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dimanche 13 juillet 2014

La "gauche sociale" descend le Livret A à son plus bas historique

Le Livret A est au plus mal 

Le gouvernement a annoncé une baisse du taux du Livret A de 1,25% à 1% au 1er août 
Quelles sont les conséquences pour les épargnants, s'interroge finement L'Expansion, au cas où les Français les plus stupides n'auraient pas compris. L'économiste Philippe Crevel envisage même que cette baisse de rémunération de l'épargne populaire ait des effets positifs. Pour qui, s'il vous plaît ?

Petits épargnants, votre Livret rapportera moins, mais vous gagnerez plus...
Voilà la tête qu'il a
Le taux du Livret A a atteint son niveau le plus bas historique: le placement préféré des Français passera de 1,25% à 1% au 1er août 2014Cette nouvelle baisse annoncée par le gouvernement ce jeudi est-elle pour autant si grave? L'économiste Philippe Crevel (ci-contre) répond que ce n'est que du bonheur....

Comment explique-t-on cette nouvelle baisse ?

Le taux d'inflation enregistré par l'Insee de 0,5% est extrêmement bas. Le gouvernement avait déjà reporté en février cette baisse. Il aurait pu suivre les recommandations de la Banque de France et abaisser à 0,75%, mais il a décidé de couper la poire en deux avec un taux de 1%.  [les municipales de mars et les européennes de mai nous avaient donné un sursis: les sanctions peuvent maintenant tomber...]

Qu'est-ce que cela va changer pour l'épargnant concrètement au 1er août?

C'est évidemment une mauvaise nouvelle pour les propriétaires du Livret A [bien fait: en Socialie, les "propriétaires", si petits soient-ils, sont des riches. D'abord, il y aura un moindre rendement pour les épargnants et de facto, une perte du pouvoir d'achat. Pour un épargnant ayant placé 4.000 euros (moyenne nationale), cela représente 10 euros d'intérêt en moins par an. Pour ceux ayant atteint le plafond maximum de 22.950 euros, c'est un moins à gagner de 60 euros par an. 

Ce ne sont pas des sommes trop élevées (juge l'Expansion]. L'impact de cette baisse n'est-il pas plutôt psychologique pour l'épargnant? [La réponse est dans la question...]

En matière d'épargne, la psychologie compte beaucoup [C'est ce qui fait bouillir la marmite?] Cela risque d'inciter les épargnants a laisser leur argent dans leur compte courant. A la suite de la baisse d'août 2013, on a constaté cinq mois de décollecte sur le Livret A. Cette fois encore, un effet de décollecte fort va probablement être enregistré. 

Quelles sont les contreparties positives de cette mesure? 
[parce qu'il en a: tellement qu'on se demande pourquoi avoir attendu plusieurs mois...]

D'une part, elle pourrait encourager les épargnants à privilégier des placements à long terme comme les assurances vie [une nouveauté chez les petits épargnants!], ce qui est plutôt positif. D'autre part, un taux du Livret A plus bas permet une diminution du coût des logements sociaux [qui bénéficient de prêts financés par le Livret A, mais a condition que les volumes soient préservés. Or, notre économiste a lui-même exprimé ses craintes de décollecte...], ce qui en pleine crise du bâtiment, serait une bonne nouvelle. [Le conditionnel en dit long sur le volontarisme de ce manipulateur psychologique] 

Cette baisse est-elle suffisante pour rebooster la construction? 
[Soyons fous!]

Je ne pense pas. [Y a donc des limites au foutage de gueule?] Déjà, le prix du foncier est très cher et le problème des logements sociaux est plus profond. Techniquement, il faut trouver des terrains, lancer des projets et les municipalités ne sont pas toujours d'accord pour accueillir des HLM. 

Le Livret A reste-t-il malgré tout un placement attractif? 
[L'Expansion insiste!]

Cela reste de l'épargne de précaution: même si on ne gagne pas grand-chose, au moins on ne perd rien [le taux de rémunération baisse et on "ne perd rien"!]. En revanche, cela doit rester du placement à court terme. Pour les placements plus longs, à partir de trois ou quatre ans, il vaut mieux placer son argent ailleurs [lâche finalement l'individu]. Il existe d'autres alternatives: l'assurance vie, qui est rémunérée actuellement à 2,8%. Mais le plan épargne logement (PEL) à 2,5% est également intéressant: c'est celui qui se rapproche le plus du Livret A et le mieux rémunéré. 

Quels arguments économiques le gouvernement peut-il utiliser pour faire passer la pilule aux épargnants? 
[une pilule amère, au bout du compte...]

D'abord, l'argument de la baisse de l'inflation (0,1 % en juin) qui contraint à un taux d'intérêt faible. Deuxième option, le gouvernement peut utiliser la relation entre le taux d'intérêt bas et la consommation. En effet, si les épargnants ne sont plus incités à épargner [si on relit l'économiste, on constate qu'il a tout dit et son contraire: "même si on ne gagne pas grand-chose, au moins on ne perd rien"], ils laissent leur argent dans leur compte courant, et indirectement, dépensent davantage. Cela aurait un effet marginal mais permettrait d'augmenter la croissance, ce qui est un des objectifs principaux du gouvernement.

L'individu a toutes les qualités requises pour participer à une quelconque Haute Autorité... Il est très versatile flexible: c'est un ancien conseiller de Jean-François Mattei, ministre UDF de la santé et du Président de la Caisse des Dépôts et Consignation). Tenté par un retour au CDC ? Generali l'a en effet démis de ses fonctions de conseiller de la direction générale et de secrétaire général du Cercle des épargnants.

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