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dimanche 20 octobre 2013

Les communistes à fond pour les clandestins scolarisés et contre les expulsions par Valls et Hollande

Leonarda : "Je n'irai pas seule en France, je n'abandonnerai pas ma famille"

François Hollande assure que la France "réservera un accueil" à la collégienne kosovare
 

Si elle "souhaite poursuivre sa scolarité en France, et à elle seule", offre-t-il dans une courte allocution télévisée, 
Après la publication du rapport d'enquête sur l'expulsion de Leonarda, favorable à Manuel Valls,  le PCF parle d'une "grave faute politique et morale", le Parti de gauche qualifie la décision du chef de l'État "d'une cruauté abjecte".

Le chef de l'Etat a par ailleurs indiqué qu'
une instruction serait adressée aux préfets pour "prohiber" toute interpellation dans l'ensemble du cadre scolaire, alors que, jusqu'à présent, seuls les établissements étaient sanctuarisés. "Une instruction sera adressée aux préfets par le ministre de l'Intérieur prohibant toute interpellation d'enfants dans le cadre scolaire, aussi bien dans les établissements que dans les transports, les sorties ou les centres de loisir", a spécifié le chef de l'Etat.

Quant à Leonarda, "si elle en fait la demande, compte-tenu des circonstances, et qu'elle veut poursuivre sa scolarité en France, un accueil lui sera réservé"
, a par ailleurs déclaré le président Hollande, spécifiant que ce serait à "elle seule". Sa famille ne devrait donc pas pouvoir regagner la France. 
"Je n'irai pas seule en France, je n'abandonnerai pas ma famille. Je ne suis pas la seule à devoir aller à l'école, il y a aussi mes frères et mes soeurs", a déclaré Leonarda, 15 ans, qui est née en Italie, qui a compté 78 demi-journées d'absence en 4e l'an dernier et qui découchait régulièrement pour rejoindre son petit ami à Pontarlier, précise le rapport d'enquête administrative. Sur ses cinq frères et soeurs, quatre seraient nés en Italie et la petite dernière, âgée de 17 mois, en France, de parents musulmans non mariés.
S'agissant de l'expulsion, "il n'y a pas eu de faute, la loi a été parfaitement respectée, mais il y a eu un manque de discernement dans l'exécution de l'opération", a-t-il ajouté, reprenant les conclusions de l'enquête administrative.
Documents à télécharger : Le rapport de l'Inspection générale de l'administration -
Harlem Désir en désaccord avec François Hollande. Le premier secrétaire du PS "souhaite que tous les enfants de la famille de Leonarda puissent finir leurs études en France accompagnés de leur mère", a-t-il déclaré. "Je vais en discuter avec le président et le gouvernement", a-t-il ajouté.
Sur Twitter, la députée européenne Front de gauche, Marie-Christine Vergiat réagit à la proposition de Hollande :
D'origine turque, la sénatrice altermondialiste (EELV) du val de Marne, Esther Benbassa réagit également à la solution "machiavélique" du Chef de l'État
Et de faire l'amalgame avec le cas de Khatchik:
Et pour Khatchik, donc ?, s'interroge le président du groupe Front de gauche à Paris, Ian Brossat :
Dans un communiqué, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, parle d'un "affront aux valeurs républicaines se double aujourd'hui d'un insupportable manquement à la convention internationale des droit de l'enfant, dont la France est signataire." "Le président Hollande pouvait, face aux tensions, aux stigmatisations, en appeler au sursaut républicain. Plus qu'une occasion manquée, il s'agit bel et bien d'une grave faute politique et morale", conclut-il.

Pour le Parti de gauche, la décision de François Hollande est "d'une cruauté abjecte" selon un communiqué de sa secrétaire nationale,Danielle Simonnet : "
la jeune collégienne est sommée par le Président de la République de choisir entre vivre en famille (5 frères et soeurs et ses parents) ou revenir seule en France poursuivre ses études. C’est d’une cruauté abjecte".
Le rapport de l'administration dédouane Manuel Valls

La diversité explique qu'elle occupe le terrain

Après un retour précipité des Antilles, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a pris connaissance des conclusions de l'enquête administrative sur l'expulsion de la collégienne Leonarda,

interpellée plusieurs jours plus tôt, le 9 octobre, dans le Doubs par la police de l'air et des frontières (PAF) lors d'une sortie scolaire. "Il ressort de tous ses éléments que le refus d'autorisation de séjour sur le fondement de la circulaire de 2012 et la décision de mise en œuvre de l'éloignement de la famille Dibrani étaient conformes à la réglementation en vigueur", peut-on lire dans le rapport de l'Inspection générale de l'administration (IGA), qui a été mis en ligne, ci-dessus. "La décision d'éloigner la famille Dibrani est justifiée en droit", affirme l'IGA dans ce rapport. "Il ressort de tous ces éléments que le refus d'autorisation de séjour (...) et la décision de mise en oeuvre de l'éloignement de la famille Dibrani étaient conformes à la réglementation en vigueur", ajoutent les inspecteurs.

Toutefois, les conditions d'interpellation de Leonarda, confiée aux forces de l'ordre en pleine sortie scolaire, sont critiquées par l'enquête.
 Selon la technique similaire du "vice de forme" utilisée en matière judiciaire, les auteurs du rapport ouvrent une brèche: "Essentiellement focalisées sur l'objectif de parvenir à regrouper la famille et de ramener la jeune fille auprès de sa mère, l'attention des forces de l'ordre n'a pas été éveillée par le fait que Leonarda Dibrani se trouve dans un bus dans le cadre d'une sortie scolaire". 
Il semblerait cependant que la police n'ait guère eu le choix, car la famille prévenue  la veille aurait soustrait l'adolescente à la police en l'envoyant passer la nuit dans un lieu inconnu. 
"Elles n'ont pas pris la mesure des enjeux que représenterait une intervention pour interrompre cette sortie", ni "évalué les conséquences possibles", et "en ce sens, elles n'ont pas fait preuve du discernement nécessaire", commente l'IGA, tout en assurant cependant que la préfecture du Doubs n'a pas été saisie de cette question.

La réaction de Nordine Idir, secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes de France
 (MJCF):

Toutes ces réactions virulentes laissent difficilement augurer un abandon de la lutte.

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