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LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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lundi 8 septembre 2008

Casernes réhabilitées en 6.000 logements étudiants

L’UNEF fait la fine bouche…
Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et Hervé Morin, son homologue de la Défense, ont signé vendredi un protocole d'accord qui prévoit de réhabiliter et de construire des logements étudiants sur une partie des terrains libérés par la réforme des armées engagée par le ministère de la Défense.
Le gouvernement propose 6000 nouveaux logements étudiants d'ici 2012 provenant de la transformation de terrains et bâtiments militaires touchés par les restructurations, une annonce accueillie favorablement, mais avec des réserves, par les organisations étudiantes.

Les organisations étudiantes cachent leur joie
Ils reçoivent 6.000 logements comme un dû
La signature du protocole "va dans le bon sens et va permettre à l'Etat de respecter les engagements" du plan Anciaux, a affirmé Jean-Baptiste Prévost, président de l'UNEF (gauche).
"Tout est bon à prendre", car "on manque de logements étudiants", a commenté Thiébaut Weber, à la Fage, tandis que la Confédération étudiante a jugé que l'annonce allait "dans le bon sens".

L'Unef et la Fage veulent la haute main sur la gestion de ses logements

Toutefois l'UNEF et la FAGE demandent que les Crous soient les seules structures à gérer ces logements. Le protocole prévoit certes qu'ils "prendront part au projet de construction ou de réhabilitation" mais n'affirme pas qu'ils seront nécessairement les gestionnaires (ils "pourront être sollicités pour assurer la gestion et l'attribution des chambres construites").
L'UNEF prétend que les CROUS "sont les seuls garants d'une attribution sur critère social et de l'instauration de loyers modérés", mais ne précise pas que cette exigence est motivée par la gestion paritaire des CROUS, où l’UNEF peut faire pression. Sur les 27 membres du Conseil d’administration, les 8 représentants étudiants (en 2008, 4 UNEF, 2 élus FAGE, 1 UNI et 1 PDE) sont à égalité avec les 8 représentants de l'État, mais peuvent recevoir du soutien parmi les autres membres (3 représentants du personnel, 4 personnalités extérieures et 3 présidents d'universités).
Selon l'Observatoire national de la vie étudiante (OVE), créé en 1989 par le ministre de l'Education nationale , Lionel Jospin, 42% des 2,2 millions d'étudiants vivent dans un logement familial (37% chez leurs parents), 14% en résidence collective (Cité U, foyer), 31% seuls ou en couple et 7% en colocation.
Il s'agit pourtant de "mieux répondre à la demande sociale de logement étudiant", précise le protocole. Un tiers des étudiants peine à trouver un logement, selon une enquête de l'Observatoire de la vie étudiante (OVE). "Un effort particulier sera porté à la région Ile-de-France", où l'urgence est la plus forte selon l'accord ministériel.

Une première liste de 15 villes, où de tels terrains seront libérés et qui manquent particulièrement de logements étudiants, a été dressée par les deux ministres.
Il s'agit d'Arras, Bordeaux, Caen, La Rochelle, Limoges, Marseille, Metz, Montpellier, Nancy, Nantes, Paris, Reims, Toulouse, Valenciennes et Versailles.
Ce texte prévoit aussi que "ces logements devront être localisés prioritairement à proximité des lieux d'enseignement supérieur, des gares ou facilement accessibles par les transports en commun".

Ces 6.000 logements entrent dans le cadre de la réalisation des objectifs du plan du député Jean-Paul Anciaux (1946): ce député UMP de Saône-et-Loire (3e) prévoyait 5.000 constructions et 7.000 réhabilitations de chambres universitaires par an pendant dix ans à partir de 2004, mais il a pris du retard.
En février, à l'issue d'un nouvel état des lieux réalisé par M. Anciaux soi-même, Valérie Pécresse avait promis 620 millions d'euros sur quatre ans pour tenter de tenir ces objectifs.
A la rentrée 2008, ils ne seront pas atteints, quatre ans plus tard sur les dix prévus: néanmoins, 3.300 chambres nouvelles et 5.500 réhabilitées seront pourtant livrées, portant le nombre de places dans le parc de logements universitaires, géré par les Crous (oeuvres universitaires) à 157.000 places, contre 154.000 en 2007.

Mamère appelle à la désobéissance civique

Il pousse les maires à refouler les enfants des écoles

Noël Mamère fait le choix des syndicats contre les familles
Profitant de son immunité parlementaire, le député-maire de Bègles (Gironde), proche de l’altermondialiste Bové, lance un appel à la désobéissance des maires contre le service minimum d'accueil à l'école, qui remet, selon lui, en cause le droit de grève et menace le pouvoir de nuisance des syndicats. ( lire PaSiDupes au libellé SMA)

Un élu incite à la désobéissance citoyenne
"Nous appelons nos collègues maires de gauche, comme de droite, qui ont le sens de la République (et de la « sociale » ! ) à ne pas respecter cette loi", a dlancé l'élu Verts devant la presse.
Le Parti socialiste qui a saisi sans succès le Conseil constitutionnel sur ce service a pourtant démontré que la cause de la gauche est indéfendable. Elle persiste et fait pression sur les maires pour qu’ils n’organisent pas l’accueil des jeunes enfants en cas de grève dans les écoles maternelles et primaires publiques et privées sous contrat. Les électrices, mères d’enfants scolarisés, apprécieront !

Noël Mamère, le Verts démocrate respectueux du vote populaire majoritaire,,
prétend se refuser à transformer le personnel municipal en "jaunes", un terme désignant les briseurs de grève, mais il n’engage que lui. Il donne l’exemple -et le bon- en précisant que sa mairie n'appliquerait pas cette mesure.

Bienvenue à Bègles aux familles avec enfants d’âge scolaire !…

UMP- lycées : annonce d’une naissance programmée

Le PS se sent menacé et crie au scandale
Faouzi Lamdaoui, le secrétaire national du PS -à l'égalité (sic, et probablement à l’équité) -, s'est élevé samedi contre les propos de Xavier Darcos qui s’est dit favorable au pluralisme dans les lycées, se félicitant de la création d'une UMP-lycées. Le secrétaire national du PS juge pourtant "scandaleux" qu'un ministre de l'Education s’exprime et, selon lui, "ne respecte pas la neutralité de l'institution scolaire". Fallait-il qu’il respectât la pensée unique ?

Le démocrate socialiste se fait le défenseur de la 'neutralité' de l’Education Nationale !
Sa 'neutralité': véridique ! Lamdaoui entendrait museler le ministre…
Selon Lamdaoui, protecteur de l’hégémonie bolcho de la FSU, il serait "scandaleux qu'un ministre de l'Education en exercice ne respecte pas la neutralité de l'institution scolaire en appelant à embrigader la jeunesse dans le mouvement politique dont il est membre pour s'opposer à ses interlocuteurs syndicaux", déclare Lamdaoui à la presse.

Le parrain socialiste travaille pour l’UNL, voire la Fidl
"Ces propos sont insultants pour les organisations syndicales qui ont toujours montré leur indépendance, y compris lorsque le PS était aux responsabilités", affirme Lamdaoui, sans rire. Même que l’ex-UDF Bayrou n’était même pas dépendant de Monique Vuaillat (lire PaSiDupes à ce nom de l’ancienne dirigeante du SNES-FSU qui tirait les ficelles au ministère).
Pour le paisible Lamdaoui encore, qui est monté bien vivement au créneau des intérêts de la gauche (lire aussi PaSiDupes au libellé ‘affaire de la MNEF’, une mutuelle-pompe à fric du PS, rebaptisée LMDE ( lien ) à la manière du Crédit Lyonnais), il y a péril dans la demeure. "Le ministre veut museler les syndicats pendant qu'il casse l'école", s’époumone-t-il, avant même que l’enfant ne paraisse…
On ne l’arrête plus
Ces propos de X.Darcos serainet "une provocation destinée à intimider les représentants syndicaux alors que Xavier Darcos mène la plus grande casse de l'Education que notre pays ait connue depuis longtemps", a-t-il affirmé, aussi sereinement qu’ objectivement.

Xavier Darcos a simplement réagi favorablement samedi à l'annonce d'une future UMP-lycées, lors de l'université d'été de l'UMP à Royan (Charente-Maritime), y voyant un possible "contrepoids" aux organisations classées à gauche et citant notamment l'Union nationale des lycéens (UNL), "très liée au PS", de l’avis de tous.

Un exemple ?
Prenons le cas de Constance Blanchard, pour ne pas nous livrer à des affirmations gratuites et des témoignages anonymes.
Elle est née en 1987 et devint présidente de l’Union nationale lycéenne (UNL), le principal ‘syndicat’ lycéen français, car longtemps le seul, de janvier 2004 à septembre 2005. La marionnette du PS fut l'un des porte-parole du mouvement lycéen contre la loi Fillon en 2005.
Et où la retrouve-t-on après de brillantes études sur le pavé des manifs, bardée de diplômes par alternance, donc ? Démocratiquement élue au conseil d'administration de … la LMDE, de juin 2005 à juin 2008. Pas de chômage chez les jeunes militants de la gauche…
Et c’est quoi, cette LMDE ?
Vous ne devinerez jamais ! C’est tout bonnement la mutuelle des étudiants … Elle a même été au conseil d'administration de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne de décembre 2005 à avril 2008.
Mais que devient-on, après de bons et loyaux services ?
Constance Blanchard a été candidate aux municipales de mars 2008 sur la liste de rassemblement de la gauche menée par Frédérique Calandra (socialiste engagée dans la solidarité internationale) et soutenue par … Bertrand Delanoë dans le 20e arrondissement de Paris.
Alors quelle a été la sentence du vote populaire ?
Recalée ! Elle n’a pas été jugée apte à représenter le peuple du 20°, avec, outre Denis Baupin (Verts) ou Yamina Benguigui (1957, origine Kabyle, PS), Karine Duchauchoi (PCF, conseillère et militante de la participation active des mineurs... et qui a bien dû finalement obtenir son mastère par protection: cf. le brillant Assouline), Anne-Charlotte Keller (suppléante au conseil national PS, façon Aubry) , et … George Pau-Langevin (Mme).

Mais aussi
David Assouline
Ex-trotskiste (OCI), désormais proche collaborateur de Sa Cynique Majesté Royal, il entre à l’Université où il se donne "à 200%", redouble alors d'un activisme militant débordant qui ne l’empêche pas toutefois d’obtenir la maitrise et le CAPES : ça se passe comme çà à gauche.
Né au Maroc, il participa notamment à l’organisation, en 1983, de la marche « contre le racisme et pour l'Egalité des droits » dite « marche des beurs ». En 1986, il s’engagea « à donf » dans la grève contre le projet Devaquet. Il fut démocratiquement élu porte parole de la coordination. C’est donc logiquement qu’en 1987, il intégra le bureau national de l’UNEF-ID. Le chômage ne frappe pas les jeunes indistinctement : les militants de gauche sont clairement épargnés, mais peuvent cependant parler de précarité sans avoir jamais connu le monde cruel du travail, ou en passant, très vite.

dimanche 7 septembre 2008

Arrachage de caténaire dans le Sud-Est : pagaille noire à la SNCF

Des milliers usagers du long week-end du 15 août, bloqués !

Jusqu'à 6h de retard...
Le trafic des TGV a été fortement perturbé dimanche après-midi dans le Sud-Est, avec notamment six trains bloqués pendant trois heures, en raison d'une caténaire arrachée sur 400 mètres près d'Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône.
La cause de l'incident, survenu dans le sens Nice-Marseille par les fortes chaleurs peu avant midi, n'est pas encore connue, selon un responsable régional de la SNCF qui l'a qualifié d'"important". L'arrachage a affecté les deux voies de circulation, interrompant le trafic entre Nice et Marseille dans les deux sens.

La circulation a repris progressivement en alternance sur une voie après 15h. A 18h30, la SNCF prévoyait encore de 1h15 à 6h de retard pour 17 TGV à destination de Paris-gare de Lyon, Bruxelles, Lille, Lyon, Bordeaux, Genève, Dijon et Metz dans le sens des retours, Vintimille et Nice dans le sens des allers. Le retour à la normale est prévu lundi matin. Des milliers de voyageurs ont ainsi fini ou commencé leurs vacances dans les gares du Sud-Est, contraints à plusieurs heures d'attente interminable, dans des conditions précaires, en ce week-end très chargé du 15 août, où le personnel n'est pas autant disponible.

Six trains ont été stoppés dans les Bouches-du-Rhône et le Var, l'un sur les voies près d'Aubagne, une ville au passé syndical agité, les cinq autres en gare de Cassis, La Ciotat, Toulon et Marseille. Le train d'Aubagne est reparti vers 15h et ceux bloqués dans les gares devaient suivre progressivement. Le courant a été interrompu temporairement dans le train bloqué près d'Aubagne, mais le fonctionnement de la climatisation y a été rapidement rétabli.

La SNCF s'est efforcée de retenir les rames dans les gares "où la prise en charge des passagers est bien meilleure que sur les voies", a souligné Olivier Bancel, directeur régional en charge des infrastructures. Des coffrets-repas ont ainsi été distribués à ceux retenus en gare de Toulon et Marseille.
Autres arrachages de caténaire (Lire PaSiDupes):
- dans l'Ain (1er sept 2008)
- gare Montparnasse (5 sept 2008)

samedi 6 septembre 2008

Port du foulard à La Réunion : six jeunes musulmanes exclues du lycée

Plus résistantes que des braqueurs !

Suivre des cours pendant le ramadan ne pose à de faibles lycéennes les problèmes que risquaient de rencontrer de solides braqueurs musulmans dans la force de l’âge pendant leur procès à Rennes… ( Lire PaSiDupes )
Six jeunes filles musulmanes ont été exclues jeudi 4 septembre des cours du lycée Lislet Geoffroy à Saint-Denis de la Réunion pour avoir refusé d'enlever leur foulard, suite à une décision du proviseur de l'établissement, en accord avec le rectorat.
"L'administration scolaire ne peut pas faire autrement que d'appliquer la législation", a déclaré le proviseur à la vie scolaire du rectorat de l'île française de l'océan Indien, Eric Rottier, qui s'était rendu dans le lycée mercredi. Après une discussion avec l'équipe pédagogique, il a rappelé que la loi du 15 mars 2004 interdisant les signes ostentatoires d'appartenance religieuse serait appliquée à la lettre. Il a exclu que le foulard puisse être porté à la manière d'un bandana, comme le réclament les jeunes filles.

Depuis jeudi les six mineures - quatre en seconde et deux en terminale - n'ont pas été autorisées à entrer dans l'établissement. Vendredi, deux d'entre elles ont accepté d'enlever leur foulard, selon un professeur, les quatre autres persistant à le porter. "Nous portons le voile depuis que nous sommes enfants. Nous y sommes attachées. L'an dernier, au collège, on était autorisées à le conserver en bandana", a expliqué une des jeunes filles, en déclarant toutefois "comprendre la réaction du lycée compte tenu de la loi". Mais que penser du collège ?...

La loi sur les signes religieux n'est pas appliquée avec la même rigueur dans tous les établissements
Avatar de l’autonomie des établissements ?
Dans un lycée voisin de Lislet Geoffroy, que l’on ne nomme pas mais qui existe probablement, des élèves continueraient à porter le foulard en cours. "On est une dizaine dans l'établissement", a d’ailleurs affirmé l'une d'elles, la communicante. D'autres, ajoute-t-elle, arborent le "tilak", point de couleur porté au front par les jeunes filles d'origine indienne, un des symboles de la religion hindoue. Hindoue tibétaine ? Alors, en effet, rien à dire, dans le contexte actuel d’engouement pour le dalaï-lama.

La loi de la République tolère-t-elle des exceptions ?
Le Parti communiste réunionnais a appelé samedi dans un communiqué les autorités locales à "distinguer l'application de la loi sur la laïcité dans l'île par rapport à la situation prévalant en métropole". Il a rappelé qu'en 2004, le recteur de la Réunion avait demandé une "application intelligente et d'agir avec discernement afin de ne pas créer de problème là où il n'y en avait pas". Alors, comme ça, le dalaï-lama n’est pas en odeur de sainteté parmi les communistes ?
Tolérance communiste, selon les latitudes…
La pratique religieuse -parfois syncrétiste- est très répandue dans toutes communautés de l'île, qui compte quelque 700.000 habitants et où se côtoient diverses ethnies venues d'Europe, de l'Inde, d'Afrique et d'Asie. La population est majoritairement catholique, mais compte aussi de nombreux adeptes de l'hindouisme. Les musulmans, principalement venus d'Inde et des Comores, sont estimés à environ 3%. Ces pourcentages ont une valeur hautement scientifique et tiennent lieu de raisonnement : ni le PS, ni Bayrou (ancien ministre godillot du SNES-FSU à l'Education) ne communique ... Un silence qui fait du bruit de la part de Sa Cynique Majesté Royal: il faut dire qu'elle a un fort désir d'avenir qui passe par les banlieues métropolitaines !... Et le PC préconise une entorse au risque d’un claquage.
Une expérience à méditer, à gauche
Aux Pays-Bas où le voile ‘ordinaire’ a été autorisé, mais dans l’escalade prévisible de leurs revendications, certaines élèves manipulées en sont désormais à revendiquer de porter des voiles couvrant la totalité du visage. Le ministre de l’Éducation a donc été conduit à prendre position. Bien que très tolérant, voire laxiste, il a dû préciser que le caractère discriminatoire d’une prescription vestimentaire était justifié lorsqu’il reposait sur des considérations objectives, comme par la nécessité d’identifier les élèves
Le SNES-FSU et la FCPE, dans son ombre, vont devoir rompre leur courageux silence … pédagogique, il va de soi.

Le PC n’est intraitable sur le principe de laïcité, pure et dure, que dans l’hexagone…

France - Le juge fait le ramadan, toute affaire cessante

La justice française en voie d’islamisation ?
Les avocats d'un braqueur présumé estiment que l'observation du jeûne rituel placerait leur client dans une position de «faiblesse physique» qui risquerait de nuire à sa faculté de concentration au procès (que dire alors de celle des écoliers ?…) et de défense: les avocats des parties civiles dénoncent une décision «aberrante».

L'ordonnance du juge mentionne simplement que «dans le souci d'une bonne administration de la justice», le procès d'assises concernant
plusieurs braquages commis à Rennes et St-Malo en 2000 et 2001, est renvoyé au 19 janvier 2009. Pourtant, selon plusieurs avocats rennais, ce renvoi d'un procès en justice serait essentiellement dû… à l'observance par l'accusé du jeûne traditionnel musulman du ramadan, en France.
[le ‘jeune’, comme on dit à France Info…].
Selon la demande de renvoi qu'ils ont rédigée, les avocats estiment que «les contraintes diététiques et les obligations cultuelles qui s'imposent» à leur client français musulman pendant le ramadan, l'empêcheraient de pouvoir se défendre correctement. Ils observent que le délicat braqueur aura «déjà vécu 14 jours de jeûne» au début de son procès: il aurait dû s'ouvrir le 16 septembre.
Ce rite, quatrième pilier de l'Islam, est une obligation religieuse pour tous les fidèles en âge et en condition de l'observer. Du lever au coucher du soleil, il leur est interdit de manger ou boire, à quelques exceptions près.


Le procureur général de la Cour d'Appel de Rennes se défend
Le procureur général, Léonard Bernard de La Gatinais, a dû formellement démentir, vendredi en milieu de journée, l'hypothèse selon laquelle un procès d'assises avait été renvoyé à une date ultérieure en raison du ramadan, alors que bon nombre de médias et d'hommes politiques s'étaient déjà saisis de l'affaire.
"En aucune façon, le motif du ramadan n'a été retenu ", affirme-t-il. Il convient d'ailleurs que « ce serait totalement contraire à tous les principes républicains de laïcité. L'institution judiciaire ne va pas arrêter de juger des personnes de confession musulmane qui suivraient le ramadan."
"Dans les audiences, on ne demande pas la confession des accusés", poursuit-il, comme si les avocats du braqueur ne s’en étaient pas chargés, bien avant l'audience. Il donne d’ailleurs force explications. Ce seraient d'autres éléments du dossier qui justifieraient le renvoi du procès. Parmi ces autres motifs figurent une affaire pendante devant la Cour de cassation concernant un des enquêteurs, un dossier de stupéfiants concernant un prévenu encore non jugé ainsi qu'un autre lié à l'impartialité de la Cour d'Assises.
Vous avez dit « une autre affaire pendante » ?
A l’origine, il s’agit d’un procès de sept braqueurs présumés, un de leur principal complice étant en fuite, avec pas moins de trente-huit témoins. Les débats devaient donc se tenir pendant trois semaines, du 1er au 20 février dernier. Mais, premier coup de théâtre, le 12 de ce mois, l’affaire est renvoyée pour un motif procédural. Et pas des moindres : un des gendarmes cité comme témoin vient alors d’être condamné pour… agression sexuelle sur un autre témoin du dossier !
Vous avez dit « un dossier de stupéfiants »
Pour tout simplifier, d’autres témoins sont impliqués dans un trafic de stupéfiants qui doit être jugé à partir du 19 décembre à Saint-Malo. Mais il en faut plus pour décourager la justice, le procès des braquages est maintenu et devait s’ouvrir le 16 septembre devant la cour d’assises, toujours présidée par M. Christian.
Le ramadan arrive à point nommé pour purifier tout ce joli monde...
Vous avez dit « un problème de procédure » ?
Les avocats des prévenus réclament le « dépaysement » de l’affaire, autrement dit, qu’elle soit jugée ailleurs. Refus du président de la Cour d’Assises, M. Christian.
Pour compléter le tableau, les deux avocats de l’un des prévenus, Me Yann Choucq et Antoine Comte, habitués des coups d’éclats, réclament le report du procès. Et c’est parmi plusieurs arguments à l’appui de leur demande que, pour faire bonne mesure, ils glissent une référence aux « contraintes diététiques et aux obligations cultuelles, qui s’imposent » à leur client. Le président de la cour vient donc de leur donner raison et le procureur général ne s’est donc pas opposé à cette décision.


Ce procureur général, fraîchement arrivé à Rennes, découvre ce dossier tordu.
« J’avais une préoccupation, explique-t-il. Le président de la cour, ayant déjà eu à connaître de ce dossier, aurait pu être visé par une requête en suspicion légitime de la part des avocats de la défense ». En clair: les avocats des accusés auraient pu insinuer que M. Christian était partial. Voilà, avant qu’un jour ne s’ouvre ce procès, un joli motif potentiel de cassation.

Pourvu que le juge et le procureur conservent leurs facultés de concentration en s’abstenant du ramadan…
Ils ne sont pas musulmans, au moins ?

La Bretagne est-elle bien encore en France ?
Après les pêcheurs du Guilvinec ou les personnels infirmiers de Carhaix, voici un juge de Rennes qui adopte des procédés singuliers…
Tout en soulignant que «les contraintes du ramadan, d'un point de vue physiologique, mettent les gens en état de faiblesse physique», l’un des avocats du présumé innocent musulman, Me Yann Choucq, assure que «ce n'était pas le seul motif de renvoi». Quoi qu’il en soit, il reste que l’une des raisons est bien le ramadan, lequel n’empêche pas les musulmans de travailler, s'ils ne sont pas braqueurs de leur état , mais qu'il ne leur permet pas de comparaître devant le tribunal de Rennes, puisque le juge leur a donné raison et a accepté le renvoi du procès.
A la fureur des avocats des parties civiles. Me Pierre Abegg
, avocat de plusieurs d'entre elles, trouve ce renvoi «aberrant, c'est la première fois qu'on voit cela en France, nous ne sommes plus dans une République laïque». Même colère de Me Dominique Briand, pour qui cette décision «ouvre la porte à des choses qui ne sont pas souhaitables».
Le ramadan a commencé le 1er septembre, selon le Conseil français du culte musulman, qui définit cette date, basée sur le calendrier lunaire et souvent objet de controverses entre grandes mosquées. Il se terminera le 30 septembre.
Dans le même temps, en Bretagne et partout en France, l’école laïque se refuse à accorder aux jeunes chrétiens la possibilité de ‘faire maigre’ le vendredi : si on sert du poisson dans les écoles, c’est n’importe quel jour, mais certainement pas le vendredi… Mais, c’est nouveau, les producteurs bretons de porc apprécient évidemment que les cantines scolaires ne servent pas cette viande, pour ne pas heurter certaines sensibilités…

La justice est-elle équitable ?
Associations et hommes politiques sont montés au créneau.
SOS-Racisme critique prudemment une atteinte au principe de laïcité, "si la cause du report est bien celle-là". Sur RTL, le député PS André Vallini juge cette décision "choquante" et "inacceptable", tandis que sur Libération.fr, la secrétaire d'État chargée de la politique de la ville Fadela Amara estime que cette décision est "un coup de canif qu'on tente de porter à la République laïque".
De leur côté, les syndicats de la magistrature
se disent surpris et invoquent la laïcité. Nous ne sommes pas accoutumés à tant de modération.

Une tendance à l’islamisation ?

La laïcité a déjà était mise à mal récemment avec nombre d’affaires de justice impliquant des musulmans, qui arrivent en série, comme l'affaire du mariage annulé, fin mai, pour erreur sur les qualités essentielles" de l'épouse, en l'occurrence son état de non virginité.
À la mi-juillet, le refus d'accorder la nationalité française à
une Marocaine musulmane portant la burqa
a également suscité des remous. En effet, fin juin, le Conseil d'État a estimé que "si Mme M. possède une bonne maîtrise de la langue française, elle a cependant adopté une pratique radicale de la religion incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d'égalité des sexes
".

Tout porte à penser que la France subit de la part de la communauté musulmane une sorte d’‘OPA’ (amicale ?) sur le droit français. S’il semble que, dans cette affaire, tout le monde soit monté sur ses grands chevaux, des juges français, plus rapides encore et « à l’insu de leur plein gré » ( ?), laissent entrer le cheval de Troie, islamiste ou non.

SNCF : caténaires et clients SNCF manifestement très vulnérables…

La rentrée sociale est-elle ouverte ?
Inutile d’en déclarer l’ouverture, la gauche nous a prévenus : elle est permanente …

Ca n’arrive pas à tous moments, mais souvent
Le dernier arrachage de caténaire ne remonte qu’à trois semaines et c’était aux abords d’Aubagne en plein week-end prolongé du 15 août. (Lire PaSiDupes, libellé 'caténaire') Avouez que ce n’est vraiment pas de chance… Mais le mauvais sort s’acharne décidemment bien beaucoup sur la SNCF.
Le 17 août dernier, une caténaire arrachée sur plusieurs centaines de mètres à proximité d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) avait causé de lourdes perturbations sur la circulation des trains dans le Sud-Est, interrompant le trafic pendant plus de trois heures. Une douzaine de TGV avaient connu des retards de 1h30 à au moins 3h30.
La gauche, qui fait flèche de tout bois, à défaut de penser et innover, avait instrumentalisé le mécontentement des usagers et demandé le remboursement du montant total des billets, non pas en bons leurs équivalents mais en espèces sonnantes et trébuchantes.

On ne peut oublier non plus l’arrachage de caténaire dans l’Ain
.
Que les passagers cette fois perturbés le 1er septembre dernier aient été ceux d’un TER ne change rien à l’affaire. Lire également PaSiDupes . La volonté d’une certaine presse de minimiser le nombre des incidents sur le réseau de chemins de fer interpelle, puisqu’elle prétend que le précédent cas remonterait au 17 août…

Nous ne mentionnons même pas l' incendie fortuit qui a éclaté en juillet dernier sur le talus en bordure des voies SNCF de l'axe Paris-Bordeaux, en Poitou-Charentes, à Châtellerault. Des incendies encore, cette fois dans l'Aude, sur le territoire de Schivardi, dans le massif des Corbières.

Le rythme des perturbations s'accélère, avec une nette préférence pour les arrachages de maïs de caténaire : nous en sommes, tout bien calculé, à toutes les semaines !

Ca n’arrive pas à tous moments, mais pas tout à fait au hasard
C’est un vendredi soir qu’environ 20.000 usagers de la SNCF à la gare Montparnasse de Paris ont été affectés par l’arrachage malencontreux d'une caténaire à Montrouge (Hauts-de-Seine). Cet accident n’est pas le premier et, comme le précédent, a provoqué des retards importants sur le trafic d'une quarantaine de TGV.
Certains TGV ont subi des retards de près de quatre heures, et la reprise du trafic s’est amorcée vers 20h. Les réparations devaient être terminées dans la nuit et le trafic revenir totalement à la normale samedi matin.

La direction de la SNCF subodore-t-elle quelque malignité suspecte s’acharnant sur ses caténaires ?
La SNCF a décidé de mener à partir de mercredi prochain 10 septembre "sur tout le territoire" une inspection de toutes les caténaires du réseau ferroviaire, après l'incident de la gare Montparnasse.
Cette inspection décidée vendredi soir par le président Guillaume Pepy va se concentrer sur "les points sensibles", à savoir les entrées et sorties des gares les plus importantes, les grands noeuds ferroviaires, les sections à forte circulation et les points les plus sollicités. Les « points sensibles » sont des cibles faciles exposées à des agressions extérieures comme à des malveillances internes.
"Les résultats de cette investigation permettront d'identifier les zones où il faudrait intervenir pour renforcer la robustesse des installations", prétend la SNCF, ajoutant que "ce diagnostic sera analysé avec Réseau Ferré de France, propriétaire du réseau ferroviaire".

Cette inspection peut dissuader les éventuels saboteurs, pendant un temps
Réseau Ferré de France sera alors en mesure d’affirmer que l’état de ses installations, une fois vérifié, n’est pas en cause.

vendredi 5 septembre 2008

Un travailleur social grossier poursuivi pour "offense" au Président

Instruction civique: le respect ne s’apprend plus à l’école, mais au tribunal
Crime de lèse-président, outrage ou grossièreté citoyenne ?
La gauche prône le respect mais n’en connaît pas les règles.

Le 25 février dernier, Nicolas Sarkozy avait inauguré la plus grande ferme du monde, le Salon de l'agriculture. A mi-parcours environ, il se vit soudain vertement repoussé par un visiteur du salon auquel il s'apprêtait à tendre la main. Ambiance surchauffée et cohue, le Chef de l'Etat exprima alors le fond de sa pensée, sans langue de bois: " Casse-toi, alors, pauvre con", avait-il rétorqué sur le même ton à son agresseur, des termes qui ne sont pas sans rappeler ceux employés par un ami pêcheur tout aussi urbain et non moins breton.

Le 28 août dernier, un autre démocrate comme en produit la gauche des Ségollande et des Bové, en Bretagne et ailleurs, Hervé Éon, s’était rendu à la mairie de Laval pour une manifestation d'opposition à Nicolas Sarkozy. Le même jour, le Chef de l'État avait également prévu de se rendre dans la capitale de la Mayenne pour y annoncer la généralisation du RSA. Le citoyen explique : "J'avais prévu un carton sur lequel était inscrit Casse-toi pov'con . J'avais mis celui-ci en protection ventrale pour ne pas l'abimer", raconte le rebelle dans un courrier adressé vendredi à Rue89. On ne comprend pas bien qui, du travailleur ou du carton, protège l'autre, mais Rue89 et le lecteur y arrivent...
C'est alors que deux policiers en civil interceptèrent le militant altermondialiste, sur le boulevard Félix Grat, où devait passer le convoi présidentiel. "J'ai entendu que la voiture de Sarko passait. J'ai pu sortir mon carton (avait-il besoin de le sortir puisqu'il le portait "en protection ventrale": ce qui signifie certainement en langage militant qu'il le cachait sous un vêtement...), ce qui m'a valu d'être emmené au poste de police pour audition, étant accusé d'avoir offensé le président de la République", rapporte l'ancien travailleur social de 56 ans. "Ancien"? A la retraite à 56 ans? On comprend ses raisons de manifester: pour un emploi, à coup sûr ! Pour sa défense (?), il affirma sereinement que l'inscription ne visait pas Nicolas Sarkozy ! "Le message était adressé à celui qui voulait bien le prendre pour lui..." Bové ou Marie-George ou Besancenot, peut-être ? Chacun appréciera le niveau de crédibilité et d’honnêteté du malotru, avec lequel on aura sans doute envie d’engager un « débat participatif » serein et sincère…

Le très chevaleresque Hervé Éon comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Laval pour "offense au chef de l'État", indiqua vendredi le procureur de la République Alex Perrin. Le travailleur social encourt une peine d'amende. En revanche, le magazine Marianne et François Bayrou qui ne poussent amais leurs concitoyens à la faute ne comparaîtront pas...
Le travailleur social au langage fort peu châtié et aux manières un peu frustres qui, espérons-le, n’est pas en réalité éducateur en milieu défavorisé : les quartiers ne sont pas prêts de se sociabiliser…

Les altermondialistes entre eux se disent sans doute couramment "Casse-toi pov' con", mais on ne parle pas dans la vie comme à la télévision. L’usage veut qu’on ait des manières dans les salons, fussent-ils agricoles ! A Paris au Guilvinec ou à Laval.

jeudi 4 septembre 2008

Le Président de la république appuie les décisions dans l'affaire Clavier

La 'com' des indépendantistes corses, instrumentalisée par l’opposition
Le PS et François Bayrou prétendent que des actions violentes beaucoup plus graves sont monnaie courante en Corse, sans pour autant assurer qu’elles ne sont pas sanctionnées, mais estiment que, s'appliquant à un pourtant bien peu réactif responsable policier, la sanction , qu'ils estiment disproportionnée, sans avoir eu accès au dossier, serait due au seul fait que l'intrusion dans une propriété privée visait un ami personnel de Nicolas Sarkozy. Les démocrates de gauche n’admettent donc pas que les proches du chef de l’Etat soient respecté dans sa personne et ses biens, comme tout citoyen. Les amis sont prévenus : pour cette gauche, les amis du président sont des ‘sous-hommes’, comme dirait l’ami socialiste, Georges Frèche.

L'opposition socialiste, le président du MoDem, François Bayrou, et les syndicats de police ont critiqué le limogeage de Dominique Rossi, un policier Corse chevronné et apprécié dans le milieu corse et dont les résultats en Corse sont jugés bons par les Corses et l’opposition.
Des policiers partisans soutiennent l'option corporatiste et laxiste que Dominique Rossi
aurait voulu laisser faire l'action dans la villa plutôt que de risquer des incidents en usant de la force. C’est en effet une méthode pour se faire accepter par les indépendantistes. Savoir donc quand D. Rossi juge qu’une violation de propriété justifie son intervention : celle de l’ami Depardieu ?

Nicolas Sarkozy a confirmé en Conseil des ministres qu'il "soutient pleinement" la décision, prise par la ministre de tutelle, de limoger le responsable de la sécurité en Corse, tandis que l'opposition fustige ce qu’elle appelle "le fait du prince" par réflexe, occupée à plein temps par ses querelles intérieures de personnes et leurs alliances.
Il a souligné qu'être un ami du président "ne devait pas entraîner le fait d'avoir moins de droits que les autres citoyens", ce qui est le cas de l'acteur Christian Clavier, dont la propriété a été envahie par une cinquantaine d’indépendantistes qui l’ont choisi plutôt que celle de Gérard Depardieu, pour des raisons manifestement politiques.
Le chef de l'Etat a dû rappeler à l’attention de la gauche politique et médiatique qu’ « il s'agit véritablement d'une atteinte à la vie privée qui s'est produite », précisant en outre qu’ « il n'y a pas eu de réaction de la part des pouvoirs publics », rapporte Luc Chatel, porte-parole du gouvernement.
Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a d’ailleurs revendiqué mercredi la paternité de la décision. Interrogée par la presse après le Conseil des Ministres sur la nature des dégradations commises, Michèle Alliot-Marie a répondu : "Dégradation des droits de la République. Il y a un droit de propriété, on ne pénètre pas chez les gens sans une autorisation, on ne s'installe pas chez eux, on ne fait pas pression sur des gens. C'est la liberté individuelle qui est en cause".
"Le président de la République a rappelé que sa politique consistait à assumer les responsabilités. Lorsqu'on est préfet, on assume ses responsabilités", a-t-il réaffirmé. Il ne laissera pas les nationalistes bafouer la république. Dominique Rossi a été muté à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

La gendarmerie de Corse a entrepris une enquête sur l'intrusion d'indépendantistes dans la propriété de Christian Clavier samedi dernier près de Porto-Vecchio, action qui a motivé la sanction à l'encontre du responsable de la ccordination de la police, Dominique Rossi, lequel admet qu’il avait effectivement eu connaissance du projet d’invasion de la propriété de l’artiste continental.
Selon les enquêteurs, les gendarmes qui opèrent dans le cadre d'une procédure ouverte pour "violation de domicile" par le parquet d'Ajaccio ont auditionné mardi sur place Christian Clavier pendant plus de trois heures et le couple de gardiens de sa villa.

Il ressort de ces auditions que l’intention des indépendantistes était médiatique
Les nationalistes ont réussi à faire parler d’eux et la presse d’opposition a exploité l’intrusion au maximum, mais 'aucune violence ni aucun dégât n'a été commis. Le seul fait litigieux consigné en procédure concerne le jet dans la piscine d'un coq d'ornement en plâtre, mais néanmoins emblème national des Français, à l’exclusion des indépendantistes corses.
Christian Clavier, qui était en mer au moment des faits mais a été contacté par téléphone par les gardiens de la villa, a déclaré aux gendarmes que, contrairement à une première version des faits rapportée samedi par une certaine presse imaginative, il n'a pas demandé que soient servis des rafraîchissements aux intrus.

« Faire la misère », comme on dit dans les quartiers continentaux
Les activistes nationalistes , qui sont restés une heure au bord de la piscine, n'ont bu que de l'eau (de la piscine ?), ont dit les gardiens. Personne n'a pénétré dans la maison, sauf un homme âgé accompagné d'un gardien pour un besoin naturel, selon les témoignages recueillis, jusque dans le détail. Pour rester sérieux…
Le parquet d'Ajaccio va maintenant décider, au vu de ces éléments, dont l’état de la prostate du vieux monsieur, bien qu’aucune boisson n’ait été servie, s'il poursuit ou non les indépendantistes, dont leur chef de file, Jean-Guy Talamoni.
Jean-Guy Talamoni, avocat de profession, est né en 1960, sur le continent, à Saumur (Maine-et-Loire), mais se revendique du nationalisme corse. Il est militant du parti indépendantiste
Corsica Nazione Indipendente et président du groupe nationaliste à l’Assemblée de Corse (« Unione naziunale », royalement 17,34 % des suffrages). Il est également conseiller municipal de Bastia (Haute-Corse, département français) et membre du Conseil de la langue et de la culture Corse. La propriété de Christian Clavier est située à Porto-Vecchio, en Corse du Sud à 143 km de Bastia.
Arrêté par le « Raid » en avril 2004, le jour même de l’installation de la nouvelle Assemblée de Corse, dans le cadre d’une procédure « anti-terroriste », il fut remis en liberté après quatre jours de garde à vue et de graves affrontements à Bastia entre manifestants et policiers. En avril 2005, le parquet de Paris demanda sa condamnation à trois ans de prison, dont deux fermes et en mai 2005, il fut relaxé par le tribunal correctionnel de Paris, précisant qu’ « aucun acte personnel, sous quelque forme que ce soit, ayant concouru aux faits d’extorsion de fonds n’est susceptible d’être imputé à Jean-Guy Talamoni. »

Le successeur de Dominique Rossi, Gilles Leclair, est allé mercredi en Corse pour une première prise de contacts.
Arrivé en début d'après-midi, il s'est rendu à la préfecture de région pour découvrir son QG et s'entretenir avec Dominique Rossi et le nouveau préfet de Corse, Stéphane Bouillon, en poste depuis lundi. Gilles Leclair a fait savoir qu'il ne répondrait à aucune question touchant aux conditions de sa nomination en Corse.

La ministre responsable de l’Intérieur, sur le continent et dans l’île, a assumé.
"Je suis en charge de la protection des Français, de leurs biens et de leurs libertés, à ce titre je suis responsable de choisir la personne qu'il faut, au moment où il faut et à l'endroit où il faut. C'est simplement ce qui s'est passé", a ajouté Michèle Alliot-Marie.

mercredi 3 septembre 2008

Benjamin Lancar, élu à la tête des jeunes UMP

Les Jeunes Populaires ont un nouveau président
Benjamin Lancar
dirigeait la section UMP Grandes Ecoles. Il a été élu dimanche 24 août à la présidence du mouvement des jeunes de l'UMP, qui revendique quelque 40.000 adhérents.
Avec 75,06% des suffrages exprimés, la liste conduite par Benjamin Lancar, "l'Union pour réussir le changement", l’a remporté lors du premier tour du scrutin organisé les 22, 23 et 24 août 2008 par vote électronique. La participation a été de 54%.
Benjamin Lancar a été élu, à 23 ans, pour un mandat de deux ans. Il succède ainsi à Fabien de Sans Nicolas, qui était à la tête des "Jeunes Populaires" depuis 2005.
Une autre liste, "l'Union militante", conduite par Louis-Alexandre Osinski, un jeune militant du Nord, a obtenu 24,94% des suffrages.

Les deux leaders adoptèrent des attitudes différentes vis-à-vis de Sarkozy.
Alors que Osinki veut travailler "aux côtés" du président, en collaboration avec ce dernier, Lancar veut travailler "pour" ce dernier. "Nous serons partout, tout le temps, à l'image de ce qu'attend de nous le Président de la République", écrit-il dans sa lettre aux partisans.

La course à la présidence du mouvement de jeunes du parti présidentiel avait donné lieu début août à de vives tensions. Le site internet Bakchich s’est cru autorisé à titrer « Les Jeunes UMP se tirent dans les pattes pour la présidence du mouvement », au moment de la guerre fratricide des chefs socialistes pour la présidence du PS…

Aurore Bergé
et Matthieu Guillemin, tous deux se disant "soutenus par la base militante et les responsables départementaux", s'étaient initialement présentés en tandem face à B. Lancar, considéré comme candidat favori.
Après de longues tractations, ils avaient in extremis accepté de faire liste commune avec lui. Matthieu Guillemin, délégué National sortant, a finalement accepté d’être 2° sur la liste de « L’Union pour Réussir le Changement » et de devenir secrétaire général aux Fédérations Jeunes Populaires. Aurore Bergé, responsable départementale Jeune des Yvelines qui consentit la 3° place sera en outre porte-parole des "Jeunes Populaires" à la rentrée.

Dès dimanche soir, B. Lancar se revendique "garant de notre unité", assurant être "attentif aux attentes qui ont pu se manifester ces derniers jours" et vouloir "rassurer toutes celles et ceux qui ont fait campagne et qui ont exprimé une sensibilité différente de la mienne".

Les Jeunes POP
"Les Jeunes Populaires se veulent une force révolutionnaire au service du changement pour notre pays", a poursuivi Benjamin Lancar, estimant que "la jeunesse qui bouge a changé de camp et est avec le président de la République pour construire la société de demain".

Les personnes composant la liste du président de la section étudiant des grandes écoles ont déjà de l'expérience et sont bien établies au sein du parti de droite. Parmi elles, cinq responsables départementaux des jeunes, des conseillers et chargés de mission en cabinet ministériel, un maire-adjoint...

mardi 2 septembre 2008

Christian Clavier: une certaine presse soutient les indépendantistes violents

Les continentaux sont-ils indésirables sur le territoire national Corse ?
Le coordinateur des services de sécurité intérieure (CSSI) en Corse, Dominique Rossi, a été "relevé lundi de ses fonctions, et muté à l'IGPN (la police des polices)", suite à sa « gestion » de l'occupation samedi de la propriété de Christian Clavier à Porto-Vecchio, a annoncé le ministère de l'Intérieur.
Au courant dès vendredi soir des intentions des nationalistes corses, M. Rossi n'a manifestement "pas pris les mesures nécessaires", doit bien constater le ministère.
Une cinquantaine de militants indépendantistes ont en effet occupé la propriété de l'acteur, qui est ainsi intimidé pour son soutien politique à Nicolas Sarkozy, au prétexte d’une prétendue "spoliation foncière" des Corses de l'île pourtant française.

Pourquoi cet artiste en particulier ?
De nombreuses vedettes possèdent des villas en Corse, de droite comme de gauche. En août, Patrick Poivre d'Arvor en vacances en Corse n’a pas été importuné. Pas de souci non plus même chez les habitués Kouchner-Ockrent. Mais l’agence de presse française note: « M. Sarkozy, ancien ministre de l'Intérieur, cultive de nombreuses relations dans le monde du show business, des médias et des affaires. » Observation ambiguë ? Et utile ? Ou sentencieuse ? Dans son souci d'exhaustivité, elle se garde toutefois de lui faire grief que ses deux fils aînés ont une mère corse... Assez curieusement, la gauche caviar n’est pas accusée de "spoliation foncière" des Corses ! Le menu fretin s’établit sans risque en Corse pour l’été : Alizée, Jenifer et l’ancienne Miss France Sonia Rolland, qui ont tellement besoin de se ressourcer. En juillet, un représentant de la ‘gauche pétard’, Yannick Noah, ne s'éclatait-il pas en Corse ? Son yacht n’a pas souffert pour autant. Il faut dire que les indépendantistes partagent son goût de la poudre... A Porto-Vecchio, où les frères Trigano ont monté en 1958 le premier Club Med de Corse, le deuxième village de France, Gérard Depardieu a bien dû héberger une kyrielle de SDF sur sa propriété, en plus du petit Guillaume. Ca inspire le respect aux indépendantistes !
D’ailleurs, depuis le règne de Mitterrand, du Luberon à la Corse, « la gauche caviar est un segment indispensable de la gauche, provoquait ce virtuose de Laurent Joffrin, patron de Libération, ex-directeur du Nouvel Observateur -, où l'on a toujours su et vivre, et penser... Le premier fleuron de la gauche caviar, c'est Voltaire ! » Les indépendantistes aiment cette gauche-là…
Imaginez maintenant qu'en Ardèche ils interdisent le rachat des fermes abandonnées et écroulées aux acquéreurs Belges ou Allemands, mais aussi aux Bretons ou aux Ch’tis… Des Ardéchois sont d’ailleurs prêts à reproduire ces actions de force, à la façon de leur voisin, l’affreux Jojo Bové.

L’occupation de la propriété d’un continental par des indépendantistes est aussitôt viré en « l’affaire Clavier » !
La presse d’opposition a choisi de stigmatiser la victime plutôt qu’une horde de 50 envahisseurs d’une propriété privée…
Or, pour ce seul motif, cette polémique artificielle pourrait déjà être qualifiée d’ « affaire de désinformation politique». Christian Clavier n’est plus considéré comme un citoyen français à part entière, partout sur le territoire, du seul fait qu’il s’affiche en ami du président. C’est donc l’occasion d’une deuxième aberration partisane de la presse insolente, dite acquise au Président. Par exemple, France Info, service public, a pris toute la journée le parti de la violence et de l’illégalité. Sans relâche et avec une certaine agressivité grossière, cette radio, que financent tous les Français indistinctement, dénonce aussitôt l’amitié du comédien et du Président. Par cet odieux matraquage, ces militants journalistes ont ainsi tenté de justifier l’occupation de la propriété de l’artiste continental, honnête citoyen non violent, donc indésirable en Corse. Cette irruption chez un ami du Chef de l’Etat, et le traitement qu’en fait la presse, sont donc politiques et auraient dû être condamnée par une presse objective, qui se targue de la notion d’éthique professionnelle, mais n’en a pas la pratique. A la mi-journée, les cinquante intrus étaient objectivement qualifiés de ‘poignée’ sur cette radio…

« Cette amitié a-t-elle motivé la décision du Président ? », se demande benoîtement France Info, à la façon de Flamby 1er… Ces journalistes, dont Bayrou et Marianne prétendent qu’ils sont ralliés à Sarkozy, ont évacué l’action illégale de droit commun, pour la détourner en « affaire » politique. Dans le cas d’une effraction de l’appartement de Sa Cynique Majesté Royal, les mêmes s’indignent et insinuent aussi que le pouvoir pourrait être en cause. Deux poids, deux mesures en matière d’objectivité de la presse à la française…

C'est un exemple d’égarement partisan à un troisième titre
La fameuse agence de presse française s'indigne que le chef de la police de Corse, île française de la Méditerranée, a été « brutalement » limogé : quand on est partisan, on a une notion biaisée de la brutalité. Que la famille Clavier ne partage probablement pas...
Les foireux de France Info finissent par admettre en fin de journée que la mutation du responsable de la police qui a eu connaissance du projet des nationalistes, est une décision du ministère de l’Intérieur, sous la responsabilité de Michèle Alliot-Marie, mais maintiennent pourtant leurs accusations sur le président… Ils annoncent la polémique qu'ils appellent de leurs voeux, avant même qu'elle n'ait eu véritablement le temps d'éclore, tant les socialistes sont occupés à leurs petites affaires en eaux troubles.

Une 'poignée' très nettement inférieure à 50 éléments, une pincée donc, s'est aussitôt engouffrée dans la brèche ouverte dans l’opinion par la presse d’opposition.>
Fanfan Bayrou a évidemment bondi pour dénoncer un "fait du prince" et François Hollande considère que "cela mérite qu'on ait des explications". Peut-on imaginer ces deux refoulés aux affaires ? Quelle crédibilité pourraient-ils avoir aux responsabilités, si la loi peut, selon eux, être bafouée à la tête du client ? Avec eux, un responsable de la coordination des forces de police pourrait sans dommage être défaillant.
France Info ressasse des citations de l’opposition bienveillante, qui ne connaît pas de difficultés internes et ne cherche donc pas à les faire oublier… "Je veux croire que ce n'est pas parce que c'est le domicile de Christian Clavier qu'il y a cette sanction. En matière de sécurité, il n'y a pas des citoyens qui seraient plus protégés que d'autres", a-t-il déclaré.
Il confirme ainsi que Clavier et sa famille n’ont aucun droit à la sécurité dans la république socialiste. Il suffirait que tous le soient équitablement, également, en bonne démocratie.
Le président du MoDem et bientôt membre unique, François Bayrou, a interprété avec compassion l’invasion de la propriété d’un citoyen français. "Parce que monsieur Christian Clavier, qui est un ami de vacances du président de la République, a eu affaire à des manifestants chez lui (...) on met à la porte le coordinateur de l'ensemble de la sécurité publique en Corse", a-t-il dénoncé. On comprend dès lors que Bayrou a si peu d’amis, tant personnels que politiques… A la façon de Sa Cynique Majesté Royal, l’amère Bayrou s’acharne et lâche un nouveau coup de sabot de l’âne : Ces "décisions arbitraires et disproportionnées" montrent, selon lui, "à quoi on arrive quand tous les pouvoirs sont ainsi concentrés entre les mêmes mains", a estimé le troisième de la présidentielle qui se voyait déjà au deuxième tour. Il lèche ses plaies en versant sa bave sur les autres: il n'est pas prêt de guérir !

Au syndicat des commissaires de police, on s’étonne de nos jours que leurs responsables puissent être des fusibles !
Le Premier ministre, oui, mais un policier, non …
La notion de ‘faute’ n’est pas évoquée : la sécurité de tous les Français est-elle garantie par la police, ou bien les ‘grands’ amis du pouvoir en sont-ils exclus par les syndicats engagés ?
Les agresseurs nationalistes corses sont totalement amnistiés oubliés dans cette affaire ! L’affaire Clavier » est devenue « l’affaire Clavier-Sarkozy » « l’affaire Sarkozy-Clavier ».

Il faut également être syndicaliste policier de gauche pour faire l’impasse sur la disparition des bouteilles que les employés de Clavier ont débouchées pour leurs invités indésirables. Pourquoi craindre un relevé d’empreintes, quand on n’a rien à se reprocher, puisqu’on est venu en amis ?…

Ces mêmes syndicalistes de haut vol ne portent pas davantage de jugement sur l’accumulation des attentats : rien que la veille, seulement deux, diront-ils… Un responsable du syndicat des commissaires de police a "regretté" la mise à pied de M. Rossi, assurant que "son choix a été excellent car il n'y pas eu de dégâts chez Christian Clavier".

« Nouvelle polémique autour de Nicolas Sarkozy », selon France Info, qui n’y participe nullement. A preuve, sa présentation de l’information.
Vous avez pu en effet entendre les journalistes répéter que la ministre de l’Intérieur adresse un reproche au policier muté. C'est-à-dire qu’elle a l’audace de lui faire grief de n’avoir pas empêché l’invasion de la propriété, alors même qu’il savait. En vertu du principe socialiste : ‘responsable, mais pas coupable’, la presse d’opposition critique la sanction, bien que le policier n’ait pas fait son métier ! Michèle Alliot-Marie est donc critiquée, tandis que le coupable est lavé de son incurie : balayée, oubliée… Il suffisait pourtant simplement de rapporter que l’officier supérieur a failli à sa tâche et en subit les conséquences. Mais cette presse a pour mission non pas d’informer, mais d’interpréter et de déformer, et, en adoptant un point de vue partisan, de créer la polémique.
Tous les électeurs de la majorité sont-ils exposés
à ces initiatives de sympathie bon enfant?

lundi 1 septembre 2008

Un TER arrache 1km de câbles, dans l’Ain, cette fois

La SNCF confirme la loi des séries
L’arrachage de caténaire pour le long weekend du 15 août, du côté d’Aubagne (Lire PaSiDupes), donne des idées en ce 1er septembre.

La rentrée n’est pas seulement celle des professeurs : elle est sociale !
La circulation des trains express régionaux (TER) reliant Lyon à Ambérieu-en-Bugey (Ain) a été fortement perturbée ce matin 1er septembre après qu'un train de nuit a arraché un kilomètre de câbles caténaires.

L’entretien des lignes laisse-il à désirer, faute de personnel, nous dira-t-on, ou bien s’agit-il d’un acte de malveillance d’une catégorie de personnels, qui se livrerait une nouvelle fois à des heures supplémentaires: travailler plus, pour gagner plus ?... Toujours est-il que, dans la nuit de dimanche à lundi, le pantographe du corail Strasbourg - Port Bou "a arraché environ 1.000 mètres de caténaires dans le sens Ambérieu - Lyon" à hauteur de Meximieux (Ain) lundi peu avant 03H du matin.
Les équipes techniques sont sur place depuis 3h du matin. Cet incident devrait perturber le trafic entre Ambérieu et Lyon toute la journée. Des autocars de substitution ont été mis en service à 6h30 au départ d’Ambérieu pour Lyon. Ils desservent toutes les gares de la ligne. Dans le sens Lyon-Ambérieu, le trafic devrait être moins perturbé. Un retour à la normale est prévu d’ici ce soir.
Encore un accident fâcheux à la SNCF, et un jour symbolique. Les Français doivent se préparer à une nouvelle rentrée sociale survoltée...
C'est la 'rentrée sociale permanente'.

Mauroy, toujours hostile à Aubry, s’oppose à une alliance avec Fabius

Gros Quinquin fait une colère
Pierre Mauroy fait savoir que certains rapprochements esquissés lors de l'université d'été du PS à La Rochelle, ne lui «plaisent pas», notamment celui entre Martine Aubry et Laurent Fabius. Il aurait probablement fallu que cette alliance recueille l'aval du baron régional ch'tit.

A France Soir, l’ancien Premier ministre déclare : «J'ai lu dans la presse les rapprochements qui semblent s'opérer entre les uns et les autres, et le moins que je puisse dire, c'est que tout cela ne me plaît pas. Il y a des spécialistes des opérations tordues, et je pense que c'est totalement contraire à l'esprit du rassemblement dont nous avons besoin», affirme l'ancien maire de Lille qui se dit «vraiment en colère».
Dans son souhait de couper les ailes de la Ch'tite Aubry , qui lui a ravi sa place à la mairie de Lille, il livre sa sentence et estime qu'ele «serait une bonne première secrétaire», et se prétendant «toujours prêt à la soutenir», il considère toutefois qu'il n'est «pas possible de réaliser cette alliance avec les fabiusiens, ou en tout cas pas au début»…

Le gros quinquin entend toujours tirer les ficelles
«Je suis davantage favorable à une majorité réunissant le premier secrétaire du PS (François Hollande), le maire de Paris (Bertrand Delanoë), le maire de Lyon (Gérard Collomb), le président du Conseil général des Bouches du Rhône (Jean-Noël Guérini) et Pierre Moscovici... Une alliance à laquelle peuvent participer les fabiusiens», consentirait-il.
Du haut de son beffroi, Gros Quinquin essaie donc de redistribuer les cartes.
Mais il ignore la Dame de pique, qu'il semble avoir laissée au pot. Pas de pot, pour celle qui semble faire sa vie en Italie...

Tout sauf Fabius et Aubry ?
Le gros Quinquin est favorable à une liste unique...
Selon l'ancien Premier ministre socialiste, «il faut tout faire pour éviter l'affrontement de deux blocs au congrès de Reims, sinon nous allons tout droit vers la répétition du congrès de Rennes, ce qui serait catastrophique» pour le PS. Que Fabius et Aubry se dissolvent dans la masse.
Mauroy n'accepterait-il donc pas
le pluralisme démocratique ?

Rentrée scolaire : débusquer les professeurs planqués

Près de 1000.000 enseignants sans élèves…
Pourquoi dénoncer la suppression de 11.200 postes si quelque dix fois plus n’ont jamais vu un élève dans un ‘espace-classe’ ? Jamais sur l’ensemble une carrière entière…

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes, né à Nice en 1965, a donc demandé mardi, jour de la rentrée scolaire, la création d'une commission d'enquête sur les enseignants sans affectation ou affectés à "d'autres tâches que l'enseignement".
Cet ancien député, avec 61% des voix à l'âge de 41 ans, qui a perdu son siège en mars 2008 à cause du report de voix de certains électeurs de la droite peyratiste sur le candidat socialiste, s'appuie notamment sur un rapport de la Cour des comptes (2005) qui a recensé "97.000 professeurs" non affectés ou "occupés par d'autres tâches" mais "rémunérés par l'Education nationale".

Ces chiffres comprennent 3 types de situations:
- des situations de décharges justifiées (direction d'école, décharge syndicale...), mais aussi des détachés dans la nébuleuse des associations multiples développées par la gauche qui s’est constitué un réseau de militants à disposition et soumis,
- des situations de mobilité dans la fonction publique,
- et encore et surtout 11. 400 enseignants inoccupés, soit parce qu'ils sont en surnombre, par exemple dans des disciplines rare mais qui recrute, ou que ce sont des remplaçants (TZR) auxquels il n'est jamais fait appel ou occasionnellement.


"Cela représenterait près de
5% des effectifs et
un coût de 1,65 milliard d'euros pour l'Etat",
souligne Eric Ciotti .
Selon ce Premier adjoint de Nice, "en 2007, le ministère de l'Education nationale estime que, pour diverses raisons qui n'incluent pas les congés de maladie, le nombre de professeurs du seul second degré qui n'enseignent pas est de 23.200".

PS : Moscovici, poignardé entre deux portes

Pierre Moscovici victime de comportements "déloyaux" au PS
Le député socialiste du Doubs, Pierre Moscovici, est désormais aussi seul que Désirdavenir Royal, mais, à la différence de Sa Cynique Majesté Royal, il ne peut compter sur le soutien des media pour se rallier des militants amateurs de sondages et de shows.
Tandis que l’amère Royal réagit aux abandons de ses admirateurs par le dédain, Moscovici condamne les comportements de certains de ses camarades fabiusiens qui semblent l'avoir abandonné pour rallier Martine Aubry dans la course à la direction du PS.

Interrogé sur LCI sur la ralliement supposé de son cordial ennemi personnel, Jean-Christophe Cambadélis, et du versatile Arnaud Montebourg, transfuge du camp Royal, à la Ch’tite Aubry, ex-ministre des Affaires sociales de Lionel Jospin, mère porteuse des 35 heures, Moscovici a pu s’exprimer , en marge de l'université d'été du parti à La Rochelle, au cours d’un repas public. Chez les socialistes, on peut assister au déjeuner des stars, comme on assistait jadis au lever du Roi.

Alors, qu’a-t-il à déclaré?

"Je pense toujours à cette phrase 'tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort'. Cette citation de Nietzsche rejetant les critères traditionnels du bien et du mal, est une réflexion sur la Morale : selon Nietzsche et Moscovici, comme la philosophie, la morale serait donc une construction artificielle qui cache l'instinct de défense des "faibles". Sortie de son contexte, cette citation n’est guère cohérente et dans la bouche de Moscovici trahit Nietzsche.

Moscovici appréhende désormais la morale socialiste plus lucidement.
"Je crois effectivement que des comportements ont été des comportements inélégants, voire des comportements déloyaux", a insisté Pierre Moscovici.
"Il y a eu des images qui je crois n'ont pas grandi le parti socialiste (...) Je pensais à Nicolas Sarkozy hier, je pensais, s'il est devant sa télé, s'il est en train de regarder ces déjeuners dans un clair-obscur entre des gens qui ne pensent pas pareil, il doit se dire 'merci les socialistes'", a-t-il ajouté, confirmant l’obsession socialiste des media..

Martine Aubry n'est pas encore candidate déclarée à la succession de François Hollande mais devrait la disputer à Bertrand Delanoë et Désirdavenr Royal, présidentiables potentiels. Pierre Moscovici assure de son côté vouloir diriger le parti sans être candidat à l'Elysée, car selon lui, il s'agit de deux problèmes différents. C’est se rechercher un créneau à sa mesure, mais manquer de réalisme. D'ailleurs, Fabius rêve de prendre le PS et de laisser la candidature socialiste à la présidentielle à la Ch'tite Aubry, convaincu d'ainsi se placer en position de force contre elle, le moment venu.

Moscovici moralise
"Martine Aubry, je vais la rencontrer et je vais lui dire ce que je pense des événements de ce week-end qui, je crois, ne sont pas l'incarnation de la loyauté et qui ne la servent pas, parce qu'elle est la fille de Jacques Delors, une femme qui représente beaucoup pour la gauche", a-t-il dit, mêlant génétique et politique.
Concernant, Laurent Fabius, qui soutient désormais Martine Aubry, Pierre Moscovici, qui a tenté de garder la maison pour DSK, a estimé que le Premier ministre de la période 1984-1986 ne pouvait incarner le renouveau et ajouté : "le PS a besoin de se rajeunir".

Emballé, c’est pesé !
La guerre crée plus de méchants qu'elle n'en supprime.
Emmanuel Kant

RSA : Martin Hirsch rassure les défenseurs des classes moyennes

Le financement du RSA fait grincer
Martin Hirsch participait samedi à Montélimar à l'université d'été du Parti Radical de Jean-Louis Borloo. Le Haut-commissaire des solidarités actives a défendu son projet de RSA, s'en prenant aux "girouettes" de la majorité qui "étaient pour" et "sont contre aujourd'hui".
"Je n'ai pas changé un iota de position. En revanche, ceux qui étaient pour, à un moment donné, et qui sont contre ou mi-figue mi-raisin, aujourd'hui, c'est eux qui jouent les girouettes", a lancé le ministre proche de Jean-Louis Borloo. L'expérimentation du RSA avait été inscrite par le ministre Borloo en 2005 dans son Plan de Cohésion sociale, alors qu'il était membre du gouvernement Raffarin.
Le financement du dispositif par une taxation du revenu du capital a en effet suscité de vives réactions légitimes ces derniers jours, notamment celle du poil à gratter UMP, le député de la Drôme Hervé Mariton, mais aussi de plusieurs députés de la majorité.
A H. Mariton, qui se dit favorable au RSA, mais contre son mode de financement Martin Hirsch a répondu : "Mais l'un va avec l'autre. C'est un effort". Le problème est de savoir qui supporte cet effort. Or, les classes moyennes sont toujours exclues des avancées, mais ne sont jamais épargnées en matière d’efforts.
"On ne lutte pas contre la pauvreté sans effort, ni sans partage!" a-t-il lancé à la tribune, devant ses collègues Rama Yade et Jean-Marie Bockel, le conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, et 800 militants valoisiens réunis jusqu'à dimanche à Montélimar.
"C'est pour ça qu'on pouvait se battre, et qu'on devait se battre sur cette idée qui consiste à mettre la petite marche suivante au moment du retour au travail. Pour ne pas faire en sorte qu'on dégringole un an après", a ajouté l'ex responsable d'Emmaüs.
Selon lui, le RSA c'est "intégrer dans le marché du travail beaucoup plus de personnes sans les condamner à être des travailleurs pauvres". Après s’être attardé sur sa nécessité, non contestée, il n’a pas évacué le problème des contributeurs solidaires au RSA.

Rassurer les contributeurs solidaires
Sous les applaudissements, et à propos de la taxe supplémentaire, il a ramené l’ampleur de l’effort à sa juste importance: "La moitié des Français ne payeront rien et dans la moitié des Français qui payeront quelque chose, il y en a 70% qui payeront moins de 20 euros par an". "Je peux vous garantir que le jeu en vaut la chandelle".
Il a souligné que cette idée émanait d'une "commission dans laquelle il y avait des syndicats, des associations, des responsables politiques de droite et de gauche".
Après le secrétaire général, Laurent Hénart, le porte-parole du Parti Radical a assuré Martin Hirsch de "la solidarité" des "valoisiens" "dans le combat qui va devoir être mené pour la mise en place définitive de cette mesure".

Abus d’aide sociale: écran plat et allocation de rentrée scolaire

Partis et presse de gauche n’ont rien remarqué !
Nous, Français moyens et lecteurs de PaSiDupes, aurons bientôt tous assisté à une scène pourtant devenue typique des abus de la rentrée scolaire, mais à laquelle ont échappé les syndicalistes et élus politiques de gauche ou autres vertueux de la gauche compassionnelle, tels que journalistes à LePost, au hasard !
Il y a de cela déjà de nombreuses années, je me trouvais un jour dans un Flunch pour déjeuner, quand, devant moi à la caisse, une maman, suivie du compagnon et de leurs trois enfants, tendit un bon en paiement du repas de … gâteaux. La caissière au SMIC sourcilla et refusa le bon. La famille se ligua et l’employée dut appeler son supérieur. Celui-ci fit valoir qu’il ne pouvait accepter à la cafeteria un bon d’aide sociale de la mairie, destiné à l’achat de fournitures scolaires. J’en parlai ensuite à une collègue de travail qui, des éclairs au chocolatdans les yeux s’indigna que de pauvres travailleurs ne puissent pas se payer de la pâtisserie aux frais de la mairie et de l’impôt local : c’était pour elle un droit légitime de choisir entre religieuse au café et feutres fluo rouges, roses ou verts.

Or, en cette rentrée 2008, un homme au contact de la réalité a mis les pieds dans le plateau. D’une part, il n’est pas coupé de ses électeurs et, d’autre part, il ne craint pas de se faire descendre par les compassionnels institutionnels. Il s’agit donc d’un élu de droite, le député UMP de l’Oise. Edouard Courtial estime que l'Allocation de rentrée scolaire (ARS) est mal utilisée par certains parents, servant plutôt à acheter "un écran plat" que le cartable annuel. Il compte déposer un amendement en faveur d'un système de "chèques achats", puisque l'ARS est "détournée pour des achats pour la famille".
Il faut bien dire que ce détournement de solidarité nationale est institutionnalisé depuis plusieurs années par des Conseil généraux qui se plaignent de l’accroissement de leurs charges, mais distribuent des ordinateurs portables à toutes les familles, riches et pauvres, égalitairement et indistinctement, des collégiens scolarisés pour leurs recherches à la maison (Lire les articles de PaSiDupes au libellé 'Ordina 13', ci-dessous). Chaque élève se voit offrir une clé USB pour remettre ses devoirs à ses professeurs. Sachant que par ailleurs la plupart des collèges sont dotés par les conseils généraux d’un double jeu de livres scolaires qui permet d’en laisser un à la maison, on comprend que les contribuables trouvent leurs impôts plus lourds que le cartable des gosses, quoi qu’en dise la FCPE qui d’ici un mois va derechef se lancer dans la même campagne douteuse du poids des cartables. D’autant que la télévision nous montre Gilles Moindrot, le pédagogue syndicaliste, secrétaire général du SNUipp-FSU, le sac à dos fixé à la mode adolescente par une seule bretelle : l’exemple vient des maîtres de la gauche…

Les duettistes de la FCPE et du SNUipp-FSU n’ont pas fait le même constat que le député !

"Il semblerait que certains distributeurs d'électroménager enregistrent des pics de vente d'écrans plats au moment de la rentrée", révèle Edouard Courtial qui assure même avoir, comme nous, "entendu récemment quelqu'un dire : 'on s'offrira une télé quand on aura touché l'ARS !'" Mais ça peut être le premier acompte de la BM... Il doit, comme les Ségollande, entendre des voix (Lire encore PaSiDupes au sujet de l'université d'été du PS, par exemple), mais alors, nous sommes quelques-uns dans ce cas, et le Sonotone va peut-être connaître à son tour un pic de vente dans son Centre-audition de la Rue de Solférino…
"L'ARS ne doit pas servir à acheter un écran plat", selon le député, qui préconise ainsi de remplacer la somme d'argent versée aux familles ayant droit à l'ARS par des "chèques achats rentrée scolaire".

Des "chèques achats rentrée scolaire" pour "ce qui est utile"
Le jeune député UMP préconise l’envoi de « chèques achats rentrée scolaire » plutôt qu’un « simple virement » par les caisses d’allocations familiales. Ces chèques seraient délivrés sous la forme de "bons d'achat" qui ne permettraient d'acheter que « ce qui est utile à une rentrée scolaire » : n’est-ce pas plus moral et respectueux de la volonté du législateur? Mais on peut préférer les dérives de républiques bananières….
L’idée serait que « dès la rentrée 2009… des agréments seraient donnés à certains distributeurs ou petits détaillants acceptant ce mode de paiement [les bons d’achats]. Ceux-ci les renverraient ensuite à l’Etat qui les rembourserait sous forme de numéraire. Parallèlement, le montant de la prestation doit encore être fortement réévalué. »

« Il est anormal que des enfants débarquent avec des bouts de cahiers et des cartables défoncés », clame le député à la satisfaction des élus de gauche qui ne disent pourtant mot. Car le malicieux a observé que les défavorisés en questions, « disposent, à la maison, d'une Playstation toute neuve".
Le député ajoute que, dans le même temps, "le montant de la prestation doit encore être fortement réévalué". Edouard Courtial voit dans cette mesure la preuve d'un changement de paradigme avec l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy.

Contre la société de consommation, mais pour le cartable neuf annuel
LePost s’est encore laissé aller à la facilité de la dénonciation . Voici sa version tendancieuse au ton qui pue la démagogie :
Pour le député UMP de l’Oise, la réponse est non !
Dans un entretien au journal Le Parisien Dimanche, il a estimé que « l'Allocation de rentrée scolaire (ARS) est "détournée pour des achats pour la famille ».
Il ne veut pas que cela serve à acheter un écran plat !
…"il semblerait que certains distributeurs d'électroménager enregistrent des pics de vente d'écrans plats au moment de la rentrée"…
…"L'ARS ne doit pas servir à acheter un écran plat"…
Alors, il a une idée…
Il va déposer un amendement à la session d’automne pour que l’ARS soit remplacée par des « chèques achats » !
Evidemment, ce serait des bons d’achat qui ne permettraient d'acheter que "ce qui est utile à une rentrée scolaire ».
Il semble ne pas apprécier non plus que certains enfants achètent une Playstation et négligent les fournitures scolaires et les cartables.
La réforme qu’il propose serait même dans la lignée de celle du « du contrôle des chômeurs »…
On voit bien ainsi que ce jeune député cherche à faire des économies plutôt chez ceux qui sont en bas de l’échelle sociale ! Il doit bien y avoir d’autres secteurs qui rapporteraient plus !

Dans la même veine, Karine Lemarchand faisait sa rentrée ce matin dans Les Maternelles sur France 5. La présentatrice traîne toujours un pesant cartable en cuir bouilli et n’est toujours pas mieux inspirée. Parmi les poncifs préférés de l’émission (sexisme, racisme et populisme), elle a repiqué aux inégalités sociales. Ce qui est étrange et, pourquoi ne pas le dire, incohérent, c’est qu’elle a dodeliné de la tête, l’œil humide, pour s’exclamer en signe de désapprobation: « Quand on ne peut pas s’acheter trop de choses ! » « S’acheter » et « plein de choses » (c’est le sens de ‘trop’), c’est la revendication du lundi. Mais la critique du mardi sera les exigences des profs en matériel scolaire inutile et celle du jeudi la société de consommation. Une maman invitée pour sa bonne maîtrise des fournitures scolaires de ses enfants achète toutefois? non pas descrayons, mais des... 'Criterium' !
L’émission de vendredi sera-t-elle consacrée au pouvoir d’achat ?

3 millions de foyers modestes viennent de toucher l’ARS.
Mais le député UMP entend bien « jeter un pavé dans la mare» et le marigot de la gauche s’émeut que, pour Edouard Courtial, l’allocation de rentrée scolaire ne puisse profiter qu’aux enfants scolarisés pour leurs besoins strictement scolaires. Le jeune parlementaire de 35 ans déposera, au début du mois de novembre, un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale discuté alors à l’Assemblée.
Il est temps d'assainir l’ARS, quitte à mécontenter ceux qui détournent l’allocation depuis toujours, et de contractualiser l’aide sociale en France, évidemment nécessaire.


Mais non au renouvellement du cartable et des vêtements de ville chaque année aux frais de la princesse ARS.
Que cessent ces ABUS DE BIENS SOCIAUX-là !