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mardi 22 octobre 2013

Ecotaxe: les écolos mettent Hollande en mauvaise posture

Les agriculteurs mobilisés contre l'écotaxe

Les agriculteurs et transporteurs sont vent debout contre l'écotaxe. 

Les paysans sont sympas
Ce mardi, le monde agricole a appelé à la mobilisation "générale et nationale" contre ce nouvel impôt sur les poids-lourds qui pénaliserait durement un secteur en difficulté, en particulier dans les régions excentrées comme la Bretagne.

Héritée du Grenelle de l'environnement, suite à une campagne pressante d'opposants écolos radicaux à Nicolas Sarkozy, cette mesure, déjà reportée, doit s'appliquer à partir du 1er janvier 2014. Mais la FNSEA dénonce une "usine à gaz" et réclame son ajournement. 

Hollande à la tête d'une armée mexicaine
Du côté faux-culs bien terreux, l'écologiste José Bové ménage la chèvre et le chou, défendant ce prélèvement fiscal ..."sur le principe", mais disant néanmoins comprendre la colère du monde agricole face à la hausse de la fiscalité. 
Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, reconnaît aussi qu'il y "a certainement des choses à améliorer" dans sa mise en oeuvre.

Une quarantaine de barrages filtrants sont prévus ce mardi dans l'hexagone, notamment autour des portiques et autres équipements électroniques installés pour enregistrer et facturer les poids lourds. Ce matin en Seine-Maritime, une dizaine d'agriculteurs, venus en voitures ou en tracteurs, ont bâché des bornes électroniques avec du plastique noir sur la RN 27 qui relie Rouen à Dieppe. En Ile-de-France, une centaine d'agriculteurs ont mis en place des barrages filtrants sur la D 637 à hauteur de Cély-en-Bière (Seine-et-Marne), distribuant une salade aux automobilistes. A 9 heures ils avaient levé le camp.

"J'entends bien les réticences...", prétend Le Foll

Le gouvernement compassionnel n'arrête pas de répéter qu'il comprend tous les malheurs qu'il provoque en France mais n'en fait qu'à sa tête. Le ministre fantoche de l'Agriculture ne dépare en rien l'ensemble et parle à vide : "Il y a des sujets sur lesquels on est en train de regarder", a ajouté, dans un français approximatif, Stéphane Le Foll qui reconnaît qu'il "y a certainement des choses qu'il faut améliorer"comme s'il n'y était pour rien.
Cela dit, selon le ministre, cette taxe ne devrait pas peser tant que cela... "On n'est pas du tout sur des proportions où on multiplierait par 10 ou 15 les coûts liés au transports.(sic) L'écotaxe ce n'est pas non plus des milliards et des milliards". Selon lui, elle rapporterait "globalement, en terme national, autour de 400 millions pas plus", mais qui pèseront sur des secteurs entiers, de façon discriminatoire, exceptant par exemple les pêcheurs, mais s'ajoutant à la pression fiscale générale que le pouvoir et la majorité parlementaire cloisonnent.

Figure folklorique du syndicalisme agricole violent, l'écologiste altermondialiste José Bové tente la quadrature du cercle entre idéologie et terrain. "Sur le principe, je pense que c'est une bonne chose", a-t-il laconiquement commenté mardi matin sur RMC-BFMTV.  Cet activiste pittoresque de la Confédération paysanne est bien obligé de clamer sa  compréhension du ras-le-bol fiscal exprimé par le monde agricole. "Les gens ne peuvent pas comprendre et se révoltent parce que, comme ça vient en plus du reste, et pas en substitution d'une autre (...) on est dans un système absurde", fustige-t-il, regrettant même au final une "incohérence totale sur la fiscalité en générale".
VOIR et ENTENDRE l'eurodéputé José Bové : 


De son côté, la FNSEA, qui a appelé à la mobilisation, dénonce une "usine à gaz". 
Seuls les produits français paieront le prix fort, puisque la France fait cavalier seul en la matière. Par exemple, une volaille hexagonale sera taxée plusieurs fois : entre l'élevage et le centre d'allotement (les lots à l'achat), puis vers l'abattoir, le centre de conditionnement, de nouveau jusque chez le grossiste et enfin jusqu'à l'étal et le consommateur. "Certains produits franco-français vont passer cinq fois sous les portiques contre une seule pour les produits importés", qui paieront juste à leur arrivée sur le territoire, dénonce le secrétaire général de la Fédération, Dominique Barrau. Un poulet brésilien produira du CO2 en transports, mais ne sera taxé qu'une seule fois... 

Pourquoi l'écotaxe déplaît-elle ?

Qu'est-ce que l'écotaxe ? 
La «taxe nationale sur les véhicules de transport de marchandises» doit être payée pour tous les camions français ou étrangers, roulant sur certaines routes (hors autoroutes payantes). Elle vise à inciter les entreprises à utiliser, pour le transport de marchandises, des modes moins polluants, et à favoriser les circuits courts.

Qui la paiera ?
 Tous les poids lourds de plus de 3,5 tonnes qui utilisent les autoroutes non-payantes, les routes nationales et certaines routes départementales ou communales devront la payer. Au total, 10 000 kilomètres d'autoroutes et routes nationales non payantes, et 5 000 km de départementales ou communales, sont concernés. Toutefois, sont exonérés les véhicules dits «d'intérêt général» (pompiers, police, ...), militaires, mais aussi ceux appartenant à l'État ou aux collectivités chargés de l'entretien de la voirie, les véhicules et matériel agricoles, ainsi que ceux utilisés exclusivement pour la collecte du lait dans les fermes.

Comment sera-t-elle prélevée ? 
Chaque poids lourd doit être enregistré, soit auprès d'une société habilitée de télépéage, soit auprès d'Ecomouv'. Il reçoit alors un boîtier GPS. Ces boîtiers déclencheront, à leur passage, les portiques installés sur l'ensemble des routes taxables, tous les quatre kilomètres environ. Le montant à payer dépend de la distance parcourue, du poids et de l'âge du véhicule. Plus le camion est lourd et plus il est vieux, plus il devra payer. Pour les régions excentrées, il existe un abattement: 30% en Aquitaine et Midi-Pyrénées, 50% en Bretagne. Au final, c'est le client, celui qui a une marchandise à transporter, et non le transporteur, qui paiera. Le transporteur ajoutera à sa facture un taux de majoration.

Combien rapportera-t-elle, à quoi servira-t-elle ? L'écotaxe doit rapporter 1,1 milliard d'euros par an. Seront reversés à l'État 760 millions d'euros, destinés à la construction, notamment, de voies ferroviaires et fluviales. Les collectivités toucheront environ 160 millions d'euros, pour l'entretien du réseau routier, et 250 millions serviront à la gestion de l'écotaxe.

Pourquoi inquiète-t-elle ? Le monde agricole dénonce le fait que les animaux et produits français soient taxés plusieurs fois, tandis qu'un produit importé ne le sera qu'une fois. Un produit transporté d'un département français à un autre, voisin, sera taxé, tandis qu'un produit qui parcourt de longues distances, mais en utilisant les autoroutes, ne le sera pas. Ainsi, les fédérations de transporteurs et de grossistes-distributeurs s'inquiètent des répercussions financières de cette taxe sur un secteur essentiellement composé de petites entreprises, mais aussi du coût de sa mise en place. (AFP)

VIDEO - Ecotaxe : le gouvernement peut-il encore reculer ?


VIDEO - Les agriculteurs ne veulent pas de l'écotaxe





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