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jeudi 10 janvier 2008

Ramollo au PS, Hollande veut faire le dur face à Sarkozy

La dernière, après le cabinet-fantôme, c'est un "contre-pouvoir"…
Flamby 1er a fixé jeudi un nouvel objectif au PS, celui de s'affirmer lors des élections locales de mars comme "un contre-pouvoir" à l'omniprésidence" de Nicolas Sarkozy. Une velléité de plus, dans un climat marqué par de nouvelles divisions internes sur l'Europe...
Le futur ex-premier secrétaire, et simple député-maire de Tulle, a placé l'année 2008 principalement sous le signe de la défense du pouvoir d'achat. C'est le thème à la mode. Les medias se sont tous axés sur le sujet, avec pour mission de convaincre la population que la France, c'est la Roumanie.
Au siège du parti, les communicants ont pris le pouvoir et compensent l'inaction socialiste par des mots. Lors de la cérémonie des vœux, le fond de scène proclamait cette ambition: "le pouvoir d'achat, il ne faut plus en parler, il faut l'augmenter". Actifs à en empêcher l'augmentation, mais très volubiles, ils ne font pas ce qu'ils préconisent.
Comment des 'responsables politiques' peuvent-ils démotiver une population? L'arme psychologique s'apparente à la rumeur. On démobilise travailleurs et entreprises en les convaincant qu'un plan de rigueur est inévitable et ruinerait les efforts des uns et des autres. Le PS et ses camarades annoncent la fin du monde pour l'après-municipales. François Nostradamus-Hollande a prédit que "l'effet sera direct sur les Français" et s'entête par ailleurs à accuser la majorité de vouloir "la fin de la durée légale du travail". On le voit, les élections sont le déclic ordinaire du lancement d'une campagne de peur. Or, voici les municipales! Le magazine Marianne y avait excellé pendant la dernière présidentielle, mais avec un piètre résultat à l'arrivée. On peut, par conséquent, espérer que les Français ne se laisseront pas abattre, cette fois non plus.
Mais Hollande se présente aux Français en Noë, dont l'Arche serait le PS. "Les Français ne seront pas seuls face aux épreuves". Les voilà rassurés! "Face au tout-pouvoir, je veux en 2008 faire du Parti socialiste un contre-pouvoir", a déclaré le Premier secrétaire sur le départ. Il aimerait bien aussi avoir la capacité de refaire du PS "le premier parti de France, à l'occasion des élections municipales et cantonales". Quart d'heure nostalgie. Pour aller de l'avant, il faudrait cependant être dans l'état d'esprit adéquat…
Hollande fait un rêve: "I have a dream", a dit Martin Luther King avant lui. Mais puisqu'on rénove au PS avec de vieilles formules, il a avoué qu'il ambitionne aussi d'en faire "le parti de toute la France, en termes de générations, de diversité, de territoires, de catégories sociales". Le SAMU, c'est quel numéro, au fait?
Avant de mettre Paris en bouteille, il suppute encore. Si la gauche gagne ce scrutin, "elle sera en mesure de mobiliser plus de financement, plus d'actions structurelles que l'Etat" en matière d'équipements, a-t-il souligné. Ca plane pour lui…
Son raisonnement est particulièrement embué par une obsession. Face à un président "m'as-tu-vu", qui pratique "l'illusion du mouvement, l'art de la diversion", le numéro un socialiste a souhaité que "la raison, le respect, l'intérêt général l'emportent sur l'émotion, la facilité, l'argent et l'esbroufe" qu'incarne à ses yeux le chef de l'Etat. De Sarkozy, il en a plein la bouche et ça fait beaucoup de mots, tout ça, non? Mais le père la Morale ne pouvait plus se contenir. "Peut-être jamais en ce début d'année nous n'avons eu autant besoin de rigueur morale et de justice sociale", a-t-il affirmé du haut de sa chaire...
Dans le même esprit, François Hollande a longuement critiqué les positions de Nicolas Sarkozy sur la religion et la laïcité, exprimées lors de sa visite au Vatican, lui demandant de "clore définitivement le débat" sur la loi de 1905 de séparation de l'Eglise et de l'Etat. Pour lui, elle ne saurait être remise en cause.
Obnubilé par Sarkozy, shooté au Sarko, Hollande s'affiche dépendant du président. Mais voilà un socialiste, le plus brillant du PS puisqu'il en est le Premier secrétaire, qui en a oublié l'Europe dans son discours, alors que la tension monte au parti et chez les parlementaires PS, ouvertement divisés sur la position à prendre pour faire prévaloir l'organisation d'un référendum sur le traité européen de Lisbonne, au détriment d'une ratification parlementaire.
Pressé de questions, Flamby 1er a avoué son impuissance. N'a-t-il pas invoqué "la liberté de conscience" des parlementaires sur ce sujet. La liberté pour tous, comme aveu d'impuissance, quand on est incapble de rallier ou de trancher, donc. Après avoir obtenu en novembre un feu vert du Bureau national au traité lui-même, le numéro un socialiste admet ainsi son incapacité à faire régner la discipline.
Au grand dam sans doute de Lionel Jospin, qui s'était demandé, il y a deux ans, ce que "la liberté de conscience avait à voir" avec la question européenne.

Parler de Sarkozy, jour et nuit devant les micros et dans ses rêves, suffira-t-il à masquer le mal mortel qui ronge le PS?

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