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mardi 8 juillet 2014

Conférence sociale: ouverture malgré la rupture du dialogue "social" avec Valls

Les absences de la CGT et FO consacrent l'échec de Hollande

La conférence sociale se poursuit ce mardi à Paris, malgré le refus des principaux syndicats de cautionner la démarche du gouvernement.
Th. Lepaon (CGT) et J.C Mailly (FO) côte à côte
L'absence de ces deux grands syndicats n'empêchera pas le gouvernement Valls de lancer les négociations pour combattre le chômage, déclaré grande "cause nationale" lors de la première journée par François Hollande.

La CFTC tacle le boycottage CGT et FO, "emprunté au patronat"
Le président de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), Philippe Louis, a jugé mardi "contre-productifs" les refus de la CGT et de FO de participer à la conférence sociale, soulignant toutefois que leur absence "peut ressembler" à un camouflet pour François Hollande.
Interrogé sur Radio Classique, il a "reproché au patronat d'avoir lancé cette mode de l'oukase".

La FSU menace de quitter les discussions pour montrer ses exigences
Proche de la CGT, la FSU, première organisation syndicale de la fonction publique d'État, pourrait quitter la conférence sociale si elle n'est pas satisfaite des réponses apportées par le gouvernement à ses questions sur le service public notamment, a menacé mardi Bernadette Groison, secrétaire générale du syndicat.
"Nous allons dans chacune des tables rondes poser nos questions sur le dialogue social, la contrainte budgétaire, les services publics et la fonction publique, et au regard des réponses qui nous seront apportées, nous verrons si nous restons à cette conférence sociale ou si nous en partons."
"Si nous partons, il ne faudra pas que le gouvernement s'imagine que c'est anodin ou un simple signe de rupture, ce sera le signe d'une exigence forte de la FSU", a prévenu Bernadette Groison.

Le dialogue n'est pas rompu malgré le boycottage de FO, selon Mailly 
Comme la CGT, FO a décidé lundi de ne pas assister au deuxième jour de la conférence sociale réunissant gouvernement et partenaires sociaux, a déclaré sur France 2 que le dialogue social est "interrompu aujourd'hui mais il n'est pas rompu".
"On a voulu dire: "attention, vous prenez un drôle de chemin, un chemin qui est dangereux pour l'économie, un chemin qui est dangereux pour le social, un chemin qui est dangereux pour la démocratie, ça s'appelle l'austérité.""
"J'espère que ça va servir comme un petit électrochoc du côté des pouvoirs publics", a poursuivi le secrétaire général de Force ouvrière, qui estime avoir "réussi à marquer le coup".

Marine Le Pen : "les salariés ne se sentent pas représentés"

La présidente du Front National Marine Le Pen a jugé sur i-télé (groupe Canal+) les syndicats "complices"des choix politiques des gouvernements successifs et "discrédités" car ils ont "accepté le modèle" économique de l'UE.
"Que les syndicats boycottent la Conférence sociale, ça tombe bien, les salariés boycottent les syndicats depuis des années car ils ne se sentent absolument pas représentés."
Jugeant la "représentation syndicale complètement bloquée depuis la fin de la deuxième guerre mondiale", Marine Le Pen a estimé qu'il faut "permettre à n'importe quel syndicat de se créer comme n'importe quel parti politique".

Mise en cause de 
Valls, sa ligne et sa méthode 

Lundi, devant la presse, 
Jean-Claude Mailly (FO) a dénoncé "un vrai bug dans le dialogue social". A l'issue d'une réunion à huis clos avec François Hollande, le numéro 1  de FO a expliqué la décision de son syndicat de ne pas participer mardi à la seconde journée de la Conférence sociale par les "désaccords sur le pacte de responsabilité" et les "déclarations intempestives du Premier ministre" Manuel Valls sur les seuils sociaux dans les entreprises et la simplification du code du travail, et par le sentiment "qu'il y avait un vrai bug dans le dialogue social". Il a dit avoir le sentiment que le président de la République "regrette un peu" cette décision, "qu'il est un peu ennuyé".

Manuel Valls fait preuve de mépris à l'égard des syndicats.
Le secrétaire général de FO a répondu : "Quand vous prenez des décisions, que vous annoncez des choses et que vous ne consultez pas (...) j'appelle ça du mépris." 
Il a dû se justifier de la durée des entretiens à huis clos des partenaires sociaux avec François Hollande et Manuel Valls. "Il a fallu attendre que toutes les organisations patronales félicitent le gouvernement pour les initiatives prises, ce qui n'a pas été le cas des syndicats".
"Le dialogue social fait des bugs". "Ça a été vrai le 31 décembre quand le président de la République annonce le pacte de responsabilité sans consulter les organisations syndicales, et rebelote avec le Premier ministre. C'est deux gros bugs", a-t-il insisté.

Sept tables-rondes axées sur l'emploi, le pouvoir d'achat, l'éducation ou encore la réforme territoriale, seront animées par neuf ministres. 

Outre le patronat, 
les syndicats réformistes (CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa) seront présents, tout comme la FSU, qui signale toutefois que les discussions sont "très mal engagées".


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