POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mardi 29 juillet 2014

Hayange: l'oeuf bleu et la poule rose

De la fermeture des hauts-fourneaux (2011) à l'oeuf brouillé

La municipalité de Hayange 
a fait repeindre une sculpture du centre-ville, jugée "sinistre"
L'oeuf de la discorde

Lequel des deux oeufs
valorise le mieux la place d'Hayange?

Où est le problème? 
La municipalité est Front national depuis mars dernier. Le créateur de l'œuvre, Alain Mila, pourrait donc saisir les juridictions administratives. 
C'est d'abord par un appel anonyme qu'il a appris que son œuvre, une fontaine avec un œuf en son centre, avait été repeinte d'un coup de pinceau bleuPuis "un ami artiste qui réside non loin d'Hayange, m'a envoyé la photo. J'ai vu que l'œuf était fort bien peint, en bleu. Et là j'étais sidéré. C'est pas possible, on n'intervient pas sur une œuvre comme ça. J'ai appris que c'était la mairie d'Hayange qui avait fait peindre cette œuvre par les services techniques".

Amateur d’art contemporain, le maire FN de la ville, Fabien Engelmann, assume son choix et dit ne pas comprendre tout ce remue-ménage: "Nous sommes élus depuis quelques mois; on essaie de redonner un peu de gaieté à la ville," explique-t-il. "Il n'y avait rien de mal à faire cela. On a une ville assez lugubre, sinistre; on a voulu l'égayer. On a repeint le fond en bleu piscine, le reste en bleu turquoise... Ce n'était en aucun cas pour détériorer la fontaine", a-t-il expliqué.

Conciliant, il fait une offre. 
"Si l'artiste veut absolument, on lui propose de lui revendre son œuvre; on lui fera un prix." Il a rappelé que la mairie PS avait payé le chef d'oeuvre "près de 9000 euros, sans le moteur et la tuyauterie", en 2001.

Mais Alain Mila, qui juge que le bleu utilisé "est très proche de celui du logo du Front national", a attaqué la collectivité devant le tribunal administratif de Strasbourg. "Que l'on enlève la peinture", a-t-il exigé, déplorant "une atteinte à tout (son) travail et à (ses) valeurs". Autant dire que le FN s'en est pris au bleu du ciel...

La ministre de la Culture a un oeuf à peler avec le FN

Ancienne élue de Lorraine d'un parti, le PS, chassé de la ville ancrée jusqu'ici à gauche depuis l'après-guerre, Aurélie Filippetti parle de violation manifeste de la protection du patrimoine et d'un incident révélateur, selon elle, de la conception de la politique culturelle qu’ont les élus du Front national.


Si l'artiste peut avoir de bonnes raisons, la ministre est quant à elle hors sujet. Visiblement soucieuse de se faire reluire après sa gestion désastreuse du conflit avec les intermittents du spectaclea-t-elle condamné les dégradations des antisémites pro-palestiniens qui ont souillé de croix gammées la statue de la place de la République samedi à Paris? Quels condamnation a-t-elle prononcée à la suite de la détérioration, la semaine dernière, de la célèbre Maison Carrée de Nîmes par des tags de supporters de football montpelliérains ?

A-t-elle protesté quand, en mars dernier, des anarchistes ont décoré de tags le Sacré-Cœur de Paris: "Ni Dieu ni maître" ou "Vive la Commune !" ?
Lien 

Quelle a-t-elle donc entrepris, la ministre partisane, pour la restitution des 32 œuvres des musées nationaux (peintures et sculptures) et 675 meubles des ateliers nationaux, prêtés depuis des années aux différentes résidences présidentielles, mais portés à pertes et profits, malgré le rapport de la Cour des comptes.

De quelle indignation nous a-t-elle gratifié quand un Iranien de 28 ans a fracassé, le 24 mars 2013, à coups de masse, l’horloge du XIVe siècle de la cathédrale Saint-Jean de Lyon, sous le prétexte que sa beauté empêcherait les croyants musulmans de se concentrer pendant leurs prières ?
Quand les Femen s’attaquent aux cloches de Notre-Dame, quand par dizaines les églises sont vandalisées, parfois de manière irrémédiable, notre ministre, là encore,détourne-t-elle le regard ?…

Le maire sacrilège fait valoir, mais en vain, qu'il a remis en état une fontaine qui ne coulait plus. 
Maintenant, le murmure de l'eau pourrait bien  perturber le sommeil de la population.


Le CSA barre la TNT gratuite à LCI, Paris Première et Planète+

L'information et la culture tributaires de la publicité

Le conseil de régulation de l'audiovisuel 
entend protéger le service public d'Etat de la concurrence 
La presse écrite se concentre;
la TNT gratuite se fige
Il justifie en effet son  refus par des raisons mercantiles: la fragilité du marché publicitaireLe passage de LCI (groupe TF1), Paris Première (groupe M6) et Planète+ (groupe Canal+) à la TNT gratuite a été repoussé mardi 19 par le Conseil supérieur de l'audiovisuel.  Or, cette décision met en péril la survie de LCI..."Réuni le mardi 29 juillet 2014, le Conseil a examiné chacune de ces trois demandes et a décidé par trois votes à la majorité de ne pas leur réserver une suite favorable", explique le CSA dans un communiqué sans plus de détail sur l'écart de voix. Il s'agit de la première décision majeure en matière de régulation économique, comme le lui autorise la loi depuis fin 2013.
LCI, qui se compromet depuis des années dans cette optique de plaire à la gauche, est mal récompensé...

La chaîne TNT d'information de TF1 était au centre de toutes les attentions, à la différence des autres, orientées vers le divertissement et déjà très largement pourvus. 

Le CSA considère "que l'arrivée d'
une troisième chaîne gratuite d'information en continu financée exclusivement par la publicité pouvait déstabiliser les deux chaînes d'information déjà existantes", i-télé (Canal+) et BFMTV.

France 2 (France Télévisions) crie par ailleurs misère depuis avant 2012, quand un rapport confidentiel, commandé par la Direction des media du ministère de la Culture et de la Communication et par France Télévisions, dressait des perspectives alarmistes sur les recettes publicitaires de France Télés, à l'horizon 2015.

Le CSA laisse néanmoins la porte ouverte à un nouvel examen ...si les conditions du marché s'améliorent et, connaissant l'état de l'économie française, ...
"Je suis ce soir très en colère et très triste pour tous les collaborateurs de LCI qui se sont battus pour que cette chaîne ait un avenir et qui aujourd'hui se voient stoppés dans leur envol", a réagi sur sa chaîne le directeur général de LCI, Eric Revel.
TF1 n'a donc pas encore assez fait pour complaire...
En même temps, les demandeurs de pluralisme de l'information ne seront pas déçus.

La dernière: nouvelle contre-vérité d'A. Filippetti

Selon la ministre de la Culture sous tutelle étatique,
la décision du CSA aurait été prise "en toute indépendance"! C'est d'autant plus évident que le président du CSA n'est autre qu'Olivier Schrameck, un ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin, ex-premier ministre PS, qui fut nommé à ce poste par le président F. Hollande, dès janvier 2013.

Le Parquet dément l'ouverture d'une enquête visant la campagne 2007 de Sarkozy

Tout est possible à la presse, mais le ministère doit démentir ses infos, sous couvert du secret

Campagnes de Sarkozy 2007-2012: les mêmes symptômes pour le même diagnostic?
N. Sarkozy lors d'un meeting en 2007. 
"Cette campagne présidentielle est l'objet aujourd'hui d'une enquête préliminaire": le commentaire n'a pas varié, entre 6h et 12h00.
Aux aurores, Le Parisien affirmait que la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy fait l'objet d'une enquête préliminaire.

Le Parquet de Paris a eu beau démentir, embarrassé par le fuitage, à la mi-journée, L'Express continue d'exploiter le Fillon filon... 

"Les ressemblances entre 2007 et 2012 -objet d'une enquête judiciaire- sont pourtant nombreuses", insiste le site. "Même si l'information du Parisien a été rapidement démentie par le Parquet de Paris, l'ouverture d'une enquête préliminaire visant la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy invite à remonter le temps de sept années", maintient L'Express. "Que s'est-il passé cette année-là pour l'ambitieux ministre de l'Intérieur", s'interroge Matthieu Deprieck, ex-journaliste pour L'Equipe.fr - le sport menant naturellement au journalisme politique - et ancien critique cinéma - avec un goût inassouvi pour le polar. "Des dépenses de confort, une explosion des frais de déplacement et une multiplication des meetings et visites. Ca ne vous rappelle rien?" nous interpelle-t-il. Faisant les questions et les réponses, il poursuit, bille en tête: "La campagne de 2012, peut-être?" Car pour cet esprit fécond logé derrière le protège-tibia gauche, point de place au doute, en effet. Son papier étant prêt, pourquoi ce sans grade ambitieux ne pas saisirait-il la chance de sa vie en le publiant malgré tout, toute déontologie professionnelle balayée d'une main vertueuse ?



L'individu ne se tient plus: "Maladie: la fièvre acheteuse"

"Symptômes: En septembre 2011, L'Express s'était intéressé aux comptes de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy. "Comme sa rock star préférée, Johnny Hallyday, Nicolas Sarkozy prépare son entrée en scène", écrivions-nous [finement! N'est pas rock star qui veut et spécialement F. Hollande. Mais on ne s'improvise pas non plus journaliste...]. Pour le meeting de Lille en mars 2007, il disposait d'un espace de 100 mètres carrés réalisé de toutes pièces, décoré d'un canapé trois places et d'un fauteuil de cuir (525 euros). Surprise, en 2012, c'est à Marseille cette fois-ci que l'on retrouve un sofa design blanc. Pour 3400 euros. L'inflation [mais c'est davantage dans les prix d'un "sofa"!]."

"Le candidat semble également accorder une attention particulière à l'isolation sonore. En 2007, comme en 2012, il avait demandé et obtenu l'installation de cloisons pour se couper du bruit ambiant." L'ironie est d'autant plus inappropriée que la cible du journaliste était victime d'écoutes illégales, au corps défendant de la ministre de la Justice... Un journaliste sportif n'est pas à cela près.

Lors de ces deux années de campagnes présidentielles, la ligne de budget "congrès, manifestations, universités" de l'UMP explose les dépenses enregistrées par le PS: 7,1 millions en 2007 (2,7 pour le PS), 22,9 millions en 2012 (4,7 pour le PS). [Une incitation au contrôle des comptes de campagne du socialiste ?" [L'Express avait réservé à Sarkozy des attentions particulières...] 

"Maladie: la frénésie des meetings", poursuit ce médecin du sport

2007, c'était S. Royal, ici au Zenith,

campagne financée par des fonds privés
dont ceux du milliardaire Pierre Bergé
"Symptômes: Nicolas Sarkozy est un candidat qui multiplie les rencontres avec les électeurs [ce qui s'appelle une campagne de terrain, une proximité avec l'électeur]. Sur BFMTV, en mai dernier, Jérôme Lavrilleux décrivait la campagne de 2012 comme un pédalo   un train "qui filait à grande vitesse" et qu'il n'avait pas su arrêter. Résultat: une quarantaine de meetings en à peine plus de deux mois -autant que François Hollande mais sur une période beaucoup plus longue. [l'un exerçait le pouvoir, l'autre sortait de onze années d'hibernation au PS..]

Et en 2007 ? 25 meetings pour le candidat UMP entre janvier et début mai, 32 pour Ségolène Royal (si l'on se fie à cet inventaire, [ce qui semble bien être le cas]). Et 64 déplacements sur le terrain contre 32 pour sa rivale socialiste. Lors de ses deux campagnes présidentielles, Nicolas Sarkozy s'est beaucoup plus déplacé que son adversaire direct.
Si l'on se tient aux montants déclarés à la commission des comptes de campagne, le prix des meetings de 2007 était bien plus élevé que ceux de 2012. 640 000 euros pour le plus onéreux il y a sept ans ; 444 000 euros il y a deux ans. Mais depuis, les montants de 2012 ont été considérablement revus à la hausse compte tenu de l'affaire Bygmalion. De 444 000 euros à Villepinte, le montant est passé à 1,8 million d'euros. 

"Maladie: une hyperactivité chronique", face il est vrai à une "gauche molle"

"
Symptômes: La multiplication des déplacements du candidat Sarkozy a forcément un coût. En 2007, le futur président de la République avait dépensé plus d'un demi-million d'euros en avions d'affaires, révélait L'Express. Une somme intégrée à son compte de campagne. 
En 2012, les socialistes réclamaient le même décompte, accusant le président Sarkozy de faire peser sur les contribuables certains de ses frais de déplacement": alors qu'il était en exercice, il aurait dû mettre l'Etat en roue libre et rester bloqué à l'Elysée en regardant faire Hollande. "La justice le soupçonne aujourd'hui d'avoir plutôt privilégié les adhérents de l'UMP. [Accusation insensée: faut-il demander aux juges comment mener une campagne et qui rencontrer ?] Le parti aurait ainsi pris en charge des dépenses de campagne. Si l'on se penche sur les comptes du parti, on s'aperçoit que les frais de déplacements ont progressé de 131% entre 2011 et 2012 (9,7 millions d'euros contre 3,1 millions pour le PS). C'est la grande différence avec 2007: si l'écart entre UMP et PS est encore plus impressionnant cette année-là (6,1 millions contre 1,4 pour les socialistes), la progression par rapport à 2006 est, elle, beaucoup plus mesurée : +17%. [des si qui mettent en cause la campagne 2012 et non pas celle de 2007 qui intéresse Le Parisien aujourd'hui, si le footeux le permet] 

Diagnostic: rien ne dit que les mêmes symptômes entre 2007 et 2012 conduisent la justice à poser le même diagnostic sur les campagnes présidentielles de Nicolas Sarkozy. Preuve en est : pour le moment, le parquet de Paris a démenti l'ouverture d'une enquête préliminaire, comme l'écrivait Le Parisien quelques heures auparavant.

L'intention de l'article de l'Express
(ci-dessus) - mis à jour à 11.03
 - était-elle donc également malveillante 

Hollande retient P. Moscovici à la candidature au poste de commissaire européen

Nouvel accroc à la parité: E. Guigou s'est faite évincer

Elisabeth Guigou fait les frais de l'arbitrage de Hollande en faveur d'un homme
, 
Pierre Moscovici. 

Le président a tranché en faveur de son ancien ministre de l'Economie et des Finances, un champion de la sur-fiscalisation en Europe, qui sera son candidat à un poste de commissaire européen, puisque la France peut y prétendre. Il aura toutefois fallu plusieurs sources européennes pour apprendre que le président de la République a communiqué sa préférence au nouveau président de la Commission européenne, le luxembourgeois Jean-Claude Juncker
Aucune femme ne faisait l'affaire, à ses yeux. Elisabeth Guigou, aujourd'hui présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, avait fait acte de candidature. L'ancienne ministre de Lionel Jospin avait même assuré dans la presse avoir la préférence de François HollandePervenche Bérès, députée européenne et tête de liste du PS en Ile-de-France, était aussi sur les rangs. Les féministes auront donc un motif de plus pour garder une dent contre leur meilleur choix de 2012, comme les jeunes, priorité de sa campagne, puisque les lycéens se sont vu sucrer des bourses au mérite.

L'Allemagne freine les discussions

La lettre officielle de candidature sera adressée pour le 31 juillet afin de permettre à Juncker de distribuer les portefeuilles et de présenter son équipe aux dirigeants européens lors de leur sommet du 30 août. Le président français a confirmé qu'il voulait une vice-présidence et le poste des Affaires économiques.
La nature du portefeuille qui pourrait être confié à Moscovici, qui fut ministre des Affaires européennes de Jospin, reste incertaine, en raison des réserves émises par le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble. Celui-ci est en effet logiquement opposé à l'idée de confier à la France la responsabilité de faire respecter la rigueur budgétaire dans l'Union européenne. "Ce ne serait pas un cadeau pour Pierre Moscovici, car il verrait en permanence sa crédibilité et son impartialité mises en doute", selon une source européenne.

Une seule femme pour le moment à la Commission

Elisabeth Guigou, à la droite de Pierre Moscovici, le 6 mai 2012.

L'idée de créer un portefeuille spécialement consacré à la relance de la croissance par les investissements est en discussion avec J.-C. Juncker. Le poste serait en droite ligne avec la mission sur "la contribution des politiques européennes à la croissance et à l'emploi" confiée par François Hollande à Pierre Moscovici dans le gouvernement Ayrault, avec le succès que l'on sait ! Hollande s'apprête à invoquer les conditions et les moyens dont pourra bénéficier ce nouveau poste pour justifier le renoncement de la France à ses prétentions sur le portefeuille des Affaires économiques.

On le sait déjà, la nomination de Moscovici ne fait pas les affaires de Juncker qui peine à convaincre les dirigeants européens de lui proposer des candidates pour constituer son équipe. Une seule femme a pour l'instant été désignée par son gouvernement: la Tchèque Vera Jourova, ministre libérale chargée du Développement local. 
Six pays ne sont pas pressés de désigner leur candidat officiel: l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas, le Portugal, la Slovénie et la Roumanie, indique-t-on auprès de ses services.

Pas d'acharnement, non, mais une nouvelle enquête visant Nicolas Sarkozy

Cette fois, une enquête est ouverte sur la campagne de Sarkozy en 2007

Nouvel assaut judiciaire contre l'ancien président


C'est maintenant sa campagne de 2007 qui fait l'objet d'investigations. Il suffit en effet de soupçons et du type qui impacte les Français, des soupçons de financement illégal. La justice de Christiane Taubira établit donc pour la campagne 2007 une copie de l'affaire Bygmalion qui salit déjà celle de 2012.

Selon des fuites du Parquet, le procureur de la République de Paris a ouvert une nouvelle enquête préliminaire visant Nicolas Sarkozy et l'UMP, début juillet . "En toute discrétion", assure d'ailleurs Le Parisien !
Cette fois, les magistrats s'intéressent à la campagne 2007 de l'ex-chef de l'Etat. Les investigations s'inspirent de l'affaire Bygmalion et visent un système de fausses factures présumé qui aurait pu permettre d'imputer frauduleusement des dépenses de campagne du candidat sur les comptes de son parti. A la suite de l'exploitation d'éléments du dossier Bygmalion qui suscitent des interrogations, des policiers se prennent à espérer que le nouveau dossier pourrait être plus fructueux. Comme pour l'agence événementielle, il est apparu qu'une société impliquée dans la campagne de 2007 aurait facturé diverses prestations à l'UMP, alors qu'elles avaient été assurées pour le compte du candidat Sarkozy. 
"Au moins une", selon la presse qui recueille les eaux usées du Quai des Orfèvres. Et elle affirme, sans les précautions d'usage, n'employant pas le conditionnel. La présomption d'innocence n'est pas pour demain...

Le Parisien dit savoir plus encore de cette enquête ouverte "en toute discrétion".  Une première perquisition a eu lieu, le 8 juillet, dans la foulée de l'ouverture de cette nouvelle enquête. Ces investigations, "dont le Parquet national financier a eu connaissance", écrit Le Parisien (mais sauf Christiane Taubira !), ont finalement été maintenues secrètes dans les profondeurs moites du ministère, ou, si l'on préfère, au Parquet de Paris, déjà en charge de l'affaire Bygmalion.

L'enquête de trop pour la crédibilité d'impartialité de la justice?

Les fuites organisées dans la presse d'un dossier qui n'en est qu'à ses premières supputations 
ne visent qu'à impacter un moment clé pour l'UMP comme pour son ancien leader mis en examen pour "trafic d'influence, corruption active et recel de violation du secret de l'instruction " dans l'affaire dite des écoutes téléphoniques. Illégales, rappelons-le, puisque c'est un détail de l'histoire...

Nicolas Sarkozy est aussi visé, directement ou indirectement, par plusieurs autres soupçons
- le financement présumé de sa campagne 2007 par le régime libyen: depuis que les accusations du fils d'un "dictateur" selon la gauche, Kadhafi, a du crédit auprès des juges, a demandé, il y a sept ans, "que Sarkozy rende l'argent qu'il a accepté de la Libye", l'affaire a été saisie par les juges français, sur fond de "trafic d'influence".

- l'affaire Bygmalion: le 27 février 2014, c'est l'hebdomadaire de centre gauche Le Point qui accuse Bygmalion d'avoir surfacturé la tenue de meetings de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Le quotidien Libération ajoute au feuilleton que sur les 18 millions d'euros de prestations facturées, certaines n'auraient jamais eu lieu, soulevant la question de l'affectation de ces fonds. Par l'entremise de l'avocat de Bygmalion, son ex-patron, Bastien Millot, un proche d'Anne Hidalgo, maire PS de Paris, confirme l'émission de 10 millions d'euros de fausses factures à la demande de l'UMP. Jean-François Copé, patron de l'UMP, dépose plainte contre X. À la mi juin, d'autres députés de l'UMP déposent plainte à leur tour. Mediapart, le site trotskiste d'information, réplique alors, après avoir consulté la "comptabilité secrète" [sic] de Bygmalion [aussi "secrète" que la nouvelle enquête est "discrète"], alourdissant le dépassement à 17 millions d'euros
Sans preuves, car le secret des sources de la presse permet toutes les allégations. C'est donc sur parole qu'il faut croire les journalistes militants, puisque la police semble avancer dans ses enquêtes par le biais d'indics collaborant à la presse d'investigation à charge. Les ténors de l'UMP en profitent pour mettre la main sur l'UMP en poussant Jean-François Copé à la démission. Il est remplacé par une "troïka" de transition composée de candidats potentiels ou déclarés à la prochaine présidentielle (Fillon, Juppé et Raffarin), en attendant la tenue d'un congrès extraordinaire en octobre.
Fin juin, le Parquet requiert "l'ouverture d'une information judiciaire contre "X".
Trois juges d'instruction du pôle financier sont désignés, dont Serge Tournaire et, un revenant, Renaud Van Ruymbeke, notamment connu pour l'affaire Clearstream 2, notamment, dans laquelle D. de Villepin a été relaxé.

- celle dite des "sondages de l'Elysée" suspectés d'avoir été surfacturés et commandés à des proches de l'ex-président sans mise en concurrence, ou encore les soupçons d'entente autour de l'arbitrage Tapie.

Pour mémoire, dans l'affaire Woerth-Bettencourt, Nicolas Sarkozy avait été sali et déjà sur la base d'allégations et de soupçons de la presse, dont Mediapart. L'ex-comptable de la milliardaire Liliane Bettencourt, Claire Thibout, avait d'abord évoqué un possible financement illégal de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy, mais s'était rétractée et le site trotskiste avait aussitôt dénoncé  des pressions quand l'ex-comptable était revenue sur ses déclarations, disculpant disculpant notamment Nicolas Sarkozy. On le voit, la presse et les juges ne renoncent pas et relancent les attaques sur le financement de la campagne de 2007.

Malgré le harcèlement qu'il subit, Nicolas Sarkozy s'est montré serein, balayant toutes les suspicions dont il est l'objet lors d'un entretien donné le 2 juillet. Il avait aussi souligné l'absence de toute charge finalement retenue contre lui dans les dossiers Bettencourt ou Karachi, où son nom avait été cité. L'ancien chef de l'Etat avait même laissé entendre qu'il pourrait être candidat aux primaires pour la présidence de l'UMP, prévues à l'automne. C'était s'exposer à de nouvelles attaques et c'est ce qui se produit.

La république du soupçon


"Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose" C'est la devise communément attribuée à Bazile dans le Barbier de Séville (acte II, scène VIII) de Beaumarchais (1775). A propos de dignité et de jactance, on peut d'ailleurs dire aussi, après Francis Bacon (1561-1626): "Crois-moi, vante-toi hardiment, il en reste toujours quelque chose".
Quelle que soit l'issue de ce nouveau harcèlement judiciaire, nul doute qu'ils pèseront encore un peu plus sur son futur destin politique. A moins qu'à propos des méthodes du président Hollande, de la justice et de la presse, les Français jugent que "Trop, c'est trop!"

lundi 28 juillet 2014

Nouvelle hausse des impôts indirects: 5,2% à La Poste

La Poste autorisée à augmenter ses tarifs en 2015

Hollande et Valls diront qu'ils n'y sont pour rien


Le gendarme de la régulation a endossé la responsabilité du gouvernement, vendredi. D'autant que cette hausse des tarifs de La Poste sera bien supérieure à l'inflation. Elle entrera en vigueur le 1er janvier 2015.

A quel prix seront les timbres et les colis? 
Si la nouvelle grille reste encore secrète, La Poste prépare les esprits en annonçant le feu vert de l'Autorité de régulation des télécommunications (Arcep) pour revaloriser ses tarifs compte tenu de ses difficultés financières

Plombée par  la chute des volumes de courrier et son incapacité à se réformer, La Poste avait demandé de pouvoir appliquer une hausse annuelle équivalente à l'inflation, majorée de 3,5% - contre seulement 1% jusqu'ici. 

Le 25 juillet, l'Arcep a annoncé sa validation de la demande de La Poste afin d'"assurer la pérennité du service universel" et de "donner à La Poste les moyens d'engager la transformation de son modèle de développement". 

Cet encadrement des tarifs postaux porte sur une période de quatre ans, de 2015 à 2018, se basant sur une augmentation annuelle moyenne des tarifs de 3,5 points au-dessus de l'inflation (pour laquelle l'Arcep a retenu un taux moyen de +1,7% sur la période) "soit une évolution nominale de 5,2%" au total, détaille l'autorité. 

Mais La Poste avait également, en raison de ses difficultés financières, demandé à pouvoir "consommer une partie significative de sa marge de manoeuvre tarifaire en début de période d'encadrement", c'est-à-dire pratiquer dès janvier 2015 une augmentation supérieure à celle prévue pour une seule année. 

L'Arcep a décidé d'instaurer un "plafond annuel", qui permet à l'entreprise d'utiliser dès le 1er janvier 2015 jusqu'à 50% de l'enveloppe globale prévue sur l'ensemble des quatre ans. 

Si La Poste indique "prendre acte" de la décision de l'Arcep, les augmentations précises et les tarifs demeurent inconnues: "Les nouvelles grilles tarifaires vont désormais être élaborées pour une mise en application le 1er janvier 2015; elles feront l'objet d'une communication au plus tard deux mois avant leur entrée en vigueur". 

L'Arcep convient que son feu vert à l'évolution des prix "constitue une hausse tarifaire sensible" mais estime également qu'elle "paraît compatible avec le principe d'abordabilité des offres du service universel" avant d'enchaîner que "s'agissant des ménages, la hausse ne devrait toutefois pas peser significativement sur leur budget: la consommation moyenne en services postaux par an et par ménage est de l'ordre de 46 euros". 

Commentant cette annonce, la CGT, premier syndicat du groupe, a jugé que La Poste et l'Etat actionnaire majoritaire, "s'apprêtent à faire les poches des Français".

La Poste est-elle une pétaudière  ?

Une rocambolesque affaire d'archer crée un malaise.
Un archet égaré dans les circuits postaux il y a deux ans, d’une valeur de 3500€, a été mis aux enchères cette année sur internet… par la Poste elle-même. Une boule puante pourrit l'atmosphère et SUD, le syndicat trotskiste du  NPA, n'y est cette fois pour rien, a priori.
Les media posent les questions qui fâchent : "Des employés de La Poste indélicats auraient-ils dérobé l’objet?" se demande Le Figaro, "La défiance de certains à l’égard de La Poste ne risque pas de diminuer avec ce genre d’histoire", commente Le Nouvel Obs, "Gonflée La Poste!" s’insurge 20 Minutes… La Poste n'est plus ce qu'elle était. 

La Poste met en cause la clientèle
Elle assure en effet qu’ "à aucun moment, au cours des échanges avec le service clients, la valeur de l’archet n’a été mentionnée". La Poste alourdit encore la barque, plombant un peu plus son image. La vieille dame indigne ajoute même "qu’elle n’est pas spécialiste de l’estimation des objets trouvés"... Celle qui fut une institution se déconsidère pour de multiples raisons, dont la légèreté de son comportement et de l'évaluation de la gravité des faits (suspicion de vol: comment l’objet "perdu" s’est-il retrouvé dans une cyber-vente aux enchères de La Poste…). La Poste n’a visiblement pas pris la mesure de sa responsabilité: nempathie envers la victime, ni aucune esquisse d’excuse.

S'il faut sauver La Poste, encore faut-il qu'elle le mérite 
Et les syndicats qui la co-gèrent - la CGT (29%), SUD (22%) et FO (18%) - refusent leur part de responsabilité. Bien au contraire, ils font monter ce sentiment que les responsables, ce sont les autres: la direction de cette société anonyme, mais aussi les usagers, puisque cette SA bénéficie de capitaux publics: la contribution fiscale de certains, lesquels subissent la double peine de l'impôt direct et de l'impôt indirect.

Manif pro-palestinienne à la République : un gardé à vue sur 2 relâché sans suite !

Valls: plus de bruit que de fermeté

Nouveau détail de l'Histoire, samedi ?

Des pro-palestiniens prennent la République d'assaut
Pas de poursuite judiciaire pour la moitié des personnes placées en garde à vue... Que reste-t-il des menaces de fermeté de Valls et Cazeneuve ?
Le rassemblement en soutien au peuple palestinien  du samedi 26 juillet 2014 Place de la République à Paris n'avait pas de quoi fouetter un chat socialiste.
Mieux, la préfecture de police qui craignait des débordements matériels et physiques n'a remarqué aucune violence urbaine, ni signe nazi, ni manifestation d'anti-sémitisme... Circulez, vous êtes libres. Libres de recommencer.

La justice française est aveugle
Saluts nazis et quenelles,
rien qui indigne la gauche socialiste au pouvoir

Roquette (pacifiste?),
keffieh pro-Hamas et quenelle






Le drapeau israélien est brûlé,
sous les yeux de la police de Cazeneuve









Emeute urbaine
Hamas, organisation terroriste palestinienne





































Hollande combat le djihad au Mali et dans tout le sub-Sahel.
Valls mène la chasse aux candidats français au djihad en Syrie.

Mais, sur le territoire de la République, tous les deux tolèrent des manifestations pro-Hamas. Et antisémites. 

Solennel et ...grave, le 14 juillet 2014

Le conflit israélo-palestinien "ne peut pas s'importer" en France:
du Hollande dans le texte !  Cohérence socialiste...