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samedi 28 janvier 2012

Pour le candidat Hollande, l'arrogance serait une attitude présidentielle

Le candidat socialiste se la joue



"Arrogance (n.f) : insolence mépisante ou aggressive", selon le Petit Robert.





Le candidat "suffisant" du PS prend la pose

Et l'UMP l'a belle de railler la "gauche molle" sous Viagra
Après les interminables primaires, avec un avant, un pendant et un après, voici en effet la présentation de ses 60 engagements en grandes pompes qui occupent les exégètes de tout poil, avec l'analyse du verre à moitié vide, du décor imité de la droite et des réactions pleines d'éléments de langage.

La majorité s'agace donc de l'accaparement socialiste des media
, tout en s'impatientant de l'attente d'une déclaration présidentielle de candidature.
Le président sortant ne souhaite visiblement pas s'agiter au four des conseils ministériels ou des sommets internationaux et au moulin des plateaux de radios ou de télévisions.
Il a donc choisi de faire face à la crise et de servir tous les Français, au détriment de sa propre campagne, qu'il mène en pointillés et sans fracas.



Le nouvel angle d'attaque de la majorité manque de variété et de spontanéité




Arrogant QG de campagne
rue de Ségur,
dans le très chic VIIe arrondissement






Cette séquence dédiée au candidat socialiste François Hollande arrive à son terme.
L'intérêt suscité retombe, le tir groupé de ses prestations est passé et les commentaires divers s'épuisent et l'équipe socialiste va devoir maintenir le rythme ! L'heure est en effet passée où la presse rendait forcément compte du discours du Bourget, faisait le tour du programme du candidat dominant et dramatisait sa dernière intervention télé en date, le 26 janvier, du fait de la participation d un ministre en activité, Alain Juppé, dans le rôle du contradicteur policé.


L'appartement des garçons
et l'appart de Mme Trierweiller:
dont le salon de coiffure
et l'institut de beauté



Désoeuvrées, les entreprises commerciales de sondages continuent bien évidemment de faire du socialiste le grandissime favori de la présidentielle, mais pour combien de temps ? Le flan devrait retomber avant dimanche.

Alors Nicolas Sarkozy reprendra la main dimanche
Il a déjà recentré l'intérêt des media sur sa personne. Pour la première fois cette semaine, n'a-t-il pas évoqué devant des journalistes l'hypothèse de sa défaite? L'opposition n'en a pas cru bon de s'en réjouir, puisque les propos qu'on lui prête auraitent été recueillis en "off" et que le rapporteur reste anonyme ! Les agences de presse ont pourtant battu les oeufs en neige et livré aux salles de rédaction la pâtée dont se sont repaît les journalistes paresseux.

Hollande confond grandeur et arrogance


Doigt pointé, tenant la pose,
jusque dans son propre bureau de QG de campagne !


Moqué et blessé, le "capitaine de pédalo" se donne de l'importance en s'ajoutant des barrettes de capitaine de bâteau de croisière. IL espère que l'illusion est parfaite et qu'il peut ainsi donner le change, aussi longtemps que devant lui ne se dressent les récifs de la crise.
Et les familles des victimes du Costa Concordia échoué pensent pour de bon que le capitaine est un "sale mec".

Hollande: confession d'un fonctionnaire nostalgique, candidat à la présidence

Hollande, jeune, s'était choisi d'aller pantoufler à la Cour des Comptes

VOIR et ENTENDRE son jugement sur les magistrats d'un grand corps de l'Etat:

La Confession d'un enfant du siècle

Le petit François passe son enfance dans une petite ville résidentielle bourgeoise sur les hauteurs de Rouen, où il est élève au pensionnat Jean-Baptiste-de-La-Salle de Rouen.

Au premier trimestre 1968, son père, mal considéré du fait de sa proximité avec Jean-Louis Tixier-Vignancour et l'OAS, vend sa clinique, ses appartements du Clos du Hamel, la maison de famille de Bois-Guillaume et déménage avec sa famille à Neuilly-sur-Seine, où il se lance dans l'immobilier.

En 1976, il est exempté de service militaire à cause de sa myopie lors de ses " trois jours " au fort de Vincennes, mais obtient l'annulation de cette décision et de faire ses classes à l'école des officiers de ...Coëtquidan.en janvier 1977.

Il est dans la même chambrée que des nantis:

Jean-Pierre Jouyet, marié avec Brigitte Taittinger, une des petites-filles de Pierre Taittinger;
Michel Sapin (PS), né à Boulogne-Billancourt;
Jean-Michel Lambert, juge d'instruction de l'affaire Grégory, à 32 ans;
et Henri, comte de Castries, petit-fils de l'ancien ministre Pierre de Chevigné, descendant du marquis de Sade et président du directoire d’AXA.

Sorti 7e de l'ENA en 1980 (quand Marie-sEGOl'haine sortira 95e de la mêmepromotion), il choisit de ronronner à la Cour des comptes, comme auditeur...

Bayrou qualifie de "dangereux" le programme de Hollande

Bayrou revendique son "désaccord" avec Hollande

Le patron du MoDem a qualifié le programme du candidat socialiste de "dangereux".

Le patron du MoDem n'a pas regardé l'émission Des paroles et des actes
En déplacement en Haute-Savoie vendredi matin à Archamps, non loin d'Annecy, en Haute-Savoie, sur le site de l'entreprise Meggitt, François Bayrou s'est refusé à commenter la prestation de son rival socialiste la veille: il n'a pas été intéressé.


Sur le programme de Hollande, le candidat centriste a réitéré ses critiques
Plaidant pour un gouvernement d'union nationale, il a déclaré: "les orientations de François Hollande ne me paraissent pas aller dans le sens de ce que le pays attend." Interrogé sur les propos tenus par le candidat socialiste à son égard (François Hollande affichant une certaine indifférence ), le patron du MoDem a ironisé : "I agree to disagree, comme on dit en anglais ['on' = John Wesley]. Je suis d'accord avec François Hollande pour dire que je suis en désaccord sur son programme ! Je m'en expliquerai plus longuement dans les jours qui viennent."

Et d'ajouter, sur la même ligne que l'UMP : "Se remettre à dépenser est irréaliste. Ses orientations sont dangereuses et imprudentes. Plus grave encore, cela fait revenir en arrière sur le plan de la conscience des enjeux."


François Bayrou a une nouvelle fois refusé d'envisager le scénario de sa défaite au mois d'avril, et des choix qu'il pourrait être amené à faire.
Mais Hollande aura peut-être reçu le message ?

vendredi 27 janvier 2012

François-le-"ré-enchanteur" n' enchante pas les écologistes

Le "manque d'engagement" du candidat PS offusque Europe Ecologie


Hollande ne sait pas refait "une virginité verte", ironise la porte-parole de Gro-Eva Joly qui estime qu'
il ne suffisait pas au candidat rose d'aller samedi au congrès de France Nature Environnement...


"Je suis offusquée du manque d'engagement de François Hollande vis-à-vis des enjeux écologiques auxquels nous devons faire face à court, moyen et long terme", écrit l'eurodéputée EELV dans un communiqué."


"Dans son discours et son programme, il n'y a rien sur la transition écologique de l'économie, rien sur le dérèglement climatique, rien sur l'économie sociale et responsable, rien sur l'addiction aux énergies fossiles et toujours rien sur l'agriculture durable et donc rien pour répondre à la crise écologique", poursuit-Michèle Rivasi, porte-parole de G.-E. Joly, la candidate d'EELV.


Et "même si François Hollande participera demain samedi à l'atelier sur les enjeux environnementaux et énergétiques lors du congrès de l'association France Nature Environnement, cela ne suffira pas pour lui refaire une virginité 'verte' et pour rattraper le retard qu'il a pris en la matière lorsqu'il s'est exprimé hier devant les Français", selon elle.



L'écologie ne fait pas un projet à elle seule


Obnubilée par la "crise écologique", les mono-maniaques d'EELV, se font des illusions sur leur projet spécialisé. "Une grande partie des réponses se trouvent dans le projet des écologistes, porté par Eva Joly", s'imagine-t-elle évidemment.


Elle a le sentiment qu'il propose de "repenser notre modèle énergétique, d'agir contre le dérèglement climatique avec l'isolation massive des logements, le développement des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique".

La porte-parole de la candidate de la sortie du nucléaire note aussi que F. Hollande, qui cautionne l'accord secret a minima sur le nucléaire entre la Ch'tite Aubry (PS) et Cécile Duflot (les Verts), est "frappé d'amnésie concernant Fukushima et les risques que l'utilisation de l'énergie nucléaire fait courir aux Français".

"Pour répondre à ces différentes crises, M. Hollande est encore au milieu du gué", accuse-t-elle, en attendant les accords de l'entre-deux tours de la Présidentielle, puis des législatives. "S'il ne le passe pas, cela montrera le manque d'ambition de son programme et qu'il ne veut pas se saisir de la crise écologique et sanitaire qui mine notre pays", conclut Mme Rivasi.


De quoi empêcher les mésalliances électorales ?

Présidentielle - Ce que le candidat Hollande dissimule aux électeurs

Les 60 mesures de son projet présidentiel ne sont pas nettes .

Le loup Hollande devait clarifier jeudi ses intentions laissées floues
dans son discours du Bourget dimanche dernier.

Mais certains points restent flous.
Voici ce que le candidat socialiste n'ose pas dire mais qui est induit par ce programme.


Fonctionnaires: le un sur deux va se poursuivre


François Hollande a déclaré qu'il mettrait fin, s'il est élu, au non-remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux, mesure phare de la RGPP initiée par l'actuelle majorité et fortement décriée à gauche. Et pourtant... Le candidat socialiste a l'intention de créer 60.000 postes dans l'éducation nationale et 5000 dans la justice, la gendarmerie et la police. Ces créations de postes se feront au détriment d'autres services publics, maîtrise des dépenses publiques oblige. Il faudra donc supprimer dans les autres ministères 13.000 postes par an. Certains ministères sont "sanctuarisés". Il s'agit de l'éducation nationale, la justice, l'intérieur et probablement aussi l'enseignement supérieur et la recherche. Or ces ministères représentent le gros des départs à la retraite (55.400 sur 83.000 en 2010). Les redéploiements devront donc se faire sur les 27.600 autres départs. 13.000 sur 27.600, cela équivaut à un taux de non remplacement de 47%. Soit quasiment un sur deux.

Le niveau des prélèvements obligatoires va atteindre un niveau record

"Les prélèvements obligatoires seront inférieurs à 47%, chiffre comparable à celui affiché par la majorité sortante", peut-on lire dans le projet de François Hollande. Le taux des prélèvements obligatoires en France atteint 44,5% en 2012, et non 47%. Le projet socialiste prévoit en tout 30 milliards d'euros de hausses d'impôts à l'horizon 2017, soit 1,5 point de PIB. Le taux de prélèvements obligatoires devrait ainsi passer à 46% d'ici à 2017. Ce qui placerait la France au quatrième rang des pays européens qui taxent le plus les revenus, derrière le Danemark (48,5%), la Belgique (46,4%) et la Suède (46,3%), alors que la moyenne européenne est de 39,6% (40,2% en zone euro). Pour rappel: en 2007, le niveau de prélèvements obligatoires en France était de 43,2%.

Les impôts locaux risquent d'augmenter

La hausse des dépenses publiques sera limitée à 1% par an en volume (en plus de l'inflation), promet François Hollande, celles de l'Etat ainsi que les dotations aux collectivités étant gelées en valeur (elles n'évolueront pas plus que l'inflation). Les dépenses d'assurance-maladie devront respecter le rythme de 3%. Au final, le taux de dépenses publiques serait ramené à 54% de PIB, contre 56,5% prévus en 2012. Sauf que le programme du candidat socialiste ne dit pas comment il entend donner un tel coup de frein à la dépense. Il évoque une nouvelle étape de décentralisation qui devra permettre de supprimer des doublons et de mieux organiser la prise en charge de certaines dépenses (petite enfance, notamment). Cet acte II de la décentralisation devrait donc se traduire par une hausse de la masse salariale et des dépenses sociales des collectivités locales. Les dotations de l'Etat étant gelées, il y a fort à parier que celles-ci se rabattent sur les impôts locaux pour financer leurs dépenses.

Le coût du travail va s'alourdir

Pour financer le rétablissement de l'âge de départ à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler jeunes, François Hollande prévoit un relèvement de 0,1% par an des cotisations salariales et patronales. Les cotisations vieillesses patronales et salariales, actuellement de 1,60% et 0,10%, passeront donc à 2,1% et 0,6% en fin de mandat. Le candidat du PS entend aussi revenir sur les exonérations de charges des heures supplémentaires (3 milliards d'euros en moins sur la mandature). Les allègements de charges Fillon sur les bas salaires (20 milliards) vont aussi être sérieusement écornés: ils seront annulés à partir de 1,5 Smic (contre 1,6 actuellement) pour financer les 500.000 "contrats de génération" pour embaucher un jeune tout en gardant un senior en entreprise. Enfin, François Hollande promet d'engager une réforme de la dépendance pour mieux accompagner la perte d'autonomie. Il ne donne aucune piste, mais on imagine pas le PS prôner un recours exclusif à l'assurance privée. Il y aura nécessairement une prise en charge par la solidarité nationale, via par exemple la création d'une cinquième branche de la sécurité sociale. Qu'il faudra probablement financer par la création d'une nouvelle cotisation, assise sur le salaire.

Encadrer les dépassements d'honoraires ne sera pas facile

L'encadrement des dépenses d'honoraires est la proposition phare de François Hollande en matière de santé. Cela répondrait
effectivement aux
attentes des Français, qui voient leur " reste à charge " et leurs cotisations de mutuelle s'envoler. Seulement voilà, depuis 2004, les gouvernements successifs et la caisse d'assurance-maladie essayent de mettre en place ce type de réforme, sous le nom de " secteur optionnel ". L'idée serait d'inciter les médecins à accepter de plafonner leurs dépassements, qui seraient alors pris en charge par les complémentaires. Mais les négociations n'ont jusqu'ici jamais abouti. Et les alternatives ne sont pas légion. Des mesures coercitives coûteraient très cher : ni l'Etat, ni les complémentaires, n'ont les moyens de financer à la place des patients les 2,5 milliards d'euros de dépassements d'honoraires encaissés par les médecins chaque année. Et on n'imagine pas un gouvernement, quel qu'il soit, interdire les dépassements, ou même les plafonner, sans compenser le manque à gagner pour les professionnels.

Corruption: accusé, le maire PS de Clamart se dit diffamé

Le maire socialiste corrompu crie à la manipulation

Le socialiste Philippe Kaltenbach, visé par une enquête préliminaire pour corruption, nie et accuse un adversaire politique d’avoir monté l’affaire de toutes pièces.


Ce n'est pas Guérini (président du CG13) ou Kucheida (patron de la fédération PS du Pas-de-Calais), mais il n'y a pas de petits profits
Les images qui suivent -volées en caméra cachée - semblent montrer le sénateur-maire de Clamart (92) qui se fait acheter 1000 euros, en billets de 50 €, par son premier adjoint, contre des facilités dans l'attribution de logements HLM. Le maire dénonce une manipulation.
Les vertueux de Libération, qui tronquent la dépêche d'agence mais visent Philippe Courroye, ne nomment pas cet ex-adjoint. En revanche, Le Nouvel Observateur en fournit l'identité, Mohamed Abdelouhaled, aujourd'hui salarié de la ville au service voirie.

Kaltenbach se justifie
"Quand avec la crise de 2008" [dans certaines situations, elle existe bel et bien...], son ancien adjoint "a connu de gros problèmes financiers, que sa petite entreprise de travaux publics a coulé, je lui ai prêté de l'argent, dans les 10.000 euros. Ce soir-là, il m'a rendu une partie", explique-t-il.

Le socialiste s'expose aussi à des poursuites pour diffamation
"Je suis victime d'une manipulation montée de toutes pièces par un élu UMP, Monsieur Pemezec [maire du Plessis-Robinson] et Monsieur Courroye, procureur de la République, semble jouer un jeu trouble", a affirmé l'élu socialiste lors d'une conférence de presse dans sa mairie.

Confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), l'enquête doit permettre d'établir si M. Kaltenbach a monnayé l'attribution d'un logement social.


Est-ce une pratique courante, à Clamart, comme à Marseille ou Liévin?...

Une seconde vidéo a été mise en ligne jeudi sur internet dans laquelle M. Kaltenbach, l'un de ses collaborateurs et l'ancien adjoint évoquent l'attribution d'un logement, que ce dernier négocierait pour l'un de ses proches.
"Il s'agit d'une mise en scène grossière et grotesque réalisée à partir de vidéos manipulées. J'ai d'ailleurs demandé à mon avocat d'attaquer les sites qui diffusent ces vidéos scandaleuses et j'ai demandé une expertise technique de ces bandes", a réagi M. Kaltenbach dans le communiqué.

De son côté, Philippe Pemezec a justifié sa décision de dénoncer les faits, sur le fondement de l'article 40 du code de procédure pénale.
"Lorsqu'un élu de la République a connaissance de faits qui peuvent apparaître délictueux, il est de son devoir d'en informer le procureur. C'est ce que j'ai fait." "Si ces faits sont avérés, ils sont d'une gravité extrême", a-t-il ajouté.

Enfin, selon, Arrêt sur images, "c'est Abdelouhaled lui-même qui "tenait" la caméra cachée"... LIEN


L'ex-magistrate Joly met en examen Hollande et condamne Bayrou

La candidate Europe Ecologie cogne à droite et à gauche



La "vieille éthique"
contre
la "gauche molle"



Eva Joly se montre plus critique après avoir positivé dans un moment de relâchement
le même jour sur le discours de François Hollande au Bourget .

Dans un long entretien à ...Mediapart, publié lundi, la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) déplore que Hollande n'ait "pas dit un mot d'écologie dans son discours"
En vue du second tour, la bi-nationale souligne les "possibilités de convergences" avec le candidat socialiste : "non cumul des mandats, parité, droit de vote des étrangers, fin des privilèges".

Mais la retraitée dénonce le manque de conscience écologique du socialiste

"François Hollande n'a pas dit un mot d'écologie dans son discours. Cela me donne une obligation de résultat !," accuse-t-elle. "Lui, c'est le candidat classique de la gauche classique. Moi, je suis la candidate des solutions nouvelles et de la transformation écologique", affirme-t-elle. "François Hollande croit toujours qu'il va redémarrer avec la croissance. Nous, nous savons que ce n'est pas vrai", souligne-t-elle.

L'ex-juge anticorruption condamne également Bayrou


Mauvaise météo pour Bayrou:
le temps se gâte par l'Est...



Elle avait récemment proposé un accord de désistement réciproque en vue du second tour.

Elle stigmatise maintenantle président du MoDem pour des "postures méprisables".

Elle lui reproche de " dire qu'on est un résistant, comme le fait François Bayrou
dans son dernier meeting".
"D'où tire-t-il ce titre de gloire ?, lance-t-elle. "Il n'a risqué sa vie nulle part," estime-t-elle, ce qui qui pour une Norvégienne est singulièrement déplacé...
"Ou alors la langue ne veut plus rien dire", hasarde encore l'inconsciente dont l'accent viking à couper au couteau provoque toujours les sarcasmes après tant d'années passées en France.
"A mes yeux, il s'agit, là, d'une imposture", assène-t-elle, alors que F. Bayrou déclarait dimanche sur Canal+ avoir encore"de l'estime" pour sa concurrente altermondialiste .
"C'était déjà le cas face à Nicolas Hulot [pendant la primaire EELV]. Une semaine avant, tout le monde me disait que j'allais être écrasée. C'est maladif dans les media".


La radicale croit encore pouvoir "créer la surprise" au premier tour de l'élection présidentielle


La sectaire déplore par ailleurs le temps passé à "commenter les candidatures des autres ou (s)on éventuel retrait".
"Je crois qu'une fois encore, je peux créer la surprise" , dit celle qui récolte 2 à 4 % dans les sondages. "Il se passe quelque chose", pense-t-elle, parlant du soutien des "gens dans la rue".

Elle se félicite donc des "200 000 euros de dons" recueillis pour sa campagne, dont certains venant de "RMIstes". "Je ne me vois pas leur expliquer que je me retire parce que des commentateurs médiatiques me le conseillent", argue-t-elle.

De la pollution face aux sondages qui ne décollent pas et aux interrogations des militants. Vu ses interventions de plus en plus espacées et l'entremise de porte-paroles, il apparaît qu'un abandon de la candidate écologiste n'est plus un sujet tabou pour certains membres d'Europe Ecologie-Les Verts. Mais si la possibilité de son retrait de la course à la présidentielle est évoquée, la septuagénaire assure à nouveau qu'elle a enfin trouvé ses marques. Et affiche sa détermination.

Discrimination: le magazine Elle sacrifie sa liberté d'expression aux femmes noires

ELLE se soumet aux groupes de pression noirs


Les consoeurs d'Audrey Pulvar
sont des connes:
ce sont aussi des 'blondes' ?



Pour donner du poids à son délire, la journaliste fait en effet une citation insultante: "Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît" *

Le site web du célèbre magazine féminin Elle, venait de publier un article intitulé Tendance: Black Fashion Power. L'intention Elle.fr était louable mais r l'article heurta les sensibilités noires qui n'y virent qu'un ramassis de clichés sur les femmes noires. Elles se déclarèrent offensées par des observations sociologiques de mauvais aloi, selon elles, notamment que grâce à - ou à cause de ? - Michelle Obama, les femmes noires de la "black-geoisie" (sic) ont abandonné le streetwear pour un style plus chic...

Les critiques se sont abattues sur les réseaux sociaux
Elles menèrent une campagne accablant Elle
sur Facebook ou sur divers sites féminins afro, comme Afrosomething.com.

Ainsi, Rokhaya Diallo, Sonia Rolland, Lauren Ekue et ...Audrey Pulvar ont publié un billet caustique sur le sujet, intitulé Y a bon Obamania. Des personnalités de la communauté afro-caribéenne française ont été sollicitées qui leur ont emboîté le pas.


Litérature Pulvar

Quel dommage ! L’article a disparu. Pfuit ! Envolé ![Copie de 5° ? !] Une multitude de liens y menaient pourtant, mais quand on clique dessus, on tombe sur un pinceau de maquillage et un poudrier rose. Ah bon ? Bah… on est sur le site du magazine Elle donc n’en demandons pas trop non plus ! Contentons-nous de réclamer de ce magazine un minimum de respect dû à ses lecteurs et de rigueur de la part de ses « journalistes »… Par exemple quand il prétend décrire le « phénomène » Black Fashion Power dans un article dont la bêtise et l’inanité ne tarderont pas à servir de modèle du genre « papier de merde », dans les écoles de journalisme. Sur les captures d’écran réalisées par quelques bloggeurs, on peut tout de même lire cet article fantôme. On y apprend que, ouvrez les guillemets : « Dans cette Amérique dirigée pour la première fois par un Noir, le chic est devenu une option plausible pour une communauté [noire] jusque-là arrimée à ses codes streetwear ». Ainsi, avant les Obama, les Noirs, au moins aux Etats-Unis, ignoraient-ils « le chic ». Pas une option pour eux. Voilà qui fera plaisir à Condoleeza Rice. Comme à des cohortes de Noirs, femmes et hommes, maires, députés, conseillers politiques de premiers plans, architectes, médecins, secrétaires, banquiers, policiers, juges, avocats, enseignants, cinéastes, comédiens on en passe et des meilleurs, se mouvant tous les jours dans leurs villes, leurs rues, leurs bureaux, leurs métros en affichant les mêmes codes vestimentaires que les milieux dans lesquels ils évoluent. Ont-ils attendu le couple Obama pour mettre au placard la ceinture de bananes et les soutiens gorges en noix de coco ? Ah non, on a mal lu : ils étaient« arrimés au streetwear »… ?! Mais combien d’entre eux, imagine la journaliste du magazine Elle, se présentent au bureau habillés façon« streetwear» ? A moins que dans son esprit, un Noir ne soit destiné qu’à tourner des clips de rap ou à vendre de la drogue aux coins de rues, dans la tenue préférée des petits dealers: jean baggy et tee-shirt XXL
La stupidité de l’article ne s’arrête pas là, puisqu’il nous est expliqué que dans le sillage de Michelle Obama, qui décline « en mode jazzy », forcément, le vestiaire de Jackie Kennedy,« l’audace et la créativité se sont réveillées »… Mazette ! Sainte Michelle, un temps adepte de robes à fleurs importables, nous montrerait donc la voie ! Mais attention, pour les noires fashionistas, les « black-geoises »comme les surnomme Elle, bien qu’ayant « intégré tous les codes blancs » (sic), pas question d’oublier leurs« racines » ! Ainsi, ces nouvelles égéries du style n’oublieraient jamais de casser le classicisme blanc avec « un boubou, un collier en coquillage ou… une créole de rappeur » ! Ben voyons ! Mais au fait, madame la journaliste de Elle, de quelles racines parle-t-on exactement pour des Noirs présents depuis 4 siècles sur le continent nord-américain et qui, comme d’autres communautés, ont bâti, au prix que l’on sait, leur pays d’aujourd’hui ? Et en quoi la « communauté noire » est-elle une entité homogène et moutonnière ?

Pour appuyer sa navrante démonstration, Elle.fr déforme les propos de John Caramanica, journaliste mode au New York Times, ça fait toujours sérieux. Caramanica estimerait, nous dit Elle, que ce retour au style constitue pour les Noirs« une source de dignité »… Un détour par le site du journal américain montre pourtant que Caramanica consacrant un article à deux jeunes Noirs de Brooklyn, créateurs de mode très en vogue, écrit qu’ils perpétuent une tradition datant de l’émergence de Harlem et ayant accompagné les luttes menées par les Noirs, pour le respect de leurs droits fondamentaux, tradition du vêtement comme vecteur de leur dignité. L’article imbécile et raciste de Elle,provoque à juste titre l’indignation et les moqueries de milliers d’internautes, en France comme aux Etats-Unis où il est relayé par plusieurs sites. Des excuses sont-elles une « option plausible » pour ce journal ?

Affaire à suivre. [Une menace ?] Au total, quel style ! ?

Lire toutefois le post de PaSiDupes : "Contre-offensive des socialistes pro-satyre contre la femme de ménage noire "

Encore une oppression de la presse qui n'est pas imputable à Sarkozy...
Mercredi, la polémique avait commencé à traverser l'Atlantique puisque le site web du New York Mag avait traité le sujet en titrant : "un autre magazine de mode européen fait des généralisations inconfortables sur le "style black".
Le Huffington Post a également dénoncé l'article de Elle.
Le site, dont Anne Sinclair -épouse Strauss-Kahn - prendra la direction de l'avatar français, réclame le respect de femmes...
Lien PaSiDupes : "Affaire DSK: Gisèle Halimi égratigne les femmes du PS "


Le magazine Elle s'auto-censure


Craignant pour les ventes de son magazine, la directrice de publication de Elle, Valérie Toranian, s'est couchée et a finalement fait retirer l'article de son site, alors qu'elle avait initialement tenté de se poser en victime, affirmant que cet article avait été "pris à parti par certains internautes".

* Pulvar a de la culture et en fait un usage populaire abondant à l'émission "On n'est pas couché"
C'est du Audiard, dans la bouche de Lino Ventura ("Les tontons flingeurs", 1963)


Le PS tente de faire un Mirage du coucou Hollande

Bernard Tapie fait atterrir Ruth Elkrief

François Hollande n'a aucune expérience

Bernard Tapie, ancien ministre de la Ville de Bérégovoy sous la présidence de François Mitterrand, met en garde contre l'inexpérience de François Hollande, candidat à l'élection présidentielle de 2012, qui n'a jamais occupé aucune fonction gouvernementale.

VOIR et ENTENDRE l'échange du 1er juin 2011 avec Ruth Elkrief sur BFM:


Quand Hollande aura des ailes, il sera chef d'escadrille.

jeudi 26 janvier 2012

Wauquiez met en garde les classes moyennes contre la menace socialiste

Wauquiez n'épargne pas Hollande: "Faites confiance à la gauche, mais pour vous taxer"


Le ministre de l'Enseignement supérieur répondait le mercredi 25 janvier à François Hollande et à sa phrase provocante sur les classes moyennes la veille à Toulon.




Le candidat PS leur avait lancé ce raccourci amusant mais lapidaire et injuste : "Faites confiance à la gauche, la droite vous a déjà trahis".





Elle invite François Hollande au cours de l'entretien et se fait son porte-parole: c'est autant de temps d'antenne en moins pour l'un, mais en plus pour l'autre !



Sarkozy doit-il se déclarer maintenant ?
"Dans une campagne présidentielle, il y a des marées hautes et des marées basses [...] On doit tenir un cap : c’est de positionner le débat sur le fond, pas les petites phrases".

Classes moyennes
"Ça fait un an que je me bats pour ce thème soit central dans la campagne".
"Quels sont les seuls impôts qui ont explosé pour les classes moyennes ? Les impôts locaux ! François Hollande [...] a augmenté les impôt de la Correze cette année de 12%".


"Le système de bourse laissait exclues les classe moyennes ; vous gagniez plus de 1,5 SMIC vous n’aviez pas de bourse ; aujourd’hui, notre système, tel qu’on l’a réformé, permet d’inclure les classes moyennes modestes dans le système de bourse".


"Je réponds à François Hollande : 'Classes moyennes, faites confiance à la gauche, mais pour vous taxer' "


TVA sociale
"L’idée d’essayer de faire payer les biens importés est une bonne idée".

Le programme de Hollande ? Un "filet d'eau tiède", selon Mélenchon

Mélenchon boirait pourtant de cette eau tépide là !

Hollande fait du pied à Mme Dugenou

Les propositions avancées par François Hollande ne sont qu'un "filet d'eau tiède", a estimé jeudi 26 janvier, Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche (PCF et Parti de gauche) à la présidentielle, mais l'extrémiste se déclare pourtant ouvert à d'éventuelles discussions avec les socialistes...
En juin dernier, Hollande, le candidat "normal" (plus 'glamour' que jamais, ci-contre), s'était fixé pour ambition de séduire Mme Dugenou: " Mon rôle, c'est de convaincre Madame Dugenou ! " Le vrai défi de celui qui a endormi le PS pendant une décennie, cet homme de compromission et d’inaction n’est pas de convaincre les Français, tous les Français: il faut qu’il arrive tout d’abord à s’imposer à gauche, qu'elle soit politique ou syndicale. Alors, il est alle tapiner au Bourget, dans le 9.3, et tente maintenant d'apprivoiser la mégère de la gauche extrême qui ne veut plus laisser passer l'occasion de "conclure" !

Invité d'i-Télé, le candidat s'est félicité que les propos tenus dimanche 22 janvier contre la finance par le candidat socialiste aient permis de
"désenclaver" sa candidature dans le débat politique.


La Mme Dugenou de l'extrême-gauche répond aux avances du "capitaine de pédalo"


"S'il [François Hollande] veut me tendre la main, qu'il le dise, et qu'il dise de quelle manière ça va se passer", a aussi déclaré Mélenchon. Mais le candidat du Front de gauche ne veut pas qu'une éventuelle rencontre avec les socialistes se résume à "sauter dans les bras" l'un de l'autre. "On regarde ce qu'il y a dans le programme et on en parle."
Il devra mettre ses verres grossissants...

Mélenchon renoncerait-il au gros rouge qui tache pour l'eau plate ?

Les députés de la majorité humanisent les 35 heures

Enfant très malade: le don de jours de repos entre collègues est approuvé

Un texte permet désormais d'affecter les RTT utilement

L'Assemblée a voté mercredi la possibilité pour un salarié de donner anonymement une partie de ses jours de repos à un collègue devant s'occuper d'un enfant très gravement malade. Les députés s'inspirent ainsi d'un cas réel de solidarité survenu dans une entreprise de la Loire.

Cette proposition de loi UMP doit maintenant passer devant le Sénat
Elle a été votée par les députés de droite et du centre. Le PS s'est abstenu et le Front de gauche a voté contre, en plaidant pour une meilleure prise en charge de ces situations par la solidarité nationale...

Quelque 1.500 enfants malades sont actuellement en phase terminale en France, selon l'auteur du texte, le député UMP Paul Salen. Il s'agit de donner un cadre légal à des initiatives spontanées de solidarité de salariés, explique cet élu de la Loire, qui a connu un tel cas dans sa circonscription.

Christophe Germain, un salarié de Badoit, avait bénéficié de 170 jours de RTT donnés par ses collègues, grâce au feu vert de son entreprise, et avait pu rester en permanence au chevet de son fils de 11 ans, Mathys, atteint d'un cancer et hospitalisé à domicile jusqu'à son décès fin décembre 2009.
"Nous sommes émus de l'adoption de ce texte, qui découle de notre histoire personnelle, pour tous les parents qui vont pouvoir en bénéficier", a déclaré la mère de l'enfant, Lydie Germain, qui a assisté aux débats avec son mari depuis la tribune du public.
"C'est le résultat de la continuité d'un combat, celui de notre fils. Nous nous étions fait une promesse avec ma femme: qu'il ne soit pas parti pour rien", avait déclaré mardi Christophe Germain.


Les députés de l'opposition ont fait obstacle


Le candidat PS, François Hollande, était-il présent dans l'hémicycle?
Ou avait-il négligé son mandat ?
S'est-il exprimé sur l'abstention de son groupe parlementaire ?



Ils ont prétexté un risque supposé d'inégalités induites par le dispositif...
"Un salarié d'une PME ne recevra que quelques jours alors que celui d'une grande entreprise pourra avoir plusieurs mois", a ainsi argumenté Martine Billard (Front de gauche), une ex-professeur de SVT (biologie), pourtant.

Craignant aussi des difficultés pratiques d'application a priori, notamment autour de l'anonymat des dons, et les réticences des organisations syndicales, la gauche dite solidaire a préconisé l'amélioration de l'indemnité accordée à un parent bénéficiant d'un congé de présence parentale et refusé son vote.

Actuellement, un salarié en charge d'un enfant gravement malade peut bénéficier d'un tel congé pendant 14 mois, non rémunéré mais avec une indemnité de quelque 900 euros par mois.


Courageux, le PS s'est abstenu
Les socialistes vertueux ne voulent pas s'opposer à "un tel acte de solidarité".
Ne renonçant jamais à polémiquer, quelles que soient les circonstances et les raisons, ils ont osé ironiser, par la bouche de Marie-Françoise Clergeau: le sujet a été le prétexte à une tentative malvenue de raillerie , relevant "une tardive conversion de la majorité aux 35 heures " sur lesquelles reposentles RTT.

Le Front de gauche (Parti de gauche-PCF) a voté contre
Les communistes refusent aux salariés le droit aux initiatives personnelles de solidarité d'individu à individu. Toujours foncièrement léninistes, les idéologues marxistes restent attachés au "centralisme" d'antan dit 'démocratique' et soutiennent que "c'est à la solidarité nationale à faire face à ces situations".


Un certain encadrement du dispositif


Le texte adopté concerne les jours de repos en général, qu'il s'agisse de RTT, de jours de récupération ou de jours de vacances, mais quatre semaines de vacances ne peuvent être cédées.

Un certificat médical attestant de la gravité de la maladie et de la nécessité d'une présence soutenue auprès de l'enfant est exigé pour que fonctionne le dispositif, qui devrait s'appliquer aussi à la Fonction publique.

La secrétaire d'Etat aux Solidarités, Marie-Anne Montchamp, s'est en revanche félicitée de ce texte qui "valorise cet esprit de volontariat et de don sans lesquels nous ne pouvons espérer renforcer notre cohésion sociale
".



Marseille aura la plus grande tour de France

Le quotidien régional est ostensiblement narquois

La petitesse, premier obstacle à l'esprit d'entreprise

Polo décontracté, chapeau vissé sur la tête, Marc Piétri, PDG du groupe Constructa entre dans le "showroom, pardon, l'écrin de lumière et de design", prélude d'un appartement tel qu'on pourra le découvrir dans la tour H99, dans le quartier Euroméditerranée. Ce "faux logement témoin" d'un blanc immaculé est installé au coeur des Docks. "Aucun panneau n'en signale l'existence". Les lieux qui échappent à la connaissance du "simple quidam" sont "décidément à la mode".
En attendant, la vue plongeante sur les Terrasses du Port en pleine ébullition est fabuleuse.

La première tour de France

C'est l'heure de l'offensive. La commercialisation va être officiellement lancée pour le début du mois de février. Officieusement, l'équipe de Constructa a déjà pris son "bâton de pèlerin" pour taper à toutes les portes et cibler dès que possible les premiers profils d'acquéreurs. Des Marseillais de préférence, note-t-on. "Nous sommes dans la phase de séduction", explique-t-on chez Constructa qui a recontacté les pré-réservataires sur une liste de "150 happy few" (sic)...

Lien Euromed Center: diaporama


Côté travaux, concrètement, "le commun des mortels ne peut décrypter grand-chose sur le trou béant coincé entre les deux passerelles de l'autoroute", 'positive' la petite journaliste-bureaucrate locale, Agathe Westendorp. Les parkings sont terminés. La première dalle devrait être coulée en mai. "C'est la tour la plus avancée en France avec les fondations, et le permis purgé", précise-t-on.
La vraie force de l'édifice c'est son caractère unique : elle est la seule tour de logement construite depuis les années 70, en ville de surcroît. Composée en trois unités d'habitation (City View , See View dès les 40m; Sky View), elle va proposer des services de luxe (piscine intérieure et extérieure, espace fitness, système de compression des poubelles, accueil 24h/24...). Le tout entre 6000 et 11 000 € le m², suivant la vue évidemment.
Les règles de l'immobilier semblent affranchies. "On est dans le port, dans la ville, les pieds dans l'eau. C'est l'exception architecturale. On a voulu que H99 soit la référence de notre famille". Et Marc Piétri aime cette idée du beau. "C'est un signe fort de la ville. Sans compter que faire une tour avec son fils architecte (Jean-Baptiste, NDLR), c'est le bonheur". Marc Piétri rappelle aussi le travail de longue haleine : "Quand on vit avec une opération comme ça, c'est vivre avec une femme. Je me suis marié avec les Quais d'Arenc pour dix ans. Après ils seront livrés... Mais j'y habiterais peut-être !".

H99, son grand bébé de près de 100 mètres de haut, est aussi le fruit du travail "d'artisans allemands, italiens, autrichiens. On doit redonner le goût des matériaux, des prestations" . D'où les meubles de cuisine estampillés H99 et spécialement conçus pour lui. Marc Piétri n'est pas inquiet. "Il faut que d'ici septembre, on ait vendu 80 appartements. Déjà 40 au 1er avril. Je ne suis pas sous pression. En 2002 j'ai décidé de faire les quais d'Arenc : entre-temps il y a eu deux crises et là on est aussi en pleine période électorale. En même temps, on va bénéficier de Marseille 2013, du Forum mondial de l'eau, l'Euro 2016".

"Hollande menace notre modèle social", explique V. Pécresse

La ministre du Budget réagit à l'intervention du candidat PS au Bourget


Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement, répond aux questions du Figaro du 25 janvier:

LE FIGARO. - Que vous inspire le programme de François Hollande ?

Valérie PÉCRESSE.-François Hollande tourne le dos au cap du désendettement et aux engagements que la France a pris envers ses partenaires européens d'un retour à l'équilibre de nos finances publiques en 2016. Pour atteindre cet équilibre, nous nous sommes engagés dès 2011 et jusqu'en 2016 à réaliser 115 milliards d'euros d'effort. Cela suppose à la fois de baisser les dépenses et de faire des réformes structurelles. Nous avons fait le choix d'y parvenir selon la répartition suivante: deux tiers d'économie dans les dépenses et un tiers de nouvelles recettes. François Hollande n'assume aucune mesure d'économies. Il roule même à contresens!

Prenons l'exemple des retraites: faire partir à taux plein les salariés âgés de plus de 60 ans ayant cotisé 41 ans, comme le propose le candidat socialiste, n'est pas tenable. La réforme des retraites que nous avons menée en 2010 permet de réaliser 17 milliards d'économies d'ici à 2017. Ce que le candidat socialiste propose effacera 15 milliards d'euros d'économies prévues, soit la majeure partie des effets de notre réforme. Ce sera une atteinte grave à la pérennité de notre modèle social.

Le raisonnement est-il le même sur les effectifs de fonctionnaires?

Exactement. Revenir sur le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite comme le veut François Hollande, alors que nous nous sommes engagés à le poursuivre, c'est 4,5 milliards de dépenses en plus. Il faut tenir un discours de vérité et de courage: dans un monde qui change, si nous voulons faire revenir la croissance, il faut savoir nous adapter. La simple stabilisation du nombre de fonctionnaires ne suffira pas. Aucun pays européen n'a fait un tel choix.

François Hollande veut créer 60.000 postes dans l'éducation nationale d'ici à 2017 et embaucher 1000 fonctionnaires par an dans la police et la justice, tout en stabilisant les effectifs totaux de la fonction publique? Cela veut dire ne pas remplacer 3 départs à la retraite sur 4 dans les autres ministères, c'est-à-dire réduire drastiquement les effectifs de la défense, de la santé ou encore de l'écologie.

Que pensez-vous des propositions fiscales du PS ?

Le discours de François Hollande selon lequel "les riches paieront" est un cheval de Troie pour taxer davantage les classes moyennes. Car la tranche supplémentaire d'impôt sur le revenu à 45% rapportera à peine 400 millions d'euros, soit moins de 0,5% de l'effort à faire pour arriver à l'équilibre budgétaire. Le gros des recettes fiscales doit donc venir d'ailleurs - sans doute de la fusion entre la CSG et l'impôt sur le revenu qui, elle, reste encore très floue, et de la limitation du quotient familial. Ce sera un choc fiscal pour les familles.

François Hollande a cité "la finance" comme son premier adversaire…

Crier haro sur la finance, ça ne résout en rien les problèmes! Il y a les paroles et il y a les actes. Il faut réguler la finance, et c'est ce à quoi le gouvernement s'emploie depuis 2007 en taxant les bonus et en imposant des règles prudentielles. Quant à la proposition consistant à séparer les activités de dépôts et d'investissement des banques, c'est une fausse solution miracle. Ce qui a ébranlé le monde en 2008, c'est la faillite de Lehman Brothers, qui était une pure banque d'investissement. En outre, ce cloisonnement du système bancaire aurait un coût important. Je préfère que les banques gardent leur argent pour financer l'économie.

François Hollande veut reconstruire un pacte franco-allemand. Avez-vous le sentiment que le pacte actuel ne fonctionne plus ?

Il n'arrive pas à reconnaître que le bilan du chef de l'État à l'international est remarquable. Et c'est présomptueux de sa part de vouloir un nouveau pacte avec l'Allemagne! D'autant plus quand il tourne le dos à la vertu budgétaire que réclame notre voisin outre-Rhin en échange de son accord sur les traités. François Hollande est tout aussi présomptueux lorsqu'il pense pouvoir forcer, seul, le yuan chinois à devenir convertible! Son discours consistant à tout remettre en cause fait courir un grand risque à la France en affaiblissant sa crédibilité internationale.

L'opposition vous accuse d'avoir creusé la dette de 500 milliards sur le quinquennat. Que répondez-vous ?

C'est une grossière manipulation! Notre dette a augmenté dans les mêmes proportions qu'en Allemagne, et moins qu'en moyenne en Europe, ou aux États-Unis. La Cour des comptes l'indiquait d'ailleurs en écrivant que notre déficit 2010 provenait pour 50% de l'héritage de trente années de laxisme budgétaire, et pour 40% de la crise. L'antisarkozysme ne résiste pas à la vérité des chiffres.

Nicolas Sarkozy n'est pas au mieux dans les sondages. Restez-vous confiante dans sa réélection ?

Notre pays a besoin de continuer sur le même chemin. Si la réforme des universités est une réussite, c'est parce que pendant quatre ans, elle a été menée dans la continuité et la constance. Nous avons pris des engagements et nous les avons tenus, dans un environnement stable et avec une direction claire. C'est exactement ce qu'il faut faire pour la réduction des déficits et les réformes. Il faut tenir un cap car, encore une fois, nous sommes observés.

La confiance se prouve en tenant nos engagements. Les Français se rendent bien compte que la route est difficile. À un moment, il y a le choix du courage. Nous devons persévérer dans les économies et les réformes. Notre objectif: produire davantage en France, nous désendetter, construire l'Europe économique. Cela nécessitera des efforts, voila le discours de vérité.

Affaire Guérini : enquête sur des autorisations sous influence

Perquisition des gendarmes mardi 24 janvier au CG13



Jean-Noël Guérini (PS),
en 2008 à Saint-Victoret,
bâtissait son "propre" avenir...



Des bakchichs auraient été versés pour obtenir des agréments

En ce début 2012, l'affaire Guérini prend une nouvelle tournure, avec la mise en examen le 13 janvier pour "trafic d'influence" du patron d'un groupe spécialisé dans les établissements médicalisés pour les personnes âgées. Dans ces instructions judiciares qui ont déjà touché le président PS du Conseil général et son frère, les gendarmes recherchaient depuis 2009 des commissions destinées à faciliter l'attribution des agréments nécessaires pour ouvrir une maison de retraite. Ils les ont trouvées voici quelques mois, avec des informations venues du Luxembourg. Une avancée décisive qui leur permet de s'attaquer à une des faces les plus secrètes du fonctionnement du CG 13, pourtant dénoncée dès 2008 par la Chambre régionale des comptes : hier matin, les enquêteurs ont perquisitionné l'Hôtel du Département. Ils visaient notamment le bureau de la conseillère juridique de Jean-Noël Guérini, afin de récupérer des dossiers classés "sensibles".

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Au milieu des années 90, l'affaire des maisons de retraite du Var fut une des causes de la chute de l'empire de Maurice Arreckx, le président UDF du Conseil général. Pour obtenir les autorisations indispensables, les promoteurs privés qui voulaient ouvrir des établissements devaient verser des pots-de-vin ou passer des marchés avec des prestataires liés au Milieu...

Quinze ans plus tard, l'histoire semble se répéter dans les Bouches-du-Rhône. Adressée en février 2009 à la justice, une lettre anonyme mettait en cause Jean-Noël Guérini, le président PS du CG 13, et son frère Alexandre : elle dénonçait les pressions subies pour pouvoir construire des maisons de retraite, assurant qu'était réclamé "le versement de 50 000 euros en espèces".


"On se doutait bien qu'il y avait des motivations cachées"

Dans leur enquête sur ces accusations, les gendarmes et le juge Duchaine ont pu s'appuyer sur un rapport de 2008 de la Chambre régionale des comptes, qui s'attardait longuement sur la question des maisons de retraite dans les Bouches-du-Rhône. Les magistrats pointaient notamment un schéma de planification tellement "imprécis" qu'il permettait au Département d'agir à sa guise "pour accorder ou refuser des autorisations, au cas par cas, selon la volonté de faire aboutir un dossier plutôt qu'un autre". Recensant des bizarreries à Salon, dans le pays d'Aix, près d'Arles, la Chambre affirmait que "les décisions du CG 13 sont parfois motivées de façon étonnante (...) ; certains motifs sont erronés et masquent la volonté de ne pas travailler avec un promoteur particulier".

Pourtant, la loi avait prévu des garde-fous afin d'éviter des dérapages. Les projets étaient soumis aux services du Département et de l'État, qui émettaient chacun un avis avant de les transmettre à un comité régional paritaire, le Crosms. "Le problème, c'est que dans les Bouches-du-Rhône, c'est le CG qui avait la main sur les dossiers, contrairement à d'autres départements, témoigne Henri Saint-Jean, qui a longtemps représenté la CGT au Crosms. On se doutait bien qu'il y avait des motivations cachées, mais difficile d'y voir clair..."


"Tout était tranché avant par Guérini"

Qui plus est, une fois passée l'étape du CROSMS, la décision finale revenait au président du CG 13, bien que le préfet y soit officiellement associé. Or, Jean-Noël Guérini s'est souvent affranchi des préconisations du Comité, utilisant selon la Chambre régionale des comptes des arguments lapidaires, voire illégaux. Des décisions prises en cercle restreint, malgré l'organisation d'une réunion mensuelle au Département : "En fait, c'était pour la galerie, confie l'un des participants à ces rendez-vous. Tout était tranché avant par Guérini, sa conseillère juridique Béatrix Billes et Éric Bertrand, le responsable du service des personnes âgées" (1). Mi-2010, la conseillère générale PS en charge des maisons de retraite démentait pourtant la mainmise de la garde rapprochée de Jean-Noël Guérini sur ce dossier, tout autant que la présence de son frère en toile de fond : "Tout est normal, ce n'est absolument pas le cabinet qui décide de tout, lançait Josette Sportiello. Je m'implique personnellement dans la régularité des procédures". Sauf que l'élue reconnaissait ne jamais avoir lu le rapport de la Chambre régionale des comptes...

L'intérêt d'un tel système était au minimum politique. Pour un maire, une maison de retraite est un véritable cadeau. Non content de répondre à un besoin de la population, elle crée de l'emploi, favorise des investissements, entraîne des rentrées fiscales... Bref, pour le CG, un atout pour conforter un élu de gauche comme pour s'attirer les faveurs d'un élu de droite. Ainsi, la maison de retraite de Saint-Victoret pose des questions : alors que Claude Piccirillo, le maire UMP, se battait depuis des années pour la création d'un établissement, le projet a obtenu le feu vert du Département lorsque Jean-Noël Guérini a décidé de se présenter aux municipales 2008 à Marseille. Il était devenu primordial de soigner les élus de la communauté urbaine MPM, dont fait partie Saint-Victoret.

Les dirigeants de Prodomo jettent l'éponge

Alexandre Guérini a-t-il profité des failles du Conseil général pour se présenter comme un "facilitateur", en échange de marchés accordés à l'une de ses sociétés ou à celle d'un de ses proches ? C'est une des pistes que suivent les gendarmes. Tout comme celle d'un partage de "bakchichs"... Toujours est-il que son nom apparaissait dès qu'un dossier connaissait des difficultés, telles celles rencontrées par le groupe parisien Prodomo pour un établissement qui devait accueillir à Marseille des personnes âgées et des étudiants. Des mois durant, ses responsables composent avec les demandes d'ajustement techniques du CG, sans pour autant franchir les étapes administratives. Jusqu'à ce qu'enfin, on leur donne "verbalement" le signal du lancement du chantier. Aussitôt dit, aussitôt fait... sauf que l'autorisation est de nouveau repoussée le 3 octobre 2008.

"Là, on a vu que c'était très chaud entre le promoteur et le Conseil général, le premier n'appréciait pas du tout de s'être fait mener en bateau par le second", rapporte un membre du Crosms. Prodomo se retrouve alors avec un immeuble quasiment construit à moitié inutile... et des intermédiaires surgissent pour proposer de s'arranger avec "les réseaux d'Alexandre Guérini", en y mettant le prix... Refus des dirigeants de Prodomo, qui tentent sans succès d'obtenir l'aide de la mairie. Et finissent par tout vendre, préférant jeter l'éponge...

Depuis l'année dernière, le système n'est toutefois plus qu'un souvenir, en raison d'une évolution réglementaire : les agréments sont désormais accordés par l'Agence régionale de santé Paca, qui dépend directement de l'État. Laquelle assure que "les dysfonctionnements des Bouches-du-Rhône" ont été corrigés. Problème pour les frères Guérini, la justice a une mémoire au long cours...

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(1) Béatrix Billes et Éric Bertrand ont été placés en garde à vue, la première en juin 2011 pour la décharge de La Ciotat et le second voici quelques jours pour la maison de retraite du village de Vauvenargues, à côté d'Aix-en-Provence.
Lien PaSiDupes : une motion de défiance circule au CG13