POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

jeudi 27 mars 2008

Contre le service militaire, les lycéens ont pourtant défilé

Contre aussi les suppressions de postes
11% de lycéens grévistes dans l'académie de Créteil.
Quelques milliers de lycéens ont manifesté à Paris, Lyon et Marseille, mais la marche des lycéens n’a guère motivé la presse aujourd’hui. Seulement deux agences de presse en rendent compte. Les commentateurs parviendront-ils à diverger ou seront-ils tous du même avis : la pensée unique ?
Partie peu avant 14H00 du Quartier Latin, derrière une banderole affirmant "Non, non, non aux suppressions de postes, lycéens en lutte contre la casse de l'Education", la manifestation a réuni dans l'académie de Créteil des élèves entourés de leurs maîtres , appelés à faire grève par une intersyndicale Snes-FSU-Snep-FSU-Snuep-FSU (FSU, trois fois, également largement CGT !) -FO-CGT et Sud-Education-Sundep, et des parents d'élèves. Sans parler des intermittents du spectacle syndical, qui sont de toutes les manifs, dans des rôles de composition divers, de médecins, d'avocats et de profs ou d'élèves aujourd'hui, comme l'a noté Bob.
La manifestation des enseignants, parents, lycéens et retraités contre les suppressions de postes dans les collèges et lycées, aurait réuni aujourd'hui jeudi 4.600 personnes selon la police, 6.000 pour les syndicats (environ 8000 personnes selon la Fidl, à moins que ce soit selon l’agence de presse (R) qui en rajoute !… ou ne s’est pas déplacée…). Elle a été arrêtée rue de Grenelle, aux abords du ministère de l'Education Nationale et s'est achevée près du ministère. Une délégation y a été reçue. La dispersion s'est ensuite amorcée dans le calme pour le goûter de 16H00.
"C'est le début d'un succès qui ne s'arrêtera pas tant que le gouvernement ne reviendra pas sur le retrait" des 11.200 suppressions de poste prévues pour la rentrée 2008, s’est emballée Hanna Boisson, déléguée du syndicat lycéen Fidl, qui avait appelé à la manifestation.
Pour elle, figée et représentative de la France de demain, "les suppressions de postes dans les lycées de banlieue sont en contradiction avec le plan 'Espoir banlieue' de Sarkozy".
Les lycéens souhaitent constamment revenir en arrière. "Léo Moreau, vice-président de l'Union nationale lycéenne (UNL), a considéré que "C'est une réussite parce que des établissements qui jusqu'ici ne se mobilisaient pas vraiment sont venus". Il faudrait des exemples, parce que s’ils sont venus, d’autres non… Ils ont appelé le ministre de l'Education, Xavier Darcos, à "arrêter de nous dire que nous aurons les mêmes conditions d'enseignement l'année prochaine" avec 8.830 postes en moins dans le seul secondaire public.
Après leur grève glorieuse de mardi, des enseignants étaient encore hors de leurs classes à Créteil. Ceux du Snes-FSU ont demandé "un collectif budgétaire, le rétablissement des postes supprimés, l'abandon de la transformation des suppressions en heures supplémentaires et l'abandon de la réforme du bac professionnel en trois ans" [au lieu de deux !], selon Pierre Claustre, secrétaire académique du Snes-FSU pour Créteil.
Avec le printemps, les lycéens de la Fidl et de l'UNL sont dehors. Ils ont annoncé avoir appelé à manifester à nouveau mardi, dans toute la France. Le taux de réussite au bac sera-t-il encore plus élevé qu'en 2007, histoire de prouver que les journées de grèves, de manifestations et de défilés, d'occupation et de blocage des lycées pèsent moins que les réductions de postes?

mercredi 26 mars 2008

Les lycéens lancés dans la contestation par leurs profs militants

Demain jeudi, les cours piétinent…
Ce sera sûrement du 55% de participation...
Proche du Mouvement jeunes socialistes (MJS), l’Union nationale lycéenne (UNL), organisation lycéenne à but syndical (c’est tout dire !), a appelé mardi "les lycéens à se mobiliser en masse lors des manifestations" prévues jeudi "dans les grandes villes", aux côtés des enseignants –qui les manipulent- pour protester contre les suppressions de postes à la rentrée 2008.
Dans un communiqué, ces lycéens expliquent que "la volonté de réforme du collège et du lycée affichée par le gouvernement a, pour le moment, comme principale traduction concrète la suppression de milliers de postes dans l’Education nationale". Tous ne sont pas des postes d'enseignement.Un raccourci ?
Ils ont bien appris leur leçon : ils parlent bien comme leurs maîtres ! "Une éducation de qualité suppose des classes qui ne soient pas surchargées et des moyens suffisants pour assurer un soutien scolaire individualisé", a-t-elle ajouté, fustigeant une "politique comptable" ! Déjà entendu quelque part…
Sauf que ce qui est affirmé doit être démontré. PaSiDupes a déjà pointé les cours quasiment particuliers en latin ou corse, ou russe, ou provençal ou chinois dans bien des lycées et collèges. Sans parler des dédoublements de classes en langue et plus anciennement ceux des ateliers et laboratoires, pour des raisonsde sécurité: il faudrait que les lycéens de l’UNL aillent au lycée pour constater ou disent la vérité.

Un autre satellite de mouvements politiques avait déjà lancé le même appel samedi. La Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl) est la résultante d’un scission entre des lycéens communistes et SOS Racisme (socialiste) avec certains militants de l’UNEF-ID (également Indépendante et démocratique !).

Prenez une ancienne présidente de la Fidl (1990-92)comme Delphine Batho (1973). Elle est maintenant secrétaire nationale du Parti socialiste, chargée de la sécurité. Elle est actuellement députée de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres, par la grâce de … Sa Cynique Majesté Royal. Autre chose ?
Demain jeudi donc, les jeunes pousses ambitieuses, qui préfèrent réussir dans la politique plutôt que dans les études, ont lancé leur mot d’ordre de grève en soutien de celui de leurs mentors de l’intersyndicale de profs, qui sont parfois leurs parents- Snes-FSU, Snep-FSU, Snuep-FSU (jusqu'ici ce sont les mêmes...), FO, CGT, Sud-Education, Sundep - de l’académie de Créteil (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Seine-et-Marne, où souvent les quartiers sont justement sous pression !).
Des lycéens vont sans doute préférer les suivre plutôt que les cours…
Demain, certains cours ne seront pas surchargés : 55% de sécheurs, chiffre officiel annoncé…

Grève du mardi 18 mars 2008 : les taux officiels

Contre la fantaisie des maths modernes des syndicats
A la mi-journée, le ministère de l'Éducation nationale communiquait les taux de participation à la grève pour la totalité des académies.
Enseignants du premier degré : 4,20 %
Enseignants des collèges : 25,42%
Enseignants des lycées professionnels: 19,45%
Enseignants des lycées d'enseignement général et technologique : 23,43%
Personnels ATOSS (agents qui dépendent d'ailleurs des collectivités territoriales !) : 3,27%
Moyenne enseignants du second degré pondérée : 24%
Ce que les parents ont pu observer.
Attention, maintenant on ne rit plus: 55% de grévistes, selon le Snes-FSU... Si, si, c'est sérieux !
Ca fait misérable: à quand le taux de 86% du bac dans les grèves de la FSU?

Photos de Carla et Sarko à Windsor, pour les détracteurs...

C'est Gala pour PaSiDupes; c'est la soupe à la grimace pour la gauche
Nul n'est prophète en son pays? D'autres compensent...

Grandes pompes royales pour Sarkozy en Angleterre

Sarkozy reçu par les Britanniques avec tous les honneurs que lui refuse Guy Bedos !
Ne nous faisons pas d’idées, ce n’est pas Sa Cynique Majesté Royal qui aura marqué de la considération pour le Président des Français, dont manquent certains Français(es) cruellement, tout en recommandant le respect, mais pour eux-mêmes. Une des rares royales qui vaillent, la reine Elizabeth II, a reçu le couple présidentiel français au palais de Windsor, le 26 mars 2008, avec tout le faste qui leur est dû.

Le chef de l'Etat a entamé à la mi-journée sa visite d'Etat de deux jours à Londres.
Douze ans après la visite d'Etat de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy est arrivé à Londres à 12h25, heure française, pour deux jours. Accompagnée de son épouse Carla, il a été accueilli à sa descente d'avion à l'aéroport d'Heathrow par le prince Charles et son épouse Camilla.
Après un accueil royal et un parcours « bling-bling » dans deux carrosses dorés, une visite guidée (par la reine) du château de Windsor et un discours devant les membres du Parlement réunis dans le cadre solennel du palais de Westminster, Nicolas Sarkozy et son épouse ont participé à un banquet d'Etat, une autre marque assez exceptionnelle de considération. Le couple doit ensuite passer une unique nuit au château.
Le Parlement britannique, lemodèle de système parlementaire, a ainsi offert au président Sarkozy d’une part l'occasion de célébrer plus d'un millénaire de rivalités et d'amitié franco-britanniques dans ce "discours-cadre" de sa visite et d’autre part le privilège très rare de s’adresser à lui, une faculté qui lui est refusée en France !


Demain jeudi, après cette première journée officielle et protocolaire dans un bon climat, Nicolas Sarkozy doit retrouver le Premier ministre britannique, Gordon Brown, pour les travaux pratiques de leur premier sommet bilatéral. D'abord à la résidence de son hôte au 10 Downing Street, puis dans le cadre plus inattendu de l'Emirates Stadium, le stade d'Arsenal, le plus français des clubs de football d'Outre-Manche.

Dans la lignée de la "nouvelle fraternité", Paris et Londres ont promis un sommet "plein de substance". La presse britannique a ainsi déjà annoncé la signature d'un plan commun destiné à construire de nouvelles centrales nucléaires. Après les habituelles questions bilatérales, Nicolas Sarkozy et Gordon Brown aborderont la situation internationale : répression chinoise au Tibet et attitude à adopter pour les Jeux Olympiques, Afghanistan où Paris devrait envoyer un millier de soldats supplémentaires, priorités de la présidence française de l'Union européenne à partir du 1er juillet. La réforme des institutions internationales, comme le Fonds monétaire international (FMI) ou le Conseil de sécurité de l'Onu, l'élargissement du G8 5en G13 ou G14), l'immigration et la transparence des marchés financiers doivent permettre d'afficher de "très grande proximité de vues". Le chef de l'Etat souhaite également que Paris et Londres pèsent sur Washington pour faire remonter le dollar.

Un peu de bling-bling à l’anglaise, n’en déplaise aux malveillants, et beaucoup de travail.

Quand nos dirigeants travaillent, la presse s’amuse

Le "Press club, humour et politique" sélectionne ses têtes de turcs
Le jury du prix "Press club, humour et politique" a procédé à une deuxième sélection de six "petites phrases" pour son Prix 2008, a-t-il annoncé mercredi 19 mars.Composé de 18 membres, ce jury est présidé par Jean Miot, ex-président d’agence de presse très marquée par le parti-pris que faute de finesse et de profondeur, elle confond avec indépendance et impertinence. Le prix récompense l'auteur de la phrase la plus hilarante de l'année, qu'il s'agisse d'humour volontaire ou involontaire.
Voici les six phrases retenues par le jury :
- François Bayrou, président du MoDem au soir de sa défaite aux municipales : "Je vous le promets, nous aurons d'autres victoires".
- Xavier Bertrand, ministre du Travail : "Le Parti socialiste est un parti sans leader. François Bayrou est un leader sans parti. Ils sont faits pour fusionner". Notre choix.
- François Fillon, Premier ministre, cité par l'Express : "Quand j'ai appris que Xavier Bertrand appartenait à la Franc-Maçonnerie, je ne me suis pas étonné de le découvrir Maçon ; mais franc, ça m'en bouche un coin".
- Bernard Laporte, ministre des sports débarquant en Guadeloupe : "Je voulais voir les Antilles de vive voix".
- Christian Estrosi, ancien ministre, maire de Nice, s'adressant à des journalistes accompagnant le chef de l'Etat en Guyane : "Vous avez vu comme Monsieur Sarkozy est populaire en forêt amazonienne ?".
Et une "Raffarinade" : "Il faut avoir conscience de la profondeur de la question du sens".
En décembre 2007, six phrases avaient déjà été sélectionnées :
- Un échange entre Nadine Morano (UMP) et Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la politique de la Ville.Nadine Morano: "Fadela Amara au gouvernement, cela montre les limites du casting à la Fogiel". Réponse de Fadela Amara: "J'ai tendance à croire que Nadine Morano c'est la Castafiore".
- François Bayrou (UDF) -encore- disant à Marie-sEGOlène Royal de ne pas monter chez lui, un soir entre les deux tours de la présidentielle, selon le récit de l'ex-candidate PS dans son livre: "Ne montez pas, il y a du monde dans la rue". Réponse de Royal, en connaissance approfondie (?) du sujet (sans ses fiches): "Il m'a fait l'impression de l'amant qui craint la panne...".
- François Goulard (UMP) : "Johnny Hallyday qui annonce son intention de rester Français et Bernard Laporte qui entre au gouvernement, c'est une période faste pour l'intelligence française".
- Christine Lagarde, ministre de l'Economie : "Pour faire face à la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo".
- Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO : "Les retraits de l'UIMM, c'est mieux que la valise RTL".
- Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme : "Je me retrouve avec la journée des droits de l'Homme sur les bras et Kadhafi sur le tarmac". Pas de quoi se relever la nuit !
Il faut compter sur la dernière sélection en juin, car ce ne sera pas jusque là un grand cru.
En attendant, on observe que ce ne sont pas ceux qui parlent beaucoup qui retiennent l’attention des sélectionneurs de petites phrases, sauf à penser que ceux-ci sont secs (pardon!) d’une oreille et que les méchants manquent totalement d’humour.
Enfin, dans le genre parité et diversité, les femmes s’en tirent bien et spécialement Rachida Dati, tandis qu’au rayon ‘ouverture’, la vengeance semble être le mépris…

La magistrature visiblement politisée

Les élèves magistrats manifestent maintenant dès l’école
L’Ecole Nationale de la Magistrature (ENM) était pour la première fois le théâtre d’une manifestation hier mardi 25 mars à Bordeaux. Des élèves magistrats, appelés des "auditeurs de justice", ont protesté contre une réforme de leur formation.
Cette réforme est pourtant réclamée depuis de longues années par la profession autant que par les justiciables. Il est clair que des considérations politiques d’opposition animent cette manifestation. Elle se déroulait à l’école même, puisque c’est logiquement à Jean-François Thony, son directeur, un professionnel de la magistrature et de la pédagogie, que la Garde des Sceaux, Rachida Dati, a confié la charge de cette réforme, plutôt qu’à un politique, pourtant.

Premier sujet de satisfaction de nature à rasséréner les justiciables, ce projet mûri depuis 2006 prévoit de généraliser le contrôle des compétences de tous les magistrats avant leur nomination dans leurs premières fonctions. Il est la suite du rapport de la commission d'enquête parlementaire sur le fiasco judiciaire dans l'affaire de pédophilie d'Outreau. Cette commission était alors présidée par André Vallini, un magistrat, secrétaire national à la Justice du PS.
Le 9 juin, à la barre pendant près de six heures, le juge Fabrice Burgaud qui avait instruit l’affaire s'est retrouvé en position d'accusé. «Vous êtes naïf et bardé de certitudes», «aveugle face aux invraisemblances de l'affaire», ont asséné les avocats de la défense. Deux des femmes mises en cause l'ont traité de «menteur». Hermétique face à ce tir de barrage, le jeune magistrat s'est contenté d'exposer sa «méthodologie», permettant de «faire le tri» entre les différentes accusations. «C'est une mission technique», a-t-il répété inlassablement. Et froidement.
Fabrice Burgaud, tout frais émoulu de l'Ecole de la magistrature (ENM), avait 30 ans quand il fut nommé à Boulogne-sur-Mer. Le cloaque d'Outreau, sur lequel planait l'ombre de l'affaire Dutroux, était son premier dossier. Ce cas exceptionnel raviva, jusqu'à l'absurde, une question cruciale: peut-on laisser un magistrat - a fortiori sans expérience - assumer seul l'instruction d'affaires aussi complexes?

Rachida Dati, la Ministre de la Justice, a donc présenté le 22 février ce projet en vingt et un points parmi lesquels figure l'introduction attendue de tests psychologiques lors de l'admission à l’Ecole. Cette disposition était apparue nécessaire en réponse à la fragilité du juge Fabrice Burgaud qui à 32 ans, avait instruit seul l'affaire de pédophilie d'Outreau, de février 2001 à juin 2002, au point de devenir le symbole de la retentissante faillite judiciaire. On lui reproche d'avoir mis en examen, malgré l'absence de preuves matérielles et l'inflation délirante des accusations, 17 personnes dont certaines, à la lumière du procès en cours, n'auraient probablement jamais dû se retrouver devant la cour d'assises de Saint-Omer.
Bénéficiaire d’une rémunération de 1 600 euros nets par mois à bac +4, cette jeunesse étudiante est aussi bourgeoise et conservatrice que politisée. Malgré ce précédent notoire et la pression de l’opinion qui réclame une justice plus sereine, les futurs magistrats ont défilé durant une heure entre l'ENM, la Cour d'Appel et … la mairie de Bordeaux derrière des banderoles sur lesquelles on pouvait lire "Réforme de l'ENM, magistrats mal formés : le justiciable en fait les frais". Le justiciable est-il vraiment l'objet de leur souci? Et pourquoi la mairie de Bordeaux, si ce n’est pour des raisons politiques de manipulation : le trajet de l’ENM à la Cour d'Appel n’aurait-il pu suffire ?
Hélène Acquier, auditeur de justice de la promotion 2006 (15° sur 34), , et déléguée de la section du Syndicat de la magistrature (SM), prétend qu’ils étaient deux cents à manifester et cent cinq à s'être déclarés grévistes… Cette déclaration est sujette à caution au vu de la photo ci-dessous, même en incluant l'encadrement de professeurs...
Le projet de réforme prévoit également une réduction de 30 à 26 semaines de la formation initiale (7 mois effectifs en école et hors stages) et la réduction de un an à six mois du premier stage dans un tribunal (quelques semaines dans chacune des six fonctions de la juridiction -siège, parquet, instance, instruction, enfants, application des peines- sur les 14 mois qu'effectuent les auditeurs de justice au sein d'un tribunal. Ces derniers passent environ 6 semaines.). La formation actuelle fait déjà alterner périodes d'enseignement à Bordeaux et périodes de stage en juridiction. En fin de cursus, les auditeurs rejoignent un cabinet d'avocat pour un stage de deux mois. Au cours de cette période, ils peuvent plaider devant l'ensemble des juridictions civiles, pénales et administratives du fond, sous le contrôle de l'avocat ou en se substituant à celui-ci. Une fois le premier poste choisi, chaque auditeur de justice suit une formation pratique de cinq mois exclusivement consacrée à la fonction qu’il exercera à la sortie de l’ENM.
En fonction de leurs résultats à l'examen de classement et d'aptitude, les auditeurs de justice choisissent leur premier poste de magistrat, sur la liste proposée par le ministère de la Justice. Une période de spécialisation de 6 mois leur permet de recevoir une formation complémentaire pour se préparer aux mieux à l'exercice de la première fonction. De stage de six mois en stage de six mois, il est facile d’entretenir la confusion.

La réforme consiste en fait essentiellement à inverser les périodes en faveur d’une spécialisation renforcée plus longue. Si rien ne bouge, combien de procès d’Outreau encore et de juges Burgaud ?
L’étudiante Hélène Acquier s’est exprimée aussi contre une réforme "qui remet en cause des principes d'enseignement qui [leur] semblent indispensables à la formation des futurs magistrats". Faire une fixation sur l’enseignement théorique est donc un comportement douteux après une maîtrise de droit. Elle lui reproche une spécialisation précoce qui limiterait les possibilités de navigation dans la profession. Elle s'élève notamment contre "le raccourcissement de la période de formation généraliste". Cette déléguée syndicale qui souhaite actuellement devenir juge des enfants voudrait se réserver la possibilité un beau jour de passer juge d’application des peines ou procureur et donc être polyvalente.
Or, pour être plus vrai(e) et ne pas tomber dans la manipulation de l’opinion, cette militante aurait dû ajouter que la spécialisation intervient en revanche plus tôt et que la durée des études reste inchangée au final ! Cette future magistrate est prometteuse d’équité et de justice…

mardi 25 mars 2008

Olivennes distribuera le papier au Nouvel Obs et à SFA, le sanibroyeur

Airy Routier doit-il échapper au sanibroyeur SFA du Nouvel Observateur ?
Dans l’information aussi, il faut laisser les faits se faire. L’héritier de Perdriel trônera à SFA comme au Nouvel Obs. Le sanibroyeur au service de l’information ? Ce n'est pas nouveau: SFA a même tracé la route au Nouvel Observateur. Mais qui passera le balai derrière Perdriel ? Lire le billet précédent de PaSiDupes.
On apprend donc que Claude Perdriel a cédé sa lunette au Nouvel Observateur et son sceptre-balayette à SFA au prince de la FNAC. Denis Olivennes (ci-dessus) trouvera à s’employer dans une autre branche importante d'activité du groupe du Nouvel Observateur: les sanibroyeurs SFA, propriété de « papa » Claude Perdriel, qui les lui cède. Ils recyclent 68 millions d'euros de chiffre d'affaires et 12 millions d'euros de résultat en 2006 (contre 100 millions d'euros de chiffre d'affaires pour le Nouvel Obs ). Il se dit même que Denis Olivennes se verrait proposer des actions SFA, alors qu'en revanche il "ne sera pas actionnaire du journal" (ce qui ne saurait tarder), selon les précisions de Claude Perdriel au Monde.

L'aventure du Nouvel Observateur (le groupe comporte aussi Sciences et Avenir, et Challenges) n'aurait jamais été possible sans la fortune que Claude Perdriel a d'abord amassée dans l'assainissement. La société SFA a été créée en 1958, soit six ans avant la création de l'hebdomadaire. Qu’il ait apporté une odeur particulière au magazine ne surprend donc pas. Son invention, le sanibroyeur pour WC, a connu une expansion européenne dans les années 1970. Aujourd'hui, le groupe compte 13 filiales à travers l'Europe et vend ses produits dans 150 pays. Dans les années 1990, SFA diversifie ses activités vers les douches multifonction.

Croyez-vous que Airy Routier devra passer d’abord à la douche avant de pouvoir passer au sanibroyeur ? Mais peut-être que les bonnes odeurs dérangent plus les habitudes que les mauvaises et que Denis Olivennes le gardera auprès de lui…

Que les journalistes préfèrent le sanibroyeur au Kärcher, est-ce vraiment le choix d'une "presse libre et de gauche" au royaume Perdriel?

Nouvel Observateur: Perdriel passe la main à Denis Olivennes

Denis Olivennes, le dauphin Perdriel
L'héritier n'est pas un perdreau de l'année.
Le magazine le "Nouvel Observateur" se transforme en société à directoire et conseil de surveillance. Claude Perdriel cède la direction du "Nouvel Observateur" à Denis Olivennes: Claude Perdriel présidera le conseil de surveillance et Denis Olivennes le directoire et dirigera aussi la publication. (LIRE la suite dans Le Monde) Le roi Perdriel est sur le départ, vive le roi Denis Olivennes.

Pourquoi Denis Olivennes ?
Né en 1960, il est ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud (1980) et donc agrégé (de lettres modernes) et ancien élève de l'ENA qui 'échouera' à la Cour des Comptes.

Mais pourquoi est-il celui qui dirige le FNAC depuis 2003 ?
A 32 ans en 1992, il était devenu le conseiller du ministre de l'économie et des finances, puis du Premier Ministre socialiste Pierre Bérégovoy. Il sera bientôt un proche de Laurent Fabius et pénétrera de nombreux réseaux, tel celui de la Fondation Saint-Simon, où il croisera Jean Daniel, le directeur du Nouvel Observateur… Mais en 1993, l’homme cherchera fortune dans le privé.
En 1997, ce long courrier en partance d'Air France, croisera "une amie d'enfance", … Frédérique Lescure qui le parachutera à Canal+, où il prendra la direction générale du groupe.


Pourquoi est-il arrivé si vite au cabinet du Premier ministre socialiste ?
Selon Le Monde, son nez cabossé le prouve, Denis Olivennes est un ancien boxeur et rugbyman amateur. Cet athlète est le fils d'Armand Olivennes, poète bien connu, et le neveu de Claude Olievenstein (-> Olivennes), psychanalyste et médecin spécialisé en toxicomanie, né à Berlin, en1933 et immigré à Paris, pour échapper aux nazis.

Le Nouvel Observateur désavoue Airy Routier: le"SMS n'a pas existé effectivement" !

Perdriel lève un coin du voile sur la manipulation par Airy Routier
Claude Perdriel, 82 ans, PDG co-fondateur du Nouvel Observateur, estime, dans un entretien au Monde daté de mercredi, que son hebdomadaire a "fait une erreur" en publiant une pseudo information sur un SMS attribué à Nicolas Sarkozy.

Rappel des faits
Le président de la République avait déposé une plainte le 7 février pour "faux, usage de faux et recel" contre le site internet du Nouvel Observateur, selon lequel le chef de l'Etat aurait envoyé à son ex-épouse Cécilia, huit jours avant son mariage avec Carla Bruni le 2 février, le SMS suivant: "si tu reviens, j'annule tout".
Airy Routier a présenté ses excuses à la nouvelle épouse du président. Nicolas Sarkozy a alors accepté de retirer sa plainte le 19 mars et l'affaire a depuis été classée sans suite par le parquet de Paris. Airy Routier, interrogé la semaine dernière, avait joué sur les mots et, de façon malsaine et contraire à la déontologie -mais à la morale individuelle aussi bien- avait cependant insisté sur le fait qu'il "maintenait totalement (sa) position" sur l'authenticité du SMS.

L’authenticité ne serait pas en cause, mais la chronologie !
La manipulation vicieuse résiderait en effet dans la tromperie sur les dates. Le SMS, que personne n’a vu et ne peut produire, aurait cependant existé, à l’époque de la première séparation du couple privé Nicolas-Cécilia, mais aurait été sorti au moment des élections et du remariage présidentiel. En le détournant de son sens en en modifiant la date d'expédition, il s'agissait de nuire un maximum. Ce n’est pas malsain, mais odieux.
Benoîtement, avant de lâcher la place, le noble vieillard du Nouvel Obs bat sa coulpe faiblement, mais dans le genre faux-cul et vicelard. "L'Obs a fait une erreur, car c'était un SMS d'ordre privé qui, à mon avis, n'a pas existé effectivement. En tout cas pas à ce moment-là", déclare pour sa part Claude Perdriel. Il n'est pas beau?

Dans un vieux réflexe professionnel qui l’apparente à son employé, Perdriel s’écarte du sujet pour se poser à son tour en … victime d’une machination ! Il juge en effet que "cela ne justifie pas les propos" de Carla Bruni-Sarkozy sur le titre, "sauf si cela fait partie d'une campagne de déstabilisation du Nouvel Observateur, journal libre et de gauche". Il a une notion très honorable du 'juste' ! Versons un pleur : les gens sont méchants ! Surtout à droite, car à gauche, on est détenteur de la morale et de l'Histoire...
Mais libre de quoi, au fait ? La liberté de la désinformation et de l’intoxication ? La liberté n’a-t-elle pas des devoirs ? La gauche nous en a fait voir d’autres, certes, mais sort encore plus petite de ce type de procédé ? Plus morale aussi?
Bien que cette militante de gauche s’en soit excusée, Perdriel revient sur une partie des propos de Mme Bruni-Sarkozy qui avait assimilé dans le Monde Le Nouvel Observateur à un "magazine trash" : rien à redire à çà; pourquoi l'en blâmer !
Elle s'était légitimement interrogée dans L'Express de savoir " si ce genre de sites avaient existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs?" Toute vérité n’est donc pas bonne à dire ? Ce qui est permis à la noblesse de plume serait-il interdit au commun des mortels? Les victimes recourent parfois aux procédés de leurs bourreaux, comme les enfants qui reproduiraient les schémas de leurs parents. Psycho à deux sous !

Perdriel a le cœur bien accroché, mais la presse à la française fait peine et donne la nausée à quiconque conserve un peu d’honneur. Il n'aura pas réussi sa sortie.
Et Airy Routier est toujours là ? Pourquoi condamner les auteurs de crimes de sang si les meurtres psychologiques restent impunis ?

Des syndicats français refusent le passage aux 41 annuités

L’allongement des cotisations de retraite poserait plus de problème que le déficit !
Les syndicats ne croient que ce qu'ils voient et,les déficits, ils ne veulent pas les voir: ce n'est pas leur problème.
A la suite de la CGT et de la FSU, mais aussi de FO-CGT, la CFDT s'oppose à l'allongement à 41 ans de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein prévue à partir de 2009 par la loi de 2003, annonce son secrétaire national chargé du dossier.Les lois sont faites pour ne pas être appliquées par une partie de la population...
Les deux premiers appellent à manifester samedi dans toute la France. Cette mesure doit pourtant contribuer à la réduction du déficit des comptes des retraites.
Le dialogue social engagé par le gouvernement se poursuit. Les partenaires sociaux seront reçus jeudi par le ministre du Travail, Xavier Bertrand, pour des premières rencontres bilatérales sur la nouvelle réforme des retraites sur laquelle le gouvernement veut légiférer au premier semestre.
"L'allongement de la durée de cotisation qui est prévue dans la loi de 2003, dans l'état actuel des choses, compte tenu du taux d'emploi des seniors, serait injuste et inefficace", a affirmé Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT, lors d'une conférence de presse.
"L'allongement de la durée de cotisation n'a de pertinence que si elle permet d'améliorer les comptes des régimes des retraites mais, au moins à moyen terme, on est persuadé que ce ne sera pas le cas", a-t-il ajouté. Un sentiment aussi catégorique et obtus que la persuasion vaut-il preuve ?
Les vieux schémas ont la vie dure dans les syndicats conservateurs. En effet, le rattrapage du retard social et l’adaptation du pays à la nouvelle donne font peur aux syndicats ringards qui se replient sur des certitudes d’un autre âge et versent dans la démagogie pour masquer leur incapacité à imaginer des solutions nouvelles adaptées.
Pour réduire les déficits, la CFDT ressort donc les vieilles recettes et fera pression pour que des mesures soient mises en oeuvre pour augmenter le taux d'emploi des seniors, qui s'établissait à 38,1% en France en 2006 contre 43,6% en moyenne dans l'Union européenne, a-t-il ajouté. Dommage qu’il ne dispose pas d’une référence moins obsolète: les chiffres de 2005 étaieraient son propos de manière encore plus convaincante… Faire travailler les vieux est la solution syndicale idéale : c’est innovant et juste, puisque les jeunes arrivent toujours plus tard sur le marché du travail. On ne peut donc plus compter sur la canicule?
En vérité, le taux d’emploi des seniors a diminué en 2006. Selon Eurostat, le taux d’emploi des 55-64 ans a atteint en 2006 37,6% (lien: 2006-2010), contre 37,9% en 2005 (lien). La France est donc loin de l’objectif de l’Union Européenne pour 2010 qui a été fixé à 50% des 55 - 64 ans maintenus en emploi.
La proposition de la CFDT ne serait-elle donc pas prononcée en accord avec le gouvernement qui a besoin d’un relais médiatico-syndical pour faire avancer l’idée dans l’opinion ? Attendez-vous à ce que leur entente objective se réalise : tout le monde y trouvera son compte, mais la pilule sera amère.
Le secrétaire national de la CFDT demande en outre
- le transfert des cotisations excédentaires de l'Unedic vers les comptes des régimes de retraites
- et un doublement de 2% à 4% de la taxe sur les revenus du patrimoine et de placement. Interdit de mettre de côté ! Vous êtes pauvres, vous le resterez: on a besoin des pauvres; il n'y en a jamais assez !
Travailler plus dur et plus longtemps n’est rien pour nos syndicalistes détachés et planqués. Il faudrait aussi travailler plus, pour gagner autant: le compte n'y est pas et ça ne fait pas partie des promesses présidentielles... Et, cerise sur le flan de la démagogie, ne rien transmettre à nos enfants.
Faut-il qu’à la CFDT, ils détestent les jeunes…
Allez, à samedi !

lundi 24 mars 2008

Désirs d’Avenir 70 pioche sa doctrine dans …Marianne 2

A moins que ce ne soit l’inverse…
Même article signé Philippe Cohen (visionnaire décliniste de 55 ans et pourtant président de l'association Marc Bloch), même titre et même photo-montage de bon aloi, à l’égard de la dame et des symboles nationaux.
S’agit-il d’une campagne orchestrée par Sa Cynique Majesté Royal ? Si c’est ça, la « république du respect », ça donne effectivement envie !
Cà donne ce type de prose; et çà se vend ! Voici le texte: il ne vaut pas la dépense...

Airy Routier, le nouvel allié des Sarkozy
"La leçon de journaliste de Carla Bruni dans Le Monde a laissé les médias sans voix. Comme si la bévue d'Airy Routier nous obligeait à gober n'importe quelle manipulation.
La découverte du
texte joliment troussé de Carla Bruni dans le quotidien vespéral a laissé le monde de la presse sans voix. La profession a baissé les yeux se contentant d'approuver la belle leçon de déontologie donnée par une femme dont on ne perçoit guère la légitimité à la formuler. D'où parle donc Carla Bruni, qui se cache derrière un déni on ne peut plus classique «je n'ai aucune leçon à donner mais» ? Qu'est-ce qui l'autorise à donner la leçon de journalisme amplement méritée par Airy Routier mais que l'on attendrait plutôt d'une grande figure de la profession ? La réponse est assez simple : c'est Airy Routier lui-même qui permet à Carla Bruni d'initier son entrée en politique. Car il ne faut pas s'y tromper : la séquence ouverte par sa lettre d'excuses qui permet à Carla Bruni de répondre dans Le Monde n'a rien de spontané. C'est une nouvelle scénette, un mini-plan com sans doute imaginé par une spin-doctoresse actuellement en cours, la conseillère Catherine Pégard qui vient de bénéficier d'une promotion à la Cour. L'opération permet au Président de s'arranger un profil plus magnanime tout en évitant le probable non-lieu qui aurait clos le procès du SMS s'il avait été mené à son terme. Un autre indice nous met sur la piste de cette mise en scène : jeudi, VSD plaçait en une le titre «Carla change le Président», une cautionnée par la réputation d'intégrité de Denis Jeanbar, signataire de l'article sur le sujet. Le medium - Carla - est le message, c'est-à-dire le coup de com. Notre bon Président, suractif, fougueux, sanguin, a besoin d'un anti-dépresseur féminin. Cécilia a longtemps fait l'affaire, mais il lui manquait «un cerveau», comme l'aurait laissé entendre le Président lui-même (selon la Canard Enchaîné) de façon assez peu élégante. Carla lui succède et voilà notre héros reparti du bon pied. Dans lavie.com, une séquence chasse l'autre pour le plus grand plaisir des citoyens-zappeurs. La lettre de Carla efface le président procédurier. Airy Routier rend au couple élyséen un fier service. Nul doute que le Président magnanime ne l'oubliera pas. "

« Notre métier a mal tourné », selon Cohen, qui le prouve : Cohen est son cauchemar ! Il nous laisse sans voix. Mais si seulement il pouvait se taire...
La « bévue » ou « manipulation », Marianne ne « gobe » pas : d'habitude, il les fait avaler. Cohen ne « baisse pas les yeux » et soutient le regard, au nom de la déontologie qu’il nie à «une femme dont on ne perçoit guère la légitimité à la formuler », une légitimité que ‘Monsieur’ Cohen prend où lui? Nul ne sait ! Mais un homme comme lui se retranche bravement derrière le ‘on’ généralisateur qui pourrait donner à croire qu’ils sont nombreux de sa classe et de son arrogance.
Le sieur Cohen et Marianne ne sont pas quant à eux du genre à écrire «je n'ai aucune leçon à donner mais» ? Chez les bien-pensants de la presse, aucune précaution de style ni aucun égard, ils sont péremptoires, comme le sont les microcosmes infatués. Ne sont-ils pas persuadés d’avoir au contraire des « leçons à donner à la masse ? Airy Routier est d’ailleurs confraternellement envoyé au coin : à Marianne, on n’est pas comme ces gens du Nouvel Obs ! C’est Marianne qui distribue les autorisations et les récompenses. Même le droit de réponse est soumis à l’approbation de Marianne et du petit Cohen.
Face karchée de la bien-pensance, Cohen est vraiment tordu. Est-ce son métier ; est-ce que le métier veut ça. Ou est-ce qu’il faut être tordu-perdu pour être admis au saint des saints du fameux magazine qui fait de la pige à Gala et Voici réunis ?
Cohen pue qui se croît plus crédible en employant un galimatias anglo-saxon. Il s’en prend ensuite–mais de quel droit : qui donc l‘y a-t-il autorisé ?- à la ‘spin-woman-doctor’ (pour être plus correct. Et défendre l'exception culturelle, dès la semaine prochaine?). Croit-il ainsi promouvoir l’image de son canard ? Il chercherait donc à détourner l’attention de la brebis égarée du Nouvel Obs, tout bêtement et avec ses gros sabots. Phiphi Cohen « rend à Airy Routier un fier service », croit-il. Nul doute qu’il n’y aura jamais personne, même magnanime, qui ne l'oubliera pas, notre Cohen. Un grand journaliste d’investigation, si, si….
« Monte dans ta chambre, Cohen ! »

Le sous-préfet de Saintes limogé

Bruno Guigue, un fonctionnaire-militant pro-arabe hyperactif
Bruno Guigue, bientôt 46 ans (né en 1962 à Toulouse), était sous-préfet de Saintes. Outre un DEA de géopolitique, il est diplômé de l'Ecole Normale Supérieure et ancien élève de l'ENA. Il était auparavant détaché au Conseil régional de La Réunion depuis 1998.
Spécialiste du Moyen-Orient, il est essayiste, chroniqueur de politique internationale dans la revue ETVDES, aussi bien que sur un site qui rassemble des essayistes penchés sur la problématique de la mondialisation. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dans lesquels il explore le conflit israélo-arabe, en interrogeant la question du remords des consciences occidentales et européennes face à la Shoah, l'économie solidaire, l'héritage de Lénine. Ce sous-préfet avait ainsi concentré en lui tous les griefs potentiels susceptibles de le désigner au ministère de l'Intérieur comme un homme qui pourrait avoir du mal à accepter les rigueurs du devoir de réserve qui s'impose aux fonctionnaires. Son cas soulève aussi la question des auteurs: celui-ci fait-il oeuvre d'historien (et nous précisons: 'objectif'!) ou de militant (et nous soulignons: 'partisan' !).
Actuellement, ce qui pose problème plus spécialement, c’est son article publié sur un site internet dédié à l'actualité de l'islam francophone, où l'on trouve aussi des articles de …Tariq Ramadan (un prêcheur islamiste qui fait scandale). Bruno Guigue affirme que cet article incriminé est rédigé (sans haine?) en dehors de tout contexte professionnel et en réponse à la «prose haineuse», selon lui, d'un article lui-même publié dans «Le Monde» le 27 février («L'ONU contre les droits de l'homme») et signé Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel.

Il s’agit en fait d’une tribune anti-israélienne. La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a «été mise au courant mercredi du contenu de cette tribune et a immédiatement décidé de mettre fin aux fonctions» de Bruno Guigue, a-t-on indiqué au ministère de l'Intérieur. «Ce n'est pas tant une question de fond, puisque chacun est libre d'avoir une appréciation, mais quand on est un sous-préfet en exercice, on est soumis à un devoir de réserve», a indiqué dimanche matin le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Gérard Gachet. «Toute la fonction publique repose sur un devoir de réserve, une obligation de neutralité, qui correspond à l'égalité de traitement de tous les citoyens, quelle que soit leur sensibilité ou leur préférence", a déclaré le préfet de Charente-Maritime. Même si (Bruno Guigue) voulait publier un ouvrage sur les vases Ming, il devrait en référer, c'est la seule règle.» Et en référer aussi à la Présidente de Région, parce que c’est elle…

Le sous-préfet Bruno Guigue a finalement été limogé par Michèle Alliot-Marie. Pour avoir estimé dans une tribune publiée le 13 mars qu'Israël est "le seul Etat au monde dont les 'snipers' abattent des fillettes à la sortie des écoles". Il ironise également sur les "geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer pendant Shabbat".
Voici le texte in-extenso de la tribune de Bruno Guigue tel qu'il a été publié sur le site oumma jeudi 13 mars.

"Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’ONU"
"DANS sa rubrique "Point de vue" du 27 février 2008, Le Monde a généreusement offert ses colonnes à un texte d’une hystérie verbale et d’une mauvaise foi insondables. Les accusations qu’il profère à l’égard du conseil des droits de l’homme de l’ONU sont si mensongères que même la liste des signataires ne tempère qu’à peine notre stupéfaction : Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel .. On peut facilement compléter la liste tant l’omniprésence des intellectuels organiques du lobby pro-israélien nous est devenue familière.Le titre sans nuances de cette prose haineuse est déjà tout un programme : "L’ONU contre les droits de l’homme". Dès les premières lignes, on peut y lire cet appel angoissé : "L’année 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme par l’ONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d’années, par ses dérives, l’ONU s’est caricaturée". Inévitablement le lecteur non averti s’alarme : l’organisation internationale serait-elle brusquement devenue suicidaire ?Mais par bonheur la suite nous éclaire aussitôt sur les préoccupations profondes de nos signataires : "A Durban, en Afrique du Sud, s’est tenue en 2001 la conférence mondiale contre le racisme, à l’initiative des Nations-Unies. C’est au nom des droits des peuples que furent scandés des "mort à l’Amérique !" et "mort à Israël !" et c’est au nom du relativisme culturel qu’on fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes".Quel rapport entre la géopolitique du Moyen-Orient, manifestement en cause dans les appels à combattre les Etats-Unis et Israël, et l’oppression des femmes que viendrait cautionner le "relativisme culturel" ? Probablement aucun. Mais amalgamer les deux sujets présente l’intérêt polémique de suggérer une pernicieuse concurrence entre les victimes : vous qui condamnez Israël et l’Amérique, vous ne dites rien de la souffrance des femmes opprimées dans les pays musulmans. C’est une antienne dont la rhétorique lobbyiste est coutumière : elle permet de détourner le lecteur occidental de la critique de la politique américaine ou israélienne en fixant son attention sur un problème interne des sociétés moyen-orientales.Ce rapprochement polémique entre les deux sujets, pourtant, est particulièrement cocasse. L’Arabie saoudite, où le port du voile est obligatoire et les femmes interdites de conduite automobile, est l’alliée historique des Etats-Unis dans la région. Le régime obscurantiste des talibans, lui, a vu le jour sous les auspices d’une CIA qui a prêté ses camps d’entraînement sur le sol américain aux combattants du mollah Omar. En revanche, l’Irak et la Syrie baasistes, plus proches de la norme occidentale en matière de condition féminine, n’eurent pas droit aux mêmes égards. Le premier a été pulvérisé sous les bombes US, la seconde est rangée dans la catégorie des "Etats voyous". Mais peu importe : les partisans de la politique américaine au Moyen-Orient se croient fondés à donner des leçons en matière d’émancipation féminine.S’agissant de l’ONU, en outre, on ne s’étonnera guère d’un tel ressentiment de la part des porte-parole du néoconservatisme à la française. Car les résolutions du conseil des droits de l’homme, comme hier les déclarations de l’assemblée générale, ont osé mettre en cause la répression israélienne en Palestine occupée. Les 47 Etats élus par leurs pairs au CDH bénéficient de l’égalité de vote. La sensibilité qui s’y exprime reflète donc une opinion majoritaire qui n’a aucune raison de cautionner l’occupation militaire des territoires arabes. Que les thuriféraires d’Israël, cependant, se rassurent : ces résolutions demeurent symboliques à défaut d’être exécutoires. Mais ce n’est pas suffisant. Il leur faut aussi en stigmatiser le principe par un usage grossier de la calomnie.C’est à quoi s’emploient rageusement les signataires. "Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s’y constituent, les discours qui s’y tiennent, les textes qui s’y négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté d’expression, légitiment l’oppression des femmes et stigmatisent les démocraties occidentales .. Le CDH est devenu une machine de guerre idéologique à l’encontre de ses principes fondateurs. Ignorée des grands médias, jour après jour, session après session, résolution après résolution, une rhétorique politique est forgée pour légitimer les passages à l’acte et les violences de demain".Symptôme d’une psychose paranoïaque ou monument de la démonologie occidentale : on hésite sur le diagnostic. La seule certitude, c’est que ce réquisitoire contre des forfaits inexistants témoigne d’une inventivité hors du commun. Le conseil des droits de l’homme de l’ONU voudrait "anéantir la liberté d’expression" ? On se demande bien pourquoi et comment. Mais nos interrogations demeurent sans réponse. Nos polémistes annoncent "la mise à mort de l’universalité des droits" par l’ONU elle-même, mais cette mort annoncée reste nimbée de mystère. Aucune citation des résolutions du CDH ne vient étayer cette accusation, et les détracteurs de l’ONU condamnent ses idées supposées avec une violence inversement proportionnelle aux preuves de ce qu’ils avancent. Visiblement, ils préfèrent parler à sa place en procédant directement au commentaire de ce qu’elle est censée avoir dit.En guise de citations, on doit alors se contenter des propos résumés au style indirect, sans guillemets, qu’aurait tenus M. Doudou Diène, rapporteur spécial sur le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie auprès de l’ONU. L’intellectuel sénégalais aurait ainsi déclaré qu’"énoncer une critique contre le port de la burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste, et que la loi française contre le port des signes religieux à l’école participe du racisme antimusulman". Seul problème : ces citations sont introuvables. Si chacun de ces énoncés soulève évidemment des objections, encore faut-il qu’il ait été formulé. Une polémique grossière sur des citations qui n’en sont pas : le procédé condamne ses auteurs.Au demeurant, les seules citations que les idéologues publiés par Le Monde auraient dû produire à l’appui de leur propre thèse sont celles du CDH lui-même. Mais ils se gardèrent bien de le faire. Livrant leur interprétation tendancieuse en lieu et place de la pensée d’autrui, ils pérorent gravement en prenant leur fantasme pour la réalité : "La confusion est à son comble, affirment-ils, quand est dénoncée comme une attitude raciste toute critique de la religion". Mais d’où vient cette idée ? Qui l’a émise ? Nul ne le sait. N’importe qui, en revanche, peut vérifier ce qu’a énoncé le CDH sur la question religieuse. Il suffit de consulter les compte-rendus officiels des six sessions réunies depuis sa création en juin 2006.Le 30 mars 2007, le CDH a ainsi adopté une résolution " sur la lutte contre la diffamation des religions". Ce texte nuancé insiste sur "le droit de chacun à la liberté d’expression, qui devrait s’exercer de façon responsable et peut donc être soumis à de restrictions, prescrites par la loi et nécessaires pour le respect des droits ou de la réputation d’autrui, la protection de la sécurité nationale, de la santé ou de la morale publiques, et le respect des religions et des convictions". Sur le plan des principes, ce texte ne diffère guère du droit positif en vigueur dans la plupart des pays, les Etats occidentaux ayant eux aussi entouré l’exercice de la liberté d’expression de certaines limites juridiques. En France, la reconnaissance de la liberté d’expression n’entraîne aucun droit à diffamer son voisin, toute forme d’injure manifestant une discrimination raciale ou religieuse est punie par la loi, et certaines dispositions législatives ont même eu pour effet d’énoncer une vérité officielle sur des faits historiques.Naturellement, la teneur de cette résolution du CDH n’est pas indifférente au contexte politique lié à la "guerre contre le terrorisme" menée tambour battant par Washington. "Le Conseil se déclare préoccupé par les images stéréotypées négatives des religions et par les manifestations d’intolérance et de discrimination en matière de religion ou de conviction. Il se déclare en outre profondément préoccupé par les tentatives visant à associer l’islam avec le terrorisme, la violence et les violations des droits de l’homme. Il note avec une vive inquiétude l’intensification de la campagne de diffamation des religions, et la désignation des minorités musulmanes selon des caractéristiques ethniques et religieuses depuis les événements tragiques du 11 septembre 2001".L’adoption de ce texte s’est heurtée à l’opposition des pays occidentaux, mis en minorité lors du vote final. Aucun d’entre eux n’y a vu, toutefois, le danger mortel pour la civilisation universelle que dénoncent les signataires de notre pamphlet antionusien. Au nom de l’Union européenne, la représentante de l’Allemagne "a fait remarquer que, comme l’a établi le rapport de M. Doudou Diène, la discrimination fondée sur la religion ne concerne pas uniquement l’islam, mais également le judaïsme, le christianisme et des religions et croyances venues d’Asie, ainsi que des personnes sans religion. Elle a également souligné qu’il est problématique de séparer la discrimination fondée sur la religion des autres formes de discrimination. Elle a aussi jugé l’utilisation du concept de diffamation contre-productive, préconisant plutôt un texte axé sur la liberté de religion ou de conviction".Que ce débat témoigne d’une différence de sensibilité sur les questions religieuses entre pays membres de l’organisation de la conférence islamique (OCI) et pays occidentaux est une évidence. Cela méritait une réflexion sur la sécularisation relative des sociétés concernées et la référence, explicite dans les pays musulmans, à des valeurs religieuses. Mais cette réflexion n’effleura même pas l’esprit de nos intrépides signataires qui, faute d’avoir lu les textes auxquels ils font vaguement allusion, en dénaturent volontairement la signification. Refusant de discuter rationnellement les arguments de l’autre, on préfère le stigmatiser en imaginant une dramaturgie grossière mettant en scène des personnages réels. Ce théâtre de marionnettes, du coup, tient lieu d’argumentaire.C’est ainsi que nos signataires s’en prennent violemment à Mme Louise Arbour, haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU. " Elle a participé à une conférence à Téhéran consacrée aux droits de l’homme et à la diversité culturelle, dénoncent-ils. Portant le voile, comme la loi de la république islamique l’exige, la haut-commissaire a été le témoin passif de l’énoncé de principes à venir, ainsi résumés : offense aux valeurs religieuses considérée comme raciste. Bien pire, dès le lendemain de cette visite, vingt et un Iraniens, dont plusieurs mineurs, furent pendus en public. C’est en sa présence que le président Ahmadinejad a renouvelé son appel à la destruction d’Israël".Encore une fois, l’art de l’amalgame intellectuel atteint des sommets. Mêlant tout et son contraire, le texte publié par Le Monde mise sur la confuse indignation du lecteur en anesthésiant au passage son jugement critique. Louise Arbour portait le voile à Téhéran, soit. Mais aurait-elle pu, en Israël, organiser une réunion pendant le shabbat ? Les régimes religieux ont des exigences que n’ont pas les autres. On peut le déplorer, mais ils sont chez eux. L’offense à la religion, dans certains pays, est considérée comme une forme de racisme. Faut-il que nous allions les convaincre du contraire, et de quelle manière ? La peine de mort, enfin, est cruellement appliquée en Iran. Mais les aspects odieux du régime de Téhéran ne le résument pas pour autant, et le régime saoudien n’a rien à lui envier. Surtout pas l’amitié des Etats-Unis, où un président texan a été élu sur sa réputation d’exécuteur intraitable des criminels supposés. Sans parler d’Israël, seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles.Les diatribes iraniennes contre l’Etat hébreu relèvent, elles, d’un affrontement géopolitique dont l’un des principaux paramètres est l’attitude d’Israël lui-même. S’il avait appliqué la peine de mort aux civils palestiniens avec davantage de discernement depuis soixante ans, il n’aurait pas suscité un tel rejet de la part de ses voisins proches ou éloignés. Sous occupation militaire, amputés d’une partie de leur territoire, ou régulièrement bombardés par son aviation, ces derniers ont d’excellentes raisons de le détester. Mais peu importe. Décidés à instruire à charge contre Mme Arbour pour son séjour à Téhéran, nos polémistes incriminent "son silence et sa passivité", qu’elle aurait justifiés par "le respect de la loi iranienne et le souci de ne pas offenser ses hôtes"."Charbonnier est maître chez soi, commentent-ils. C’est le docteur Goebbels qui utilisait cet argument d’opportunité, à la tribune de la Société des nations en 1933, pour se soustraire à toute critique d’une institution internationale impuissante". On croit rêver. Car, analogie pour analogie, frappante est la ressemblance entre le Reich qui s’assied sur la SDN en 1933 et l’Etat hébreu qui bafoue le droit international depuis 1967. Comme son lointain prédécesseur, Israël, lui aussi, se "soustrait à toute critique d’une institution internationale impuissante". Et s’il le fait, c’est pour mieux conquérir "son espace vital, de la mer au Jourdain", selon la belle formule employée par Effi Eitam, ministre d’Ariel Sharon, en 2002."Les grands crimes politiques ont toujours eu besoin de mots pour se légitimer. La parole annonce le passage à l’acte", philosophent nos signataires. Ils n’ont pas tort : le 29 février, le vice-ministre israélien de la Défense Matan Vilnaï a brandi la menace d’une "shoah" contre les Palestiniens avant de lancer à Gaza la sanglante opération qui fit 110 victimes palestiniennes en une semaine. Quitte à enfreindre un tabou religieux, l’Etat hébreu, manifestement, a franchi un cap sémantique avant de déchaîner sa puissance militaire : il est passé "de la parole à l’acte".Mais le meilleur a été gardé pour la fin. "Les idéologies totalitaires avaient remplacé les religions. Leurs crimes, les promesses non tenues d’avenir radieux ont ouvert grande la porte au retour de Dieu en politique. Le 11 septembre 2001, quelques jours après la fin de la conférence de Durban, c’est bien au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l’histoire fut commis". Lier dans une même trame le 11 septembre 2001 et les résolutions du CDH, il fallait oser. Il est vrai que nous avons affaire à des spécialistes."Retour de Dieu en politique", disent-ils. Nos intellectuels savent de quoi ils parlent : Israël n’est-il pas l’Etat confessionnel par excellence ? "Si la revendication d’un coin de terre est légitime, affirmait Theodor Herzl, alors tous les peuples qui croient en la Bible se doivent de reconnaître le droit des juifs". Bibliquement établie, la légitimité d’un Etat juif en Palestine va de soi : le texte sacré tient lieu de titre de propriété. Pour les sionistes religieux, le retour des juifs en Eretz Israël est inscrit dans le récit de l’Alliance lui-même. Prendre possession de la terre que Dieu a donnée aux juifs fait partie du plan divin, et ce serait le contrarier que de renoncer à cette offrande.Du coup, aucun compromis n’est possible avec les Arabes. En 1947, le grand rabbin de Palestine martelait le statut théologique du futur Etat juif : "C’est notre forte conviction que personne, ni individu, ni pouvoir institué, n’a le droit d’altérer le statut de la Palestine qui a été établi par droit divin". Chef du parti national-religieux, le général Effi Eitam expliquait à son tour en 2002 : " Nous sommes seuls au monde à entretenir un dialogue avec Dieu en tant que peuple. Un Etat réellement juif aura pour fondement le territoire, de la mer au Jourdain, qui constitue l’espace vital du peuple juif". Au moins, c’est limpide.Rien d’étonnant, par conséquent, à ce que le lobby pro-israélien exècre l’ONU : son appétence pour le droit international est inversement proportionnelle à son engouement pour le droit divin. Il est vrai que l’un est infiniment plus favorable au Grand Israël que l’autre. Percuter les résolutions de l’ONU avec la Thora relève de l’exploit intellectuel et du prodige politique : Israël l’a fait. Pour nos signataires, "c’est au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l’histoire fut commis". Ce n’est pas tout à fait faux, à condition d’inclure dans l’analyse l’Etat hébreu, cet artefact colonial bâti au forceps sur les ruines de la Palestine au nom de la Bible et de la Shoah.A propos de terrorisme, l’Etat d’Israël, qui plus est, peut se targuer d’un palmarès hors compétition. Les odieux attentats du 11 septembre 2001 ont fait dix fois moins de victimes que le siège de Beyrouh par Tsahal en 1982. Ses admirateurs occidentaux doivent certainement s’extasier sur les prouesses d’une armée capable de tuer aussi aisément des enfants avec des missiles. Ils doivent aussi se confondre d’admiration devant les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer durant le shabbat. L’Etat hébreu mérite bien ce concert de louanges que les intellectuels organiques lui décernent à longueur de colonnes. Et quelle outrecuidance, de la part de l’ONU, de vouloir fourrer son nez sale dans les affaires intérieures israéliennes !A l’instar des pires calomnies, les accusations publiées dans Le Monde du 27 février se sont répandues sur la toile. Elles suscitent sur certains blogs des commentaires haineux que l’on ose à peine citer. M. Doudou Diène y est qualifié de " défenseur de la secte du pédophile fou et des adorateurs du caillou". On y lit que "depuis les invasions musulmanes le croissant fertile est devenu le croissant stérile, et la civilisation a émigré en Occident". Sur l’ONU, un internaute déchaîné résume à sa façon l’article publié par Le Monde : "l’ONU, c’est un ramassis de la racaille islamiste et tiers-mondiste". Qu’attend-on pour supprimer l’ONU ? Ce sera encore plus simple. Islamophobie déclarée, haine du monde arabe, stupéfiante arrogance occidentale, tout y est. Opération réussie, mesdames et messieurs les intellectuels organiques.
Bruno Guigue"
D'autres fonctionnaires sont tout autant partisans: des enseignants, ceux qui militent jusqu'au fond de leurs classes ...
Quant aux journalistes, leur "objectivité militante" est institutionnalisée, alors ! Airy Routier peut écrire n'importe quoi, puisque c'est sans preuve (il n'a pas même vu, de ses (propres?) yeux vu, le SMS supposé qui fait la joie de la gauche et les choux gras de sa presse (dévouée, nous dit-on, au candidat Sarkozy !), sans être limogé. C'est l'honneur de la fonction publique, dont la presse ignore tout.
Félicitations à la ministre!
Mais peut-on dire 'bravo' aux actionnaires du Nouvel Observateur?

La parité dans les promotions de la Légion d’Honneur

La diversité va encore râler : çà va casser et brûler dans les quartiers!
Parmi les promus : Bernadette Chirac, le socialiste 'tibétain' et secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF) Robert Ménard, le ténor Roberto Alagna, le couturier Azzedine Alaïa ou le comédien Christian Clavier.
Bernardette Chirac, présidente de la Fondation Hôpitaux de Paris, a été faite chevalier, selon cette promotion - publiée ce matin par le Journal Officiel - qui accueille autant de femmes que d’hommes, comme cela avait été le cas pour la première fois avec la promotion du 1er janvier. Une parité respectée également pour les promotions à la dignité de grand officier avec deux hommes et deux femmes dont Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuelle de l’Académie française et l’ancien président du patronat français Yvon Gattaz.
Le comédien Christian Clavier a été fait chevalier tout comme le ténor Roberto Alagna, le navigateur Francis Joyon, le champion du monde de motocross Mickaël Pichon, l’éditrice Valérie-Anne Giscard d’Estaing ou encore la photographe de guerre Christine Spengler.
Les promus au grade de commandeur ? L’écrivain Françoise Dorin, à l’instar de la philosophe Catherine Clément.
Promu au grade d’officier ? Des tout-terrain. Le réalisateur Francis Veber ainsi que l’écrivain Marek Halter ou la productrice et animatrice Eve Ruggieri.
Dans le monde des médias, les nouvelles distinctions vont notamment à l’éditorialiste de l’International Herald Tribune, l’Américain John Vinocur (chevalier), au président du conseil de surveillance de Vivendi Jean-René Fourtou (commandeur), le président du conseil d’administration de TF1 Patrick Le Lay (commandeur) ou encore le PDG de l’agence Capa Hervé Chabalier (officier).
Plusieurs anciens ministres –et pas tous notoirement à droite– font par ailleurs partie de la promotion, dont Bernard Pons (chevalier), Alain Madelin (chevalier) ou le socialiste Claude Evin (chevalier).
Question diversité, ça laisse à désirer. En revanche, au titre des étrangers en France, le couturier tunisien Azzedine Alaïa, ainsi que l'écrivain algérien Yasmina Khadra, n’ont pas échappé à la promotion. Ils deviennent chevaliers, comme l’Américaine Lee Radziwill, soeur de Jacqueline Kennedy qui s’est investie dans des associations caritatives. Thuram et Balasko n’ont donc pas été honorés ?
Pour la parité, ça fera peut-être, bien que les chroniqueuses de la bande à Ruquier soient laissées pour compte malgré leurs immenses qualités chevaleresques et … les services rendus à Sa Cynique Majesté Royal…

Au PS : un fort malaise suinte aux murs

Après Jospin, Moscovici et Lang prononcent des mises en garde
La famille socialiste crie victoire à la fenêtre mais s’étripe à l’intérieur. Or, l’heure est venue au PS de se tourner vers la préparation du congrès qui doit désigner, à l'automne prochain, un nouveau premier secrétaire. La question qui ne trouve pas de réponse est celle de savoir que faire de cette embellie et avec qui. Quel est le meilleur d’entre eux qui pourrait faire un prochain Premier secrétaire du Parti socialiste acceptable ?
Si tardive soit-elle pour Sa Cynique Majesté Royale battue à la présidentielle, cette embellie devrait être, selon elle, exploitée au plus vite. Mais ses concurrents sortent de deux combats qu’elle s’est épargnés et veulent reprendre leur souffle. C’est à qui, comme Jospin, dresse un portrait robot de celle qui ne ferait pas l’affaire, ou à qui, comme Moscovici, édictera des règles de désignation excluant celle qui conserve des ambitions présidentielles, ou à qui, comme Jack Lang, exhortera au respect dont chacun sait que la même en est incapable. Bref, Désirdavenir se cherche des alliés qui n’auraient pas déjà tout donné et trop subi, ou seraient rejetés de tous les courants. Les « Ségo-boys » et les « Ségo-girls » se comptent à la pelle, mais ne se pressent pas, car ils savent que la mère pitbull est prête à étouffer sa portée.

Pierre Moscovici, qui postule au poste de Premier secrétaire, a estimé dimanche que le successeur de Flamby 1er à la tête du Parti socialiste ne devra pas être un présidentiable : "Je donne un conseil, c'est d'éviter un débat de présidentiables au congrès, parce que si on fait ça alors pour le coup la boîte à claques va s'ouvrir", a jugé Pierre Moscovici. "Ce sera extrêmement violent et à l'arrivée on croira avoir réglé le problème du leardership mais on ne l'aura pas fait parce qu'après il y aura un match revanche. La légitimité de celui ou celle qui aura gagné dans ces conditions ne serait pas assurée", a-t-il prédit. Exit Marie-sEGOlène !
Pour faire bonne mesure, le député européen et député du Doubs a ajouté sur Canal +: "Notre premier secrétaire, le prochain (...) doit surtout être quelqu'un qui peut faire travailler les autres": exit Marie-sEGOlène !
D’Jack Lang, c’est incroyable, ne postule pas. Peut-être a-t-il entendu le précepte de Moscovici et se tient-il en réserve du parti et de la nation!… Pour l’heure, il refuserait même de soutenir, ouvertement, un candidat particulier au poste. Il lui suffirait de poser en gourou et, de sa pensée, d’assurer la promotion. Que contient donc sa pensée ? L’inaccessible.
"Il faudra de la sagesse, du bon sens, de l'intelligence collective" pour reconquérir le pouvoir national, a estimé le député du Pas-de-Calais, invité du Grand Rendez-vous Europe-1/TV5Monde/Le Parisien-Aujourd'hui en France. Autant dire qu’il a placé la barre un peu haut !Exit Marie-sEGOlène !
"Il faudrait aussi que les socialistes -les dirigeants surtout- apprennent sinon à s'aimer, au moins à mieux se respecter". C'était le dimanche de Pâques… Exit Marie-sEGOlène !
D’Jack Lang a d'autre part estimé que le successeur de François Hollande à la tête du parti, qui devra être élu à un congrès à l'automne -auquel l'incontournable ancien ministre de la Culture participera "bien sûr"-, mais insiste pour que le prochain ne "soit pas un Premier secrétaire de transition". Une autre potiche, ça ferait deux de suite et ce serait en effet suicidaire, à l’heure d’une victoire que les media ont exagérée mais moins qu’il n’y paraît déjà maintenant. Exit Marie-sEGOlène, éléphant dans un magasin de porcelaine !
Convergence de vue avec Moscovici ? Le nouveau Premier secrétaire devra préparer l’avenir et D’Jack n’envisage évidemment pas que ce soit à des fins personnelles. "Il faut que ce soit une personnalité pleinement reconnue et respectée, qui soit capable précisément de préparer la suite, c'est à dire le projet présidentiel, les conditions de choix du candidat", a édicté Lang. Autrement dit, éviter un facteur de division... Le gourou ne précise pas si on peut être Premier secrétaire après avoir déjà servi, et en particulier, après une défaite présidentielle. Convergences ou tir groupé? Exit Marie-sEGOlène !
Précisant que cette personne ne doit "pas nécessairement" être le futur candidat présidentiel socialiste, J.Lang n'abonde pas dans le sens de celle qu'il a servie: est-ce désormais en connaissance de cause? Il n'a pas davantage accepté de se prononcer pour l'un ou l'autre des prétendants, parmi lesquels ont compte notamment Marie-sEGOlène Royal ou Martine Aubry, Julien Dray, Manuel Valls ou Pierre Moscovici. Et si c'était Bertrand Delanoë, le maire de Paris, qui pourrait bientôt cumuler les responsabilités, d'ici au retour des feuilles d'automne et des 'bonnes' habitudes ?
"J'ai quelques idées, mais vous me permettrez (...) de les conserver en mon for intérieur", a simplement lâché D'Jack la Sibylle, se limitant à répéter qu'"aucun haut responsable du Parti socialiste ne peut revendiquer la paternité" de la victoire aux municipales. Ni la maternité ! Exit Marie-sEGOlène !
Un retour de balancier à gauche aux municipales n’est pas plus le signe d’une sanction nationale que l’indice d’un renouveau socialiste Rue de Solférino. La marche forcée socialiste vers la désignation du prochain Premier socialiste souligne donc la relativité d’une remontée du PS aux municipales si le successeur de Hollande est une nouvelle catastrophe. Il suffirait de redonner la parole aux militants…
Qui ouvrira la "boîte à claques"? La raison peut-elle prévaloir sur la violence et l’hystérie ?

dimanche 23 mars 2008

Jospin entend peser sur la désignation du nouveau premier secrétaire

Après le pape de transition, l’ancien réclame quelqu'un «d'expérience»
Marche arrière, en avant toutes ?
Pour faire simple, deux camps se forment au PS. Face à face, les partisans de Désirdavenir Royal, qui avancent leurs pions en direction du congrès, et les autres, qui freinent et s'opposent. Dernier de ceux-là à s'être exprimé: Lionel Jospin. «Parmi leurs dirigeants actuels, les socialistes doivent choisir pour la porter à leur tête une personnalité dotée d'une culture et d'une expérience politiques indiscutables. Qui connaisse le PS et respecte ses militants. Qui ait la volonté de redonner tout le sens de la réflexion et de l'action collectives pour faire des propositions cohérentes au pays», écrit l'ancien premier ministre, hier dans Le Monde. En somme, un anti-portrait de la prétendante : aux yeux de Jospin, Sa Cynique Majesté Royal ne fait pas l’affaire.
De son côté, l'ex-candidate battue ne dissimule plus son ambition. Elle est même pressée: elle piaffe! Dans son agenda, elle fait désormais figurer les réunions d'un «conseil politique» (!), le mardi matin, c'est-à-dire de ses quelques proches. Mercredi, elle a regretté le «calendrier tardif» du PS, fixant le congrès en novembre. À défaut de pouvoir accélérer le processus, de rassembler et de faire des propositions positives, puisqu'ils sont minoritaires dans les instances de direction, ses affidés redoublent de critiques. C’est là qu’ils excellent…
Hier, le député européen Vincent Peillon cherche à libérer la place et veut la mort du père. Il a accusé le futur ex-premier secrétaire François Hollande de diviser le PS en ayant sollicité un appel des premiers fédéraux. Hollande, un agitateur? Jeudi, 45 d'entre ces premiers fédéraux ont en effet signé un appel à un « débat serein », publié par Libération. « Dire aux uns et aux autres 'soyez responsables' et soi-même, à ce moment-là, poser un texte qui est un texte de fraction puisque 45 sur 100 ça fait quand même une minorité ça m'étonne », a feint Peillon.

Royal veut prendre tout le monde de vitesse. Elle s’est préservée en ne sollicitant aucun autre mandat, pendant que les autres s’épuisaient à asseoir leur légitimité. Elle les presse, bien qu'ils sortent à peine d’élections législatives et municipales, tandis qu’elle soignait son image en parcourant la France au prétexte de soutien de camarades socialistes...
Pour sortir du bois, elle guettait le moment où une concurrence risquait d’émerger. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui n'a pas encore dévoilé ses intentions précises. Ou bien le maire de Lille, Martine Aubry, décidée à se remettre en selle. Un sondage CSA paru hier dans Le Parisien la place en troisième position des candidats préférés des sympathisants de gauche pour conduire la rénovation du PS, derrière Royal et Delanoë.
Pour Jospin, tout sauf Royal.