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samedi 27 juin 2009

Jean Arthuis crée l’Alliance Centriste sur les ruines du MoDem

L’UDF renaîtra-t-elle de ses cendres ?

Le sénateur Jean Arthuis

a été élu président

de l’Alliance centriste,

un nouveau parti.


L’UDF va-t-elle renaître ?

Ce parti a tenu son congrès fondateur à Paris samedi 27 juin,et s'inscrit dans le prolongement de l'association "Rassembler les centristes" lancée en novembre par M. Arthuis pour tenter de réunifier la famille centriste divisée. Jean Arthuis, ancien ministre de l'Economie et dirigeant de l'ex-UDF, n'avait rejoint ni le MoDem de François Bayrou ni le Nouveau centre d'Hervé Morin, partenaire de la majorité présidentielle.

Un mouvement fédérateur

L'article premier des statuts du nouveau parti précise que "sa durée est conditionnée par sa vocation à promouvoir l'unification des formations centristes".
Le congrès a également adopté une charte éthique, qui souligne les valeurs "humanistes, sociales, libérales et européennes" revendiquées par le mouvement, qui met également l'accent sur les notions de "développement durable et d'économie sociale de marché".

Qu’a donc déclaré Cohn-Bendit à la mort de Michael Jackson ?

Et Zizou Bayrou ?


Les activités pédophiles de chanteur contribueront manifestement à la construction de sa légende dans le public amateur de glauque. Les politiques adressent vraisemblablement leurs hommages à l’artiste, mais certains gardent un silence lourd de sous-entendus.

Christine Lagarde a dit non

Les gauchistes soixante-huitards et leurs vertueux héritiers en sont tout retournés : le ministre de l’Economie n’est pas dévastée par la mort de cette star planétaire !
Christine Lagarde, invitée de LCI, fut invitée à verser un pleur entre deux questions économiques : « Avez-vous été touchée par la disparition de Michael Jackson ? ».
Et Christine Lagarde de répondre aussi clairement que laconiquement : « Non ».

Les media s’interrogent aussi sec sur les conséquences d’une telle franchise chez un responsable politique: Christine Lagarde a-t-elle eu raison d’exprimer sa conviction? Faudrait-il en plus qu’elle se justifiât ?
-> Pour valider sa prise de position, l’économiste devra-t-elle se lancer dans un Moonwalk sur les trottoirs de Bercy ?
En effet, les abords de la Bourse du Travail ne sont pas accessibles. Ils n’ont pas encore été libérés de leurs sans papiers refoulés par les syndicalistes de la CGT, dès qu’ils n’ont plus eu besoin de leur vote, au lendemain des élections professionnelles ?

Or, ils s’indignent, les suiveurs de media sponsorisés par les multinationales du disque, qui pensent qu’un artiste de la trempe de Michael Jackson mérite au moins un petit hommage, même hypocrite.

Mais les idolâtres laïcs se sont tus tout à coup, à l’annonce de l’éloge enthousiaste de Barack Hussein 1er, le métis qu’on dit noir, à la mort du Noir qui se voulait cul-blanc.
Et qu’a donc déclaré le frère-président ?
C’était «un artiste spectaculaire, une icône de la musique», déclara Robert Gibbs, porte parole de la Maison Blanche. Plus compassionnel, tu meurs. Oh, pardon !
Comme si le Président avait mieux à faire, le porte parole s’y est collé et s’est même étendu sur le sujet Mickael Jackson. «Tout le monde se souvient d’avoir entendu ses chansons, de l’avoir vu danser le Moonwalk à la télé pendant le 25e anniversaire de la Motown», a-t-il ajouté.

Oh, sacrilège !
Le porte-parole d'Obama n'élude pas certains
aspects «plus tristes et tragiques», et d’exprimer ses condoléances envers la famille Jackson et les fans qui sont en deuil.


Silence complice de Cohn-Bendit et Bayrou

Mais si un licencié licencieux-ès-attouchements, de l’envergure de Dany-le-Rouge, reste prostré dans son Neverland intime, la presse caniveau a du souci à se faire.

Jusqu’au Zorro béarnais des bonnes mœurs qui se fait complice du vice contre la vertu !

Véritable séisme dans l’histoire de la musique, à la disparition de Michael une élue démocrate de Californie a souligné «les talents multiples» de Michael Jackson, qui «distrayait le monde». Tout le monde, les grands et les petits, sans que Cohn-Bendit et Zizou-Bayrou ne s’en émeuvent.

Et rassurez-nous ! L'amère Noël a bien dû se répandre aussi sur le sort de Bambi et des bamins orphelins , n'est-ce pas ?

Et le Pierrot Bergé ?

vendredi 26 juin 2009

Le procureur Marc Robert, martyr de Dati, et bientôt de MAM ?

Des magistrats menacent Alliot-Marie d’une plainte pénale

Les syndicats continuent à harceler les Gardes des Sceaux

A peine Michèle Alliot-Marie est-elle nommée au ministère de la Justice que des syndicats de magistrats la menacent d’une plainte pénale à propos de la mutation d'un procureur dans des conditions jugées par eux illégales : « aux confins» du délit pénal , selon Christophe Régnard (USM). Seulement « aux confins », en forçant le trait, mais sans être affirmatif…

Les syndicats relancent la co-gestion syndicale de la Place Vendôme

La lutte de pouvoir pour la gestion du ministère est relancée par les syndicats le jour même de la nomination de la nouvelle ministre place Vendôme. La publication au Journal officiel du décret de la promotion au poste d’avocat général, à la Cour de cassation contre son gré, de Marc Robert, procureur général depuis plus de neuf ans installé à la Cour d’Appel de Riom (Puy-de-Dôme), relance les velléités syndicales de reprise en main de la gestion des mutations.

=> Une mutation refusée soulève le problème de l’impartialité du Parquet
, lorsque ses substituts et procureurs restent aussi longtemps sur le même poste, avec le risque qu’ils créent des liens qui pourraient paralyser leur action et leur jugement.

Le SM (gauche) et l’USM (majoritaire) n’ont pas renoncé à leur gloire passée

Les deux principaux syndicats de magistrats se sont saisis de cette mutation emblématique du fait de la rébellion politique du procureur militant de 58 ans. Dans le passé, celui-ci s'était opposé frontalement à la Garde des Sceaux.

Ils jugent illégal cette mutation au prétexte que le décret mentionne un avis du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) qui n'aurait pu, selon eux, être « vraiment » rendu : le conditionnel ajouté à un prudent « vraiment » sentent très fort la polémique.
L'ancienne ministre de la Justice, Rachida Dati, est accusée d’avoir annoncé lors d'une réunion de ce même CSM le 4 juin, qu'elle retirait le dossier Robert de l'ordre du jour. Les syndicats ont demandé sans succès le procès-verbal de cette réunion. Bien qu’il ne soit pas officiellement en leur possession, ils assurent pourtant qu’il ne mentionnerait pas le retrait du dossier de l'ordre du jour.

Les syndicats concernés regrettent amèrement les jours anciens où ils procédaient eux-mêmes aux mutations au ministère de la Justice. Un autre exemple fameux entre tous est l’ère Bayrou au ministère de l’Education Nationale. La FSU, en ce temps-là, régnait en maître Rue de Grenelle et François Bayrou obtempérait aux décisions de Monique Vuaillat (cf. libellé PaSiDupes à son nom, secrétaire générale du SNES de 1984-1999, soit trois quinquennats de dictature syndicale, pendant laquelle le ministre François Bayrou fit la démonstration de sa soumission, de 1993 à 1997.

Aujourd’hui frustrés de leurs habitudes, ces syndicats conservateurs cherchent à mobiliser l’opinion en faveur de leur bonne vieille cogestion perdue. Ils se disent « mis au pas » et prétendent que le cas du militant Marc Robert "refléterait" la position d'un "parquet totalement asservi à la volonté de l'exécutif et un Conseil supérieur de la magistrature bafoué dans son fonctionnement constitutionnel".

Des syndicats qui se prennent pour toute l’institution judiciaire à eux seuls

"Cette affaire constitue une atteinte extrêmement grave à l'institution judiciaire, désormais soumise, en violation de tous les principes républicains, à l'arbitraire du pouvoir exécutif", disent dans un communiqué commun vendredi l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) et le Syndicat de la magistrature (SM, gauche). La soumission de l’institution judiciaire aux syndicats serait acceptable, mais le serait-elle au ministre qu’elle serait insupportable !

L'USM et le SM brandissent la menace

Ces magistrats supposés rendre sereinement la justice ajoutent se réserver 'la possibilité d'entreprendre toute action en justice, notamment par la voie pénale, pour contester la légalité de cette mutation forcée".

La ministre de la Justice fera son devoir et recevra donc "très prochainement" les présidents des trois formations du CSM, organe constitutionnel chargé de donner un avis consultatif sur la carrière et la discipline des magistrats, a indiqué le cabinet de la ministre vendredi 26 juin.
Selon eux, Marc Robert fait l'objet d'une vindicte politique car il s'est disputé en septembre 2008 avec Rachida Dati lors d'une réunion et a manifesté publiquement son opposition au projet de suppression du juge d'instruction.
D'après les syndicats, Marc Robert va saisir le Conseil d'Etat pour contester sa mutation. Il pourra s'appuyer sur une déclaration du cabinet de Rachida Dati aux media qui confirmait avoir "différé" lors de la réunion du 4 juin l'examen de sa mutation.

Les syndicats prononcent la condamnation de la ministre

  • Le Nouvel Observateur à la fois insinue que Marc Robert aurait été « pris en grippe » au seul motif qu’il est le dernier "PG" nommé sous un gouvernement de gauche et souligne ainsi que le Parquet est politisé…
  • A preuve, l'Union syndicale des magistrats (USM) et le Syndicat de la magistrature (SM) ont annoncé, jeudi 25 juin, qu'ils ne siégeraient plus au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) après la mutation, forcée selon eux, du procureur général de la cour d'appel de Riom, Marc Robert.

    La garantie constitutionnelle d'inamovibilité

    => Pourquoi les deux syndicats de magistrats dénoncent-ils la légalité du décret publié par la Chancellerie confirmant la mutation à la Cour de Cassation du magistrat ?
    C’est que Les procureurs sont des magistrats du Parquet, et non pas du siège.

    => Les magistrats du siège (les juges) ne peuvent recevoir aucune affectation, même en avancement, sans leur consentement. Mais cette garantie constitutionnelle d'inamovibilité les distingue des magistrats du parquet, comme le procureur Marc Robert, qui représentent l'Etat auprès des juridictions et sont soumis au pouvoir hiérarchique du Garde des Sceaux.

    => Les syndicats qui accusent le ministère de « mise au pas » manipulent donc l’opinion. Ils tentent actuellement de dénaturer la fonction de magistrat, de s’immiscer dans leurs mutations et d’ainsi les aligner sur le statut des magistrats du siège, pour eux aussi les maîtriser …
  • Martinique: Sarkozy propose un référendum d’autonomie

    Domota, indépendantiste révolutionnaire, régnera-t-il jamais sur l’île ?

    Premier Président de la République en Martinique

    Le Président Nicolas Sarkozy est arrivé jeudi 25 juin à la Martinique, où il a atterri à 19h30 heure de Paris à Fort-de-France.
    Il est accompagné du Ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux et de la première secrétaire d’Etat antillaise chargée de l’Outre-Mer, Marie-Luce Penchard.
    A une question sur l'avenir institutionnel de la Martinique et de la Guadeloupe, il a répondu: «On ne peut pas gérer un département au coeur de la Caraïbe comme un département dans la métropole, c'est une évidence. En même temps, il y a les principes républicains qu'il faut respecter».
    L’annonce

    Après avoir rebaptisé l'aéroport de Fort-de-France du nom du poète et homme politique martiniquais Aimé Césaire, le chef de l'Etat a répondu à l'attente des élus du département-région de la Martinique en annonçant qu'il consulterait la population d'ici à l'automne.
    Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi matin 26 l'organisation d'un référendum sur un éventuel statut d'autonomie pour la Martinique, avant de mettre le cap sur la Guadeloupe voisine, terme de sa visite de deux jours aux Antilles.
    "Je suis venu vous annoncer clairement que j'ai l'intention de consulter les Martiniquais sur l'évolution institutionnelle de leur territoire comme la constitution m'y autorise", a-t-il déclaré lors de cette cérémonie.
    -> L'article 72 de la Constitution autorise le chef de l'Etat de à consulter les populations des départements et territoires d'Outre-mer sur son «organisation», ses «compétences» ou son «régime législatif». Tout changement de statut doit recueillir l'approbation des populations concernées, selon ce texte.

    L’autonomie n’est pas l’indépendance

    Le Président Sarkozy a toutefois été clair. "Il ne s'agit pas d'organiser, à mes yeux subrepticement, un je ne sais quel ‘largage de la République’. Le débat qui est ouvert est celui du juste degré d'autonomie", a-t-il expliqué.
    "Tant que je serai président de la République, la question de l'indépendance de la Martinique, c'est-à-dire de sa séparation d'avec la France, ne sera pas posée", a insisté le Président Sarkozy.

    Devant la presse, il a précisé que les modalités de cette consultation et un calendrier qui devraient être précisés seraient définies d'ici à "fin septembre, début octobre", après une large consultation avec les élus martiniquais.

    Selon le chef de l'Etat, ces discussions permettront de déterminer le calendrier du référendum et de répondre à la résolution des élus départementaux et régionaux de Martinique, qui ont demandé le 19 juin le report des élections régionales prévues en 2010 dans la perspective de cette consultation. "Je ne répondrai pas à ça maintenant car il y a des positions divergentes", a indiqué le président à la presse à l’issue de son allocution.

    Un peu d’histoire

    Consultés en 2003 par référendum, les électeurs de Martinique, tout comme ceux de la Guadeloupe, avaient refusé à une courte majorité (50,48%) l'instauration d'une collectivité unique. "Je pense que depuis les esprits ont évolué", a estimé N. Sarkozy à Fort-de-France.

    Les réactions

    Très attendue, l'annonce présidentielle d'un référendum a été accueillie favorablement par les élus de toutes tendances.

  • Parti socialiste : le député-maire apparenté socialiste de Fort-de-France, Serge Letchimy
    "Nous sommes unanimes sur cette nécessité d'un engagement dans un processus de responsabilisation qui n'est ni l'indépendance ni le statu quo", a-t-il déclaré, avant de souligner que, selon lui, "la constitution française ne pourra pas rester longtemps insensible aux aspirations de nos peuples".
  • Indépendantistes : le député indépendantiste Alfred Marie-Jeanne
    "Les rapports avec la France doivent être redessinés", a estimé, ajoutant qu'"il ne suffit pas de réclamer l'autonomie si on ne peut jamais l'appliquer".

    De la Martinique à la Guadeloupe

    Son discours terminé, Sarkozy s’est dirigé vers la Guadeloupe pour un séjour de quelques heures, au terme duquel il doit notamment participer, à Petit-Bourg, aux Etats Généraux de l'Outre-Mer lancés par le gouvernement en avril après les émeutes qui ont agité l'île de janvier à mars.

    Jeudi, le Président Sarkozy avait déclaré sa volonté "d'apaiser les choses" et "d'apporter une réponse" au malaise social qui persiste aux Antilles, indiquant que "le statu quo n'est pas possible".
  • «Je parlerai avec tous ceux qui veulent me parler», a-t-il aussi dit, répondant à une question sur une éventuelle rencontre avec le leader du collectif LKP, Elie Domota.
  • Le chef de l'Etat ne devrait donc pas croiser la route du porte-parole du collectif LKP, Elie Domota, indépendantiste révolutionnaire et instigateur de la contestation de l'hiver, qui n'est pas là pour "apaiser les choses". Il a en effet décidé de bouder la consultation pour la mauvaise raison qu’elle est initiée par l'Etat et qualifiée a priori de "leurre".
  • Domota réclame un carton d’invitation de Sarkozy

    Le petit seigneur rouge refuse celui des Etats Généraux

    Le saigneur de la Guadeloupe se plaint

  • Il se plaint quand il ne reçoit pas d’invitation
    Et voilà maintenant que le révolutionnaire veut serrer la main du chef de l’Etat démocratique qui l’opprime…

    "Aucune invitation n'a été faite au LKP pour rencontrer le président de la République" lors de son déplacement en Guadeloupe." C'est ce qu'a lancé jeudi Élie Domota, porte-parole du collectif d’indépendantistes révolutionnaire à l'origine de la grève au prétexte mobilisateur de la vie chère en Guadeloupe. Interrogé sur France Inter, soutenu par le Che-Besancenot, le meneur LKP a ensuite accusé "l'État, allié au patronat, de revenir sur des engagements qui avaient été pris", après ce mouvement de 44 jours. Élie Domota a notamment cité "l'arrêté d'extension de l'accord salarial Bino" supprimant l'obligation pour le patronat de prendre en charge les 200 euros d'augmentation salariale au-delà des 3 ans d'aides de l'État et des collectivités locales.

  • Mais il boude quand il en reçoit…
    Le préfet de Guadeloupe Nicolas Deforges a indiqué mercredi que Nicolas Sarkozy ne devrait pas rencontrer le leader du LKP à moins que ce dernier ne participe à la réunion des états généraux de l'Outre-mer que le chef de l'État doit présider aujourd'hui vendredi.
    -> Or, le LKP refuse depuis le début de participer à ces Etats Généraux, lancés en février par Nicolas Sarkozy en pleine crise antillaise: Domota prétend a priori qu'ils ne font qu'entériner des décisions déjà prises à Paris.
    -> Le gouvernement dénonce en revanche la « politique de la chaise vide » des collectifs et des syndicats, alors que le Parlement a définitivement adopté, mercredi 13 mai, le projet de loi sur "le développement économique des outre-mer" lors d'un ultime vote de l'Assemblée nationale. Les députés de gauche (PS et PCF) se sont abstenus, plutôt que de voter contre, et ceux de la majorité (UMP et NC) ont voté pour.
  • Un caractériel à la crédibilité incertaine?

    -> Les indépendantistes irresponsables ignorent la crise économique (6 000 chômeurs de plus en mars-avril-mai), et l’aggravent encore et toujours, malgré les conséquences de 44 jours d'inactivité économique. Elie Domota, qui défie l’Etat, est fonctionnaire de l’Etat et ne craint ni pour son emploi, ni pour son salaire : avec un traitement 1,4 fois supérieur à celui de la métropole, le problème du pouvoir d’achat ne l’affecte pas personnellement…
    LKP accuse le patronat de prendre prétexte de cette grève longue pour éliminer les canards boiteux et de vouloir reprendre ses billes pour aller investir sous un climat socialement et politiquement plus hospitaliers. Le double langage des indépendantistes est ici manifeste.

    -> Le souverain LKP a décrété une semaine de mobilisation à l’annonce de la venue de Nicolas Sarkozy. Il s'agit donc bien de défier le pouvoir par la grève, en manifestant devant quelques entreprises désignées à la vindicte syndicale. Ces manifs politiques n’ont pas connu un plus grand succès que la journée intersyndicale d’action du 13 juin en métropole. Pareillement, le NPA, clone de la LCR, du camarade trotskiste Besancenot, n’a obtenu aucun élu aux Européennes 2009, avec seulement 4,8% des voix, bien qu’il ait, dit-on, le vent en poupe... Seule une poignée de stations-service a été bloquée lundi 22 juin (4 stations sur 120) et le lendemain, tout était rentré dans l'ordre. Le roi Domota a donc besoin de faire sensation pour regagner la confiance de ses troupes : le problème qui se pose, à lui comme aux autorités, est celui de sa capacité à remobiliser les troupes LKP. Un grand défilé à Pointe-à-Pitre est prévu samedi 27.

    Les Etats Généraux

    Décidés le 12 février à l’initiative du Président Sarkozy pour apaiser le conflit social aux Antilles, les Etats Généraux se sont ouverts en avril sous le haut patronage du Président de la République. Le bruit avait couru que le Président de la République ferait le déplacement en mai, à mi-parcours. Les Européennes passées il y a quinze jours, l’annonce avait pu être faite de sa venue les 25 et 26 juin. Nicolas Sarkozy l'avait dit : il ne viendrait que quand il y aurait eu un « retour au calme ». Selon paris, c'est fait.
    Sur place, le déblocage par l'Etat d'une enveloppe de 580 millions d'euros le 19 février (pour faire droit à l'accord Bino) a en effet progressivement mis un terme aux grèves générales. Mais le collectif révolutionnaire LKP en Guadeloupe attise néanmoins les malaises social et politique qui opposent les partisans de l'article 73 et les tenants de l'article 74 de la Constitution.
  • Les états généraux se déroulent dans l'indifférence de la population qui les réclamait et l'hostilité marquée des révolutionnaires indépendantistes LKP, qui boudent ce « débat participatif » en prétendant que, comme ceux de Désirdavenir Royal, « tout a déjà été décidé par l'Etat » qui « revient sur ses engagements ».
  • En revanche, Claude Giraud, le coordonateur des ateliers en Guadeloupe, se veut résolument optimiste. Les participants aux ateliers effectuent leur travail, malgré l’opposition destructrice de LKP, et préparent leur synthèse pour le 7 juillet.

    Déplacement sous haute sécurité


    Après sa visite à la Martinique, Nicolas Sarkozy est aujourd'hui en Guadeloupe, où il rencontre à huis clos les élus de l'île à l'aéroport, puis le monde socio-économique, avant de visiter le Régiment du service militaire adapté (RSMA) au camp de la Jaille, à Baie-Mahault. Il prononcera un discours à Petit-Bourg, en fin d'après-midi, avant de repartir à Paris. A tout hasard, près de 900 gendarmes mobiles ont été dépêchés en renfort pour parer à toute éventualité et le programme de la visite a été conçu pour éviter tout risque de confrontation (déplacement en hélico entre chaque site).

    Chacune de ces étapes doit être l'occasion pour Nicolas Sarkozy de délivrer des messages forts, annonce son entourage. Ainsi, devant les Etats Généraux, après avoir entendu les présidents d'ateliers, et notamment celui de la gouvernance, présidé par Maurice Marianne qui ne cache pas sa préférence pour une autonomie, voire l'indépendance de la Guadeloupe, Nicolas Sarkozy souhaiterait « apporter sa contribution, ses idées, suggestions et intuitions à un processus de réflexion qui doit permettre de bâtir un modèle refondé de relations entre les Antilles et la métropole ». Rien n’est exclu.
    Vous pouvez exprimer votre avis : sondage sur PaSiDupes, colonne de droite.

  • jeudi 25 juin 2009

    La CGT jette ses sans papiers à la rue

    Une agence de presse en fait porter la responsabilité au gouvernement...

    Le service d’ordre de la CGT fait le ménage dans ses locaux

    Certes, il ne s’agit pas d’expulsion au bulldozer d’immigrés clandestins par une mairie communiste, comme ce fut le cas, mais de plusieurs centaines de "sans-papiers" qui occupaient un local de la CGT, rue Charlot dans le Xe arrondissement de Paris.

  • France Info précisait ce matin jeudi 25 juin que cette opération musclée avait été menée non pas par des effectifs de police nombreux, aux dires de l’agence de presse R****** hier soir (lien Yahoo ! : attention, ce lien devrait rapidement devenir inaccessible...), mais par le service d’ordre du syndicat ouvrier.
    Des témoins, probablement militants formés par la centrale syndicale, assurent en outreque l’expulsion s'est déroulée dans le calme. En début de soirée et selon un porte-parole, environ 400 personnes [à vérifier...] refusaient de quitter les abords du local aux cris de "libérez les sans-papiers".
  • Une autre inexactitude des professionnels de l’agence de presse R****** prétend que l’occupation des locaux de la CGT près de la Bourse du travail, à Paris, dure depuis « juin 2008 ». Or, les sans-papiers les occupaient depuis le 2 mai 2008.

    La CGT fait se dresser un campement sur le trottoir d’en face

    Plusieurs centaines de personnes évacuées se sont installées à proximité des locaux de l'ancienne Bourse du Travail, sur le trottoir.
    Droit au Logement (DAL) devrait logiquement dépêcher son Eyraud et mobiliser les 'people' vertueux sans plus de délais, tandis que les Enfants de Don Quichotte feront livrer des tentes ?

    Manipulation de l’opinion

    Les manifestants se retournent contre la police et dénoncent la décision du gouvernement.
    On ne cherche pas à comprendre: l'occasion semble trop belle !
    Pourtant, l’expulsion des occupants indésirables d’un local privé ne peut être ordonnée qu’avec l’accord des propriétaires des lieux, voire à leur demande.
    L’agence de presse qui se fait sciemment l’écho des accusations d’occupants illégaux et mal informés procède à de la désinformation militante que les lois sur la liberté de la presse ne couvrent pas.

    Dramatisation et accusations politiciennes

    Un porte-parole des manifestants, qui ne peut être considéré innocent à cette fonction, affirme que "les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour libérer les locaux [de la CGT] et plusieurs personnes ont été hospitalisées." Ce 'responsable' de sans papiers ne fait pas de distinction entre "service d’ordre" de la CGT, appelé à la rescousse selon France Info, et "forces de police". Trop drôle, non ? Il cible ses accusations sur la police et ne mentionne aucun appel de la CGT aux forces de l’ordre…

    Aucun témoignage contradictoire n’est rapporté par l’agence de presse militante…
    Ainsi, la CGT appelle les CRS au secours
    mais ne dénonce aucune répression ni violence policière…

    La vérité démaquillée

    Dans un communiqué pourtant tombé en milieu d'après-midi, et que veut ignorer R******, « la CGT verse dans le satisfecit », selon Rue89:
    « Les sans-papiers qui occupaient depuis le 2 mai 2008 la Bourse du travail, à Paris, ont été évacués de force ce mercredi. Pas par la police mais par les vigiles cégétistes dépéchés par le syndicat. La confédération syndicale ne s'en cache pas. Dans un communiqué tombé en milieu d'après-midi, la CGT verse dans le satisfecit :

    « Les syndicats CGT de Paris ont contribué à mettre un terme à l'occupation. »

    C'est dans la matinée, après qu'une bonne partie de la petite centaine de sans-papiers installés dans la cour et les couloirs du bâtiment [400, selon R******…] sont allés rejoindre le défilé qu'ils organisent chaque mercredi, que les vigiles [cégétistes] sont arrivés.
    Sambaba est malien […]. Il raconte: « une cinquantaine d'hommes » [la consigne est de ne les identifier !] qui débarquent et gazent la vingtaine de sans-papiers restés dans
    le campement de fortune. Puis les heurts et l'évacuation manu militari.
    VOIR et ENTENDRE



    Malien sans-papier expulsé de la Bourse du travail
    envoyé par rue89.

    Rue89, à la différence d’autres media, ne fait pas de l’information sur la seule foi de mels, de SMS et de coups de fil et poursuit :

    « Contrairement à ce que les auteurs de plusieurs mails envoyés à Rue89 croyaient savoir, c'est seulement après cette intervention que les compagnies de CRS ont gagné le boulevard qui longe la Bourse du travail. Adeline Margueron, réalistrice qui filmait les sans-papiers à la manif, est arrivée juste après sur place :
    « Quand nous sommes arrivés, la Bourse était déjà bouclée. On m'a raconté que des privés [ne toujours pas les nommer en clair !] étaient arrivés avec des cagoules et que les CRS avaient [ensuite] été sur place dépêchés [c’est-à-dire appelés à l’aide] plutôt pour calmer le jeu. [sémantique adéquate…]»

  • Anne Leloarer, membre du bureau départemental de la CGT Paris, confirme cette [trouble] version. Elle n'était pas sur place [!] mais précise bien [néanmoins] que « la CGT n'a pas demandé à la police d'évacuer : elle les a elle-même poussés dehors ». [La CGT voulait donc régler son problème en interne et en catimini] Elle ajoute que « c'est seulement quand les sans-papiers se sont massés vers l'extérieur pour protester [contre l’expulsion par la CGT] que les CRS ont décidé d'intervenir ». Mission de maintien de l’ordre sur la voie publique où les syndicalistes ont jeté les sans papiers.

    Djibril Diaby, porte-parole de la CSP 75 : « La CGT nous a lâchés »

    « Choquant ? [Rue89 s'interroge...] Aux yeux des sans-papiers, sans aucun doute.[Aux siens, pas du tout?] « CGT, 'Hortefeux', même patron, même combat », scandaient encore quelques mégaphones [de 'rapaces' gauchistes] repris par la foule (dont beaucoup de soutiens [CGT ?] ) au pied du bâtiment [dans la rue ou à l'intérieur?], en milieu d'après-midi.
    Rue89 avait interviewé Djibril Diaby, porte-parole de la Coordination des sans-papiers 75,
    au moment de l'installation dans les locaux. [Le site était convié "au 'bon'moment...] Un an plus tard [Rue89 ne manque pas le rendez-vous], cet adhérent [sans papiers] cégétiste est toujours à la tête du mouvement et se dit « surpris » que la CGT ait fait usage de la force. Après quatorze mois d'occupation, il affirme avoir été lâché. »
    VOIR et ENTENDRE



    Djibril Diaby, Coordination sans-papiers Bourse du Travail
    envoyé par rue89.

    « La Coordination des sans-papiers 75 reconnaît toutefois que « les rapports s'étaient tendus », ces dernières semaines, même si les occupants pariaient sur un status quoi de la part de la centrale syndicale.[…]

    Or, selon Anne Leloarer, « ces gens-là [respect !] freinaient la capacité d'organisation des syndicats en pleine crise économique ». Pour elle, « on a simplement décidé de récupérer nos locaux » [type de récupération sociale auquel les travailleurs devront s’accoutumer…]. Un peu brutal, comme le lui reprochent les soutiens des sans-papiers ? [Une "intervention policière" aurait été qualifiée de ‘répression violente’]
    L'élue [syndicale] parisienne ne voit pas pourquoi :
    « Franchement, on s'est démenés pour eux [surtout contre le gouvernement, en fait], mais c'était de plus en plus inacceptable. Ces gens-là [re-respect !] n'ont jamais rien voulu comprendre. Ils avaient décidé qu'ils resteraient là, à emboliser notre action. D'ailleurs, nous avons reçu le soutien d'autres syndicats hébergés à la Bourse du travail. » [à proximité ; sans qu’elle les nomme tous : d’ailleurs aucun !]

    Les anciens occupants négocient pour tenter de récupérer leurs affaires
    Sur le coup de 16 heures, une petite centaine de sans-papiers (et à peu près autant de militants venus les soutenir [est-ce qu’on arrive ainsi aux 400 de R****** ?]) gravitaient à proximité de la Bourse du travail.

    Séparés de temps en temps des cordons de CRS par les leaders de la Coordination de sans-papiers [les CRS sont en effet dangereux et peuvent attaquer sans prévenir, selon R******, et sans y être invités par la CGT ?]. A l'intérieur, une trentaine d'entre eux négociaient encore avec la Ville de Paris (qui est propriétaire des locaux), « pour récupérer les affaires » . [Et voilà Bébert Delanoë impliqué ! La mairie socialiste a-t-elle fait appel aux forces de l’ordre ? ]

    Tandis que les sans-papiers en étaient à se demander où ils réinstalleraient leur campement, plusieurs CRS tentaient un poil d'intimidation[ce langage est-il adapté à la gravité de la situation ?] auprès des journalistes, histoire de s'amuser sous le cagnard en faisant croire qu'il était « interdit de circuler » ou « illégal de sortir une caméra »… Refusant au passage de préciser combien d'entre eux étaient mobilisés : « Combien de compagnies ? Mais voyons, les CRS sont venus avec femmes et enfants, évidemment, ma petite demoiselle. » »


    L'humour policier est désormais bien connu.
    Les flics sont bons enfants, selon les circonstances et Rue89 sait décrisper les situations quand ça l'arrange dans son engagement politique. Il fallait donc bien que la police soit néanmoins accusée de quelque chose au passage et Rue89 tente de faire sombrer cette affaire dans le ridicule. Les sans papiers apprécieront. Site d'information et de débat participatif créé par d'anciens journalistes de Libération, Rue89 pourrait aussi suggérer que les CRS se rangent par ordre alphabétique, comme des élus socialistes en Congrès à Versailles ?

    On peut toujours prendre un 3e avis en lisant l’article de Libération :
    Chez elle, la CGT n'aime pas les sans-papiers
  • Florence Rey est quitte de ses quatre crimes

    Auteur de ce « fait divers », elle a pourtant été libérée dans le plus grand secret

    Etudiante anarcho-libertaire et auteur d’une fusillade qui avait fait cinq morts à Paris, Florence Rey, condamnée en 1998 à vingt ans de réclusion criminelle pour "assassinats", a été libérée au début du mois de mai, selon une brève de France Info jeudi, confirmée par une porte-parole de l'administration interrégionale des services pénitentiaires.

    En octobre 1994, la jeune femme, alors âgée de 19 ans, et son compagnon, Audry Maupin, membres de la mouvance dite "anarcho-autonome", après avoir volé des armes, attaquèrent la pré-fourrière de Pantin, désarmèrent les policiers et s'emparèrent d'un taxi. Il s'ensuivit une équipée meurtrière entre la place de la Nation à Paris et Vincennes, au cours de laquelle trois policiers, un chauffeur de taxi et Audry Maupin furent tués.

    -> Les « anarcho-autonomes » sont en lutte pour l’autonomie du prolétariat par rapport au capitalisme et à l’État, mais aussi par rapport aux
    partis et aux syndicats Il est classé non seulement …à gauche mais à gauche de l'extrême gauche.
    En France, ils n’étaient généralement pas opposés à l'idée d'un
    État fort, et se situaient à la confluence du mouvement (post) Internationale situationniste et ceux que l'on appelait les « militaristes », « mao-spontanéistes » issus de l'ex Gauche prolétarienne autour du journal « La Cause du Peuple », dont l'expérience donnera naissance au journal Libération avec Serge July. L’idéologie de la lutte des classes divisait la mouvance de l’intérieur où s’opposaient une faction étudiante (Normale sup', Paris Dauphine, Nanterre...), et un pôle de jeunes représentant les « nouvelles marges » de banlieue.
    Les jeunes révolutionnaires estimèrent que les contradictions de la société française ne justifiaient pas la lutte armée.

    -> C'est une des raisons qui a évité à la France les « Années de plomb » connues notamment en Italie et en République fédérale d'Allemagne. Ceci malgré l'aventure d'Action Directe (AD) qui a eu un impact relativement limité , bien que sanglant avec des fusillades et des assassinats.

  • Ainsi, le 21 février 1987, les principaux membres d'Action Directe, Jean-Marc Rouillan (libre un temps à Marseille), Joëlle Aubron, Nathalie Ménigon, et Georges Cipriani furent arrêtés et condamnés (outre Régis Schleicher) à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine incompressible de dix-huit ans, notamment pour les assassinats du PDG de Renault, Georges Besse, et du Général René Audran.

    AD est un groupe communiste libertaire terroriste issu du mouvement autonome et empruntant son nom à la théorie anarchiste de l'action directe.
    Déjà à l’époque, ils se retranchaient en France dans des communautés de squatters pour en sortir pour des casses et dans certaines émeutes. Les autonomes se mobilisent toujours également beaucoup pour la libération des prisonniers.
    Vestiges du poste frontière à Strasbourg

    Les « black blocks »
    , qui dévastèrent Strasbourg les 3 et 4 avril 2009, en marge du Sommet de l’OTAN, appartiennent pour la plupart à cette mouvance et donnèrent au Pont de l'Europe (ci-dessus) une illustration actuelle d’action directe, dans l’esprit préservé des années 70 et 80.

    Libre comme l’air

    L’assassin a été remise en liberté le 2 mai, après quinze ans de détention, pour quatre morts (outre son compagnon) : 4 ans par vie humaine retirée pour des raisons idéologiques. Florence Rey était incarcérée au centre pénitentiaire pour femmes de Rennes, mais, condamnée à la perpétuité, bénéficie ainsi des réductions de peines automatiques prévues par la loi.

    Son avocat Henri Leclerc s'est refusé à tout commentaire. "Si elle est sortie, ça ne vaut pas la peine d'en parler, parce qu'il faut qu'on la laisse tranquille", a-t-il prétendu. Les quatre innocentes victimes reposent en paix. Un peu prématurément…
    Me H. Leclerc, qui plaide toujours (bien que né en 1934), démontre qu’il est possible de travailler jusqu’à…75 ans. Mais cette figure de la Ligue française des Droits de l'Homme, dont il a été le président de 1995 à 2000, incarne surtout ce qu’il faut entendre par Droits de l’Homme.

    La prison, fabrique de criminels ?

    Pourtant, la farouche jeune femme qui avait à l’époque frappé l'opinion publique et soulevé le problème de la criminalité juvénile, serait transformée, selon une source proche du dossier citée par la radio.
    Elle serait devenue très popote...
    Travaillant comme auxiliaire à la cuisine de sa prison, elle a aussi suivi des études universitaires d'histoire et géographie.
    L’univers carcérale est-il aussi impitoyable qu’on le dit ?
  • mercredi 24 juin 2009

    Fillon IV : permutations, disparitions, intégration et assimilation

    Commentaires et vacheries fusent de la gauche-peau de chagrin
    Au lendemain de son discours historique devant le Congrès, le chef de l'Etat a finalement redistribué les principaux portefeuilles de l'équipe Fillon. Alors qu’il ne devait s’agir que d’un réajustement consécutif aux élections de deux ministres, Michel Barnier et Rachida Dati, au Parlement Européen, c’est en fait un remaniement en profondeur du gouvernement de François Fillon qui a été annoncé hier mardi 23 juin pendant les journaux télévisés de 20H00. Pour la gauche et les media, le changement est marqué par un changement aux ministères clés de la Justice, de l'Intérieur, du Travail et de l'Education et les arrivées du neveu de François Mitterrand, ancien président socialiste de la République, et de Michel Mercier, un proche de l’ex-premier opposant à Nicolas Sarkozy.

    Les permutations

  • Ministre de l'Intérieur depuis mai 2007, Michèle Alliot-Marie est promue ministre d'Etat au poste de Garde des Sceaux, ministre de la Justice. Jean-Louis Borloo, numéro 2 du gouvernement, partage désormais ce titre tout en conservant son portefeuille de ministre de l'Ecologie, en charge d’un ministère élargi à la Mer, aux Technologies vertes et aux négociations sur le climat.
  • Ministre du Travail depuis cinq mois, Brice Hortefeux, un fidèle de Nicolas Sarkozy, succède à Michèle Alliot-Marie à l'Intérieur. C'est un autre poids-lourd du gouvernement, Xavier Darcos, qui lui succède rue de Grenelle.
  • L’ancien secrétaire d'Etat à l'Industrie, Luc Chatel, considéré comme l'un des ministres préférés de Nicolas Sarkozy, est promu à l'Education et reste porte-parole du gouvernement.
  • Rama Yade (1973, musulmane d’origine sénégalaise, mariée avec Joseph Zimet, conseiller au cabinet du secrétaire d'État Jean-Marie Bockel et fils du célèbre chanteur yiddish Ben Zimet, aura la mission de relancer le secrétariat d'Etat chargée des sports, auprès de la ministre de la santé et des sports, R. Bachelot.
  • Ceux qui permutent ou sont promus

  • Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, voit ses attributions renforcées à l'Ecologie.
  • Bruno Le Maire (1969, ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin et député de l'Eure) est promu de secrétaire d'État aux Affaires européennes à la suite de Jean-Pierre Jouyet, à ministre de l'Alimentation, de l'agriculture et de la pêche.
  • Christian Estrosi (1955), député-maire sarkozyste de Nice, ancien-ministre délégué à l'Aménagement du territoire du gouvernement Dominique de Villepin et ancien secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer dans le gouvernement de François Fillon II, il est promu ministre de l’Industrie auprès de la ministre de l’Economie.

    Les assimilations

    Les transfuges de l’opposition confirmés à leur poste, ministres de l’ouverture, qui ont reçu les injures des impuissants de la gauche aigrie et divisée, ont en revanche été récompensés par le Chef de l’Etat qui leur conserve sa confiance.
  • Bernard Kouchner (PS) reste ministre des Affaires étrangères et européennes.
  • Hervé Morin (Nouveau Centre) conserve le ministère de la Défense.
  • Eric Besson (1958, ex-PS), ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du développement solidaire. Démissionnaire de son mandat de secrétaire national à l'économie du PS le 21 février 2007, il est secrétaire général adjoint de l'UMP depuis le 24 janvier 2009.
  • Jean-Marie Bockel (1950, PS), ancien membre du gouvernement Fabius, poursuivra sa tâche de secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Justice et des libertés.
  • Fadela Amara (1964, d’origine kabyle), anciennes conseillère municipale PS à Clermont-Ferrand et présidente de l'association ‘Ni Putes Ni Soumises’, est reconduite au secrétariat d'Etat auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, chargée de la Politique de la Ville.
  • Anne-Marie Idrac (ex-Jupette avait rejoint François Bayrou à Force démocrate, puis à l'UDF), reste secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, chargée du Commerce extérieur.
  • Valérie Létard (1962, Nouveau Centre), conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais depuis 1998, était secrétaire d'État chargée de la Solidarité dans le gouvernement Fillon II et devient secrétaire d'État chargée de l'Écologie et du Développement durable.
  • Christian Blanc (1942, Nouveau Centre), haut fonctionnaire (RATP, Air France, etc), il reste secrétaire d'État chargé du Développement de la région capitale, un poste nouvellement créé mars 2008.
  • Martin Hirsch (1963), maître des Requêtes au Conseil d’Etat et professeur à l’ENA, ancien président d'Emmaüs France (successeur de l’Abbé Pierre) et de l'Agence nouvelle des solidarités actives, il fut (mai 2007) Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, dans le Gouvernement François Fillon. Depuis 2009, il est (et reste) Haut commissaire à la Jeunesse (tout en conservant le Haut commissariat aux solidarités actives contre la pauvreté).

    Les UMP entrants

    - Pierre Lellouche (1951) devient secrétaire d'État aux Affaires européennes. Aavocat, il est co-fondateur de de l'Institut français des relations internationales (IFRI). Docteur en droit de la Faculté de Droit de Harvard, il enseigne parallèlement à l’ENA, à l’INSEAD (Institut européen d'administration des affaires établi à Fontainebleau, Singapour et Abu-Dhabi) et à l'Université Galatasaray (université publique turque francophone établie à Istanbul). Jusqu’ici représentant spécial de la France pour le Pakistan et l'Afghanistan, entre pour la première fois dans un gouvernement.

    - Henri de Raincourt (1948), agriculteur diplômé de l'École supérieure d'ingénieurs et de techniciens pour l'agriculture et ancien sénateur de l'Yonne, il est le nouveau ministre délégué aux relations avec le Parlement.

    - Benoist Apparu (1969), chef de cabinet du ministre délégué à l'enseignement scolaire puis à la coopération Xavier Darcos (2002), et conseiller puis directeur adjoint du cabinet du ministre délégué à la cohésion sociale, Catherine Vautrin (2005 et 2007), et député de la Marne, il accède au poste de secrétaire d'État chargé du Logement et de l’Urbanisme, auprès de Jean-Louis Borloo, à la suite de Christine Boutin, ministre.

    - Nora Berra, représentante de la diversité née à Lyon en 1963, elle est médecin. Conseillère municipale UMPde Lyon, elle fut élue en juin 2009 aux Européennes dans le Sud-Est (bien que 5e de liste).sera en charge des « aînés » auprès de Xavier Darcos, ministre du Travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité.

    - Marie-Luce Penchard, jeune quinqua guadeloupéenne et fille de l’ex-ministre chiraquienne Lucette Michaux-Chevry, succède à Yves Jego. Chargée de mission à l’Élysée pour l’Outre-mer en 2007, elle devint en 2008 conseillère technique en charge de l'Outre-mer, et fut nommée secrétaire nationale de l'UMP chargée de l'Outre-mer et veilla à la mise en œuvre de la départementalisation de Mayotte.

    Les UMP confirmés
  • Roselyne Bachelot (1946), docteur en pharmacie de profession, reste ministre de la Santé et des Sports.
  • Patrick Devedjian (1944), avocat et président du Conseil général des Hauts-de-Seine, nommé le 5 décembre 2008, il reste ministre auprès du Premier ministre chargé de la mise en œuvre du plan de relance.
  • Valérie Pécresse (1967), auditrice au Conseil d'Etat et professeur de droit constitutionnel à l'IEP de Paris, elle conserve son poste de ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (depuis mai 2007)
  • Laurent Wauquiez (1975), ENA, maître des requêtes au Conseil d’Etat, qui a pris la mairie du Puy-en-Velay en mars 2008 à la maman de l’ex-meneur étudiant (UNEF), Bruno Julliard, est renouvelé au secrétariat d'État à l'Emploi auprès de la ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi.
  • Nathalie Kosciucko-Morizet (1973), polytechnicienne, maire de Lonjumeau, fut nommée secrétaire d'État à la prospective et au développement de l'économie numérique, auprès du Premier Ministre (2007) est confirmée au secrétariat d'État chargé de l'écologie auprès du ministre d'État, Jean-Louis Borloo.
  • Nadine Morano (1963), issue du milieu ouvrier, est confirmée au secrétariat d'État en charge de la Famille et de la Solidarité auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité Xavier Darcos.
  • Hubert Falco (1947), chef d'entreprise (HEC), député-maire de Toulon et secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire, auprès du ministre de l’Ecologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire du gouvernement François Fillon et chargé d'accompagner la restructuration de la carte militaire qui prévoyait la suppression de 83 sites militaires à travers la France à partir de 2009, il vient d’être nommé secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants.
  • Dominique Bussereau (1952), fils de cheminot, lauréat de la section service public à l’IEP et président du Conseil Général de la Charente-Maritime depuis mars 2008. Ministre de l'Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche et de la Ruralité (2004 – 2007), il devient secrétaire d'État aux Transports, auprès du ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire depuis mai 2007, et fut reconduit en juin 2009.
  • Alain Joyandet (1954), depuis mars 2008, secrétaire d'État chargé de la Coopération et de la Francophonie à la suite de J.-M. Bockel, dans le deuxième gouvernement Fillon, restera secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé de la Coopération et de la Francophonie.
  • Chantal Jouanno (1969, championne de France de karaté et diplômée de l’ENA), depuis le 21 janvier 2009, secrétaire d'État à l'Écologie auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer.
  • Hervé Novelli (1949), ancien PDG de PME, était secrétaire d’État chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes entreprises, du Tourisme et des Services, depuis mars 2008, et le reste, à la satisfaction de Christine Lagarde.

    Les sortants
  • Christine Albanel, la ministre de la Culture, ne mettra pas à son terme la mise en œuvre de la loi innovante sur le téléchargement illégal sur l’Internet.
  • Christine Boutin, ministre du Logement et représentante de la frange catholique sociale de la majorité, se consacrera à la présidence du parti Démocrate Chrétien, associé à l'UMP.
  • Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, a été jugé trop accommodant lors de la grève générale menée par les révolutionnaires de LKP qui ont pris la Guadeloupe en otage de janvier à mars, avec le soutien du Che-Besancenot. Il est remplacé par la guadeloupéenne Marie-Luce Penchard, fille de la chiraquienne et ex-ministre Lucette Michaux-Chevry, qui appella tous les élus de la Guadeloupe à un front uni dans le dialogue avec le président Sarkozy. L’effet Obama n’a pas joué sur Marie-Luce Penchard et les Obamamaniaques n’en ont pas fait une 100% Noire, malgré son métissage.
  • Roger Karoutchi, chargé des relations avec le Parlement, est lui aussi appelé à d’autres fonctions. Il est remplacé par le président du groupe UMP au Sénat.
  • Bernard Laporte (1964) laisse le secrétaire d'État chargé de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative à Rama Yade.
  • André Santini (1940), victime d'un malaise cardiaque, hospitalisé à Pékin, et rapatrié en France, doit lâcher prise et cède son poste de secrétaire d'État auprès du ministre du Budget, chargé de la Fonction publique. "Bon client" de la presse pour ses réparties, il ne manquera pas de nous gratifier de nouvelles saillies dont il a le secret.
    Dans un style fort différent, son suppléant, l'UMP Frédéric Lefebvre, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, ne siégera plus à l'Assemblée.
  • et les ministres élus aux Européennes, Rachida Dati et Michel Barnier.

    Les intégrations
  • Un ‘bon coup’… médiatique?

    Frédéric Mitterrand sera le nouveau ministre de la Culture et de la communication. Il arrive de la direction de la Villa Médicis à Rome, mais surtout de la famille de feu le président socialiste Mitterrand !
    La gauche minimise l'arrivée auprès de Nicolas Sarkozy du neveu de François Mitterrand, qu'elle a qualifiée de "coup".
  • Féroce, la numéro un du PS Martine Aubry a même assuré que le neveu de l'élu socialiste de 1981 par la grâce de la gauche plurielle , Frédo Mitterrand, n'avait "jamais été socialiste". La Ch'tite Aubry aurait-elle donc du mépris pour les Radicaux de gauche, comparses de Tonton ? (Merci à l'aimable et fidèle lecteur qui nous donne l'occasion de ce supplément d'information).
  • Arnaud Montebourg, aka Nono Montebourde, et ex-animateur des noces et banquets de Sa Cynique Majesté Royal au temps de sa gloire dans les sondages, l’a qualifié d’ « animateur de télévision ».
    Notons aussi que celle qui était dite calamiteuse est désormais regrettée de certains à gauche !...
  • Une bonne prise sur le 'meilleur opposant'...
  • Michel Mercier (1947), sénateur rural diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Lyon et président du Conseil Général du Rhône depuis février 1990, il enseigne les finances et le droit des collectivités locales à la faculté de Droit de Lyon III.
    Mais ce sont ses liens avec François Bayrou qui créent l’événement. Jusqu’ici président du groupe Union centriste au Sénat depuis 2002, il a été également trésorier de l'UDF et du MoDem, il resta fidèle à la stratégie de Bayrou face à la politique gouvernementale de Dominique de Villepin et singulièrement celle de Gilles de Robien, ministre de l'Éducation Nationale et alors seul centriste des gouvernements Raffarin et Villepin.
    Aujourd’hui qualifié de prise de guerre, il inaugure le nouveau ministère de l'Espace rural et de l'aménagement du territoire. Pourtant, plutôt que de l’interroger sur la nature des attributions de son ministère, la presse engagée préfère lui poser des questions insipides qui n’apportent rien, sinon qu’elles détournent l’attention de son amitié avec Zizou-Bayrou et déplace sur sa personne l’intérêt suscité par la nomination du neveu de Tonton…
  • mardi 23 juin 2009

    Le gouvernement Fillon IV est né

    Remaniement: huit départs de ministres et huit arrivées

    Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant a annoncé mardi 23 juin après 20h00 un remaniement du gouvernement, alors qu'étaient attendus de menus changements.

    Voici la liste des membres du nouveau gouvernement de François Fillon :

    - Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat
    1- Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, chargé des Transports
    2- Valérie Letard, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie et du développement durable
    3- Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer
    4- Benoist Apparu, secrétaire d'Etat, chargé du logement et de l'urbanisme, auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie et du développement durable


    - Michèle Alliot-Marie, ministre d'Etat garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés
    - Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Justice et des libertés


    - Christine Lagarde, ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi
    1- Anne-Marie Idrac, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, chargée du Commerce extérieur
    2- Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation, auprès de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi
    3- Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'emploi, chargé de l'emploi

    - Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales
    1- Alain Marleix, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales, chargé de l'Intérieur et des Collectivités territoriales
    2- Marie-Luce Penchard, secrétaire d'Etat chargée de l'outre-mer, auprès du ministre de l'Intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales

    - Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes
    1- Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes
    2- Alain Joyandet, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé de la Coopération et de la Francophonie

    - Xavier Darcos, ministre du Travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité
    1- Nadine Morano, secrétaire d'Etat chargée de la famille et de la solidarité, auprès du ministre du ministre du Travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité
    2- Fadela Amara, secrétaire d'Etat auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, chargée de la Politique de la Ville
    3- Nora Berra, secrétaire d'Etat chargée des aînés, auprès du ministre du Travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité

    - Eric Woerth, ministre du Budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat

    - Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, porte-parole du Gouvernement

    - Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche

    -
    Hervé Morin, ministre de la Défense
    - Hubert Falco, secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants, auprès du ministre de la défense


    - Roselyne Bachelot, ministre de la santé et des sports
    - Rama Yade, secrétaire d'Etat chargée des sports, auprès de la ministre de la santé et des sports

    - Eric Besson, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du développement solidaire

    - Bruno Le Maire, ministre de l'Alimentation, de l'agriculture et de la pêche

    - Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la communication

    -
    Michel Mercier, ministre de l'Espace rural et de l'aménagement du territoire
    - Christian Estrosi, ministre auprès de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi, chargé de l'industrie
    - Patrick Devedjian, ministre auprès du Premier ministre, chargé de la mise en oeuvre du plan de relance
    - Henri de Raincourt, ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement
    - Christian Blanc, secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale auprès du Premier ministre
    - Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat auprès du premier ministre, chargée de la prospective et du développement de l'économie numérique

    et Martin Hirsch
    , Haut-Commissaire auprès du Premier ministre aux Solidarités actives contre la pauvreté, à la Jeunesse et à la Vie associative.

    Les bandes violentes ne pourront plus sévir impunément

    Christian Estrosi dévoile son projet en faveur des personnes menacées

    Aperçu des principales propositions présentées ce mardi après-midi à l'Assemblée nationale...

    Le premier article de la proposition de loi donne le ton. Toute participation à «une bande ayant l'intention de commettre des violences» sera punie de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende. Et lorsqu'un délit sera commis en réunion par plusieurs personnes dont l'une au moins est porteuse d'une arme, la condamnation pourra aller jusqu’à sept ans de prison et 100.000 euros d'amende. Des mesures strictes et spécifiques censées «adapter notre législation» à une «délinquance en constante mutation», selon le rapporteur de la proposition de loi, Christian Estrosi. En avril dernier, Nicolas Sarkozy avait confié au député-maire (UMP) de Nice le soin de rédiger une proposition de loi pour lutter contre le phénomène des «bandes violentes».
    Si les députés de la majorité suivent l'appel lancé par Frédéric Lefebvre, la proposition de loi pourrait être votée mercredi à l'Assemblée. Le porte-parole de l'UMP a en effet appelé dimanche les parlementaires à voter «à l'unanimité» ce texte.

    Les principales mesures prévues par la proposition de loi:

    -> La prison: Toute «participation à une bande ayant l’intention de commettre des violences ou des atteintes aux biens concertées, dont la définition est directement inspirée de celle de l’association de malfaiteurs» donnera lieu à une incrimination spécifique. Même s'il s'agit d'une participation temporaire, la personne encourra, selon les circonstances, jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende. Le texte précise qu'il ne s’agit «aucunement de réprimer le simple fait d’être en groupe avec une "bande de copains" et qu'il faut appartenir à ce groupement en connaissance de cause». Le fait de se retrouver inopinément à proximité de ce groupement n’est donc pas punissable. Reste à savoir comment les enquêteurs prouveront cette «intention».
    ->Le port d'arme: Le texte prévoit l'extension du délit de participation délictueuse à un attroupement en étant porteur d'une arme (trois à cinq ans de prison et 45.000 à 75.000 euros d'amende) à la personne qui, sans être elle-même porteuse d'une arme, participe volontairement à un attroupement où une ou plusieurs personnes portent des armes de manière apparente.

    -> La cagoule: La proposition instaure une circonstance aggravante nouvelle lorsque certaines violences sont commises par des personnes dissimulant volontairement leur visage (par exemple à l'aide de cagoules) afin d'éviter d'être identifiées. Cette mesure complète le décret du ministère de l’Intérieur qui interdit les cagoules dans les manifestations.
    -> La caméra: Le texte prévoit des modalités selon lesquelles les arrestations lors des opérations de maintien de l'ordre peuvent faire l'objet d'un enregistrement audiovisuel par les services de police judiciaire. Mais attention, la diffusion de ces enregistrements fait l'objet d'une nouvelle incrimination (un an de prison et 15.000 euros d'amende).
    ->Les profs: La proposition prévoit l'instauration d'une circonstance aggravante lorsque des atteintes aux personnes sont commises, sur les enseignants ou les personnels travaillant dans les établissements d'enseignement scolaire, dans l’exercice ou du fait de leurs fonctions. D’autre part, le texte prévoit de protéger spécifiquement les proches de ces personnels, ainsi que toutes les personnes chargées d’une mission de service public, dès lors que les violences seraient commises en raison des fonctions exercées.
    ->Les écoles: Outre les profs, les lieux d’enseignement seront également protégés. Une circonstance aggravante sera considérée lorsque des vols et des extorsions sont commis dans les écoles ou à proximité. Les intrusions dans un établissement scolaire seront punies d'un an de prison et 7.500 euros d'amende et de trois ans de prison et de 45.000 euros d'amendes si elles sont commises en réunion.

    Les amendements

    Plusieurs amendements à la proposition de loi sont également prévus.

  • Xavier Darcos doit présenter la fouille des cartables en séance publique. Il prévoit d'habiliter certains personnels à fouiller les cartable. De même, des portiques pourront être installés dans certains établissements.
  • Autre amendement, celui concernant les halls dimmeubles. Le député UMP Philippe Goujon a introduit une modification de la définition du délit d'attroupement dans les halls d'immeuble. Et une peine complémentaire telle que le travail d'intérêt général a été introduite par le rapporteur du texte, Christian Estrosi.
  • lundi 22 juin 2009

    Congrès de Versailles : fronde des démocrates extrémistes de gauche

    Des ados en crise refusent de monter dans leur Chambre
    Le Président de la République a fait honneur aux élus du peuple

    Le Président Sarkozy s'est adressé directement à ses représentants et en leur réservant la primeur de ses orientations de sortie de crise économique internationale.
    Les présidents de la République ont très habituellement considéré le peuple comme leur interlocuteur privilégié : ils se sont invités dans les foyers à chaque allocution télévisée et le président Giscard d’Estaing s’invitait même à leurs tables. Or, depuis la réforme de la constitution qui renforce les pouvoirs du Parlement, c’était la première fois qu’un chef de l’Etat s’adressait solennellement aux deux Chambres réunies en Congrès à Versailles. Les esprits chagrins de l’opposition à Sarkozy, en outre souvent malveillants, se sont dérobés au débat quand ils sont socialistes, et ont méprisé jusqu’à l’hommage, quand ils sont rouges, communistes ou écologistes.

    La gauche foncièrement divisée

  • Les parlementaires PS seront donc présents au Congrès de Versailles, le 22 juin, pendant le discours de Nicolas Sarkozy mais ne prendront pas part au débat parlementaire sans vote organisé après le départ du chef de l'Etat, a annoncé l'entourage du chef du groupe PS à l’Assemblée Nationale, Jean-Marc Ayrault, alors que les sénateurs ne partageaient pas totalement ce point de vue.
  • Les parlementaires PCF ont décidé ce mardi lors d'une réunion à l'Assemblée nationale de boycotter le Congrès, a annoncé le porte-parole des députés communistes Roland Muzeau.
  • C'est aussi le cas des parlementaires Verts avaient voté en faveur d'un boycottage de cette réunion du Parlement, à l’instigation de l’amère Mamère qui considère qu'il n'est "pas payé pour faire la claque" de Sarkozy, et de Martine Billard, ci-contre (cf. les libellés de PaSiDupes à ces deux noms), ex-militante d'extrême gauche de l'Organisation Communiste des Travailleurs (OCT, mix LCR et maoïste), mais cette décision ne faisait pas l'unanimité parmi les neuf parlementaires (quatre députés et cinq sénateurs). Tous les deux militent en faveur des Palestiniens et soutiennent les associations militantes pour le droit au logement et la cause homosexuelle.

    Jean-François Copé juge 'extravagant' le comportement du PS

    "Il y a quand même un paradoxe. Voilà des socialistes dont j'ai compris qu'ils n'aimaient pas l'idée que le président vienne devant le Congrès et qui nous expliquent qu'ils vont venir mais qu'ils ne vont pas parler !", a déclaré le président de groupe des députés UMPà l'issue de la réunion du groupe PS.
    "Si l'opposition ne s'exprime pas en réponse au président de la République et demande qu'il y ait un autre débat qui suive (avec le Premier ministre), véritablement, on marche à l'envers. Je suis déjà content qu'ils viennent... On aurait pu imaginer cette idée absolument folle d'une opposition qui ne nous honore pas de sa présence à Versailles. Ca aurait été un truc de fou", a encore ironisé Jean-François Copé.
    "Ce qui fait la force du combat politique, c'est le verbe et l'écrit. C'est ça qui détermine l'action. Imaginer que les hommes politiques de l'opposition aujourd'hui puissent penser être finalement assez faibles pour ne pas pouvoir prononcer un discours politique pour répondre au président de la République me paraît totalement surréaliste, extravagant", a-t-il jugé.

    S'agissant du temps de parole imparti à chaque groupe parlementaire, Jean-François Copé a lancé, ironiquement: "10 minutes pour le groupe PS à l'Assemblée et 10 minutes pour celui du Sénat, ça fait 20 minutes. Deux excellents orateurs désignés pourraient à eux deux prendre la main".


    Une gauche divisée et malsaine

  • Un incident de séance, autre preuve d'extravagance...

    Les preuves du ridicule de l'opposition sont devenues superflues, mais elle s'ingénie à se déconsidérer.
    Ainsi, en pleine crise d'adolescence, les socialistes ont-ils manifesté leur révolte contre le père en contestant le choix de l'ordre alphabétique pour la répartition des sièges dans l'hémicycle. A l'ouverture des débats, le député PS Jean-Jacques Urvoas a réclamé, en vain, que les parlementaires soient assis par groupes politiques, comme dans les deux chambres (Assemblée Nationale et Sénat), et non par ordre alphabétique, comme c'est l'usage dans les Congrès. Ils ont leurs habitudes, les conservateurs de gauche !
    Voilà où ils en sont, en période de crise économique internationale...

  • Incohérence et malveillance

    Absents dans la salle du Jeu de Paume à Versailles où s’étaient assemblés les députés et sénateurs respectueux des institutions et de la fonction du président de la République, quelques factieux participaient à un débat de France 3 aux abords du Congrès. C’est ainsi que l’agressive sénatrice Nicole Borvo Cohen-Seat (attachée principale d'administration née en 1945 à Marseille et conseillère de Paris) s’y est montrée particulièrement négative : alors que la députée Verts, Martine Billard (bibliothécaire née en 1952), montrait les dents mais en avançant ses arguments, Nicole Borvo Cohen-Seat retroussait les babines en se tournant vers Thierry Mariani (1958), le député UMP du Vaucluse, spécialiste de l’immigration et opposé au PACS. Patrice Cohen-Seat (son ex-mari, 1947) est aussi membre du PCF.

    A l'origine de la crise socialiste sur le classement par ordre alphabétique des parlementaires, le député PS du Finistère, Jean-Jacques Urvoas (1958), a en revanche eu la décence de se joindre au débat, après le départ du président de la République, était simplement missionné par son parti et ne s’était montré guère percutant. Maître de conférence en droit à l’Université à l'Université de Bretagne Occidentale, par protection militante, cet ex-militant de la …MNEF, devenu comme par enchantement directeur de la …Mutualité du Finistère en 1986, avant l'affaire de la MNEF dans les années 90 (lien PaSiDupes).