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dimanche 13 janvier 2008

Désirdavenir Royal s'autoproclame chef de campagne de la gauche?

Royal, ou le coup d'état interne permament
La sombre Jalousie, au teint pâle et livide,
Suit d’un pas chancelant le Soupçon qui la guide.

(Shakespeare, Hamlet)

Seule chef de la gauche ?
Le 'débat participatif' n’aura pas lieu au PS ?
Royal fait cavalier seul et l’amazone grille ces messieurs, des rivaux trop respectueux des instances. Désirdavenir Royal usurpe le titre de cheftaine unique de la gauche. Sa méthode à la hussarde - agresser pour s’imposer- et son argumentaire -retourner contre les autres les critiques qui lui sont adressées- augurent mal d’une ‘république du respect’.
Piquée au vif par sa défaite, elle part à bride abattue droit devant elle, comme une jument agacée par un taon. Et où échoue-t-elle ? A St-Brieuc (22)!
L’usurpatrice s’est posée samedi en chef de la gauche selon une agence de presse dévote qui va un peu vite en besogne, au risque de provoquer de vives et légitimes réactions d’indignation à la gauche de Désirdavenir.
Ce déplacement survenait une dizaine de jours après qu'elle eut fait part de son ambition de prendre la tête du PS, si elle parvient à "rassembler les socialistes".
Une chef qui n’a pourtant pas pris de risques: la sotte est ambitieuse, mais n’est pas téméraire. Entre un passage au marché de St-Brieuc, à l'affluence clairsemée à une heure matinale, et des séances de dédicace de son livre dont le titre est emprunté à une femme, Barbara, Sa Cynique susnommée a travaillé à sa propre gloire et à faire quelques rentrées d’argent. Son impudeur a trouvé à s’exprimer et ne l’a pas empêchée de se faire l'avocate d'une "opposition rude et sans concession"…
L’hypocrite affecte de soutenir une candidate socialiste mais a en fait entrepris une tournée des fédérations dans l’optique d’une prise de pouvoir du PS. La supercherie est d’autant plus évidente que la candidate n’a guère besoin de son appui, puisque le PS a fait 58% à la présidentielle, le 6 mai. Celle qui escompte tirer avantage de l’opération, ce n’est pas la députée qui brigue aussi la mairie, mais bien celle qui, sans prise de risque, vient parader en terre socialiste et empocher les dividendes du travail de terrain de la députée. Le choix du chef-lieu des Côtes d'Armor ne devait rien au hasard.
C’est donc avec un courage exemplaire, comme on est en droit de l’espérer d’un vrai chef, qu’elle relève le défi de la politisation du scrutin lancé par Nicolas Sarkozy.

Cheftaine des femmes?
Sa Cynique Majesté Royal avait tour à tour exploité les ressources de sa 'féminitude' et fustigé ceux qui en faisaient une cible. La présidentielle passée, elle recommence pour les municipales. Elle n’a rien appris. N’a-t-elle pas réservé sa première visite de campagne des municipales à une femme ? Aurait-elle un malaise avec les Français ? Toujours est-il qu’elle a fait un choix sexiste.
Egalement embarrassant est le fait que cette femme députée, Danielle Bousquet, une proche, n’avait rien à gagner à cette descente royale en Bretagne, car la journée ne pouvait que servir les intérêts de l’ambitieuse. Sa Cynique Majesté gratifia sa faire-valoir de qualités qu’elle s’attribue d’habitude à elle-même, se posant comme "l'exemple d'une gauche complètement en phase avec son temps". Si ces dames et le PS étaient en phase avec quoi que ce soit, ça se serait remarqué…

Une chef qui élude les problèmes.
Royal a délibérément laissé de côté la controverse interne au PS sur le traité européen de Lisbonne, pour ne "pas l'alimenter" et sans doute pour ne pas argumenter. Bien qu’adepte du débat participatif théorique, elle s’est dérobée aux questions des journalistes, se bornant à rappeler devant une délégation de contestataires que si elle avait gagné le 6 mai, elle aurait "organisé un référendum" sur ce sujet.
Dans une salle où s'étaient massées quelque quatre cents personnes, elle s’est défoulée sur un président, qui bien que "désinvolte", "exhibitionniste" et "qui vit comme un milliardaire", selon elle, avait au même instant un ancien premier ministre socialiste à son côté: Tony Blair ! Elle a fait mine de ne pas s’en émouvoir et, plutôt que de développer des idées, a lâché des invectives, prétendant incarner "la France authentique" où domine "une forme de pudeur". Certains mots dans sa bouche laissent pantois…

A la désinvolture, la ‘dame noire’ a opposé "la république du respect" (comme l’ont expérimentée la militante du MJS et le journaliste qu’elle a soit raillée soit mouché; à "l'improvisation permanente (dont elle a pourtant usé et abusé pendant sa campagne), une république cohérente et sérieuse" (sans qu’on sache à quoi elle fait référence, la concernant); à "la fébrilité, la république de la sérénité" (sachant qu’elle se livre à des ‘colères saines’), à "l'exhibitionnisme et la provocation, une république simple et des comportements pudiques" (qui renvoient à son abondante iconographie de campagne et à des accès de compassion cathodique pour les besoins de sa campagne -ci-dessous et ci-contre).
Incroyable d’aplomb, elle attribue au président des "annonces perpétuelles et désordonnées", auxquelles elle préfère "des réformes vraies, justes, stables et durables". L’abondance des adjectifs nuit quelque peu à la crédibilité, surtout que son pacte a traîné entre quelques mains mais n’a pas pesé lourd.
Sa Cynique Majesté Royal a présenté son "engagement" dans la bataille municipale comme "une forme de défense d'une politique morale". Et c'est dans la discrétion qu'elle s’en est allée se recueillir devant les dépouilles de deux marins morts dans le naufrage de "La p'tite Julie" au début de la semaine. Etait-elle déjà présente aux obsèques à Pléneuf (Côte d’Armor), le 11 janvier dernier? Le Président y était, accompagné de Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, et de Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme. Elle devait déposer une gerbe samedi à la chapelle, mais, surprise, les photos manquent…
La sorcière-présidente du Poitou-Charentes vaut les trois, dans Hamlet. Elle a relevé le défi de Nicolas Sarkozy pour qui les municipales sont un test national, en demandant aux électeurs de "lui répondre dans les urnes en votant massivement pour les candidats socialistes et de gauche".
Prenant l'exemple des OGM, que plusieurs régions comme la sienne ont décrété depuis plusieurs années interdits sur leur territoire, Ségolène Royal a assuré que "c'est dans les villes gérées par la gauche que la réforme est à l'oeuvre".
Sur le fond, elle a jugé que "Nicolas Sarkozy a fait un bilan assez féroce de lui-même" lors de ses voeux à la presse mardi, puisqu'il a dit que les caisses étaient "vides". "Mais qui a vidé les caisses, si ce n'est lui et la droite ?", a-t-elle lancé. Pas de polémique socialo-socialiste sur le traité européen, mais des attaques primaires à l’adresse de ceux auxquels les Français et les Françaises ont accordé leur confiance à deux scrutins. Auraient-ils des doutes sur les capacités de Désirdavenir et du PS à les remplir ?

Toujours aussi hautaine et perso, sans effort de renouvelement de son discours, elle en a appelé à "une gauche d'avenir, une gauche bâtisseuse, une gauche généreuse", mais aussi à "une gauche qui reste debout, qui ait du courage, et soit au combat". Cette gauche introuvable lui a-t-elle répondu ?
Elle n’a manifestement pas retourné le vinyl…
Message de Tony Blair
à l'opposition socialiste conservatrice et à Sa Cynique Majesté Royal (vous savez, celle qui n'entend que ce qu'elle veut, quand elle veut bien laisser la parole...):
VOIR et ENTENDRE

Tony Blair à l'UMP : so british ! envoyé par INFOCOM-Net
Désirdavenir a-telle reçu le message? On peut en douter!

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