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dimanche 26 juin 2011

Sanctions scolaires: ça va changer à la rentrée


Harmonisation des sanctions scolaires


L'amère Royal s’était déclarée
« favorable à l’encadrement militaire des [jeunes] délinquants »,
une mesure inscrite dans son programme présidentiel de 2007
et à nouveau proposé à l'expérimentation à La Rochelle.
(
lien LDH)

Un nouveau code des punitions pratiquées dans le secondaire est publié aujourd’hui au « Journal officiel ».

Depuis le temps qu’on en parle, les travaux d’intérêt général vont vraiment faire leur entrée au collège et au lycée à partir de la rentrée prochaine. En-deça des mesures à l'étude qui envisageaient il y a deux ans le tout-sécuritaire, portiques et caméras partout comme solution radicale aux violences scolaires d'un nouveau type, ils figurent parmi les nouveautés dans le décret qui paraît au « Journal officiel » aujourd’hui.
Un texte qui remet à plat tout l’arsenal des sanctions disciplinaires dans le secondaire applicable sur l'ensemble du territoire.

Harmonisation

Un grand ménage qui n’avait pas été fait depuis 1985.
Prédécesseur de Luc Chatel à l’Education nationale, Xavier Darcos en avait déjà esquissé la nécessité, évoquant même la rédaction d’un « code de la paix scolaire », qui devait harmoniser des punitions et sanctions à géométrie variable, selon les établissements et les régions. « Un même fait de violence n’entraîne évidemment pas la même réaction au fin fond du Limousin qu’en Seine-Saint-Denis », justifie-t-on au ministère. Tout dépend évidemment du climat de l’établissement et partant, du seuil de tolérance. En clair, là où un gros mot de travers emportera illico la convocation d’un conseil de discipline, voire l’exclusion du collège en Corrèze, il en faudra nettement plus dans un environnement régulièrement baigné d’irrespect et de petites violences quotidiennes…
Le rapport remis par le juriste Alain Bauer au ministre, lors des états généraux de la violence scolaire à l’école l’an dernier souligne que la pagaille est précisément contre-productive : quand on ne sait plus le sens d’une punition, qu’elle n’est accessoirement jamais expliquée, elle contribue au contraire à faire le lit de la violence.
La refonte des sanctions publiée aujourd’hui, qui prendra effet dès la rentrée prochaine, s’est largement inspirée de ses préconisations.

L'arsenal ancien est inadapté aux violences actuelles

Le 16 juin 2006, sur le parvis de la gare de ...La Rochelle, Ségol'haine Royal s'était faite proprement entartée par un jeune, Jonathan Joly.
La Présidente de la région n'ose plus se rendre à La Rochelle...
lien PaSiDupes

Les cent lignes à copier, qui se situent souvent au niveau de la sottise du potache, continueront d’avoir cours, tout comme les mots du professeur dans le carnet de liaison qui provoquent des réactions ulcérées, voire grossières des parents en flagrant délit d'incompétence. Parce que les enfants-rois continuent de régner sur l’école primaire, où en matière de discipline les règlements intérieurs font la loi et les enseignants y sont souverains, alors le ministre Luc Chatel explique, impuissant: « et parce que le problème n’y est pas le même ». En effet, le nerf de la guerre est entre les mains du maire: son moyen de pression n'est donc pas le nerf de boeuf.

La refonte des sanctions ne vise que les procédures disciplinaires, qui sont inscrites au Code de l’éducation et ne peuvent pour cette raison qu’être modifiées par décret. Au seul choix, aujourd’hui limité, entre heures de colle, avertissement en conseil de classe et exclusion, s’ajoutent désormais une série d’outils « hiérarchisés, pour rendre les sanctions de demain à la fois plus solennelles et plus justes ».

Les punitions au collège sont un maquis dénoncé par le criminologue Alain Bauer en mars 2010 au ministre de l’Education nationale, avant la tenue d’états généraux de la violence à l’école.
Les chiffres d’abord ne sont pas très rassurants, d’autant que les données s’arrêtent en 2003 et que la situation ne s’est pas améliorée depuis.
Sur plus de 11300 collégiens interrogés entre 1999 et 2003 par l’Observatoire international de la violence à l’école, un tiers avouait ne pas connaître le règlement intérieur de l’établissement (pourtant à signer en début d’année), 66% déclaraient avoir été punis (le plus souvent des garçons) pour bavardage intempestif, devoirs pas faits, ou carrément insultes et injures envers un petit camarade… C’est en classe que l’on punit le plus. En tête de gondole, l’incontournable heure de colle (39% des punitions), distribuée principalement par les profs (56%) ou le CPE (11,5%), suivie de près par les lignes à copier (29%), pourtant interdites depuis longtemps par les circulaires officielles, puis la note baissée ou le zéro et le « devoir collectif » — autrement dit la bonne vieille interro surprise décrétée par colère. Et 30% des collégiens trouvent la punition injuste. Alain Bauer relève surtout, pour sa part, que « l’application des punitions et sanctions est souvent maladroite ». Si elle est motivée, la sanction est plus que rarement précédée d’un temps « contradictoire où l’on écoute la défense du puni » et rarement expliquée. Elle perd du coup sa valeur éducative « soit une chance de servir à quelque chose », et renforce le sentiment d’injustice. Se faire virer de cours? Une pratique massive, selon le rapport, au point qu’elle est devenue banale. « On trouve parfois l’équivalent d’une classe d’exclus par heure au collège », observe Alain Bauer. Une sanction distribuée en vrac, pour des irrespects aussi divers que le port d’une casquette, un oubli de matériel ou des transgressions beaucoup plus graves. Problème, elle participe au climat de violence dans l’établissement : l’élève qui traîne dans le couloir a vite fait de se venger en dégradant les locaux, ou de glisser vers un « absentéisme perlé ».

L’exclusion définitive: sanction ultime
Prononcée par le conseil de discipline, elle doit redevenir ce qu’elle… devrait être, la sanction ultime et exceptionnelle: quand l’équipe enseignante n’en peut plus et qu’il faut protéger les autres élèves. Elle tend à être prononcée trop souvent aujourd’hui : 15000 élèves (de collège, essentiellement, et en lycée professionnel) se voient exclure de leur bahut chaque année! « Si j’accédais à la demande de tous mes profs, je ferais un conseil de discipline tous les jours », soupire le principal d’un collège du nord de la capitale. Or l’exclusion définitive « ne fait que déplacer le problème », constate le ministère. L’Education nationale ayant le devoir de scolariser tout le monde jusqu’à 16 ans, le turbulent atterrit au collège voisin. Finalement, « on ne fait que se refiler le bébé » turbulent.

L’exclusion temporaire : limitée à huit jours
On pourra continuer de renvoyer huit jours un élève insupportable. Mais plus longtemps, entre une semaine et un mois, est une sanction jugée inefficace, voire contre-productive. Le collégien se retrouve en effet la plupart du temps lâché dans la nature. Ce qui ne l’empêche pas de rôder autour de son établissement : « C’est fou comme ils aiment subitement leur collège dans ces cas-là! » ironise une principale. Or nombre de violences constatées devant certains collèges ont pour origine l’aigreur d’un exclu, qui traîne dehors et fomente sa vengeance.

L’exclusion de classe ne dispense pas de devoirs.
Aucun prof excédé n’a attendu un décret pour prier un élève lassant de quitter son cours et de n’y revenir qu’à la séance suivante, quand il sera calmé. Le Code de l’éducation modifié prévoit désormais la possibilité d’exclure un perturbateur de sa classe pendant quelques jours : huit au maximum. Il doit en revanche rester dans l’établissement, et y travailler. A charge pour les collèges d’imaginer sous quelle surveillance, et pour le prof principal du puni, de veiller à ce qu’il fasse ses devoirs.

Le TIG, nouvel outil
C'était dégradant, humiliant !...
Aujourd'hui, quelques très rares établissements, guère plus de deux ou trois dans la capitale, ont déjà imaginé de mettre une telle pratique en place. A partir de la rentrée, tous les établissements secondaires sont invités à en imaginer et à y recourir. Le conseil de discipline pourra prononcer un TIG comme « peine principale », ou en alternative à une autre sanction. Pendant vingt heures maximum, mais en dehors du temps scolaire, et avec accord des parents, l’élève sera invité à réparer et/ou réfléchir. Dans son collège ou à l’extérieur, au sein d’une association par exemple. Le ministère commence à signer des conventions, qui pourront être déclinées localement par chaque collège avec des organismes, comme la Licra. Un élève sanctionné pour propos racistes pourrait ainsi se voir envoyer dans une délégation locale, se faire une idée concrète de ce que le racisme implique.

La commission éducative
Chaque établissement va devoir se doter de cette instance supplémentaire. Présidée par le chef d’établissement, qui la constitue librement avec accord du conseil d’administration, mais autant que possible ouverte aux assistantes sociales, médecin scolaire, infirmière. L’idée : outre mettre les professeurs concernés en minorité, avoir un autre lieu que le conseil de discipline, ou le conseil de classe, pour évoquer le cas des élèves et de situations (harcèlement, notamment) qui posent problème, et tenter d’y remédier par un travail d'équipe.



Septembre 2010: Fidèle de Désirdavenir Royal, Maxime Bono soutenait l'idée de voir les militaires encadrer des délinquants, et elle proposait de tester cette initiative au 519e régiment à ...La Rochelle, dont il est le maire.

samedi 25 juin 2011

SAAB en faillite, couac socialiste du modèle suédois


Le PS regarde dans le rétro pour ne pas voir devant


Saab Automobile ne va pas pouvoir payer ses employés

Au bord du dépôt de bilan

Le propriétaire de la marque automobile, Swedish Automobile (ex-Spyker), a indiqué jeudi 23 juin que le constructeur emblématique suédois est toujours à la recherche de financement à moyen terme pour pouvoir payer les salaires de ses employés.
Le propriétaire nééerlandais qui a tenté de sauver Saab ajoute n'avoir "aucune garantie" que les négociations en cours pour trouver un financement à court terme aboutissent.
Entre 1.400 et 1.500 salariés sont concernés par cette annonce, selon le porte-parole du syndicat IF Metall, Haakan Skötts. "La seule information que nous avons reçue, c'est que la solution de financement à court terme n'est pas en place", a déclaré le syndicaliste à l'agence suédoise TT.

Partenariat avec les Chinois
Saab a annoncé le 13 juin dernier un partenariat incluant 245 millions d'euros d'investissement, conclu avec deux entreprises chinoises, le distributeur automobile Pang Da et le constructeur Zhejiang Youngman Lotus Automobile.
Mais la production dans l'usine Saab de Trollhättan (ouest de la Suède) est paralysée depuis le 8 juin et la direction a annoncé le 20 juin à ses salariés sur les chaînes d'assemblage qu'il est inutile qu'ils reviennent travailler avant le lundi 4 juillet.
Le constructeur suédois emploie environ 3.800 personnes. Il avait été sauvé de justesse début 2010 lorsqu'il avait été racheté 400 millions de dollars par Spyker au géant américain General Motors, qui souhaitait s'en débarrasser.

Vers le dépôt de bilan ?
Après s'être déclaré plutôt optimiste, Spyker, qui s'est depuis rebaptisé Swedish Automobile, a été confronté à d'importants problèmes de trésorerie pour maintenir la production.
"Swedish Automobile et Saab sont en discussions avec plusieurs interlocuteurs pour obtenir un financement à court terme, y compris par la vente et la cession-bail des biens immobiliers de Saab annoncée plus tôt", rappelle le communiqué de jeudi.
"Ces discussions se poursuivent. Mais il ne peut y avoir aucune garantie qu'elles seront couronnées de succès ni que le financement nécessaire sera obtenu", ajoute Swedish Automobile.

Selon la presse suédoise, Saab pourrait rapidement déposer le bilan, faute d'avoir trouvé le cash nécessaire à la poursuite de son activité.
Au-delà des 100.000 véhicules par an pendant un temps, les ventes de Saab n'ont pas été au niveau des espérances l'an passé (un peu plus de 30.000 contre 50.000 visées) et l'objectif de 80.000 ne sera pas atteint cette année non plus, a concédé Spyker en avril.
Le titre Swedish Automobile dégringolait de plus de 12% à l'ouverture des Bourses européennes.

Avec le modèle économique suédois, le PS a d'inquiétantes références

Le "modèle suédois" reste une référence obligée pour tous les socialistes.

L'exemple de Saab est un choc culturel dans la nation emblématique de la social-démocratie, « modèle suédois » revendiqué naguère par Michel Rocard.

En juillet 2006, la présidente de la région Poitou-Charentes avait visité la Suède -neuf millions d'habitants- et vanté son approche des problèmes sociaux. ""Le modèle suédois est un modèle pour la France et pour de nombreux pays d'Europe. Nous aimerions réaliser ce qui est fait ici ", avait alors proclamé la perspicace candidate à l'investiture socialiste, devant ses courroies de transmission, les journalistes français 'indépendants' qui faisaient campagne avec elle. La Suède, qui combinait un faible taux de chômage (environ 6 %) et plus de 80 % d'adhésion syndicale, peine à empêcher les fermetures d'usines.
"Les Suédois ont refusé de sacrifier le social à l'efficacité économique. Au contraire, ils ont fait du social la pierre angulaire de l'efficacité économique", avait-elle ajouté. Or, une étude publiée en septembre 2009 dans la revue scientifique Acta Obstetricia et Gynecologica Scandinavica indiquait que 6 % des jeunes filles suédoises âgées de 15 à 23 ans ont subi un viol, le taux le plus important en Europe, deux fois plus que le Royaume-Uni.

Pour apercevoir les Français, nos socialistes regardent aussi du côté du Danemark.
« La social-démocratie danoise, c'est cela dont la France a besoin, sa “flexsécurité”, son modèle social, son Etat-providence », comme si la transposition des décisions prises dans les années 1980 par ce pays de 5 millions d'habitants était la panacée, la solution miracle. Problème ? Par nature, la réussite de la social-démocratie danoise, comme la suèdoise, reste locale et difficilement transposable, car la flexsécurité doit d'abord répondre et s'adapter aux réalités nationales. Ce qui est transposable, d'urgence à la Suède, sans espoir pour la France, ce sont les dimensions sociales et culturelles essentielles à la compréhension de l'Etat-providence danois et les attitudes sur le marché du travail, notamment vis-à-vis du licenciement et de la mobilité interprofessionnelle. De fait, la grande majorité des départs (72%) sont à l'initiative des salariés eux-mêmes ; un Danois sur quatre change de travail tous les ans grâce au tissu de PME très flexible et demandeur de main d'œuvre qualifiée.
Les pays scandinaves, que le PS nous recommande, ne sont plus aussi recommandables qu'il le veut bien.
Tout bien considéré, la société danoise, en pleine évolution, est en effet généreuse et xénophobe à la fois. Elle éprouve des difficultés à intégrer ses étrangers et présente le plus faible taux de mixité en Europe. Mais c'est un autre sujet, dont il n'est pas convenable non plus de parler maintenant.

Le socialisme est un système daté
On a compris pourquoi les copieurs-colleurs du PS ont quelque difficulté à sortir un projet précis et personnel.

La maire de Lille, Martine Brochen-Aubry, en première ligne des « reconstructeurs du parti », revendique un parti qui assume pleinement sa connotation « sociale ». Mais, le PS manque désormais de repères et ses leaders ne réussissent pas à esquisser l’alternative socialiste à la française: un bonapartisme de gauche à la Fabius ? un parlementarisme accru avec prééminence de parti, style IVème République, peut-être préférée par Martine Aubry ? Une nouvelle participation plus décentralisée et plus participative à la Royal ? En tout cas, ce n'est plus une social-démocratie à l’allemande ou à la suédoise.
Alors quoi ?

PLUS:
"Martine au pays des idées -Retraités, tous aux abris, v’là le « care » d’Aubry !"
lien causeur

vendredi 24 juin 2011

Mai 68: les victimes mineures de la libération des moeurs


Libération, c'est pas triste ?

Dans un livre bouleversant, Franck Demules raconte les épreuves tragiques qu'il a traversées avant de rejoindre celle qui allait devenir la Première dame de France.
Entretien avec Elisabeth Chavelet (Paris Match)

"A 32 printemps, voici dix ans, Franck Demules entre au service de Carla Bruni. Il vient de très, très loin : à 9 ans, il perd son père, puis côtoie les maoïstes avec sa mère ; entre 11 et 18 ans, il est violé par son tuteur pédophile qui lui « vole [son] adolescence ». Il devient élève acteur de Patrice Chéreau au théâtre des Amandiers. C’est là qu’il croise sa première bonne étoile, Valeria Bruni-Tedeschi. Mais le cauchemar continue. Sa femme meurt du sida. Il connaît la drogue, la prison, l’alcool. Et puis, un jour, Carla Bruni l’engage comme chauffeur. Elle lui redonne confiance. Il est aujourd’hui son assistant personnel et se raconte dans un livre bouleversant écrit avec l’aide du journaliste Ludovic Perrin. La douleur reste vive, comme en témoigne cet entretien.

Paris Match. Quel est votre rôle auprès de Carla Bruni ?
Franck Demules. En devenant son chauffeur, j’ai certes renoncé à mon métier d’acteur, mais Carla m’a rendu espoir et vie. Elle m’a confié petit à petit la logistique de sa maison : ampoules à changer, devis de plombier et d’électricien, etc. Vu mon passé chaotique, les gens malhonnêtes, je les renifle... Au fil du temps, elle m’a laissé les clefs, puis de l’argent liquide, enfin sa carte Bleue. Elle m’a appris le goût pour choisir les petits cadeaux aux collaborateurs. Elle m’a présenté ses amis pour que je gère leurs places de concert.

Vous racontez comment, dans les années 70, vous avez été violé par un pédophile, journaliste à “ Libération ”, que tout le monde connaissait comme tel. Comment expliquer une telle lâcheté ?
J’ai été la victime d’une période d’expériences, celle où la gauche intellectuelle, celle des éducateurs et des psys, poussait jusqu’au bout la recherche de la liberté. Pour certains d’entre eux, avoir des rapports avec les enfants, c’était normal. Ça les dérange sans doute qu’aujourd’hui on le dénonce. Le fait est que des victimes comme moi, il y en a eu beaucoup.

La première dame de France connaissait-elle votre passé ? L’a-t-elle découvert dans votre livre ?
Quand je lui ai posé le manuscrit sur son piano, elle ­savait déjà tout. Elle m’a félicité. Son seul conseil : “C’est ton bouquin. On va ­essayer de le ramener sur moi, ne te laisse pas faire.”

Est-elle exigeante envers vous ?
Super exigeante. Elle apprécie que je n’amène pas mes problèmes au boulot, ma capacité d’encaisser, d’avoir des tripes.

Vous révélez que les mêmes amis de Carla, de gauche, qui critiquaient son mariage avec Nicolas Sarkozy, viennent aujourd’hui demander “du boulot, des faveurs et autres requêtes” !
C’est rigolo, et en même temps ça me rend tristounet.

Quel rapport avez-vous avec le chef de l’Etat ?
Des relations d’homme à homme. Je suis viscéralement de gauche, mais j’ai découvert chez lui la faculté de parler des choses entre quatre yeux. Quand je suis revenu, en février, de ma cure de désintoxication, il m’a dit : “C’est maintenant ou jamais qu’il faut que tu te mettes au boulot.”

Comment voyez-vous votre avenir ?
Dans la famille de Carla, on garde le personnel presque à vie. Cela m’inquiète un peu. Certes, ce n’est pas la mine de bosser pour elle, mais j’ai aussi envie de créer, ne serait-ce que pour ma compagne, Emilie, ou ma fille Pandora. Je vais sûrement travailler encore plus.
"

« Un petit tour en enfer », de Franck Demules, éditions du Moment.
Quatrième de couverture:
Comment Franck Demules, enfant élevé en communauté avec des militants activistes de Mai 68, est-il devenu le collaborateur de Carla Bruni-Sarkozy ? Même si l'on prenait cette vie dans l'ordre, elle semblerait en désordre.
Franck a côtoyé les maoïstes, assisté aux débuts de Libération, été adopté par un journaliste pédophile, vu de trop près les ravages du Sida, les hôpitaux, la prison. Il a connu les voyous et les stars bien installées.

Enfant du siècle malgré lui, cet ancien élève de Patrice Chéreau aux Amandiers a démêlé, avec la complicité de son ami Ludovic Perrin,
l'écheveau d'une vie dansée au-dessus du volcan. Des histoires dans l'Histoire, qui racontent un personnage en pleine renaissance.

Un récit cru, violent, émouvant.

La majorité sexuelle excite des pétitionnaires


Intellectuels français pour l'abrogation de la majorité sexuelle

La réforme du Code pénal français mobilisa nos célébrités

Entre 1977 et 1979, de nombreux intellectuels français ont signé des pétitions et autres lettres ouvertes demandant soit l'abrogation des lois sur la majorité sexuelle soit la relaxe des individus arrêtés sous des charges de détournement de mineur.

En France, l'article 227-25 du code pénal (2000-2002) fixe la majorité sexuelle par principe à 15 ans pour les relations hétérosexuelles et homosexuelles. « Le fait, par un majeur, d'exercer sans violence, contrainte, menace ni surprise une atteinte sexuelle sur la personne d'un mineur de quinze ans » constitue un délit, tandis que toute atteinte sexuelle, quel que soit l'âge de la victime, commise avec violence, contrainte ou surprise constitue une « agression sexuelle ».
L'âge limite est relevé de 15 à 18 ans dans le cas de relations entre un mineur et un ascendant ou toute personne ayant autorité par nature ou par sa fonction.

En 1977, une pétition fut adressée au Parlement, appelant à l’abrogation de plusieurs articles de la loi sur la majorité sexuelle et la dépénalisation de toutes relations consenties entre adultes et mineurs de moins de quinze ans (la majorité sexuelle en France).

Le document fut signé par l
es philosophes
Michel Foucault, titulaire d'une chaire au Collège de France, dont le compagnon, Daniel Defert (Gauche prolétarienne, mouvement maoïste non léniniste), est un militant anti-sida et le président-fondateur (1984-1991) de la première association française de lutte contre le sida, AIDES, créée après la mort du philosophe Michel Foucault,
Jacques Derrida, membre du comité de soutien à Lionel Jospinen 1995,
Louis Althusser, philosophe marxiste, membre du PCF, qui étrangla son épouse en novembre 1980: la justice le déclara dément au moment des faits (« il n’y a ni crime ni délit lorsque l’accusé était en état de démence au moment des faits »), Jean-Paul Sartre,
Simone de Beauvoir
et André Glucksmann,
par le philosophe et sémioticien Roland Barthes, qui évoque son homosexualilité dans son journal posthume,
le romancier/activiste en faveur des homosexuels Guy Hocquenghem,
l’avocat et professeur de droit Jean Danet,
l’écrivain et cinéaste Alain Robbe-Grillet (élu membre de l’Académie française en 2004, adepte du sado-masochisme),
l’écrivain Philippe Sollers, auteur de Le Cœur absolu (récit de libertinages), de Les Folies françaises (inceste heureux et culture française) ou de Le Lys d'or (traitement de la frigidité par la lecture),
la pédiatre et psychanalyste pour enfants Françoise Dolto, qui soutenait que l'enfant l'enfant est davantage mis en danger par l'autoritarisme de ses parents et de la société, que par la permissivité de notre « civilisation du plaisir »,
et d'autres.

Lettres ouvertes publiées dans des journaux français

Le Monde
26 janvier 1977

Une lettre ouverte fut publiée dans Le Monde, la veille du procès de trois Français (Bernard Dejager, Jean-Claude Gallien et Jean Burckardt), tous accusés d’avoir eu des relations sexuelles avec des filles et des garçons de 13 et 14 ans. Deux d’entre eux ont été en détention temporaire depuis 1973 et la lettre fait allusion à ce fait comme scandaleux.
La lettre fut signée par 69 personnes, dont Jack Lang (qui fut plus tard ministre de la Culture et ministre de l’Éducation en France), Bernard Kouchner (qui a été ministre de la Santé en France et cofondateur de Médecins sans frontières), Michel Bon (précédemment P-DG et président du conseil d’administration de Carrefour et France Télécom et anciennement vice-président de l’Institut Pasteur), et des intellectuels publics comme Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Gilles Deleuze, Roland Barthes, André Glucksmann et Guy Hocquenghem, ainsi que 9 spécialistes – 5 psychiatres, 1 médecin, 1 psychologue, 1 psychanalyste et 1 spécialiste des sciences humaines. Des experts...
Le document estime qu’il y a une disproportion entre la qualification de leurs actes en tant que crime et la nature des actes reprochés, et également une contradiction puisqu’en France les adolescents sont pleinement responsables de leurs actes à partir de l’âge de 13 ans. Le texte fait également remarquer que si des filles de 13 ans ont le droit de se faire prescrire la pilule en France, elles doivent aussi pouvoir consentir.
Lien Le Monde

Le Monde Liste complète des 69 signataires

Alain Cuny
André Glucksmann
Anne Querrien
Bernard Dort
Dr. Bernard Kouchner
Dr. Bernard Muldworf (psychiatre)
Bertrand Boulin (fils du ministre RPR Robert Boulin)
Catherine Millet
Catherine Valabrègue
Christian Hennion (journaliste)
Christiane Rochefort
Dr. Claire Gellman (psychologue)
Claude d’Allonnes
Copi
Daniel Guérin
Danielle Sallenave
Dionys Mascolo
Fanny Deleuze
Félix Guattari
Francis Ponge
François Châtelet
François Régnault
Françoise d'Eaubonne
Françoise Laborie
Gabriel Matzneff
Georges Lapassade
Gérard Soulier
Dr. Gérard Vallès (psychiatre)
Gilles Deleuze
Gilles Sandier
Grisélidis Réal
Guy Hocquenghem
Hélène Védrine
Jack Lang
Jacques Henric
Jean-François Lyotard
Jean-Louis Bory
Jean-Luc Henning
Jean-Marie Vincent
Jean-Michel Wilheim
Jean-Paul Sartre
Jean-Pierre Colin
Jean-Pierre Faye
Judith Belladona
Louis Aragon
Madeleine Laïk
Marc Pierret
Marie Thonon
Dr. Maurice Erne (psychiatre)
Michel Bon (également psychosociologue)
Michel Cressole
Michel Leyris
Négrepont
Olivier Revault d'Allonnes
Patrice Chéreau
Philippe Gavi
Philippe Sollers
Dr. Pierre-Edmond Gay (psychanalyste)
Pierre Guyotat
Pierre Hahn
Pierre Samuel
Dr. Pierrette Garrou (psychiatre)
Raymond Lepoutre
René Schérer
Dr. Robert Gellman (psychiatre)
Roland Barthes
Simone de Beauvoir
Victoria Therame
Vincent Montail

LibérationMars 1979

Une autre lettre, beaucoup plus sujette à polémique, fut publiée dans le journal Libération en 1979, en soutien à Gérard R.
, accusé de crime sexuel sur des enfants et attendant son procès pendant dix-huit mois, et fut signée par 63 personnes, dont Pascal Bruckner, Georges Moustaki et Christiane Rochefort.
La lettre rapporte que Gérard R. vit avec des jeunes filles de 6 à 12 ans « dont l’air épanoui montre aux yeux de tous, y compris leurs parents, le bonheur qu’elles trouvent en lui ».
Cette lettre fut reproduite après dans le journal L’Express du 7 mars 2001.
"Jack Lang , ambassadeur de France au conseil de sécurité des Nations Unies - New York ?
Le nommer à un poste aussi sensible , c’est oublié une succession d 'affaires de mauvaises mœurs ! Attention aux tentatives de déstabilisations au sein de l' ONU ! "
« En 1996, un « blanc » - document non signé - des Renseignements généraux fait allusion à une vraie affaire de pédophilie survenue en 1988 dans le sud-est de la France et évoque, avec force détails scabreux, le couple Lang, citant des écoutes téléphoniques que personne n'a jamais entendues et qui ont été, selon la note… détruites depuis. La hiérarchie policière n'accorde aucune crédibilité à l'assertion.»
L’Express du 22/09/2005
Source Le Post: lien

jeudi 23 juin 2011

La démondialisation, dernière lubie de Nono Montebourg


La mondialisation est stigmatisée, mais la solution est-elle dans son contraire ?

Les paradoxes de la démondialisation

Le mot est à la mode.
Il est brandi en étendard par un candidat à la primaire socialiste [Montebourg], niché dans des écrits de penseurs de droite, en couverture d'un mensuel très à gauche et au coeur du programme du Front national, approuvé dans les sondages... Les gouvernements veulent l'appliquer aux hommes, en réécrivant les accords de Schengen pour limiter leur liberté de circulation, et aux idées, en filtrant Internet. Démondialisation ! Cette expression nouvelle qui recouvre un vieux concept provoque un tel engouement qu'elle mérite un examen attentif.

D'abord, qu'est-ce que la démondialisation ?
Comme son étymologie l'indique, c'est l'action de ne plus rendre mondial, de faire redevenir national ou local. Qu'est-ce qui doit redevenir local ? Comme nous parlons économie, il s'agit de la production et de ses « facteurs » qui jouent à saute-mouton avec les frontières : marchandises, hommes, capitaux et idées. Ce qui débouche sur un premier paradoxe. Le mot a été forgé il y a un peu moins d'une décennie par Walden Bello, un sociologue philippin formé aux Etats-Unis très cité en France (sa bio sur Wikipédia est plus longue en français qu'en anglais), autrement dit... par un symbole de la mondialisation qui entend la dénoncer ! Nombre de militants de la démondialisation des marchandises et des capitaux sont d'ailleurs d'ardents défenseurs de la liberté de circulation des hommes et des idées. Seule l'extrême droite va jusqu'au bout de la logique, prônant un repli généralisé sur le pays.

Pourquoi faudrait-il une démondialisation ?
En centrant le propos désormais sur les marchandises, la réponse est simple : l'emploi mal payé des pays pauvres tue l'emploi mieux payé des pays riches. L'ouverture des pays longtemps plongés dans la glace communiste, Chine en tête, a fait débouler des centaines de millions d'hommes et de femmes prêts à travailler pour trois fois rien. C'est un vieil argument, que l'on trouvait déjà dans le livre « Le Péril jaune » paru en... 1901. Ici vient le deuxième paradoxe : la plupart de ceux qui prônent la démondialisation des marchandises le font au nom de la solidarité. Mais la solidarité devrait au contraire nous amener à aller plus loin encore dans l'ouverture.[ Au secours !] Soyons ici pragmatiques, en laissant de côté les économistes incapables de donner un message clair sur la question. Tous les pays qui ont émergé ces dernières décennies ont fait jouer le levier de la mondialisation, de la Corée du Sud au Brésil en passant par la Chine. [Au détriment de l'Occident] Aucun de ceux qui sont restés submergés par la pauvreté n'a su ou pu le faire. Et dans les pays émergents, même si les inégalités explosent, le pouvoir d'achat d'une large partie de la population augmente. [Pendant que la crise financière submerge la Grèce] Jamais 600 millions de Chinois n'auraient pu s'acheter un téléphone mobile du temps de Mao. La solidarité, c'est l'ouverture des frontières. [Au détriment des solidaires vertueux!] Sauf à limiter son champ à l'intérieur des frontières - ce que seul le Front national, à nouveau, ose faire ouvertement.

Comment, ensuite, mettre en oeuvre cette démondialisation ?
La réponse, à nouveau, est simple [sic !]: le gouvernement doit installer des « écluses » à l'entrée du pays ou plutôt de l'Union européenne. Le mot qui revient à droite comme à gauche est plus joli que les anciennes barrières douanières, tout comme la logique réciprocité sonne mieux que le rébarbatif protectionnisme. La contradiction, ici, ressort magnifiquement dans le livre du PS Arnaud Montebourg : il faut « obliger le consommateur à acheter plus cher pour soutenir le pouvoir d'achat ». Chacun sait pourtant que c'est la baisse des prix qui augmente le pouvoir d'achat ! [Et les destructions d'emplois augmentent-elles le pouvoir d'achat ?] Pour être juste, Arnaud Montebourg précise qu'il s'agit du pouvoir d'achat des salariés producteurs. Mais si le but est d'organiser un transfert de ressources entre salariés et inactifs (retraités, chômeurs...), il y a d'autres moyens plus efficaces que les écluses, comme la TVA sociale. Et moins coûteux. [Les classes moyennes apprécieront...]

Car c'est l'angle mort des militants de la démondialisation :
ce retour en arrière coûterait très, très cher. D'abord parce que les pays visés réagiraient à leur tour. La Chine pourrait par exemple décider de ne plus acheter à Airbus, à Areva et à PSA. Ensuite parce que les chaînes de production sont désormais éclatées aux quatre coins du monde. Selon les calculs de l'OCDE, les exportations françaises sont composées pour plus du quart de produits auparavant importés. Dans ces conditions, la pose des écluses relèverait d'une incroyable mécanique de précision pour faire le tri, sauf à tout taxer et à provoquer une énorme flambée des prix. [Resteraient les trois-quarts] On ne fabrique par exemple plus de téléviseurs en Europe. [En sommes-nous incapables, si la guerre concurrentielle aux coûts de production est engagée ?] Enfin, les entreprises soumises à une concurrence moins forte seraient moins efficaces. [Paradoxal !]

Et pourtant... la démondialisation est promise à un bel avenir.
Quand il faut envoyer un e-mail en Inde pour faire baisser la climatisation dans une salle de réunion londonienne d'une grande banque anglaise, on est allé trop loin dans la mondialisation, pour reprendre l'expression de Valéry Giscard d'Estaing. Ce retour vers le national et le local ne doit pas passer par des écluses gouvernementales, mais par des décisions d'entreprise, prises pour au moins trois raisons. Primo, les chaînes de production de plus en plus longues sont aussi de plus en plus fragiles, comme l'ont montré des événements récents aussi différents que le tsunami japonais, les explosions de Fukushima, le printemps arabe, l'éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull, l'épidémie de grippe A (H1N1) ou la faillite de la banque Lehman Brothers. Secundo, les écarts de salaire se réduisent. Au rythme actuel, les pays émergents auront perdu l'atout des bas salaires en 2017, selon les calculs de Patrick Artus, l'économiste en chef de la banque Natixis. Tertio, les coûts du transport vont fatalement augmenter avec l'inéluctable hausse des coûts de l'énergie. Les gouvernements pourraient aussi finir par prendre des mesures pour protéger l'environnement, comme un bannissement du fret aérien. Effet massif garanti ! Le retour au local, oui. Mais au nom de l'efficacité et de la solidarité mondiale.

Ecrit par Jean-Marc VITTORI, éditorialiste aux « Echos » :
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Présidentielle - Pas de front républicain pour l'UMP: ni PS, ni FN

Le Front républicain arrange la gauche

Le PS et les Verts bavent sur la majorité mais réclament son aide...

Aucune connivence possible avec les socialistes.

La Ch'tite Aubry (PS) reprend les insultes et Cécile Duflot (Europe Ecologie-les Verts) dramatise.

VOIR et ENTENDRE l'abaissement de la gauche haineuse qui retourne à l'invective:

Le bac 2011 fuit toujours: les épreuves de physique et d'anglais se vident


Incontinence à la satisfaction des partisans du contôle continu


Bac percé : de nouvelles fuites ?

RTL a révélé que de nouvelles fuites ont pu se produire dans les épreuves du baccalauréat de la filière S.
Certains candidats auraient ainsi reçu tout ou partie des énoncés d'anglais et de physique avant l'examen sur leurs téléphones portables via SMS.

Une action concertée en faveur du contôle continu

Ces nouvelles révélations interviennent au lendemain de la malveillance qui a conduit le ministre de l'Education nationale à annuler l'un des exercices de l'épreuve de maths.
Un décision jugée injuste par nombre de lycéens étant donné que les questions qui seront non notées étaient les plus simples.
L'Association des professeurs de mathématiques a demandé l'annulation de l'examen et sa réorganisation.
Plusieurs syndicats exigent une refonte du bac dans sa version actuelle, trop dépendante de l'examen final, selon eux.
En clair, la gauche milite - par tous les moyens - pour la fin de l'examen national, en faveur d'une décentralisation, au risque d'inégalités locales et de favoritisme de proximité et en dépit du risque d'introduction dun numerus clausus, comme en Allemagne, pour l'entrée dans l'enseignement supérieur.

Les atteintes aux épreuves du baccalauréat se renouvellent chaque année.
Lien PaSiDupes

L'épreuve de mathématiques ne sera pas annulée, a expliqué le ministre de l'Education Nationale.
Luc Chatel a confirmé l'existence d'une fuite, mais, en accord avec le syndicat dominant, il a décidé de simplement "neutraliser" l'exercice de mathématiques en question qui devait compter pour 4 points de la note finale. Ces 4 points seront réaffectés aux trois autres exercices.

Une plainte a par ailleurs été déposée devant le procureur de la République, a indiqué le ministre.
Lien PaSiDupes

Grand prix de l'humour politique 2011 à Laurent Fabius


Le "plus jeune premier ministre de la France" est devenu un vieux vachard

Lolo Fabius, 1er prix "Humour et politique" 2011

Lundi 20 juin, l’ancien Premier ministre Laurent Fabius est devenu l’homme politique le plus drôle de l’année.
Il a remporté le Prix Humour & Politique 2011, pour avoir déclaré : "Mitterrand est aujourd'hui adulé, mais il a été l'homme le plus détesté de France. Ce qui laisse pas mal d'espoir pour beaucoup d'entre nous…".
Il succède sur ce podium à l'écologiste Eva Joly, lauréate 2010 pour son piquant "Je connais bien Dominique Strauss-Kahn, je l'ai mis en examen".
VOIR et ENTENDRE

Expert en la matière, l’ancien président de l’Assemblée Nationale n’en est pas à son premier fait d’armes.
En 1997, il remarquait qu'il était "plus facile de céder son siège à une femme dans l'autobus qu'à l'Assemblée nationale".
En 2006, il indiquait : "Je préfère dire voici mon projet que mon projet c'est "Voici".
Puis, à l'attention des initiés, en 2009 : "Je ne suis pas une Pom-Pom girl de DSK".
Il en savait donc long sur le comportement sexuel de Dominique Strauss-Kahn et s'était mis à couvert.

Parmi les autres primés de cette édition 2011, figurent

- le député de Seine-Maritime, Daniel Fidelin, qui remporte le prix spécial du jury pour "Vu de la Chine, le port du Havre ne travaille pas"

-l’ancien ministre Jean-Louis Borloo qui reçoit le prix des internautes pour "Nous sommes tous des immigrés, seule notre date d’arrivée change".

- et le Prix de l’Encouragement est quant à lui revenu à Frédéric Levebvre et son lapsus sur "Zadig et Voltaire" au nombre de ses lectures, sachant toutefois que Voltaire est l'auteur de Zadig, un conte philosophique qu'on ne risque pas de trouver pas sur les rayonnages des contributeurs du site indigent Le Post...

Perles politiques: devoir de mémoire

Décerné depuis 2002 par le Press Club de France présidé par l'ancien directeur de l'AFP Jean Miot, le Prix Humour et Politique récompense chaque année les plus fines déclarations de la classe politique, dont voici un petit florilège :

Nathalie Artaud, porte-parole de Lutte ouvrière: "Je ne serai peut être pas élue présidente de la République, mais je ne serai pas la seule."

François Bayrou, président du MoDem : "Rassembler les centristes, c’est comme conduire une brouette pleine de grenouilles : elles sautent dans tous les sens."

Renaud Donnedieu de Vabres, ancien ministre : "Passer de ministre à promeneur de son chien suppose un énorme travail sur soi-même."
Valable aussi pour Les Verts.

Gabriel Cohn-Bendit, le frère de Daniel, le chef de file d’Europe Écologie-Les Verts : « Les Verts sont capables du meilleur comme du pire ; mais c’est dans le pire qu’ils sont les meilleurs. »

Cécile Duflot, secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts : "Quel est le féminin de candidat aux cantonales ? C’est suppléante."

François Hollande, député PS de Corrèze, qui passe pour gentil, mais se livre à des attaques personnelles : "Mélenchon, ce qui est terrible, c’est qu’il a été socialiste toute sa vie et que toute sa vie ça va le suivre." Il a surtout été trotskiste toute sa vie. Et grossier.

En 2004, un Prix Spécial du Jury avait été remis à Michel Charasse pour l’ensemble de son œuvre et notamment pour la phrase « Mamère Noël est une ordure » prononcée après le mariage homosexuel de Bègles

Brice Hortefeux, alors ministre de l’Intérieur, s'exprimant à propos de la tempête de neige en l’Ile-de-France : "Il n’y a pas de pagaille ; la preuve le préfet a pu venir en trois minutes." C'est un fait que la presse malveillante tourne au ridicule.

Renaud Muselier, député des Bouches-du-Rhône: " Villepin fait tout, je fais le reste. " (2003)

Désirdavenir Royal, Présidente du Conseil Régional de Poitou-Charente: "Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit", rêvait-elle encore en 2006.

Patrick Devedjian, amer président du Conseil Général des Hauts-de-Seine: "Je suis pour un gouvernement d’ouverture, y compris aux sarkozistes, c’est tout dire" (2007)

La très respectueuse Marie-sEGOlène Royal, battue en mai 2007, visa François Bayrou sous la ceinture, en 2008. Il avait refusé sa porte à la candidate Royal en recherche d'un partenaire, lui glissant du haut du balcon : « Ne montez pas, il y a du monde dans la rue !» Réponse de la femme abandonnée de son mari et négligée par sa proie dans son livre : « Il m’a fait l’impression de l’amant qui craint la panne… ».

Xavier Bertrand, Ministre du Travail : « Le Parti Socialiste est un parti sans leader. François Bayrou est un leader sans parti. Ils sont faits pour fusionner ».

Jean-Louis Debré, président du Conseil Constitutionnel, à propos de la Corse : "
Je n'imagine pas un instant cette île séparée du continent." (2004), allusion au titre du quotidien britannique, à propos de l'Angleterre bloquée par le brouillard: "Tempête sur la Manche; le continent est isolé".

D. Strauss-Kahn, en 2004 encore, observa à propos de l'alliance trotskiste entre LO et LCR (NPA) que "C’est l’union d’un postier et d’une timbrée."

Eva Joly, la drôlatique eurodéputée Europe Écologie (EE), a remporté l'édition 2010 du prix Press club humour et politique pour sa formule: "Je connais bien Dominique Strauss-Kahn, je l'ai mis en examen."
De l'humour noir, rétrospectivement.

Le prix de l'encouragement 2009 avait salué la saillie de Guillaume Bachelay, secrétaire national à l’Industrie du PS: "La présidentielle, Hollande y pense en nous rasant."

Bertrand Delanoë, maire de Paris: "Le vrai changement au PS, ce serait de gagner."
(2009) De l'humour prémonitoire, cette fois !

PLUS :
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BONUS l'humour d'un "jeune" garçon lucide