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mercredi 9 juillet 2014

UMP: coup de gueule de Dati contre les "boules puantes" et les "délateurs"

La troïka lave son linge sale en public

R. Dati dénonce les excès d'une sorte d'épuration 2014


Soupçonnée de factures réglées par l'UMP, l'eurodéputée riposte et exige un effort de transparence de la part du triumvirat, à commencer par François Fillon, dont elle dénonce les "méthodes de voyou".

Rachida Dati ne laisse pas passer la délation. Elle n'est pas du genre à se laisser maltraiter par les grands frères, ni à l'UMP, ni dehors et son statut d'ancienne garde des Sceaux la porte à faire respecter la fonction.  Elle dit haut et fort qu'elle ne laissera salir ni l'un, ni l'autre par l' association de son nom aux folles dépenses de l'UMP depuis les déclarations du Canard enchaîné, qui affirme ce mercredi que l'UMP lui aurait notamment remboursé des factures de téléphone à hauteur de 10.000 euros par mois  an.

Rachida Dati riposte sur le fond, dans un coup de fil à l'AFP et sur Twitter. 

"Les montants annoncés par la presse je les découvre et je les ignore"
, assure-elle, précisant que l'abonnement téléphonique dont elle dispose "intègre un abonnement au fil AFP (qui est un peu cher!) pour avoir les dépêches de presse"
Elle dément également avoir bénéficié d'un collaborateur payé par le parti.

La contre-offensive de la maire du VIIe vise les "voyous et délateurs qui balancent des mensonges". 
Lesquels, soupçonne-t-elle, viennent de l'UMP. "Tout ce qui sort, qui est distillé minutieusement dans la presse, ça ne vient pas de la gauche", affirme-t-elle. 

Rachida Dati trouve en effet "curieux" que ces "boules puantes" "ne concernent qu'un seul camp", composé essentiellement de sarkozystes et de copéistes: "Hortefeux, Bertrand, Raffarin, Daubresse, Copé... Who's next?"

En revanche
, selon Europe 1 qui s'est procuré les factures, en 2006 et 2007, l'ancien Premier ministre s'est vu offrir par l'UMP des allers-retours en hélicoptère  privatif et en Falcon à plus de 14.000 euros pour l'un des quatre voyages et 6.500 euros pour les trois autres.
Les fuites proviennent à l'évidence de l'autre camp, celui des fillonistes et des juppéistes. 
Rachida Dati a des munitions et ne manque pas de réclamer des comptes aux deux anciens premiers ministres, membres du triumvirat qui dirige désormais le parti: "Par souci de transparence, je demande que les membres du triumvirat disent par qui ont été et sont payés leurs collaborateurs", exige-t-elle. "Je leur demande si leurs frais ont été pris ou sont pris en charge par l'UMP: leurs montants et leur nature."
Enfin, l'ancienne ministre réclame à Alain Juppé et François Fillon la «transparence» sur le financement de leur think-tank, club ou micro-parti - Force républicaine, par exemple pour François Fillon.

Et Mme Dati met en garde l'ancien premier ministre dans une nouvelle série de tweets 
"Si ces ragots et ces calomnies persistent, mon avocat entamera une procédure judiciaire", conclut Rachida Dati.

L'UMP en croisade contre les fuites

Mardi soir, à la sortie du bureau politique, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin se sont aussi exprimés en ce sens"Nous demandons que ces fuites, organisées par je-ne-sais-qui, s'arrêtent le plus vite possible", a lâché J.-P. Raffarin, qui s'interroge sur sa mission au sein du triumvirat, "tant la haine est immense dans ce parti»...

Ce mercredi matin, plusieurs responsables du parti se sont indignés de la méthodes employée des fuites qui se multiplient sur les finances de l'UMP en marge de la publication de l'audit sur les comptes du parti. 

À commencer par Jean-François Copé lui-même, qui a dénoncé sur Facebook "les règlements de comptes personnels" qui "rendent l'UMP inaudible". 

"Je mets en garde contre les comportements qui relèvent de la chasse aux sorcières", dénonce ce mercredi Luc Chatel dans une entretien au Figaro


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