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jeudi 28 janvier 2010

New Fabris, un enterrement Royal, sans fleurs ni couronnes

Désirdavenir Royal n'a pas présenté ses condoléances

Ils étaient bien seuls les 150 ex-salariés présents à "l'enterrement de leur outil de travail".

L'équipementier automobile New Fabris a mis fin à ses jours, lors de la vente aux enchères du stock, à Châtellerault, en Poitou-Charentes.
Dans le vaste atelier de l'usine et dans le froid, environ 400 personnes, des ex-salariés, acheteurs professionnels ou curieux, circulaient au milieu des lots en attendant le début de la vente publique. Des industriels de toute la France et même d'Allemagne lorgnaient les 1.101 numéros ont été classés, de la chaise de bureau au petit outillage jusqu'aux machines-outils et centres d'usinage pour pièces automobiles.
Quand le commissaire priseur demanda le silence et lança la première enchère, il fut interrompu par Dominique Duval, ex-syndicaliste FO. "Nous demandons la vente du lot pour un euro symbolique par salarié, soit au total 366 euros. C'est notre travail, notre sueur que vous vendez", hurla-t-il, applaudi pour se baroud d'honneur dérisoire qui conclut une lutte syndicale surtout destinée à faire monter les enchères des indemnités de licenciements et autres avantages compensatoires (photo ci-dessous).

Les ex-ouvriers, visages fermés, assistent en retrait à la dispersion de leur ancien outil de travail. "Le 31 juillet, c'était la mort de New Fabris, aujourd'hui, c'est l'enterrement. C'est un crève-coeur de voir ce gâchis", lâche Christine, agent de production, 34 ans de maison.
Les lots partent sans difficulté. "J'ai réalisé une bonne affaire. J'ai obtenu pour 800 euros du petit matériel qui vaut cinq à six fois plus", avoue un patron d' entreprise de mécanique de précision.


"C'est l'enterrement de New Fabris. Certains commencent aujourd'hui leur deuil", déplore Guy Eyermann, ex-délégué syndical CGT. "Moi, il y a longtemps que je l'ai fait", dit Jean-Claude Vannier, 45 ans, "écoeuré par autant de gâchis".
L'argent récolté, "entre 500.000 et un million d'euros », a estimé avant la vente le commissaire priseur, ira au liquidateur judiciaire pour payer les créanciers.

Rappel des luttes syndicales

Cet été, les 366 salariés de l'entreprise, placée en liquidation judiciaire, avaient menacé de faire sauter l'usine avec des bonbonnes de gaz s'ils n'obtenaient pas une prime de 30.000 euros chacun. Fin juillet, ils acceptaient 12.000 euros. Aujourd'hui, une trentaine seulement a retrouvé un travail, les autres sont en formation ou au chômage, selon les syndicats.

La présidente de la région Poitou-Charentes ne s'est plus déplacée: des photos seraient préjudiciables à sa carrière. Imaginez si elles se rendrait dans le 9.3... Mercredi, les ex-salariés devront aller à elle, retranchée dans son palais, sans désabusés. Le Conseil régional fait croire qu'il serait intéressé "par le rachat du bâtiment pour maintenir la vocation industrielle du site, chargé de mémoire". Avant les régionales, la vague promesse d'un musée dédié aux luttes syndicales et àl'amère la « mère » des New Fabris. VOIR et ENTENDRE

La présidente habillée aux frais de son Conseil Régional
Ni fleurs, ni couronnes, aujourd'hui

6 juillet 2009, 14h30 : des syndicalistes de New Fabris avaient pris le contrôle de la salle Jean Monnet où se déroulaient les séances du Conseil régional Poitou-Charentes. Syndicalistes remontés, revendicatifs, mécontentement exacerbé, banderoles criardes. Dans un climat insurrectionnel, Sa Cynique Majesté Royal se résolut à céder la parole aux représentants syndicaux et leur promit le soutien de leurs revendications. Ils savent depuis ce que valent ses promesses, il est vrai arrachées sous la pression.


Les sacrifiés de Fabris sous protection Royal

Quels sont les effets bénéfiques de la propagande de l'époque: « La maison Poitou-Charentes appartient à tous, y compris aux salariés de New Fabris... Ségolène Royal fit preuve d'une grande générosité en permettant à ces sacrifiés économiques de témoigner devant le plus haut représentant de l'État en Région, qui ne cesse de faire des allers et venues avec l'Elysée. » Rien de moins !
Mais rien de plus...
Paroles, paroles. Et récupération politicienne .

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