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samedi 27 septembre 2014

Affaire Kadhafi: le document libyen de Mediapart qui accuse l'ex-président pourrait bien être un faux

Pourquoi la Cour d'Appel "suspend" l'enquête...

Les juges auraient recueilli de nouveaux éléments qui entachent la crédibilité des accusations

Moustache, regard plissé
et main devant le visage:
Plenel a tout de l'honnête homme 
En 2006, à la veille de la présidentielle de 2007, une "note" évoquait un pseudo-financement occulte de 52 millions d'euros dont la gauche a fait ses choux gras depuis, notamment en 2012. C’était la première fois qu’une enquête pénale visait directement le financement d’une campagne présidentielle – et que les juges formulaient un soupçon explicite contre un candidat, mais il faut dire que l' 'affaire des frégates d’Arabie saoudite et des sous-marins du Pakistan', qui vise deux contrats d’armement signés il y a 20 ans (1994) et qui qui auraient financé la campagne d’Édouard Balladur à l’élection présidentielle de 1995sert de casserole accrochée par la gauche vertueuse à la droite et ressort toujours à point nommé pour salir. Jacques Chirac a été poursuivi en quittant l’Elysée, mais pour les finances du RPR. François Mitterrand a vu sa campagne mise en cause dans l’affaire Urba, mais lui n’a jamais été inquiété. Et s’il y avait des soupçons contre Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt, constamment brandie contre lui, on voyait mal sur quelles bases sérieuses il aurait pu être poursuivi. 


Deux "trotsko-fascistes", 
selon certains politiques 
Le 30 avril 2012, Nicolas Sarkozy dépose une plainte contre Mediapart. Le Parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire pour "faux" et "usage de faux ", "recel de faux" et "publication de fausses nouvelles". La plainte vise le site trotskiste, son directeur de la publication, le révolutionnaire Edwy Plenel (photo 1, ci-dessus), ainsi que les deux journalistes Fabrice Arfi (à droite avec F. Lhomme sur la photo 2) et Karl Laske qui, protégés par le secret des sources, ont signé l’article faisant état d'une note présumée à propos d'un financement libyen présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Journaliste d'investigation, puis chef du service politique du Monde et rédacteur en chef du Point en 2007, avant de rejoindre Vanity Fair en tant que rédacteur en chef enquêtes/investigation et aussi éditorialiste dans l'émission "Bourdin & Co", sur RMC, Hervé Gattegno nous en disait plus, le 18 décembre 2013. Le 7 octobre 2013, une décision de non-lieu était en effet rendue en faveur de Sarkozy dans l'affaire Bettencourt: les éléments rassemblés par l'enquête ne justifiaient pas la poursuite d'une action pénale !...


"L'enquête progresse sur le document publié par Mediapart pour accuser Nicolas Sarkozy d'avoir reçu de l'argent de la Libye sous le régime de Kadhafi [affirmait Gattegno, fin 2013]. Les derniers éléments recueillis par les juges d'instruction parisiens René Cros et Emmanuelle Legrand renforcent le soupçon d'une falsification, sans que l'origine d'un éventuel montage puisse à ce stade être précisée. 

[Le journaliste au Nouvel Observateur, Airy Routier, avait, quant à lui, eu recours à un vrai-faux SMS... Sous couvert de la protection des sources de la presse, ce spécialiste exemplaire de l'investigation de bon aloi avait fait croire à un tweet que Nicolas Sarkozy aurait adressé à Cécilia, quelques heures avant son mariage avec Carla, un SMS lui assurant : "Si tu reviens, j’annule tout ". Le vertueux et son femme, Valérie Lecasble, journaliste, avaient été récompensés du prix Derogy-L'express...]

Le magistrat s'est rendu secrètement au Qatar le 5 août, afin d'interroger l'ancien chef des services de renseignements libyens, Moussa Koussa, dont la signature apparaît au bas de la note reproduite par Mediapart [mais seulement pour ses abonnés, ces "salauds de riches"...] Selon ce compte-rendu, rédigé en arabe sous un en-tête officiel de la révolution libyenne, 52 millions d'euros auraient été octroyés par le colonel Kadhafi à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Cette décision aurait été prise à la suite d'une réunion tenue le 6 octobre 2006 à laquelle participait, selon le document, le principal collaborateur de Kadhafi, Bechir Saleh, le ministre français Brice Hortefeux, l'intermédiaire libanais Ziad Takieddine et Moussa Koussa, ainsi que le « directeur des services de renseignements libyens », dont l'identité n'est pas indiquée, mais qui pourrait correspondre à Abdallah Senoussi, beau-frère de Kadhafi, lui aussi emprisonné depuis la chute du dictateur libyen.

Tous les protagonistes visés ont démenti

« Ce n'est pas ma signature, ce document est falsifié », a déclaré au juge Moussa Koussa, aujourd'hui en exil à Doha sous la protection des autorités qatariennes. Il a ajouté : « Il s'agit d'un faux car la signature est fausse. Ce n'est pas ma signature (...) Je ne sais pas si quelqu'un a essayé d'imiter ma signature ou si c'est une signature totalement différente ; ce n'est pas moi qui ai signé, ce document est un faux document. » Interrogé en présence d'un magistrat du Qatar, Moussa Koussa a accusé l'ancien premier ministre de Kadhafi, Baghdadi al Mahmoudi, actuellement emprisonné à Tripoli, d'être l'auteur du faux.

L'audition, qui s'est tenue dans un salon privé de l'hôtel Four Seasons de Doha, semble néanmoins s'être déroulée dans un climat étrange, Moussa Koussa étant attendu par une ambulance en raisons de problèmes de santé et ayant dans un second temps déclaré, d'une façon équivoque : « Je ne vous ai pas dit que c'était faux ou pas faux. Il y a ce qui est mentionné sur ce document et quelqu'un qui a mis une fausse signature en dessous, à vous d'enquêter. »

Avec les déclarations de cet ancien haut responsable libyen, il est cependant acquis que tous les protagonistes dont les noms figurent sur le document publié par Mediapart y ont opposé un démenti. C'est le cas de Bechir Saleh, considéré comme le directeur de cabinet de Kadhafi, qui était censé devoir libérer les fonds au profit de Nicolas Sarkozy et qui, dans un entretien exclusif accordé dans le numéro de décembre 2013 de Vanity Fair depuis l'Afrique du Sud, où il s'est réfugié pour échapper à un mandat d'arrêt international, avait qualifié cette pièce de « faux grossier ». C'est également le cas de Ziad Takieddine, qui a tenu des propos contradictoires, mais qui a toujours affirmé (y compris dans l'article initial de Mediapart) que la fameuse réunion de 2006 dont le document est censé rendre compte n'avait pas existé. Enfin, Brice Hortefeux a également nié avec force s'être rendu en Libye à cette date.

Clermont-Ferrand - Paris - Tripoli ?

Les vérifications abondantes et minutieuses, effectuées à la demande des juges par les gendarmes de la section de recherches de Paris, paraissent exclure que l'ancien ministre [Hortefeux] ait pu se rendre à Tripoli le 6 octobre 2006. Les enquêteurs ont [en] effet reconstitué son agenda du 5 au 7 octobre et il en ressort qu'il se trouvait de façon certaine à Clermont-Ferrand (il est élu de la région Auvergne) dans la soirée du 5 et à nouveau en fin de matinée le 6 (son agenda officiel mentionne même un rendez-vous pour le petit-déjeuner, mais il n'a pu être vérifié). Or un vol entre Paris et la Libye dure au moins trois heures, de sorte qu'il apparaît invraisemblable qu'il ait pu effectuer un aller-retour et assister à une réunion dans un délai aussi court.

Les journalistes de Mediapart, entendus dans ce dossier en qualité de « témoins assistés », ont suggéré que la réunion fatidique pouvait avoir eu lieu à Genève et non à Tripoli. Mais les recherches des gendarmes établissent que Ziad Takieddine ne s'y est pas rendu à cette date. En outre, Abdallah Senoussi étant à cette date visé par un mandat d'arrêt international pour des faits de terrorisme, sa venue en Suisse est elle-même hautement improbable.

Le Canard enchaîné aurait détenu la même note sans la publier

Dans un rapport remis aux juges le 7 juillet dernier, les gendarmes évoquent par ailleurs le témoignage d'un ancien diplomate devenu chercheur, spécialiste de la Libye, consulté sur la forme du document. Celui-ci leur a déclaré avoir « reçu les confidences d'un journaliste du Canard enchaîné » qui lui aurait indiqué que l'hebdomadaire satirique détenait la même note « depuis 2008 » mais qu'il n'avait pas souhaité le publier « par principe de précaution », eu égard aux incertitudes sur son authenticité.

Mediapart, en revanche, avait choisi de publier ce document entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2012, ce qui avait conduit Nicolas Sarkozy à déposer une plainte contre le site pour « faux, usage de faux et publication de fausse nouvelle ». L'ancien président a toujours démenti toute relation financière avec le régime de Kadhafi, qu'il a du reste contribué à abattre en 2011 au sein d'une coalition internationale où la France était aux avant-postes. Plusieurs anciens dignitaires ou proches du régime kadhafiste ont cependant assuré – y compris devant la justice – avoir été informés d'un financement occulte en faveur de Nicolas Sarkozy. Mais leurs déclarations restent à ce jour non concordantes (sur la date, le montant et le mode opératoire) et n'ont pu être corroborées par aucun élément matériel."

Les juges ne partagent pas les convictions de Mediapart



La Cour d'Appel de Paris a suspendu mardi l'enquête qui vaut à l'ancien président d'être mis en examen pour corruption depuis juilleta-t-on appris mercredi 24 septembre de source proche du dossier. La gauche et les juges Claire Thépaut et Patricia Simon accusaient le principal candidat de la droite à la présidentiel de 2017 d'avoir tenté d'obtenir auprès de Gilbert Azibert, haut magistrat de la Cour de cassation, des informations dans le dossier judiciaire le concernant, mais les preuves manquent sur les éléments à charge.

Mediapart  a toujours pignon sur rue

Les journalistes Arfi, Lhomme et Plenel continuent de sévir, puisque Hollande -et la gauche dite républicaine-  y trouvent leur compte.


Livret A : les Français s'en détournent toujours plus

Le rythme des retraits s'accélère

Les retraits ont encore été supérieurs aux dépôts en août
Les détenteurs d'un Livret A ont retiré 480 millions d'euros: pour le 4e mois consécutif,le nombre des retraits a dépassé celui des dépôts en août, selon des données publiées mardi par la Caisse des dépôts. Sur les huit premiers mois de l'année, la collecte nette (les dépôts moins les retraits) reste positive et atteint 710 millions d'euros, très loin du niveau enregistré sur la même période de 2013 (15,57 milliards d'euros).

Le taux de rémunération du Livret A est en effet passé de 1,25% à 1%, un niveau historiquement à compter du 1er août.
Hollande n'aura réussi qu'une seule baisse, celle de la rémunération du livret d'épargne populaire. 
Jamais ce placement, réglementé par l'Etat, n'aura aussi peu rapporté. 

Le Livret A  souffre de la déflation 

Cette baisse était justifiée par le "ralentissement de l'inflation" (1,2%, hors tabac), nous disait-on, pour ne pas affoler la population en appelant un chat un chat. 

Le Livret de développement durable (LDD) a pour sa part réussi à attirer l'épargne des Français en août
, les dépôts ayant dépassé les retraits à hauteur de 130 millions d'euros. 
Or, il est menacé, car dans le sillage du Livret A, le Livret développement Durable (LDD) sera aussi ramenés à 1%, ainsi que le Livret Bleu, le Compte Épargne Logement (CEL), jusqu'aux Livrets d'Épargne Populaires (LEP)...

Un Français sur deux prêt à riposter aux attaques de la "gauche sociale"
Fin juillet, un Français sur deux (51%) se déclarait incité à épargner sur un autre type de produit que la baisse du taux du Livret A à 1,0%, selon un sondage IFOP pour Dimanche Ouest France. A l'inverse, 39% n'envisageaient pas de changer d'attitude sur le Livret A.
Déjà engagé au mois de mai, le mouvement de décollecte du Livret A s'est renforcé dans un contexte de baisse de la rémunération du placement (1,55 milliard d’euros). Dès juin, alors que la menace était pendante, la collecte nette avait été négative de 50 millions d'euros sur le Livret A et le Livret de développement durable (LDD)

Avec une collecte nette positive de 1,64 milliard d'euros depuis le début de l'année, il reste toutefois loin de ses niveaux enregistrés dans les premiers mois de 2013 (7,49 milliards d'euros), ce qu'il faut sans doute prendre pour une satisfaction... Début janvier, Pierre Moscovici avait laissé entendre que le taux de rémunération ne devrait pas passer sous les 2%. En juillet, avant la baisse du taux de rémunération à 1,25 % au premier août, la collecte nette sur le livret A (les dépôts moins les retraits) a fortement ralenti à 380 millions d’euros… une chute de 82 % sur un an.
Et en 2012, le Livret A avait enregistré une collecte nette de 28,16 milliards d'euros, tandis que celle du Livret de développement durable (LDD) a atteint 21 milliards, selon des chiffres publiés mardi par la Caisse des dépôts (CDC). Un record en 194 années d'existence. En effet, en 2011, les deux placements avaient d'abord bénéficié du relèvement de leurs plafonds par le gouvernement, mais l'engouement pour les deux livrets était retombé avec la perspective d'une casse de son taux, effectivement passé de 2,25 % à 1,75 % le 1er février 2013.

DAL pourrait s'alarmer de l'insuffisance de logements
mais loin de reprendre de l'activité, l'association d'extrême gauche reste étrangement impassible face à la décollecte préjudiciable au secteur du bâtiment. Depuis août 2013, Jean-Baptiste Eyraud, son meneur, un ancien militant maoïste qui a fait partie de la Gauche prolétarienne et membre du Comité des mal-logés, n'a plus bougé une oreille (lien).   
Au total, 369,6 milliards d'euros étaient encore en dépôt fin août sur un Livret A ou un LDD. De quoi relancer la construction sociale?
Mais Cécile Duflot, la ministre Europe Ecologie-les Verts (EELV) de Jean-Marc Ayrault, et sa loi Alur (loi pour l'Accès au logement et un urbanisme rénové) sont passées par là... Estimant que la loi coûte au pays entre 0,4 et 0,5 point de croissance, le premier ministre de Hollande, Manuel Valls, a remis sur la table la partie de la loi qui pèse le plus sur la relance de la construction et la croissance !

L'élection interne à l'UMP "vaut primaire", fait valoir François Baroin

"Si Juppé et Fillon pensent avoir des chances de devenir président, ils auraient dû s'y présenter", ajoute l'ancien ministre

"Le chef du parti est le mieux placé pour la présidentielle,"
  
estime le député-maire de Troyes, soutien de Nicolas Sarkozy. L'élection à la présidence de l'UMP comme est un tremplin pour la présidentielle à venir, explique François Baroin. 

L'ancien ministre de l'Economie considère que "l'élection à la tête du parti vaut primaire à l'UMP". Et si les possibles concurrents de Nicolas Sarkozy en interne pour l'investiture de 2017 ont la même ambition, il les encourage à se présenter. "Si (Alain) Juppé et (François) Fillon pensent avoir des chances de devenir président, ils auraient dû s'y présenter", affirme-t-il, convaincu qu'ils ont manqué le coche.

Pour justifier cette position, il invoque la "tradition gaulliste et bonapartiste" de la droite. "C'est comme ça, le chef du parti est le mieux placé pour la présidentielle". 

Baroin se situe par rapport à Fillon et Sarkozy

Jadis soutien de François Fillon pour la présidence du mouvement face à Jean-François Copé, François Baroin explique sa prise de distances.
"Je n'ai pas non plus compris les contretemps de Fillon, pour qui j'ai une grande estime, qui s'est accroché à Matignon et, après la défaite, [il] a critiqué le bilan de Sarkozy au lieu de récupérer son héritage", explique-t-il.

Mais il met aussi en garde Nicolas Sarkozy. Pour le député, tout n'est pas encore gagné. "L'histoire dira si les affaires ne sont pas trop lourdes et s'il parvient à renouer avec les Français. Car à ce stade, ce n'est pas fait. C'est possible, mais cela reste à faire", assure celui qui, à bientôt 50 ans, est candidat aux sénatoriales dans son département de l'Aube et vise la présidence de l'Association des maires de France.

Les Français ne veulent plus des 35h

Les Français sont également pour l'ouverture des commerces le soir et le dimanche

Un  sondage qui annonce de nouvelles reculades de la gauche
Les Français sont majoritairement favorables à la remise en cause des 35 heures
ainsi qu'à l'ouverture des commerces le soir et le dimanche.

Sans surprise, les sondés s'opposent  à un recul de l'âge de la retraite.
Ils sont également contre la suppression de deux jours fériés, selon un sondage Odoxa pour i-télé (groupe Canal+) et Le Parisien/Aujourd'hui en France publié samedi.

Ces quatre propositions du MEDEF marquent une évolution des mentalités

61% souhaitent "revenir sur la durée légale du travail et l'adapter selon la taille et le secteur des entreprises" (39% opposés)
72% des sondés sont favorables à une "autorisation d'ouverture des commerces à la fois le soir et le dimanche" (28% opposés), 

"Reculer l'âge légal de départ à la retraite" (31% pour) en mécontenterait 69%

73% refusent même de "supprimer deux jours fériés
par an pour allonger la durée annuelle travaillée" (26% pour et 1% sans opinion).

Sondage réalisé par internet les 25 et 26 septembre auprès d'un échantillon de 1.001 personnes, représentatif de la population française adulte.

Basket: interditction du voile aux joueuses du Qatar

Le Qatar a préféré déclarer forfait face à la Mongolie aux Jeux asiatiques

Le débat autour du port du voile dans les compétitions sportives est-il clos?
Plusieurs joueuses du Qatar étaient arrivées avec la tête recouverte d'un hijab, alors qu'elles devaient affronter la Mongolie lors du tournoi du basket-ball, à Incheon, en Corée du Sud. Or, la Fédération internationale de basket (Fiba) interdit le port du voile dans ses compétitions. Devant le refus des joueuses d'enlever leur hijab, les officiels de la rencontre ont dû déclarer l'équipe du Qatar forfait. 
"Ce qui s'est passé aujourd'hui va à l'encontre des objectifs du Comité international olympique qui tendent vers l'inclusion des pays de différentes cultures et aussi contre le slogan des Jeux asiatiques d'Incheon clamant 'La diversité brille ici' ", a tonné Ahlam Al Mana, la chef de la commission du sport féminin au Qatar.

L'émirat du golfe Persique avait conscience que l'équipe n'allait pas pouvoir jouer, mais a tenté le forcing.
"Nous sommes ici pour signaler à la Fédération internationale que les équipes musulmanes sont prêtes à concourir dans n'importe quelle compétition", a-t-il insisté, le quotidien britannique The Guardian, accueillant journal bobo de centre gauche. "Nous savions que le hijab était interdit, mais nous devions être ici. Nous devons montrer à tout le monde que nous sommes prêts à jouer, mais que la Fédération internationale n'est pas prête," a polémiqué la responsable qatari.

Le règlement de la FIBA ne s'applique-t-il pas à tous? 
Le Qatar ne peut ignorer plus longtemps l'article 4.2.2 du règlement de la FIBA, En adhérant, l'émirat a accepté cet article qui interdit "le port de coiffes et chapeaux, d’accessoires dans les cheveux, et de bijoux" ? "Je ne comprends pas cette décision. Je ne pense pas que le hijab soit dangereux et influe négativement sur le match ou les joueuses", insiste néanmoins une des basketteuses, désignée porte-parole prosélyte de son équipe. 
La FIBA fait pourtant preuve d'une belle ouverture d'esprit puisqu'elle a récemment ouvert "une période d'essai de deux ans" pour autoriser le port du voile durant les compétitions nationales. En entre-baillant son panier, la Fédération a laissé entré la contestation. 

Des rameuses iraniennes avec le hijab

Basket : les joueuses du Qatar interdites de voileToutes les fédérations de ces Jeux asiatiques ne sont pas sur la même longueur d'onde. Mercredi, une équipe d'aviron iranienne a ainsi remporté la médaille de bronze alors que les quatre membres de son embarcation portaient le hijab
Le Qatar doit jouer contre le Kazakhstan vendredi et face au Népal le lendemain. Rien n'indique qu'une solution pourrait être trouvée d'ici là.

Il est symptomatique que la Fiba a prévu une phase de réflexion sur ce qui peut être porté ou non, mais que la FISA (Fédération Internationale des Sociétés d'Aviron) ne se pose pas la question.

La France sera-t-elle contaminée?
Le 1er mars dernier, le secrétaire général de la Fédération internationale de football (FIFA), Jérôme Valcke, estimait qu'on ne peut "faire de discrimination. Ce qui s'applique aux femmes peut s'appliquer aux hommes. Les hommes peuvent donc aussi porter, dans les différentes compétitions, un couvre-chef."

Une décision qui avait provoqué
une levée de boucliers en France, jusqu'au plus faut niveau de la Fédération française de football (FFF)
.
Marine Le Pen a estimé que cette décision vise à "favoriser le déversement de l'argent des pétromonarchies", ajoutant trouver cela "scandaleux".
"La France est un pays laïc et il faut respecter cela. On a avancé par rapport à la religion. En France, je souhaite que les jeunes filles puissent jouer partout sans que je ne sais qui leur impose le port du voile, avait réagi le socialiste Noël le Graët, le patron du foot français. 
Là où Blatter [le président de la FIFA] a mille fois raison, c'est que, dans certains pays, jouer au foot avec le voile est un tel progrès qu'il faut le faire. Mais si on vient au foot dans un pays laïc, on vient comme tout le monde."

Le débat est ouvert depuis que la féministe Martine Aubry a créé des créneaux réservés aux femmes dans une piscine municipale discriminant les hommes et suscitant une énorme polémique en France où elles ne sont pas acceptés. La laïcité doit-elle s'adapter à l'universalité du sport et au multiculturalisme.
Najat Vallaud-Belkacem, la ministre musulmane de l'Education et des Sports de Hollande et Valls, plongera-t-elle les scolaires en tous genres dans le même bassin, maillots bleus et roses confondus ?

vendredi 26 septembre 2014

Ces Français qui n'arrivent plus à payer leurs impôts

Les Echos et le JDD les a rencontrés:
ni Le Monde, ni Libération ?

Ils sont 1,2 millions de Français
qui demandent à ce  que leur centre d’impôts leur accorde un délai de paiement, un chiffre en hausse de 20% en deux ans.
Un million de contribuables non imposables a dû s’acquitter de l’impôt sur le revenu pour la première fois en 2013
Cette année encore la majoration de 10% pour les retraités devrait faire entrer 337.000 ménages dans l’impôt. Avant une baisse pour les plus modestes prévue pour 2015: c'est dans 15 mois et nul ne sait ce qui peut arriver d'ici là.

Des hausses de plusieurs budgets ministériels sont prévisibles et nécessaires

Actuellement, le ministère  de la Défense n'a pas déjà pas les moyens de la politique interventionniste de Hollande en Afrique pour ne pas exposer plus longtemps nos armées engagées par Hollande … Or, l'exécutif a ouvert un nouveau front au Proche Orient, en soutien à Obama qui, pour venir aux Chrétiens persécuté, mais aussi et surtout pour combattre les terroristes de l'Etat islamique, a lancé des frappes sur l'Irak et la Syrie, suivi par la France, sur les deux états souverains, à son tour.

Le ministère de l'Intérieur va devoir demander des moyens supplémentaires pour combattre les djihadistes sur le territoire national. L'exécution de l'otage français trahi par un Franco-Algérien et livré aux barbares qui l'ont égorgé en Algérie suscite l'indignation mais aussi l'inquiétude du pouvoir socialiste sur le territoire national. 
Valls a renforcé le plan Vigipirate et le Parlement a voté contre le terrorisme des mesures qui exigent plus de moyens budgétaires.

VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze qui a évalué l'impact de la suppression de la première tranche du barème de l'impôt sur le revenu sur l'ensemble des contribuables, sur BFM Business, le 26 septembre:

Hervé Gourdel, trahi par son guide franco-algérien

La justice s'intéresse au guide d'Hervé Gourdel

Le ver islamiste dans le fruit français


L'un des quatre Algériens qui accompagnaient Hervé Gourdel lors de sa randonnée en Kabylie est toujours entendu par les autorités algériennes.

Français à part entière, "Karim O." a fait la démarche de contacter le Français
Le Français d'origine algérienne était de retour en Algérie depuis environ un mois lorsqu'il a contacté Hervé Gourdel via Facebook pour offrir de l'accompagner dans le très dangereux massif de Djurdjra, Kabylie, lieu historique de maquis investi par les djihadistes se réclamant de l'Etat islamique.

D'après les informations de BFM TV, ce "guide de haute montagne" non déclaré aux autorités algériennes, est considéré comme le "suspect numéro un" dans les recherches des autorités sur la complicité des ravisseurs d'Hervé Gourdel.

L'auteur du piège est en garde à vue

Le Franco-Algérien qui habitant à ...Lille, est entendu à Bilda depuis ce jeudi après-midi . Selon le droit algérien, il peut être maintenu en garde à vue jusqu'à 20 jours, puisqu'il s'agit d'affaires liées au terrorisme, indique BFM TV.

Les trois autres Algériens qui accompagnaient le Français ont également été placés en garde à vue, et attendent d'être entendus. Ces amateurs de randonnées en haute montagne s'étaient rendus aux autorités après avoir été relâchés par les ravisseurs d'Hervé Gourdel, ce qui avait éveillé les soupçons.
Selon la loi algérienne, les quatre ressortissants auraient dû prévenir les autorités qu'ils accueillaient un étranger.

La question est posée du maintien de la double nationalité dans le droit français.
La maire de Lille était absente à la marche blanche de Saint-Martin-Vésubie en hommage au guide français trahi par un binational.

Cet après-midi devant la Grande mosquée de Paris, binationaux ou non, les musulmans de France se déclareront contre Daesh (Etat islamique, en français): "Nous sommes aussi de 'sales Français' ", sans risque, puisque la démocratie les protège de la trahison et de l'égorgement.



En région, la police de Valls ne fait plus la loi

Les policiers menottent une "racaille", mais sa bande le délivre...

"Force reste à la loi", une formule à ranger au musée de la démocratie
Un "jeune homme de 19 ans" (donc un électeur adulte ?), soupçonné de trafic de stupéfiants, est parvenu à "s'extraire d'une voiture de police" (donc à s'enfuir), mercredi soir, après son interpellation. Un groupe d'une dizaine d'individus s'en est pris aux policiers de la terrible BAC (brigade anti-criminalité) "afin de favoriser son évasion" (même qu'elle y est parvenu!).

"Les policiers n'ont rien pu faire", écrit La Dépêche du Midi. Il était aux environs de 20 heures dans le quartier Amouroux, l'un de ceux déclarés prioritaires à Toulouse, lorsque les "forces de l'ordre" ont repéré cet homme de 19 ans, déjà très connus de leurs services. Ils ont voulu le contrôler mais il a pris la fuite à pied. Il a traversé la passerelle de la voie ferrée avant d'être rattrapé par les policiers. Il s'est rebellé au cours de son interpellation et les policiers ont dû le plaquer au sol pour maîtriser le forcéné et le menotter.

Une dizaine de voyous suffit à mettre les policiers en échec 

Sur lui, ils ont retrouvé une petite balance de précision utilisée au trafic de stupéfiants mais aussi de l'argent liquide. Ils ont ramené le "présumé" trafiquant à leur véhicule banalisé pour le conduire au commissariat. Mais avant de le placer en garde à vue, l'opération de maintien de l'ordre ne s'est pas déroulée, comme dans les livres de l'école de formation de la police.

Une bande d'une dizaine d'individus a encerclé la voiture, bloquant le véhicule de police. Déterminés (façon Valls, oeil noir et sourcil froncé) à faire libérer leur camarade commerçant, ils se sont mis à insulter les trois policiers présents. Des policiers présomptueux (deux des trois) sont sortis pour repousser leurs assaillants et c'est alors que deux des "jeunes garçons" (pour ne pas les confondre avec de "vieux garçons?) ont ouvert la portière de la voiture pour "libérer" l'interpellé.

Bien que toujours menotté, il est parvenu à s'enfuir, sous la protection de ses "jeunes amis". Les fonctionnaires de police n'ont pas fait usage de leurs armes, le petit groupe s'est évaporé dans la nature hostile du quartier et il court toujours, prêt pour de nouvelles aventures. Le dealer, menottes au poignet, n'a pas été retrouvé.

Conditions d'intervention "difficiles"...

Les policiers sont révoltés. Didier Martinez, secrétaire régional Unité SGP FO, a "dénoncé les difficiles conditions d'intervention des policiers de voie publique, de plus en plus régulièrement pris à partie, agressés et malmenés à l'occasion de l'exercice de leur mission, s'agissant d'interpeller les auteurs de crimes et délits".

Selon le syndicaliste de FO, marqué à gauche, "une nouvelle fois, l'absence de signal fort dissuasif et d'une réelle politique significative de fermeté à l'égard des délinquants caractérise ces offensives déplorables qui réduisent à néant le travail et les efforts de la Police Nationale." La politique de "prévention" développée par le pouvoir serait-elle remise en question?

Cette affaire intervient alors que, de leur côté, les policiers municipaux toulousains tirent le signal d'alarme du fait d'agressions répétées à leur encontre (lire par ailleurs).

jeudi 25 septembre 2014

Meeting de Sarkozy à Lambersart : 2000 personnes attendues et une seule star

Sarkozy en meeting "sobriété" ce soir à Lambersart

On en sait un peu plus sur le premier meeting de Nicolas Sarkozy jeudi à Lambersart


Daniel Fasquelle, président de l’UMP Pas-de-Calais, et Marc-Philippe Daubresse, président de l’UMP Nord, ont tenu un point presse ce lundi midi. Le rendez-vous était donné à l’espace sportif Pierre-de-Coubertin de Lambersart. On sait depuis vendredi que c’est là que Nicolas Sarkozy donnera son premier meeting, coup d’envoi de sa campagne pour la présidence de l’UMP. Entre Lambersart, Marcq-en-Barœul et Tourcoing, c’est la jauge de la salle (2.000 personnes) qui a fait pencher la balance du côté lambersartois.
Le maire Marc-Philippe Daubresse s’est félicité de ce choix "amical", soulignant que c’est la ville d’un "sarkozyste loyal et historique". Il a également souligné la situation géographique de la salle, qui se trouve "à 1 kilomètre de la maison natale du Général de Gaulle (dans le Vieux-Lille) et à 10 mètres du parc Jean-Louis Borloo", un clin d’œil à la volonté de Sarkozy d'être le rassembleur de la droite républicaine. 

Des élus politiques de la droite 

Ce premier meeting sera "classique", Nicolas Sarkozy s’exprimera environ 40 minutes dans "un discours fondateur"

En plus de l’ex-président,
ce sont trois figures régionales qui s’exprimeront : les deux présidents départementaux de la région Daniel Fasquelle (ci-contre à gauche) et Marc-Philippe Daubresse (ci-contre à droite), ainsi que Gérald Darmanin, le maire de Tourcoing, porte-parole national de la campagne. Tous les trois font partie de l’équipe rapprochée de campagne.

Du côté des figures nationales de l’UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet serait présente, mais on attend peu de personnalités nationales. Il ne s’agit pas « d’un meeting people », a précisé Marc-Philippe Daubresse.

Un millier de jeunes attendus

Si Nicolas Sarkozy a choisi le Nord-Pas-de-Calais, c’est parce qu’il "aime le Nord ", a insisté Daniel Fasquelle. Mais aussi parce que "c’est la plus jeune région de France" et que la jeunesse est une des priorités de Sarkozy. Sur les 2.000 personnes attendues jeudi soir au meeting, environ un millier de jeunes UMP devraient faire le déplacement. 
Daniel Fasquelle a précisé que le meeting est ouvert à tous et que si jamais tout le monde ne rentrait pas dans la salle, un écran géant permettrait de suivre les discours depuis l’extérieur.

Qui finance ?

Des bus seront prévus par l’UMP pour acheminer les personnes. Les présidents des comités départementaux ont précisé que le Nord-Pas-de-Calais compte 12.500 militants, 4.000 dans le Pas-de-Calais et 8 500 dans le Nord. 

Le déplacement est à la charge des militants.

La location de la salle, d’un montant de 1.800 euros, est prise en charge par l’ "association des amis de Sarkozy"
La mairie de Lambersart ne met la main à la pâte que pour assurer la sécurité des abords de la salle.

Les islamistes ont égorgé Hervé Gourdel, parce que Français

Des barbares ont exécuté un homme normal 

Des djihadistes algériens assassinent un Français ami de l'Algérie


Le groupe algérien  "Jund al-Khilafa" ("Armée du Califat", comme le groupe qui avait revendiqué les assassinats commis en France par Mohamed Merah, en 2012), affilié à l'Etat islamique, a mis sa menace à exécution, probablement dès dimanche, a-t-on appris par une vidéo diffusée le mercredi 24. L'égorgement d'Hervé Gourdel, le guide de haute montagne niçois âgé de 55 ans, avait été enlevé dimanche dernier au cœur du parc national du Djurdjura, en Algérie.
La centaine de 'Soldats du Califat', sous l'autorité d'un illettré, Abdelmalek Gouri, est l'auteur de nombreux attentats perpétrés en Kabylie depuis une dizaine d'années. Parmi eux, l'attaque d'une caserne (18 morts), d'une école de gendarmerie (60 morts) et une dernière, en avril dernier, qui a conduit à la mort de 14 militaires.

Leur vidéo, intitulée "Message de sang pour le gouvernement français", a été diffusée une quarantaine d'heures après l'ultimatum des terroristes exigeant la fin des frappes françaises en Irak contre l'EI. La vidéo débute par des images de François Hollande prises au cours de la conférence de presse durant laquelle il a annoncé la participation de la France à l'intervention en Irak, ainsi que des images d'avions de bombardement. Elle montre ensuite Hervé Gourdel, agenouillé et les mains derrière le dos, entouré de quatre hommes armés aux visages dissimulés.


En France, les réactions des proches et de la classe politique affluent. 


Le président Hollande a choisi de faire la sinistre publicité du groupe islamiste à la tribune des Nations-Unies. Après que son ministre Bernard Cazeneuve a clamé "la France n'a pas peur", message en fait reçu comme un signal de peur, François Hollande a fermement exclu de "céder aux terroristes" et annoncé un conseil de défense jeudi midi à l'Elysée. Il dénonce un "assassinat lâche et cruel". "Cette agression contribue à renforcer ma détermination", a défié le président français, avant de confirmer que les frappes françaises en Irak se poursuivront. La justice française a ouvert une enquête pour assassinat.
L'Union européenne et les Etats-Unis ont assuré vouloir faire bloc contre l'Etat islamique. "Le seul langage que des tueurs comme ceux-là comprennent est celui de la force", a tranché Barack Obama qui opte pour l'escalade de la violence recherchée par les égorgeurs. 

Les Occidentaux font le travail du monde arabe 



Lecteurs algériens de la presse locale
visiblement  peu animés par l'indignation
Le guide de haute montagne n'avait pas été empêché de se rendre dans cette région de Kabylie pourtant réputée hostile: zone montagneuse d'accès difficile, elle est en effet connue pour abriter des djihadistes liés à l'Etat islamique (EI).
 
Les recherches de l'armée algérienne se poursuivaient mercredi matin à l'est d'Alger pour tenter de localiser l'otage français détenu depuis dimanche et menacé d'exécution depuis l'expiration d'un ultimatum mardi soir.
Au sommet de l'Etat, le président de la République réunit ce jeudi un conseil de Défense. Cette réunion de crise du gouvernement doit se tenir à la mi-journée. Le chef de l'Etat compte "à la fois fixer les buts que nous avons assignés à nos opérations militaires et renforcer encore la protection de mes compatriotes".

A l'échelon international, l'ONU (Organisation des Nations Unies) a adopté mercredi, une résolution pour lutter contre le phénomène des combattants djihadistes étrangers se rendant en Syrie et en Irak.

L'horreur a durablement frappé la conscience collective de la France profonde.