Le président Mitterrand n'a pas toujours soutenu l'abolition de la peine de mort

La face cachée de François Mitterrand dans son application de la peine de mort durant la guerre d'Algérie.


Un livre et un documentaire mettent en lumière nombre d'archives et de témoignages sur le rôle exact du président socialiste.
Ce livre rafraîchit la mémoire collective de ses vertueux enfants qui se réclament de son héritage. Les électeurs qui leur font encore confiance risquent fort de tomber de haut !
Le 9 octobre 1981, François Mitterrand obtenait l’abolition de la peine de mort (cf. Robert Badinter). Vingt-cinq ans plus tôt, ministre de la Justice du gouvernement de Guy Mollet, il approuvait les premières exécutions capitales de militants du FLN.

Un oubli fortuit...

Si le téléspectateur peut avoir l'impression que la réponse de Mitterrand est parfaitement contrôlée, voire préparée, Alain Duhamel assure, lui, que l'invité ne connaissait pas les questions avant ce direct historique. Il estime aussi que le débat, à ce moment-là, dans le pays porte uniquement sur la suppression de la peine de mort après une série de condamnations de grands délinquants et non pas sur les exécutions d'avant 1958.
Un passé encombrant

Auto-censure militante des journalistes engagés
« Le passé de Mitterrand en Algérie était connu, souligne Malye, mais, à l'époque, il n'était pas question d'en parler. Il ne fallait surtout pas rappeler des trucs aussi fâcheux sur le candidat de la gauche... »
Dans ce contexte, le mythe de la conscience abolitionniste de Mitterrand a pu fleurir librement dans un pays où personne n'avait politiquement intérêt à l'ennuyer avec de telles questions.
Une belle conscience
Dans ce contexte, le mythe de la conscience abolitionniste de Mitterrand a pu fleurir librement dans un pays où personne n'avait politiquement intérêt à l'ennuyer avec de telles questions.
Une belle conscience
Cette bête politique a-t-elle réellement changé d'avis avec l'histoire ? Ou ce virage étonnant n'est-il pas la preuve d'un extraordinaire opportunisme politique ? « Tout le monde peut changer en vingt-cinq ans », estime François Malye. Avant d'ajouter que, devenant premier secrétaire du PS, en 1971, Mitterrand n'a plus d'autres choix puisqu'il doit être l'héritier de Jaurès et de Blum, deux figures abolitionnistes incontournables... En clair : « Il ne pouvait pas devenir socialiste sans être abolitionniste. Cela fait partie du costume », conclut Malye.
Le tout est de savoir s'il s'agissait d'un costume ou d'un masque...
Le tout est de savoir s'il s'agissait d'un costume ou d'un masque...
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