Vigipirate serait prolongé "autant que nécessaire, tant que la menace reste élevée".
"Il faut dire la vérité aux Français, avait politisé le communicant de Matignon [...] Il faut s'habituer à vivre avec cette menace terroriste qui est le fruit d'organisations internationales particulièrement barbares", avait prévenu le Premier ministre. Le pouvoir et les media ont beaucoup vanté le courage des CRS, mais, eux, ils ne s'habituent pas.
Les premières victimes de l'islamisme
seraient les musulmans
C'est l'agression le 3 février de trois militaires en faction devant un centre communautaire juif à Nice qui avait entraîné le relèvement par Manuel Valls au niveau "alerte attentat" du plan Vigipirate dans les Alpes-Maritimes, rappelle L'Obs: pour cet hebdomadaire, la solution réside-t-elle dans le départ des Juifs français ou faut-il tout de suite restituer Nice à l'Italie ou, mieux, aux Ottomans de l'actuelle République de Turquie ?

Depuis que des 
djihadistes français ont perpétré les tueries de Charlie Hebdo à Paris et de l'Hyper Casher de Vincennes, 10.500 militaires protègent 830 "sites sensibles" en France, dont 310, principalement juifs, en Ile-de-France. Un millier de CRS en moyenne est mobilisé chaque jour, selon les sources syndicales. Cette mobilisation sans précédent, qui entraîne aussi d'importants surcoûts budgétaires, risque toutefois d'épuiser les effectifs soumis à rude épreuve depuis plusieurs mois, avaient indiqué plusieurs sources lors de cette annonce gouvernementale et politicienne. Peu avant 11 heures mardi, la Direction générale de la police nationale (DGPN) n'était pas en mesure de communiquer.

Ils connaissent bien le terrain: on attend les enseignants dans la rue, vite !
Mais eux aussi ont le blues des rythmes de travail. 
Alors Besancenot et ses postiers peuvent-ils aussi faire l'affaire et servir la République ?...

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