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samedi 28 juin 2008

Troisième cambriolage chez Désirdavenir Royal

Peut-elle faire confiance à son entourage ?
Mise en scène soignée
Le journal Le Parisien semble être le seul qui ait envoyé un journaliste à la présentation samedi matin de la contribution de la candidate socialiste battue à la Présidentielle pour le congrès du parti en novembre 2008. C’est par lui, avec l’agence de presse française, que l’affreuse nouvelle s’est répandue. Le patron du comité de soutien à Sa Cynique Majesté Royal, Me Jean-Pierre Mignard, qui participait en effet à cette réunion à la Maison de la Chimie, a eu l’opportunité lors de son intervention de provoquer l’indignation de son auditoire en annonçant juste à point nommé que l'appartement de l'ex-candidate à la présidentielle venait d’être cambriolé, la veille. Comme si elle n’était pas au courant, il a lancé : «Ton appartement a été pour la troisième fois visité hier soir», suscitant les huées de l'assistance…

Les faits
Situé à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), l'appartement que lui a laissé son ex-concubin François Hollande a été «visité» vendredi 27 au soir. Selon son entourage et Le Parisien, l’amère Royal est rentrée tard chez elle (à 22 heures seulement, selon LCI…) et a trouvé tout son appartement de Boulogne-Billancourt «retourné». Elle a déposé plainte et est restée avec le procureur de la République des Hauts-de-Seine, Philippe Courroye, jusqu'à «trois heures du matin». Elle devait le rencontrer à nouveau samedi après-midi. LePost (qui prend ses sources sur …LCI !) verse un pleur aussi … sec ! « Décidément, Ségolène Royal n'a pas de chance. »
Les rejets de Le Monde précisent : «Hier soir, Ségolène Royal est rentrée chez elle, vers 22 heures, quand elle a découvert la porte de son domicile avait été fracturée. C'est la chambre de sa fille qui semble avoir été vandalisée (excessif ?): tiroirs ouverts, bijoux renversés sur le sol... Rien ne semble avoir été volé. Selon l'entourage de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle, il pourrait s'agir d'une "tentative d'intimidation à la veille d'une réunion importante". »
La conclusion de LePost serait bien un peu hâtive et totalement infondée.


Comique de répétition
1- Les visiteurs du soir sont revenus pour la troisième fois. Le Nouvel Observateur se souvient :
On apprenait mardi 31 juillet 2006 que « L'appartement de Ségolène Royal, situé à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), a été cambriolé dans la nuit de vendredi à samedi, […] confirmant une information du Parisien" [ ! ].
L'appartement de Boulogne, occupé par Ségolène Royal et son ancien compagnon François Hollande, avait été fouillé, lors des vacances du couple Royal-Hollande, sans qu'aucun vol n'ait été constaté. "Il ne s'agit pas d'un cambriolage, mais d'une intrusion et de la fouille intégrale de mon domicile, où rien n'a été volé", avait alors déclaré la socialiste qui "ne se sentait pas intimidée par ce qui s'était passé". A la différence de LePost en 2008, la brave femme, connue pour sa 'bravitude', n’avait pas encore envisagé que ce pût être «une "tentative d'intimidation à la veille d'une réunion importante".
L’hebdo des intellos de la gauche caviar poursuivait. « Le vol a été commis "a priori sans infraction". » Petite pause sur la confusion ‘infraction/effraction’ par un journaliste donneur de leçons, issu d’une prestigieuse école supérieure de journalisme.


2 bis - En février 2007, dans le Xe arrondissement de Paris, rue du Faubourg-Saint-Martin, à proximité du Canal St Martin occupé par des activistes de sans abris, le siège du comité de soutien de Ségolène Royal qui –il n’y a pas de petit bénéfice- fait office d'appartement parisien de Sophie Bouchet-Petersen (ci-contre), conseillère de Sa Cynique Majesté Royal, candidate socialiste, avait lui aussi été cambriolé. Un ordinateur avait été volé et plainte avait été déposée, sans que les suites n’aient été rendues publiques.

2- Octobre 2007 – «Dans la nuit de vendredi à samedi dernier, entre minuit et 3 heures du matin, un ou plusieurs inconnus se sont introduits dans l'appartement de l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle. Cette dernière était en voyage d'agrément aux Antilles au moment des faits. A priori, les cambrioleurs n'ont pas eu à commettre d'effraction : une baie vitrée donnant accès au logement, situé au rez-de-chaussée, était restée ouverte. »…
3- Juin 2008 - "Le domicile de l'ancienne candidate socialiste, situé à Boulogne-Billancourt, a été visité dans la nuit de vendredi à samedi. Cent dix euros et un ordinateur portable ont été dérobés." (Nouvel Observateur)

Des variantes
Il avait déjà été fouillé de fond en comble le 31 juillet 2006 sans que rien ne soit volé.
En juin 2008, ni les mobiles, ni l’hypothétique vol n’ont pas transpiré. Seulement des accusations à l’aveugle. On affine...

De troublantes similitudes apparaissent désormais
C'est toujours à Paris et non pas à Melle, que ça se passe.
Une nette préférence pour la nuit du vendredi au samedi n’est pas une caractéristique majeure. Attardons-nous plutôt sur trois aspects.

1- a/ 2006 - « Cent dix euros et un ordinateur portable ont été dérobés mais "aucun document sensible n'a disparu", a indiqué un proche de l'enquête au quotidien. »
b/ 2007- « Les malfaiteurs se sont emparés d'un maigre butin, environ 110 euros et un ordinateur portable, avant de prendre la fuite. » Tarif syndical...
c/ Juin 2008 - ?

2- a/ 2006 - « Le fils de l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle était présent au sous-sol au moment des faits et a averti par la suite le commissariat. La police judiciaire des Hauts-de-Seine a été saisie de l'enquête. »
b/ Oct 2007- « Le modeste fric-frac, vraisemblablement imputable à des voleurs de passage, a été découvert par le fils de Ségolène Royal. » Il se trouvait au sous-sol mais avait laissé la porte-fenêtre du rez-de-chaussée ouverte. Imprudence qui sera dramatisée.
c/ Juin 2008 - ?

Détournement politicien d’un cambriolage
Argenteuil n’attire pas la convoitise autant que …Boulogne-Billancourt.
a/ 31 juillet 2006 - "Je n'ai pas porté plainte, j'ai fait un signalement au commissariat en demandant que l'incident reste confidentiel". La concurrente du ministre de l’Intérieur avait accusé son adversaire : "Je trouve scandaleux que cette information ait été diffusée par le cabinet du ministre de l'Intérieur, alors que j'avais demandé que cet incident reste confidentiel", a-t-elle réagi. Diffamation sans suite.
Le 18 août, encore simple candidate probable à l'investiture socialiste, Désirdavenir Royal avait alors récupéré le fait divers (du 31 juillet) pour reprocher au ministère de l'Intérieur d'avoir divulgué l'information qu'elle souhaitait garder confidentielle. Ce que la Place Beauvau avait démenti, coupant court à la polémique. Et "Rien ne permet de penser que le ou les intrus avaient une idée particulière en liaison avec les occupants de l'appartement", a estimé une source judiciaire, selon Le Figaro.
b/ Juin 2008 – une prétendue ‘tentative d’intimidation’
Difficile à imaginer à l’encontre de quelqu’un qui clame : « Vous ne réussirez pas à me déstabiliser ! »
Point de négligence familiale cette fois. L'entourage de la présidente de la Région Poitou-Charentes a le sentiment que ce n'est à un simple cambriolage: on lui en veut; elle est une innocente victime. Vers 22 heures, accompagnée de son officier de sécurité, la candidate Royal au poste de Premier secrétaire a découvert la porte de son domicile fracturée. «Elle n'a pas dormi de la nuit», explique encore son entourage qui note paradoxalement qu'elle a réagi avec «un grand courage», selon LCI.
Un nouvel épisode de la mythique aventure de Marie-Ségolène était ainsi écrite par des malfrats. Mais que, pour la déstabiliser, ils aient choisi la veille où Désirdavenir déposait sa contribution au Congrès du PS de novembre, désigne, non pas sa tête de turc préférée, mais ses camarades malfrats socialistes qui sont bien les seuls à la trouver encore dérangeante.

2 commentaires :

  1. Elle va nous faire le coup du cambriolage chaque fois qu'elle sera candidate à quelque chose.Tant qu'il y aura des " Chrétins " pour mordre à ses balivernes.
    Quand à sa contribution pour le congrès du PS, il y a quelques temps que je ne m'étais pas marré comme çà. Cà fait tellement de bien que j'ai envie de dire : Ouiii...encore.. encore.. Marie-Ségolène, c'est tellement bon...!
    Ah Ah Ah !

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  2. J'aime bien le détail récurrent des 110 euros (très précisément; je n'ai pas une grande fortune et peu d'argent liquide, mais je serais incapable de dire aussi précisément si j'ai 15 ou 33 euros dans mon portefeuille-- à moins de compter avant...).
    Plus un ordinateur portable.

    Et puis l'histoire de la fille ou du fils et de la fenêtre.

    Et aucun journaliste de trouve bizarre une telle accumulation de détails récurrents?

    Très bien vu, Pakool!

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