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samedi 26 juillet 2014

Paris: interdiction du rassemblement pro-Gaza à haut risque, le 26

Hollande sera-t-il respecté ou défié Place de la République?
Manifestants révolutionnaires du NPA, trotskiste
L'AFP avait admirablement relayé l'avis de danger du pouvoir socialiste

"Après-midi à haut risque samedi [26] à Paris" La préfecture avait transmis les éléments de langage officiel, rappelant "les graves violences lors d'un précédent rassemblement", qui étaient en fait trois, Barbès, Sarcelles et Vaulx-en-Velin où flotte le drapeau palestinien... Cazeneuve tentait de faire oublier ses voltes-faces puisqu'il avait autorisé une précédente manif  par les mêmes organisateurs, trois jours avant, le mercredi à Paris, mobilisant ainsi les jeunes des quartiers. 

Le ministère de l'Intérieur a donc finalement interdit quatrième manifestation pro-hamas parisienne que les organisateurs entendaient maintenir coûte que coûte. "A chaque fois que les manifestations ont été autorisées, ça c'est toujours bien passé", affirma Olivier Besancenot
Plusieurs des mouvements appelant à la manif - Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti des indigènes de la République (PIR, à droite),
UJFP à Quimper, dont le maire
était le PS Bernard Poignant
Union juive française pour la paix (UJFP), laïque et qui milite, notamment dans le Collectif Palestine, pour la reconnaissance du droit du peuple palestinien à un État (photo à droite)- ont tenté d'obtenir  la levée de cette interdiction en urgence devant le Conseil d'Etat. Mais la plus haute juridiction administrative du pays a confirmé la décision du tribunal administratif de Paris s'opposant à la tenue de la manifestation, samedi peu avant 13h30, pour un rassemblement, prévu à 15h00...

Peu après, dans une déclaration à la presse depuis la Place Beauvau, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a solennellement appelé "pour la dernière fois" les organisateurs à renoncer à leur initiative.

Saisi en procédure d'urgence, le juge du Conseil d'Etat a estimé que la préfecture de police était justifiée à invoquer pour sa décision les violences des 13 et 19 juillet, le fait que les organisateurs n'aient pas respecté le délai de trois jours pour la déclaration de la manifestation et n'aient pu démontrer leur capacité à mettre en place un service d'ordre suffisant.

Peu après, un policier est venu notifier aux organisateurs que la manifestation était bien interdite et a demandé à la trentaine de personnes rassemblées place de la République de se disperser.


"Le gouvernement veut jouer la carte du pourrissement"
"Il cherche l'escalade pour museler ce mouvement de solidarité avec la Palestine", a dénoncé un des organisateurs, 
Adnane Benyoussef, membre du bureau politique du PDP, parti marxiste tunisien. "Ils savent très bien que les gens vont venir de manière spontanée à 15h00".

La préfecture de police estimait que ce rassemblement de la Place de la République présentait les mêmes risques de violences que la manifestation interdite le 19 juillet dans le quartier populaire de Barbès et celle du 13, autorisée non loin de la Bastillemais qui avait dégénéré en débordements près de synagogues.



En fin de matinée, Alain Pojolat, du NPA, s'attendait à la venue de "plusieurs milliers de personnes". "Pour nous, tout débordement aujourd'hui sera la faute à l'interdiction par la préfecture de police d'une manifestation qu'on était parfaitement à même d'organiser sereinement", a-t-il souligné.

C'est oui, le mercredi, mais non, le samedi...

"Il n'est pas question de laisser "s'importer" en France le conflit israélo-palestinien", avait affirmé le président François Hollande, le 14 juillet 2014. Mais plusieurs voix se sont élevées contre la ligne diplomatique de la France dans le pays comme pro-israélienne.

Le Premier ministre Manuel Valls s'est essayé à  l'apaisement des musulmans de France instrumentalisés par l'extrême gauche. Il s'est ainsi rendu vendredi soir à la mosquée d'Evry-Courcouronnes, une des plus grandes du pays, pour la rupture du jeûne du ramadan, assurant qu'il n'y a  pas "deux poids deux mesures" à leur encontre.
"Quand des 'casseurs' se réclament d'une forme dévoyée de l'islam, ce sont les musulmans qui souffrent les premiers car ces actes nourrissent des amalgames insupportables", a-t-il justifié, estimant que "ces groupes radicalisés s'en prennent à votre foi, à la noblesse du message de l'islam, à ses valeurs d'ouverture, de tolérance".
"Des indignations s'expriment, c'est légitime ! Des manifestations s'organisent, c'est un droit fondamental ! Mais rien, jamais, ne pourra justifier la violence, la haine de l'autre", a-t-il encore lancé aux musulmans sidérés.

Le gouvernement a mobilisé environ 2.000 forces de l'ordre

Les sources policières ajoutent qu'elles ont reçu des "consignes de fermeté" pour intervenir "très rapidement et interpeller" en cas de non-respect de l'interdiction de manifester ou de "slogans ou manifestations antisémites". A Barbès, la police avait procédé en début d'après-midi à quatre interpellations de personnes appelant à participer à la manifestation interdite, selon une source proche des forces de l'ordre.

De leur côté, les ONG Amnesty international et Human Rights Watch se sont toutes deux inquiétées des restrictions à la "liberté de réunion".
Un cessez-le-feu de 12 heures est entré en vigueur samedi alors que des acteurs internationaux étaient réunis samedi à Paris pour tenter d'obtenir une trêve durable. 
Contrairement à l'affirmation de l'AFP, cette rencontre internationale n'a pu se tenir que parce que la trêve était déjà intervenue et non l'inverse...

2 commentaires :

  1. Une réponse aux personnes qui voudraient que la France soit opposé à la cause palestinienne et prenne partie pour Israël : la France envoie 11 millions d'euros d'aide humanitaire en Palestine (Actualité du 25 juillet)

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    1. Les Français savent pour qui ils travaillent et paient des impôts toujours plus insupportables...

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