POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

lundi 24 novembre 2008

Pourquoi Jospin vote Aubry

Et pourquoi pas Sa Cynique Majesté Royal ?
Lionel Jospin a voté jeudi dans sa section de Paris et rendu public son choix en faveur de Martine Aubry comme première secrétaire du PS.
"Ce soir, j'ai voté pour Martine Aubry", a déclaré l'ancien Premier ministre. Il n'avait pas pris part au vote sur les motions pour le congrès de Reims, le 6 novembre, en raison, avait-il précisé ensuite, de sa participation prévue de longue date à un colloque à Tallinn (Estonie).
"Personnellement, j'aurais préféré voter pour Bertrand Delanoë, je crois qu'il était le mieux qualifié pour ce travail (de premier secrétaire) dans les deux-trois ans qui viennent", a ré-affirmé Jospin, qui avait déjà pris position pour le maire de Paris il y a plusieurs mois.
Selon l'ex-chef de la gauche plurielle, "au congrès s'est dégagée une majorité potentielle très large pour une orientation politique même si, malheureusement, elle n'a pas été concrétisée". "Il vaut mieux que le premier secrétaire soit à l'unisson de cette orientation", a-t-il précisé.

Jospin réagit aux accusations de Désirdavenir Royal
L’amère Royal avait stigmatisé ceux qui refuseraient le changement au PS qu’elle porterait. Lionel Jospin a mis les choses au point : "dans le socialisme, les néo, ceux qui étaient contre les vieux et pour le neuf, n'ont pas toujours laissé de bons souvenirs".

Le camp Royal s'est reconnu dans les néo-socialistes de sinistre mémoire
Certains considèrent que Jospin aurait pensé à Marcel Déat
, homme politique français de l'entre-deux guerres, socialiste puis néo-socialiste, et ensuite collaborateur de l'occupant nazi. D’autres estiment que l’ancien premier ministre a évoqué l’éternelle querelle des anciens et des modernes.

Les Ségogols se sauraient-ils tellement proches qu’ils se seraient instantanément identifiés aux néo-socialistes ?

Royal : bref rappel de ses incohérences et de sa mauvaise foi

La diarrhée verbale pompe sur le cerveau
Difficile de qualifier ce qui suit de "florilège": la rose a trop sévèrement morflé depuis que Désirdavenir Royal est dans le circuit.


Le 24 novembre, Kapucine a laissé ce commentaire que PaSiDupes vous livre :
"Notre madone Marie S de son sourire figé nous annonce hier soir à la TV qu'il convient d'afficher "un peu de calme, de maîtrise, car il n'y a pas lieu de ..."

Oubliant être à l'origine de la plainte pour vol de voix, avec dramatisation, menace de recours à avocat pour appel au Tribunal administratif ... et discrédit public d'un parti de fraudeurs, de gens sans honneur et sans règle, la grande manipulatrice fait l’impasse sur ses discours de la veille ajoutant à la confusion.

Il convient de se remettre en mémoire le discours de la madone sur TF1 le 15.9.08 :

"Dans le pays ..l'exaspération monte ...ça va mal ...pourquoi vous discutez, vous, pour des postes?

Moi je veux mettre un coup d'arrêt à cette lente dégradation du niveau du débat au PS, je veux que nous montions d'un cran...17.OOO.OOO d'électeurs ont espéré d'autres valeurs... j'ai porté l'espérance...Le vote en Novembre...la sécurité des débats....les militants voteront en toute sérénité.

Je veux pousser en avant une nouvelle génération et construire un PS meilleur que la Sté qu'il veut réformer, sinon le parti n'est pas CREDIBLE s'il n'est pas plus fraternel, plus solidaire, plus imaginatif, plus créatif que la Sté qu'il veut construire ... Je vais appliquer dès maintenant "???...

Ceci souligne une fois encore la FIABILITE de ses engagements politiques et la continuité de la stratégie politique. Que peut elle rebâtir sur les décombres qu'elle alimente ?"

Qu'elle se reconstruise elle-même, s'il est encore temps, et ça suffira amplement, pour les socialistes et les Français, qui en ont soupé de sa soupe à la grimace à tous les JT.

Moscovici préconise une direction collective au PS

Un collectif à la tête d’un corps vérolé…
Une hydre à la tête du PS !
Pierre Moscovici réclame la mise en place d'une "direction collective" à la tête du PS pour sortir de l'impasse actuelle.
La réunion de la "commission de récolement" a été avancée à la matinée de lundi 26, pour statuer sur les nombreuses contestations de part et d’autre concernant le scrutin de vendredi soir, contesté par Royal, l’éternelle battue.
Imaginez qu’à l’inverse, elle ait devancé sa rivale Aubry par 42 voix d’avance… Pensez-vous que Sa Cynique Majesté Royal aurait toléré la contestation et qu’elle ne se soit pas autoproclamée premier secrétaire ?

Au-delà des invectives, une proposition
"Je demande au premier secrétaire sortant de prendre dans ces 24 heures les contacts utiles avec les uns et les autres pour qu'il y ait une proposition demain avec tel ou tel premier secrétaire ou sans premier secrétaire qui permette de rassembler les socialistes", a ajouté le député du Doubs.

Escamotage du vote des militants
"Je n'accepte pas qu'il y ait deux partis irréconciliables et donc je fais ici un appel, je demande que tous ces gens se parlent et qu'on trouve une solution collective et responsable d'ici demain soir", a souligné celui qui fut candidat déclaré au poste de premier secrétaire jusqu'au mois de septembre
Pour ce connaisseur des mœurs socialistes, "on ne saura jamais vraiment qui a gagné le vote de vendredi soir. Il y a des anomalies ici, marginales, il y en d'autres là, et puis il y a les us et coutumes du Parti socialiste, cette élection n'est pas plus tricheuse qu'une autre".
Conclusion ? Celle qui a obtenu la majorité ne serait pas élue ?

L’échéance des Européennes doit-elle prévaloir ?
"Il faut que du Conseil National de demain sorte une direction collective, resserrée, associant tous les courants [ 6 ] et qu'il y ait un travail qui soit fait pendant quelques mois, un travail d'apaisement, de réconciliation, de préparation des élections européennes", a déclaré hier dimanche Pierre Moscovici sur RTL.
Il serait candidat aux Européennes, le garçon?

Le coup de force de Royal fait des dégâts au PS

La fédération du Nord se défend et porte plainte contre Valls
L’intolérable violence des accusations du gang Royal suscite l’indignation du premier secrétaire de la fédération PS du Nord.
Gilles Pargneaux a annoncé dimanche sa décision de porter plainte pour diffamation contre Manuel Valls à la suite des propos qu’il a tenus au nom de l'amère Royal, candidate malheureuse au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste.
Ce lieutenant Royal a visé une fédération du fief de Martine Aubry pour suggérer que la maire de Lille aurait des pratiques étrangères au gang Royal ! Même dans les Bouches-du-Rhône ou l'Hérault ? Pari risqué...

Insinuation du doute dans l'opinion, comme chez les militants
Valls a donc ouvert les hostilités, en les étalant sur la place publique pour poser sa patronne en victime innocente. Le second couteau Royal a donc déclaré dans la journée sur Canal+ qu'une plainte serait déposée pour un "faux en écriture" qui aurait été commis dans une section lilloise. Présentation des faits partisane, allégation sans preuve, mais symbolique, "L'annonce des résultats donne 110 voix pour Martine Aubry devant les caméras. Dans le procès-verbal qui est arrivé à la fédération, on lit désormais 130 voix", a affirmé le député de l'Essonne. "Là, il y a eu 20 voix qui se sont portées en faveur de Martine Aubry par un faux en écriture. Il y aura une plainte qui sera déposée", a-t-il dit. Le cas n'a pourtant pas été exceptionnel d'une annonce prématurée: le gang Royal n'avait-il pas exposé sa joie dès 22 h 30? Vaillant avait alors dû calmer le jeu vers minuit en déclarant que les résultats étaient trop serrés pour être proclamés.

La tentative malsaine d’intimidation de Manuel Valls échoue
"Face à ce que j'ai entendu ce midi, j'ai décidé au nom des militants de la fédération du Nord de porter plainte pour diffamation contre Manuel Valls", a réagi Gilles Pargneaux sur Europe 1. "Je dis: ça suffit".
"Depuis 3h du matin, dans cette nuit de vendredi à samedi, Manuel Valls n'arrête pas de jeter l'opprobre contre notre fédération", a-t-il dénoncé.
"Si, effectivement, il y a erreur dans une section lilloise, eh bien, il aurait fallu peut-être qu'on nous le dise", a-t-il ajouté. "Des représentants de la candidature de Ségolène Royal étaient présents tout au long de la soirée dans le bureau centralisateur à la fédération et je n'ai rien entendu comme demande officielle de la part des représentants" de la finaliste de la dernière présidentielle, "ce n'est que hier après-midi".
Et Gilles Pargneaux de conclure: "ce n'est pas le moment de jeter en pâture ce que nous avons pu faire dans notre vie démocratique interne comme le (font) Ségolène Royal (et) un certain nombre de ses équipiers depuis samedi matin".

La souriante candidate brandit la menace, distille le soupçon et au final diffame ses adversaires, aujourd’hui comme à son habitude, pour se hisser ‘démocratiquement’ à la tête du PS, à défaut de la « république du respect ».

Ce forcing populiste viendrait-il à point nommer illustrer les propos du camarade Lionel Jospin à son endroit?

Désirdavenir Royal met à jour les mœurs socialistes

La Guadeloupe, nouvelle victime de l’amère Royal



Et voici
l'envers
du décor,
le revers de
la médaille
la photo...

Le président de la région Guadeloupe et secrétaire national à l'Outre-mer sortant du PS, Victorin Lurel, s'est déclaré dimanche "choqué" et "indigné" par "les accusations de fraudes qui visent depuis vendredi soir les socialistes ultramarins".
"Les fédérations d'Outre-mer sont attaquées [...] "en des termes qui salissent gravement l'image de nos territoires, contribuant une fois de plus à associer les terres insulaires lointaines à des terres de magouilles", souligne-t-il dans un communiqué.

Demandant à "ses camarades de retirer
ces propos indignes des principes socialistes" au moment où les "contestations affluent de nombreuses fédérations de France hexagonale", Victorin Lurel invite "chacun à garder son sang-froid".


Le député socialiste souhaite que "toute la lumière soit faite rapidement sur les irrégularités et les erreurs qui ont pu être commises, sans pour autant sombrer dans des insinuations détestables".
Les deux camps n’ont-ils pas signé les procès verbaux de scrutin ?
A propos des "irrégularités constatées en Guadeloupe", il précise qu'elles "concernent les sections de Pointe-à-Pitre et Anse-Bertrand" et "seront examinées par la fédération et la commission de récolement des votes".

Les ¾ des Français saturés de querelles socialistes

La sagesse populaire n’est pas du côté Royal !
Trois Français sur quatre (74%) estiment que le PS vit une crise durable, contre 14% qui considèrent qu'elle n'est que passagère, selon un sondage Opinionway publié lundi dans "Le Figaro".

Deux personnes interrogées sur trois (67%) estiment que même si l'écart est très faible entre Aubry et Royal, il faut accepter "tel qu'il est" le résultat de l'élection au poste de Premier secrétaire du PS. En revanche, 21% pensent que "compte tenu de l'écart de voix entre les deux candidates, il faudrait revoter".

(Sondage réalisé en ligne du 22 au 23 novembre auprès d'un échantillon de 1.227 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas)

L'humoriste, auteur de ce dessin politique (hébergé par Yahoo! News), manque généralement de finesse.
Avec ses gros sabots, il ne déroge pas à la règle et nous présente ici une belligérente quelque peu pacifiste à droite, mais une autre, à gauche, entourée de couteaux, comme deux bras armés.
Le message serait-il respectueux des deux candidates et de l'opinion ou ... partisan ?

dimanche 23 novembre 2008

PS – Les bons comptes feront-ils les bonnes amies ?

A voleuse, voleuse et demie
Sa Cynique Majesté Royal va de media en media pour pleurer sur son sort et accuser ses adversaires du grand malheur qui la frappe. L'amère Royal se saisit d’une 'bourde' que la fédération de Moselle a spontanément découverte et rendue publique, pour contester le score final. Et extrapoler !
Dès samedi, après vérification des bulletins de récolements, il s'avèra en effet que, dans la nuit (de vendredi à samedi), une erreur humaine a attribué à Aubry le score réalisé par Royal dans l'une des sections de la fédération de la Moselle, indiqua dans un communiqué Jean-Marc Todeschini, premier secrétaire de la Fédération de la Moselle du PS.
Avec sa violence souriante coutumière, la tragédienne se posa aussitôt en victime de fraude et même de vol. Encore une fois, comme son domicile…

Le cas de la Gironde
> Or, Martine Aubry aurait été lésée de 11 voix et
la victime auto-proclamée se serait vue attribuer 41 bulletins de trop lors du scrutin socialiste dans la section de Blaye (Gironde) pour l'élection du premier secrétaire, ont assuré dimanche les partisans locaux de la maire de Lille.
Si cette erreur aboutit à une correction officielle, il creusera un écart de 52 voix de plus en faveur de Martine Aubry, en plus des 42, a observé Alain Anziani, secrétaire fédéral sortant en Gironde et partisan de Martine Aubry. "Il y a eu une erreur de transmission dans la nuit de vendredi à samedi. Les résultats ont été téléphonés à la fédération où dimanche l'écart a été constaté au vu du procès verbal", au demeurant signé par les deux parties, a assuré Alain Anziani.
> Mais, Gilles Savary et Vincent Feltesse (contributeur à la motion Collomb-Royal) , partisans locaux de l’amère Royal, ont publié un communiqué à la mi-journée pour contester l'analyse de leurs contradicteurs.
Ils prétendent, comme à chaque scrutin, que la section de Blaye compte plus de votants que d'adhérents. "En aucune manière, l'éventuel surcroît de votants ne devrait être retranché intégralement du score de l'une ou l'autre des candidates [mais surtout de l’une…]. Aucun résultat ne peut être publié avant vérification par la fédération", écrivent-il.

La collée compte sur le "recolement"
Dans la section de Blaye, le résultat véritable aurait donné 35 voix à la Ch'tite Aubry contre 24 à Désirdavenir Royal, alors qu'il avait été indiqué par erreur au téléphone des chiffres de 24 et 65, repris sur le procès-verbal girondin, explique-t-il.

Le cas des Français de l’étranger
Martine Aubry aurait encore été lésée de 19 voix de Français de l’étranger. Il apparaît qu’au lieu de 317 voix pour Martine Aubry et 390 pour Marie-sEGOlène Royal
, la totalisation officielle des scrutins enregistrés dans cette catégorie donne finalement 366 suffrages à Martine Aubry et 420 à la soi-disant victime.
La Fédération des Français de l’étranger confirme que ces derniers chiffres sont les bons.

Sa Cynique Majesté Royal pourrait regretter sa mauvaise foi
Le dossier sera transmis à Paris où une commission devra trancher mardi soir sur , en tenant compte, ou pas, de ce litige et de nombreux autres.
Une commission nationale dite de "recolement" (vérification) doit se réunir dès lundi au PS à Paris pour examiner l'ensemble du scrutin et vérifier toutes les contestations.

Les rectificatifs pourraient bien confondre la peste.

Michel Rocard : "Le PS souffre d'une double maladie"

Les militants ont appelé Aubry est à son chevet
Le Premier ministre du Président Mitterrand s’est penché sur le grand corps malade du PS, à la demande du "Parisien/Aujourd'hui en France" de ce dimanche.
Michel Rocard relativise et banalise d’abord le duel de femmes sur lequel la presse fait de gros tirages. Sa Cynique Majesté Royal ne réalise pas quelle n’est pour les media qu’un « bon client » et le socialiste Rocard glisse rapidement sur le sujet pour diagnostiquer ensuite le mal majeur du PS.
> Pour lui, la cause est entendue
La victoire de Martine Aubry samedi au poste de Première secrétaire du parti socialiste est acquise, avec une avance en nombre de voix extrêmement ténue et contestée par sa rivale Désirdavenir Royal. Car pour Michel Rocard, "ce n'est pas nouveau".
> Plus grave que les états d’âme de la Ségo-star
"Outre une crise de leadership", le PS "n'admet pas (ou très mal) que la société de marché soit installée, qu'on soit dedans et qu'il faille la faire fonctionner, stigmatise Michel Rocard.

Le PS est donc "plutôt mal portant", conclut l'ancien Premier ministre.


Une sagesse et un sens des responsabilités qui ne sont pas communicatifs au PS.

PS - Sa Cynique Majesté Royal vient se plaindre sur TF1

Mauvaise perdante, l'amère Royal ne peut s’imaginer que devant
Sur un ton doucereux, à la limite pleurnichard, Royal-la-Déloyale, celle qui a pansé ses plaies et reste "droite dans ses bottes", est venue raconter sa vie et ses malheurs à Laurence Ferrari, entre femmes, au 20 heures, chez Bouygues…
Profitant des media polis pour poursuivre sa campagne , elle a débiné sa rivale !
Pensez donc ! Un vote qui la place seconde ne peut être démocratique...
Pourquoi pas une candidature unique ?

VOIR et ENTENDRE

Pourquoi un 3e vote serait-il plus clair ?
Peut-être un 4e, en revanche !
Sinon, un 5e…
Pourquoi Désirdavenir Royal ne quitterait-elle pas plutôt un parti aussi ingrat qui ne reconnaît pas sa valeur, après le passage de la caravanne de la présidentielle et la parade du Ségo-show au Zénith?
D'ailleurs, nul doute que l'ami Pierrot Bayrou serait ravi de recueillir la petite Cosette avec sa valise...

PS – La majorité relative au deuxième tour, ce n’est plus la moitié des voix plus une

Avec Sa Cynique Majesté Royal le pire est toujours à venir
Dans la pure tradition de la IVe République, dans laquelle le PS végète, le système de scrutin à la proportionnelle qu’il préfère, plonge le Parti Socialiste dans la plus grande confusion qu’il souhaite à la France, mais que la constitution de la Ve République lui épargne.
Après deux semaines de rivalités, marquées par un premier vote sur les motions qui a scellé l'émiettement de ses composantes, puis après un congrès qui aura vu éclater la désunion de ses dirigeants au grand jour, le PS ne pouvait imaginer mauvaise foi plus exécrable que celle de la battue, qui cherche à se faire désigner sur des accusations de fraude. Vendredi, la tension née de l'infime écart 42 voix, qui départage Aubry et Royal a provoqué une sorte de naufrage démocratique.

Amatrice de proportionnelle, Désirdavenir Royal en écarte pourtant une règle fondamentale
Le scrutin majoritaire à deux tours permet l'élection d'un candidat après deux tours de scrutin. Les électeurs sont donc appelés à voter une première fois pour l'un ou l'autre des candidats. Un deuxième tour est ensuite organisé, ne mettant en lice les deux candidats ayant le plus de voix. Lors de ce second tour, le candidat ayant récolté le plus de voix est élu, soit qu’il a obtenu la majorité absolu (plus de 50% des suffrages exprimés) soit la majorité relative (le plus grand nombre de voix). Or, au deuxième tour, Martine Aubry a non seulement rassemblé le plus grand nombre de suffrages exprimés, mais plus de 50% des voix.

La suspicion de fraude vaut dans les deux sens et s'annule
Sa Cynique Majesté Royal est-elle assurée que son camp n’a pas également commis des erreurs ? Son pari sur la vigilance scrupuleuse de ses troupes dans les Bouches-du-Rhône et l’Hérault pourrait être déçu. Directeur adjoint de la campagne présidentielle de Désirdavenir Royal, Patrick Mennucci (53 ans), dit Ségolin, le bateleur de Ségolène, comme Royal a connu deux fois la défaite (aux dernières législatives et cantonales 2008) et l’affreux Jojo Frêche (70 ans, Lire PaSiDupes), respectivement à Marseille et Montpellier, se sont en effet construits des réputations pour le moins sulfureuses.
Exemple parmi d’autres. Ca se passe pendant la première séance des 101 conseillers municipaux pour l'élection du maire actuel de Marseille. Pour élire le maire de Marseille, on appela à voter le maire…d’Istres, François Bernardini (cf. libellé PaSiDupes), un temps inéligible... "Il n'est pas là", a assuré sereinement le président du groupe socialiste, Patrick Mennucci. Ce n’est pas une galéjade : si, sur le vieux port, les socialistes ne font peut-être pas voter les morts, ils appellent de l’au-delà les vivants hors circonscription. Voteraient-ils deux fois ? Sa Cynique Majesté Royal ne peut pas le concevoir…

Bataille de chiffres
> Des inversions d’attributions de bulletins ont été reconnues en Moselle. Forte de cette erreur avérée et spontanément révélée, l’équipe de Sa Cynique Majesté Royal assure que d’autres doigts se seraient croisés, 'à l’insu de leur plein gré', lors de saisies informatiques des résultats dans des fédérations. Mais les confusions ne se seraient produites qu’au tort exclusif de cette victime née. Pathologique…

Les règles sont faites pour être contournées… <>
> Bien qu’elle ne fasse pas tant de volume, devant de telles suspicions, les partisans de la gagnante rétorquent que les représentants locaux de Royal-la-Déloyale ont signé les procès verbaux qu’ils contestent. Ils contre-attaquent en évoquant des irrégularités commises dans les Bouches-du-Rhône ou dans l'Hérault, deux fédérations favorables à la geignarde .Ils affirment même disposer d’un « matelas de 3000 » irrégularités en défaveur de Martine Aubry.
> Le Parti socialiste tout entier paye son incapacité à faire cesser la pratique des fausses cartes de membre, des électeurs-fantômes, et du personnel municipal
artificiellement encarté. Sans parler des morts exhumés en Corse et ailleurs. Non seulement ces pratiques n’ont donc pas été réformées pendant les 11 années d’incurie de gestion-Hollande, mais depuis Sa Cynique Majesté Royal, des adhérents ‘low cost’, voire remboursés du montant de leur adhésion, sont venus « rééquilibrer » artificiellement les courants... avec les effets de défaut de fiabilité et d’instabilité que l’on sait. Rien n’a changé, malgré la création d'un fichier central des adhérents et son informatisation. Jusqu'alors, on s'accusait de vilaines pratiques mais, lors de la commission dite de récolement, comme celle de mardi soir prochain (où est réalisé l'ultime pointage des votes), chaque camp fermait les yeux sur les méthodes de l'adversaire. On était entre personnes de bonne foi, à défaut de moralité. Que reste-t-il de celles-ci ?
> Il faudra pourtant bien trouver une issue.
Le risque est mince d’ouvrir les yeux de l'ancienne candidate à la présidence de la République sur son nouvel échec, puisqu’elle nous assure qu’elle cicatrise très bien. Il importe donc avant tout de ne pas affaiblir l'autorité dont aura besoin la prochaine numéro un du PS. Pour cela, il conviendrait que d’ici mardi soir, jour de la réunion du Conseil National du PS, soit désignée celle des candidates pour laquelle on aura simplement dénombré, non pas le plus de voix ‘pour’, mais le moins d’irrégularités.

François Lamy appelle à "respecter les règles du parti"
VOIR et ENTENDRE (22 novembre 2008)

Mais Sa Cynique Majesté Royal a-t-elle jamais respecté le PS qu'elle cherche à instrumenter pour prendre le pouvoir ?

La démocratie, vue de gauche, est-elle vraiment un exemple pour la droite ?
Et les Français ?

samedi 22 novembre 2008

Le PS se déchire ... pour offrir du "pain béni" à l’UMP

La Ségo-star voulait la rupture : elle l’a !
Le matraquage médiatique éhonté de Sa Cynique Majesté Royal pour arriver à ses fins a réussi à anesthésier l’esprit critique des journalistes, politologues et autres fatigués de la politique. L’élection inattendue de Martine Aubry les a soudainement sortis de leur béatitude, tandis que l’équipe trop confiante de l’amère Royal est tombée de tout son haut, avec fracas, comme tout ce qu’elle fait.
Mais tant de suffisance et d’arrogance ont enfin produit l’effet de rejet salutaire qui peut permettre au PS de se dégager de cette emprise maléfique qui avait déjà conduit le PS à la défaite une première fois. L’insolente d’hypocrisie, la manipulation des esprits et le rentre-dedans des ambitieux soutiens de la Ségo-star, ces dernières années, sont cette fois désavoués en interne.

Les malheureux battus ne sont pas contrits.
L’élection de Sa Cynique Majesté Royal au poste de premier secrétaire paraissait tellement évidente à ces démocrates totalitaires, que la gueule de bois du réveil leur est insupportable. Les agressions, verbales pour l’heure, se multiplient, d’autant plus violentes que les parieurs sur la Ségo-star avaient misé gros. Les ‘escort boys’ de Royal sont les plus véhéments. Fraîchement promus, Peillon et Valls, risquent de retourner à la pénombre d’où Désirdavenir Royal les a tout juste tirés pour rafraîchir sa propre image de quinqua.

Valls fait de la résistance
Le phénomène Royal est une catastrophe pour la démocratie française.


  • Valls déclare la guerre civile au PS
    Au nom de Royal, qui n’exhibe plus son sourire 'ultra bright' rectifié, le second couteau a averti qu’elle contestera le résultat de l'élection au PS par "tous les moyens politiques, juridiques et judiciaires", samedi sur France 2.
  • Guerre aux camarades voleurs
    "Nous sommes très déterminés à ne pas nous laisser voler cette victoire. Nous utiliserons tous les moyens politiques, juridiques et judiciaires pour contester cette victoire", a-t-il lancé, hors de lui. (Lien video LCI)
  • Appel à la révolte militante
    "J'appelle à une révolte des militants", a encore dit M. Valls, pour qui "il n'y a pas de victoire de Martine Aubry" et qui a renouvelé son exigence d'un nouveau vote.
  • VOIR et ENTENDRE



    Le clan Royal veut faire régner sa loi et imposer la terreur Rue de Solférino et dans les fédérations.

    La personne de Sa Cynique Majesté Royal divise le PS
    > Devoir de mémoire
    Lionel Jospin a déclaré jeudi : "Au congrès s'est dessinée une majorité potentielle très large pour une orientation politique, même si elle n'a pas été malheureusement concrétisée. Je pense donc qu'il vaut mieux que le Premier secrétaire qui dirigera le parti dans les trois ans qui viennent soit à l'unisson de cette orientation qui a été dégagée par les militants".
    Au passage, l'ancien Premier ministre, dont les relations sont très mauvaises avec son ancienne sous-ministre Royal, a répliqué aux attaques de la candidate contre le "vieux parti". Attaque qui n’avait pas fait de vagues dans la presse. "Dans le socialisme, les 'néos', ceux qui ont été contre le vieux et pour le neuf, n'ont pas toujours laissé de très bons souvenirs", a-t-il lâché. Une allusion à la théorie néo-socialiste (Lien Wikipedia) apparue dès les années 20 et visant justement à renouveler la pensée socialiste. Vingt ans plus tard, leur recherche de solutions nouvelles conduisit une partie de ses promoteurs, tel Marcel Déat, à regarder favorablement l'Allemagne nazie, tandis que d’autres, choisirent la Résistance. Curieusement, les amis de Sa Cynique Majesté susnommée l’ont associée aux premiers…"Le sujet n'est pas vieux ou nouveau, le sujet, c'est à mon avis plutôt une question d'authenticité" socialiste, a conclu Lionel Jospin.
    > La metteuse en scène Ariane Mnouchkine, fille du producteur de cinéma Alexandre Mnouchkine, né en
    Russie et mort à Neuilly-sur-Seine, et soutien de la Ségo-star au Zénith, a dénoncé vendredi "l'ignominie" du sous-entendu de Lionel Jospin.
    Proche de la féministe Hélène Cixous, cette signataire en 2007 avec 150 « intellectuels » de gauche d’un texte qui appellait à voter pour Désirdavenir Royal, « contre une droite d’arrogance [ !] », pour « une gauche d’espérance », n’est ni neutre, ni … manichéenne. "Voilà jusqu'où, prisonnier d'une hostilité devenue pathologique, Lionel Jospin pousse l'intoxication. Voilà jusqu'où Lionel Jospin est prêt à aller dans la falsification. Voilà jusqu'où il tente d'entraîner ceux qu'il influence encore", s'est exclamée la non-influençable Ariane Mnouchkine dans un communiqué transmis par le service de presse …Royal.
    > Réaction de Vincent Peillon, second couteau Royal
    "Si cela est vrai (j'ai beaucoup d'amitié pour Lionel Jospin, chacun le sait), ce n'est pas à son honneur. Donc, je préfère croire que cela n'est pas vrai et j'ai constaté que dans le XVIIIe arrondissement et y compris dans la section de Bertrand Delanoë, c'est Ségolène Royal qui était arrivée en tête."
    "Je pense que ce genre d'arguments, mais vous savez à commenter les choses qui sont reprises (je n'ai pas eu Lionel Jospin au téléphone, je n'ai pas eu de discussions avec lui) mais effectivement, ça n'est pas - si cela est vrai - une bonne chose."
    L’ancien premier ministre Jospin ne devrait donc pas être exclu du PS, pour délit d’opinion ! Peut-être tondu par la camarade Mnouchkine?

    Désirdavenir Royal fait obstacle à l’alternance

    >
    "Un bon droite-gauche, assez équilibré, est la meilleure des choses. Ca nous évite d'avoir des troisièmes voies que représenteraient celle de Bayrou, au centre, ou celle de Besancenot, à l'extrême gauche", estime Benoist Apparu.
    Il faut donc "deux partis d'alternance qui peuvent succéder l'un à l'autre sans difficulté et sans drame". Deux partis "qui tiennent bien la route, l'UMP d'un côté et le PS de l'autre", à l'exemple de "toutes les grandes démocraties qui fonctionnent bien", résume-t-il.

  • "La droite joue sur du velours", selon P. Perrineau : selon lui, la battue et rebattue sert les intérêts de Sarkozy en affaiblissant toujours plus le PS : le "grand vainqueur" du Congrès de Reims, c'est "incontestablement Nicolas Sarkozy", et cette bataille fratricide du "pain béni" pour sa majorité.
  • La majorité relative de Martine Aubry au deuxième tour est contestée par l’amère Royal, qui ne tire pas les conséquences d’une nouvelle défaite, malgré les media serviles qui la portent et ont tenté de l’imposer. Les journalistes n’acceptent donc pas de reconnaître leur erreur de jugement et continuent, à ses côtés, leur combat d’arrière garde, recourrant toujours aux mêmes canulars lassants.

    Contre toute vraisemblance au regard de la dernière présidentielle, une certaine presse lance ainsi l’idée culpabilisante que Sa Cynique susnommée aurait pu être, encore en 2012, l’adversaire le plus redoutable pour Nicolas Sarkozy, bien qu’elle ait réalisé à la présidentielle de 2007 le plus mauvais score, dans un duel gauche droite, depuis celui de François Mitterrand en 1965.

    Que les Ségogos se rassurent néanmoins, avec Pascal Perrineau, directeur du Cevipof (Centre de recherches politiques de Science Po), selon lequel, pour le malheur de l’opposition française, rien «n'empêchera Mme Royal de continuer à jouer sa petite musique"…
    A moins qu’elle n’enchaîne les « couacs » et ne disjoncte !
  • Pour le "pain béni", on murmure dans les confessionaux, que Bayrou est demandeur et que le trotskiste Besancenot mangerait bien de ce pain-là: pour cette paire-là, tout çà vaut bien une messe !

    Les chiffonniers socialistes et l’élection de la Première secrétaire

    Valls hurle à la "tricherie", mais pour Cambadélis, l'avance ne fait "pas de doute" Manuel Valls, placé en vitrine par Sa Cynique Majesté Royal, donne une méchante idée de la marchandise.
    La majorité relative requise au deuxième tour est acquise de 42 voix.
    Mais, mauvais perdant, Valls a contesté à nouveau le résultat de l'élection du Premier secrétaire du PS samedi matin, dénonçant la "tricherie" et réclamant l'organisation d'un troisième vote, du jamais vu, mais, en même temps, interrogé sur France Info, il s’est dit "effrayé par le spectacle terrible" donné "depuis quelques jours"... Pas de glace à France Info ?...

    Encore et toujours des accusations

    "C'est le résultat d'une volonté d'écarter Ségolène Royal depuis des mois", a-t-il jugé. La technique de la victimisation s’émousse visiblement sur les militants, mais opère encore sur l’opinion, avec le concours de la presse militante. Et Valls de se donner le beau rôle : "Je le regrette parce que c'est d'une certaine manière dévoiler des pratiques dans notre parti qui sont insupportables, voilà qu'on organise encore de la tricherie", a-t-il dénoncé, visant "plusieurs fédérations". Sans doute les Bouches-du-Rhône et l’Hérault, ou le Gard ! "La seule légitimité possible, c'est bien le vote de nouveau", a-t-il espéré. Le moyen d’arriver à ses fins. A l’usure !
    Le vol à l’arraché, c’est tellement plus démocratique…

    "Tout le monde va s'envoyer ses fraudes à la figure (à commencer par qui ?...) et tout le monde va constater que à quelques voix près les deux candidates sont à égalité", a-t-il prétendu, intarissable, qualifiant l'organisation du deuxième tour de l'élection de "farce d'une démocratie qui malheureusement a des conséquences très lourdes". Il faut retrouver son calme, jeune farceur!
    Accuser la démocratie, n’est-ce pas un peu « too much » ?
    La mégalomanie cède la place à la parano
    « Tous les esprits » ne sont pas perturbés, M’sieur Valls ! Le PS n'est pas le centre du monde et la récession annoncée pourrait vous mobiliser plus utilement, dans l'intérêt des plus défavorisées: n'avez-vous pas quelque peu délaissé votre fonds de commerce?

    Votre affirmation que "le doute sur la validité du vote est installé désormais dans tous les esprits" trahit simplement un malaise personnel mais profond au coup d’arrêt des militants à votre trajectoire. Vous avez fait une erreur de parcours, mais ressaisissez-vous: il y a plus grave et votre capacité de retournement vous met à l'abri des prochaines turbulences ! Il est salutaire d’être accessible au doute, même s’il "reste un poison terrible entre [vous]", comme vous avez encore observé un peu plus tard sur RTL.
    Pour vous être agréable et "pour sortir de cette situation, il faut organiser dans la plus grande transparence, avec le contrôle partout dans toutes les fédérations, un deuxième tour". Après un congrès et déjà deux tours, combien vous en faudra-t-il encore ? Les membres de cette motion sont vraiment incroyables : le coup de force a avorté de justesse, mais il faut savoir admettre sa défaite et arrêter de mobiliser l’opinion sur vos petits déboires personnels.

    D’ailleurs,
    serein, Jean-Christophe Cambadélis estimait au contraire qu'il n'y a "pas de doute" sur le résultat.
    Jean-Christophe Cambadélis, le député
    strauss-kahnien de Paris, a répondu au contraire qu'"il n'y a pas de doute. Nous sommes arrivés en tête, Martine Aubry est arrivée en tête."
    "Il a fallu attendre, à la demande de Ségolène Royal, le vote des Antilles", a-t-il souligné sur RTL, rappelant l'avance observée en faveur de Martine Aubry au cours de la nuit, avant l'arrivée des derniers résultats. "Nos amis des Antilles ont voté avec un sens de l'arithmétique assez poussé, puisqu'ils ont annulé cette avance générale et nous nous sommes retrouvés avec 42 voix", a-t-il constaté, ajoutant: "nous ne contestons rien".
    "On va réunir le Conseil national le plus rapidement possible pour éviter le feuilletons sur cette affaire. Nous allons faire en sorte que le résultat soit validé", a-t-il déclaré, concluant: "Martine Aubry a gagné de très peu de voix, mais elle a gagné".
    La plaie Royal n’ a pas fini de nous empoisonner
    Attendons-nous à ce que l’agneau Royal, sacrifié par les Gentils, convoque la presse pour étaler sa plaie, mais aussi sa détermination à faire valoir un droit divin !

    PS - Royal conteste la victoire d’Aubry

    Voter et revoter jusqu’à l’élection de Désirdavenir Royal ?
    Vendredi, au début de la nuit, plusieurs dirigeants de l’entourage de Désirdavenir Royal, sous couvert d’anonymat, laissaient déjà filtrer qu’elle était en tête du scrutin pour le poste de premier secrétaire du parti. Manifestation prématurée d'arrogance: une certaine idée de la "république du respect".
    Lorsqu’au matin, Razzye Hammadi, proche de Benoît Hamon, annonça à son tour que Martine Aubry avait pris la tête et ne pouvait plus être battue, l’équipe de Sa Cynique Majesté Royal contesta aussitôt en bloc, et le caractère intempestif de l’annonce et la réalité des 42 points d’avance de Martine Aubry.
    Il est pourtant permis de s’interroger sur la régularité du scrutin qui ne permet qu’un écart de 42 voix. Cette faible avance est interprétée par les battus comme la conséquence d'irrégularités, mais les vainqueurs sont aussi en droit de s’étonner que les reports de voix des partisans de Benoît Hamon sur la candidate Aubry n’aient pas mieux fonctionné.

    Evasion suspecte de reports de voix
    Les mathématiques ne sont certes pas une science exacte en matière électorale, mais il manque peut-être bien à Martine Aubry quelques voix dans les Bouches-du-Rhône et l’Hérault pour que le compte soit bon.
    Benoît Hamon (22,6%) avait en effet appelé à voter "massivement" Aubry. Ses voix, ajoutées à celles de la maire de Lille (34,5%) auraient dû permettre à cette dernière d’atteindre quelque 57% contre 42,9% à l’amère Royal, restée seule. Qui peut imaginer que les 7 points de Benoît Hamon manquants aient pu se reporter sur l’alliée de François Bayrou ?

    Déclaration incendiaire de Manuel Valls
  • Placé par la Ségo-star sur le devant de la scène, avec Vincent Peillon, Valls a supplanté la vieille garde Royal de la présidentielle, dans un souci apparent de rajeunissement de la parade médiatique, sous le contrôle, néanmoins, du sinistre Jean-Louis Bianco, en arrière plan. La presse apprit alors, médusée, qu’il n’était pas question pour les mauvais joueurs d’accepter le vote des militants.
  • Valls accusa même les vainqueurs de vol. A voleur, voleur et demi ?
    Le camp de l’amère Royal n’a évidemment pas tardé à affirmer que des "contestations étaient apparues ici ou là [ ?] sur la régularité des opérations de vote", et demandé qu'un nouveau scrutin se tienne jeudi. Martine Aubry a rétorqué qu'un nouveau vote "n'a pas de raison d'être".
    Est-il possible de revoter en effet aussi longtemps que Sa Cynique Majesté Royal n’obtient pas satisfaction ?

    La contestation par la prétendante Royal
    de ce scrutin, qui devait mettre fin à des mois de luttes d'influence et des semaines de déchirements, risque d'enfoncer un peu plus le Parti socialiste (PS) dans la crise, mais il est clair que c’est le cadet de ses soucis. Le PS a pourtant un besoin urgent de panser les plaies de la division creusées par l’ambition de Sa Cynique Majesté Royal, prête à mettre le parti à feu et à sang, pour s’emparer de ses cendres.
  • Martine Aubry a d’ailleurs appelé à "une attitude de responsabilité car sinon, cela va créer une situation encore pire pour notre parti".
    Le pays attend enfin et surtout que l'opposition démocratique se restructure et constitue à nouveau pour la majorité présidentielle une forme consistante de débat et de proposition démocratiques.
  • Sa Cynique Majesté Royal, l’arrogante candidate et éternelle battue qui prétend s’emparer du pouvoir au PS, a néanmoins dénoncé au cours de la nuit des "méthodes de l'appareil du Parti totalement insupportables".


    Le Premier secrétaire sortant du PS, François Hollande, a fait savoir qu'il convoquerait dans les prochains jours (mercredi ?) les instances dirigeantes du parti pour examiner les résultats et les valider.
  • vendredi 21 novembre 2008

    Pan sur « Le Vrai Canard », le livre polémique

    A force de tirer dans les coins...

    Karl Laske (journaliste à Libération) et Laurent Valdiguié (journaliste à Paris Match), sont allés à la chasse au "vrai" Canard Enchaîné et publient mercredi prochain 26 novembre "Le Vrai canard" (Stock), livre sur les dessous pas très nets du Canard Enchaîné, caillasse dans la mare du Canard Enchaîné. Hebdomadaire actuellement dirigé par Claude Angeli (à gauche) et Érik Emptaz (à droite), l'hebdomadaire satirique qui est passé du statut de journal satirique à celui de feuille d’investigation, a réussi à allier prospérité financière et insolence très ‘fashion’.

    Il était indispensable et juste qu'un jour des enquêteurs, évoquant son armée de collaborateurs de l'ombre, se penchâssent enfin sur le cas douteux du Canard gavé de scandales qui n’échappe pas aux travers et scandales qu’il dénonce chez les autres. Les auteurs révèlent donc les turpitudes de ces libres penseurs, donneurs de leçons et gavés, et livrent une moisson de révélations sur les scoops, les ratages, l'argent et le pouvoir dans cet hebdomadaire qui fait peur et qui, pour cette mauvaise raison, se croyait intouchable.

    Le double jeu et les connivences de ses journalistes

    On apprend ainsi que la "gorge profonde" du Canard est très accueillante.

  • A sa page 2, béante, La Mare aux canards, où sont compilées -ou imaginées- engloutit et réclame toujours plus de faveurs des politiques, mais les innocents découvriront que les petites phrases que le Canard avale goulûment sont souvent instrumentalisées par ses informateurs, dont Brice Hortefeux, un des pourvoyeurs les plus généreux.
  • Vous apprendrez peut-être que sa rubrique, Le Journal de Xavière [Tibéri], était alimenté par Jean-François Probst, comme l'est aujourd'hui celui de Carla Bruni, par Pierre Charon, un conseiller de l'Elysée. Les lecteurs impécunieux qui ont économisé pour acheter ce journal subversif seront-ils convaincus en apprenant que les rédacteurs du journal n'étaient pas pour autant "tombés absolument sous le charme de Carla Bruni-Sarkozy" et que "le fait qu'un journaliste politique rencontre l'épouse d'un président de la République n'est pas un crime ni un délit de connivence". Conserveront-ils leur sympathie au palmidède ou se laisseront-ils gagner par un fort désir de passage à la casserole ?
  • Cette gorge profonde accueillait aussi les faveurs de François Hollande
    A gauche pareillement, chaque mardi, un certain François Hollande, premier Secrétaire du Parti Socialiste, apportait sa pitance au volatile et payait lui-même de sa personne pour informer l’animal après la réunion hebdomadaire des caciques du parti.

    Le Canard Enchaîné, une poule aux oeufs d'or
    Enfin, outre quelques considérations sur son pot de fin d'année très
    gauche caviare foie gras, Karl Laske et Laurent Valdiguié s'attardent sur la gestion de la Société Anonyme "éditions Maréchal / Le Canard enchaîné", au capital de 100.000 euros.
  • Un modèle pour France Télévisions
    De plus en plus prospère, avec un matelas financier de 92 millions d'euros et 6 millions d'euros de bénéfice net en 2007 -- ce sans aucune publicité et en rémunérant très bien ses vingt-cinq rédacteurs permanents (7.500 euros mensuels en moyenne) -- le journal a effectivement de quoi faire quelques jaloux dans le milieu des entreprises de presse.

  • Mais le Canard Enchaîné mange à tous les rateliers et, de ce fait, ses journalistes peuvent-ils se dire indépendants de leurs sources ?

    Le Canard Enchaîné est-il bien placé pour fustiger l’enrichissement, les niches et l’ISF ?
    6,2 millions d'euros de bénéfice net en 2007 : ses lecteurs fauchés croiront-ils que cette feuille fait les choux gras de ses auteurs anonymes ?
    Ce canard est si gras, on l'a dit, qu’il paie ses rédacteurs bien grassement et organise chaque année un pot très VIP où se mêlent sources, notables et personnalités du show-biz. Contacté, le directeur de la publication, Michel Gaillard, a annoncé que le Canard "répondra dans [ses] colonnes" à l'ouvrage. L'occasion d'augmenter ses ventes et son capital... Une prise de bec servie pour le réveillon de Noël ? Ou une participation au grand dîner de cons comme le Canard sait si bien en cuisiner ?...

    Mais les auteurs nous ont-ils bien servi toute la bête et n’ont-ils pas gardé pour eux les morceaux de choix, puisque les initiés disent être restés sur leur faim? La déontologie professionnelle ne nourrit que les crève-la-faim mais la presse repue la dédaigne...
  • Quelques détails que les syndicats enseignants taisent

    Le "malaise enseignant": les aspects tus !
    Le jeudi 22 mai 2008, Stop la Grève publiait un commentaire de professeure qui témoigne de son vécu de la bien pensance au cœur de l’Education Nationale. Bien écrit, il a retenu l’attention de PaSiDupes qui le publie à son tour, au risque d’irriter les apôtres laïcs de la pensée unique, qui se préparent, croit-on, à une rupture, mais ne manqueront pas de faire un blocage sur leur nécessaire remise en cause.
    Allez, Mesdames et Messieurs les Professeurs militants et dominants, mais démocrates républicains (ou non), c’est pour vous : c’est cadeau !

    Lettre d’un professeur qui s’encanaille...

    A l’attention de …………….

    Je suis professeur certifiée de Lettres Modernes et actuellement titulaire d’une zone de remplacement [TZR] dans l’Académie de Créteil. Si j’écris ces lignes, c’est que je suis proprement scandalisée par les droits exorbitants dont bénéficient mes collègues et dont les élèves, qui constituent soi-disant notre principale préoccupation, sont les premiers à pâtir. En effet, les situations auxquelles j’ai été confrontée depuis le début de ma carrière sont aberrantes et illustrent bien le fait que l‘incurie de nombre d‘entre nous est la première cause du manque réel de considération dont souffre la profession de nos jours.

    Qu’on ne se méprenne pas sur mes intentions, ni sur mes propos : mon but n’est pas de nier l’existence de ce que les médias appellent pompeusement le « malaise enseignant », je veux simplement dénoncer l’attitude réactionnaire de beaucoup de mes collègues qui, sous prétexte d’un attachement borné à des acquis sociaux inaliénables, ne voient pas la réalité de la société, du contexte économique, des efforts que doivent faire l’ensemble de nos concitoyens, et qui par conséquent se coupent d’eux-mêmes de cette société qu’ils croient défendre. Mon but n’est pas non plus de faire de la politique, de soutenir telle ou telle réforme, de blâmer tel ou tel syndicat… Je ne cherche pas non plus à intellectualiser la chose, à rendre mon propos incompréhensible à force de logorrhées jargonnantes à tendance socio politico économique, je tiens simplement à exposer des faits : les abus auxquels j’ai pu assister sont grossiers, mon discours n’ira donc pas se perdre en finesse…

    Afin qu’on ne dise pas que mon expérience n’est nullement représentative de la « réalité du métier », il faut préciser que j’enseigne la plupart du temps en « zone prévention violence ». D’autre part, afin qu’on ne prétende pas que je fais état de faits dépassés, d’anecdotes du temps jadis, ou de purs fantasmes, je me bornerai à évoquer des exemples datant de cette seule année scolaire (2007-2008). Si je ne donne pas de noms de personnes (à commencer par le mien) ou de lieux, qu’on me taxe de lâcheté ou de couardise si on le souhaite… (la plupart comprendront néanmoins les répercutions que pourrait provoquer dans l’atmosphère surchauffée d’une « salle des profs » ce qui apparaîtrait comme une vile dénonciation), c’est par-dessus tout et au-delà de mon propre intérêt parce que c’est un système que j’accuse et non des individus qui ne font qu’en profiter, plus ou moins mesquinement…

    Voici tout d’abord un cas particulièrement intéressant : celui du congé maternité… Loin de moi l’idée de blâmer les femmes qui usent de ce droit légitime. Cependant j’ai remplacé cette année une collègue qui était partie pour un congé maternité. Contrairement à de nombreuses autres personnes dans le même cas, elle a eu la décence de ne pas le faire suivre d’un « congé maladie » ( se terminant une semaine avant les vacances d’été afin d’être payée intégralement), mais elle a eu la force et le courage de se remettre au travail. Néanmoins, sa grossesse l’ayant terriblement affaiblie (admettons), elle n’a repris son emploi qu’à temps partiel (là encore, admettons…). Mais alors, en quoi est-ce aberrant ? Si on ne faisait que considérer le fait qu’elle change de régime en cours d’année (et que par conséquent elle ait été payée à temps plein pendant tout le temps de son absence) il n’y aurait qu’un maigre préjudice financier… Après tout « L’État n’a pas besoin d’argent » , « les caisses sont pleines, profitons-en », « les réformes sont nécessaires mais c’est ailleurs que dans l’Education Nationale qu’il faut trouver des fonds : taxons plutôt le Privé ». Mais en s’intéressant un tant soit peu au bien des élèves (ce qui est, à les entendre, la préoccupation principale des pourfendeurs de réformes…), on peut se rendre compte de l’énorme privilège usurpé par cette enseignante pour « convenances personnelles »… En effet, pendant son absence, je l’ai remplacée en prenant en charge quatre de ses classes. Mais dans la mesure où elle n’a repris son travail qu’à temps partiel, elle a laissé en plan une de ses classes… charge au Rectorat de dénicher un remplaçant pour reprendre cette pauvre classe orpheline. Au bout de trois semaines, le temps pour moi de faire un bref remplacement ailleurs, le Rectorat m’a donc rappelée pour prendre cette seule et unique classe…

    Ce qui nous amène à un autre fait intéressant : le nombre de postes. En effet, ayant cette classe en charge, mon emploi du temps devenait difficilement compatible avec tout autre remplacement et ce malgré mon désir de travailler plus que cinq petites heures dans la semaine. Oui, bien sûr, on doit préparer ses cours, corriger les copies… mais je suis payée pour effectuer dix-huit heures… ce n’est donc pas la portée personnelle et financière qui m’a fortement dérangée pendant ce temps, c’est plutôt la désagréable impression de ne pas mériter mon salaire à cause d’un système dont l’égoïsme, les « convenances personnelles » abusives et les revendications rétrogrades seraient autant de grains de sable qui gripperaient la belle machinerie de l’Education Nationale… Pour en revenir au nombre de postes, comment peut-on encore en réclamer plus alors que des professeurs (et j’en suis à mon grand dam) sont payés à ne rien faire ?

    Encore un autre exemple de ces dérives méprisables : ayant miraculeusement réussi à me trouver un autre remplacement, le Rectorat m’a envoyée dans un collège pour prendre en charge la classe d’une collègue (celle-ci, pour des raisons médicales, a obtenu une décharge horaire de six heures). Mais afin de pouvoir se soigner au mieux, celle-ci est parvenue à changer quelque chose d’a priori légitime (se faire remplacer pour une de ses classes, afin qu’au moins quelques élèves puissent avoir une année « normale ») en une situation délirante, mais acceptée par le chef d’établissement, consistant à me donner non pas une classe mais une journée (soit cinq heures avec quatre classes différentes). Il est évident qu’on peut difficilement « avancer » en français avec une classe qu’on n’a qu’une heure par semaine… On voit donc que pour avoir une journée libre certains d’entre nous sont capables de sacrifier le bien de leurs élèves, chose qui semble nous être le plus cher (et en tout état de cause, qui devrait l’être réellement). En ce qui me concerne, cela est néanmoins parvenu à compléter mon emploi du temps jusqu’à dix grosses heures … payées dix-huit !

    Je pourrais encore citer d’autres exemples que j’ai rencontrés personnellement cette année ou les précédentes, je pourrais citer beaucoup de mes collègues qui sont conscients de ces abus et dérives, je pourrais également écrire tout ce que j’entends dans la « salle des profs » et de la pression qu’on y subit quand on n’est pas d’accord avec la pensée unique qui veut qu’une réforme soit nécessairement mauvaise, mais on me taxerait certainement d’être partisane, d’être mal politisée, de vouloir influencer le lecteur à tout prix… J’en finirai donc en renvoyant la balle à tous mes collègues impartiaux et bien pensants en leur demandant si ce n’est pas outrepasser son rôle et son devoir de réserve que de distribuer des tracts aux élèves, de discuter en cours des réformes face à des jeunes aisément manipulables, d’oublier enfin que si le professeur a le devoir d’éveiller les consciences, d’éduquer à la citoyenneté, il ne doit en aucun cas embrigader ceux dont il a la charge : on sait trop où mène la manipulation de la jeunesse.
    Bon courage, Madame !

    PS nouveau- Premier secrétaire affaiblie par un second tour nécessaire

    Ni synthèse au congrès de Reims, ni franche désignation

    Les militants socialistes vont se trouver
    une première secrétaire par défaut(s)

    Les militants socialistes devront de nouveau se rendre aux urnes, vendredi 21 novembre, après l’échec du congrès de Reims.
    Le premier tour de rattrapage n’a pas permis depuis de dégager une majorité en faveur de l’une des trois motions alors en lice. Il n’a permis que d’écarter celle de Benoît Hamon.


    Les militants de la dernière heure, ceux à 15 et 12 euros, pèseront du même poids que les militants qui ont une culture socialiste et une expérience politique : pour le poste de premier secrétaire du Parti socialiste, les uns comme les autres devront départager la maire de Lille, Martine Aubry, de l’amère de Melle, Sa Cynique Majesté Royal, qui sont arrivées en tête du vote, jeudi.

    Mathématiquement
    43,1% pour l'amère de Melle (si le courant Hamon reste cohérent), contre 57,33% pour les alliés Aubry-Delanoë-Hamon.
    Désirdavenir Royal est passée de 29% à 43,1 % des voix (+ 14,1%), devant Martine Aubry, passée de 25% à 34,5 % (+9,5%) et Benoît Hamon (qui a pris quelque 3% à 22,83%), selon des résultats définitifs en métropole communiqués par la direction du PS. Reste donc l’Outre-Mer et en particulier la Guadeloupe.

    Ce duel s'annonce serré
  • Benoît Hamon a appelé, dès après l'annonce définitive des résultats, à reporter ‘massivement’ ses 22,83% sur Martine Aubry. "Moi, aujourd'hui, j'ai fait le choix en toute transparence de demander aux militants de se reporter massivement sur Martine Aubry", a-t-il déclaré. "Nous sommes confrontés, comme cela nous arrive tous les dix ou vingt ans, à un choix de culture (...) un choix politique éminent qui déterminera non pas si le Parti socialiste changera - il changera c'est sûr -, mais la direction de ce changement", a-t-il ajouté, justifiant son choix par la nécessité d'avoir "un Parti socialiste ancré à gauche".
  • La maire de Lille a également de nouveau reçu le soutien du maire de Paris Bertrand Delanoë : "Sa désignation me semble décisive, pour un PS en mouvement et utile aux Français."
  • L'amère de Melle, elle, doit faire une déclaration vendredi à midi depuis Poitiers. Ses partisans, comme l'eurodéputé Vincent Peillon, se sont réjouis avant le deuxième tour. "Les militants ont choisi le changement. Ce qui compte maintenant, c'est de voter demain. Nous avons une chance inespérée d'opérer la transformation du PS", a-t-il déclaré. Une chance pour qui ? Le PS ou Désirdavenir ?

    La participation a été de 59,9 % des adhérents socialistes
    , a indiqué le secrétaire national aux élections, Bruno Le Roux. Près de 2 500 bulletins blancs ou nuls ont été répertoriés. Cette participation a été "légèrement supérieure" à celle du vote sur les motions du 6 novembre (56,6 %). Les résultats de la Martinique et de la Guadeloupe devaient être connus dans la nuit.
  • Le deuxième tour doit être organisé vendredi de 17 heures à 22 heures
    C'est alors que sera connue celle qui succédera pour cinq ans à François Hollande, futur ex-premier secrétaire et ex-concubin de la candidate Royal, qui après onze années sous la direction du père de ses enfants, prône néanmoins le changement, dans la continuité Ségollande.
    Vers une dynastie Ségollande ?

    SMA - Les villes qui veillent sur leurs enfants

    Quelles sont les villes qui ont mis le service minimum d’accueil en place ?
    La nouvelle grève des enseignants a encore apporté jeudi 20 son lot de perturbations et de fatigues inutiles aux parents dont les enfants ne pourront pas aller à l'école. Le Service minimum d'accueil (SMA) est censé apporter une réponse à la garde des enfants en cas de grève. Mais qu'en était-il jeudi?
    La grève des enseignants du jeudi 20 novembre devait être très suivie : la presse avait impressionné les familles en annoçant l'absence d'environ 7 enseignants sur dix dans la France entière (69%). Ce taux de grévistes élevé aurait donc pu motiver les municipalités sur la question de l'accueil des petits enfants dans les écoles républicaines. Mais sont-elles vraiment toutes respectueuses de la loi et au service de leurs administrés?

    Rappels à l'ordre
    Les 'démocrates' ne se contentent pas d'encourager et de cautionner les actes d'incivilité: ils y participent.
    Plusieurs villes sont donc déjà "collées" et assignées par la justice à garantir le service minimum sous peine d'amende. Les foyers de contestation habituelle se sont encore distingués.
    > Comme 132 communes de Haute-Garonne, dont Toulouse, qui avaient déjà refusé de l'instaurer lors des grèves du 7 et 16 octobre. Les électeurs connaissaient les inconvénients d’un vote pour la gauche et le MoDem.
    > Dans l'Aude, où plus qu’ailleurs des incidents surgissent aux abords des voies ferrées, dans le Gard ou l'Hérault, où l’affreux Jojo Frêche soutient Sa Cynique Majesté Royal, des communes, qui n'avaient pas assuré le service minimum lors de la grève du 16 octobre, sont également concernées par ces assignations.
    > Le préfet de la …Charente, où Désirdavenir fait quelques apparitions fugitives en qualité d’ex-député fantômatique, a engagé début novembre une procédure judiciaire à l'encontre de communes réfractaires. Il a saisi le tribunal administratif d'Angoulême contre le refus de trois communes de Charente : Cognac (PS), Chirac (PC) et Linars (SE), par délibérations, d'organiser le service minimum d'accueil dans les écoles.
    > A Toulouse, qui a versé à gauche, le tribunal administratif a été saisi par le préfet de Haute-Garonne, afin d'enjoindre la mairie d'appliquer le service minimum. Le tribunal a estimé que la situation était "contraire à la loi et est préjudiciable tant à l'intérêt des enfants que de leurs parents". Pierre Cohen, maire d’une ville si grande et si riche, n'en a pas démordu pour autant, se considérant dans l'incapacité de mettre en application la loi dans une situation où l'encadrement est insuffisant, ce qui peut donner lieu à de graves problèmes de sécurité". Tant de moyens refusés aux ‘jeunes enfants’ de sa commune…

    En dépit des assignations, certaines communes font de la résistance, au mépris de la loi, des habitants de leur opposition municipale et de tous les scolaires du primaire, dont ils ont pourtant la responsabilité. La gauche oppose les Français entre eux et les communes entre elles, celles qui respectent le SMA et celles qui bafouent à la loi.

    Clivage anti-républicain
    A Paris, élection du premier secrétaire du PS oblige, Bertrand Delanoë auquel ses camarades ont reproché le ‘légalisme’, affirme ne plus pouvoir assurer le service minimum comme par le passé,, même « a minima », se déclarant "dans l'impossibilité" de suivre les consignes. Sauf celles du parti…
    La mairie socialiste joue sur les mots et a annoncé dans un communiqué qu'avec 65% des enseignants déclarés grévistes à Paris, et 208 écoles désertes d'enseignants, la mobilisation d'un dispositif est "irréalisable". Question de logistique, surtout. Paris-Plage ne pose pas tant de problèmes… Selon la mairie de Paris, la grève rendrait nécessaire l'accueil de 87 300 enfants et la mise à disposition de 6 365 animateurs pour les encadrer. Dans l’hypothèse, fort peu probable, que tous les parents envoient leurs enfants à l’école : c’est faire peu confiance aux militants…
    Un encadrement impossible, "3 organisations syndicales parisiennes [représentant] les personnels d'animation de la Ville ayant déposé un préavis de grève", rappelle la mairie de Paris. A quel titre ? La solidarité syndicale joue à plein, contre les familles les plus vulnérables. Quelle sera la crédibilité des associations, réseaux et collectifs de gauche, lorsque, pour le meilleur et pour le pire, le PS sera redevenu opérationnel dans son populisme ordinaire auprès des sans logis ou sans papiers et les sans papiers-sans logis?
    Des élus 'responsables' invoquaient des conditions insuffisantes de sécurité pour le 20 novembre. L'opposition n'est-elle pas apte à assurer la sécurité de ses administrés?

    La mairie de la capitale et les municipalités de gauche , en province, ne savent donc pas faire aussi bien que celles de droite ?
    Comme la capitale, d'autres villes d'opposition avaient annoncé leur incapacité à fournir ce service aux familles défavorisées.
  • N'ont pas appliqué la loi: Ce sont les villes PS: Toulouse (PS), Montpellier(PS), Strasbourg (PS), Caen(PS), Nantes (PS), Brest (PS), Cherbourg (PS), Rennes (PS), Cahors (PS) Clermont-Ferrand (PS), Lyon (PS), Amiens(PS), Grenoble (PS). Lille (PS), Besançon (PS), Metz(PS), la ville PS de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Idem pour 34 communes de l'Académie de Versailles, quinze communes de Charente, dont Angoulême et Cognac.
  • Ont respecté la loi et appliqué le SMA: Les villes UMP parviennent en général à assurer le service minimum. C'est le cas notamment du Havre (UMP), Valenciennes (UMP), Tarbes (UMP), Perpignan (UMP), Castres (UMP), Vesoul (UMP), Marseille (UMP), Avignon(UMP), Colmar (UMP), Nice (UMP), Cannes (UMP), Antibes (UMP), ainsi que 27 autres communes des Alpes-Maritimes.

    Quelques villes PS respectent enfants et parents et assurent le service minimum: Rouen (PS), Mulhouse(Gauche Moderne), parmi les plus grandes.
  • jeudi 20 novembre 2008

    La presse mobilise : grève des enseignants par dizaines de milliers ! ?...

    Un sur trois, selon le ministère, et 21,26% dans le secondaire
    Certaines informations n’ont aucun sens, sinon de mobiliser.

    Ainsi, une agence de presse, succursale de la FSU, lance : «Des dizaines de milliers d'enseignants et lycéens ont fait grève et manifesté en France contre les suppressions de postes et la politique éducative du gouvernement. »
    Dénombrer des manifestants de rues ne prouve rien, considérant l’impossibilité de savoir qui sont réellement les marcheurs : sont-ils, d’une manière ou d’une autre, liés à l’Education Nationale, des enfants traînés par leurs parents ou des militants d’opposition à tout (cf. photo ci-contre)?
    La même agence R****** avance 150.000 manifestants, nombre cumulé sur l’ensemble du territoire, et chiffre qu’elle doit aux syndicats organisateurs eux-mêmes, qui, dit-elle, espèrent avoir ébranlé les "certitudes" du ministre ! "Le message adressé est clair et constitue une véritable interpellation au ministre", a déclaré le Snes-FSU, majoritaire. "La grève est une réussite, elle est majoritaire", a renchéri l'UNSA-Education. L'hyperbole est la consigne...


    Malaise...
    Cette agence de presse avait anticipé -dès la mi-journée- en annonçant: "Selon le principal syndicat des écoles primaires, le SNUIPP-FSU, près de 70% des enseignants français devraient cesser le travail jeudi pour protester contre les 13.500 suppressions de postes prévues en 2009 dans l'Education nationale." Le "près de", à lui tout seul, ne manque pas de sel. Mais, tout bien considéré, R****** met en relief l'échec de cette journée: 70% de grévistes annonncés et seulement un sur trois à l'arrivée. Embarrassant, non ?

    Or, le ministre de l'Education Nationale dénonce une "culture de la grève". Xavier Darcos a déploré cette mobilisation, qui a en outre entraîné une nouvelle fronde de maires des grandes villes d’opposition contre le Service minimum d'accueil (SMA).

    Intoxication
  • L’agence de presse R****** annonce que pour « les syndicats », plus d'un enseignant sur deux aurait été en grève dans les collèges et lycées, selon le SNES-FSU (hégémonique), ce qui n’est pas concevable et 69% des professeurs des écoles en primaire, d'après le SNUipp-FSU (syndicat totalitaire). Or, tout lecteur attentif et éclairé aura remarqué, à la différence de l’agence de presse, que « les syndicats » ne sont qu’un seul syndicat, la FSU
  • Pourtant, cette agence insiste et déclare : « La quasi-totalité des organisations [elle refuse de comprendre] dénoncent pêle-mêle la suppression de 13.500 postes à la rentrée 2009, la réforme du lycée et "l'entêtement" du ministre de l'Education. » Dénoncer des suppressions de postes va les occuper encore quelques années ! Nous verrons également si les taux de réussite au bac en souffrent et fléchissent…

    Les chiffres à Paris sont une manipulation de l’opinion
  • La FSU se prévaut d’estimations personnelles sujettes à caution : les techniques de comptage des organisateurs ne peuvent évidemment pas être objectives et les résultats atteignent le grotesque. 40.000 personnes (retraités, chercheurs d’emplois et membres des diverses associations, réseaux et collectifs qui se disent enseignants ou parents), selon la FSU, mais 9.000 selon la police - auraient défilé du jardin du Luxembourg jusqu'aux abords du ministère de l'Education. Soit des chiffres gonflés plus de quatre fois.
    Il faut dire que France Info avait déjà fait fort lors de la manif mensuel d’octobre des enseignants. Le journaliste avait lancé un chiffre-maison : « selon nos propres estimations », avait-il osé déclarer et cela dès le matin !
  • Vous avez dit 'gonflés'?
    Et ce n'est pas fini. Sans attendre la ré-écriture de cette journée de grèves dans les jours à venir, dès ce soir, l’escalade est amorcée. De 150.000, R****** est passée allégrement à « Au moins 163.000 (admirons la précision) enseignants et lycéens dans les rues ». L’agence de presse A*P peut faire mieux et le prouve: elle en a même vus, de ses yeux vus,… « 220.000 manifestants en France ». On ne va pas chipoter pour 70.000.

    Grève politique
    Sa Cynique Majesté Royal est de toutes les manifestations, en cette période d’élections socialistes. Désirdavenir Royal n’était pas allée à Niort, il avait fallu que Niort vienne à elle à Paris pour qu’elle instrumentalise la liquidation judiciaire de la CAMIF et ne s’en soucie plus ensuite.
    A Lille, Martine Aubry, candidate à la direction du Parti socialiste face à Royal et Hamon a défilé dans les rues de la ville, en tête du cortège. Il lui fallait donc ça pour bien affirmer son ancrage à gauche.

    Témoignage militant
    "Il y en a assez de ces suppressions de postes, ça devient impossible de travailler dans ces conditions, le gouvernement brade l'Education nationale", a lancé Aline Desfossez, enseignante dans une école primaire.
    «Impossible de travailler » ?
    Cette semaine, nous avons recueilli le témoignage spontané d’un père de famille qui refusait de garder sa fille en CP à la maison pour permettre à la maîtresse de la petite d’aller manifester. Cet ouvrier quarantenaire avait connu dans sa propre scolarité des classes à trois niveaux autrement plus chargées. Il ne comprend pas davantage que la professeure des écoles de sa 'jeune enfant' (comme dit la presse !) se décharge sur la famille de l’apprentissage de la lecture à la maison, mais critique la méthode syllabique, qu’elle refuse de pratiquer, tout en adressant des reproches à l’enfant qui apprend plus vite et mieux… Ce père n’en peut plus des méthodes, de l’autoritarisme et du laisser aller de cette enseignante.
    A Toulouse, les estimations ne sont pas plus scientifiques, mais autorisent néanmoins des conclusions fallacieuses. L’agence de presse répète ce que son interlocuteur unique et privilégié lui dit, sans esprit critique. Croyez-vous en effet que le journaliste a interrogé le recteur d’académie de Toulouse, avant d’affirmer que les enseignants étaient « un tiers de plus que le 7 octobre, date de la dernière manifestation des enseignants ». C'est la consigne syndicale...

    Les parents savent-ils que leurs enfants sont livrés à eux-mêmes ?
    Mais où est passée la FCPE ?
  • Plusieurs centaines de collégiens (des mineurs –entre 11 et 15 ans, autorisés à sécher les cours ?) ou d'étudiants (inutile d’essayer de les compter, cette fois?) ont symboliquement pris place en tête du défilé. "On veut des profs. On veut du savoir. On veut pas le BAC unique", scandaient-ils.
  • Rappelons que ceux qu’on appelle « étudiants » ont le bac et leur « On veut pas le BAC unique » est quelque peu rétrospectif…

    Aucun renouvellement des slogans
    Quand il ne s’agit pas du thème de la peur, c’est celui du mépris."Le ministre fait la sourde oreille à nos revendications. Il y en a assez du mépris et du déni de confiance", a lancé Christian Bélinguier, secrétaire général du SNUipp de Haute-Garonne.

    Le mot d’ordre était l’emphase
    Le « flop » de la grève mensuelle d'octobre dernier a suscité la consigne de l’extase sur le nombre de participants. "C'est une manifestation sans précédent, je n'ai jamais vu autant de monde en grève et autant de monde mobilisé", a récité Caroline Komorn, enseignante de maternelle en zone rurale.
    Plus de 10.000 personnes selon les organisateurs, la moitié d'après la police, ont défilé à Marseille.

    R****** s’en prend à Darcos
    « Xavier Darcos, lui, s'en est pris une nouvelle fois aux syndicats» !
  • "Les professeurs méritent mieux que d'avoir des syndicats dont la fonction principale est d'organiser la résistance au changement", a-t-il observé sur RTL.
  • L'autre sujet de discorde porte sur le Service minimum d'accueil (SMA) des enfants, prévu par la loi à partir de 25% de grévistes dans une école.
    Là encore, Xavier Darcos a dénoncé les "prétextes" politiques avancés par les municipalités socialistes pour refuser de l'appliquer. "Tout ça, c'est de la blague, puisque toutes les communes de droite y arrivent", a-t-il affirmé.
  • Il aurait pu ajouter que les municipalités, qui se disent sociales et disposent en temps normal d’animateurs sociaux en nombre, se trouvent étrangement dépourvues en personnel compétent les jours de grève.

  • Les familles monoparentales devront choisir leur ville en fonctions du SMA.<BR>Brest (maire PS, François Cuillandre) et Nantes (maire, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche à l'Assemblée Nationale) ont annoncé ne pas être en mesure d'assurer pleinement le SMA, mais l'ont mis en oeuvre en partie.
    Marseille, Bordeaux, Aix-en-Provence, Nice, Grasse, Cannes, Antibes, toutes dirigées par des équipes proches de la majorité, ont pensé aux problèmes posés par la grève aux mères de famille et organisé le service minimum d'accueil.