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lundi 29 novembre 2010

Avec ou sans papiers, la France doit-elle héberger le monde entier ?

Polémique sur l'hébergement d'urgence des sans-papiers
Saviez-vous que les Français ont les moyens ?

La polémique

Le quotidien Libération affirme que des consignes auraient été passées pour refuser les étrangers en situation irrégulière dans les centres d'hébergement d'urgence dans plusieurs départements. Et pas d'autres ?
Les centres d'hébergement en France auraient donc reçu lundi un rappel à leur obligation d'accueillir tous les sans-abri, même clandestins.
Le Secours catholique, Emmaüs ou l'Armée du salut sont ainsi soupçonnés de complicité avec l'Etat.

Les sénateurs communistes se sont déclarés indignés

Ils sont seulement six
(Nicole Borvo Cohen-Seat à Paris, Eliane Assassi dans le 9.3, François Autain en Loire Atlantique, Marie-France Beaufils en Indre-et-Loire, Michel Billout en Seine -et-Marne) et Jean-Claude Danglot dans le Pas-de-Calais qui peuvent héberger des sans-abri sans papiers à leurs domiciles. A l'approche de l'examen d'un nouveau projet de loi sur l'immigration, ils sont donc justifiés à dénoncer la réforme restreignant l'accès à l'aide médicale d'Etat (AME) .

La FNARS stigmatise les Français

Les 850 associations de cette fédération échouent à aider à la réinsertion sociale
Avec près de 3.000 services d'aide aux sans-abri, elles ne remplissent pas leurs obligations statutaires d'hébergement et accusent les autorités ou seulement certaines, sélectivement.

Les clandestins sont-ils prioritaires sur les ressortissants en situation régulière?
Faut-il sacrifier les plus défavorisés d'entre nous aux étrangers en situation illégale
, au prétexte que "les étrangers sans-abri ne sont pas des variables d'ajustement", comme l'assure la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars, 76 rue du Faubourg St Denis, 75010 Paris) ?

Les associations dénoncent les Français qui ne financent pas suffisamment

Plongés dans la crise, ils n'appliquent pas " le principe d'accueil inconditionnel des plus démunis " et elles s'appuient sur l'article L 11-2 du Code d'action sociale qui "impose d'accueillir toutes les personnes sans abri ou en détresse, sans poser de condition de régularité de séjour".
"Tous les centres d'hébergement sont donc dans la légalité lorsqu'ils accueillent des étrangers en situation de détresse, quelle que soit leur situation administrative", estime la Fnars, cofinancée par l'Union européenne.

En fait, la lutte contre la pauvreté et les exclusions est régie par l'article L115-1 modifié par loi n°2008-1249 du 1er décembre 2008 - art. 1 (V) qui stipule que " la lutte contre la pauvreté et les exclusions est un impératif national fondé sur le respect de l'égale dignité de tous les êtres humains et une priorité de l'ensemble des politiques publiques de la nation."

Pour contenter les sénateurs communistes et la FNARS, va-t-il falloir donner la priorité aux clandestins sur les Français les plus démunis ?
C'est l'avis de Nicole Maestracci, 52 ans, qui a pu cumuler cette présidence pendant 12 ans avec celle du tribunal de grande instance de Melun et de la mission contre la drogue (1998-2002). A propos des 'salles de consommation de drogue', la même se livrait en août dernier à des généralisations: «C'est toujours pareil en France, ces questions prennent un tour passionnel. On focalise sur une seule mesure pour rejeter toutes les autres».
Nicole Maestracci n'a jamais de soucis de financement. Ne faisait-elle pas déjà preuve d'une générosité exemplaire avec l'argent de la collectivité, estimant que «la question des drogues ne peut être pensée isolément et doit être intégrée dans notre système global de soins et de prévention."

Polémique politicienne

Les présidents de régions peuvent dormir tranquilles au chaud

Le groupe PCF-Parti de gauche attaque une forme de "xénophobie d'Etat", estimant - sans démagogie aucune - que la droite française poursuit pour des "raisons électoralistes" son "offensive de destruction de la dignité humaine".
"La généralisation de l'application d'une législation d'exception aux étrangers a occasionné un chapelet de dérives qui ont conduit des zélateurs de la xénophobie d'Etat à appliquer le principe de préférence nationale à l'accueil en centre d'hébergement d'urgence", dénoncent tranquillement les six sénateurs.

Le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, n'est pas de reste
Il ne pouvait faire moins et a donc rappelé les propos de Nicolas Sarkozy, qui avait réaffirmé en 2007 le principe d'accueil "inconditionnel" des sans-abri. C'était simplement et accessoirement avant la crise.
Le PS a de la vertu à revendre.
"Je tiens à souligner notre indignation devant ce qui pourrait être des instructions de l'administration à ce que les demandeurs du droit d'asile ne puissent avoir accès aux centres d'hébergement d'urgence alors qu'il fait froid". Tout clandestin est donc un demandeur d'asile...

"La responsabilité de la République c'est d'héberger tout le monde et ne pas faire le tri entre les SDF avec papiers et les SDF sans papiers", a ajouté le simpliste irresponsable socialiste, le bras en écharpe.

L'abrogation du principe d'inconditionnalité est mise en débat dans le groupe UMP de l'Assemblée nationale.
Il a été rappelé début novembre par François Fillon, après une réunion avec les associations d'aide aux mal-logés. Le Premier ministre leur avait promis d'envoyer aux préfets une circulaire pour leur rappeler leurs obligations en matière d'hébergement.
Les Français n'ont pas le choix.

Les Conseils généraux ne sont-ils pas concernés ?

Le PS et le Front de gauche (Parti de gauche de Mélenchon et PCF de Pierre Laurent) s'exonèrent un peu vite de toute responsabilité.

Ils ont pourtant une compétence en matière d'action sociale et elle s'appuie aussi sur le code de l'action sociale et des familles.
C'est le moment de compenser la "xénophobie d'Etat", non ?

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