POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

lundi 27 décembre 2010

Le bêtisier politique 2010

La fonction politique crée l'organe...

Lefigaro.fr a sélectionné les meilleurs lapsus politiques de l'année

Ainsi, la «fellation» de Rachida Dati a laissé des «empreintes génitales» sur Brice Hortefeux.

Eric Woerth assure qu'il a « couvert la fraude fiscale », tandis que Christine Lagarde promet une sortie de crise " quand l'économie française recommencera à créer des impôts " plutôt que des emplois.
Luc Chatel s'octroie une petite gâterie promotion et Christian Estrosi en accorde une au PS. Le 'politiquement correct' est résolument 'castrateur': Hervé Morin s'interdit à la tribune de juger ses concitoyens.
D'autres ont un problème identitaire d'identité, tel Marc Laffineur (UMP) qui ne fait pas la différence entre Martine Aubry et Martine Aurillac (UMP) ou Lionel Jospin, selon qui DSK est au FN ...

VOIR et ENTENDRE les acteurs politiques à la tâche peine:

Il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne commettent pas d'erreurs, dit-on. Et pourtant, au ministère de la parole, certains ne sont pas seulement portés sur la question, telles Cécile Duflot qui émoustille Dany-le-rouge (alors que Roselyne Bachelot joint le geste à la parole et nous garantit avoir de la cuisse). Quant à Jean-Luc Mélenchon, il n'a visiblement pas fait que s'enfiler les culs de bouteilles de Jean-Louis Borloo. Ensuite, d'autres perdent simplement leurs mots.
VOIR et ENTENDRE la sélection de l'A*P:

Une autre version comporte des dérapages: une année politique condensée en 6 minutes d'images, sous un angle insolite et inattendu.
VOIR et ENTENDRE des casseroles de Mélenchon ou Besancenot, Balkany ou Sarkozy, Rama Yade ou Bernard Tapie. Pas seulement des redites... Ils ont vraiment donné le meilleur d'eux-mêmes en 2010:


les vidéos politiques de l'année envoyé par lezappingduweb.


Et puis quelques bons clients dans leurs oeuvres

Noël Mamère s'oublie:

Il est fin prêt pour la maison de retraite et les couches culottes.



Et enfin, le devoir de mémoire

Le porte-parole que le PS a longtemps cherché ! L'inimitable Benoît Hamon, ici dans le Petit Journal sur Canal+ (doc 2008): "à la fin de la chronique, mi-amusé / mi-agacé, Benoît fait un gentil doigt d'honneur à Yann Barthès qui ne peut pas s'empêcher de lui dire : "Qu’est ce que j’ai vu ? (…) Y’avait pas tous les doigts", rapporte le Nouvel Observateur. Tandis que la dinde, Mme Brochen-Aubry ne sait plus où mettre ses mains.
VOIR et ENTENDRE:


DAL - Eyraud fait son show de Noël devant le ministère du Logement

DAL se contenterait d'une étable pour tous


Une centaine de personnes a manifesté le jour de Noël, samedi après-midi, à l'appel de l'association Droit au logement, qui ne manque pas une occasion médiatique.



Manifestation festive

Jean-Ba Eyraud en Père Noël vert des enfants


Le sapin, les banderoles, les jouets distribués à des enfants de familles défavorisées ont logiquement dû être financés par les quelques personnalités présentes au générique, comme la famille Fouettard, Guy Bedos (il prend la défense de Siné et d'Yvan Colonna), Jojo Balasko (habitante de Belleville, en novembre 2007, alors qu'elle soutient des mal-logés qui campent dans la rue, elle s'exclame devant les caméras, « Mais qu'est-ce qu'ils foutent au PS ? L'opposition, c'est nous ! ») et Albert Jacquard, généticien altermondialiste (ainsi soutient-il Philippe Meirieu et la Palestine). Il faut décemment l'espérer, puisque Santa Claus (J.-B. Eyraud, 1954), dit "Babar", ancien sympathisant maoïste et artisan ... charpentier (ça ne s'invente pas !), ne dispose que de ses revenus d'enseignant. Mais le montant des contributions des généreux manifestants n'a pas été révélé. Et pour cause ?

VOIR et ENTENDRE


Le Père Noël réhabilite le Père Fouettard

La permissivité à ses limites, selon Eyraud


Il est né en 1954 à St-Germain-des-Prés, dans une famille «un peu mondaine, un peu bohème», d'une mère peintre, Marianne, soeur du cinéaste existentialiste Alexandre Astruc, et d'un père comédien: des 'bobo' de l'époque. A 16 ans, Jean-Baptiste croise avec ses professeurs « tous plus gauchistes les uns que les autres » le chemin de la mouvance maoïste. Asthmatique, il est envoyé en internat à Briançon. Dans le collège glacé des Alpes, il mène la révolte du chauffage. « Le lendemain on l'a eu, c'est là que j'ai compris que ça marchait comme ça.»


Après des années de petits boulots et d'errance de type 'beatnik' de squat en squat, cet agnostique vit toujours dans le XXe arrondissement avec sa compagne, Nadja, et leurs deux enfants. Opportuniste et exploiteur récupérateur, il a su se trouver une activité intermittente à la mesure de sa nonchalance, en faisant monter sa cote dans le sillage de l'abbé Pierre et en rameutant sur son créneau les stars du spectacle et de la politique.



Les camarades de DAL et Jean-Ba Eyraud se sont regroupés devant le ministère du Logement, boulevard Saint-Germain (VIe) pour un Noël des sans-logis.
« Nous sommes là pour dire que malheureusement ce n’est pas Noël pour tout le monde, les enfants, les mal-logés et les sans-abri »,explique Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL.

Mais DAL ne s'émeut pas du malheur de tous, égalitairement: lien PaSiDupes

Benoist Apparu, le secrétaire d’Etat au Logement, a reçu une délégation de DAL.

dimanche 26 décembre 2010

Le Cameroun soutient le socialiste Gbagbo ?

« Par sentiment anti-français », qui plus est ?

En octobre 2011, ce sera le tour des Camerounais d'élire leur président et la crise post-électorale en Côte-d'Ivoire pourrait faire école. Alors, à Yaoundé (Cameroun), on en est déjà à la répétition générale. Qui s'étonnera que les partisans de Ouattara critiquent le forcing de Laurent Gbagbo, mais la mauvaise foi des Camerounais est prometteuse: il dénoncent déjà une ingérence étrangère présumée dans les élections ivoiriennes. Jean Claude Awono, écrivain, explique : « Ce qui se passe aujourd'hui en Côte d'Ivoire intéresse tous les Africains, car ce qui arrive à nos frères là-bas pourrait aussi bien arriver au Cameroun. »

Les démocrates camerounais optent pour l'usurpateur ivoirien

Au-delà de la cristallisation du sentiment nationaliste et panafricaniste, la presse française mobilise sur le devoir de mémoire anti-colonialiste. Pour Jean-Michel Nintcheu, député du Social democratic front (SDF), principal parti de l'opposition, créé en 1990 pour défier la dictature monopartiste ultra-conservatrice de l'Union Nationale Camerounaise (UNC) devenu le Rassemblement Democratique du Peuple Camerounais (RDPC) du Président Paul Biya depuis l' Independance : « La rue camerounaise, qui semble soutenir majoritairement M. Gbagbo, n'est pas fondamentalement pro-Gbagbo, mais plutôt anti-française. »
Du Benoît Hamon pur jus ?
Pour que ce soit bien clair en effet, précisons que le SDF a été admis à l’Internationale socialiste au Congrès de Paris en 1999...
Lien PaSiDupes sur l'implication des socialistes français

En vérité, les plus impliqués dans l'affaire ivoirienne, avant la population, ce sont d'abord les partis d'opposition camerounais.
Ils font monter la pression. Ainsi, d'un côté, le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) envisage une marche ces prochains jours pour soutenir Laurent Gbagbo et, d'autre part, l'Union des populations du Cameroun (UPC) qui a pris le parti du président ivoirien sortant a adressé, le 4 décembre, une lettre de félicitation pour son « éclatante victoire qui est le couronnement d'une lutte du peuple ivoirien. »

Mais l'élection d'Ouattara divise le SDF présidentiel.
Alors que le parti a officiellement reconnu la victoire du Président Gbagbo, le député Jean-Michel Nintcheu invite Gbagbo à quitter le pouvoir: « les présidents africains, Paul Biya en tête, gagneraient à apprendre la culture de l'alternance. »

Pour Rue89, la presse, c'est le peuple

Le site français ne craint pas l'amalgame et fond la rue dans les media, assurant que, pas plus qu'eux, elle n'échappe à l'engouement pro-Gbagbo. Rue89 se plaît à suggérer une communauté de vues. Ce serait donc la même chose de titrer « Coup d'Etat électoral contre coup d'Etat constitutionnel » (Le Messager) ou « Un fauteuil pour deux » (Mutations) que de faire sa Une avec « La crise ivoirienne secoue le SDF »(La Nouvelle Expression) ou « Tout sur les accords qui ont vidé le pouvoir de Laurent Gbagbo » (Emergence).

Rue89 prend ses désirs pour la réalité
Entre ceux qui voient dans l'attitude de la communauté internationale une ingérence qui ne vise qu'à écarter Laurent Gbagbo du pouvoir, et les autres qui pensent que le sortant est un mauvais perdant, la mobilisation des Camerounais se ferait sentir jusque dans les rues.
Rue89 se croit autorisé à titrer « Le Cameroun soutient Gbagbo 'par sentiment antifrançais' »
Pour preuve, il cite Céline, une célèbre étudiante :
« Laurent Gbagbo a publiquement accepté de respecter le verdict des urnes. Il ne doit pas ressortir aujourd'hui la carte du nationalisme parce qu'il a perdu. »
Et sélectionne Eric, un décrypteur concurrent, trouvé dans la rue:
« La communauté internationale doit respecter les institutions ivoiriennes. C'est le Conseil constitutionnel qui proclame les résultats définitifs. Et cette institution a proclamé Gbagbo vainqueur. Il faut respecter ce résultat. »
La situation au pays des éléphants enflamme visiblement les rues de Yaoundé !

D'autres réalités sur lesquelles Rue89 ne s'attarde pas

=>
L'Union africaine suspend la Côte d'Ivoire et conditionne sa réintégration à l'entrée en fonction "effective" d'Alassane Ouattara en tant que président.

=>
Mercredi, le Conseil de sécurité de l'ONU lui a également apporté son soutien sans équivoque à Ouattara.

=> Enfin, si "ingérence étrangère" il y a, elle n'est pas seulement le fait de la France - et des Etats-Unis du président démocrate et métis Obama (dont le papa était un Noir originaire du Kenya), car des discussions se sont ouvertes entre des pays africains membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et les Etats-Unis sur un éventuel renforcement des effectifs de la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (ONUCI), qui compte actuellement près de 9 000 hommes), appuyés par les 900 soldats ...français de l'opération Licorne, non pas à titre français, donc. Sa présence en Côte d'Ivoire remonte à 2002, dans le cadre des accords de défense signés entre les deux pays le 24 août 1961. Mais son rôle a été redéfini en force d'interposition. La France, puis la CEDEAO (Communauté des États d'Afrique de l'Ouest) ont envoyé d'importants contingents militaires pour séparer les belligérants ivoiriens et pour éviter guerre civile et massacres.

Un accord signé le 24 janvier 2003 à Marcoussis par toutes les forces politiques prévoyait simultanément le maintien du chef de l'État en exercice, le président Laurent Gbagbo, la mise en place d'un gouvernement de réconciliation nationale intégrant des représentants de la rébellion du nord et la mise en œuvre d'un programme abordant les principaux sujets de fond à l'origine de la crise ivoirienne (nationalité, propriété foncière rurale, éligibilité, restructuration de l'armée, désarmement de la rébellion). L'objectif était la tenue d'élections démocratiques à la fin de l'année 2005, mais le scrutin présidentiel fut repoussé d'année en année, Gbagbo manœuvrant déjà pour tenter de se maintenir au pouvoir par tous les moyens, jusqu'en 2010.
Le 4 avril 2004, l'opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI, 6 240 hommes) prend le relais des contingents de la CEDEAO, aux côtés de la force Licorne qui reste en soutien sous commandement français (4 600 hommes).

Tout ce qu'il faut savoir de l'implication française
Le 6 novembre 2004, l'aviation gouvernementale ivoirienne effectua un raid aérien sur la position française de Bouaké. On déplora 9 morts et 37 blessés parmi les soldats français. Les forces françaises ripostèrent, neutralisant, sans le détruire, l'ensemble des forces aériennes ivoiriennes sur la base de Yamoussoukro. Le président J.Chirac donna l'ordre de destruction des moyens aériens militaires ivoiriens, afin d'empêcher toute nouvelle attaque des Forces armées nationales de Côte d'Ivoire (FANCI) contre l'armée « rebelle » des Forces nouvelles (dont le secrétaire général est ...Guillaume Soro), dans le nord du pays, soutenues par le Burkina Faso voisin, et d'interdire d'autres agressions contre les positions françaises.
Les troupes françaises ont été ramenées de 5000 à 2400 militaires en août 2007, puis à 1800 hommes en mars 2008. Le 31 juillet 2008, le Conseil de sécurité de l’ONU a prolongé, pour six mois, les mandats de l'ONUCI et de l’opération Licorne. Ceux-ci sont ainsi prolongés jusqu’au 31 janvier 2009, dans le but de sécuriser l'élection présidentielle qui s'est tenue le 30 novembre 2008.
Cette force française de réaction rapide de troisième rang participe au maintien de la Paix en Côte d'Ivoire, en complément de l'ONUCI (Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire) et agit en soutien de la force onusienne.

Les présidentielles ivoiriennes, façon congrès PS de Reims
Le 4 décembre 2010, alors que Marie-sEGOlène Royal Laurent Gbagbo contestait les résultats du deuxième tour de l'élection présidentielle du 28 novembre et se maintenait au pouvoir, son premier ministre, Guillaume Soro, remit sa démission à Martine Aubry Alassane Ouattara (lui aussi président élu de la République) qu'il reconnaissait ainsi vainqueur légitime du second tour de l'élection. Le président Ouattara le reconduisit alors dans ses fonctions de Premier ministre et Soro forma son nouveau gouvernement le 6, dans lequel il détient également le portefeuille de la Défense.
Le 8 décembre, Soro qualifia Laurent Gbagbo de tricheur et de dictateur et demanda à la communauté internationale de faire pression pour que Gbagbo quitte le pouvoir.

Le président camerounais Paul Biya (1933- )

Il est le second président de la République du Cameroun, depuis ...28 ans au pouvoir (novembre 1982).
En décembre 2007, il annonça pourtant son intention de modifier la Constitution qui limitait le mandat présidentiel à 2 exercices. De nombreuses organisations, comme Amnesty International, ont critiqué le régime de Paul Biya, accusé de restreindre les libertés fondamentales des Camerounais.

Le président sème le chaos pour garder le pouvoir
Obsédé par sa « révision constitutionnelle », Paul Biya souffle le chaud et le froid: accusé de la mort d'une centaine de manifestants au cours de la semaine de révolte du 25 février 2008, il est prêt à tout pour « apaiser les esprits » de ses sujets. Le 27 février, il promettait que « force resterait à la loi » et que les « apprentis sorciers qui manipulent la jeunesse » seraient impitoyablement châtiés, puis il offrit une défiscalisation des produits de première nécessité, une diminution des droits de douanes sur le ciment et aux fonctionnaires une revalorisation salariale de 15%.
Paupaul ne sait pas comment financer de telles pochettes surprises, alors « il donne les grandes orientations » et se concentre sur l'Assemblée Nationale où il a fait élire, en juillet dernier, une écrasante majorité RDPC (son parti) pour faire sauter l'article de la Constitution qui verrouille le nombre de mandats présidentiels.

14 juillet 2010
Le président Sarkozy convia son homologue camerounais au sommet « familial » du 13 juillet 2010, avec les autres chefs d'Etat africains concernés par le cinquantenaire de l'indépendance (Sénégal, Tchad, République centrafricaine, Congo, Gabon, Niger, Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Bénin, Togo et Madagascar). Après qu'il ait courtoisement tergiversé longuement, la présence de Paul Biya fut éclipsée par celle de sa femme Chantal, la « Lionne du Cameroun », tandis que le président de la Côte d'Ivoire, le socialiste Laurent Gbagbo, fut le seul sur les 14 qui déclina l’invitation: il envoya son ministre de la Défense.

Les sympathies de Rue89 (et du journal Le Monde) vont aux deux dictateurs à vie dont les similitudes de comportements troubleraient pourtant n'importe quel démocrate.
La position du journal Libération est, pour sa part, plus flottante. D'un côté, il qualifie Gbagbo de "président sortant de la Côte d'Ivoire, très isolé", mais, de l'autre, titre à des fins de politique politicienne hexagonale sur la dénonciation par Gbagbo d' "un 'complot' mené par la France" (que Libération explicite ensuite en "ingérence de Paris et de Washington")...

Loppsi 2, une actualisation législative

Loppsi 2, une mise à jour de la législation sur la sécurité intérieure

Les députés ont voté la loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI), en deuxième lecture et par 305 voix contre 187, au terme d'une "discussion riche et constructive", le mardi 21 décembre.

Les principaux points de ce texte:

- La création d'un délit d'usurpation d'identité sur Internet: "Le fait de faire usage, de manière réitérée, sur un réseau de communications électroniques, de l'identité d'un tiers ou de données qui lui sont personnelles, en vue de troubler la tranquillité de cette personne ou d'autrui, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende [...] Est puni de la même peine le fait de faire usage, sur un réseau de communications électroniques, de l'identité d'un tiers ou de données qui lui sont personnelles, en vue de porter atteinte à son honneur ou à sa considération."

- Le blocage de sites Web publiant du contenu pédopornographique.
Le gouvernement, et non l'autorité judiciaire, comme l'avaient proposé certains députés, pourra imposer cette mesure aux fournisseurs d'accès à Internet. Ses détracteurs ont le sentiment que la loi rendra les pédophiles plus difficiles à pister par la police sur la Toile. En outre, les opposants suspectent la mesure de ne pas s'arrêter aux seuls pédocriminels.

- L'application de la vidéo protection (qui remplace la "vidéo surveillance") à des personnes morales de droit privé. La Loppsi assouplit aussi les conditions de visionnage des images. Les préfets pourront par exemple autoriser l'installation de caméras en cas de "manifestations ou rassemblements de grande ampleur présentant des risques pour l'ordre public".
Il ne faudra désormais plus que deux ans, contre trois jusqu'à présent, pour que les conducteurs qui auront épuisé la totalité de leurs points récupèrent leur permis.

- Un reforcement des peines pour les infractions les plus graves au code de la route
- atténué par un assouplissement des règles de récupération du permis à points, dont le délai passe de trois à deux ans dans la majorité des cas. Le véhicule pourra par exemple être confisqué si l'auteur en est propriétaire.
Autre mesure: l'interdiction, pendant cinq ans au plus, de conduire un véhicule non équipé d'un système d'anti-démarrage par éthylotest en cas de blessures involontaires ou d'homicide commis au volant.

- Une redéfinition des tâches des agents de police municipale, qui seront autorisés, dans certaines circonstances, à procéder à des fouilles, des contrôles d'identité et des dépistages d'alcoolémie. Le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) devient l'autorité de régulation et de contrôle de ce secteur.

- Le retour de la double peine. L'amendement vise à introduire dans le code pénal la possibilité pour un jury d'assises de prononcer une peine complémentaire d'interdiction du territoire à l'encontre d'un "criminel de nationalité étrangère". La double peine avait été abrogée en 2003 par Nicolas Sarkozy.

- L'évacuation des campements illicites, sur simple décision du préfet, en cas de risques graves pour la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publique. Les squatters seront passibles d'un an de prison et de 15 000 euros d'amende.

- Les mineurs de plus en plus adultes. Les préfets pourront décréter un couvre-feu entre 23 heures et 6 heures du matin pour les moins de 13 ans, dans le cas où "leur présence sur la voie publique durant la nuit [...] les exposerait à un risque manifeste pour leur santé, leur sécurité, leur éducation ou leur moralité". Un mineur récidiviste gardé à vue pourra être envoyé devant le tribunal pour enfants sans passer par le bureau du juge des enfants. Christian Estrosi a déjà expérimenté ce dispositif en place à Nice.

- Les peines minimales, dites "peines planchers", seront comprises entre 6 mois et 2 ans pour des violences aggravées passibles de 3 à 10 ans de prison. Les aménagements de peine pour ces délits ne concerneront que les peines d'une durée inférieure ou égale à un an - au lieu de deux ans auparavant. La période de sûreté pour les meurtriers de policier, de gendarme, de magistrat et membre de l'administration pénitentiaire passe de 22 à 30 ans. Le texte prévoit également des systèmes de surveillance, comme le bracelet électronique, pour les récidivistes. Nicolas Sarkozy avait réclamé une partie de ces mesures lors de son fameux "discours de Grenoble".

- Le président du Conseil général pourra prendre toute mesure d'aide et d'action sociales de nature à remédier à la situation quand les parents d'un mineur refuseront de signer un contrat de responsabilité parentale (créé en 2006).

La vidéosurveillance va être étendue à la voie publique à des personnes morales de droit privé.

- L'aggravation des peines pour les vols commis à l'encontre des personnes vulnérables.
Les peines sont portées à sept ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende. Si le vol est commis avec des violences à l'encontre d'une personne vulnérable, les peines sont portées à 10 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende.
Début février, une polémique avait éclaté lorsque Brice Hortefeux avait annoncé vouloir durcir les sanctions en cas d'agression contre des personnes âgées. La découverte d'un couple de retraités poignardés avait conforté le ministre et confirmé la nécessité d'un ajustement législatif.

- La loi instaure un délit de "vente à la sauvette".

Une boîte à malice?



Traduction (libre):
"L'ordinateur dit qu'il faut qu'on mette notre législation à jour pour être compatibles avec notre société"...

La Lopsi I visait la période 2002-2007 , alors que le projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dit Loppsi II, est une mise à jour de la précédente sur 2009-2013.
La version II est stigmatisée par ceux qui prospèrent sur le désordre et la criminalité, car les moyens qu'elle fournit sont mieux adaptés à la criminalité du XXIe siècle et rendront plus efficace la lutte contre tous les types de risques: terrorisme, insécurité routière mais aussi cybercriminalité. "la LOPPSI répond aux défis posés par les formes les plus nouvelles et les plus violentes de la délinquance" a souligné Brice Hortefeux.

Cette version bêta sera opérationnelle à l'issue de la prochaine étape du processus législatif : un débat en séance publique programmé au Sénat à partir du 18 janvier 2011.

Le calvaire des chrétiens du monde persécutés

Devoir de mémoire: la satisfaction pour les uns et une inquiétude pour les autres
Pakistan: 7 victimes chrétiennes, ce jour-là


De l'Irak à la Chine et de l'Algérie au Pakistan, le christianisme est aujourd'hui, dans l'indifférence quasi générale, la religion la plus constamment et la plus violemment persécutée. Pourtant, partout dans le monde, il est des catholiques, des orthodoxes et des protestants qui ne capitulent pas devant le fondamentalisme musulman, l'hindouisme sectaire ou le marxisme militant. Les reporters et les correspondants du Figaro Magazine sont allés à la rencontre de ces héros silencieux qui luttent pour défendre leurs droits - et leur foi.

Dans son message annuel pour la paix, rendu public le 16 décembre et qui sera lu dans toutes les églises le 1er janvier, Benoît XVI appelle les responsables politiques à « mettre fin à toute brimade contre les chrétiens » vivant « en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient et spécialement en Terre sainte ». Et le pape d'ajouter: « Les chrétiens sont à l'heure actuelle le groupe religieux en butte au plus grand nombre de persécutions à cause de leur foi.»

Du sang, des cris, des larmes.
Nul n'a oublié les scènes d'horreur qui se sont déroulées à Bagdad, le 31 octobre dernier, dans l'église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, la cathédrale syriaque catholique. Bilan de l'attentat perpétré par un commando d'al-Qaida: 2 prêtres et 44 fidèles tués, de même que 7 membres des forces de sécurité et 5 assaillants, ainsi que 60 blessés. C'était il y a deux mois. Mais depuis, combien de victimes anonymes parmi les chrétiens d'Irak ?
Lien PaSiDupes vers le massacre dans la cathédrale de Bagdad

VOIR et ENTENDRE le billet d'Eric Zemmour sur l'exode des chrétiens d'Orient:

Eric Zemmour : Le chemin de croix des chrétiens d'Orient envoyé par m4xwarrior.

Quand il est question de la persécution des chrétiens dans le monde, c'est ce pays qui vient immédiatement à l'esprit. Il n'y a pas qu'en Irak, pourtant, que l'appartenance au christianisme se paye au prix fort. Les témoignages que nous avons réunis dans ce dossier l'illustrent abondamment: de l'Afrique à l'Asie et de l'Amérique à l'Europe (songeons au Kosovo), être chrétien, en 2010, peut coûter cher.
Après le massacre de la cathédrale de Bagdad, Irak

Au mois de juin, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qui réunit 56 États d'Europe, d'Asie centrale et d'Amérique du Nord, tenait une conférence à Astana, la capitale du Kazakhstan, sur « la tolérance et la non-discrimination ». A l'issue de ce sommet international, le chef de la délégation du Saint-Siège, Mgr Toso, soulignait que « plus de 200millions de chrétiens, partout dans le monde, subissent sous une forme ou une autre la haine, la violence, la menace, la confiscation de leurs biens et d'autres abus, en raison de leur religion, faisant d'eux le groupe religieux le plus discriminé». Persécutions et discriminations anti-chrétiennes? C'est une impression fondée, mais avec ce qu'il peut y avoir de subjectif dans ce constat. Cerner la réalité sur des bases objectives nécessite des faits, des chiffres, des courbes et des statistiques, capables de rendre compte d'une tendance générale. La carte que nous publions, et qui traduit (en la simplifiant) la situation globale des chrétiens à travers le monde, n'a pas été conçue à partir d'éléments fortuits, mais de deux documents établis selon une méthode scientifique, dont nous avons opéré la synthèse.

Novembre 2010: arrivée de chrétiens,
réfugiés sanitaires d'Irak en France

L'Aide à l'Église en détresse (AED) est une association catholiqe qui dépend du Saint-Siège et dont l'action d'entraide envers les communautés chrétiennes s'étend à 130 pays. Fin novembre, elle a fait paraître un Rapport 2010 sur la liberté religieuse dans le monde. Ce volume de 500 pages contient 194 fiches de pays présentées par ordre alphabétique. L'ambition, affirment les auteurs, est de fournir un état détaillé de la liberté religieuse à travers le monde, selon des critères rigoureux. Leur rapport, précisent-ils, « s'efforce de donner la parole aux différentes religions, croyances et communautés religieuses, en évitant tout jugement de valeur sur les croyances et les convictions qui sont à la base de leurs pratiques et de leurs enseignements religieux ». De ce tour d'horizon, il ressort que 75 % des cas de persécution religieuse concernent les chrétiens, dont la condition se détériore en de nombreux endroits. En tête de liste, outre le Moyen-Orient, l'AED place la Corée du Nord, la Chine, le Vietnam, l'Inde, le Pakistan, le Soudan et Cuba.

Chrétienne d'Egypte

Second document que nous avons utilisé, L'Index mondial de la persécution 2010, réalisé par Portes ouvertes, une association protestante. Son indice est calculé d'après différents paramètres, dont le statut juridique et politique des chrétiens dans les pays concernés, et la réalité de leur condition observée. Au sommet de cet affligeant palmarès figure la Corée du Nord persécution très sévère »). Suivent 9 pays caractérisés par l'«oppression» des chrétiens: l'Iran, l'Arabie saoudite, la Somalie, les Maldives, l'Afghanistan, le Yémen, la Mauritanie, le Laos et l'Ouzbékistan. Puis 18 États où l'on relève de «fortes restrictions» au christianisme, et 21 autres, coupables de «discriminations» antichrétiennes.

Si l'on tente de classer ces phénomènes de christianophobie en fonction de leur origine, il ressort que leur premier vecteur, à l'échelle de la planète, est constitué par l'islam politique ou le fondamentalisme musulman. Sans doute l'islam s'étend-il, du Maghreb à l'Indonésie, sur des États et des aires culturelles différents. Néanmoins, ainsi que le souligne le rapport de l'AED, un trait commun caractérise les pays à majorité musulmane: en sont citoyens, disposant de l'intégralité des droits afférents, uniquement ceux qui professent la religion dominante. Les habitants du pays qui appartiennent aux confessions minoritaires sont, au mieux, tolérés, au pire, regardés comme un danger pour la cohésion sociale, et partant, vite suspects.

Bagdad, Irak - Parents de victimes de la tuerie
dans la cathédrale

Dans le monde musulman, il est ainsi des États dont la Constitution garantit la liberté religieuse, comme l'Algérie, la Tunisie ou la Libye, et où le christianisme est autorisé en théorie. Dans la pratique, cependant, les chrétiens se trouvent sous surveillance, et traités comme un corps étranger. Les autorités algériennes se targuent par exemple d'avoir assuré la restauration de Notre-Dame-d'Afrique, basilique historique qui surmonte la baie d'Alger et dont l'inauguration des travaux vient d'avoir lieu, mais il n'y a plus que 5000 catholiques dans le pays, et les protestants y sont poursuivis. Dans la péninsule arabique (Émirats arabes unis, Bahreïn, Qatar, Arabie saoudite, Yémen et Koweït) vivent 3 millions de chrétiens, mais tous sont des travailleurs immigrés, doublement marginalisés. En Mauritanie, dans le nord du Nigeria ou en Somalie, c'est le règne de la charia, où des actes condamnés par l'islam peuvent entraîner des peines comme la flagellation, l'amputation ou la lapidation. Au Pakistan, la Constitution garantit l'égalité des citoyens devant la loi « sans distinction de race ni de croyance », mais la loi sur le blasphème a permis d'inculper un millier de personnes depuis 1996, sous des prétextes qui n'avaient fréquemment rien à voir avec le Coran.

Même s'il est géographiquement limité, l'hindouisme constitue un deuxième facteur de persécution antichrétienne. Si cette idéologie politico-religieuse est rejetée par le gouvernement central de New Delhi, elle inspire des forces actives dans plusieurs États de la fédération indienne, provoquant des violences qui ont culminé en 2009, mais qui n'ont pas cessé depuis.
Chrétiens d'Irak

Troisième vecteur antichrétien: le marxisme
En Corée du Nord, toute activité religieuse est qualifiée de révolte contre les principes socialistes, et des milliers de chrétiens sont emprisonnés. En Chine, le Parti communiste fait paradoxalement bon ménage avec le capitalisme, mais les vieux réflexes sont loin d'avoir disparu: l'État tient à contrôler les religions. Passé les Jeux olympiques de Pékin et l'Exposition universelle de Shanghaï, où il fallait séduire les Occidentaux, la mécanique s'est remise en marche. Protestants et catholiques disposent de la marge de liberté que les autorités veulent bien leur laisser. Et, après une période de détente, un évêque de l'Église officielle a été nommé dans la province du Hebei, le 20 novembre dernier, sans l'aval du pape, ranimant le contentieux avec le Saint-Siège.

En mémoire des 7 moines de Tibhérine massacrés en 1996

Le Moyen-Orient forme la région du monde où les difficultés s'amoncellent le plus. Dans la mesure où il s'agit du berceau du christianisme, un symbole est en jeu. Bien sûr, il faut prendre garde à ne pas simplifier un état des lieux complexe, et à ne pas l'interpréter selon des schémas occidentaux préconçus, car des surprises peuvent se révéler: c'est ainsi que dans certains pays, les chrétiens servent de tampon entre chiites et sunnites, dont les relations ne sont pas tendres. Mais la tournure générale des événements est évidente: les Églises d'Orient sont en recul. Spécialiste du Moyen-Orient et de l'islam, auteur d'un livre éclairant sur la question (Les chrétiens d'Orient vont-ils disparaître ? aux Éditions Salvator), Annie Laurent dresse un constat frappant: « Au VIIe siècle, quand l'islam est arrivé, tout l'espace correspondant à l'Orient arabe, à la Turquie et à la péninsule arabique était habité, à l'exception des communautés juives, par des populations chrétiennes. De nos jours, sur 17 pays et 350 millions d'habitants, les chrétiens sont 14 millions. La Turquie, notamment, comptait 20% de chrétiens vers 1900; ils sont moins de 1% aujourd'hui. Le déclin est considérable

Soumis à une pression constante, les chrétiens d'Orient choisissent souvent l'exil, menaçant d'extinction leurs propres communautés. Du 11 au 24 octobre, Benoît XVI a réuni en synode, à Rome, les délégués des sept Églises catholiques du Moyen-Orient, afin que celles-ci se connaissent mieux et, retrouvant le sens de leur vocation, envisagent ensemble les conditions de leur pérennité. Annie Laurent, nommée experte auprès de ce synode et qui y était la seule femme laïque, rappelle que les communautés d'Orient ont un rôle à jouer non seulement pour elles, mais pour tous les habitants de la région: « Les chrétiens sont porteurs de valeurs universelles, comme la gratuité, le don, l'amour et le pardon. Ils le prouvent par leurs œuvres sociales, écoles ou hôpitaux, qui sont ouvertes à tous, sans distinction de religion. »

Le contexte géopolitique
aggrave la situation des chrétiens d'Orient, car ils font les frais du conflit israélo-palestinien. Sans le rétablissement d'une paix juste et durable, leur condition ne s'améliorera pas. Mais ils sont aussi victimes d'eux-mêmes: leurs divisions historiques, quand ce ne sont pas leurs rivalités, brouillent le message évangélique. Si l'œcuménisme progresse - Benoît XVI est très soucieux du rapprochement avec les orthodoxes -, un long chemin reste à parcourir. Quand les confessions chrétiennes d'Orient fêteront-elles toutes Pâques à la même date ?

VOIR et ENTENDRE
ce reportage sur l'inquiétude des protestants d'Algérie:

Lors de la clôture du synode, le pape a appelé les pays de la région à « élargir l'espace de la liberté religieuse ». Face aux États ou aux groupes fanatiques qui aspirent à se débarrasser du christianisme, dans une aire de civilisation où le concept de laïcité, tel qu'il est entendu ici, est incompréhensible, les chrétiens disposent d'une arme: réclamer la réciprocité avec les musulmans, demander l'égalité de tous les citoyens, défendre la liberté de conscience. Pour cela, ils ont aussi besoin du soutien occidental. « C'est bien d'accueillir les blessés irakiens, commente Annie Laurent, mais la compassion n'est pas une politique. Notre crédibilité est en jeu: le monde musulman nous respectera si nous prenons la défense des chrétiens d'Orient, qui sont nos coreligionnaires

Encore faut-il que, chez nous, cette volonté se manifeste.
Le 10 décembre dernier a été publié, à Vienne, un rapport de l'Observatoire sur l'intolérance et les discriminations contre les chrétiens en Europe, concernant les années 2005-2010. Ce document recense les actes de vandalisme contre les églises et les symboles religieux, les manifestations de haine et les brimades contre les chrétiens observées sur le continent européen au cours des dernières années. La liste est impressionnante, mais les faits incriminés ont suscité une émotion bien discrète ici. Aux facteurs aggravants de la situation des chrétiens dans le monde, peut-être faudrait-il ajouter l'indifférentisme religieux en Occident: si les Européens ne respectent pas le christianisme chez eux, comment aideraient-ils les chrétiens persécutés aux quatre points de l'horizon ?

LIRE aussi dans Valeurs Actuelles: Le Temps des souffrances (Chrétiens en terre d'islam, 2009)
Massacres de populations dans les deux pays les plus peuplés de chrétiens, l'Egypte (11 millions) et le Soudan (7 millions)
Sud-Soudan, 2002 - Bombardement de la résidence de Mgr Johnson Akio Mutek:
le CCFD et le Secours Catholique/Caritas France dénoncent la recrudescence des bombardements (lien
) "
Dans la nuit du 25 au 26 juin, un avion Antonov du gouvernement de Khartoum a largué, à Ikotos, quatre bombes sur la résidence de Monseigneur Johnson Akio Mutek, évêque auxiliaire du Diocèse de Torit. Cette attaque a blessé de nombreuses personnes et causé des dégâts importants. Le samedi 29 juin, cette résidence a été bombardée à nouveau, la réduisant à néant."

Les Occidentaux, chrétiens ou non, sont frappés de cécité dès qu’il s’agit des chrétiens d’Orient, d’Afrique ou d’Asie, victimes de l'intolérance, sans dommage pour ces belles consciences vertueuses, autrement si promptes à dénoncer l’atteinte aux droits de l’homme.

samedi 25 décembre 2010

Noël en France: accueil d'orphelins haïtiens victimes du séisme

Quelque 300 enfants adoptés

Premier vol: plus d'une centaine d'enfants d'abord

113 enfants haïtiens, dont certains en fratrie, adoptés par des familles françaises, sont arrivés ce mercredi matin à Roissy en provenance de Port-au-Prince, à bord d'un premier avion affrété par le gouvernement après un accord conclu entre la France et Haïti. "Je viens chercher mon fils de deux ans, je suis très ému", a confié un homme d'une quarantaine d'années, au bord des larmes.

L'accueil
L'appareil transportait des équipes médicales d'accompagnement et un parent adoptant par famille autorisé à se rendre en Haïti.
Un comité d'accueil administratif et médical a été mis en place pour l'arrivée de l'avion. Dix pédiatres devaient examiner à leur arrivée les enfants, en particulier en raison de l'épidémie de choléra qui a fait plus de 2.500 morts dans l'île.
Une aire de jeu avait été spécialement aménagée pour les enfants dans une zone du terminal T2, réservée aux passagers de l'appareil.

Contrôle psycho-sanitaire
"A priori, les enfants sont en bonne santé et venaient tous de collectivités où aucun cas de choléra n'a été signalé", a précisé Patrick Daoud, chef du service de pédiatrie à l'hôpital de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. " Il s'agit de faire une consultation générale, pour vérifier que les enfants n'ont pas de maladie infectieuse en incubation", a ajouté le pédiatre. "Il faudra gérer les émotions, la fatigue et aussi le changement climatique, avec une chute de 30 degrés."

Sécurité juridique
Avant l'arrivée de l'avion, la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, et la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot, avaient inspecté mercredi matin le pôle d'accueil.
"Ces enfants arrivent en totale sécurité juridique. Je me réjouis que le Premier ministre haïtien ait accepté un accord inter-gouvernemental", a déclaré à la presse la ministre des Affaires étrangères. Le dispositif mis en place à l'aéroport, composé d'environ 80 personnes, comprend aussi un pôle administratif. " Nous allons aider à établir un diagnostic social pour simplifier la vie des familles ", a précisé Tahar Belmounès, directeur de la Caisse d'Allocation Familiale de Seine-Saint-Denis.
Les procédures d'adoption avaient été interrompues le 12 janvier par le séisme qui a fait plus de 250.000 victimes, de nombreux jugements et pièces administratives ayant disparu sous les décombres. Au total, un millier d'enfants étaient en cours d'adoption avant le séisme et environ 700 avaient déjà rejoint leur famille.

Beaucoup d'émotion
A Port-au-Prince, les retrouvailles avaient été émouvantes. C'est " un grand jour pour les parents et les enfants " après près d'un an d'attente, a témoigné sur Europe 1 l'ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret. " Il y a eu des scènes très émouvantes, la plupart des enfants attendaient leurs parents et se sont jetés dans leurs bras ", a-t-il ajouté.
Un second vol à destination de Port-au-Prince était alors annoncé au départ de Paris jeudi avec un retour d'enfants prévu vendredi. Au total, quelque 300 enfants haïtiens adoptés devraient bénéficier de l'accord France-Haïti qui a permis d'accélérer les procédures d'adoption et cette venue d'enfants en France. Michèle Alliot-Marie a précisé qu'il restera encore une vingtaine de cas d'enfants qui en sont toujours "à un stade élémentaire de la procédure d'adoption".

Une équipe medicale militaire accueille les enfants d'Haïti et leurs familles adoptives dans le vol

Second transfert d'enfants haïtiens

Le deuxième avion affrété cette semaine par le gouvernement pour aller chercher des enfants haïtiens adoptés par des familles françaises a effectivement quitté jeudi l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle pour Port-au-Prince, a indiqué le ministère français des Affaires étrangères.

A la veille de Noël, cet avion, un 747, dans lequel ont pris place des parents et un service d'accompagnement, a ramené en France ce vendredi matin, plus de 80 petits Haïtiens , en cours d’adoption par des familles françaises, a précisé le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero.
Un dispositif d’accueil médical et administratif a été mis en place à l’aéroport. Six enfants n’ont pu effectuer le voyage, en raison de pièces manquantes à leur dossier d’adoption par des familles françaises, a indiqué la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie. Elle a promis que le gouvernement mettrait tout en œuvre pour aider les familles à récupérer l’ensemble des pièces manquantes pour permettre une venue en France des enfants « dans les tout prochains jours ».

Alors que cet événement devait constituer un heureux dénouement, plusieurs associations françaises s'élèvent contre l'action humanitaire en cours. Elles ont dénoncé les conditions d’adoption des enfants haïtiens par la France.
=> SOS Haïti enfants a déploré le fait que cette initiative n’ait pas été prise plus tôt. Mme Emmanuelle Guerry, présidente de ce collectif, a rappelé sur Europe 1 que « cette évacuation on la demandait depuis le lendemain du séisme » qui a frappé l’île le 12 janvier. Or, selon elle, M. Kouchner a préféré, au moment du séisme, arguer de la sécurité juridique des enfants, plutôt que de leur sécurité tout court. »
=> Terre des hommes a souligné que la majorité de ces enfants ne bénéficie pas de jugement d’adoption. « Ces enfants ont peut-être encore leur famille et n’ont pas été préparés à quitter leur pays », a envisagé Terre des hommes jeudi. L’urgence de « sauver ces enfants du choléra » avait aussi été soulignée. Mais Terre des hommes estime que cet argument dissimule en fait « une action très égoïste ». « Qu’en est-il des 200 000 à 300 000 enfants qui ne bénéficient pas de la même attention ? », demande l’ONG, organisation supranationale sans aucune légitimité démocratique. Sous le nom de Terre des hommes coexistent en fait plusieurs organisations internationales cloisonnées etjuridiquement indépendantes, qui collaborent en réseau sous l’égide de la Fédération Internationale Terre des Hommes (FITDH).


D’autres attendent toujours d’être adoptés, alors que l’épidémie de Choléra survenue à la mi-octobre a déjà fait plus de 2000 morts.

Au total, près de 1.000 enfants haïtiens ont rejoint leurs familles d'adoption en France en 2010, contre 650 en 2009.

Accueil des enfants par un pediatre et le médecin en chef

Un peu d'histoire

Bref rappel historique des relations de la France avec Haïti
République souveraine et indépendante surnommée "la perle des Antilles", Haïti est pourtant l'un des pays les plus pauvres et désorganisés au monde.

À la suite du traité de Ryswick de 1697 les Espagnols renoncent à contester la souveraineté de la France sur le tiers occidental de l'île, Saint-Domingue, et de nombreux colons viennent de France. Ils développent les plantations et vers 1790, Saint-Domingue, est la colonie française la plus riche de toute l'Amérique.
La Révolution française entraîne de graves bouleversements sociaux dans les petites Antilles, dont Saint-Domingue, avec la révolte des esclaves qui aboutit en 1793 à l'abolition de l'esclavage. Toussaint Louverture, nommé gouverneur par la France, après avoir rétabli la paix, chassé les Espagnols et les Anglais qui menaçaient la colonie, rétablit la prospérité par des mesures audacieuses.
Au terme d'une double bataille pour la liberté et l'indépendance, remportée par d'anciens esclaves sur les troupes de Napoléon Bonaparte, la Déclaration d'indépendance du pays est proclamée le 1er janvier 1804. Le nom de Haïti est donné au pays. Haïti est le premier pays au monde issu de l'abolition de l'esclavage.
L'instabilité règne alors. En 1822, le président Jean Pierre Boyer réunifie les deux parties Nord et Sud et conquiert Saint Domingue, la partie est de l'île, colonie espagnole, qui regagnera son indépendance en 1844. Mais, une succession de révoltes armées amènent au pouvoir le despote Faustin Soulouque (1847) et les dictateurs Duvalier, père et fils (1957-1986) et leurs
partisans surnommés tontons macoutes, véritables escadrons de la mort.
Arrivent ensuite, l'ancien prêtre Jean-Bertrand Aristide en 1991, soutenu par Bill Clinton, puis l'actuel président, René Préval.

Le 12 janvier 2010 au soir, la ville de Port-au-Prince est frappée par un violent tremblement de terre qui détruit la capitale et cause la mort de 300 000 personnes.

Les démarches diplomatiques d'adoption
Haïti n’est pas partie à la Convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale.
L'affrètement des avions par la France et l'arrivée d'enfants ont été rendus possible par un accord survenu mi-décembre entre la France et Haïti pour accélérer les procédures d'adoption.
En vertu de cet accord, les enfants qui étaient dépourvus de passeport ont été dotés d'un laisser-passer consulaire exceptionnel. Au total 318 enfants sont concernés par l'accélération des procédures. Mais tous ne seront pas en France pour Noël, certaines familles ayant choisi d'aller chercher leur enfant en Haïti par leurs propres moyens, d'autres ne disposant pas encore d'un dossier complet.
Ce mercredi, des comités d'accueil administratif et médical avaient été mis en place pour l'arrivée du premier groupe d'enfants à Roissy. Dix pédiatres les ont examinés, en particulier en raison de l'épidémie de choléra qui a fait plus de 2.500 morts dans l'île depuis mi-octobre."A priori, les enfants sont en bonne santé et venaient tous de collectivités où aucun cas de choléra n'a été signalé", avait expliqué Patrick Daoud, chef du service de pédiatrie à l'hôpital de Montreuil, en Seine-Saint-Denis.
L'affrètement de deux avions pour Haïti a coûté "globalement 550 000 euros", selon le Quai d'Orsay qui a demandé une participation aux familles au montant non précisé.
Une aire de jeu a aussi été aménagée pour les enfants dans une zone du terminal T2, réservée pour les passagers de l'appareil.
Le dispositif mis en place à l'aéroport, composé d'environ 80 personnes, comprenait aussi un pôle administratif, visant à "aider à établir un diagnostic social pour simplifier la vie des familles", selon le directeur de la Caisse d'Allocations Familiales de Seine-Saint-Denis, Tahar Belmounès.
"Ces enfants arrivent en totale sécurité juridique", a souligné la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie venue inspecter le pôle d'accueil avec sa collègue des Solidarités Roselyne Bachelot.
Les procédures d'adoption avaient été interrompues par le séisme du 12 janvier qui a fait plus de 250 000 morts, de nombreux jugements et pièces administratives ayant disparu sous les décombres. Un millier d'enfants étaient en cours d'adoption avant le séisme et environ 800 ont désormais rejoint leur famille depuis le début de l'année.
"Ca a été des mois de cauchemar, on a cru qu'on allait perdre notre enfant à plusieurs reprises (...) et puis ça finit par un conte de Noël, c'est magique", a résumé ce mercredi Cathy Petit tout juste revenue de Port-au-Prince avec la petite Nadia.

Joyeux Noël aux lectrices et aux lecteurs de PaSiDupes

Nativité, selon Giotto



Joyeux Noël

à toutes et à tous

vendredi 24 décembre 2010

Le Père Noël n'est plus ce qu'il était ?

Les représentations du Père Noël à travers les temps et l'espace

Papa Noël arrive...










Il est en chemin







Il passe par l'Ukraine






Le Père Noël a bénéficié du droit d'asile aux Etats-Unis

Il s'y est parfaitement intégré et américanisé: c'est d'ailleurs l'un des derniers exemples d'assimilation dans le monde...










En faisant étape en Chine
, il s'est mis à la bière





















Le coquin est devenu un sale type















Aussi vulgaire qu'une vedette de la télévision...
(et pourtant, la Ch'tite Aubry veille !)






Cruel...













voire sadique





Même que selon des anticléricaux,
il serait bien un peu pédophile.









Mais son avocat assure qu'il a des circonstances atténuantes.
Il aurait en effet subi des violences sexuelles
: son père était en effet un ivrogne.









Quant à son orientation sexuelle, elle est naturelle et respectable.






En revanche, on ne peut pas dire qu'il soit sectaire, non, non, non !...






Un Père Noël otage de la politique

Le Père Noël alternatif




C'est celui du Secours populaire
et donc du Parti communiste.









Avec le concours de la FSU, il est sincèrement prêt à donner un coup de main au Père Noël original et apolitique...












Il est également écolo, comme il se doit: nous laisse-t-on le choix ?





Il arrive que les syndicats bloquent ses activités, mais c'est pour son bien.







Car les patrons lui veulent du mal et le Pole emploi fait rien qu'à le décourager










Les associations, les réseaux et les citoyens vigilants ou 'désobéisseurs' font tout ce qu'ils peuvent

Père Noël "politiquement correct"



Saint Nicolas a encore droit de cité en Alsace, mais doit solliciter un permis de séjour partout ailleurs en France.


Non à la répression

Le père Fouettard a été reconduit à la frontière: ici, on est pour le laxisme.
Il est désormais interdit de séjour par la volonté de la Halde et du Cran.


Le Père Noël serait-il donc devenu une ordure ?





Ce n'est pas seulement l'avis impartial de Reiser










Scato, ça c'est sûr !














Trop belle la vie, dit le PS !


La Ch'tite Aubry l'a passé à 35 heures




Mais, comme les médecins et infirmières ou les pompiers, il lui arrive d'être victime d'incivilités,
ici
dans le 9.3











Un peu Rom, aussi



et pas mal Corse.







En cas de problème,
puisque le Papa Noël est un moins que rien,
ceux qui croient encore au Père Noël
peuvent toujours rêver de Révolution...