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LA   LIBERTE   D' EXPRESSIONFree speech offers latitude but not necessarily licensemercredi 27 avril 2016
Dopage: Nadal porte plainte contre Bachelot
Une montée de la précarisation accompagne la baisse du chômage
Si cet économiste de l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) croit en une amélioration de la situation en 2016, il pointe toutefois une hausse des emplois précaires. Spécialiste des questions de chômage, Bruno Ducoudré revient sur les derniers chiffres publiés, ce mardi, par le ministère du Travail, annonçant une baisse du nombre de demandeurs d’emploi pour le mois de mars.
Pôle Emploi a enregistré 60.000 demandeurs d’emploi de catégorie A (c’est-à-dire sans aucune activité) en moins, pour le mois dernier. Dès lors, peut-on parler d’une baisse du chômage?
Je ne crois pas que la baisse du mois dernier soit due à cela. La ministre du Travail, Myriam El Khomri, a passé le mois de mars à faire la tournée des régions pour lancer ce plan. Mais il faut du temps pour que l’offre de formation se mette en place. Il n’y a pas encore d’effet. S’il y en avait eu, il y aurait eu un glissement des demandeurs d’emploi vers la catégorie D, qui regroupe notamment les chômeurs en formation. Or cette dernière est plutôt stable. Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité a certes baissé de 1,7 %, mais celui des chômeurs en catégorie B, exerçant une activité réduite courte (78 heures ou moins dans le mois) a, lui, augmenté de 2 %. Même chose pour les personnes en catégorie C, c’est-à-dire en activité réduite longue (plus de 78 heures dans le mois), dont le nombre a grimpé de 3,2 %. On voit en effet un transfert de la catégorie A aux catégories B et C. Mais le mois passé, on avait assisté à un transfert inverse… Encore une fois, il faut être prudent, ces chiffres sont volatils. Reste qu’il y a bien une augmentation des chômeurs en catégories B et C sur plusieurs trimestres. L’accélération des créations d’emploi passe d’abord par des petits boulots, de l’intérim, des contrats précaires. On peut donc dire que la reprise de l’emploi s’accompagne d’une poursuite de la précarisation, car les entreprises manquent encore de visibilité. Elles sont encore dans l’incertitude, les carnets de commandes ne sont pas toujours bien garnis.
Il faudra voir ce qu’il y aura dedans au final… Mais, pour l’heure, je ne crois pas que la mesure proposée, qui consiste à faciliter les licenciements économiques, puisse créer de l’emploi. Au contraire, cela risque d’augmenter l’intensité des cycles, puisque les employeurs pourront alors plus facilement se séparer de leurs salariés en cas de difficultés. En cas de crise, la destruction d’emploi sera donc plus forte. Sans oublier le contrecoup d’une telle mesure : une hausse du chômage entraîne une baisse de la consommation, ce qui fragilise d’autant plus la situation économique.
Quel est le coût des écoutes téléphoniques?
La Cour des comptes a rendu public ce lundi ses observations
La Cour a adressé à Matignon un référé se concluant par sept recommandations, auxquelles le premier ministre a répondu.
Quatre chiffres significatifs
Pourquoi un tel retard ? La Cour y voit quatre causes, notamment les "crises de gouvernance internes au ministère de la Justice"– jargon énigmatique que la Cour des comptes n’a pas souhaité expliciter – et la guéguerre entre l’Intérieur et la Justice pour un instrument principalement utilisé par des fonctionnaires dépendant du premier ministère (policiers et gendarmes) sous l’autorité du second (les magistrats). A ces frictions intergouvernementales s’est ajoutée "l’opposition des sociétés privées" actuellement prestataires. Le tout a sérieusement menacé le projet au point qu’il a fallu que le "plus haut niveau de l’Etat [le sauve] in extremis" en 2010, sous la gouvernance de F. Fillon.
Orange, SFR, Bouygues, Free et consorts facturent en effet les placements sous surveillance à la justice, en plus des entreprises qui traitent et mettent en forme les données. Au titre des "graves insuffisances du dispositif» actuel, la Cour fait part de ses "interrogations" sur "les garanties de protection du secret de l’instruction" et, plus largement, sur le contrôle effectif des interceptions par les juges.
Une critique en écho aux récriminations de la Cnil.
Saisie pour avis sur la PNIJ, la gardienne de la vie privée avait taclé en 2014 "un système hétérogène et décentralisé" dont la "sécurité et traçabilité [n’étaient] pas satisfaisantes".
mardi 26 avril 2016
Hillary Clinton, candidate sulfureuse
Le jet est notamment apparu, selon le site TMZ, dans un épisode de The Circus de la chaîne américaine Showtime, dans une scène avec des femmes très dénudées. C'est le numéro de l'avion qui a permis de révéler le nom de son propriétaire.
Dan Bilzerian l'a acheté en 2014 pour la somme de 5 millions de dollars. Lorsqu'il ne l'utilise pas, il est mis en location. Alors que ce dernier avait été loué pour la campagne d'Hillary Clinton via une société de charters, l'équipe de la candidate n'a pas été regardante sur l'utilisation faite de l'avion par son propriétaire.
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Michel Sapin est-il un gros lourd ?
Le ministre des Finances de Hollande était en déplacement à Davos, en Suisse pour le Forum économique mondial.
Le ministre des Finances, réputé proche de François Hollande, s'est à cette occasion laissé aller à un geste déplacé rapporté dans le livre des journalistes Stéphanie Marteau et Aziz Zemouri, L'Elysée Off, publié chez Fayard le 20 avril et relayé, ce jeudi, sur le site du magazine people Closer.
Relou comme un ado du 9.3
"Mais qu'est-ce que vous me montrez la" ?
"Ne vous avisez pas de ramasser un stylo devant [Michel Sapin], écrivent les deux auteurs, car le cerveau de l'individu ne contrôle pas sa main. Joignant la parole au geste, il en murmura : "Ah ! mais qu'est-ce que vous me montrez la ?. Et de faire "claquer l'élastique de la culotte" qui dépasse du pantalon taille basse de la journaliste. C'est une tenue de travail répandue parmi les journaleuses en recherche de promotion... Ce fut le cas d'une journaliste -à coup sûr vertueuse- lors du Forum économique, rapportent Aziz Zemouri et Stéphanie Marteau qui diffèrent de Sapin par la courtoisie et ne donnent pas l'identité de la personne outragée.
Un geste humiliant qui provoquera la fureur de l'aguicheuse et qui avait déjà été évoqué l'an dernier, lorsque plusieurs femmes journalistes accréditées se sont unies pour dénoncer ce genre de comportements dans un tribune publiée par le très puritain Libération.
Un comportement de frustré
Le geste fut dans un premier temps assumé par l'entourage de Michel Sapin. "C'était une blague potache," aurait justifié une conseillère -bien peu féministe- de son cabinet, qui tente de dédramatiser la goujaterie du macho. "Il ne comprend pas la tournure qu'a prise l'affaire" aurait même avoué sa chargée de communication.
Mais ce vendredi, alors que la scène est largement relayée dans la presse et sur les réseaux sociaux, la conseillère en communication du ministre a apporté un démenti ferme sur Twitter, et menace même d'actions en justice :
#MichelSapin apporte un démenti catégorique aux allégations inexactes— Hélène Fontanaud (@HeleneFontanaud) 22 avril 2016
et calomnieuses contenues dans un livre publié ces derniers jours1/2
L'énergumène se permet pourtant de juger ses semblables
Des clandestins squattent un lycée parisien désaffecté, sous la direction d'un collectif
A l'initiative du collectif «la Chapelle debout !», le lycée abandonné Jean-Jaurès, dans le XIXe arrondissement de la capitale, est occupé. Le mot d'ordre est d'épargner aux migrants illégaux les affres de la nuit à la belle étoile et de leur faire porter des revendications politiques dans le pays qui ne les a pas invités.
Devant les grilles du lycée désaffecté Jean-Jaurès, dans le XIXe arrondissement de Paris, un policier échange avec les activistes et les migrants qui squattent des apprenant à l'Éducation nationale. «Je veux connaître le maximum d’informations sur ce qui se passe à l’intérieur», répète l’homme d’un ton calme. Pour que chacun comprenne la situation, un ex-migrant engagé auprès du collectif s’occupe de la traduction en arabe.
Dans cet imposant édifice, les militants de «la Chapelle debout !» refusent de dévoiler le nombre de migrants présents. «Le bâtiment est tellement grand… Je peux juste vous dire qu’ils sont nombreux», explique un individu qui refuse de collaborer.
Selon une militante, beaucoup viennent du campement de Stalingrad, du nom de la station de métro parisienne, dans le même arrondissement, où vivent «des hommes, des femmes et des enfants dans des conditions particulièrement précaires». Si plusieurs nationalités semblent présentes, le ministère de l'Intérieur n'en a pas connaissance... «Nous sommes tous migrants, peu importe notre origine», élude un activiste chargé de transmettre le message des clandestins présents. 
Méfiance envers les media
Pour pénétrer à l’intérieur, il faut passer à l’horizontale à travers des barreaux étroits. Aussitôt entrés, les media sont expulsés. «La décision a été prise en assemblée générale [les règles du milieu prévalent sur la loi de la République] : pas de journalistes à l’intérieur pour le moment.»
Un camarade militant s’adresse à l’un des migrants qui veulent s’exprimer : «Il faut lui expliquer qu’ils ne vont garder qu’un court extrait de son entretien. Soit il répète le même message, soit il fait des phrases courtes.» Quant aux journalistes qui souhaitent tout de même les interroger à l’intérieur, le message est ferme. «Respectez leur volonté, et restez à l’extérieur."
Une zone de non-droit
Entre les grilles du lycée Jean-Jaurès, on s’échange autant d’informations que de matériel. «J’ai un gars de la commission cuisine de "Nuit debout" au téléphone, il demande de quoi on a besoin ?» s’écrie un anarcho-révolutionnaire auprès de ses camarades. «Un réchaud et des casseroles ! Et si tu peux trouver des matelas et des fringues ça serait super», lui répond-on derrière les grilles.
D’autres arrivent en voiture pour faire parvenir des outils de bricolage. Non loin de là, les forces de l’ordre scrutent la scène d’un regard suspicieux. «Fais gaffe, ils ont noté ta plaque», alerte un activiste. Alors qu’on s’organise sur le plan logistique, personne ne semble prêt à quitter les lieux. Une jeune femme prévient : «On restera indéfiniment.»
"Racisme dans les foyers"
Réunis en assemblée générale, militants d'extrème gauche et illégaux transmettent leurs demandes à travers les grilles du lycée.
D’abord sur l’obtention des papiers.
«Il est inacceptable de favoriser les démarches en fonction des nationalités», rapporte un individu. Tout le monde évoque les difficultés à "régulariser" sa situation administrative.
L’Etat est aussi critiqué pour son incapacité à résoudre les problèmes des clandestins... : «Pourquoi, quand je demande de l’aide, on me renvoie vers des associations ?» s’insurge un animateur.
Autre problème de taille, le logement : «On trouve des foyers pires que les mers que nous avons fuies. Il y a du racisme. On se retrouve dans l’incapacité d’aller et venir. Et quand il y a un problème, c’est à la rue qu’on [finit].» Un migrant tient à conclure son discours par un message chaleureux : «Nous remercions les personnes solidaires ainsi que le peuple français.»
lundi 25 avril 2016
Conférence environnementale: Hollande "se fout de nous", s'écrient les écolos
Sur le nucléaire, Hollande "se fout de notre pomme"
Le Président a dévoilé ce lundi sa feuille écologique pour les prochains mois. Mais les écologistes s'agitent. Traduire l’accord sur le climat en "actes", c’est le souhait que formulait François Hollande lors de la cérémonie de signature, à New York, vendredi. Un vœu concrétisé lundi, lors de la quatrième conférence environnementale, avec la présentation de sa feuille de route "verte" pour la dernière année du quinquennat, devant représentants des ONG, syndicats, patronat et élus. L’occasion pour le chef de l’Etat de faire plusieurs annonces sur le nucléaire, le renouvelable et la fiscalité écologique.
Du nouveau, mais aussi du réchauffé.
François Hollande a d’abord réaffirmé sa volonté d’avancer sur la taxe sur les transactions financières (TTF), dont le produit serait consacré à la lutte contre le réchauffement climatique. Il a surtout annoncé qu’un "prix plancher" serait attribué à la tonne de carbone pour la production électrique. "C’est une bonne nouvelle, cela permettra de sortir du marché les cinq centrales françaises à charbon", se félicite Pascal Canfin, directeur général de WWF, ex-membre du gouvernement Ayrault, qui participe aux tables rondes. L’ancien ministre écologiste du Développement voit également d’un très bon œil les obligations vertes. La France sera le premier pays à émettre de la dette d’Etat fléchée vers les investissements nécessaires à la transition écologique. "Elle n’est pas le pays de l’excellence environnementale mais, sur ce point, elle aura le leadership international, observe-t-il. On espère que cette annonce se déploiera dans le monde réel, avant la discussion budgétaire à l’automne parce qu’après, il y a la campagne pour 2017." Par ailleurs, la part dédiée à la transition écologique et énergétique dans les 10 milliards d’"investissements d’avenir" passe de la moitié aux deux tiers.
"Fermer des centrales n’est pas une décision qui s’improvise," découvre Hollande
Hollande, candidat de la gauche, avait par ailleurs promis que la plus vieille des centrales française, celle de Fessenheim (Bas-Rhin), serait fermée d’ici fin 2016. Puis avant fin 2017. Avant d’être à nouveau reportée, et conditionnée à l’ouverture de l’EPR de Flamanville, a priori en 2018.
Lundi, le chef de l’Etat a précisé le calendrier et assuré qu’un décret abrogeant l’autorisation de l’exploiter serait pris cette année. "Fermer des centrales n’est pas une décision qui s’improvise", s’est justifié Hollande. Ce décret permettra de débrancher Fessenheim du réseau électrique, sa fermeture se faisant lors d’une prochaine étape.
La centrale alsacienne fait figure de première, d’autres suivront. Dès l’avis de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) rendu (pour la fin 2018), "EDF devra proposer la fermeture de certaines centrales" et "la prolongation d’autres", a dit le Président.
Le calendrier sera déposé avant le 1er juillet. L’objectif est donc toujours de réduire la part du nucléaire à 50 % de la production d’électricité d’ici à 2025, conformément à la promesse du candidat Hollande traduite dans la loi sur la transition énergétique.
Une baisse du nucléaire compensée par des énergies renouvelables, dont le développement sera "plus rapide que prévu", raconte Ségolène Royal.
La ministre de l’Environnement a ainsi dit vouloir "augmenter de 50 % la capacité installée" des énergies renouvelables via, entre autres, un "doublement" du parc éolien terrestre et un "triplement" du parc pour l’énergie solaire.
Le détail sera rassemblé dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), véritable décret d’application de la loi transition énergétique attendu depuis l’automne.
"Au moment de passer à l’acte, il n’y a plus personne"
Ces annonces ne rassurent pas tous les Verts. Au contraire. Depuis la sortie de Cécile Duflot et Pascal Canfin du gouvernement, ils s’opposent avec force à la politique écologique de François Hollande. Même si Canfin se montre relativement indulgent, à un an de la présidentielle, le tempo est particulièrement mal choisi pour que les écolos changent de position vis-à-vis du gouvernement.
David Cormand, le secrétaire national, par intérim, de EE-LV, "ne comprend pas ce que fait le Président : depuis 2012, les discours sont volontaires, mais au moment de passer à l’acte, il n’y a plus personne".
Près de lui, le porte-parole du parti, Julien Bayou, qui passe ses nuits debout place de la République, salue l’accord de Paris issu de la COP 21, regrette que "depuis 2012, le gouvernement ne [fasse] que de la communication sur les questions écologiques".
Même son de cloche chez Karima Delli. La députée européenne explique : "Sur le nucléaire, on se fout de notre pomme : envisager une fermeture de certaines centrales après 2018, c’est un peu léger, au moment où l’on commémore les trente ans de Tchernobyl."
De son côté, Michèle Rivasi, eurodéputée EELV, a boycotté la conférence. "Je ne crois plus en ce qu’ils racontent. Ils ne feront pas tout ce qu’ils ont annoncé en un an. Ils avaient quatre ans, ils n’ont rien fait, et aujourd’hui, ils s’engagent sur un avenir dans lequel ils ne seront plus", lâche-t-elle froidement. Et d’ajouter : "Ils augmentent la durée de vie des centrales et ajoutent 3 milliards d’euros à EDF pour les deux EPR en Angleterre. C’est ça leurs avancées ? Je suis furieuse. Ils sont contents d’eux-mêmes, mais nous, on n’est pas content d’eux."
Pour l’eurodéputé ex-EELV Pascal Durand, qui "attendait beaucoup" de la conférence environnementale à son lancement après l’élection de Hollande, "ce ne sont que des mots : cette année ne sera qu’une gestion courante sans vague jusqu’aux élections, [Hollande] donne un peu à chacun pour ne mécontenter personne".
Etat d’urgence : vers une république des "colonels"
Le pouvoir PS veut faire durer l’état d’urgence
Instauré en France au soir des attentats islamistes du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, il est prolongé de deux mois à compter du 26 mai, a annoncé Manuel Valls mercredi 20 avril au micro de France Info. Le premier ministre a estimé qu’ "au vu de la menace", l’exécutif souhaite que la sécurité soit maximale pour l’Euro de football, qui se déroulera du 10 juin au 10 juillet, et le Tour de France, du 2 au 24 juillet.
La prolongation de l'état d'urgence jusqu'à l'Euro fait toujours polémique
Mais nous y sommes: le président français craint de prendre le risque de lever l'état d'exception et d'être accusé de laxisme sur ce sujet également en cas de nouvel attentat.
Le gouvernement l'assure : il veut en sortir, mais pas sans avoir d'abord renforcé la loi. L'exécutif compte sur le projet de réforme pénale, toujours en discussion au Parlement.
En attendant, les oppositions jugent cette nouvelle prolongation inappropriée
Les altermondialistes d'Europe Ecologie-les Verts, la gauche du PS et l'extrême gauche dénoncent une mise en danger des libertés publiques et individuelles. L'écologiste Noël Mamère et l'ex-socialiste Pouria Amirshahi y voient chez les anxieux un moyen de faire "perdurer un état général de peur collective".
A droite, le président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, député LR, regrette "l'amateurisme du gouvernement", incapable à ses yeux d'anticiper l'Euro et le Tour de France.
Eric Woerth, secrétaire général des Républicains, Eric Woerth estime qu'il faut savoir mettre fin à cet état d'urgence qu'il juge d'ailleurs incompatible avec les fan-zones prévus pendant l'Euro.
La prolongation de l'état d'urgence jusqu'au 26 juillet sera soumise au Parlement.
Vu l'imprévoyance du pouvoir, l'opposition devrait la voter, comme elle l'a déjà fait par deux fois.
dimanche 24 avril 2016
La CGT a décidé le boycottage de la conférence environnementale d'avril
La Confédération générale du travail (CGT) justifie son boycottage
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La CGT tourne le dos à Hollande
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"Je conteste avoir découvert l’écologie avec la conférence climat", riposte Hollande, mais il n’avait jamais, dans sa carrière, considéré l’écologie comme un dossier majeur. "L’écologie n’est pas une croyance, et cela m’agace d’entendre parler de conversion, réplique également une conseillère du président. Mais il a progressivement intégré, dans sa façon de penser, la croissance, le développement durable, la consommation de ressources par les entreprises, l’équilibre planétaire et même les migrations. Il n’a pas changé, mais sa fonction de président a modifié sa vision des choses".
Des activistes suspectés de violences sur des policiers
Ce qu’on reproche à Benjamin F., 30 ans – qui doit commencer un CDD de préparateur de commande le 2 mai –, et Martin D. 25 ans, chauffeur-livreur ? Le juge résume : des "coups de poing, des coups de pied, jets de cailloux, jets de cannettes et de pétard fumigènes" sur quatre policiers de la Brigade anticriminalité (BAC), dont un a subi un jour d’incapacité temporaire de travail.
Coups, cailloux, fumigènes, cannettes. Les policiers disent avoir repéré la veste en jean avec col de fourrure de l’un et la capuche noire et les lunettes de soleil de l’autre. Martin : "J’étais au niveau des banderoles, à 75 mètres du porche. J’ai des témoignages pour étayer mes propos. Je suppose qu’on me voit sur la vidéo surveillance." Benjamin dit qu’il était "avec Martin près des banderoles".
Leur avocate, Muriel Ruef : "J’ai 15 témoignages écrits de personnes [des camarades activistes?] qui me disent qu’ils sont restés près d’eux pendant la manifestation. Ces personnes n’ont rien à faire en prison," juge-t-elle.
Martin a déjà été condamné à deux mois de prison avec sursis en 2012 pour violences avec armes, une matraque télescopique. "Une bagarre, dans laquelle j’étais autant victime", estime-t-il.
Benjamin également a déjà été condamné à deux mois avec sursis lui aussi, pour violences en réunion. "Une bagarre due à l’alcool à la braderie de Lille."
C’est ce qui permet à la procureure de réclamer une détention provisoire en attendant le procès. "Ce ne sont pas des novices. Ils sont en récidive légale tous les deux. Les manifestations vont continuer. Ils pourraient s’en prendre de nouveau aux services de police. On peut s’inquiéter des risques de représailles", souligne-t-elle. Elle ne les "trouve pas insérés de façon quotidienne" et suggère que la promesse d’embauche de Benjamin peut être "de convenance".
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samedi 23 avril 2016
Les habitants du XVIe de Paris devront accepter le voisinage des SDF
Mais le juge des référés du tribunal administratif de Paris a pensé -comme la maire PS de Paris - que la construction du centre, au cœur d’une vive polémique depuis plusieurs semaines, n’entraînerait "aucune modification significative du site classé". Il a retenu "l’importance de l’intérêt public poursuivi par le projet" de la mairie socialiste.
Les arguments des opposants au projet étaient à la fois écologiques - le président de la coordination Christophe Blanchard-Dignac regrettant que l’on sacrifie des espaces verts à Paris pour reloger des personnes en difficultés - et sociologiques, certains riverains se demandant si les nouveaux transplantés seraient "à l’aise dans un quartier où les prix sont élevés ".
Mais en mars plus de 40.000 riverains avaient signé une pétition contre la malveillance de l'intention de cette construction de ce centre d’hébergement alors qualifié de "nouveau Sangatte", en référence au centre de la Croix-Rouge qui avait rassemblé jusqu’à 800 migrants à Calais, avant d’être fermé en 2002. Le centre, financé par L’Etat - PS, (4 millions d’euros) et la Ville de Paris (800.000 euros), devrait pouvoir accueillir d’ici là jusqu’à 200 défavoriséss, cent en famille, cent isolées, via le 115, le numéro d’urgence.
Rama Yade s'est déclarée candidate à l’élection présidentielle
Rama Yade a annoncé sa candidature à la présidentielle de 2017 à une heure de grande écoute
Elle espère recueillir les 500 signatures« J’ai décidé d’être candidate à l’élection présidentielle de 2017 »— Rama Yade (@ramayade) 21 avril 2016
Il ne semble pas qu'elle ait commencé à prospecter les cinq cents signatures nécessaires pour se présenter à la candidature dans un an. "Dès demain, je m’engagerai dans tous les territoires de France pour porter le projet, notre projet."
Marquée par les stigmates du 21 avril 2002 qui a vu l'élimination de Jospin dès le premier tour, avec la contribution de Christiane Taubira, l’ancienne secrétaire d’Etat poseuse de 2009 avait été quelques mois considérée par les sondeurs comme la "personnalité politique préférée des Français". Elle a lié sa candidature à "la crise démocratique profonde" et à la date du 21 avril 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen élimina le candidat de la gauche et resta seul au second tour de la présidentielle face à Jacques Chirac.
"Depuis, rien n’a changé", affirme R. Yade. "On rejoue toujours la même pièce de théâtre, avec les mêmes mauvais acteurs. Il est important, pour moi qui ai rêvé la France avant de la connaître, de retrouver la France que j’aime, celle qui ose", glissant ainsi le nom de sa "coopérative politique", 'La France qui ose', composée de "plusieurs mouvements citoyens et politiques".
Sur son site figurent les noms de
Démocratie 21 (démocratie pour le 21e siècle) est une association à but non lucratif fondée en Guadeloupe pour rassembler les consciences écologiques...
Le Cercle de la Diversité a quant à lui été créé en tant que club de réflexion sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy.
Avec l’aide d’une équipe d’élus locaux, desecrétaires nationaux et Conseillers exécutifs de l’UMP, le CDR a vu le jour en septembre 2006 pour soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007.
Animé de janvier 2007 à novembre 2010, par son porte-parole ivoirien Dogad Dogoui, à gauche, conseiller exécutif de l’UMP et fondateur du Club Africagora des Entrepreneurs, le CDR s’est transformé le 20 décembre 2008 en une association à caractère politique.
Lucien Kemkeng, à droite, qui considère qu'il est faux de parler de la France comme d'un "pays de race blanche", préside aujourd’hui le mouvement.
A la fin de son intervention sur TF1, elle a appelé les internautes à venir lui poser des questions sur Facebook et Twitter.
Quelques condamnations à son actif
En novembre 2012, Rama Yade est poursuivie en justice par Philippe Sarre, maire socialiste de Colombes, pour des propos tenus sur son blog un an auparavant et à l'annonce de la candidature du maire socialiste de Colombes aux législatives. Elle est condamnée pour diffamation par le tribunal de Nanterre en appel, le 4 décembre 2013, à 2.000 euros d'amende et 4.000 euros de dommages et intérêts.
Le , le tribunal correctionnel de Nanterre décide de la relaxer dans une affaire de liste électorale.
Le 25 avril 2013, elle est déclarée coupable et condamnée par le tribunal correctionnel de Paris pour diffamation et injure contre l'ancien député Manuel Aeschlimann.
En janvier 2014, elle est condamnée à 800 euros d'amende, un euro symbolique de dommages et intérêts et 1.000 euros de frais de justice pour avoir injurié Marine Le Pen et Jean-Marie Le Pen sur son blog.
Ayant contesté l'élection à la présidence du Parti radical à laquelle elle était candidate, elle est condamnée en mai 2015 pour avoir déposé un recours jugé irrecevable au tribunal de grande instance de Paris. Elle devra payer 51.000 euros en frais d'avocats du parti et de son nouveau président Laurent Hénart.
vendredi 22 avril 2016
Etat d'urgence: la CGT matraque la police et les policiers
Cette affiche d'une branche de la CGT dénonce violemment les violences policières contre les jeunes
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L'affiche qui "fâche",
selon un "curieux journaliste
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Le syndicat Info'com de la CGT (salariés de l'information et de la... communication), a publié le 16 avril sur son site internet une affiche téléchargeable associant une matraque et un insigne de CRS, à une flaque de sang, titrée: "la police doit protéger les citoyens et non les frapper".
Selon ce syndicat d'extrême gauche, "on ne compte pas les excès de la police qui veut mater les jeunes, qu'ils soient étudiants ou lycéens", faisant référence aux ripostes policières aux agressions des forces de l'ordre par des ultra anarcho-révolutionnaires - casqués et encagoulés- que la gauche radicale fait passer pour des "casseurs" dans le cadre de manifestations.
Campagne "choquante"
Ce visuel met "gravement [et injustement] en cause la police nationale", a jugé lundi soir Bernard Cazeneuve dans une lettre ouverte au secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, dénonçant la "violence" d'une campagne "choquante".
Le ministre, qui rappelle que plus de 18.000 policiers et gendarmes ont été blessés en 2015 et que 8 ont perdu la vie, assure que les forces de l'ordre sont "soumises à un contrôle étroit et exigeant" et le ministre appelle à "protéger, plutôt que de chercher à détruire" le "lien de confiance entre la population" et les forces de sécurité.
Interrogé sur France Info, le député Les Républicains Eric Ciotti a jugé cette affiche "scandaleu(se), indigne, honteu(se)". "Ce syndicat s'est discrédité. (...) A mesure que sa crédibilité diminue, il est contraint à la surenchère. Moi je demande très clairement ce matin au ministre de l'Intérieur de déposer plainte contre la CGT".
Le vice-président du Front national (FN) Florian Philippot, trouve cette affiche "immonde". "La CGT reçoit des millions chaque année de l'Etat, des collectivités, pour faire ça. Elle ferait mieux de défendre les salariés d'une manière un peu plus sérieuse plutôt que de commettre ces horreurs".
Même son de cloche du premier secrétaire du Parti socialiste.
Les syndicats de policiers se plaignent de mauvais traitements
Les organisations radicales instrumentalisent les jeunes
Les tensions entre jeunes activistes et policiers sont exacerbées depuis le début du mouvement contre le projet de loi travail, dans lequel les lycéens sont poussés en première ligne. Plusieurs provocations ont ainsi eu lieu ces derniers jours dans des lycées d'Ile-de-France, occasionnant plusieurs dizaines d'interpellations, sans compter les commerces et le mobilier urbain dégradés sur le parcours des défilés encadrés par les organisations syndicales et les partis radicaux d'extrême gauche.Un policier mis en cause dans une vidéo largement diffusée où on le voit maîtriser énergiquement un lycéen à Paris au cours d'une manifestation contre le projet de loi travail, le 24 mars, doit être jugé en mai pour violences volontaires.
Les lycéens sont encouragés à aller en justice
Le ministre Emmanuel Macron s'affranchit du président François Hollande
Leurs routes se séparent
Après une critique de l’ISF mercredi, le ministre de l’Economie, s’est exprimé sur sa relation avec François Hollande jeudi. Le ministre de l’Economie prend de plus en plus ses distances avec le chef de l’Etat et le point de rupture semble atteint.
Pour preuve, cette visite d’usine, jeudi, où François Hollande n’a cessé de surveiller Emmanuel Macron du coin de l'oeil, pendant que son ministre profitait de sa popularité en répondant aux sollicitations en tous genres des salariés.
"Emmanuel Macron ne croit plus en les chances de François Hollande pour 2017." Le jeune ministre de l'Economie devance Manuel Valls, Martine Aubry et François Hollande et il se voit en candidat providentiel.
Il est en effet la personnalité de gauche préférée des Français pour l'élection présidentielle de 2017, selon un sondage Viavoice pour Libération, publié jeudi 21 avril.A la question, "pour 2017, chacune des personnalités suivantes serait-elle d'après vous un bon président de la République ?", Emmanuel Macron arrive en tête avec 38% devant le Premier ministre Manuel Valls (28%) et Martine Aubry (21%). François Hollande, lui, obtient 11%.
Emmanuel Macron pourrait préparer sa sortie du gouvernement, où il irrite de plus en plus ses collègues, Manuel Valls en tête.
L'omniprésence, la popularité et la liberté de ton d'Emmanuel Macron irrite de plus en plus au sein du gouvernement. Certains lui reprochent de ne pas jouer collectif. "On est là, on a travaillé ensemble collectivement pour cet investissement", assure quant à lui Emmanuel Macron face aux caméras.
Ce comportement autonome du ministre alimente un peu plus chaque jour les suspicions sur ses intentions pour les présidentielles de 2017.
Son indépendance et sa liberté de ton irritent au sein du gouvernement
Or, le 8 mai, il sera au côté du maire Les Républicains d'Orléans pour la fête de Jeanne d'Arc. Au programme, un discours et un bain de foule. Emmanuel Macron compte bien jouer sa partition jusqu'au bout.







