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LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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mercredi 27 avril 2016

Dopage: Nadal porte plainte contre Bachelot

Pourquoi Rafael Nadal porte plainte pour diffamation contre l'ex-ministre des Sports

L'Espagnol dénonce fermement les accusations de cette proche de Fillon
Le champion veut défendre son image. "On sait que la fameuse blessure de Rafael Nadal quand il a été arrêté sept mois est certainement due à un contrôle positif". Par ses termes, Roselyne Bachelot s'était montrée extrêmement imprudente et avait accusé Rafael Nadal de dopage en mars dernier. 


L'ancienne ministre des Sports et actuelle chroniqueuse sur D8 avait pris l'exemple de l'Espagnol pour dénoncer une sorte de généralité dans le monde du tennis : "Quand tu vois un joueur de tennis qui s'arrête pendant des mois, c'est qu'il a été contrôlé positif. Pas à chaque fois mais très souvent". 


Des propos que Rafael Nadal n'a pas acceptés. Lundi 25 avril, l'ancien numéro 1 mondial a déclaré avoir déposé une plainte en diffamation visant Roselyne Bachelot. Une action en justice pour "défendre son intégrité et son image". "Par cet acte, je prétends non seulement défendre mon intégrité et mon image en tant que sportif mais aussi les valeurs que j'ai défendues tout au long de ma carrière", a écrit dans un communiqué l'Espagnol qui a remporté 9 fois Roland-Garros.

Mais l'Espagnol veut également mettre fin à une certaine forme d'immunité. 

"Je souhaite éviter qu'une personne publique puisse lancer, par voie médiatique, des accusations injurieuses contre un athlète sans preuve ni fondement, sans que cela reste impuni", explique-t-il alors que les éventuels dommages et intérêts qui lui seront alloués seront intégralement reversés à une ONG ou une fondation en France.


Une montée de la précarisation accompagne la baisse du chômage

"La reprise de l’emploi s’accompagne d’une poursuite de la précarisation"

Bruno Ducoudré accueille les bons chiffres de Pôle Emploi avec prudence.
Si cet économiste de l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) croit en une amélioration de la situation en 2016, il pointe toutefois une hausse des emplois précaires. Spécialiste des questions de chômage, Bruno Ducoudré revient sur les derniers chiffres publiés, ce mardi, par le ministère du Travail, annonçant une baisse du nombre de demandeurs d’emploi pour le mois de mars.
Pôle Emploi a enregistré 60.000 demandeurs d’emploi de catégorie A (c’est-à-dire sans aucune activité) en moins, pour le mois dernier. Dès lors, peut-on parler d’une baisse du chômage?

Il est trop tôt pour dire qu’il y a une baisse. Il faut être vigilant avec ces chiffres mensuels. Si l’on se penche sur l’année, on est encore sur une hausse du nombre de demandeurs d’emploi de l’ordre de 0,5 %. On peut donc plutôt parler d’une stabilisation. On est désormais sur un plateau. Cela commence à être positif. Du moins, la situation continue de se dégrader, mais à un rythme très lent. Après, il est difficile de dire si cela annonce une réelle amélioration. A l’OFCE, nous notons toutefois une accélération des créations d’emploi avec l’accroissement de la croissance depuis 2015. Nous prévoyons donc une amélioration des chiffres du chômage, poussée par la montée en charge du plan de formation annoncé par le gouvernement en début d’année.

Ce plan de 500.000 formations à destination des demandeurs d’emploi, annoncé en janvier 2016, a-t-il joué sur les chiffres de mars?
Je ne crois pas que la baisse du mois dernier soit due à cela. La ministre du Travail, Myriam El Khomri, a passé le mois de mars à faire la tournée des régions pour lancer ce plan. Mais il faut du temps pour que l’offre de formation se mette en place. Il n’y a pas encore d’effet. S’il y en avait eu, il y aurait eu un glissement des demandeurs d’emploi vers la catégorie D, qui regroupe notamment les chômeurs en formation. Or cette dernière est plutôt stable. Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité a certes baissé de 1,7 %, mais celui des chômeurs en catégorie B, exerçant une activité réduite courte (78 heures ou moins dans le mois) a, lui, augmenté de 2 %. Même chose pour les personnes en catégorie C, c’est-à-dire en activité réduite longue (plus de 78 heures dans le mois), dont le nombre a grimpé de 3,2 %. On voit en effet un transfert de la catégorie A aux catégories B et C. Mais le mois passé, on avait assisté à un transfert inverse… Encore une fois, il faut être prudent, ces chiffres sont volatils. Reste qu’il y a bien une augmentation des chômeurs en catégories B et C sur plusieurs trimestres. L’accélération des créations d’emploi passe d’abord par des petits boulots, de l’intérim, des contrats précaires. On peut donc dire que la reprise de l’emploi s’accompagne d’une poursuite de la précarisation, car les entreprises manquent encore de visibilité. Elles sont encore dans l’incertitude, les carnets de commandes ne sont pas toujours bien garnis.

La loi travail, portée par Myriam El Khomri, va-t-elle changer la donne ?
Il faudra voir ce qu’il y aura dedans au final… Mais, pour l’heure, je ne crois pas que la mesure proposée, qui consiste à faciliter les licenciements économiques, puisse créer de l’emploi. Au contraire, cela risque d’augmenter l’intensité des cycles, puisque les employeurs pourront alors plus facilement se séparer de leurs salariés en cas de difficultés. En cas de crise, la destruction d’emploi sera donc plus forte. Sans oublier le contrecoup d’une telle mesure : une hausse du chômage entraîne une baisse de la consommation, ce qui fragilise d’autant plus la situation économique.

Quel est le coût des écoutes téléphoniques?

Les écoutes coûtent cher, très cher : démonstration en quatre chiffres

La Cour des comptes a rendu public ce lundi ses observations


Près d’un milliard d’euros a été dépensé en écoutes judiciaires ces dix dernières années. Le chiffre, astronomique, figure dans un rapport publié ce lundi par la Cour des comptes, au terme d’un contrôle approfondi de plusieurs mois.

La Cour a adressé à Matignon un référé se concluant par sept recommandations, auxquelles le premier ministre a répondu.

Quatre chiffres significatifs 

100 millions auraient dû être économisés au budget des écoutes mais, pour l’heure, c’est tout l’inverse : la Plateforme nationale des interceptions judiciaires (PNIJ, plateforme de surveillance centralisant l’ensemble des réquisitions, créé en octobre 2014). Le décret a rapidement été vu comme un texte "big brother", alors que la volonté de ses rédacteurs était justement d'encadrer ces mesures de surveillance. La plateforme aura coûté plus de 100 millions d’euros à la fin de l’année 2016.

Ce projet, piloté par l’industriel Thales (SA dont l'Etat est actionnaire à 26%), vise à centraliser toutes les interceptions judiciaires et autres techniques d’enquête (annuaire inversé, fadettes, etc…), aujourd’hui réalisées par une kyrielle de petites sociétés spécialisées : Elektron, Foretec, Azur, Amecs, etc.

La Cour des comptes rappelle un autre chiffre, accablant. Le coût initial du projet piloté par Thales avoisinait les 17 millions d’euros. Une estimation jugée "peu réaliste" a posteriori, d’autant que des fonctionnalités supplémentaires ont elles aussi grevé le budget.

La mise en œuvre du nouveau système d’écoute prétend permettre un retour sur investissement, dans le meilleur des cas. Or, la Cour évoque un amortissement rapide, "si les hypothèses [40 millions d’économies nettes par an] se confirment".

Pourquoi le budget des écoutes a-t-il explosé ?


Parce que l’Etat continue à payer les actuels prestataires des écoutes, tout en finançant le développement de la PNIJ, lequel a pris un retard monstre.

La chronologie dressée par la Cour des comptes est implacable : 2005, la PNIJ est conçue; 2006, le projet est annoncé officiellement, pour un lancement opérationnel entre 2007 et 2008. Mais la notification du marché n’est signifiée au titulaire (Thales) qu’en 2010, et la réalisation concrète, qui commence en 2011, n’est toujours pas terminé aujourd’hui…

Soit onze ans pour mener à terme une réforme jugée cruciale, qui connaît encore de graves dysfonctionnements techniques.

Les enquêteurs inquiets de perdre le fil

Pourquoi un tel retard ? La Cour y voit quatre causes, notamment les "crises de gouvernance internes au ministère de la Justice"– jargon énigmatique que la Cour des comptes n’a pas souhaité expliciter – et la guéguerre entre l’Intérieur et la Justice pour un instrument principalement utilisé par des fonctionnaires dépendant du premier ministère (policiers et gendarmes) sous l’autorité du second (les magistrats). A ces frictions intergouvernementales s’est ajoutée "l’opposition des sociétés privées" actuellement prestataires. Le tout a sérieusement menacé le projet au point qu’il a fallu que le "plus haut niveau de l’Etat [le sauve] in extremis" en 2010, sous la gouvernance de F. Fillon.

1 - Etonnamment, le nom de l’industriel en charge de la PNIJ, Thales, n’apparaît qu’une seule fois sous la plume du premier président de la Cour des comptes, le socialiste Didier Migaud. Et ce, alors que l’industriel est omniprésent dans le référé. Au-delà du retard et des coûts, la Cour s’interroge sur une caractéristique majeure de la PNIJ : l’hébergement des écoutes dans les locaux de Thales, dans un bunker réputé inviolable sous son site d’Elancourt (Yvelines).

"A l’issue de son contrôle, la Cour n’a pas pu obtenir de réponse" à ce sujet, note Migaud dans son référé. Pas plus qu’elle n’a pu déterminer "les raisons qui ont conduit le ministère de l’Intérieur à refuser d’installer la plateforme dans l’un de ses sites informatiques sécurisés". Le plus grand mystère continuera donc d’entourer ce choix, pour le moins inédit, de confier à un industriel de la défense les écoutes judiciaires.

De son côté, Thales affirme ne pas y avoir accès, en raison du chiffrement des données conservées. L’hébergement chez Thales entraîne "un degré élevé de dépendance à l’égard de la société prestataire" qui place l’Etat en "position défavorable pour remettre en concurrence à court terme son exploitation et sa maintenance", relève la Cour.
Elle demande à l’Etat d'"internaliser" la plateforme, donc de la rapatrier dans ses locaux. Dans sa réponse, Matignon annonce le lancement d’une mission d’inspection technique de la PNIJ qui devra, entre autres, faire des recommandations sur le "portage industriel" le mieux adapté. Autrement dit, sur la possibilité qu’un autre industriel remplace Thales (Dassault Aviation y est actionnaire à hauteur de 25,53 %), qui perdrait son monopole.

36.5 %  - Les prestataires actuels ne sont pas épargnés par la Cour des comptes. Tout compris, le coût des interceptions est passé de 90 millions d’euros environ en 2005 à 122,5 millions en 2015. Une augmentation de 36,5 %, que la Cour impute notamment aux "prix payés très largement supérieurs aux coûts supportés par les prestataires techniques et aussi par les [opérateurs]".
Orange, SFR, Bouygues, Free et consorts facturent en effet les placements sous surveillance à la justice, en plus des entreprises qui traitent et mettent en forme les données. Au titre des "graves insuffisances du dispositif» actuel, la Cour fait part de ses "interrogations" sur "les garanties de protection du secret de l’instruction" et, plus largement, sur le contrôle effectif des interceptions par les juges.

Une critique en écho aux récriminations de la Cnil.
Saisie pour avis sur la PNIJ, la gardienne de la vie privée avait taclé en 2014 "un système hétérogène et décentralisé" dont la "sécurité et traçabilité [n’étaient] pas satisfaisantes".

mardi 26 avril 2016

Hillary Clinton, candidate sulfureuse

Hillary Clinton, ses relations et ses soirées

Hillary Clinton utilise le jet de Dan Bilzerian, millionnaire connu pour ses soirées et son goût pour les armes, révèlent les media américains
Hillary Clinton, actuellement dans la course à l'investiture démocrate pour les prochaines élections américaines, se rend à ses différents déplacements dans l'avion du patron d'Instagram,  Dan Bilzerian, un millionnaire de 34 ans, surtout connu outre-Atlantique pour les orgies qu'il organise dans cet avion.
Le jet est notamment apparu, selon le site TMZ, dans un épisode de The Circus de la chaîne américaine Showtime, dans une scène avec des femmes très dénudées. C'est le numéro de l'avion qui a permis de révéler le nom de son propriétaire.
Dan Bilzerian l'a acheté en 2014 pour la somme de 5 millions de dollars. Lorsqu'il ne l'utilise pas, il est mis en location. Alors que ce dernier avait été loué pour la campagne d'Hillary Clinton via une société de charters, l'équipe de la candidate n'a pas été regardante sur l'utilisation faite de l'avion par son propriétaire.

Les incohérences de la candidate démocrate
Le sulfureux millionnaire est aussi connu pour des faits de violences sur des femmes. D'après le Daily Mail , en 2014, il avait notamment été mis à la porte d'une boîte de nuit après avoir frappé un mannequin au visage. Les charges contre lui avaient cependant été abandonnées l'année suivante...
L'homme est par ailleurs un aficionado de gros calibres et dispose d'une large collection d'armes à feu à son domicile. Une incohérence de plus dans le discours anti American Rifle Society  que pointe la presse américaine à quelques semaines de la fin de la campagne de l'épouse trompée de l'ex-président Clinton.
Pour compléter le tableau, Dan Bilzerian est un supporteur de… Donald Trump, le candidat républicain.
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Michel Sapin est-il un gros lourd ?

Michel Sapin a-t-il fait "claquer" l'élastique de la culotte d'une journaliste ?

Le ministre des Finances de Hollande était en déplacement à Davos, en Suisse  pour le Forum économique mondial.

Le sexagénaire ventripotent n'avait - pas plus qu'à Bercy - la tête aux enjeux économiques qui rassemblent chaque année dirigeants d'entreprises, responsables politiques et intellectuels pour tenter de résoudre les problèmes dans lesquels s'est mis le système.

Le ministre des Finances, réputé proche de François Hollande, s'est à cette occasion laissé aller à un geste déplacé rapporté dans le livre des journalistes Stéphanie Marteau et Aziz Zemouri, L'Elysée Off, publié chez Fayard le 20 avril et relayé, ce jeudi, sur le site du magazine people Closer.

Relou comme un ado du 9.3

"Mais qu'est-ce que vous me montrez la" ?


"Ne vous avisez pas de ramasser un stylo devant [Michel Sapin], écrivent les deux auteurs, car le cerveau de l'individu ne contrôle pas sa main. Joignant la parole au geste, il  en murmura : "Ah ! mais qu'est-ce que vous me montrez la ?. Et de faire "claquer l'élastique de la culotte" qui dépasse du pantalon taille basse de la journaliste. C'est une tenue de travail répandue parmi les journaleuses en recherche de promotion... Ce fut le cas d'une journaliste -à coup sûr vertueuse- lors du Forum économique, rapportent Aziz Zemouri et Stéphanie Marteau qui diffèrent de Sapin par la courtoisie et ne donnent pas l'identité de la personne outragée.

Un geste humiliant qui provoquera la fureur de l'aguicheuse et qui avait déjà été évoqué l'an dernier, lorsque plusieurs femmes journalistes accréditées se sont unies pour dénoncer ce genre de comportements dans un tribune publiée par le très puritain Libération.

Un comportement de frustré
Le geste fut dans un premier temps assumé par l'entourage de Michel Sapin. "C'était une blague potache," aurait justifié une conseillère -bien peu féministe- de son cabinet, qui tente de dédramatiser la goujaterie du macho. "Il ne comprend pas la tournure qu'a prise l'affaire" aurait même avoué sa chargée de communication.

Mais ce vendredi, alors que la scène est largement relayée dans la presse et sur les réseaux sociaux, la conseillère en communication du ministre a apporté un démenti ferme sur Twitter, et menace même d'actions en justice :



L'énergumène se permet pourtant de juger ses semblables

Le grossier ministre des Finances et des Comptes publics était invité du Grand Oral de Sciences Po mardi soir. Et comme le rapporte Le Figaro, il s’est un peu lâché devant les étudiants en réagissant aux propos de Nabilla Benattia.
Il y a quelques jours, la star de la télé-réalité était invitée à RTL où elle a accordé une interview à Marc-Olivier Fogiel. Quand le journaliste lui a demandé son avis sur la loi El Khomri, la jeune femme a déclaré : "Je ne sais pas qui c’est, lui". Quand Marc-Olivier Fogiel lui a annoncé que c’était une femme, Nabilla a avoué ne connaître en politique que "François Hollande, Michel Sapin, des trucs comme ça…". Visiblement flatté, Michel Sapin a donc déclaré devant son auditoire de Sciences Po -qui s'est par ailleurs distingué par le "Hijab Day" : "Vous voyez, elle n'a pas dit Macron, hein! Elle a dit Sapin! Il faut que je lui téléphone... ‘‘Allo quoi!''", en référence à la célèbre phrase qui a fait connaître Nabilla. Le ministre des Finances et des Comptes publics a ajouté concernant Emmanuel Macron : "Il a plutôt une belle gueule et un sourire craquant et c'est beaucoup de buzz". Brigitte va devoir garder un œil sur son petit homme à Bercy... 

Des clandestins squattent un lycée parisien désaffecté, sous la direction d'un collectif

Un collectif organise l'occupation par des illégaux anonymes d'un lycée abandonné

A l'initiative du collectif «la Chapelle debout !», le lycée abandonné Jean-Jaurès, dans le XIXe arrondissement de la capitale, est occupé. Le mot d'ordre est d'épargner aux migrants illégaux les affres de la nuit à la belle étoile et de leur faire porter des revendications politiques dans le pays qui ne les a pas invités.

Devant les grilles du lycée désaffecté Jean-Jaurès, dans le XIXe arrondissement de Paris, un policier échange avec les activistes et les migrants qui squattent des apprenant à l'Éducation nationale. «Je veux connaître le maximum d’informations sur ce qui se passe à l’intérieur», répète l’homme d’un ton calme. Pour que chacun comprenne la situation, un ex-migrant engagé auprès du collectif s’occupe de la traduction en arabe.

Dans cet imposant édifice, les militants de «la Chapelle debout !» refusent de dévoiler le nombre de migrants présents. «Le bâtiment est tellement grand… Je peux juste vous dire qu’ils sont nombreux», explique un individu qui refuse de collaborer.
Selon une militante, beaucoup viennent du campement de Stalingrad, du nom de la station de métro parisienne, dans le même arrondissement, où vivent «des hommes, des femmes et des enfants dans des conditions particulièrement précaires». Si plusieurs nationalités semblent présentes, le ministère de l'Intérieur n'en a pas connaissance... «Nous sommes tous migrants, peu importe notre origine», élude un activiste chargé de transmettre le message des clandestins présents. 

Méfiance envers les media

Pour pénétrer à l’intérieur, il faut passer à l’horizontale à travers des barreaux étroits. Aussitôt entrés, les media sont expulsés. «La décision a été prise en assemblée générale [les règles du milieu prévalent sur la loi de la République] : pas de journalistes à l’intérieur pour le moment.»
Un camarade militant s’adresse à l’un des migrants qui veulent s’exprimer : «Il faut lui expliquer qu’ils ne vont garder qu’un court extrait de son entretien. Soit il répète le même message, soit il fait des phrases courtes.» Quant aux journalistes qui souhaitent tout de même les interroger à l’intérieur, le message est ferme. «Respectez leur volonté, et restez à l’extérieur."

Une zone de non-droit

Entre les grilles du lycée Jean-Jaurès, on s’échange autant d’informations que de matériel. «J’ai un gars de la commission cuisine de "Nuit debout" au téléphone, il demande de quoi on a besoin ?» s’écrie un anarcho-révolutionnaire auprès de ses camarades. «Un réchaud et des casseroles ! Et si tu peux trouver des matelas et des fringues ça serait super», lui répond-on derrière les grilles.
D’autres arrivent en voiture pour faire parvenir des outils de bricolage. Non loin de là, les forces de l’ordre scrutent la scène d’un regard suspicieux. «Fais gaffe, ils ont noté ta plaque», alerte un activiste. Alors qu’on s’organise sur le plan logistique, personne ne semble prêt à quitter les lieux. Une jeune femme prévient : «On restera indéfiniment.»

"Racisme dans les foyers"

Réunis en assemblée générale, militants d'extrème gauche et illégaux transmettent leurs demandes à travers les grilles du lycée.

D’abord sur l’obtention des papiers.
 «Il est inacceptable de favoriser les démarches en fonction des nationalités», rapporte un individu. Tout le monde évoque les difficultés à "régulariser" sa situation administrative.
L’Etat est aussi critiqué pour son incapacité à résoudre les problèmes des clandestins... : «Pourquoi, quand je demande de l’aide, on me renvoie vers des associations ?» s’insurge un animateur.
Autre problème de taille, le logement : «On trouve des foyers pires que les mers que nous avons fuies. Il y a du racisme. On se retrouve dans l’incapacité d’aller et venir. Et quand il y a un problème, c’est à la rue qu’on [finit].» Un migrant tient à conclure son discours par un message chaleureux : «Nous remercions les personnes solidaires ainsi que le peuple français.»

lundi 25 avril 2016

Conférence environnementale: Hollande "se fout de nous", s'écrient les écolos

Sur le nucléaire, Hollande "se fout de notre pomme"

Le Président a dévoilé ce lundi sa feuille écologique pour les prochains mois. Mais les écologistes s'agitent. Traduire l’accord sur le climat en "actes", c’est le souhait que formulait François Hollande lors de la cérémonie de signature, à New York, vendredi. Un vœu concrétisé lundi, lors de la quatrième conférence environnementale, avec la présentation de sa feuille de route "verte" pour la dernière année du quinquennat, devant représentants des ONG, syndicats, patronat et élus. L’occasion pour le chef de l’Etat de faire plusieurs annonces sur le nucléaire, le renouvelable et la fiscalité écologique.

Du nouveau, mais aussi du réchauffé.
François Hollande a d’abord réaffirmé sa volonté d’avancer sur la taxe sur les transactions financières (TTF), dont le produit serait consacré à la lutte contre le réchauffement climatique. Il a surtout annoncé qu’un "prix plancher" serait attribué à la tonne de carbone pour la production électrique. "C’est une bonne nouvelle, cela permettra de sortir du marché les cinq centrales françaises à charbon", se félicite Pascal Canfin, directeur général de WWF, ex-membre du gouvernement Ayrault, qui participe aux tables rondes. L’ancien ministre écologiste du Développement voit également d’un très bon œil les obligations vertes. La France sera le premier pays à émettre de la dette d’Etat fléchée vers les investissements nécessaires à la transition écologique. "Elle n’est pas le pays de l’excellence environnementale mais, sur ce point, elle aura le leadership international, observe-t-il. On espère que cette annonce se déploiera dans le monde réel, avant la discussion budgétaire à l’automne parce qu’après, il y a la campagne pour 2017." Par ailleurs, la part dédiée à la transition écologique et énergétique dans les 10 milliards d’"investissements d’avenir" passe de la moitié aux deux tiers.

"Fermer des centrales n’est pas une décision qui s’improvise," découvre Hollande
Hollande, candidat de la gauche, avait par ailleurs promis que la plus vieille des centrales française, celle de Fessenheim (Bas-Rhin), serait fermée d’ici fin 2016. Puis avant fin 2017. Avant d’être à nouveau reportée, et conditionnée à l’ouverture de l’EPR de Flamanville, a priori en 2018.

Lundi, le chef de l’Etat a précisé le calendrier et assuré qu’un décret abrogeant l’autorisation de l’exploiter serait pris cette année. "Fermer des centrales n’est pas une décision qui s’improvise", s’est justifié Hollande. Ce décret permettra de débrancher Fessenheim du réseau électrique, sa fermeture se faisant lors d’une prochaine étape.
La centrale alsacienne fait figure de première, d’autres suivront. Dès l’avis de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) rendu (pour la fin 2018), "EDF devra proposer la fermeture de certaines centrales" et "la prolongation d’autres", a dit le Président.

Le calendrier sera déposé avant le 1er juillet. L’objectif est donc toujours de réduire la part du nucléaire à 50 % de la production d’électricité d’ici à 2025, conformément à la promesse du candidat Hollande traduite dans la loi sur la transition énergétique.
Une baisse du nucléaire compensée par des énergies renouvelables, dont le développement sera "plus rapide que prévu", raconte Ségolène Royal.

La ministre de l’Environnement a ainsi dit vouloir "augmenter de 50 % la capacité installée" des énergies renouvelables via, entre autres, un "doublement" du parc éolien terrestre et un "triplement" du parc pour l’énergie solaire.
Le détail sera rassemblé dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), véritable décret d’application de la loi transition énergétique attendu depuis l’automne.
"Au moment de passer à l’acte, il n’y a plus personne"
Ces annonces ne rassurent pas tous les Verts. Au contraire. Depuis la sortie de Cécile Duflot et Pascal Canfin du gouvernement, ils s’opposent avec force à la politique écologique de François Hollande. Même si Canfin se montre relativement indulgent, à un an de la présidentielle, le tempo est particulièrement mal choisi pour que les écolos changent de position vis-à-vis du gouvernement.
David Cormand, le secrétaire national, par intérim, de EE-LV, "ne comprend pas ce que fait le Président : depuis 2012, les discours sont volontaires, mais au moment de passer à l’acte, il n’y a plus personne".
Près de lui, le porte-parole du parti, Julien Bayou, qui passe ses nuits debout place de la République, salue l’accord de Paris issu de la COP 21, regrette que "depuis 2012, le gouvernement ne [fasse] que de la communication sur les questions écologiques".
Même son de cloche chez Karima Delli. La députée européenne explique : "Sur le nucléaire, on se fout de notre pomme : envisager une fermeture de certaines centrales après 2018, c’est un peu léger, au moment où l’on commémore les trente ans de Tchernobyl."
De son côté, Michèle Rivasi, eurodéputée EELV, a boycotté la conférence. "Je ne crois plus en ce qu’ils racontent. Ils ne feront pas tout ce qu’ils ont annoncé en un an. Ils avaient quatre ans, ils n’ont rien fait, et aujourd’hui, ils s’engagent sur un avenir dans lequel ils ne seront plus", lâche-t-elle froidement. Et d’ajouter : "Ils augmentent la durée de vie des centrales et ajoutent 3 milliards d’euros à EDF pour les deux EPR en Angleterre. C’est ça leurs avancées ? Je suis furieuse. Ils sont contents d’eux-mêmes, mais nous, on n’est pas content d’eux."
Pour l’eurodéputé ex-EELV Pascal Durand, qui "attendait beaucoup" de la conférence environnementale à son lancement après l’élection de Hollande, "ce ne sont que des mots : cette année ne sera qu’une gestion courante sans vague jusqu’aux élections, [Hollande] donne un peu à chacun pour ne mécontenter personne".

Etat d’urgence : vers une république des "colonels"

L'exécutif socialiste  a voulu prolonger l’état d’urgence de deux mois de plus 

Le pouvoir PS veut faire durer l’état d’urgence

Instauré en France au soir des attentats islamistes du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, il est prolongé de deux mois à compter du 26 mai, a annoncé Manuel Valls mercredi 20 avril au micro de France Info. Le premier ministre a estimé qu’ "au vu de la menace", l’exécutif souhaite que la sécurité soit maximale pour l’Euro de football, qui se déroulera du 10 juin au 10 juillet, et le Tour de France, du 2 au 24 juillet.
Le mouvement d’occupation Nuit debout, à Paris et en province, n’a en revanche  pas été jugé comme un problème pour l’état d’urgence, a assuré Manuel Valls. "Aucune manifestation, aucun événement public n’a été interdit [en dehors de la COP 21], a-t-il expliqué. Nous pouvons assurer la sécurité des Français, en tout cas mettre tous les moyens pour assurer leur sécurité, et en même temps organiser des événements."
François Fillon s'est à l'inverse dit "choqué" par le mouvement Nuit debout, " toléré" en plein état d’urgence.

"L’état d’urgence ne peut pas être un état permanent, mais à l’occasion de ces grandes manifestations, nous avons considéré qu’il fallait prolonger cet état d’urgence pour assurer pleinement la sécurité" des Français. Et des étrangers ? La mesure a été présentée par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, mercredi 20 en Conseil des ministres.
Le texte  a été transmis au Conseil d’Etat, puis au Parlement, qui doit voter.

La prolongation de l'état d'urgence jusqu'à l'Euro fait toujours polémique

L’état d’urgence a déjà été prolongé à deux reprises, le 19 novembre, puis le 16 février.

L'état d'urgence pendant l'Euro "ne serait pas forcément un bon message", avait admis François Hollande en janvier dernier.
Mais nous y sommes: le président français craint de prendre le risque de lever l'état d'exception et d'être accusé de laxisme sur ce sujet également en cas de nouvel attentat.

Le gouvernement l'assure : il veut en sortir, mais pas sans avoir d'abord renforcé la loi. L'exécutif compte sur le projet de réforme pénale, toujours en discussion au Parlement.

En attendant, les oppositions jugent cette nouvelle prolongation inappropriée

Les altermondialistes d'Europe Ecologie-les Verts, la gauche du PS et l'extrême gauche dénoncent une mise en danger des libertés publiques et individuelles.
L'écologiste Noël Mamère et l'ex-socialiste Pouria Amirshahi y voient chez les anxieux un moyen de faire "perdurer un état général de peur collective".


A droite, le président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, député LR,  regrette "l'amateurisme du gouvernement", incapable à ses yeux d'anticiper l'Euro et le Tour de France.

Eric Woerth, secrétaire général des Républicains, Eric Woerth estime qu'il faut savoir mettre fin à cet état d'urgence qu'il juge d'ailleurs
incompatible avec les fan-zones prévus pendant l'Euro.

La prolongation de l'état d'urgence jusqu'au 26 juillet sera soumise au Parlement.

Vu l'imprévoyance du pouvoir, l'opposition devrait la voter, comme elle l'a déjà fait par deux fois.



dimanche 24 avril 2016

La CGT a décidé le boycottage de la conférence environnementale d'avril

La CGT a décidé de boycotter la conférence environnementale des 25 et 26 avril

La Confédération générale du travail (CGT) justifie son boycottage

La CGT tourne le dos à Hollande
Elle a dénoncé "une opération d’affichage et communication" d’un gouvernement "au plus mal", et a donc annoncé qu'elle opposera la politique de la chaise vide à la conférence environnementale organisée lundi 25 et mardi 26 avril

"Son contenu ne nous convient pas", a déclaré mercredi 20 avril Fabienne Cru, responsable CGT sur ce dossier, en marge du congrès de la confédération. " C’est une conférence complètement déconnectée des réalités du monde du travail et complètement déconnectée des aspirations et revendications des salariés."
Selon elle, la conférence ne permet pas de "répondre aux enjeux environnementaux et climatiques", et "ne permet pas à la France de tenir ses engagements pris à la COP21 à Paris".

Mme Cru dénonce aussi l’absence de concertation

La syndicaliste d'extrême gauche pointe la méthode gouvernementale, estimant qu' "elle  rappelle douloureusement la loi travail", révélant avoir reçu les documents cinq jours avant le début de la conférence. 

La CGT regrette en outre qu’aucune table ronde de la conférence environnementale n’évoque les questions des transports et d’énergie, "deux enjeux primordiaux" pour la réduction des gaz à effet de serre et qui "permettraient à la France de respecter ses engagements" pris lors de la COP21.

Cette 4e conférence environnementale, qui réunira associations, syndicats et patronat, est un rendez-vous lancé par François Hollande pour fixer une feuille de route "verte" chaque année.
"Je conteste avoir découvert l’écologie avec la conférence climat", riposte Hollande, mais il n’avait jamais, dans sa carrière, considéré l’écologie comme un dossier majeur. "L’écologie n’est pas une croyance, et cela m’agace d’entendre parler de conversion, ­réplique également une conseillère du président. Mais il a progressivement intégré, dans sa façon de penser, la croissance, le développement durable, la consommation de ressources par les entreprises, l’équilibre planétaire et même les migrations. Il n’a pas changé, mais sa fonction de président a modifié sa vision des choses".
"Même ceux qui demeurent sceptiques quant à sa politique environnementale en conviennent  :"Il a peu à peu installé cela dans son langage. Il n’y a plus un moment où il n’en parle pas ", assure Philippe Martin, ministre de l’environnement (2013-2014) du gouvernement Jean-Marc Ayrault.François Hollande affiche le zèle de l’écologiste néophyte, mais la CGT est  une nouvelle convertie aussi.

Des activistes suspectés de violences sur des policiers

Deux militants de la CNT placés sous contrôle judiciaire

Les deux hommes que la police a arrêtés jeudi après avoir défoncé la porte du local de la Confédération nationale du travail sont suspectés d'avoir participé à une agression contre des policiers au cours d'une manifestation. Ce que ces révolutionnaires nient...
Une brève audience a eu lieu ce vendredi après-midi au tribunal correctionnel de Lille où ont comparu les deux militants suspectés de violences sur quatre policiers mercredi en marge de la manifestation contre la loi travail. La police les avait arrêtés après avoir dû défoncer la porte du local de la Confédération nationale du travail  (CNT) à coups de bélier. Le juge a reporté le procès au 25 mai pour leur permettre de préparer leur défense. La procureure avait réclamé une détention provisoire. Ils y échappent et sont placés sous contrôle judiciaire.

Ils n'assument pas

Ce qu’on reproche à Benjamin F., 30 ans – qui doit commencer un CDD de préparateur de commande le 2 mai –, et Martin D. 25 ans, chauffeur-livreur ? Le juge résume : des "coups de poing, des coups de pied, jets de cailloux, jets de cannettes et de pétard fumigènes" sur quatre policiers de la Brigade anticriminalité (BAC), dont un a subi un jour d’incapacité temporaire de travail.
Ils ne contestent pas les violences; ils disent qu’ils n’y ont pas participé: ce n'est pas eux, ce sont les autres !

"Quinze témoignages"

Le juge raconte la scène. La BAC est "agressée physiquement par un groupe". Des policiers "réussissent à se réfugier dans l’entrée d’une école de commerce rue de l’Hôpital-militaire".
Coups, cailloux, fumigènes, cannettes. Les policiers disent avoir repéré la veste en jean avec col de fourrure de l’un et la capuche noire et les lunettes de soleil de l’autre. Martin : "J’étais au niveau des banderoles, à 75 mètres du porche. J’ai des témoignages pour étayer mes propos. Je suppose qu’on me voit sur la vidéo surveillance." Benjamin dit qu’il était "avec Martin près des banderoles".
Leur avocate, Muriel Ruef : "J’ai 15 témoignages écrits de personnes [des camarades activistes?] qui me disent qu’ils sont restés près d’eux pendant la manifestation. Ces personnes n’ont rien à faire en prison," juge-t-elle.

Des récidivistes de l'agression de CRS

Martin a déjà été condamné à deux mois de prison avec sursis en 2012 pour violences avec armes, une matraque télescopique. "Une bagarre, dans laquelle j’étais autant victime", estime-t-il.
Benjamin également a déjà été condamné à deux mois avec sursis lui aussi, pour violences en réunion. "Une bagarre due à l’alcool à la braderie de Lille."
C’est ce qui permet à la procureure de réclamer une détention provisoire en attendant le procès. "Ce ne sont pas des novices. Ils sont en récidive légale tous les deux. Les manifestations vont continuer. Ils pourraient s’en prendre de nouveau aux services de police. On peut s’inquiéter des risques de représailles", souligne-t-elle. Elle ne les "trouve pas insérés de façon quotidienne" et suggère que la promesse d’embauche de Benjamin peut être "de convenance".
La juge est trop bonne: ils échappent à la détention provisoire, en attendant l’audience du 25 mai. "Nous avons tenu compte de votre situation professionnelle", dit le juge. En attendant, ils sont interdits "d’attroupement ou de manifestation"...
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samedi 23 avril 2016

Les habitants du XVIe de Paris devront accepter le voisinage des SDF

La justice impose aux riverains un futur centre pour SDF dans le XVIe

Des riverains mécontents avaient saisi le tribunal administratif, mais le juge leur a opposé des vagabonds dans "l’intérêt public". Pétition, recours en justice : les riverains du très paisible XVIe arrondissement de Paris opposés à l’installation d’un centre d’hébergement pour sans-abris en lisière du bois de Boulogne ont tout tenté, mais ils ont été déboutés vendredi par la justice.
Plusieurs associations de riverains et la coordination pour la sauvegarde du ans dents bois de Boulogne demandaient la suspension du projet qui pourrait attirer jusqu’à 200 "sans dents", selon les termes du socialiste Hollande.
Mais le juge des référés du tribunal administratif de Paris a pensé -comme la maire PS de Paris - que la construction du centre, au cœur d’une vive polémique depuis plusieurs semaines, n’entraînerait "aucune modification significative du site classé". Il a retenu "l’importance de l’intérêt public poursuivi par le projet" de la mairie socialiste.
La querelle à propos de la création de ce centre défendu par la maire de la capitale, Anne Hidalgo, avait glissé sur le terrain politique. Le maire LR du XVIe arrondissement Claude Goasguen est en effet vivement opposé au projet.

La mairie de Paris s’est "réjouie" du jugement du tribunal administratif

En effet, il "conforte la détermination de la Ville à faire aboutir ce projet, aux côtés de l’Etat et de l’association Aurore, pour une ouverture de ce centre dès l’été 2016". "Nous le regrettons mais cette ordonnance s’impose à nous, sauf cassation. Les travaux vont donc se poursuivre", a réagi la coordination dans un communiqué, tout en maintenant qu’il s’agit d'"une erreur dans le choix du site" pour ce "projet solidaire". 

Les arguments des opposants au projet étaient à la fois écologiques - le président de la coordination Christophe Blanchard-Dignac regrettant que l’on sacrifie des espaces verts à Paris pour reloger des personnes en difficultés - et sociologiques, certains riverains se demandant si les nouveaux transplantés seraient "à l’aise dans un quartier où les prix sont élevés ".

En mars, une réunion d’information sur le projet avait viré à la foire d’empoigne. L’architecte du centre Guillaume Hannoun et la secrétaire générale de la préfecture d’Ile-de-France Sophie Brocas avaient notamment été les cibles de quolibets et certains participants avaient manqué d’en venir aux mains. "Tout cela repose sur des craintes irréalistes, c’est le prototype du faux problème», a expliqué l’avocat de l’association Aurore qui gère le projet. 

De son point de vue, "il n’y a pas matière pour les voisins à imaginer que leur vie sera polluée par des gens qui, pour la plupart, ont besoin d’être logés et veulent être tranquilles. Ils n’ont pas l’intention de voler le bourgeoisP", a polémiqué Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, affirmant que ce ne sont "ni des loubards, ni des casseurs".
Selon la mairie de Paris, le XVIe arrondissement ne compte que huit places en hébergement d’urgence, sur un total de 9 700 dans la capitale. Dans le débat, des habitants du XVIe arrondissement ont eux-mêmes regretté cette situation : "c’est à nous, les riches, d’aider les pauvres", ont-ils prêché. 

Mais en mars plus de 40.000 riverains avaient signé une pétition contre la malveillance de l'intention de cette construction de ce centre d’hébergement alors qualifié de "nouveau Sangatte", en référence au centre de la Croix-Rouge qui avait rassemblé jusqu’à 800 migrants à Calais, avant d’être fermé en 2002. Le centre, financé par L’Etat - PS, (4 millions d’euros) et la Ville de Paris (800.000 euros), devrait pouvoir accueillir d’ici là jusqu’à 200 défavoriséss, cent en famille, cent isolées, via le 115, le numéro d’urgence.

Rama Yade s'est déclarée candidate à l’élection présidentielle

La Franco-sénégalaise  avoue une candidature orientée vers la diversité

Rama Yade a
annoncé sa candidature à la présidentielle de 2017 à une heure de grande écoute

L’ancienne secrétaire d’Etat de Nicolas Sarkozy a également  précisé sur TF1 jeudi 21 avril qu’elle ne passera  pas par la primaire des Républicains et du Centre. Elle lance en effet un mouvement indépendant appelé 'La France qui ose'.

"C’est un moment important pour moi. Je ne suis pas candidate à la primaire des Républicains, fidèle en cela à l’esprit du général de Gaulle", a ajouté R. Yade, 40 ans, qui a aussi été ambassadrice de France à l’Unesco et conseillère régionale d’Ile-de-France.

"Je vous remercie de m’inviter pour annoncer ma candidature à la présidence de la République française", a lancé l’ex-membre du Parti Radical, définitivement exclue de celui-ci en octobre, qui a été titulaire  entre 2007 et 2010 des portefeuilles des droits humains, puis des sports.
Elle espère recueillir les 500 signatures


Il ne semble pas qu'elle ait commencé à prospecter
les cinq cents signatures nécessaires pour se présenter à la candidature dans un an. "Dès demain, je m’engagerai dans tous les territoires de France pour porter le projet, notre projet."

Marquée par les stigmates du 21 avril 2002 qui a vu l'élimination de Jospin dès le premier tour, avec la contribution de Christiane Taubira, l’ancienne secrétaire d’Etat poseuse de 2009 avait été quelques mois considérée par les sondeurs comme la "personnalité politique préférée des Français". Elle a lié sa candidature à "la crise démocratique profonde" et à la date du 21 avril 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen élimina le candidat de la gauche et resta seul au second tour de la présidentielle face à Jacques Chirac.

"Depuis, rien n’a changé", affirme  R. Yade. "On rejoue toujours la même pièce de théâtre, avec les mêmes mauvais acteurs. Il est important, pour
moi qui ai rêvé la France avant de la connaître, de retrouver la France que j’aime, celle qui ose", glissant ainsi le nom de sa "coopérative politique", 'La France qui ose', composée de "plusieurs mouvements citoyens et politiques".

Yade mise sur "50.000 sympathisants"

Sur son site figurent les noms de
l’"Alliance écologiste et indépendante (un mouvement politique laïc, indépendant de toute idéologie, animé par Jean-Marc Governatori qui n'avait pas réussi à réunir les 500 parrainages en 2012),
le Parti libéral démocrate (issu de Démocratie libérale, formation disparue en 2002 avec le retrait progressif d'Alain Madelin, présidé depuis avril 2008, par Aurélien Véron, un militant libéral, ancien président de Liberté Chérie, d'Alternative Libérale et aussi  membre du bureau de Réforme et Modernité, association présidée par le député Hervé Mariton),
Démocratie 21 (démocratie pour le 21e siècle),
le Rassemblement éco-citoyen, qui se positionne à gauche,
le Cercle de la diversité"
Démocratie 21 (démocratie pour le 21e siècle) est une association à but non lucratif fondée en Guadeloupe pour rassembler les consciences écologiques...
Le Cercle de la Diversité a quant à lui été créé en tant que club de réflexion sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy.
Avec l’aide d’une équipe d’élus locaux, de secrétaires nationaux et Conseillers exécutifs de l’UMP, le CDR a vu le jour en septembre 2006 pour soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007.
Animé de janvier 2007 à novembre 2010, par son porte-parole ivoirien Dogad Dogoui, à gauche, conseiller exécutif de l’UMP et fondateur du Club Africagora des Entrepreneurs, le CDR s’est transformé le 20 décembre 2008 en une association à caractère politique.
Lucien Kemkeng, à droite, qui considère qu'il est faux de parler de la France comme d'un "pays de race blanche", préside aujourd’hui le mouvement.
Sur cette base, R. Yade a d’ores et déjà revendiqué "cinquante mille sympathisants dans tout le pays, cent deux comités dans chaque département de France", et a "invité les Français à [la] rejoindre".

Désormais isolée dans le champ politique depuis son exclusion définitive du Parti radical, Rama Yade  s’est définie comme "sans mandat et sans parti  mais libre de lancer un nouveau mouvement".
A la fin de son intervention sur TF1, elle a appelé les internautes à
venir lui poser des questions sur Facebook et Twitter.


Quelques condamnations à son actif
En novembre 2012, Rama Yade est poursuivie en justice par Philippe Sarre, maire socialiste de Colombes, pour des propos tenus sur son blog un an auparavant et à l'annonce de la candidature du maire socialiste de Colombes aux législatives. Elle est condamnée pour diffamation par le tribunal de Nanterre en appel, le 4 décembre 2013,  à 2.000 euros d'amende et 4.000 euros de dommages et intérêts.

Le , le tribunal correctionnel de Nanterre décide de la relaxer dans une affaire de liste électorale.

Le 25 avril 2013, elle est déclarée coupable et condamnée par le tribunal correctionnel de Paris pour diffamation et injure contre l'ancien député Manuel Aeschlimann.

En janvier 2014, elle est condamnée à 800 euros d'amende, un euro symbolique de dommages et intérêts et 1.000 euros de frais de justice pour avoir injurié Marine Le Pen et Jean-Marie Le Pen sur son blog.

Ayant contesté l'élection à la présidence du Parti radical à laquelle elle était candidate, elle est condamnée en mai 2015 pour avoir déposé un recours jugé irrecevable au tribunal de grande instance de Paris. Elle devra payer 51.000 euros en frais d'avocats du parti et de son nouveau président Laurent Hénart.

vendredi 22 avril 2016

Etat d'urgence: la CGT matraque la police et les policiers

Cette affiche de l'extrême gauche est très mal reçue de la police et des politiques

Cette affiche d'une branche de la CGT dénonce violemment les violences policières contre les jeunes

L'affiche qui "fâche",
selon un "curieux  journaliste
Elle a frappé le patron de la police. Lundi, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et deux syndicats de policiers ont  dénonce une campagne "choquante" .
Le syndicat Info'com de la CGT
(salariés de l'information et de la... communication), a publié le 16 avril sur son site internet une affiche téléchargeable associant une matraque et un insigne de CRS, à une flaque de sang, titrée: "la police doit protéger les citoyens et non les frapper".

Selon ce syndicat d'extrême gauche, "on ne compte pas les excès de la police qui veut mater les jeunes, qu'ils soient étudiants ou lycéens", faisant référence aux ripostes policières aux agressions des forces de l'ordre par des ultra anarcho-révolutionnaires - casqués et encagoulés- que la gauche radicale fait passer pour des "casseurs"  dans le cadre de manifestations.

Campagne "choquante"


Ce visuel met "gravement [et injustement] en cause la police nationale", a jugé lundi soir Bernard Cazeneuve dans une lettre ouverte au secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, dénonçant la "violence" d'une campagne "choquante".

Le ministre, qui rappelle que plus de 18.000 policiers et gendarmes ont été blessés en 2015 et que 8 ont perdu la vie, assure que les forces de l'ordre sont "soumises à un contrôle étroit et exigeant" et le ministre  appelle à "protéger, plutôt que de chercher à détruire" le "lien de confiance entre la population" et les forces de sécurité.
Interrogé sur France Info, le député Les Républicains Eric Ciotti a jugé cette affiche "scandaleu(se), indigne, honteu(se)". "Ce syndicat s'est discrédité. (...) A mesure que sa crédibilité diminue, il est contraint à la surenchère. Moi je demande très clairement ce matin au ministre de l'Intérieur de déposer plainte contre la CGT".


Le vice-président du Front national (FN) Florian Philippot, trouve cette affiche "immonde". "La CGT reçoit des millions chaque année de l'Etat, des collectivités, pour faire ça. Elle ferait mieux de défendre les salariés d'une manière un peu plus sérieuse plutôt que de commettre ces horreurs".

Même son de cloche du premier secrétaire du Parti socialiste. 
L"ancien trotskiste Jean-Christophe Cambadélis a faiblement dénoncé mardi "une gauchisation" de la CGT, estimant que l'affiche du syndicat "fait partie" de cette orientation.

Les syndicats de policiers se plaignent de mauvais traitements

Plus tôt dans la journée, deux syndicats d'officiers de police avaient déjà protesté contre cette affiche dans des communiqués séparés. Pour le SCSI-CFDT (majoritaire chez les officiers de police et proche du PS), c'est une "affiche de la honte". "C'est faire injure aux milliers de policiers et gendarmes blessés ou tués dans l'exercice de leur fonction", a-t-il écrit, ajoutant se réserver le "droit de porter plainte".

Synergie (second syndicat) a évoqué un "appel abject à la haine" et à la "violence" contre les forces de l'ordre. Il a demandé au ministère de l'Intérieur de "déposer plainte contre cette campagne calomnieuse".

Les organisations radicales instrumentalisent les jeunes
Les tensions entre jeunes activistes et policiers sont exacerbées depuis le début du mouvement contre le projet de loi travail, dans lequel les lycéens sont poussés en première ligne. Plusieurs provocations ont ainsi eu lieu ces derniers jours dans des lycées d'Ile-de-France, occasionnant plusieurs dizaines d'interpellations, sans compter les commerces et le mobilier urbain dégradés sur le parcours des défilés encadrés par les organisations syndicales et les partis radicaux d'extrême gauche.

Un policier mis en cause dans une vidéo largement diffusée où on le voit maîtriser énergiquement un lycéen à Paris au cours d'une manifestation contre le projet de loi travail, le 24 mars, doit être jugé en mai pour violences volontaires.

Les lycéens sont encouragés à aller en justice 
Le parquet de Paris a ouvert mi-décembre une enquête préliminaire après la plainte déposée par dix-huit adolescents qui accusent des policiers du commissariat du XIIe arrondissement de violences, agressions sexuelles et insultes racistes à leur encontre. Le grand jeu !

Le ministre Emmanuel Macron s'affranchit du président François Hollande

Macron veut être calife à la place du calife Hollande

Leurs routes se séparent


Macron multiplie les petites phrases qui déplaisent à Hollande.
Après une critique de l’ISF mercredi, le ministre de l’Economie, s’est exprimé sur sa relation avec François Hollande jeudi.
Le ministre de l’Economie prend de plus en plus ses distances avec le chef de l’Etat et le point de rupture semble atteint.

Pour preuve, cette visite d’usine, jeudi, où François Hollande n’a cessé de surveiller Emmanuel Macron du coin de l'oeil, pendant que son ministre profitait de sa popularité en répondant aux sollicitations en tous genres des salariés.


Macron trace sa route

"Emmanuel Macron ne croit plus en les chances de François Hollande pour 2017."
Le jeune ministre de l'Economie devance Manuel Valls, Martine Aubry et François Hollande et il se voit en candidat providentiel.

Il est en effet la personnalité de gauche préférée des Français pour l'élection présidentielle de 2017, selon un sondage Viavoice pour
Libération, publié jeudi 21 avril.A la question, "pour 2017, chacune des personnalités suivantes serait-elle d'après vous un bon président de la République ?", Emmanuel Macron arrive en tête avec 38% devant le Premier ministre Manuel Valls (28%) et Martine Aubry (21%). François Hollande, lui, obtient 11%.
C’est un homme pressé, à l’énergie et à l’ambition débordante", observe Nathalie Saint-Cricq, en direct sur le plateau de France 2.


Emmanuel Macron pourrait préparer sa sortie du gouvernement,
où il irrite de plus en plus ses collègues, Manuel Valls en tête.
Le déplacement présidentiel de ce jeudi 21 avril au côté du chef de l'État visait à montrer un esprit collectif, mais Emmanuel Macron a fait sa petite visite personnelle et a discuté de son côté avec le PDG et les salariés de l'entreprise. L'image est furtive, mais symbolique d'un François Hollande et Emmanuel Macron qui arrivent dans la même voiture devait faire taire la rumeur. L'opération de communication n'a fonctionné que quelques minutes. Très vite, le trublion du gouvernement s'est dissocié du groupe présidentiel, se tenant à l'écart jusqu'à provoquer l'ordre du chef de l'État: "Allez me chercher Emmanuel Macron" !
Sur le qui vive, François Hollande avait du mal à cacher son agacement et botta en touche lorsqu'on l'interrogea sur son ministre. "Le sujet, c'est l'emploi, c'est le seul sujet", assura-t-il.

L'omniprésence, la popularité et la liberté de ton d'Emmanuel Macron irrite de plus en plus au sein du gouvernement.
Certains lui reprochent de ne pas jouer collectif. "On est là, on a travaillé ensemble collectivement pour cet investissement", assure quant à lui Emmanuel Macron face aux caméras. 

Ce comportement autonome du ministre alimente un peu plus chaque jour les suspicions sur ses intentions pour les présidentielles de 2017.

Son indépendance et sa liberté de ton irritent au sein du gouvernement

Emmanuel Macron fait sa petite visite personnelle en assurant face aux caméras qu' "on est là, on a travaillé ensemble collectivement pour cet investissement".

Or, le 8 mai, il sera au côté du maire Les Républicains d'Orléans pour la fête de Jeanne d'Arc. Au programme, un discours et un bain de foule. Emmanuel Macron compte bien jouer sa partition jusqu'au bout.