POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

samedi 4 août 2007

Sans-papiers: tout a un coût, même la compassion !

Caritatif ou politique, il faut choisir…

Certains réseaux et associations font du tort à la cause humanitaire et risquent fort de démobiliser les Français. Le champ d’action de l’humanitaire s’étend toujours davantage, dans et hors de nos frontières, et ceux qui par chance produisent de la richesse, ont provisoirement assez de santé ou un toit décent sont désignés comme des privilégiés, autant dire des profiteurs : ils sont culpabilisés ! Ce qui n’implique d’ailleurs pas que les censeurs en soient eux-mêmes dépourvus, car ils sont parfois aussi bien dotés, voir mieux. Mais quelques-uns s’érigent en juges et accablent aussi bien les individus que les pouvoirs publics d’un sentiment injuste de culpabilité qui s’abat ainsi sans discernement sur le plus grand nombre. Avec les Occidentaux, ce sont plus spécialement les pays du nord et leurs habitants qui seraient devenus, maintenant et tous autant qu’ils sont, des profiteurs, voire des exploiteurs et, dans le meilleurs des cas, d’infâmes privilégiés. Les bonnes gens n’en avaient pas conscience, mais de bonnes âmes laïques se sont dressées. Désormais, avoir un jour hérité un bien modeste de ses parents, avoir un emploi, un logement et des petites satisfactions seraient autant de sujets de honte, sous le prétexte fallacieux que tout le monde n’est pas également pourvu.

N’est-ce pas pourtant une facilité de culpabiliser son voisin d’être moins malheureux, tout en laissant aux autres, les Français qui n’ont rien demandé la responsabilité de l’investissement personnel et la charge du financement collectif de ces actions? C’est irresponsable et trompeur. De quel droit une collectivité nationale subirait-elle en effet les desiderata personnels de quelques individus? Choisir arbitrairement un segment de population, brandir des banderoles ou ameuter la presse et s’exhiber quels instants devant micros et caméras, dédouanent-ils les censeurs ? Jeter le discrédit sur la masse anonyme des travailleurs rend-il les détracteurs plus blancs ? Qui connaît un pourfendeur du libéralisme qui aurait consacré sa vie au mieux-être des plus démunis sans salir ses congénères ? Les associations caritatives –laïques et religieuses-, qui au fil du temps ont mérité l’estime générale et gagné la reconnaissance de la population, n’ont pas œuvré sur le dos de ceux et celles qu’elles ont secourus, en s’impliquant personnellement sur le long termes et sans se faire valoir. L’association des Paralysés de France ou la Croix-Rouge, les Petites Sœurs -qu’elles soient des Pauvres ou de Saint Vincent- et Médecins sans Frontières ou Emmaüs accablent-ils les personnes et les pouvoirs publics ? Point de coups médiatiques ! Mais la mise en cause des médias ne tient même pas, car elle n’explique pas tout. Elle ignore l’activisme politique et idéologique d’un autre âge qui fait peau neuve mais gangrène tout aussi sûrement l’opinion. Peu importent les plus démunis ! C’est l’opinion qui est visée. A quelle fin ?

Les motivations profondes de quelques poignées d’activistes ici et là sont très discutables. Elles sont d’abord en soi contestables, puisque la compassion des militants n’est pas sincère, dans la mesure où elle n’est ni spontanée, ni inspirée par une quelconque empathie ou la moindre générosité : les activistes ne proposent aucune solution, revendiquent sans rien à donner, ni solution, ni guère de temps. Ils mobilisent mais ne s’investissent pas : l’action constructive appartient aux autres, tous désignés comme des nantis. Ils revendiquent mais ne réalisent rien de positif. Leur compassion n’est qu’un masque grimaçant, tordu par la haine : elle n’est qu’un moyen d’agitation politique.

C’est l’exploitation doublement abjecte, à la fois du malheur des uns et de la commisération authentique des autres. Elle consiste à tirer les ficelles, en se tenant à l’abri, indemne de tout, et à créer au moins –et au mieux– un malaise, mais une déstabilisation dans l’immédiat et avec le temps –mais au pire– une révolution, bien que celle de 1917 n’ait amené que le malheur et bien que les survivants de la révolution chinoise et les rescapés du génocide cambodgien en portent encore les séquelles, et bien que ses avatars cubain et proche orientaux cherchent à s’en libérer. C’est de l’aveuglement, de l’entêtement. A aucun instant leurs objectifs ne sont idéalistes et généreux : ils sont idéologiques et archaïques, mais restent destructeurs et inexcusables.

La compassion est-elle justifiée et respectable lorsqu’elle est utilisée à la déstabilisation d’un pays et de ses ressortissants naturels. Les ‘compatissants’ plaignent la misère des autres mais ne la partagent pas. S’ils supportaient eux-mêmes les conséquences de ce noble sentiment, celui-ci serait sans doute louable. Mais dire et faire sont deux réalités bien distinctes. Que les agités du réseau ESF dépannent ponctuellement et personnellement les clandestins, dans la mesure de leurs moyens, dans le respect de la loi et dans le temps nécessaire à son application serait humainement acceptable. Mais les exploiter à une cause qui leur est étrangère et leur échappe donc est proprement indigne. L’exploitation des êtres humains revêt ici une forme inattendue, sournoise et inadmissible.

Les Français doivent-ils être les dindons de la farce, les cocus de l’histoire que racontent aux petits enfants DAL et RESF ou la nébuleuse des collectifs et comités divers. Les meneurs de ces activistes ont un lourd passé politique. Ils ne se saisissent pas exactement de n’importe quelle cause ; ils ont une préférence pour celles qui sont susceptibles d’émouvoir la ménagère de plus de cinquante ans et l’étudiant idéaliste mais tout aussi innocent. Les personnes âgées en période de canicule ont fait l’objet d’une sollicitude aussi subite qu’étrange : que les activistes n’ont-ils dénoncé son délaissement avant que ce malheur ne s’abatte sur notre quatrième âge. Ont-ils mieux fait que les pouvoirs publics qu’ils ont cloués au pilori ? Ont-ils été meilleurs en faveur des sans-abri ? Que n’ont-ils rendu justice aux associations qui font tout ce qu’elles peuvent pour eux à longueur d’année et depuis si longtemps, hors du champ des caméras !

Il existe des associations et organismes bien moins troubles qui oeuvrent honnêtement dans l’intérêt des précaires, démunis et victimes de la vie. Leurs motivations sont avouables, admises et respectées. Qu’ils soient laïcs ou religieux, peu importe ! Mais il est nécessaire et indispensable qu’ils soient apolitiques.

Les autres sont plus nuisibles qu’utiles.

Contrats libyens: une commission d'enquête parlementaire pour Hollande

Le PS et la gauche s’agitent-ils pour le bien commun ?

François Hollande se déconsidère toujours davantage à chaque déclaration. Quel crédit conserve-t-il ?

Sur le sujet des infirmières bulgares, chacun s’attendait à une approbation obligée de l’action du Chef de l’Etat et donc de la France. Or, le PS et Hollande se sont livrés à une attaque personnelle en règle du Président de la République. Et donc de la France.

Ce qui en particulier accable les détracteurs, c’est d’abord leur défiance. Hollande et le PS mettent tout en doute. Ce qui ne manque pas de sel, puisque la gauche était au pouvoir au cours de l’affaire. Qu’a fait le gouvernement Jospin pour la libération des infirmières bulgares menacées alors de mort (avant d’y être condamnées en 2002). Ingrid Betancourt n’a pas davantage bénéficié de l’action de la diplomatie française à l’époque socialiste.

C’est ensuite l’accusation d’un marchandage lorsqu’il s’agit de sauver des vies humaines, alors qu’en outre les taliban avaient exécuté l’un des deux otages maintenant victimes des extrémistes, les intégristes musulmans. Les femmes battues ont fait l’objet de la sollicitude de Sa Cynique Majesté Royal en campagne, mais une fois la Présidentielle perdue le PS se soucie comme d’une guigne du sort des infirmières… Combien d’infirmières bulgares pour une femme battue française, Monsieur Hollande ?

Et ce sont ensuite les critiques concernant le marché d’armes passé par EADS avec la Libye, en pourparlers depuis février dernier, avant la présidentielle et les négociations du Président français actuel. Car c’est faire abstraction -face à l’opinion française, pour sa manimpulation- de marchés équivalents passés depuis que, à la fin des années 90, la Libye s’est quelque peu réhabilitée. Ainsi, l’Italie ne s’est-elle pas privée de la clientèle libyenne. Il se trouve que le gouvernement italien responsable de la transaction, dont la gauche reproche l’équivalent au gouvernement français actuel, est celui de M. Romano Prodi. Ce monsieur est socialiste… Mais à quoi bon le rappeler, par honnêteté. Et, simple détail secondaire, Romano Prodi avait fait le voyage en Franceen pleine campagne présidentielle– pour soutenir la candidature malencontreuse de sa camarade socialiste, l’ineffable Royal, qui s'en est fort bien acommodée ! La FSE (socialistes européens) respectent les affaires intérieures des pays amis, mais l’éthique politique socialiste a visiblement ses limites… Le PS dépasse même les limites de la décence dans ses critiques liées à l’affaire des infirmières bulgares.

La Libye est donc respectable au-delà des Alpes mais ne l’est plus en deçà ! La logique et la morale socialistes sont insondables. Où et quand les polémiques incessantes menées par Hollande sont-elles respectables ?

Sans-papiers : des pilotes d’Air France font de la résistance

Des salariés du secteur public se dressent contre l’Etat-employeur

Hier, le secrétaire général de la CFDT Air France, François Cabrera, a été parfaitement clair : «Nous refusons que les personnels des compagnies aériennes se transforment en auxiliaires de la police.» Il n'est donc pas question pour lui que les équipages de la compagnie nationale laissent expulser les enfants sans-papiers scolarisés et leurs parents. «On fera tout pour que les personnels ne fassent pas ce sale boulot», ajoute le responsable syndical. Les enfants, non ! Et les adultes, est-ce oui ? Pourquoi les enfants? Parce qu'ils sonts des instruments de la propagande facile fondée sur la compassion. Parce qu’accepter des enfants sans papiers, c’est accepter les parents également sans papiers… Mais le cas des adultes n’a pas le même impact sur la sensibilité des contribuables qui seront ravis de voir grimper leurs impôts, par solidarité…Trois d’un coup !

Expulsion égale mobilisation, voire grève : tel est l’ultimatum ! C’est la politique consensuelle, à la façon CFDT, mais aussi …RESF, à nouveau ! Le Réseau éducation sans frontières (RESF) avait organisé hier une manifestation à l'aéroport Charles-de-Gaulle. Objectif : empêcher l'expulsion de Feng Xue Cai et Zhiyian Ni, lycéens chinois de 19 ans. De 'jeunes enfants', si on veut, mais en fait des adultes majeurs. Pourtant, quelques heures avant l'heure du rassemblement, les responsables de RESF apprennent que ce ne sont pas eux qui doivent être expulsés mais deux Chinois adultes. Qu'à cela ne tienne, la manifestation à Roissy est maintenue et servira de répétition générale ! RESF étend ainsi officiellement son activité aux adultes, démontrant que l’éducation des sans-papiers d’âge scolaire est bien un prétexte éhonté pour défier l’autorité publique.

Les représentants de trois syndicats d'Air France sont présents : CFDT, mais également CGT et … SUD, qui est de tous les coups. L’entente de RESF et des pilotes activistes est concertée. Pour RESF, la mobilisation de ces personnels est importante : ils peuvent empêcher un avion de décoller. Ils sont parfaitement conscient d’entrer dans l’illégalité: «S'opposer à une expulsion, c'est se mettre en dehors du cadre de la loi», explique Léon Crémieux, membre du Bureau national SUD Aérien. L'accès aux zones réservées des aéroports exige une habilitation ­ un badge ­ délivrée par le préfet, qui peut également la retirer. «Notre seul pouvoir, c'est la "clause de fatigue". On peut l'invoquer si on ne se sent pas capable d'assumer notre fonction. Et on peut l'utiliser pour cette raison-là. Mais on sera immédiatement remplacé par quelqu'un d'autre», précise Karim Hilem, stewart CGT. Contourner la loi est une technique syndicale de dialogue.

Tandis que les syndicalistes exposent la situation des salariés d'Air France, les militants de RESF distribuent des tracts attirant l'attention des passagers à destination de Pékin sur le cas des deux Chinois. «Ils risquent d'être vos compagnons de voyage ligotés, menottés et bâillonnés», dit le texte. Une femme promet de semer la pagaille dans l'avion. Si elle refuse d'attacher sa ceinture, l'appareil ne pourra pas décoller. Seul risque : elle pourrait être débarquée et devra répondre d' «entrave à la libre circulation des aéronefs», préviennent les syndicalistes.

La marge de manoeuvre est étroite. De l'avis général, le mieux placé pour empêcher l'expulsion est le commandant de bord. Pour peu que le futur expulsé se débatte et fasse du barouf dans l'avion, «il peut dire : "je n'embarque pas ce passager"», affirme Léon Crémieux. Mais il devra ensuite s'expliquer devant sa hiérarchie et le préfet.

Selon les syndicats, la direction d'Air France est «très ambiguë» sur ce dossier. «Elle revendique un humanisme façon PS, mais les expulsions, c'est également un super marché pour Air France», souligne Philippe Decrulle, secrétaire général adjoint de la CFDT d'Air France. Selon lui, les passagers expulsés paient plein tarif, ainsi que leur escorte. Soit 1 200 à 1 500 euros pour un aller simple Paris-Bamako. Somme toute, l’équilibre des comptes d’Air France serait assuré par les expulsions ?...

Hier, la mobilisation de RESF n'a pas permis d'éviter l'expulsion de Ji Baoefeng et Sun Diguang vers Pékin. Mais, la prochaine fois, les sections les plus radicales des syndicats extrémistes sortiront à nouveau et impunément de la légalité, et réussiront à imposer des clandestins aux Français, et pas seulement à ceux qui par naïveté ne se sentiront ni exploités par les sans-papiers, ni manipulés par les syndicats : l’opinion ne doit pas se laisser berner. Le vote contre la gauche à la présidentiel ne doit pas être rendu caduc: il est une raison d’espérer que force restera à la loi voulue par une majorité de Français.

La gravité de ces actions anti-démocratiques qui bafouent la volonté du peuple ne doit pas laisser indifférent, car la concertation est évidente : ce qu’on appelle préméditation’ en matière pénale. Crime en bande organisée, quand il s’agit du citoyen lambda, mais une qualification qui ne s’applique pas à des syndicats : la même loi ne s’applique pas à tous !

vendredi 3 août 2007

Offre culturelle renforcée à France Télévisions

Nouveau cahier des charges

Nicolas Sarkozy souhaite, dans la lettre de mission rendue publique mercredi par l'Elysée que

- France Télévisions propose "une offre culturelle plus dense, plus créative, plus audacieuse" ;

- et que Christine Albanel, la ministre de la Culture, prépare un "cahier des charges rénové".

Le groupe audiovisuel "doit fortement affirmer son identité de service public à travers une offre culturelle plus dense, plus créative, plus audacieuse, une offre qui marque une plus grande différences avec les chaînes privées, une offre fondée sur des programmes populaires de qualité aux heures de grande écoute", écrit le chef de l'Etat dans ce document co-signé par le Premier ministre François Fillon. Le Président de la République a manifestement entendu la demande du public.

Ainsi, "un cahier des charges rénové sera rédigé pour encadrer les activités et préciser les identités des différentes chaînes de France Télévisions".

"Un certain nombre de synergies importantes, qui n'ont été que trop longtemps différées, doivent être mises en oeuvre", demande le chef de l'Etat à Mme Albanel. "Pour les permettre, vous expertiserez et nous proposerez les modifications souhaitables de structures".

Radio France devra quant à elle "poursuivre sa modernisation et promouvoir la diversité éditoriale, culturelle et musicale".

Nicolas Sarkozy charge également la ministre de la Culture de préparer "un schéma de réorganisation et de rationalisation des instruments de la politique audiovisuelle extérieure de la France, pour une présence audiovisuelle plus forte, plus cohérente, plus ambitieuse, plus efficace".

Globalement, il souhaite "une remise à plat des dispositions législatives et réglementaires qui s'appliquent au secteur de l'audiovisuel". L'objectif est "de permettre l'émergence de groupes de communication audiovisuelle français de premier plan, capables de structurer une industrie française puissante des contenus et d'affronter les nouveaux défis liés à la multiplication des canaux de distribution".

La question de l’objectivité des rédactions n’est pas évoquée, un rappel à l’impartialité qui s’imposait pourtant. Le SNJ se serait à juste titre senti visé ! Ses journalistes continueront donc à déverser leur propagande, au nom de l’insolence ou de l'impertinece -alibi au militantisme- qui sied à ses militants. Si notre avis était sur ce point pris en compte, nous demanderions seulement de l’information, et non pas des explications et autres commentaires tendancieux : des faits et non des avis partisans.

jeudi 2 août 2007

Adoption du projet de loi sur l'autonomie des universités

Toujours pas contente, la gauche, dont l’UNEF !

La défiance citoyenne et systématique

Le projet de loi sur l'autonomie des universités de la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a été définitivement adopté mercredi par le Parlement.

Faut-il préciser que seule la majorité UMP et centriste a voté pour, tandis que l'opposition PS, PCF et Verts votait contre, comme d’hab.

Les syndicats étudiants, notamment UNEF et FAGE, et enseignants, comme l'UNSA-Education, figés dans leur contestation traditionnelle, refusent toujours un texte pourtant largement déminé par le président Nicolas Sarkozy.

La Conférence des présidents d'Université (CPU) s'en est revanche félicité, tout en réclamant "une forte mobilisation de moyens".

Démontrant sa volonté de dialogue, Nicolas Sarkozy, avait fait modifier le texte initial présenté le 4 juillet en Conseil des ministres. Après avoir reçu les représentants de la communauté universitaire, il avait retiré :

- le caractère optionnel de l'autonomie des universités : elles craignent toujours la concurrence et l’élitisme;

- la sélection en première année de master (bac+4), sachant pourtant que les études sérieuses commencent seulement à ce niveau et qu’avant l’université n’est guère sélective. Un bel engorgement en perspective ! Et toujours plus de psychologues et autres sociologues, mais toujours moins de plombiers. Reste l’apport polonais…;

- et la limitation des CA à 20 membres : noyautage par la gauche pérenisé.

Ce n’est pas rien, mais croyez-vous que la gauche et la presse militante ont salué la réelle capacité d’écoute du Chef de l’Etat?

Avec la même volonté de consensus, au cours de la discussion du texte, le gouvernement et la majorité à l'Assemblée nationale ont supprimé la possibilité donnée par les sénateurs à des personnalités extérieures de participer à l'élection du président d'université, revenant au projet initial qui abandonne le pouvoir aux militants de gauche, souvent radicale.

Mme Pécresse a également annoncé l'ouverture par Roselyne Bachelot (Santé) dès septembre d'une concertation sur l'intégration des cursus des professions paramédicales et sage-femmes dans le système LMD (Licence, master, doctorat) fortement demandé par de nombreux parlementaires : des augmentations de salaires, par conséquent.

Le projet de loi "relatif aux libertés et responsabilités des universités" prévoit la généralisation de l'autonomie budgétaire et de gestion des ressources humaines à toutes les universités d'ici 5 ans.

Les universités pourront également devenir propriétaires de leurs biens immobiliers ou les vendre, ainsi que créer des fondations.

Pour améliorer la gouvernance des universités, les conseils d'administration sont ramenés de 60 à environ 30 membres et s'ouvrent à des personnalités extérieures (7 ou 8).

Le président sera élu par le CA pour un mandat de 4 ans renouvelable une fois. Son autorité sera renforcée. Il disposera d'un droit de veto sur les affectations, pourra embaucher des contractuels et gérer les primes des personnels.

Le texte modifie la procédure de recrutement des personnels et enseignants-chercheurs. A cette occasion, aurons-nous enfin des éclaircissements sur le poste de ‘professeur-chercheur’ fantôme dont bénéficie le socialiste Julien Dray, et dont les diplômes et le niveau d’études sont classés ‘secret défense’ ?...

La gauche qui était encore au pouvoir en 2002, a malgré tout déploré l'absence "d'une véritable réforme de l'université" et fustigé l'absence d'un collectif budgétaire pour les universités.

"C'est un projet a minima, les problèmes urgents de l'université ne sont pas réglés par ce texte", a regretté le député Pierre Cohen (Socialiste, radical et citoyen, PS).

Patrick Braouezec (Gauche démocrate et républicaine = radicaux PC-Verts) a estimé que "sous couvert d'amélioration de la gouvernance, c'est une véritable dérégulation de l'université qui est mise en route".

Pour l'UMP Françoise Gueguot: "Nous sommes maintenant dans une logique de performance qui seule assurera l'égalité des chances".

Le Nouveau Centre s'est félicité avec Philippe Vigié d'un projet "important et fondateur qui constitue une étape importante pour redonner à l'université française ses lettres de noblesse".

Valérie Pécresse a expliqué qu'il s'agissait du "socle de la réforme de l'enseignement supérieur" qui sera menée "ces cinq prochaines années". "Ce n'est qu'un point de départ, on ne peut pas engager de nouveaux moyens sans avoir préalablement changé le mode de fonctionnement et la gouvernance" a-t-elle assuré.

Franchise médicale ? Opposition de la gauche et des syndicats

Les extrémistes de gauche font un blocage…

Le gouvernement a promis de veiller à ce que la franchise médicale soit socialement la plus juste possible. Pourtant, fidèles à leur posture commune de défiance permanente, les syndicats et l’opposition dénoncent une "hypocrisie" et une mesure inégalitaire par nature. Des accusations subjectives qui nécessiteraient une démonstration…

Dans un entretien au Figaro puis sur France Inter, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a expliqué que les femmes enceintes, les enfants et les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) ne seraient pas concernés par le dispositif dévoilé mardi par Nicolas Sarkozy : au total, dix millions de personnes seront en effet exonérées de franchise - "les plus faibles, les plus modestes", a-t-elle dit.

"Nous voulons que cette mesure soit la plus juste possible. Bien entendu, la concertation permettra d'affiner les modalités techniques", a ajouté Roselyne Bachelot.

Cette mesure consiste à faire payer

- 50 centimes par boîte de médicament et acte paramédical ;

- deux euros à chaque recours à un transport sanitaire,

- avec un plafond de 50 euros par an et par assuré.

Elle est une des promesses électorales de Nicolas Sarkozy et devrait permettre d’économiser 850 millions d'euros, selon la ministre de la Santé.

Les détails en seront présentés en septembre aux organisations syndicales et aux professionnels de santé et le système sera contenu dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008. Il s'appliquera à partir du 1er janvier prochain.

Pour le Parti socialiste, Nicolas Sarkozy "persiste dans l'hypocrisie" inaugurée par les gouvernements Raffarin et Villepin qui avaient diminué les remboursements. Le PS ne fait toutefois pas de propositions… Quel est le rôle du 'cabinet fantôme'? Les membres seraient-ils des fantoches?...

Toujours dans le même registre de propagande primaire, cette annonce, déclarée "choquante", (...) " utilise la compassion en direction des malades du cancer ou d'Alzheimer pour justifier une mesure impopulaire destinée à combler pour partie les conséquences de la politique de la droite en matière de protection sociale", estime le secrétaire national à la Santé, Pascal Terrasse, dans un communiqué. L’Ardèche n’est sans doute pas assez frappée par ces maux. Le député socialiste a manifestement oublié la scène pathétique jouée à la télévision en campagne présidentielle, lorsque Sa Cynique Majesté Royal a quitté son sourire figé pour des simagrées compassionnelles face à un interpellateur handicapé en fauteuil : du grand art !

Toujours dans les mêmes termes transposables à l’infini, Jean-Marie Le Guen, responsable des questions de santé au sein du groupe PS à l'Assemblée nationale, mais aussi professeur occulte en art dramatique de la Cynique susnommée, a déclaré : "C'est un mauvais coup porté à la santé des Français parce que (la franchise) sert à dissuader chacun de recourir aux soins sans pénaliser les consommateurs abusifs". Ce qui reste à démontrer !

Même son de cloche avec la CFDT qui voit aussi et comme par hasard dans les franchises médicales "un grand risque de renoncement aux soins" ainsi qu'un "coût important sur les bas revenus et (...) un accroissement des inégalités devant les financements collectifs".

Pareillement, le bourdon de la CGT émet le même son : l'accumulation de ces mesures (déremboursement, ticket modérateur, franchises) présentées au nom de la responsabilisation, de la solidarité, faisant appel aux bons sentiments, vide en réalité la Sécurité sociale de son contenu". Ni plus, ni moins…

"L'hypocrisie se conjugue avec le cynisme", souligne le très extrêmiste Solidaires, dont la représentativité n’est pas démontrée, mais dont la presse ne manque pourtant pas de se faire l’écho. Cette union syndicale est dans son rôle lorsqu’elle accuse. Selon elle, aucune mesure concrète n'est annoncée contre le cancer ou la maladie d'Alzheimer et les professionnels de santé indiquent que lutter contre cette dernière nécessiterait plus de six milliards d'euros.

Roselyne Bachelot, sur France Inter, a fait observer aux détracteurs professionnels qu'"on n'en a jamais assez dans cette prise en charge de la maladie, mais pour la première fois, un plan est accompagné des mesures de financement qui permettent son efficacité".

Le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, s'exprimant sur France 2, a expliqué quant à lui que "ce que les Français ne veulent pas, ne veulent plus, c'est des plans à répétition pour boucher des trous" mais ils sont favorables à un "engagement clair évalué chaque année".

La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) s’en prend aux personnes. Selon ces trotskistes, Nicolas Sarkozy a "grillé la politesse" aux parlementaires qui doivent débattre des franchises médicales à l'automne. Se trompant de cible et dans leur style très particulier, les amis de Besancenot s'inquiètent de voir le chef de l'Etat "faire les poches des malades" et "condamne sans réserve ce nouveau subterfuge". Sur les maladies et les malades, rien ! Eux, au moins, ne se laisseront pas envahir par la compassion…

Constitué des principaux syndicats, du PS, du PCF, de la LCR et d'une vingtaine d'associations, notamment de médecins militants, un collectif (de plus!) national contre les franchises de santé appelle à une journée d'action en septembre avant d'engager "des manifestations décentralisées dans toute la France" dans la seconde quinzaine d'octobre.

Le réchauffement climatique n’est rien à côté de l’automne indien que nous préparent les radicaux –mais démocrates- de tous poils…

Les électeurs verront quelle valeur les démocrates rouges et noirs accordent au vote démocratique et républicain.

Adoption définitive du "paquet fiscal" ou ‘TEPA’

La gauche dans la démolition ‘constructive’

Cherchez les propositions de la gauche, vous ne trouverez rien. Voici en revanche de nouvelles critiques. Elles concernent cette fois le ‘paquet fiscal’ que les élus de la nation ont adopté définitivement mercredi : l'Assemblée nationale qui l'a voté par 169 voix contre 68, et le Sénat par un vote à main levée. Il regroupe un ensemble de promesses faites pendant la campagne électorale par Nicolas Sarkozy, mais qui a subi au Parlement les critiques obligées et systématiques d'une gauche très mobilisée contre tous les projets du gouvernement.

Le projet de loi pour le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat (TEPA), dit "paquet fiscal", prévoit un dispositif favorisant

- les heures supplémentaires,

- un crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunts immobiliers, pendant les cinq premières années, plafonnés à 20% du montant des intérêts, pour l'achat d'une résidence principale ;

- une quasi suppression des droits de succession : à partir de 2008, ces droits seront supprimés pour le conjoint, marié ou pacsé, survivant. L'abattement de 50.000 euros appliqué aux donations et successions passera à 150.000 euros pour les ascendants ou descendants et de 5.000 euros à 15.000 euros entre frères et soeurs. Un abattement de 7.500 euros sera mis en place pour les successions au bénéfice des neveux ou nièces. Les dons en numéraires seront exonérés de droits de mutation dans la limite de 30.000 euros ;

- un abaissement de 60 à 50% du bouclier fiscal (les impôts directs ne pourront pas dépasser 50% -60% actuellement- des revenus), à partir du 1er janvier prochain ;

- la mise en place du RSA (Revenu de Solidarité Active) dont le but est d'inciter les bénéficiaires d'un revenu minimum à retrouver un emploi en leur assurant un revenu garanti, sans perte de pouvoir d’achat. Ce qui justifie probablement la noble colère du Vert François de Rugy qui s’exclame : "Ce projet fiscal est à la fois un paquet cadeau pour les plus riches et un paquet piégé pour les finances publiques". Et juge : "C'est un texte socialement immoral";

- encore l'encadrement des "parachutes dorés";

- une réduction de l'ISF, sous certaines conditions, pour ceux qui souscrivent au capital des PME ou qui effectuent des dons au profit d'organismes d'intérêt général ;

- ou une défiscalisation des rémunérations perçues par les étudiants de moins de 26 ans dans la limite de trois fois le SMIC.

Chacun appréciera la valeur et l’objectivité du ‘paquet-critique’ global de la gauche…

Le coût du projet a été estimé par Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, "entre 10 et 11 milliards d'euros en 2008, et 13,8 milliards d'euros (par an) en régime de croisière", mais entre 15 et 17 milliards d'euros par l'opposition, qui, pendant la campagne, n’a pourtant pas démontré sa capacité à chiffrer quoi que ce soit, pas même son ‘pacte présidentiel’...

L’estimation de la Ministre retarde d'autant le retour à l'équilibre des finances publiques, promis au mieux pour 2010 par le chef de l'Etat, mais plus probablement pour 2012, ce qui indispose Bruxelles. Malgré cette pression extérieure mal vécue par les Français, le gouvernement a dégagé des marges de manoeuvres pour les amendements des parlementaires.

Après toute une législature à batailler en vain pour obtenir la sortie de la résidence principale du calcul de l'ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune), les députés ont en effet obtenu une hausse de 20 à 30% de l'abattement d'ISF sur cette résidence.

Ils ont aussi porté de 20.000 à 30.000 euros la possibilité de donation en numéraire par une personne de moins de 65 ans et de 50.000 à 150.000 euros l'abattement pour les donations et les successions en faveur d'une personne handicapée si elle n'est pas l'héritière directe.

Au total, le coût de ces amendements a été évalué à 200 millions d'euros par Mme Lagarde.

Les sénateurs ont, eux, voté contre l'avis du gouvernement un amendement qui prévoit que l'Etat compense intégralement les remboursements lorsque le bouclier fiscal est dépassé. Actuellement, les collectivités locales doivent rembourser les dépassements qui sont de leur fait.

Leur volonté a été confirmée en CMP (Commission Mixte Paritaire, composée de 14 députés et sénateurs) et mercredi Mme Lagarde a finalement donné son accord à cette disposition dont le coût a été évalué par Gilles Carrez (UMP) "entre 20 et 40 millions".

Ce texte est un "choc de confiance qui peut propulser la croissance" pour "ensuite favoriser l'emploi", a affirmé la ministre. Une assertion naturellement contestée au Sénat par le Bayrouiste Jean Arthuis (MoDem/UDF), qui a émis "un doute sérieux" sur les effets attendus par le gouvernement. Quant à Charles de Courson, au Palais Bourbon, il a noté : "Nous avons obtenu des avancées", ajoutant : "Nous votons ce texte même si nous estimons que sur certains points on peut encore l'améliorer". Tout est perfectible, spécialement les compromis qui prennent en compte les diverses sensibilités…

En revanche, le projet n'a évidemment pas trouvé grâce aux yeux de la gauche qui a fait de l’obstruction, probablement ‘positive et juste’, dans les deux assemblées contre un texte plein de "cadeaux fiscaux" pour les riches qui loin de promouvoir le travail "marque le retour d'une société de rentiers". Rappelons que l’ex-couple Hollande-Royal est assujetti à l’ISF, comme tous les ‘riches’, à la différence que leur estimation est sous-évaluée… Sans sectarisme socialiste, le député Pierre-Alain Muet a estimé qu’"il ne répond à aucun des problèmes de notre pays mais à un choix idéologique". C’est pour quand la rénovation du dogme socialiste ?

Martin Hirsch (Solidarités actives) a fait valoir qu'"on ne pouvait pas comparer ce qui n'était pas comparable", car les financements prévus par le texte étaient seulement destinés à un "dispositif expérimental".

Quant au Nouveau Centre, malgré des "réserves", il s'est déclaré favorable à un texte allant "dans le sens du travail" et ne bénéficiant "pas aux plus riches", exclusivement.

Un peu d’honnêteté au passage ne fait pas de mal !

mercredi 1 août 2007

Enfin l’ONU au Darfour, dans six mois!

L'ONU et l’Union Africaine déploient une force au Darfour

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé mardi 31 juillet le déploiement d'une force ONU-Union africaine dans la province soudanaise du Darfour, théâtre d'un sanglant conflit entre le pouvoir central et des mouvements rebelles.

Peu de temps après l'adoption du texte à l'unanimité, l'ambassadeur américain à l'ONU, Zalmay Khalilzad, a prévenu que le Soudan s'exposerait à des sanctions "unilatérales et multilatérales" en cas de non respect de la résolution 1769.

Cette résolution autorise le déploiement d'une force hybride ONU-UA, baptisée Unamid constituée d'environ 26.000 soldats et policiers, dans la province soudanaise du Darfour déchirée depuis 2003 par la guerre civile. Le déploiement de cette force, dont le coût est estimé à environ deux milliards de dollars, est destiné à prendre le relais des 7.000 soldats de l'UA actuellement sur place, mal équipés et sous-financés.

La résolution a été soutenue par la Grande-Bretagne, la Belgique, le Congo, la France, l'Italie, le Pérou et la Slovaquie. Elle autorise la force ONU-UA à prendre "les mesures nécessaires" (impliquant l'usage de la force si nécessaire) prévues au chapitre VII de la Charte de l'ONU pour protéger son personnel, assurer la sécurité et la liberté de circulation des travailleurs humanitaires, prévenir les attaques et les menaces contre les civils et soutenir la mise en oeuvre de l'accord de paix du Darfour.

Les rédacteurs de la résolution ont renoncé à invoquer le chapitre VII pour donner pouvoir à la force mixte d'enquêter sur la présence éventuelle d'armes au Darfour, ce qui serait une violation des résolutions de l'ONU. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient au départ préconisé une ligne très ferme contre le Soudan mais il est vite apparu nécessaire d'adoucir le texte pour obtenir le soutien de certains membres africains du Conseil de sécurité et de la Chine.

Ainsi, le 24 juillet, la France et la Grande-Bretagne, soutenus par les Etats-Unis, ont retiré les menaces de sanctions du projet de résolution. Mais dans la matinée, le Premier ministre britannique Gordon Brown, dans un discours à l'ONU, avait brandi la menace de sanctions contre Khartoum "si rien n'est fait pour arrêter la violence" au Darfour.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a qualifié la résolution d'"historique et sans précédent".

Pour l'ambassadeur du Soudan à l'ONU, la résolution adoptée "constitue une amélioration" par rapport aux précédentes moutures et "contient de nombreux éléments positifs".

L’ambassadeur de Grande-Bretagne, Emyr Jones Parry, a pour sa part déclaré qu’il fallait maintenant porter tous les efforts sur les moyens d'"assurer un règlement politique" entre le gouvernement de Khartoum et tous les groupes rebelles du Darfour.

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a estimé que la résolution "est porteuse d'un très grand espoir" mais "ne doit pas nous inciter à relâcher nos efforts".

Le déploiement de la force hybride "va nécessiter de la communauté internationale qu'elle se mobilise de manière durable et va exiger des ressources financières et humaines", a dit le numéro deux de la délégation française à l'ONU, Jean-Pierre Lacroix. "C'est le prix à payer pour pouvoir faire vraiment la différence sur le terrain et la France est prête à contribuer à cet effort", a-t-il ajouté.

Deux ONG positives, Oxfam et Christian Aid, ont salué mardi l'adoption de la résolution tout en exprimant leur inquiétude sur le temps nécessaire pour que celle-ci soit mise en oeuvre. L'Unamid sera, à ce moment-là, la plus importante mission de paix au monde.

Le déploiement de la force hybride, "pour une période initiale de 12 mois" n'est pas en effet attendu avant le début de l'année prochaine : encore cinq mois d’atrocités ! La guerre civile au Darfour a fait environ 200.000 morts et 2,1 millions de déplacés, selon l'ONU, des chiffres contestés par Khartoum.

PS : Méchant, gratuit, sectaire, selon Kouchner

Le ‘coup d’éclat’ permanent du PS

Règlement de comptes socialiste

Bernard Kouchner juge sévèrement les propos du Premier secrétaire du PS François Hollande mardi 31 juillet sur RTL: "C'est méchant, gratuit, sectaire, et cela entretient une atmosphère détestable", a –t-il estimé après les critiques des socialistes mardi après son audition devant la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

"Pauvre François! (...) Pourquoi il fait semblant d'être méchant en permanence? Pourquoi il s'intéresse au rôle de ministre des Affaires Etrangères? J'aurais bien aimé qu'il s'intéresse à ce qu'on avait fait avant et à tout ce qu'on va faire après", a-t-il lancé, rendant hommage au "talent" du président de la République, Nicolas Sarkozy, dans l'affaire des infirmières bulgares.

Parce qu'il n'a pas commis de faute, "je ne leur demande pas de me pardonner", a déclaré Bernard Kouchner à propos des socialistes: "je leur demande de voir les faits (...) : c'est tout le Quai d'Orsay, tous les diplomates, notre ambassadeur en Libye, qui ont travaillé sur ce dossier depuis le début", a-t-il souligné, en leur rendant hommage.

Le Premier secrétaire du PS l'a traité de "spectateur" dans ce dossier. Quelle connaissance a-t-il en effet du travail, et du travail en équipe, le dilettante Hollande qui louvoie d’un courant socialiste à l’autre, et en définitive rame à contre-courant de l'Histoire.

"Ça ne se passait pas comme ça sous Mitterrand? Sous Chirac? Ce n'est pas le président qui dicte la politique? Qu'est-ce que c'est que ce faux procès?", a tonné le ministre, estimant que "ça les gênait qu'il y ait un succès de plus de Nicolas Sarkozy et même de Cécilia".

Rappelant qu'il avait fait avec Danièle Mitterrand "beaucoup plus des trucs illégaux", Bernard Kouchner a clos le sujet: "Tout cela, c'est de la bouffonnerie".

Personne ne respecte plus Flamby 1er : cet état permanent de critique est-il respectable, tant il est réflexe et donc pitoyable. Expliquerait-il l’état critique du PS ?

Service minimum: des députés dans la bataille des amendements

Combat légitime, mais est-il loyal ?

Le droit de grève donne-t-il tous les droits ? Il préserve le droit aux vacances. Voyons cela !

A la rentrée de septembre, attendez-vous à marcher beaucoup et à fatiguer un max et à rentrer bien tard et à prendre des congés obligés pour garde d’enfants, et? Les syndicats ont tout prévu : ils ont aussi menacé de gâcher la fête du rugby ! Avec le soutien du Parti socialiste européen ?

Dans l’attente de la fête aux travailleurs, faute de rugby, c’est sous la pression des rassemblements syndicaux dans la rue et dans une ambiance électrique entretenue par la minorité de gauche que les élus ont engagé mardi 31 juillet à l’Assemblée Nationale, l'examen des articles du projet de loi sur le service minimum dans les transports publics terrestres, voulus par une majorité de Français qui ont voté pour le projet UMP porté par le candidat Sarkozy qu’ils ont élu démocratiquement et nettement.

A l'appel de sept fédérations de cheminots (CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD-Rail, Unsa et Fgaac : voir dans PaSiDupes ce que sont et représentent l’UNSA et SUD …) et de quatre fédérations de transport (CGT, CFDT, FO et CFTC, qu’on ne présente plus !), auxquelles se sont joints des syndicats non concernés mais toujours disponibles : Solidaires (cf. PaSiDupes), la FSU (enseignants) et le SNJ (journalistes), quelque 1500 personnes se sont massées à proximité pour dénoncer le texte qui constitue, à leurs yeux, une "atteinte" au droit de grève, mais une protection des usagers.

Les travaux ont débuté par une suspension de séance, à la demande des groupes –conglomérats minoritaires et disparates- SRC (socialiste, radical et citoyen) et GDR (gauche démocrate et républicaine, en réalité le PCF et ses satellites), pour permettre de rencontrer les manifestants rassemblés aux abords du Palais-Bourbon !

Comment l’opposition constructive annoncée par le PS s’est-elle exprimée, vous demandez-vous ? Rappels au règlement et demandes de suspension ont émaillé le début de la séance, suivie par plus de 200 députés, sur 577... Des journalistes indépendants et éclairés ont finement observé que l’affluence était inhabituelle pour un 31 juillet –jusqu’à demain! Or, chacun sait –sauf à avoir transité par une école de journalisme à bac +2 et à y avoir réussi par militantisme de bon aloi– qu’il n’est pas non plus ordinaire qu’en juillet une session soit extraordinaire… Outre Jean-François Copé pour l’UMP , avaient notamment fait un saut, le Premier secrétaire en sursis du PS, François Hollande, et le président du groupe SRC, le socialiste Jean-Marc Ayrault. Du PCF, on ne parle même plus.

Agressif, le contesté élu de Grenoble et fameux ex-président de la Commission parlementaire qui auditionna complaisamment le calamiteux juge Burgaud (diplômé de l’ENM), à l’origine de la tragique affaire d’Outreau, en un mot, le porte-parole SRC André Vallini, socialiste, a attaqué : "Nous, les députés socialistes, nous sommes là. Nous ferraillons contre un texte d'affichage, un texte hypocrite". Cette accusation est absurde et gratuite, car chacun sait de quoi il est question et les électeurs ont voulu ces dispositions! Avant même le vote, Vallini confirma la saisine du Conseil constitutionnel par son groupe.

La veille, l’illustre inconnu François Brottes (PS) avait vu dans ce projet "l'arnaque de la semaine" qui veut "faire croire aux Français que c'est à cause des grèves dans les transports publics qu'ils n'arrivent pas à l'heure au travail". Brottes n’a pas dû aller souvent au travail à pieds. Ni revenir… L’arnaque la plus fameuse de ces dernières années reste pourtant la candidature maléfique de Royal.

A l'inverse, UMP et Nouveau Centre ont réaffirmé leur soutien au texte, l'une des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy, souhaitant même le voir étendre à d'autres modes de transport et aux services publics tels que l'Education nationale.

Les ministres élus et réélus, Xavier Bertrand (Travail) tout comme Dominique Bussereau (Transports), se sont employés à nouveau mardi à dialoguer avec les sectaires dénoncés sur un autre sujet par Bernard Kouchner, en répétant que ce projet de loi "respecte le droit de grève" garanti par la Constitution.

Deux mesures cristallisent la colère des syndicats et partis conservateurs: l'obligation pour le salarié de se déclarer gréviste 48 heures avant le conflit sous peine de sanctions, et la consultation possible du personnel à bulletins secrets après huit jours de grève.

Après un long débat et devant le refus du gouvernement, trois amendements UMP visant à étendre ce texte aux "transports maritimes réguliers" ont été retirés. Ces amendements, soutenus notamment par des élus corses, visaient en particulier à assurer la desserte de l'Ile de Beauté, souvent touchée par des conflits sociaux. La Corse restera donc une île isolée du continent, si telle est la volonté des syndicats…

L'examen de ces deux points, inscrits aux articles 5 et 6, devrait intervenir tard mardi soir, voire mercredi après-midi, considérant les efforts d’obstruction ‘constructive’ de l’opposition. Jugez plutôt : en près de quatre heures de séance, une quinzaine d'amendements (sur 200 déposés) ont été examinés, et seul le premier des 11 articles a été voté. Le PS ne s’est pas épuisé dans l’élaboration de son ‘pacte présidentiel’ et a donc des réserves. Ont-ils mérité des vacances ?

Il faut croire, car en dépit de la lenteur du rythme et de la gravité affichée de la question du droit de grève, le PS a décidé mardi -comme l’ensemble de la conférence des présidents- d'avancer le vote définitif du texte au jeudi 2 août (au lieu de vendredi), ce qui devrait permettre de lever un jour plus tôt la session extraordinaire. Les vacances sont en définitive un sujet bien plus important pour les élus de gauche que le droit de grève des travailleurs ? Décevant, non ? Seulement si on ne les connaît pas encore...

Le service minimum et le réflexe de Pavlov des syndicats

Vacances à thème des syndicats : la mobilisation estivale !

Des dizaines de rassemblements ont eu lieu en France mardi contre le projet de loi sur le service minimum dans les transports publics terrestres, pendant l'examen du texte par les députés à l'Assemblée nationale. Pas franchement une réussite, mais la gauche s'y est habituée...

A Paris, quelque 2.000 ‘démocrates’ se sont massés à proximité du Palais-Bourbon, pendant que les élus du peuple débattaient sous la protection d’un imposant cordon de sécurité. A l'ouverture de la séance, les groupes de l'opposition - groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) et gauche démocrate et républicaine (GDR) - ont demandé une suspension de séance de dix minutes afin de pouvoir rencontrer une délégation. Les députés de gauche avaient promis une opposition constructive : il fallait comprendre que cette gauche aux abois annonçait sa délégation de pouvoir à la rue !

A Lyon, 300 personnes se sont rassemblées devant la préfecture du Rhône pour cette journée d'action nationale au coeur de l'été à l'appel des syndicats et fédérations de transports.

Etrangement, les transports concernent les enseignants du SNES-FSU et le Syndicat national des journalistes (SNJ). Nombre de manifestants portaient collés sur leurs vêtements des autocollants où on pouvait lire "Oui au droit de grève". Les lecteurs de cette presse et les parents d’élèves apprécieront quel cas ces syndicats font de leurs droits au travail et à l’objectivité et de la neutralité professionnelle. La déontologie, dans tout ça ?

"Le gouvernement veut faire du droit de grève un droit mineur, c'est un texte dangereux qui s'appuie sur une approche mensongère", a affirmé Bruno Bouvier, avec toute l’objectivité dont est capable un délégué régional CGT.

Selon Laurent Brun, cheminot à Lyon et représentant CGT au comité d'entreprise, "sur 848 trains supprimés cette année, 44 seulement l'ont été pour des faits de grève, et plus de 300 par manque de matériel ou de personnel". Suggère-t-il d’étudier de près les congés de maladie à la SNCF?

A Bordeaux, où 300 personnes se sont mobilisées, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, qui devait passer ses vacances sur la côte atlantique, dans les Deux-Sèvres, a redit que son syndicat utiliserait "toutes les voies y compris juridiques pour défendre son point de vue" contre le texte, notamment les recours devant les tribunaux et la saisine du Conseil constitutionnel.

La dépêche de presse cite la CGT trois fois, mais ignore les usagers : les Français sont donc quantité négligeable. Cela s’explique-t-il par le fait que les journalistes SNJ de ces agences ne mettent pas leur militantisme en vacance ?

Les procédés des syndicats radicaux sont dignes et respectables, comme le souligne la menace du camarade délégué de la CGT. "Ce 31 juillet est un premier rendez-vous", a-t-il prévenu revenant sur ses propos publiés dans Le Parisien concernant la Coupe du monde de rugby qui pourrait être perturbée par des mouvements sociaux à l'automne. Elle débute le 7 septembre.

Lucide et objectif, il confirme : "Je ne menace rien du tout. Simplement, si le gouvernement demande que les entreprises négocient dès le mois de septembre pour imposer des dispositions insatisfaisantes, il ne faudra pas s'étonner que nous soyons dans une situation de blocage. Si on veut profiter de la Coupe du monde pour imposer des dispositions néfastes, il ne faudra pas compter sur la CGT". Pourquoi le dialogue tourne-t-il court aussitôt, aux premiers signes de résistance des ministères aux diktats syndicaux ? Ce n’est tout de même pas une fatalité que l’exécutif soit noyauté par les représentants syndicaux et que ceux-ci se substituent de fait aux législateurs.

Le vote définitif - par députés et sénateurs - est prévu jeudi après-midi, juste avant la fin de la session parlementaire extraordinaire qui s'est ouverte le 2 juillet.

"Ce n'est pas facile de mobiliser (fin juillet) mais nous tenions à marquer le coup", a déclaré sur Europe 1 Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière. ‘Marquer le coup’ ! Que voulez-vous ajouter à ça !

L'opposition et les syndicats sont vent debout contre deux dispositions du texte qui restreignent selon eux l'exercice du droit de grève, inscrit dans la Constitution. Le Parti socialiste a annoncé qu'il saisirait le Conseil constitutionnel.

Sont contestées l'obligation pour tout salarié d'annoncer son intention de participer à la grève 48 heures au préalable et l'organisation d'un vote à bulletin secret des salariés au bout d'une semaine de grève. La ‘république du respect’ -préconisée par la candidate socialiste et le PS- a encore du chemin à faire !

Les syndicats, dont FO et Jean-Claude Mailly, ont le mépris de l’ensemble des Français et de l’intérêt général, puisqu’ils ne peuvent prétendre à la représentation que d’une portion seulement des Français et de leurs intérêts particuliers. Selon ces syndicats, le texte qui avait été présenté aux organisations syndicales en juin aurait été "durci" sur plusieurs points dont le préavis de 48 heures. Mailly désigne …‘certains’ et exprime objectivement un …‘sentiment’ : dans la majorité, "on a un peu le sentiment que certains députés ou sénateurs [et les deux ?] - ceux qui sont apparemment le moins pour l'ouverture - en rajoutent un peu", a-t-il estimé. C’est peut-être aussi que tout bêtement ils représentent les intérêts de leurs électeurs… Et que la volonté de la majorité doit céder devant la pression des minorités : la démocratie revue et corrigée !

Comme Bernard Thibault, il met en garde contre les velléités gouvernementales non dissimulées d'intégrer cette disposition lors de la renégociation d'accords déjà en vigueur, notamment à la RATP ou à la SNCF. C’est clairement le but de cette loi réclamée par le peuple de France et promise par le candidat UMP à la Présidentielle! Il ne faudrait pas qu’on lui reprochât de ne pas tenir ses promesses… Si le gouvernement a l'intention d'y intégrer "des choses qui ne nous conviennent pas, cela risque d'être très difficile", prévient Jean-Claude Mailly.

Le ministre Xavier Bertrand a tout de même pu s’exprimer… «Obliger un salarié à se déclarer 48 heures à l'avance répond à un objectif pratique et non idéologique », a-t-il déclaré mardi sur RTL. "Ce que je veux, c'est qu'on puisse dire aujourd'hui aux usagers le jour d'une grève (...) si leur train de 07h21 va démarrer oui ou non. Or si vous voulez le leur dire 24 heures avant, vous avez besoin de 48 heures avant de savoir qui va venir travailler. C'est purement logique", a-t-il insisté. Respecter ceux qui se lèvent tôt ? Auraient-ils des droits ?

"En démocratie, le droit de grève est reconnu et il n'est donc pas nécessaire de se cacher lorsqu'on est gréviste", insiste dans Le Parisien Christian Blanc, député Nouveau Centre et ancien président de la RATP. D’ailleurs, les grèves se décident le plus souvent au sommet et les délégués servent à entraîner les travailleurs. Lorsqu’un vote a lieu, il se fait à main levée, avec le risque de représailles ‘démocratiques’…

Il faut laisser "la possibilité pour les grévistes ou les non-grévistes de choisir jusqu'au dernier moment" s'ils veulent faire grève ou non sans sanctions disciplinaires, a-t-il dit. Les travailleurs ont-ils jamais eu la liberté de ne pas faire grève lorsque que le syndicat majoritaire dans l’entreprise la déclenchait ?... L’inverse est-il d’ailleurs possible ? (!)

De son côté, la CGT qui est fermée au mois d'août réunira en septembre l'ensemble des délégués syndicaux et donnera pour consigne de ne signer aucun accord d'entreprise prévoyant cette déclaration préalable de 48 heures, annonce son secrétaire général.

Bien que très peu de travailleurs se syndiquent et que les syndicats soient de moins en moins représentatifs, FO et CGT entendent donc imposer leur volonté à la majorité des Français, travailleurs et usagers.

Tous otages !

A Lille, des sans-papiers –mais grévistes de la faim- évacués

Comité des sans-papiers, ou la défiance citoyenne en action

La police est intervenue mercredi matin à la Bourse du travail de Lille pour faire évacuer environ 150 sans-papiers, dont une soixantaine étaient en grève de la faim pour réclamer une régularisation, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les forces de l'ordre ont interdit depuis 06H00 l'accès à la Bourse du travail et des groupes de sans-papiers ont été emmenés dans des fourgons de la Police aux frontières "vers le centre de rétention de Lesquin", près de Lille, a déclaré à l'AFP Roland Diagne, un porte-parole du Comité des sans-papiers du Nord (CSP-59), qui s’activait sur place.

Mardi le préfet du Nord Daniel Canepa avait prévenu que "l'ultimatum pour la fin de la grève de la faim, c'est ce (mardi) soir", en qualifiant le mouvement d'"inutile et dangereux".

Selon M. Diagne, 56 sans-papiers grévistes de la faim, dont certains depuis le 15 juin, 113 autres non grévistes et une vingtaine de sympathisants se trouvaient à la Bourse du travail au moment de l'intervention des forces de l'ordre. Les sans-papiers s'étaient installés dans des tentes depuis le 25 juillet dans le jardin de la Bourse, un lieu appartenant à la mairie mais ouvert aux syndicats..

Les policiers "font le tri entre ceux qui ont des papiers, et qui sont libérés, et ceux qui n'en ont pas. Le préfet a mis en oeuvre son ultimatum. Pour nous il s'agit d'une rafle, c'est une prise en otage", a déclaré le porte-parole du CSP-59. Les termes laissent rêveur, tant ils sont indécents. Car cette évocation des rafles véritables et historiques, de sinistre mémoire, sans commune mesure avec l’actualité lilloise, sont une insulte au martyre juif. Le CSP-59 s’est choisi un peu recommandable énergumène comme porte-parole. Est-il représentatif ? Il est permis, à l’entendre, de le craindre.

Le comité des sans-papiers ne réclame pas plus de modération de son porte-parole, mais essaie d’imposer la régularisation d'environ 500 personnes en situation irrégulière dans le cadre d'un accord passé en 2004 avec la préfecture de l'époque, après un précédent mouvement de grève de la faim de sans-papiers.

Aujourd'hui, le préfet estime que ces accords n'ont plus lieu d'être puisque, selon lui, ils devaient notamment permettre d'éviter les grèves de la faim, et qu'il se donne le très respectable CSP-59 pour unique interlocuteur des autorités dans la

M. Canepa a noté mardi que les sans-papiers avaient tendance à "se moquer du dialogue" et d'avoir recours à un "chantage qu'on ne peut pas admettre".La résolution du problème ne semble pas être l’objectif à atteindre : il s’agirait plutôt de l’envenimer. Dans l’intérêt sans doute bien compris des sans-papiers…

Le prefet a fait observer que dans la dernière liste présentée par le CSP-59 à la préfecture et contenant 533 noms de sans-papiers candidats à la régularisation, il y avait notamment des personnes responsables "d'agression sur mineur" ou de "mariage forcé". En toute innocence et impunité. Des violences qui ne sont pas réservées aux sans-papiers mais que l’illégalité ne légitime pas !

Les dossiers des sans-papiers seront examinés "au cas par cas" et la grève de la faim "n'est pas un critère de régularisation", a ajouté M. Canepa en refusant toute régularisation massive.

De quel côté la maire Martine Aubry se situe-t-elle ? A-t-elle réclamé le respect de la loi, et son application, ou agit-elle en silence et en sous-main ?