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mardi 13 décembre 2011

Les syndicats combattent la crise en défilant: coup de faucille dans l'eau

Innovation: une journée d'action intersyndicale contre l'austérité !

Emeutes en Grèce:
"Et si c'était contagieux ?"
interrogeait Marianne,
le 12 Décembre 2008


Les Français sont raisonnables: la mobilisation devrait être limitée


Près de 200 défilés et rassemblements, accompagnés de grèves ponctuelles, sont annoncés à l'appel des syndicats CGT et FSU, CFDT, FO, UNSA-Solidaires et donc SUD, qui demandent aux salariés de faire entendre leur voix à moins de cinq mois de l'élection présidentielle.

En plein scandale de la CGT-RATP
Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, qui manifestera à Paris, prédit une mobilisation "moyenne, sans doute pas à la hauteur de nos attentes".
Lien PaSiDupes: la CGT-RATP ne connaît pas l'austérité

Perte d'influence
" Il faut en appeler à la mobilisation, c'est le but d'aujourd'hui," a déclaré Thibault (CGT) sur France 2. Et il accuse le pouvoir de sa propre incapacité à convaincre la base de l'injustice qu'il dénonce. Il accuse le pouvoir de l'incapacité syndicale à convaincre du bien-fondé de son agitation: "En même temps nous sommes tout à fait lucides, il y a un certain scepticisme lié à l'intransigeance du chef de l'Etat".
Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a évoqué "une journée d'information pour sensibiliser les salariés".

"Il y a d'autres choix à faire, des choix qui pèsent moins sur les salariés [sans autres précisions !] Et puis à côté de ce plan de restructuration des dettes, il faut investir dans l'avenir, dans les futurs produits. Appauvrir la France uniquement par les plans de rigueur, c'est nous mettre en difficulté plus forte demain", a-t-il expliqué sur i>Télé.


Perte de crédibilité
Le dirigeant de la CGT prétend parler au nom de salariés qui rejettent les propositions syndicales archaïques et inadaptées à la situation de crise internationale. L'intersyndicale tente de se faire entendre des "masses laborieuses" : inaudible dans le désordre financier européen, Thibault s'adresse à elles -plutôt qu'au gouvernement- pour exister en les poussant à réaffirmer leur "désaccord" avec ce qui se passe partout dans l'Union européenne.


La gauche a démontré son impuissance au Royaume-Uni, en Espagne ou en Grèce
Les syndicats français s'en prennent à un gouvernement de droite entré en résistance.
"Nous ne sommes pas les seuls en Europe à affronter cette situation mais non seulement vous ne prenez pas les bonnes décisions pour affronter cette crise économique et financière - et de ce point de vue l'accord de la semaine dernière en Europe n'est pas la bonne réponse - mais en plus vous décidez des mesures qui vont accélérer la cadence vers une récession sur le plan économique et sur le plan social", a dit Bernard Thibault, bien que les gouvernements socialistes Zapatero et Papandréou aient échoué.


Action anti-gouvernementale, motivée par la campagne présidentielle


Les syndicats ouvriers entrent en campagne
Tous les syndicats français, sauf la CGC, appellent à une journée d'action (sic !) ce mardi contre le plan d'austérité du gouvernement, jugé injuste.

Les syndicats ont reçu le soutien du Parti socialiste en campagne officielle, qui dénonce une politique du gouvernement "économiquement inefficace et socialement injuste".
"La France doit s'engager sur une autre voie : celle qui luttera de front contre les déficits financiers, mais aussi de croissance, d'emploi et de compétitivité", peut-on lire dans un communiqué du Parti socialiste, dont le candidat espère remporter l'élection présidentielle en mai prochain.
Avec le secours de syndicats encombrants. A moins que l'effet produit ne soit contre-productif.

François Hollande part avec un lourd handicap
Les exemples d'administration socialiste en Europe décrédibilisent la gauche française.

=> Au Royaume-Uni, le gouvernement travailliste de Gordon Brown (2007-2010), qui imposa les documents biométriques aux étrangers et fit du déficit du pays l'un des plus élevés d'Europe, n'a pas tenu la distance aux élections législatives anticipées. Depuis, pour probablement redresser la situation, plus de deux millions de travailleurs du secteur public britannique ont participé début décembre à une journée d’action contre "les assauts de la coalition entre les Conservateurs et les Libéraux démocrates contre les droits à la retraite".

=> Mais, pendant deux années, les Français ont en outre pu observer les sinistres de la crise internationale agravés par l'agitation sociale orchestrée contre la cure d'austérité en cours, et en particulier les violences de groupuscules anarchistes en Grèce ou les journées d'action sociales des Indignés d' Espagne qui ont ajouté de l'austérité à l'austérité.

mardi 15 décembre 2009

L'exemple de l'islamisation britannique

A quand un premier ministre musulman en France

Fiction ?


Un homme politique britannique prédit l’islamisation de la Grande-Bretagne et un premier ministre musulman, inch’Allah, d’ici trente ans.
VOIR et ENTENDRE

Son parcours modèleShahid Malik (né le 24 Novembre 1967) est le député anglais de la circonscription de Dewsbury depuis 2005. Il est actuellement sous-secrétaire d'Etat au Communnautés et au Gouvernement Local.


En août 2006, il fut le parlementaire à signer une lettre ouverte au Premier Ministre pour dénoncer la politique du Royaume Uni envers Israël après la guerre du Liban de 2006.

Le 15 Mai 2009, Malik a rendu son portefeuille de sous-secrétaire d'Etat à la Justice pour permettre au conseiller indépendant du Premier Ministre, Sir Philip Mawer, d'enquêter sur ses arrangements financiers.
Le Premier ministre travailliste, Gordon Brown, a ordonné l'enquête après que le Daily Telegraph a publié le détail du train de vie de Malik. L'enquête a découvert que Malik avait bénéficié d'un loyer de faveur qu'il avait omis de déclarer au registre ministériel. L'enquête ne concernait pas ses notes de frais.

Le 9 Juin, Malik retrouva le gouvernement comme sous-secrétaire d'Etat des Communautés Jeunes après avoir été lavé des accusations.

Le 16 Juin, John Lyon, le commissaire du Parlement pour le Règlement, a lancé une enquête formelle sur les notes de frais de M. Malik.

Le PS, juste ciel, n'a pas le sentiment que la France puisse connaître cette situation souriante. Les inconscients socialistes feront-ils tout pour pousser à la roue du destin et accélérer le processus ?

lundi 7 décembre 2009

Deux semaines pour le climat à Copenhague

Le président démocrate Obama pour la photo

Un "Tous ensemble, tous ensemble !" positif...

Les représentants de 192 pays se réunissent à Copenhague à partir de ce lundi et pour deux semaines, pour
trouver un accord de lutte contre le réchauffement de la planète, avec un final en apothéose en présence d'une centaine de chefs d'Etat.

L'événement, sans précédent par son ampleur et ses enjeux, constitue un véritable défi pour la police danoise qui a mobilisé plus de la moitié de ses effectifs: déjà 34.000 personnes - délégués, ONG, media - se sont enregistrées auprès des organisateurs, mais seules 15.000 pourront accéder au centre de conférence pour des raisons de sécurité.

Chacun sa méthode de défense du climat

  • Ceux qui dialoguent et bâtissent l'avenir

    Dans les deux semaines qui s'ouvrent, pays industrialisés et grands pays émergents devront se mettre d'accord sur leurs engagements respectifs afin de limiter le réchauffement à venir à +2°C, et sur les mécanismes pour les faire respecter.
    Ils devront également assurer les pays les plus vulnérables au chaos climatique de leur soutien financier, et ce dès l'an prochain.
  • Ceux qui dénigrent et manifestent
    Des milliers de défenseurs du climat devraient converger, en bus et trains spéciaux notamment, d'ici la fin de la semaine vers la capitale danoise où les ONG appellent, samedi, à une grande journée de manifestations pour faire pression sur les délégations.

    Les « instrumentalistes »

    Nouveau coup médiatique de Greenpeace, la veille de l'ouverture du Sommet de Copenhague. L'ONG supranationale n'existerait pas sans ses coups de force anti-démocratiques. Elle instrumentalise les initiatives internationales pour les parasiter et nuire aux bonnes volontés.

  • C'est ainsi qu'un activiste de l'association écolo-politique, présenté comme un « responsable » sur France Info ce matin, s'est enchaîné dimanche 6 au soir à une voie ferrée près de la gare maritime de Cherbourg, dans le but d'empêcher -pendant trois heures- l'évacuation de déchets nucléaires vers la Russie. Suffisant pour faire parler de soi, sans qu'aucun bilan positif ne soit envisageable à la suite de cet action.
    Avec le discernement qu'on lui connaît, la presse militante accorde à cet épiphénomène dérisoire un retentissement disproportionn, sans commune mesure avec les enjeux des discussions positives qui s'engagent.

    Greenpeace empêche le débat parlementaire
    surle chagement climatique
    à l'Assemblée Nationale (2/12/09)

    Une icône sur le tapis rouge du Sommet

    Garant peu crédible de la normalisation de la situation en Afghanistan ou de la lutte contre le réchauffement climatique, le Nobel de la Paix 2009 n'aura pas réussi à apaiser Greenpeace.

    Il était prévu que le président démocrate des Etats-Unis ne fasse qu'une apparition le 9 décembre, de crainte d'y faire grise mine. Il est en effet stigmatisé pour sa passivité sur les questions environnementales.

    Bien que les bien-pensants de la pensée unique nous prédisent un échec du Sommet, Barack Hussein s'est finalement libéré pour apparaître sur la photo. Aurait-il des informations que les "désinformateurs citoyens" dissimulent ?

    "Coup de théâtre à trois jours de la conférence sur le climat ", s'écrit Le Monde !

    Barack Obama a fait savoir, vendredi dernier, qu'il ferait la grâce au reste du monde de finalement se rendre à Copenhague, non pas la semaine prochaine comme prévu initialement, mais à l'issue des négociations, afin de parader avec les autres dirigeants mondiaux.

    22, v'la Obama !

    Barack Obama, icône de la diversité, des intellos et des bobos a modifié son agenda pour le climat et sera donc présent le 18 décembre à Copenhague, pour la clôture du sommet.
    Le président français, Nicolas Sarkozy, a immédiatement accueilli cette annonce "avec beaucoup de satisfaction", jugeant que cette décision "témoigne de l'importance accordée par les Etats-Unis au succès de cette conférence sur le climat".


    Une simple apparition d'Obama peut changer la face du climat
    M. Gibbs, le porte-parole de la Maison-Blanche, nous le laisse entendre: " Il reste des questions importantes qui doivent être négociées pour parvenir à un accord, mais cette décision illustre l'engagement du président à faire tout ce qu'il peut pour aboutir à un résultat positif". D'autant qu'il s'est déterminé en constatant des progrès dans les discussions destinées à aboutir à un accord sur le climat...

    Des actes Monsieur le Président

  • Dans un message vidéo inattendu diffusé en novembre 2008 (en Californie, sur les terres du républicain Schwarzenegger) à un sommet international consacré au changement climatique, M. Obama avait promis qu'il effectuerait des choix nouveaux sur cette question lorsqu'il prendrait ses fonctions le 20 janvier. Où en est-on, près d'un an plus tard ?
  • Arnold Schwarzenegger, qui s'est imposé en héraut de la lutte contre le réchauffement, s'était dit "très, très heureux" du discours de Barack Hussein Obama. Bien que républicain, M. Schwarzenegger contredit la propagande développée en France, prétendant que l'écologie n'est pas naturelle à droite. Le gouverneur républicain a en effet mené une politique à rebours de l'administration fédérale sur la question du réchauffement.
    Dès 2006, il a notamment promulgué une loi ambitieuse sur la réduction des émissions polluantes, dans l'esprit du protocole de Kyoto que les Etats-Unis n'ont toujours pas ratifié, et poursuivi Washington en justice pour que son Etat puisse imposer ses normes antipollution aux constructeurs automobiles.
  • En créant la surprise, les Etats-Unis font oublier qu'ils ne jouent aucun rôle moteur.
    Si , au moment où le plan d'aide à la lutte contre le réchauffement climatique des pays en développement devrait être adopté à Copenhague, les Etats-Unis tirent la couverture couche d'ozone à eux en se disant prêts à payer "leur juste part" du plan, ce sont la Grande-Bretagne et la France qui avaient appelé, la semaine dernière, à la création de ce fonds de soutien.
    "Un consensus est en train de se former pour considérer qu'un des éléments centraux d'un accord à Copenhague devrait être la mobilisation de 10 milliards de dollars par an d'ici 2012" au profit des pays en développement, a observé M. Gibbs. En acceptant que les Etats-Unis paient cette « juste part de ce montant", soit 10 milliards de dollars annuels, Obama ne fait que s'aligner sur le reste du monde.

    => M. Gibbs a en effet admis que M. Obama avait discuté de l'état des négociations avec M. Sarkozy, ainsi qu'avec le premier ministre britannique, Gordon Brown, le premier ministre australien, Kevin Rudd, et la chancelière allemande, Angela Merkel.

    Les prises de position d'ONG politisées
  • Jim Lyons, vice-président de l'ONG Oxfam, qui le 18 novembre 2008 s'était exclamé: "Eh bien, quel changement une élection peut apporter!", a-t-il équitablement salué l'action concertée de Brown et Sarkozy ?
  • C'est exactement le genre de "leadership" que le pays et le monde attendaient", s'est également félicité la présidente du centre Pew sur le changement climatique mondial, Eileen Claussen. Depuis, elle s'est tue !

    Les contestataires destructeurs d'espoir nous polluent l'atmosphère

    N'en déplaise aux activistes de Greenpeace, le président démocrate cautionnera donc par sa présence la réunion qu'ils tentent de discréditer avant qu'elle ne commence.
    Les préjugés des associations systématiquement contestatrices -sans aucune légitimité- font-elles avancer les choses ?

    Les totalitaires de Greenpeace sont une menace pour nos libertés

    Ils estiment que "tous les éléments [sont] maintenant réunis pour que les leaders aillent de l'avant et s'entendent sur un accord contraignant" qui limite efficacement les émissions de gaz à effet de serre.
    Pour être acceptée, l'écologie doit être librement consentie. Elle reste à inventer.
    Et Greenpeace ne peut que créer des blocages.

  • vendredi 20 novembre 2009

    Le Conseil Européen a un président permanent: Herman Van Rompuy

    Catherine Ashton devient Haut représentant pour la diplomatie
    Les premiers dirigeants de l'Europe

    Les Vingt-Sept états membres de l'Union Européenne ont nommé le Premier ministre belge Herman Van Rompuy 1er président permanent du Conseil Européen et la Commissaire britannique au Commerce Catherine Ashton au poste de Haut représentant aux Affaires Etrangères.
    Ils formeront un triumvirat à la tête de l'UE avec le Portugais José Manuel Barroso, qui a été reconduit en septembre pour cinq ans à la tête de la Commission Européenne.

    Le Français Christian de Boissieu, reste le Secrétaire Général du Conseil Européen pour deux ans encore, ont ajouté jeudi soir le Premier ministre britannique Gordon Brown et le président français Nicolas Sarkozy. C'est un universitaire et économiste né en 1947

    Qui sont-ils ?


  • Herman Van Rompuy

    Herman Van Rompuy est un chrétien-démocrate, néerlandophone de 62 ans, considéré comme efficace et discret par ses compatriotes. Il sera la voix de l'UE pour les sommets internationaux plutôt que pour les discussions communautaires.

    "Il joue un rôle important depuis près de 30 ans en Belgique, à la tête du parti démocrate-chrétien et flamand (CD&V), puis comme ministre du Budget et enfin comme Premier ministre. Mais c'est normal que les Européens ne le connaissent pas encore, c'est d'abord un homme de l'ombre", explique Pierre Havaux, journaliste à l'hebdomadaire Le Vif/L'Express.

    Ce choix de Van Rompuy n'est pas très étonnant
    Il aurait été très difficile de nommer un leader avec une personnalité politique plus forte, comme Tony Blair on Jean-Claude Junker. Ces personnalités, dont les noms ont circulé, ont d'ailleurs suscité de vives oppositions parmi les Etats-membres. Il se pose en facilitateur discret, en coordonnateur. Or, puisque nous ne sommes pas dans une union fédéraliste, on s'en tient à la lettre du traité de Lisbonne. Il ne devrait pas surprendre les Vingt-sept à l'inverse d'un Tony Blair ou d'un Nicolas Sarkozy qui avait mis ses partenaires devant le fait accompli en allant en Géorgie et en Russie, mais il est vrai que le conflit avait éclaté pendant la présidence française...

    A Bruxelles, Herman Van Rompuy est le "Sphinx"
    "Il ne se répand pas dans les media, il y est allergique! Ne vous attendez surtout pas à des déclarations flamboyantes... Mais ne vous y trompez pas, c'est un faux mou doté d'un humour cynique. Il a le sens du compromis, c'est dans ses gênes, il est Belge", ajoute le journaliste politique. Ce goût pour l'équilibre lui viendrait-il de sa passion pour les haïkus japonais?
    Rien ne dit qu'en deux ans et demi, voire en cinq ans s'il est reconduit dans ses fonctions, il n'acquière pas davantage d'épaisseur et de charisme.

    Ajoutez à cette savante alchimie une dose de lucidité
    "Il sait parfaitement qu'on l'a choisi pour déminer le terrain et arrondir les angles, surtout pas pour faire de l'ombre à des figures comme Nicolas Sarkozy. Ca ne le dérange pas". Et vous obtiendrez le candidat idéal pour le poste européen dont les contours restent encore à définir.

    La Belgique devra renoncer à ce Premier ministre tactique, discret, malin et philosophe qui a su concilier les intérêts des Flamands et des Wallons, à défaut de les réconcilier durablement.
    S'il reste à Bruxelles, il devra quitter les fonctions de Premier ministre qu'il occupait depuis un an, après la démission d'Yves Leterme, fin 2008. Dans ces habits, il avait su "sortir son pays d'une situation délicate et douloureuse, concilier Flamands et Wallons", souligne Clémentine Forissier, rédactrice en chef d'Euractiv, site d'informations sur l'Europe. "Sans lui, cela va être compliqué... »

    Malgré les gaffes qui lui collent à la peau (La Marseillaise chanté à la place de La Brabançonne, des moments d'inattention répétés, etc.), il est plutôt bien perçu par ses compatriotes. C'est vraiment une lourde perte pour la Belgique".
  • Catherine Ashton

    Catherine Ashton devra présider les conseils des ministres des Affaires étrangères. Elle sera également vice-président de la Commission et devra à ce titre être confirmé par le Parlement. Selon le traité de Lisbonne, le Haut représentant aux Affaires Etrangères "représente l'Union Européenne pour les matières relevant de la politique étrangère et de sécurité commune, il conduit au nom de l'Union le dialogue politique avec les tiers et exprime la position de l'Union dans les organisations internationales et au sein des conférences intergouvernementales".
    En tant que vice-présidente de la Commission, Lady Ashton aura la lourde tâche de coordonner les commissaires associés de près ou de loin aux relations extérieures (commerce, développement, voisinage). Elle présidera les réunions des ministres des Affaires Etrangères et elle sera chargée de créer le service diplomatique européen, appelé à devenir l'un des plus importants du monde.

    A 53 ans, elle n'a pourtant jamais été ni élue ni ministre.
    Mais c'est négliger qu'en mai 2007, la baronne Ashton, anoblie en 1999, est nommée sous-secrétaire d'État au ministère de la Justice, un poste qu'elle ne gardera certes pas longtemps, car en devenant premier ministre, Gordon Brown la nomme présidente de la Chambre des Lords, chambre haute du Parlement, en charge des Relations du gouvernement avec cette assemblée.

    Sa nomination au poste de haut représentant pour les Affaires Etrangères de l'U.E. était loin de paraître évidente, et David Miliband, ministre britannique des Affaires Etrangères, paraissait mieux placé. Mais elle a pour elle d'être une femme à l'heure de la parité et de centre gauche, deux critères qui avaient leur importance dans la nouvelle organisation de l'Europe. "Jugez-moi sur ce que je ferai", a lancé, jeudi soir, la nouvelle patronne de la diplomatie européenne. Lorsque, en octobre 2008, Gordon Brown, le premier ministre britannique, a rappelé à ses côtés Peter Mandelson, le choix de Mme Ashton pour lui succéder au poste de commissaire européen au commerce avait déjà suscité l'étonnement, car elle ne s'y connaissait pas dans ce domaine.

    La baronne Catherine Ashton fut envoyée à Bruxelles pour devenir commissaire européen au Commerce, succédant à Peter Mandelson, rappelé au gouvernement l'année dernière par Gordon Brown. En un an, Mme Ashton a toutefois fait sa place à Bruxelles où elle est apprue sur l'avant-scène en paraphant, fin septembre, un accord de libre-échange avec la Corée du Sud. "Toujours affable et souriante, elle soigne le contact humain et sait écouter", dit l'un de ses proches. "Elle ne cherche pas à passer en force, contrairement à son prédécesseur, Peter Mandelson", glisse un de ses collègues.
    Ces dix dernières années, à sa manière discrète, la baronne Ashton n'a jamais été très loin du pouvoir politique. "Cathy était dans les réseaux de Blair très tôt. Elle l'a aidé quand il a créé le New Labour", explique Denis MacShane, ancien ministre aux affaires européennes de Tony Blair. En 1999, Tony Blair, alors premier ministre, la nomme à la Chambre des Lords. Cela lui permet par la suite de devenir sous-secrétaire d'Etat puisqu'au Royaume-Uni, on ne peut être membre de l'exécutif sans avoir un siège à Westminster. Si elle avait voulu être ministre de Tony Blair, la baronne Catherine Ashton of Upholland aurait dû passer l'épreuve des urnes. Elle n'a jamais tenté l'aventure.

    Economiste et engagée
    Pendant ces années-là, elle s'est surtout consacrée à des questions d'éducation, de promotion de la diversité, de santé et de libertés publiques, sujets auxquels elle s'est intéressée dès le début de sa carrière. Après des études d'économie et deux ans au sein d'une association de lutte contre le nucléaire, la jeune femme a dirigé pendant six ans une oeuvre caritative du prince Charles, qui mobilise les entreprises pour promouvoir des actions sociales.

    Proche de T. Blair, Lady Ashton l'est moins de Gordon Brown
    Pourtant, c'est ce dernier qui lui a ouvert la voie européenne en la nommant présidente de la Chambre des Lords, en 2007. Elle avait pour mission de s'assurer que ses pairs adoptent le traité de Lisbonne. "Elle a été le meilleur président de la Chambre des Lords que le Labour ait jamais eu. Et quand on réussit à ce poste, il n'y a aucune raison de rencontrer des difficultés avec des ministres des affaires étrangères", juge M. MacShane.

    Sa nomination est un cadeau de consolation pour Londres
    Le premier ministre britannique Gordon Brown était très attaché à la candidature de Tony Blair. Conscient que cette nomination ne passerait pas, Nicolas Sarkozy lui a retiré son soutien et le gouvernement travailliste britannique soutint alors la candidature de Catherine Ashton. Il fallait contenter les Britanniques et les travaillistes... Il reste qu'elle n'est pas rompue à la diplomatie. Elle se trouvera pourtant à la tête d'un nouveau service diplomatique de quelque milliers de personnes.


    Réactions étrangères

  • Gordon Brown s'est particulièrement félicité du choix de Catherine Ashton, membre de son parti travailliste, qui devient ainsi "la première femme à un poste aussi important" de l'UE. Son élection "prouve que la Grande Bretagne est au coeur de l'Europe", s'est-il réjoui.

    Réactions françaises

  • Hommes d'état
    - Au cours d'un point presse, le président français a jugé le choix du chrétien-démocrate belge "excellent" louant un "homme profondément européen" qui "vient d'un pays fondateur de l'Union Européenne". "C'est un homme habitué aux compromis au bon sens du terme, qui est la base du fonctionnement européen", a souligné Nicolas Sarkozy.

    - Les Vingt-Sept "n'ont pas fait le choix d'un (George) Washington" pour l'Europe, mais d'un homme "aux qualités de conciliateur", souligne l'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing.
    A propos maintenant du poste de Haut représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité de l'UE, l'ex-président s'étonne qu'il soit revenu à la Britannique
    Catherine Ashton "en raison des orientations mêmes de la diplomatique britannique, pro-américaine, et engagée fortement dans la guerre en Irak et en Afghanistan".
    Si le président et le Haut représentant "ont des champs d'action différents", au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement pour l'un, des ministres des Affaires étrangères pour l'autre, "
    l'objectif à atteindre est que l'Europe s'exprime d'une seule voix avec une position unique aux Nations unies, sur les grands conflits mondiaux ou sur l'évolution de la planète", note VGE.
  • L'opposition
    Socialistes, Verts et centristes critiquent l'élection d'Herman Von Rompuy à la présidence du Conseil européen. Ils estiment que le Belge manque de poids politique.

    - Pour
    Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS à l'Europe et aux questions internationales, la sentence est politique : "La main de Sarkozy et Merkel dans la désignation de Van Rompuy [...] a atteint son but: banaliser la présidence de l'Europe", écrit-il sur son blog. Pour lui, "il n'est pas certain que l'Europe en sorte grandie ou gagne en efficacité, voire en visibilité". Premier jugement subjectif et partisan. D'autres ?

    - L'ancien Premier ministre socialiste
    Michel Rocard en rajoute sur France Inter et juge que les 27, par cette désignation, veulent "préserver leurs territoires et empêcher que l'Europe devienne une entité capable de faire vraiment de la politique à leur place". "M. Van Rompuy est probablement un homme charmant" mais "le président de l'Europe doit être quelqu'un qu'on a vu au travail depuis 15 ans ou 20 ans avant et qu'on connaît" dit-il encore.

    - Au MoDem, même mécontentement
    Selon son président François Bayrou, invité sur Canal+, Herman Van Rompuy "a été choisi pour ne faire d'ombre à personne", un homme qu'il estime "effacé et inconnu sur la scène politique européenne". Le leader centriste préférait Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Luxembourg qui "correspond au profil", selon lui, à la différence des 27.
    "J'espère de toutes mes forces qu'[Herman Van Rompuy] va faire mentir ce pronostic-là, j'espère de toutes mes forces qu'il va se révéler et qu'il va être le contraire de l'exécutant effacé qu'on voudrait qu'il soit" rajoute-t-il toutefois.
    Il plaide également pour l'élection du Président du Conseil européen au suffrage universel: "cette manière de désigner le président de l'Europe dans les antichambres, en secret, par des tractations, ça ne va pas".


    - Pour Cohn-Bendit, "l'Europe a atteint le fond"
    Pour le Verts Daniel Cohn-Bendit, avant que le président ait posé un premier acte, "l'Europe a atteint le fond" avec la présidence de Van Rompuy. "Ce qui est bien, c'est que nous n'avons plus devant nous que des bonnes surprises. Les choses ne peuvent que s'améliorer", ironise l'amer eurodéputé.
    "Après avoir nommé un faible président de la Commission européenne (Manuel Barroso), ils ont désormais nommé un président du Conseil falot et une Haute représentante insignifiante (Catherine Asthon)", explique-t-il. Et c'est sans explication: à la tête du client... Pour lui, "les chefs d'Etat et de gouvernement ont poursuivi leur politique d'affaiblissement des institutions européennes". Toujours aussi "lamentable", Dany-le-Rouge conspue vingt-sept états d'un coup.

    - Harlem Désir, eurodéputé socialiste:
    Il faut se croire supérieur pour oser lâcher sur France Info: "C'est une nomination au rabais. C'est une mauvaise décision", regrettant que le choix se porte plus sur "un technicien qu'un politique", parlant du Premier ministre belge avec le respect qui est dû à tout un peuple.
    "Quand on voit ce qui se joue aujourd'hui à l'échelle internationale, on aurait besoin que les chefs d'Etat et de gouvernement acceptent l'idée qu'il puisse y avoir une voix forte, une incarnation de la position européenne, que l'on cesse d'avoir 27 positions (...)". Et au PS, la Ch'tite Aubry est tellement forte que, de son propre aveu, elle "ne lit rien" et "ne comprend rien" !
    Il faudrait "une personnalité qui incarne une vision, qui puisse porter une position européenne, quitte à bouculer les chefs d'Etat et de gouvernement", a imaginé l'eurodéputé avant d'estimer que ce choix n'est pas celui de "l'Europe dont on a besoin pour entrer dans ce XXIe siècle." Etait-il candidat ?
    Il regrettait aussi ce matin que la britannique soit trop peu connue.
    L'est-il lui-même assez pour se permettre ce jugement ?

  • La majorité
    Les avis sont plus nuancés à droite.

    Le président Sarkozy a estimé que la presse, qui présente Herman Van Rompuy comme "fade" et "sans relief" le "juge sans connaître": "C'est l'une des plus fortes personnalités autour de la table", a-t-il affirmé.

    - L'eurodéputé UMP Joseph Daul, également président du groupe PPE au Parlement européen, affirme qu'avec la désignation de Van Rompuy, le PPE "est ainsi conforté dans sa position de première famille politique en Europe".

    - Jean-Marie Cavada, eurodéputé Nouveau Centre:
    "Van Rompuy est un homme qui a la réputation d'être très rigoureux, même très exigeant, voire un peu autère, ça ne fera pas de mal à quelques dérives européennes s'il met de l'ordre dans la maison", a-t-il estimé sur France Info.
    "Sa réputation est plutôt bonne, même si ce n'est pas un homme médiatiquement très connu, mais ça n'est pas très grave. Après, nous verrons dans ses premiers actes s'il est capable d'établir un profil de personnalité qui met la fonction de président de l'Union au niveau où nous l'attendons tous".

    Réactions étrangères

    - Pour le premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, M. Van Rompuy fera un excellent président. « Nous avons cherché des personnes capables d’instaurer une continuité, capables de nous unir, d’être la voix de l’Europe, son visage et sa présence dans le monde. Je pense que nous y sommes parvenus »

    - Le président français Nicolas Sarkozy a quant à lui déclaré: "J'ai toujours pensé qu'il fallait un président fort. D'autres solutions avaient été envisagées, notamment celle de Tony Blair, mais je suis persuadé qu’Herman Van Rompuy pourra négocier, portera fièrement le drapeau de l'Europe". « Ce n'est pas du tout un choix par défaut», a-t-il ajouté.

    - Le britannique Gordon Brown a salué le sens du consensus d'Herman Van Rompuy et son intégrité "au-dessus de tout soupçon" M. Blair aurait fait un excellent président mais (..) le Parti populaire européen avait exigé le poste".

    - La chancelière allemande, Angela Merkel, qui tenait fermement avec Paris à la nomination du Belge s'est félicitée. Les interlocuteurs des Vingt-Sept, qu'il s'agisse des Etats-Unis, de la Russie ou de la Chine "sauront appeler celui dont ils savent qu'il parle au nom de l'Europe", a-t-elle déclaré. Au sujet de Catherine Ashton, la chancelière allemande s'est contentée d'indiquer qu'elle était "une personne très capable et qui a tout ce qu'il faut pour se charger de ce travail".

    - Le premier ministre bulgare, Boyko Borisov, qui sera le premier à accueillir le Président Herman Van Rompuy en visite officielle a déclaré à l’agence de presse bulgare : « La nomination d’Herman Van Rompuy et de Catherine Ashton est une bonne chose pour la Bulgarie et pour l’UE ».

    - Les Etats-Unis
    se sont félicité de la nomination des deux nouveaux responsables. Leur désignation coïncide avec la mise en œuvre du traité de Lisbonne. Ces éléments sont la promesse d'un "partenariat renforcé entre l'Europe et les Etats-Unis", a indiqué la maison blanche.

    - Pour Joseph Daul, président du groupe PPE
    , le groupe "est ainsi conforté dans sa position de première famille politique en Europe".
    "Mon Groupe attend maintenant de Catherine Ashton et Herman Van Rompuy qu'ils se montrent forts eux aussi, chacun à son niveau, au service de l'intérêt général européen"

    - Le président du groupe socialiste au Parlement européen,
    Martin Schulz s’est montré optimiste quant à la nomination de Catherine Ashton : « En tant que commissaire au commerce, elle a acquis de l'expérience dans des négociations internationales très complexes ».

    Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, a estimé «qu’il aurait été impossible d'avoir un meilleur choix ». Cette désignation est un véritable «hommage à la Belgique". La nomination de Catherine Ashton est tout aussi forte sur le plan symbolique, a-t-il ajouté, jugeant qu'il est "tellement important que la Grande-Bretagne reste au coeur du projet européen".
  • vendredi 25 septembre 2009

    G2O de Pittsburgh: la détermination de Sarkozy est contagieuse

    Mais la presse n'est pas gagnée...
    Les montants faramineux des bonus des traders et banquiers ont déclenché la colère de l'opinion publique et la vive réaction du Président Sarkozy, qui, pour le coup, est apparu bien moins libéral que ses homologues, dont le démocrate Barack Obama.
    Lors de sa propre conférence de presse, Nicolas Sarkozy a annoncé un accord pour que les banques centrales des principales économies développées et émergentes puissent limiter le montant global des bonus dans les banques: ils seront conditionnés aux performances des traders. Les pays du G20 sont également "d'accord pour exiger que les banques qui ont des activités risquées soit obligées d'augmenter leurs fonds propres". Croyez-vous que les Français en sont satisfaits ?

    R****** a manifestement des sources !

    Malgré la portée des décisions des 20 plus grandes puissances industrielles du monde sur lesquelles les analystes les plus perspicaces avaient exprimé les doutes les plus forts, certaines dépêches d'agence sont parfois tellement creuses qu'elles jettent un doute sur le sérieux de leurs rédacteurs.

    Voici en effet, dû à ...R******, un exemple de ces commentaires éclairés de la presse qui fait l'opinion (Vendredi 25/09/09 - 19h05):

    Accord au G20 sur l'encadrement des bonus bancaires
    « Le texte définitif de l'accord est jugé bon du point de vue de l'Union européenne, a déclaré la source.
    Ce texte inclut aussi un accord sur le rééquilibrage de l'économie mondiale et souligne la nécessité de la responsabilité budgétaire et des réformes structurelles, a ajouté la source. »
    Son laconisme et son style interpellent.

    En 5000 mots, l'A*P ne réussit pas à rendre justice au rôle de la France

    Nous apprenons que le président américain Barack Obama a offert un dîner de travail aux 20 dirigeants. L'agence française ne manque pas de souligner que le poids des pays émergents comme la Chine, le Brésil ou l'Inde dans l'économie mondiale est désormais reconnu.
    Mais si notre agence de presse nationale cite les déclarations historiques du président russe Dmitri Medvedev qui signale à propos de la question de la réforme du Fonds monétaire international (FMI) que « le G20 était proche d'un accord sur la future gouvernance du FMI » et d'un « un haut responsable chinois [qui] a affirmé que le sommet allait prendre une décision "très importante" sur ce sujet », elle n'a retenu qu'une déclaration de la délégation française aurait assuré que « ce sont les Européens qui vont "faire des sacrifices". Il s'agira de "la Belgique, des Pays-Bas, de la Grande-Bretagne, de l'Arabie Saoudite, de l'Iran, de la Russie et de l'Argentine", a-t-on ajouté de même source.

    Notre gauche appréciera que son icône noire,
    Barack Hussein Obama, soit tenté de paraphraser John Bowden Connally, ancien Secrétaire au Trésor de l'administration Nixon
    , auteur de la phrase célèbre -il n'y a guère que 37 ans- affirmant que « le dollar est notre monnaie mais votre problème ». Qu'importe si l'euro ne s'était pas encore dressé face aux 'impérialistes américains', les 'tigres de papier', stigmatisés par les Chinois de l'époque...

    Ainsi le black-out est-il complet sur la France.
    Qu'elle soit ou non victime, il semblerait à parcourir la presse hexagonale qu'elle était absente.
    Mais si elle n'apparaît pas dans la liste noire des pays sacrifiés, est-ce à dire qu'elle est actrice, voire moteur dans le concert des grands ? Se trouvera-t-il un journaliste impertinent pour admettre que l'action du Président de la République aura été déterminante? Sa modestie naturelle ne risque pas de souffrir du traitement de faveur que, dans son immense objectivité, la presse française accorde à ses dirigeants. Lui rendre justice serait légitime, mais pour cela faudra-t-il sans doute attendre une déclaration qui tarde d'ailleurs à venir de Melle et de la Rue de Solférino... En revanche, attendons-nous aux mots 'déception' ou 'mascarade' et à l'expression toute faite 'le compte n'y est pas' !

    La presse est-elle digne de notre confiance ?

    C'est encore R***** qui lance, narquois: « Le G20 crie victoire face à la crise »
    L'agence a noté la présence du Premier ministre britannique: " Ici à Pittsburgh, les dirigeants représentant les deux tiers de la population mondiale ont adopté un plan international pour l'emploi, la croissance et une reprise économique durable", s'est félicité Gordon Brown. »
    Elle a aussi remarqué que « Barack Obama, hôte pour la première fois d'un grand rendez-vous international, n'a pas caché sa satisfaction. "On ne peut tolérer que perdure l'économie du passé, avec ses hauts et ses bas." »

    Et lorsque Nicolas Sarkozy entre en scène, il semblerait que ce soit en assesseur de John Lipsky, directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI): « La République Islamique, a-t-il déclaré en présence de Nicolas Sarkozy et de Gordon Brown, a été avertie qu'elle devait faire un choix quant à la "poursuite d'une voie qui mène à la confrontation", lors de la réunion du 1er octobre à Genève avec les grandes puissances. »
    Et c'en est fini pour le président français. Sans doute retourné à son jogging ?

    Au total, pour Le Monde du 24, et sans doute à la différence des autres chefs d'état, « G20 : M. Sarkozy doit composer avec les réticences américaines "
    Mais qui, à l'inverse, et de manière ambigüe, a écrit de Sarkozy: « il a salué le "bon travail" du Conseil de stabilité financière qui a émis des recommandations s'inspirant largement des décisions déjà annoncées par la France, comme l'interdiction des bonus garantis de plus d'un an, ainsi qu'un versement des bonus étalé dans le temps et lié à une performance économique sur la période. » R****** admettrait-il la vérité au bout du compte ? A l'arrache...

    Sans doute parce qu'à l'évidence Sarkozy noyaute la presse !

    vendredi 19 juin 2009

    Unanimité des 27 dirigeants de l'U.E. favorable à Barroso

    L’opposition de la gauche divisée suppléée par des producteurs de lait

    L’unité des libéraux

    José Manuel Barroso, actuel président de la Commission Européenne, qui est candidat à sa propre succession, a reçu ce jeudi 18 juin, le soutien des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête de la Commission européenne, selon des diplomates. "L'accord a été trouvé", a indiqué l'un d'eux avant qu'un second ne vienne confirmer que les Vingt-Sept avaient accepté la candidature de l'actuel président de l'exécutif communautaire.

    La campagne de dénigrement que la gauche lui fait subir se révèle sans effet, en attendant les assauts redoublés au Parlement de Strasbourg, qui doit approuver le choix du président de la Commission par les chefs d’Etat et de gouvernement. Au candidat sortant, les battus des Européennes reprochent son libéralisme et sa modération, voire son alignement sur la politique du couple Merkel-Sarkozy.

    La gauche divisée et impuissante


    Si les socialistes et sociaux-démocrates ont adopté un programme électoral commun, le Manifesto, ils sont incapables de se mettre d’accord sur la présidence de la Commission.

  • Fin mars 2009, l'occasion de la venue du Premier ministre britannique Gordon Brown au Parlement Européen, les socialistes français ont clairement indiqué qu'ils s’opposent au renouvellement du mandat de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne (comme cela avait été déjà le cas en 2004 !). Nos socialistes hexagonaux ont axé leur début de campagne sur un “Stop Barroso, Stop Sarkozy“, en soutenant la candidature du président du PSE, le Danois Poul Nyrup Rasmussen, qui voulait lui aussi croire à une victoire aux européennes qui aurait permis légitimement de contrer M. Barroso.

    Mais les sociaux-démocrates allemands, n’en déplaise à leur ancien leader Gerhard Schröder, jugent une telle initiative “naïve”, puisque “sur les vingt-sept pays de l’UE, vingt et un sont dirigés par des gouvernements conservateurs. Et au moins deux autres, le Portugal (le socialiste José Socrates) et l’Espagne (le socialiste José Luis Zapatero), sont en faveur de Barroso”. “Pensez-vous vraiment que les quatre derniers devraient désigner un challenger?”, a encore interrogé la semaine dernière le patron du SPD Franz Müntefering.

    Quant au premier ministre travailliste britannique Gordon Brown, il a d’ores et déjà apporté un soutien sans réserve à l’actuel président de la Commission, dont son prédécesseur, Tony Blair avait soutenu la nomination en 2004 contre le candidat de Paris et Berlin, le Belge Guy Verhofstadt, jugé fédéraliste.
  • Mardi 2 juin, huit anciens chefs d’Etat et de gouvernement de gauche ont lancé un appel au Parti socialiste européen, pour qu’il présente un candidat d’opposition à la reconduction annoncée de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne. A l’initiative de l’ancien président portugais Mario Soares, qui voit dans l’absence de candidat de la gauche un “suicide politique”, le Français Lionel Jospin, l’Allemand Gerhard Schröder, l’Espagnol Felipe Gonzalez ont notamment invoqué une “responsabilité historique commune”, dans le contexte actuel de crise, pour que “ce pas fondamental soit franchi”.
  • La pastèque orange, Zizou-Bayrou, a promis que ses “amis centristes” ne voteront pas en faveur du sortant.
  • Quant aux pastèques rouges, les Verts ont appelé le PSE à une alliance contre sa reconduction. Bien que Dany Cohn-Bendit, parlementaire européen et Co-Président du groupe Verts / Alliance libre européenne au sein du Parlement européen, ait annoncé l’opposition des Verts à José Manuel Barroso, le Congrès du Parti Vert européen n’a pas réussi à désigner le candidat des Verts, affaiblissant ainsi la validité de leur position.

    Ces divisions de la gauche contribuent ainsi au maintien de José Manuel Barroso, dont le mandat s’achève en novembre. Sans enthousiasme, mais histoire de ne pas rester « les bras ballants », la gauche européenne prétend tenir son challenger, le belge Guy Verhofstadt .

    Après les élections fédérales belges du 13 juin 1999, le caméléon Flamand Verhofstadt (1953) prit la tête d'un gouvernement regroupant, pour la première fois en Belgique, libéraux, socialistes et écologistes, le gouvernement Verhofstadt I (dite Coalition Arc-en-ciel !).
    La victoire des libéraux et socialistes aux élections du 18 mai 2003, lui permit de prendre la tête d'un gouvernement socialiste-libéral, appelé coalition violette ou mauve, le gouvernement Verhofstadt II.
    Le 7 juin 2009, il fut élu député européen mais, suite à la défaite électorale de son parti, il est disponible…

    En 2004, son nom avait déjà circulé pour prendre la succession de Romano Prodi à la tête de la Commission européenne, mais il se heurta notamment à un refus britannique à cause de son opposition à la guerre en Irak. On lui préféra finalement le Portugais José Manuel Barroso.
    La gauche aura ainsi le président dont elle ne voulait pas mais dont elle aura favorisé la réélection !

    Le chef de l’Etat français a milité jusqu’ici, pour que le président de la prochaine Commission soit désigné après la ratification du traité de Lisbonne par l’Irlande, espérée à l’automne.
    Ce traité prévoit que la nomination du chef de l’exécutif européen soit validée à la majorité qualifiée des eurodéputés, soit 376 voix. Or, le Parti populaire européen (PPE, présidé par le français Joseph Daul), qui soutient Barroso, a conquis suffisamment de sièges (264 des 736 sièges) pour se permettre d’attendre la fin de mandat du président sortant.

  • jeudi 18 juin 2009

    Blitz sur British Airways : ses salariés sont invités à travailler à l’oeil

    Que fait le gouvernement socialiste ?

    British Airways a annoncé mardi avoir demandé à ses salariés de travailler gratuitement, en conséquence d'une perte annuelle record, le mois dernier. Les employés de la compagnie en Grande-Bretagne sont appelés à se porter volontaires pour une période allant d'une semaine à un mois de congé sans solde ou de travail non payé.

    Le directeur général de British Airways, Willie Walsh, qui a promis au côté du directeur financier, Keith Williams, de travailler gratuitement en juillet, a expliqué que ce projet s'inscrit dans le vaste programme de réductions de coûts de la compagnie aérienne britannique. 'Nombre d'entre vous entendent aider la société', a déclaré M. Walsh. 'J'espère que chaque entité de la compagnie contribuera d'une certaine manière à ce moyen efficace financièrement pour aider au plan de survie de la société. Cela compte vraiment', a-t-il ajouté.
    British Airways, troisième compagnie aérienne européenne par le chiffre d'affaires, a publié une perte opérationnelle annuelle de 220 millions de livres sterling (260 millions d'euros) et renoncé en mai à verser un dividende, souffrant du retournement du marché aérien mondial, dont elle ne prévoit pas de redressement dans l'immédiat.
    En France, le syndicat des pilotes de ligne d'Air France a posé un préavis de grève pour la période estivale: pour soutenir l'entreprise ! Et contribuer au maintien des emplois ?...

    La magie de l’interventionnisme étatique n’opère que sur les oppositions
    !

    Comment le gouvernement travailliste de Gordon Brown n’est-il pas plus interventionniste puisque c’est la solution de notre PS à tous les maux économiques ?

    samedi 21 juin 2008

    Traité de Lisbonne : le Parlement britannique dit Oui

    Un Non à Dublin fait plus de mousse qu’un Oui à Londres

    Fort de la ratification du Traité de Lisbonne par la Grande-Bretagne, la première depuis le "non" irlandais, le Premier ministre britannique Gordon Brown est venu le jeudi 19 juin à Paris rencontrer Nicolas Sarkozy

    , à quelques jours du début de la présidence française de l'Union européenne et avant de se rendre à Bruxelles pour un Conseil européen largement consacré au casse-tête institutionnel.
    Le président Sarkozy a remercié le premier ministre britannique Gordon Brown pour le "courage politique" qui a permis la ratification par la Grande-Bretagne du traité de Lisbonne, avant un Conseil européen de "crise" après le non irlandais. "Je voudrais dire combien je suis heureux (...) de le remercier pour le courage politique dont il a fait preuve en conduisant à son terme le processus de ratification du traité de Lisbonne. Il l'a fait avec beaucoup d'engagement, beaucoup de force", a déclaré le Président Sarkozy à l'issue d'un déjeuner de travail avec M. Brown à l'Elysée. Le président français a relevé "beaucoup de convergences" dans les discussions qu'il a eues avec son hôte, au cours d'un long déjeuner "très amical". "Nous voulons rassembler l'Europe, éviter une crise à l'Europe et entendre ce que disent les Européens qui nous demandent de prendre des mesures concrètes immédiates pour les protéger et pour améliorer leur vie quotidienne", a lancé Nicolas Sarkozy.


    Le président Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique, Gordon Brown, se sont en effet consultés lors d'un déjeuner au Palais de l'Elysée avant de gagner Bruxelles pour participer au Conseil européen. Le chef du gouvernement britannique a également remercié Nicolas Sarkozy "pour son leadership en Europe". Il s'est réjoui "de la prochaine présidence française de l'Union européenne ces prochaines semaines et des priorités de réforme et de progrès qu'il a choisies et auxquelles nous apportons notre plein soutien".
    Le président français, qui prône la poursuite du processus de ratification du traité de Lisbonne, a salué le "courage politique" parce que Gordon Brown a en effet décidé de ne pas interrompre le processus de ratification engagé à Londres, malgré le "non" irlandais et l'euroscepticisme de nombre de ses compatriotes et de la presse de Rupert Murdoch, par exemple.
    Mais la presse française n’a guère fait écho du vote britannique et de cette rencontre, en tout état de cause, beaucoup moins que pour le Non irlandais. Notre presse est certainement pro-européenne, mais çà ne se saute pas aux yeux.
    Une majorité des Lords (Chambre haute) a accepté mercredi d'autoriser la ratification, rejetant une motion du parti conservateur visant à repousser la signature au mois d'octobre. La reine a elle donné son assentiment, certes symbolique mais nécessaire, jeudi matin.


    Gordon Brown apporte donc à Bruxelles la 19e ratification sur les 27 nécessaires à l'entrée en vigueur du traité. Lors du Conseil, "nous écouterons ce que le Premier ministre irlandais Brian Cowen a à dire et nous essaierons de lui apporter notre soutien dans les efforts qu'il engagera dans l'avenir", a-t-il dit.
    Un consensus semblait se dégager pour renvoyer au Conseil Européen d'octobre la question des mesures à prendre pour surmonter le 'non' irlandais, même si un nouveau vote en Irlande paraît inévitable si cetterépublique reste seule à se prononce négativement.


    Quant à la présidence française de l'UE, "nous lui apporterons tout notre soutien", a assuré le Premier ministre travailliste, qui a salué le programme de "réforme et de progrès" de Nicolas Sarkozy. "Je pense que les priorités sur les migrations, sur le changement climatique et sur l'économie mettront l'Europe en meilleure position dans les mois à venir", a-t-il déclaré.

    Mais à Londres, la ratification définitive du traité de Lisbonne devra encore attendre.

    Il n'y aura pas de ratification définitive du traité de Lisbonne en Grande-Bretagne, a indiqué le Premier ministre, tant que la Haute Cour de Londres n'aura pas rendu son jugement. Cette cour doit en effet statuer sur le recours d'un homme d'affaires qui réclamait l'organisation d'un référendum. Les partisans d'un référendum sont frustrés, ne serait-ce que parce qu’en son temps l'ex-Premier ministre Tony Blair en avait promis un.
    "Les juges estiment qu'ils pourront se prononcer la semaine prochaine, déclare Gordon Brown, et cela entre dans notre minutage. Nous avons obtenu l'assentiment royal et nous devons suivre les différentes étapes du processus. La ratification définitive n'aura pas lieu tant que nous n'aurons pas le jugement".

    Londres devra encore déposer les instruments de la ratification à Rome.

    dimanche 6 avril 2008

    Londres accueille la flamme des JO

    Le Royaume Uni est-il moins démocratique que la France
    Le travailliste Gordon Brown, Premier ministre britannique, a accueilli la flamme des Jeux Olympiques de Pékin à son passage dimanche devant sa résidence officielle, au n°10 Downing Street.
    La médaillée d'or olympique, Denise Lewis, a mené la flamme devant les célèbres portes de Downing Street et l'a transmise à Ali Jawad, athlète en fauteuil roulant, alors que M. Brown et la ministre en charge des Jeux Olympiques, Tessa Jowell, participaient à la cérémonie.
    C'est un Gordon Brown détendu qui a serré la main de Denise Lewis, alors qu'elle portait la flamme, et qui a assisté à la passation entre les deux athlètes.
    Respectueux de l’esprit olympique, le Premier ministre refuse de boycotter les JO de Pékin et a confirmé sa présence à la cérémonie d'ouverture en août.
    Denise Lewis a quant à elle remporté la médaille d'or de l' heptathlon aux JO de Sydney en 2000. Jawad est qualifié pour les jeux paralympiques de Pékin. Dans sa candidature pour porter la flamme, M. Jawad a déclaré: " Cela signifierait beaucoup pour moi si j'étais choisi pour porter la flamme olympique dans mon pays, car cela me motiverait davantage pour réussir et devenir un modèle pour la génération d' athlètes handicapés à venir."
    En France, la gauche n’a toujours pas réussi à nous laisser entrevoir ce que la « république du respect » qu’elle appelle de ses vœux pourrait être. On dirait même que chacune de ses initiatives fait reculer la réalisation de ce concept.

    mercredi 26 mars 2008

    Grandes pompes royales pour Sarkozy en Angleterre

    Sarkozy reçu par les Britanniques avec tous les honneurs que lui refuse Guy Bedos !
    Ne nous faisons pas d’idées, ce n’est pas Sa Cynique Majesté Royal qui aura marqué de la considération pour le Président des Français, dont manquent certains Français(es) cruellement, tout en recommandant le respect, mais pour eux-mêmes. Une des rares royales qui vaillent, la reine Elizabeth II, a reçu le couple présidentiel français au palais de Windsor, le 26 mars 2008, avec tout le faste qui leur est dû.

    Le chef de l'Etat a entamé à la mi-journée sa visite d'Etat de deux jours à Londres.
    Douze ans après la visite d'Etat de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy est arrivé à Londres à 12h25, heure française, pour deux jours. Accompagnée de son épouse Carla, il a été accueilli à sa descente d'avion à l'aéroport d'Heathrow par le prince Charles et son épouse Camilla.
    Après un accueil royal et un parcours « bling-bling » dans deux carrosses dorés, une visite guidée (par la reine) du château de Windsor et un discours devant les membres du Parlement réunis dans le cadre solennel du palais de Westminster, Nicolas Sarkozy et son épouse ont participé à un banquet d'Etat, une autre marque assez exceptionnelle de considération. Le couple doit ensuite passer une unique nuit au château.
    Le Parlement britannique, lemodèle de système parlementaire, a ainsi offert au président Sarkozy d’une part l'occasion de célébrer plus d'un millénaire de rivalités et d'amitié franco-britanniques dans ce "discours-cadre" de sa visite et d’autre part le privilège très rare de s’adresser à lui, une faculté qui lui est refusée en France !


    Demain jeudi, après cette première journée officielle et protocolaire dans un bon climat, Nicolas Sarkozy doit retrouver le Premier ministre britannique, Gordon Brown, pour les travaux pratiques de leur premier sommet bilatéral. D'abord à la résidence de son hôte au 10 Downing Street, puis dans le cadre plus inattendu de l'Emirates Stadium, le stade d'Arsenal, le plus français des clubs de football d'Outre-Manche.

    Dans la lignée de la "nouvelle fraternité", Paris et Londres ont promis un sommet "plein de substance". La presse britannique a ainsi déjà annoncé la signature d'un plan commun destiné à construire de nouvelles centrales nucléaires. Après les habituelles questions bilatérales, Nicolas Sarkozy et Gordon Brown aborderont la situation internationale : répression chinoise au Tibet et attitude à adopter pour les Jeux Olympiques, Afghanistan où Paris devrait envoyer un millier de soldats supplémentaires, priorités de la présidence française de l'Union européenne à partir du 1er juillet. La réforme des institutions internationales, comme le Fonds monétaire international (FMI) ou le Conseil de sécurité de l'Onu, l'élargissement du G8 5en G13 ou G14), l'immigration et la transparence des marchés financiers doivent permettre d'afficher de "très grande proximité de vues". Le chef de l'Etat souhaite également que Paris et Londres pèsent sur Washington pour faire remonter le dollar.

    Un peu de bling-bling à l’anglaise, n’en déplaise aux malveillants, et beaucoup de travail.

    lundi 15 octobre 2007

    Comment libérer de la croissance, selon le socialiste Attali

    La commission Attali a remis ses premières propositions
    Jacques Attali préconise plus de concurrence.
    Le document de 28 pages, qui n'est pas le rapport final (prévu en décembre) et ne constitue pas les conclusions de la commission, se concentre dans un premiet temps sur le pouvoir d'achat et le logement.
    Pour augmenter le pouvoir d'achat, Jacques Attali propose d'accroître la concurrence pour faire baisser les prix pour le consommateur. L'ancien sherpa de François Mitterrand préconise d'abord de lever l'interdiction de revente à perte dans la grande distribution, ce qui devrait convenir au petit commerce. "Une telle mesure entraînera une baisse significative des prix, en permettant notamment aux consommateurs de bénéficier de soldes toute l'année", peut-on lire dans le rapport.
    La commission propose aussi d'instaurer une libre entrée dans le commerce de détail et l'hôtellerie en supprimant les procédures d'autorisation prévues par les lois Royer et Raffarin. Les ouvertures de nouveaux magasins et de nouveaux hôtels ne seraient plus subordonnées qu'à une seule autorisation, accordée au moment de l'obtention du permis de construire.
    Toujours pour renforcer la concurrence, la commission Attali propose la création d'une autorité indépendante et unique, l'Autorité de la concurrence, fusion de l'actuel Conseil de la concurrence et des services spécialisés du ministère de l'Economie. Elle préconise aussi de rendre possibles les actions de groupe pour les consommateurs. Le projet de loi instaurant ces "class actions" à la Française n'avait pu être voté avant l'élection présidentielle.

    Pour développer le logement et atteindre l'objectif de 500.000 logements nouveaux par an jusqu'en 2010, la commission Attali préconise de permettre à l'Etat d'exproprier les collectivités locales qui ne remplissent pas les objectifs de construction de logements sociaux prévus par la loi. L'objectif est d'inciter les communes à utiliser le foncier disponible pour construire, notamment dans les zones de forte tension.
    Le rapport d'étape propose aussi d'assouplir les règles de fixation du coefficient d'occupation des sols et de modifier en profondeur la gouvernance des HLM.
    La commission Attali entend également favoriser la mobilité du logement, en réduisant les frais annexes à l'achat et à la location (droit de mutation, frais d'agence et de certification) et en créant une Bourse Internet des offres et des demandes de logements sociaux.
    Plus nouveau, Jacques Attali propose de bâtir d'ici à 2012 dix "Ecopolis", villes nouvelles d'au moins 50.000 habitants, laboratoires écologiques et de la "mixité sociale". Ses modèles: le "Mountain view" californien et les "eco towns" (concept envisageant que les sociétés industrielles réduiront au minimum l'impact de leurs opérations sur l'environnement) annoncées par Gordon Brown en Grande Bretagne.
    Ces propositions permettraient de créer plusieurs centaines de milliers d'emplois et de gagner 0,8 point de PIB de croissance, selon la commission.

    Supprimer l'interdiction de vente à perte, créer 10 "Ecopolis", autoriser les actions de groupe de consommateurs: telles sont donc les premières propositions, remises lundi à Nicolas Sarkozy, de la commission Attali pour la libération de la croissance française. Mais la suppression de l'inscription du principe de précaution dans la Constitution ne figure pas dans ce rapport d'étape mais devrait se retrouver dans le rapport final prévu pour décembre. L'annonce vendredi dernier selon laquelle Jacques Attali proposerait en outre de revenir sur l'article 5 de la charte de l'environnement, adossée en 2005 à la Constitution, a provoqué une levée de boucliers des écologistes. Jacques Attali n'a cependant pas renoncé. "Il est important que le principe de précaution soit repensé, parce qu'il peut être un obstacle à l'innovation", a-t-il déclaré devant la presse après avoir remis son rapport à Nicolas Sarkozy. "Ce sera certainement dans le rapport en décembre".
    Dans une lettre au chef de l'Etat rendue publique lundi, Jacques Attali propose d'ailleurs "d'abroger, ou à défaut de préciser très strictement la portée de l'article 5 de la Charte de l'environnement de 2004 tant à l'égard des opérateurs privés que des autorités publiques, par une révision du texte constitutionnel".

    Jacques Attali, séfarade né en 1943 à Alger, suivit de brillantes études au lycée Janson-de-Sailly -16e arrondissement de Paris- où il eut pour amis d'autres socialistes comme Jean-Louis Bianco et Laurent Fabius. C'est un économiste, écrivain et haut fonctionnaire français, qui fut notamment conseiller du président socialiste François Mitterrand.