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mardi 2 septembre 2008

Christian Clavier: une certaine presse soutient les indépendantistes violents

Les continentaux sont-ils indésirables sur le territoire national Corse ?
Le coordinateur des services de sécurité intérieure (CSSI) en Corse, Dominique Rossi, a été "relevé lundi de ses fonctions, et muté à l'IGPN (la police des polices)", suite à sa « gestion » de l'occupation samedi de la propriété de Christian Clavier à Porto-Vecchio, a annoncé le ministère de l'Intérieur.
Au courant dès vendredi soir des intentions des nationalistes corses, M. Rossi n'a manifestement "pas pris les mesures nécessaires", doit bien constater le ministère.
Une cinquantaine de militants indépendantistes ont en effet occupé la propriété de l'acteur, qui est ainsi intimidé pour son soutien politique à Nicolas Sarkozy, au prétexte d’une prétendue "spoliation foncière" des Corses de l'île pourtant française.

Pourquoi cet artiste en particulier ?
De nombreuses vedettes possèdent des villas en Corse, de droite comme de gauche. En août, Patrick Poivre d'Arvor en vacances en Corse n’a pas été importuné. Pas de souci non plus même chez les habitués Kouchner-Ockrent. Mais l’agence de presse française note: « M. Sarkozy, ancien ministre de l'Intérieur, cultive de nombreuses relations dans le monde du show business, des médias et des affaires. » Observation ambiguë ? Et utile ? Ou sentencieuse ? Dans son souci d'exhaustivité, elle se garde toutefois de lui faire grief que ses deux fils aînés ont une mère corse... Assez curieusement, la gauche caviar n’est pas accusée de "spoliation foncière" des Corses ! Le menu fretin s’établit sans risque en Corse pour l’été : Alizée, Jenifer et l’ancienne Miss France Sonia Rolland, qui ont tellement besoin de se ressourcer. En juillet, un représentant de la ‘gauche pétard’, Yannick Noah, ne s'éclatait-il pas en Corse ? Son yacht n’a pas souffert pour autant. Il faut dire que les indépendantistes partagent son goût de la poudre... A Porto-Vecchio, où les frères Trigano ont monté en 1958 le premier Club Med de Corse, le deuxième village de France, Gérard Depardieu a bien dû héberger une kyrielle de SDF sur sa propriété, en plus du petit Guillaume. Ca inspire le respect aux indépendantistes !
D’ailleurs, depuis le règne de Mitterrand, du Luberon à la Corse, « la gauche caviar est un segment indispensable de la gauche, provoquait ce virtuose de Laurent Joffrin, patron de Libération, ex-directeur du Nouvel Observateur -, où l'on a toujours su et vivre, et penser... Le premier fleuron de la gauche caviar, c'est Voltaire ! » Les indépendantistes aiment cette gauche-là…
Imaginez maintenant qu'en Ardèche ils interdisent le rachat des fermes abandonnées et écroulées aux acquéreurs Belges ou Allemands, mais aussi aux Bretons ou aux Ch’tis… Des Ardéchois sont d’ailleurs prêts à reproduire ces actions de force, à la façon de leur voisin, l’affreux Jojo Bové.

L’occupation de la propriété d’un continental par des indépendantistes est aussitôt viré en « l’affaire Clavier » !
La presse d’opposition a choisi de stigmatiser la victime plutôt qu’une horde de 50 envahisseurs d’une propriété privée…
Or, pour ce seul motif, cette polémique artificielle pourrait déjà être qualifiée d’ « affaire de désinformation politique». Christian Clavier n’est plus considéré comme un citoyen français à part entière, partout sur le territoire, du seul fait qu’il s’affiche en ami du président. C’est donc l’occasion d’une deuxième aberration partisane de la presse insolente, dite acquise au Président. Par exemple, France Info, service public, a pris toute la journée le parti de la violence et de l’illégalité. Sans relâche et avec une certaine agressivité grossière, cette radio, que financent tous les Français indistinctement, dénonce aussitôt l’amitié du comédien et du Président. Par cet odieux matraquage, ces militants journalistes ont ainsi tenté de justifier l’occupation de la propriété de l’artiste continental, honnête citoyen non violent, donc indésirable en Corse. Cette irruption chez un ami du Chef de l’Etat, et le traitement qu’en fait la presse, sont donc politiques et auraient dû être condamnée par une presse objective, qui se targue de la notion d’éthique professionnelle, mais n’en a pas la pratique. A la mi-journée, les cinquante intrus étaient objectivement qualifiés de ‘poignée’ sur cette radio…

« Cette amitié a-t-elle motivé la décision du Président ? », se demande benoîtement France Info, à la façon de Flamby 1er… Ces journalistes, dont Bayrou et Marianne prétendent qu’ils sont ralliés à Sarkozy, ont évacué l’action illégale de droit commun, pour la détourner en « affaire » politique. Dans le cas d’une effraction de l’appartement de Sa Cynique Majesté Royal, les mêmes s’indignent et insinuent aussi que le pouvoir pourrait être en cause. Deux poids, deux mesures en matière d’objectivité de la presse à la française…

C'est un exemple d’égarement partisan à un troisième titre
La fameuse agence de presse française s'indigne que le chef de la police de Corse, île française de la Méditerranée, a été « brutalement » limogé : quand on est partisan, on a une notion biaisée de la brutalité. Que la famille Clavier ne partage probablement pas...
Les foireux de France Info finissent par admettre en fin de journée que la mutation du responsable de la police qui a eu connaissance du projet des nationalistes, est une décision du ministère de l’Intérieur, sous la responsabilité de Michèle Alliot-Marie, mais maintiennent pourtant leurs accusations sur le président… Ils annoncent la polémique qu'ils appellent de leurs voeux, avant même qu'elle n'ait eu véritablement le temps d'éclore, tant les socialistes sont occupés à leurs petites affaires en eaux troubles.

Une 'poignée' très nettement inférieure à 50 éléments, une pincée donc, s'est aussitôt engouffrée dans la brèche ouverte dans l’opinion par la presse d’opposition.>
Fanfan Bayrou a évidemment bondi pour dénoncer un "fait du prince" et François Hollande considère que "cela mérite qu'on ait des explications". Peut-on imaginer ces deux refoulés aux affaires ? Quelle crédibilité pourraient-ils avoir aux responsabilités, si la loi peut, selon eux, être bafouée à la tête du client ? Avec eux, un responsable de la coordination des forces de police pourrait sans dommage être défaillant.
France Info ressasse des citations de l’opposition bienveillante, qui ne connaît pas de difficultés internes et ne cherche donc pas à les faire oublier… "Je veux croire que ce n'est pas parce que c'est le domicile de Christian Clavier qu'il y a cette sanction. En matière de sécurité, il n'y a pas des citoyens qui seraient plus protégés que d'autres", a-t-il déclaré.
Il confirme ainsi que Clavier et sa famille n’ont aucun droit à la sécurité dans la république socialiste. Il suffirait que tous le soient équitablement, également, en bonne démocratie.
Le président du MoDem et bientôt membre unique, François Bayrou, a interprété avec compassion l’invasion de la propriété d’un citoyen français. "Parce que monsieur Christian Clavier, qui est un ami de vacances du président de la République, a eu affaire à des manifestants chez lui (...) on met à la porte le coordinateur de l'ensemble de la sécurité publique en Corse", a-t-il dénoncé. On comprend dès lors que Bayrou a si peu d’amis, tant personnels que politiques… A la façon de Sa Cynique Majesté Royal, l’amère Bayrou s’acharne et lâche un nouveau coup de sabot de l’âne : Ces "décisions arbitraires et disproportionnées" montrent, selon lui, "à quoi on arrive quand tous les pouvoirs sont ainsi concentrés entre les mêmes mains", a estimé le troisième de la présidentielle qui se voyait déjà au deuxième tour. Il lèche ses plaies en versant sa bave sur les autres: il n'est pas prêt de guérir !

Au syndicat des commissaires de police, on s’étonne de nos jours que leurs responsables puissent être des fusibles !
Le Premier ministre, oui, mais un policier, non …
La notion de ‘faute’ n’est pas évoquée : la sécurité de tous les Français est-elle garantie par la police, ou bien les ‘grands’ amis du pouvoir en sont-ils exclus par les syndicats engagés ?
Les agresseurs nationalistes corses sont totalement amnistiés oubliés dans cette affaire ! L’affaire Clavier » est devenue « l’affaire Clavier-Sarkozy » « l’affaire Sarkozy-Clavier ».

Il faut également être syndicaliste policier de gauche pour faire l’impasse sur la disparition des bouteilles que les employés de Clavier ont débouchées pour leurs invités indésirables. Pourquoi craindre un relevé d’empreintes, quand on n’a rien à se reprocher, puisqu’on est venu en amis ?…

Ces mêmes syndicalistes de haut vol ne portent pas davantage de jugement sur l’accumulation des attentats : rien que la veille, seulement deux, diront-ils… Un responsable du syndicat des commissaires de police a "regretté" la mise à pied de M. Rossi, assurant que "son choix a été excellent car il n'y pas eu de dégâts chez Christian Clavier".

« Nouvelle polémique autour de Nicolas Sarkozy », selon France Info, qui n’y participe nullement. A preuve, sa présentation de l’information.
Vous avez pu en effet entendre les journalistes répéter que la ministre de l’Intérieur adresse un reproche au policier muté. C'est-à-dire qu’elle a l’audace de lui faire grief de n’avoir pas empêché l’invasion de la propriété, alors même qu’il savait. En vertu du principe socialiste : ‘responsable, mais pas coupable’, la presse d’opposition critique la sanction, bien que le policier n’ait pas fait son métier ! Michèle Alliot-Marie est donc critiquée, tandis que le coupable est lavé de son incurie : balayée, oubliée… Il suffisait pourtant simplement de rapporter que l’officier supérieur a failli à sa tâche et en subit les conséquences. Mais cette presse a pour mission non pas d’informer, mais d’interpréter et de déformer, et, en adoptant un point de vue partisan, de créer la polémique.
Tous les électeurs de la majorité sont-ils exposés
à ces initiatives de sympathie bon enfant?

vendredi 18 avril 2008

Depardieu condamné pour avoir blessé un photographe italien

Encore un 'people' de gauche condamné pour violences

'Bling-bling', non, mais 'boum-boum', oui !
800 euros, c’est ce que le tribunal de Florence (Italie) réclame à Depardieu,le père,l’acteur-producteur en vins, pour "blessures et menaces" contre le photographe italien Dario Orlandi le 3 octobre 2005, selon les avocats de la victime. Ils précisent que l'acteur n'a pas daigné assister à l'audience.
Le photographe avait été honoré d'un « coup de boule » alors qu'il venait de photographier le comédien en train de faire des courses dans un marché de Florence accompagné d'une jeune femme.
Selon son récit, Gérard Depardieu l'avait interpellé, lui avait fait signe de s'approcher et, sans avertissement, à la loyale, lui avait porté un coup de tête au visage. Le photographe avait évidemment été déclaré dans l'incapacité de travailler pendant quatre jours.
Depardieu avait justifié son geste en traitant Orlandi de "paparazzi", un qualificatif méprisant récusé par le photographe inscrit, s'il vous plaît, à l'ordre national des journalistes et à la Fédération nationale de la presse italienne.
Pourvu que Robert Ménard ne mobilise pas Reporters Sans Frontières pour nous déclencher une opération pour le respect des reporters en grimpant à l'Arc de Triomphe pour afficher une nouvelle banderole et lancer les foules sur les saltinbamques et intermittents du spectacles: ils n'ont rien fait, il faut bien lui dire et le calmer avant qu'il ne nous pète un plomb. Il est affaibli par son 'caca nerveux' contre la Chine, le petit bonhomme et ne se maîtise plus !
On dit que pour son fait d'armes, Danone veut embaucher Depardieu-le-père, comme il l'a déjà fait fait avec Zinédine Zidane, un autre grand esprit frappeur.
Dans l’entourage de Sa Cynique Majesté Royal, Cali ne fait pas le poids et sa sécurité n’est pas assurée. Désirdavenir devrait sans doute en changer pour Gégé Depardieu, spécialiste comme elle du « débat participatif ».

dimanche 4 novembre 2007

Les simagrées de Depardieu sont une insulte aux mal-logés

Entre les mal-logés et Depardieu, c’est un monde !
Nous avons vu les saltimbanques dans leur numéro compassionnel, côté cour. Voyons qui est Depardieu, côté jardin.

Gérard DEPARDIEU traîne quelques casseroles

Il a du nez, Depardieu, plus qu'il nen faut en oenologie, mais en manque cruellement dans ses fréquentations. Mais nous ne voulons pas revenir ici sur son amitié pour Rafik Khalifa, dont l'OM garde un souvenir cuisant... Disons qu'ils l'ont dans le nez!
Le sensible et délicat Depardieu possède, déjà depuis 1989, son cerveau embrumé l’a-t-il oublié, un Anjou, le "vieilles vignes" du Château de Tigné, forteresse du 15°, remaniée au 19°. Il en produirait 400 000 bouteilles par an. La propriété compte maintenant près de 100 ha de vignes. Il a aussi misé sur les vignes de Tlemcen et se projeterait sur d'autres de Crimée, après l'Argentine.
Voici d'ailleurs un article révélateur:


Gérard Depardieu : production en hausse, consommation en baisse

Gérard Depardieu affirme qu'il "ne boit plus depuis six mois" et se défend d'être apparu ivre le vendredi 16 septembre au cours du talk-show "Friday Night with Jonathan Ross" sur la BBC.
A Vinexpo, le 19 juin : demain, j'arrête!
"La vérité, c'est que je ne bois plus depuis six mois", affirme l'acteur au JDD, alors que dans le feu de l'action, il avait déclaré à la BBC qu'il pouvait boire "de 4 à 8 bouteilles de vin par jour".
Comme le démontre la photo que nous publions ci-dessus, l'acteur ne saurait renoncer au vin : comment le pourrait-il alors qu'il est l'heureux propriétaire de 200 hectares de vignobles, dont le célèbre château-de-tigné, en Anjou.
En réalité, une erreur de traduction explique cette apparente contradiction. GD aurait tout simplement murmuré : "La vérité, c'est que depuis six mois je ne bois plus AUTANT". Le dernier adverbe était, il est vrai, à peine audible. Mais cet adverbe introduit une nuance capitale ! Le débit qu'annonce Gérard Depardieu reste de ce fait parfaitement cohérent. Il ne boit plus QUE 4 à 8 bouteilles par jour. Nous lui conférons un statut de membre honoraire pour une contribution exceptionnelle à la cause.
Par ailleurs, à l'instar de Jeanne Moreau (au cours de l'émission "Actor's Studio") ou de feu Jean-Edern Hallier (à la Conférence Berryer), GD a défié ses ayatollahs en allumant ostensiblement une cigarette, Sommé de l'éteindre par l'animateur, il a alors laborieusement écrasé son mégot sur la moquette du studio.
(que l'auteur accepte nos excuses: nous avons perdu ses coordonnées)


Le pitre Depardieu nous fournit une autre raison d'avoir le haut le coeur.Celui qui joue la honte -que submerge sa veulerie- dans ses attaques gratuites à l'encontre de la ministre (voir video du billet précédent) possède un château qui, réquisitionné comme le suggère opportunément sa camarade Bouquet, pourrait loger les cinquantes familles africaines mal-logées à leur goût, qui pourtant semblent préférer le bitume et les people.


Voici le logement inhabité de Depardieu que le "ministère de la crise du logement" n'a encore pas réquisitionné, puisqu'il n'a pas encore eu le coeur de l'offrir, de son plein gré.


Samuel Becket raconte ainsi sa découverte du Château de Tigné (Anjou) et sa rencontre du seigneur des lieux:


"Comme je déambulais sur le chemin qui me menait chez Depardieu, dans la région d'Anjou dans le centre nord de la France, je ne pouvais m'empêcher de me sentir revigoré par l'aube croustillante et mordante de cette bucolique région en cette période de l'année. J'arrivais à sa maison au moment où le soleil matinal illuminait les vieux murs crépis d'une intense lumière dorée. Je cognai à la porte pendant près de vingt minutes. Finalement apparut devant moi le maître incontesté du cinéma français moderne, sous l'apparence d'un ours qui venait tout juste de finir son hibernation mais n'avait pas encore évacué son tampon muqueux. "Merde, savez-vous l'heure qu'il est, monsieur?" me dit-il avec une lueur de malice dans le regard qui me fit comprendre qu'il ne faisait que plaisanter. "Vous dormiez, pendant que d'autres souffraient?" fut le splendide effet de badinage que je lui offrai en réponse, tout en poussant la porte et en pénétrant dans le hall.


L'ogre des lieux ferait peur aux petits africains? Possible, en effet...


La production du vignoble pourrait fournir le vin chaud aux mal-logés, et bien davantage: le Pérou! Le magazine Femme Actuelle propose d'accommoder le vin du cru avec 'Sushis, makis et sashimis'

'Raffiné, un assortiment de sushis et de sashimis se déguste avec un vin blanc sec, nerveux comme cet Anjou blanc de Gérard Depardieu qui a su garder toute sa fraîcheur et sa vivacité (le vin seulement, à l'évidence!) pour accompagner l’onctuosité du riz et du poisson. Le mariage sera aussi épatant avec un sancerre ou un sylvaner fruité. Gérard Depardieu Château de Tigné [...] 2005 Blanc, Anjou A.O.C., 11,50 euros. '


Pourquoi malgré ce grand coeur tant de possibilités inexploitées face à la misère?
Depardieu, vous nous faites honte!
Et Eyraud qui n'est pas pris de nausée?

Depardieu se blanchit auprès des mal-logées africaines

L’Expansion nous dresse un portrait ressemblant
Arrivé tout droit de son château de Tigné (ci-contre),
Gérard Depardieu nous a fait son cinéma Rue de la Banque en star invitée par le non moins sulfureux DAL et nous a sorti une tirade édifiante qui a ému le badaud.
La vérité du personnage est très différente. Lisez plutôt l'article de Gilles Fontaine dans L'Expansion du 01/01/2003:

Les sulfureux business de Gérard Depardieu

D'Alger à La Havane, le richissime acteur cultive de troubles relations d'affaires. Voyage dans le sillage d'un businessman hors normes.
Les Studios Eclair, à Epinay-sur-Seine, par un frais après-midi de novembre. Dans un coin du plateau, Gérard Depardieu, en tenue de taulard, est en grande discussion avec son ami le réalisateur Francis Veber. Un troisième homme en costume sombre les rejoint : Jacques Mollet, vice-président de Samsung-France. L'acteur lui a demandé de passer sur le tournage du film Les Tourtereaux pour faire la démonstration des nouveaux mobiles de la marque coréenne. Depardieu est un accro du téléphone portable. Sa manie en a exaspéré plus d'un, surtout lorsqu'il interrompt une prise pour répondre à un appel. La nouvelle gamme de Samsung, il l'a découverte depuis belle lurette. Il sert juste d'entremetteur, il fait le go-between, comme il dit. Après un moment, le comédien s'éclipse, l'air malicieux : « Francis, tu t'arranges avec Jacques, il te fera un bon prix. »
Le comédien s'accorde une petite heure de pause, le temps d'un changement de décors. Teint halé, brushing impeccable, Gérard Depardieu nous reçoit dans sa loge aménagée dans un camping-car garé devant le studio. Agencement spartiate : un lit, deux chaises et une table, où sont posés un téléphone mobile ainsi qu'un lecteur de DVD portable avec écran incorporé. La voix est posée, le ton grave. Depardieu parle business. Il décrit ses investissements dans le vin et le pétrole, évoque ses relations d'affaires parfois sulfureuses, qui l'ont progressivement éloigné du monde du septième art. A 53 ans, la star porte un regard sévère sur ses pairs : « Le cinéma est une économie à part, où les gens ne sont pas tout à fait honnêtes, sous l'emprise hollywoodienne. C'est presque de la politique. Moi, je suis resté libre parce que je me garde toujours une sortie de secours... C'est mon côté délinquant. »
Petits vins d'Anjou, grands crus du Bordelais, hydrocarbures cubains ou prospection d'affaires en Algérie, voilà les nouveaux terrains d'aventures, les nouvelles prises de risques - hors des plateaux et des lumières - d'un homme habité par la démesure. Mal-être existentiel, quête d'absolu... Joueur effréné, le comédien se cherche de nouvelles marottes, sans se soucier des règles, et encore moins du qu'en-dira-t-on. De Gérard Bourgoin - l'ancien roi du poulet fermier, mis en examen pour « abus de pouvoir » et « abus de biens sociaux », à la suite du dépôt de bilan de son groupe, BSA - à Rafik Khalifa, le très controversé businessman algérien, soupçonné par les services secrets français de blanchir l'argent des généraux d'Alger, les liaisons dangereuses de Depardieu dérangent.
Les plus compréhensifs lui trouvent des circonstances atténuantes. « Il n'a jamais prétendu être militant. Il rêve d'être un homme d'affaires, un homme puissant », estime Jack Lang, qui s'avoue « parfois déconcerté par le personnage ». D'autres, peu nombreux, s'agacent publiquement de ses nouvelles amitiés algériennes. Noël Mamère figure parmi les plus remontés. Le maire de Bègles n'accepte pas de voir l'équipe de rugby locale - dont Depardieu est administrateur - sponsorisée à hauteur de 300 000 euros par le Groupe Khalifa et s'en prend violemment au comédien : « Je l'attends à mes côtés dans le combat pour la reconnaissance des sans-papiers ou pour que le droit d'asile soit accordé aux nombreux Algériens et Kabyles victimes du régime des généraux. »
L'acteur assume totalement ses amitiés contestées. « C'est vrai, j'aime beaucoup les hommes de pouvoir : ils ne me fascinent pas, ils m'intéressent. Et je n'ai pas d'ambition pour moi-même. Je suis simple spectateur de gens qui ont certains talents. » A l'inverse, il parle avec une pointe de dédain de cette « nouvelle société d'hommes d'affaires venus avec l'émergence d'Internet ». Lui, l'ancienne petite frappe de Châteauroux qui traficotait avec les GI de la base américaine voisine, se sent plus proche de « gens déraisonnables » comme Michel Reybier, ex-empereur de la saucisse sèche (Cochonou, Justin Bridoux), Roger Zannier, leader mondial du vêtement pour enfants, avec la marque Z, ou encore Bernard Magrez, le patron du groupe de vins et spiritueux William Pitters, et principal actionnaire de l'équipe de rugby de Bègles. « Ce ne sont pas des Messier », tranche le comédien. Tous ces hommes ont joué un rôle dans l'éducation de Gérard Depardieu businessman, sans pour autant lui avoir appris à gagner de l'argent ! « Il a l'enthousiasme de l'entrepreneur, mais ce n'est certainement pas un manager », confirme Guido Barilla, PDG du groupe de pâtes italien, pour lequel le comédien a tourné plusieurs spots publicitaires.
Car si l'acteur peut se permettre une vie d'aventurier des affaires, c'est surtout grâce à ses cachets record dans le cinéma. Le comédien français le mieux payé touche en moyenne 1,5 million d'euros par film, avec quelques exceptions : en 1998, il s'était contenté du smic pour un second rôle dans le film italien La Parola Amore Esiste. Ses apparitions dans les productions télé (Balzac, le Comte de Monte-Cristo...) lui rapportent de 700 000 à 1,3 million d'euros. Ajoutez quelques films publicitaires comme la campagne Barilla (760 000 euros), et vous obtenez le poids approximatif de la superstar : entre 4 et 5 millions d'euros par an. Bien sûr, une large part de cette somme part en impôts. Mais Depardieu a un truc : « Tout ce que je possède, je l'ai acheté 100 % à crédit », assure-t-il. Sa moto, son vieil avion Cessna, son appartement de 350 mètres carrés dans le XVIe arrondissement de Paris... Il n'a rien payé comptant. Parce que, « fiscalement, c'est plus intéressant ».
L'icône Depardieu se vend sans doute très bien, mais l'homme n'est plus vraiment le même. D'après les gazettes, il a changé - il boit moins, relève son entourage. Disons qu'il se surveille depuis son quintuple pontage coronarien, en juillet 2000. Il s'habille chic et sport, « plus du tout le genre d'avant », s'étonne un ami. La métamorphose laisse perplexe le petit monde du septième art, qui préfère s'abstenir d'aborder le sujet. Et pour cause. Claude Davy, attaché de presse et gardien de l'image de la star, ne voulait pas d'un sujet Depardieu dans L'Expansion. Il avait prévenu : « Vous ne verrez personne dans le milieu du cinéma sans mon autorisation. » Quelques coups de fil de sa part ont suffi à verrouiller le microcosme en très peu de temps. Efficace. Certains passeront outre le diktat, tel Jean-Pierre Lavoignat, directeur de Studio Magazine. Cet ami de dix-huit ans tente d'expliquer la mutation de Depardieu : « Il n'a plus rien à prouver, le cinéma n'est plus sa préoccupation première. Gérard n'était pas à Cannes cette année, il n'est plus au carrefour des projets, comme il l'était encore il y a six ou sept ans. Le cinéma est devenu trop petit pour lui. »
L'acteur Depardieu joue désormais les propriétaires terriens aux quatre coins du monde. Avec toujours le même alibi : le vin. La star a savamment cultivé son image de gentleman vigneron depuis l'acquisition de son premier pied de vigne en Anjou, avec l'achat en 1989 du château de Tigné. L'acteur aurait investi plus de 2 millions d'euros dans ce domaine de 80 hectares qui produit annuellement 450 000 bouteilles vendues entre 5 et 8 euros l'unité dans les hypermarchés. Depardieu affirme n'avoir jamais gagné un sou dans ce commerce. « Gérard ne fait pas ça pour l'argent ; il n'a pas besoin d'investir. Vous lui donnez une bouteille de vin, une bonne assiette, et il rayonne », s'exclame son ami, le restaurateur Jean Bardet, propriétaire du Parc Belmont, à Tours.
Amoureux de la bonne chère et des terroirs, Depardieu sait aussi apprécier une bonne affaire lorsqu'elle se présente. Son petit business du vin a pris une autre dimension depuis sa rencontre avec Bernard Magrez, modeste affûteur-scieur, aujourd'hui à la tête d'une affaire de 190 millions d'euros de chiffre d'affaires. C'était le 5 octobre 2001. Le patron de William Pitters cherchait des parrains prestigieux pour la première récolte de son château-pape- clément, entièrement égrenée à la main. Depardieu a répondu présent, de même que sa compagne, Carole Bouquet. Les deux hommes se sont plu au premier regard. « Notre amitié n'a jamais connu de faille. Nous nous parlons au moins tous les deux jours au téléphone », assure Magrez. Depardieu lui rappelle un autre de ses amis et associée, décédé en 1987 : Jean-Baptiste Doumeng, l'homme d'affaires proche du Parti communiste, spécialisé dans le commerce de produits agroalimentaires avec les pays de l'Est, surnommé « le milliardaire rouge ».
« C'est le même genre de type, il avance, quoi qu'il advienne », confie Magrez. Le businessman bordelais a pu juger de la puissance marketing de son acolyte. Peu après leur rencontre, il lui a proposé de l'aider à exporter son vin en Russie, où William Pitters possède une importante société de commerce. Tope là ! Depardieu s'est fendu d'un voyage éclair à Moscou pour promouvoir ses cuvées spéciales. Dans la foulée, fin 2001, les deux hommes ont fondé une société commune, baptisée La clé du terroir, dans laquelle ils ont injecté 380 000 euros chacun. Objectif : la production de « crus de garage », des vins haut de gamme - ainsi désignés parce que l'inventeur du procédé a produit ses premières bouteilles dans son garage. Principales caractéristiques : les vignes sont cultivées sur des parcelles restreintes et la vinification s'opère dans de petites cuves en bois. Production maximale : 4 000 bouteilles, vendues à près de 80 euros pièce. Cette fois, cet investissement devrait se révéler rentable ! A ce prix-là, on comprend que Depardieu n'apprécie guère l'expression « cru de garage ». Il préfère une désignation plus noble, du genre « vin de prestige ». Mais ses débuts dans l'univers des grands vins ne se font pas sans heurt. Début décembre, Depardieu et Magrez se sont vu refuser leur admission au Cercle rive droite des grands vins de Bordeaux, un club très prisé regroupant une centaine de châteaux parmi les plus renommés. La réputation tumultueuse des deux associés dérange les membres du cercle, explique l'un d'entre eux. Cela n'a pas empêché l'acteur de s'engager sans compter dans sa nouvelle toquade. Via leur société commune, la paire d'entrepreneurs vignerons a déjà investi dans quatre parcelles rares en France, dont un vignoble bordelais, Château Lussac Saint-Emilion, acquis en partenariat avec Carole Bouquet. Ils ont également mis la main sur des terres au Maroc, en Espagne, en Argentine ainsi qu'en Algérie, où les deux hommes sont en affaires, sur les terres de Tlemcen, avec Rafik Khalifa et l'Etat algérien.
Entre Magrez et Depardieu, les rôles sont clairement définis. Le patron de William Pitters se charge des négociations et des techniques de vinification. L'acteur offre d'abord sa réputation de star. Au Maroc, par exemple, leur vin portera sa marque : Gérard Depardieu, vigneron à Meknès. Mais il apporte aussi son bagou et son don d'entremetteur. L'acteur peut remuer ciel et terre pour s'emparer de quelques hectares de vigne. Manuel Diaz, maire communiste de la petite commune d'Aniane, dans l'Hérault, peut en témoigner. Un soir du mois d'août dernier, en rentrant chez lui, il trouve un message sur son répondeur. « Bonjour, c'est Gérard Depardieu. » L'acteur est de passage dans la région pour un festival de théâtre à Montpellier.
On lui a raconté l'histoire de ce petit village de viticulteurs qui avait refusé de s'offrir à Mondavi, le géant du vin californien, lequel convoitait alors quelque 80 hectares sur la commune. La star parle de son projet de vin de garage, laisse un numéro de portable. Les deux hommes se retrouvent quelques jours plus tard pour un gueuleton à la Maison de la Lozère, l'une des meilleures tables de Montpellier. Et le comédien sort le grand jeu : « Il m'a parlé de sa passion pour les vins, de l'histoire de notre région, de son admiration pour notre résistance face à Mondavi », se souvient le maire. L'acteur ose même la comparaison : « Vous êtes Astérix, je suis Obélix. » La clé du terroir est aujourd'hui propriétaire de 7 hectares sur les collines d'Aniane.
« Nous avons fait en un an ce que Magrez aurait mis vingt ans à construire avec Doumeng », lance Depardieu, qui s'agite soudainement sur son siège. Un téléphone sonne. Non, pas celui posé sur la petite table, un autre, planqué dans l'une des poches de sa gabardine. L'acteur finit par débusquer le portable et décroche : « Salut, mon Yann ! » C'est Yann, de Dakar, un copain qui fait dans le négoce de céréales. Gérard lui a demandé d'organiser un petit séjour au soleil, cet hiver, pour son vieux pote, Gérard Bourgoin. On disait les deux hommes fâchés. En 1996, l'homme d'affaire avait convaincu quelques amis d'investir dans Pebercan, société de droit canadien engagée dans l'exploration pétrolière à Cuba. Parmi eux : Depardieu avec ses amis Michel Reybier et Roger Zanier, mais aussi Céline Dion et son mari, René. Six ans plus tard, l'acteur sait qu'il ne reverra probablement jamais son investissement de 1 million d'euros. Certes, les puits cubains produisent quelque 20 000 barils d'or noir par jour, mais l'accumulation de difficultés durant les quatre premières années d'exploitation a fait fondre la valeur de ses parts dans l'affaire. Depardieu ne fait aucun reproche à Bourgoin. Et lorsqu'on l'interroge sur les déboires judiciaires de son ami, l'acteur tranche net : « C'est un homme honnête. » Bien sûr, leurs rencontres se sont espacées. Ils se retrouvent parfois l'été, en famille, sur un bateau de location. Bourgoin, pilote émérite, a dû se séparer de son avion Falcon, mais il lui arrive de louer un jet, et Gérard lui sert de copilote, comme au bon vieux temps. « Je suis pauvre aujourd'hui, mais ça n'a pas modifié son regard sur moi », confie l'homme d'affaires, qui continue d'assurer la direction opérationnelle de Pebercan, après avoir cédé toutes ses parts, dans des conditions jugées « suspectes » par la justice. Le comédien, quant à lui, demeure un actionnaire actif. Cinq ou six fois par an, il retourne à Cuba pour visiter les derricks et discuter le bout de gras avec les ouvriers. A l'occasion, il retrouve Fidel Castro, avec lequel il aime discuter. « On me dit que je pourrais lui parler des droits de l'homme, mais c'est pas mon rayon, soupire Depardieu. Je connais Fidel depuis dix ans, et je lui parle avant tout de culture. » Récemment, il a convaincu le Líder Maximo de créer à La Havane « une espèce de villa Médicis, à mi-chemin entre l'Ancien et le Nouveau Monde ».
Pour le comédien, la culture est un sésame, une passerelle vers de nouvelles sphères de pouvoir. Un alibi, sans doute aussi. Ses amitiés récentes avec le pouvoir politique et les milieux d'affaires algériens, il les doit à saint Augustin, l'ancien évêque d'Hippone - située aujourd'hui en Algérie orientale. Depardieu s'est découvert une passion pour le théologien depuis sa rencontre avec le pape Jean-Paul II, il y a deux ans. Le cardinal Paul Poupard, ministre de la Culture du Vatican, lui a confié une mission spirituelle et culturelle l'amenant à faire des lectures publiques du saint homme, notamment en Algérie. « C'est comme ça que j'ai rencontré Khalifa », explique l'acteur (voir interview, page 63). Il dément s'être fait payer pour apparaître aux côtés du jeune milliardaire. Simple échange de bons procédés : « On se rend des services. » Lorsque, début octobre, Depardieu s'envole pour son vignoble de Tlemcen, en Algérie, au lendemain de sa joute verbale avec Mamère, c'est dans un avion de la flotte de Khalifa Airways, spécialement affrété. Très important, l'avion. « Pour lui, c'est une part de la manifestation du pouvoir, qui donne une forme de liberté physique », estime Jack Lang. « C'est probablement ce qui le fascine chez Khalifa, c'était pareil avec Bourgoin. »
Depardieu sait lui aussi comment faire plaisir à son ami. Quand l'homme d'affaires organise une grande fête dans sa villa de Cannes, le 3 septembre dernier, pour le lancement de sa chaîne de télé, KTV, le comédien est aux premières loges. Au milieu d'un parterre de stars - Sting, Deneuve, Cheb Mami... -, « c'est lui qui animait la soirée », témoigne l'une des personnalités présentes. Et lorsque, le 3 décembre, après moult péripéties, Khalifa obtient l'autorisation d'émettre du CSA pour sa chaîne de télé destinée à la communauté algérienne, Depardieu achète une pleine page de pub dans Libération pour se féliciter de l'événement.
Mais l'univers télévisuel a déçu l'artiste Depardieu. Il avait joué les précurseurs, au milieu des années 90, dans l'adaptation de grandes fresques pour le petit écran ; il fustige désormais les patrons de chaîne, Silvio Berlusconi et Patrick Le Lay. « Ils sont prêts à dépenser 400 millions d'euros pour le foot et veulent Le Bossu de Notre-Dame pour 5 millions. Ils veulent le beurre, l'argent du beurre et tout le reste », s'emporte l'acteur. Il évoque même son « retour au cinéma »... mais son téléphone se met de nouveau à sonner. Cette fois, c'est Dimitri, le fils de Carole, qui prépare son voyage à New York. Oui, Gérard peut lui obtenir des prix pour L'Essex House, un palace donnant sur Central Park : « C'est l'ancien hôtel de Milos Forman. Un bon cinq-étoiles repris par des Japonais. Je peux t'avoir 25 %. » Toujours l'art consommé du go-between.
Pour en savoir plus sur le sujet: L'Expansion (biographie et le fameux '« J'ai été fasciné par Rafik Khalifa »