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vendredi 9 juin 2017

Aucune affaire frappant l'entourage de Macron ne choque Edouard Philippe

Emplois fictifs du MoDem: Bayrou n'est pas "fragilisé", estime son premier ministre 

Un ex-collaborateur du MoDem a révélé à la justice son absence de travail comme assistant parlementaire de l'ex-eurodéputé Bennahmias

Macron a réservé 96 investitures aux élus centristes
(soit les revenus de 300 assistants parlementaires fictifs ?)
Mais Bayrou, patron du MoDem, n'est pas "fragilisé" par une affaire d'emplois fictifs, oppose Edouard Philippe, le premier ministre de Macron, président attaché à la moralisation de la vie publique. Un ex-collaborateur du MoDem a avoué mercredi qu'il n'a jamais travaillé  comme assistant parlementaire auprès de l'ancien eurodéputé Jean-Luc Bennahmias. 

"Je ne crois pas" que la position du Garde des Sceaux François Bayrou "soit fragilisée", a riposté le premier ministre sur Europe 1, vendredi 9 juin. "Je ne crois pas que sa position soit fragilisée", a déclaré Edouard Philippe, interrogé sur le président du Modem et garde des Sceaux de son gouvernement qui s'est allié avec Emmanuel Macron fin février. 

Un ex-collaborateur du MoDem a libéré sa conscience mercredi dans un signalement à la justice, mais le MoDem a immédiatement contesté les aveux de l'intéressé, affirmant avoir respecté "toutes les règles". Une défense éculée, mais classique, dans un premier temps, en ces circonstances de mépris de la déontologie politique. 
Basé au siège parisien du MoDem, l'assistant parlementaire fictif dit n'avoir "jamais mis les pieds" dans la circonscription de Jean-Luc Bennahmias ou au Parlement européen, selon Le Parisien. 
"L'auteur du signalement a assuré à la justice n'avoir 'jamais' travaillé pour lui 'en particulier'", rapporte également l'hebdomadaire Le Point. 

Le MoDem avait organisé un système de racket du Parlement européen

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Corinne Lepage avait refusé (et dénoncé dans un livre)
la combine d'extorsion de fonds publics européens 
"Sur la période 2009-2014, une dizaine de salariés du siège du parti étaient parallèlement collaborateurs des députés européens du Modem", précise Radio-France. "Je ne vais pas commenter les révélations et les lettres de dénonciations formulées ici et là", a cavalièrement balayé d'un revers de manche le premier ministre vendredi. La morale est-elle le cadet des soucis de l'exécutif macronien ?

L'exécutif délègue la morale aux juges

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Bayrou et Macron lavent plus blanc
Le pouvoir poursuit sa marche sur la voie du laxisme et de l'iniquité
"Primo, j'ai fixé les règles s'agissant de la participation des ministres au gouvernement", à savoir qu'un ministre mis en examen devra quitter le gouvernement, a rappelé Edouard Philippe, qui avait édicté cette règle en réponse à une question sur le cas du ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand. 
"Deuxio, nous nous sommes engagés sur un texte extrêmement ambitieux de rétablissement de la confiance dans l'action publique; c'est le texte qui est porté par le Garde des Sceaux qui va profondément changer la donne [sic]. C'est ça qui m'intéresse", a poursuivi Edouard Philippe, dont la cohérence est prise en défaut. 
"Nous serons d'autant plus forts collectivement que nous respecterons ce sur quoi nous nous sommes engagés, c'est-à-dire que nous réussirons à transformer le droit pour faire en sorte que toute une série de pratiques passées soient rendues impossibles dans l'avenir", a-t-il conclu. Et ça peut attendre quand les copains sont mouillés...

Ce gouvernement de gauche est-il crédible, dès lors qu'il est formé sur la base de débauchages de traîtres issus de la droite.

Macron ne moralisera pas la vie politique en urgence 
Dans les affaires de favoritisme et d'enrichissement personnel impliquant le ministre Ferrand,  d'une part, ou dans celle d'emplois fictifs de la ministre des Affaires européennes (justement !), Marielle de Sarnez, d'autre part, tous dans le gouvernement ...Philippe, les procureurs ont fait de la résistance, tentant de gagner du temps à la veille des législatives, avant d'ouvrir une enquête préliminaire.
Une enquête préliminaire est une enquête de police judiciaire, déclenchée soit sur plainte, dénonciation ou relevé d'infraction, soit à la demande du Parquet, lequel est dépendant du ...garde des Sceaux, ...François Bayrou, patron du MoDem: d'où l'accusation de conflit d'intérêts politiques.
Une personne mise en examen (c'est-à-dire inculpée) est mise en cause au cours d'une information judiciaire, qui est une enquête dirigée par un juge d'instruction indépendant du pouvoir.
En dépit de "l'exaspération des Français", Édouard Philippe a renouvelé sur France 2 son soutien au ministre de la Cohésion des territoires...
"Je me suis fixé des règles très claires", a insisté le chef du gouvernement, le 30 mai dernier : la première est qu'"un ministre qui serait mis en examen devrait démissionner, il n'y a aucune ambiguïté là-dessus". La deuxième règle demandée aux ministres de son gouvernement, "c'est d'être exemplaire dans leur attitude de ministre, et être exemplaire y compris dans leur vie privée", avait ajouté Édouard Philippe, selon qui cette exemplarité "sera respectée strictement".
Ironie du sort et moralité de façade, François Bayrou présente le projet de loi de moralisation de la vie publique.
La présentation du projet de loi de moralisation de la vie politique, prévue pour "avant les législatives", devait finalement avoir lieu lors du Conseil des ministres du 14 juin. Le premier texte du quinquennat Macron, en cours de préparation par le ministre de la Justice, François Bayrou, comprendra "des dispositions assez innovantes" qui rendent le texte "compliqué à écrire." Rattrapé par les affaires, le gouvernement et Bayrou ont fait du zèle : le ministre de la Justice a osé présenter lui-même leur projet, le 1er juin, deux semaines plus tôt que prévu... Pourquoi tant de hâte ?
Les électeurs seront-ils pareillement indifférents à la moralité de leurs élus ?
Le président du MoDem et ministre de la Justice de Macron peut-il encore espérer réaliser l'objectif qu'il s'était assigné en rejoignant Alain Juppé, en 2016: disposer d'un groupe à l'Assemblée nationale ?

jeudi 8 juin 2017

Affaire Ferrand : le ministre n'avait pas dit que Mutuelles de Bretagne a bénéficié de subventions publiques

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique n'avait-elle rien soupçonné ou a-t-elle couvert ?

Et Griveaux banalise u
ne pratique "courante"

Griveaux - Ferrand,
les deux font la paire
L’achat et la rénovation d'un local brestois par Mutuelles de Bretagne  au profit de la compagne de Richard Ferrand ont été subventionnés par de l’argent publicà hauteur de 55.000 euros révèle jeudi 8 juin, BFMTV. 

Selon BFMTV, qui présente des documents à l’appui, "le conseil municipal de Brest (PS) et le conseil général (PS) du Finistère ont versé de l’argent public à Mutuelles de Bretagne pour financer – au moins en partie – l’installation des Mutuelles dans les locaux appartenant à la compagne du ministre".

Outrecuidance du porte-parole de La République en marche (LRM), Benjamin Griveaux

Le cynique a qualifié ces pratiques d'"extrêmement courantes" relativisant le favoritisme et le détournement d'argent public , ainsi que l'enrichissement personnel du couple, a défendu par la voix de l''impudent Benjamin Griveaux, lui-même ex-vice-président de Conseil départemental, en Saône-et-Loire. La police va devoir se pencher sur les comptes de ce conseil territorial...
"C’est le président des Mutuelles de Bretagne qui a sollicité la ville de Brest, le conseil départemental. Je rappelle que Richard Ferrand n’a jamais été élu à la ville de Brest [mais nous lui rappelons que Ferrand était directeur général de cette mutuelle au moment des faits]
Au conseil départemental, la subvention a été votée à l’unanimité par la commission permanente à la fin de l’année 2011 et Richard Ferrand n’était plus membre du conseil départemental", a développé Griveaux, qui fait l'impasse sur las liens continus du député Ferrand avec l'établissement mutualiste, en tant que chargé de missions à partir de 2012...

Selon l'obscène avocat du ministre de Macron, les financements ont servi à acheter de l’équipement [sic]. 
"Les informations dont je dispose : c’est de la bureautique, des blouses, du matériel informatique", des gommes et des crayons pour un montant de 55.000 euros. Un porte-parole peut-il dire n'importe quoi et se moquer de ses concitoyens ?

Pratiques "parfaitement [ironie du terme] encadrées"
"Les Mutuelles de Bretagne sont un organisme privé (…) qui gère des services d’accès aux soins, d’aides à domicile et des établissements de santé. C’est dans ce cadre qu’elles sollicitent et perçoivent des subventions" [publiques] ajoute l’organisme dans un communiqué. "C’est strictement dans ce cadre que les Mutuelles de Bretagne ont sollicité des subventions", affirme ce porte parole du parti du président Macron, précisant que "toutes les subventions accordées et leur utilisation sont parfaitement encadrées ". Ce qui ne veut rien dire ! Sinon que, par son parti-pris grossier,  Griveaux aggrave le cas du système mutualiste. 

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires (Aménagement) et secrétaire général de LRM, est piégé depuis que Le Canard enchaîné a révélé que les Mutuelles de Bretagne, dont il fut directeur général, avaient décidé en 2011 de louer, à Brest, des locaux commerciaux qui n'appartenaient pas encore à sa compagne - puisque sa SCI n'était même pas constituée - pour ouvrir un centre de soins. Toutes les apparences d'un investissement utile et louable ! L’association anti-corruption Anticor a toutefois adressé une plainte contre X au Parquet de Brest, sur le fondement du délit d’abus de confiance. Mais, dépendant du ministre de la Justice, le chevalier blanc Bayrou, le procureur de Brest a préféré se faire tirer l'oreille et gagner du temps à la veille des législatives avant d'ouvrir une enquête préliminaire. Bien que ministre, Ferrand reste candidat à sa propre succession dans le Finistère et a exclu de démissionner du gouvernement.

Griveaux avait décidé le 24 mai que cette affaire n’a "rien à voir avec la moralisation de la vie publique", chantier devenu sensible du quinquennat, du fait également d'une autre plainte visant cette fois la ministre des Affaires européennes, Marielle de Sarnez (MoDem), proche de Bayrou, puisqu’il s’agit "d’argent privé", affirmait-il éhontément. "[Si] vous voulez des gens qui viennent et qui ont eu une expérience dans le secteur privé, (…) vous pouvez leur faire tous les procès que vous voulez sur leurs vingt-cinq années et donc vous n’aurez jamais ni de députés ni de ministres qui viennent du secteur privé ", avait-il polémiqué, à contre-courant de l'exécutif qui se faisait fort de moraliser la vie publique...

Griveaux est lui aussi investi par La République en marche ! aux élections législatives de dimanche dans la cinquième circonscription de Paris, contre la socialiste sortante, Seybah Dagoma. 
Les électeurs feront-ils le ménage, puisque la HAPVP - concernées par les questions de déontologie et de conflit d'intérêts relatifs à l’exercice des fonctions des parlementaires et des ministres - est défaillante ?

mercredi 7 juin 2017

Loi travail 2: la ministre du Travail se défend d'avoir un "plan caché"

Concertation floue, puis ordonnances imposées: pas de quoi s'inquiéter !

Aucune base officielle à la concertation avec le gouvernement, son 
projet viendra après... 

"Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup" (Martine Aubry)
Il n'y a "pas de plan caché" pour réformer le Code du travail, a certifié la ministre du Travail, mercrediMuriel Pénicaud affirme s'en tenir au "programme de travail" remis mardi aux partenaires sociaux, tout "autre document" que les ordres du jour n'ayant "aucun intérêt".

Le  quotidien Libération évoque un document qui "émane de quelqu'un de la direction du travail, ce n'est pas signé par la direction du travail", "ce n'est pas un document officiel", a-t-elle admis sur France Inter.
"Ce n'est pas la peine de tourner autour du pot, la seule chose qui vaille, c'est le programme de travail qu'on a remis aux partenaires sociaux et toutes les concertations qu'on a avec eux", a ajouté la ministre. 

"Tout autre document arrivant à n'importe quel moment, et je suis sûre qu'il y en aura d'autres qui arriveront de je ne sais pas quelle source, je n'ai même pas envie de les commenter, ça n'a aucun intérêt", a-t-elle dit.

Une série de "pistes" de travail explosives

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Révélée par Libération, après un autre lundi dans Le Parisien, ces pistes sont notamment la négociation, à l'échelle de l'entreprise, des motifs de licenciement, du niveau des indemnités légales de licenciement et des CDD, des points ne figurant pas dans le programme d'Emmanuel Macron.

"On ne peut pas vouloir la démocratie sociale et faire 48 réunions avec les partenaires sociaux en profondeur, et puis, avoir décidé à l'avance tout ce qui va en sortir, se justifie Pénicaud. C'est pourtant ce qui se prépare, puisque le projet de réforme gouvernemental pour lequel le Parlement devra donner son accord, global et préalable, aux ordonnances n'est pas connu.
"C'est vrai que c'est un changement de méthode, je sais que certains ont du mal à le comprendre, parce qu'ils pensent qu'on cache une copie. On ne cache pas une copie, on la co-construit", a prétendu M. Pénicaud.

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Affirmant sa volonté de donner "la primauté au dialogue social", la ministre a toutefois refusé de répondre à la question d'une éventuelle possibilité de négocier dans l'entreprise les conditions de rupture du contrat de travail. De son point de vue, "le sujet principal n'est absolument pas le contrat de travail", ce qui augure mal de la suite de le "concertation", assurant toutefois que "le CDI restera la norme et le but". Un but accessible, ou non...

mardi 6 juin 2017

Affaire Ferrand: les Mutuelles de Bretagne ont été perquisitionnées

La justice suit-elle vraiment son cours ou joue-t-elle un numéro?

Une perquisition de police a eu lieu au siège des Mutuelles de Bretagne 

Elle a eu lieu à Brest, jeudi 1er juin, le jour de l'annonce par le procureur de la République de Brest de l'ouverture d'une enquête préliminaire dans l'affaire immobilière révélée par la presse fin mai et impliquant le ministre Richard Ferrand, a fait savoir une source proche du dossier ...mardi 6.
Le Télégramme (de Brest) affirme par ailleurs que les enquêteurs de la police judiciaire entendront cette semaine les protagonistes du dossier. 

Ainsi, la justice se diligente-t-elle lentement : elle ne prendra aucune décision avant les législatives, conformément à la volonté du président Macron qui dit vouloir laisser le pouvoir au peuple de trancher pour ou contre le candidat Ferrand.  

La direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes est en charge de l'enquête

Motivée notamment par des soupçons de favoritisme et d'enrichissement personnel présumés, elle devrait durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Selon le Canard enchaîné, les Mutuelles de Bretagne, dont le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand était alors directeur général jusqu'en 2012, avait souhaité en 2011 louer des locaux commerciaux à Brest pour ouvrir un centre de soins. L'entreprise avait choisi, entre trois propositions, celle d'une société immobilière appartenant à la compagne du ministre, laquelle, depuis, touche des loyers sur un bien acquis, puis valorisé à moindres frais, avec de l'argent mutualiste. 

Resté ministre de la Cohésion des territoires sur nomination du président Macron dans le gouvernement Édouard Philippe, Richard Ferrand tente de se faire réélire dans le Finistère, département du prédécesseur de Bayrou à la Justice, J.-J. Urvoas,  pour bénéficier de cinq années d'immunité parlementaire.

En 2002,
la loi de moralisation de la vie publique préparée par Bayrou ne pourra pas s'appliquer (rétroactivement) à Ferrand.

Législatives: Alain Juppé ne soutient pas le candidat de son camp dans les Yvelines

Le battu de la primaire fait campagne pour la candidate LREM contre celui de LR

Alain Juppé s'était engagé à soutenir tous les candidats LR-UDI dans la course aux législatives...

Bien qu'officiellement investi par Les Républicains, ce n'est pas Jean-Frédéric Poisson que soutient le candidat malheureux à la primaire à droite, mais Aurore Bergé, originaire des Yvelines, qui se présente pourtant sous l'étiquette La République en Marche. La candidate LREM, 31 ans, était en effet la collaboratrice du maire de Bordeaux lors de la campagne pour la primaire. Elle a notamment contribué à la campagne numérique d'Alain Juppé, 70 ans, avant de rejoindre Emmanuel Macron mi-février. Elle est d'ailleurs la fille d'un comédien spécialisé dans le doublage de films.

Mais c'est pourtant une transfuge Les Républicains qui a les faveurs du septuagénaire. Aujourd'hui étiquetée La République en Marche, le temps des législatives, Aurore Bergé  faisait partie de son équipe de campagne pour la primaire de la droite et du centre. 

Une législative marquée par les trahisons 

Les renégats se serrent les coudes. 
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"Très fière et émue du soutien que m'apporte aujourd'hui Alain Juppé dans ma campagne législative. Merci à lui !", a tweeté Aurore Bergé mardi 6 juin, en reprenant l'intégralité du texte de soutien du maire LR de Bordeaux. "Aurore Bergé est aujourd'hui votre candidate aux élections législatives. Je connais son engagement, son énergie et sa détermination. J'ai pu les mesurer lorsqu'elle a travaillé à mes côtés dans le cadre de la primaire de la droite et du centre", écrit Alain Juppé, en langue de bois. Une loyauté à l'instar de son modèle...

"Je connais son attachement à son département des Yvelines qu'elle n'a jamais quitté", poursuit l'ancien, qui affirme partager avec la candidate de la République En Marche "les mêmes valeurs", et assure aux électeurs "qu'elle saura vous représenter à l'Assemblée nationale: Je vous invite à voter pour Aurore Bergé", conclut-il, en termes convenus, sans enthousiasme.

Un soutien "personnel" d'Alain Juppé qui n'a pas manqué d'indisposer. 
Nicolas Dupont-Aignan écrit ainsi sur Twitter : "Avec le soutien d'Alain Juppé à Aurore Bergé, les LR ne font même plus semblant d'être dans l'opposition". 

Aurore Bergé, élue LR à Magny, commune PS, où elle est conseillère municipale, a été investie sous l'étiquette LREM dans la 10e circonscription des Yvelinesdépartement LR, mais dans le fief occupé par le député sortant Jean-Frédéric Poisson, ancien adversaire d'Alain Juppé à la primaire de la droite et président du Parti chrétien-démocrate. 
Jean-Frédéric Poisson en mai 2016.Pour rappel, Jean-Frédéric Poisson élu aux élections législatives de juin 2012 sur la 10e circonscription des Yvelines avec le soutien de l'UMP, du Parti chrétien-démocrate, du Parti radical, du Mouvement pour la France, du CNIP, du Nouveau Centre, du Parti libéral démocrate et de France écologie. Il est élu au second tour face à la députée sortante soutenue par le PS et Europe Ecologie-les Verts, Anny Poursinoff, avec 53,65 % des voix.
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En s'engageant contre son camp, le félon de Bordeaux prend la responsabilité d'une défaite du parti Les Républicains. 
D'autres juppéistes ont préféré leur carrière au parti : outre Renaud Dutreil (prédécesseur de Juppé à la présidence de l'UMP), Philippe Douste-Blazy (ancien UDF), Jean-Jacques Aillagon (qui a travaillé à Venise pour François Pinault), Dominique Perben (battu par Collom à la mairie de Lyon et membre de l'équipe de campagne d'Alain Juppé, candidat à la primaire), Jean Arthuis (soutien de Bayrou, lors de l'élection présidentielle 2007, il a fermé les yeux, comme eurodéputé, sur les emploi fictifs de Marielle de Sarnez, MoDem, au parlement européen ) ou cette autre spécialiste du retournement de veste, Marie-Anne Montchamp, qui a successivement soutenu Villepin, Copé, Sarkozy, Fillon et Macron, Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics depuis 2017, et le premier ministre de Macron, Edouard Philippe, juppéiste.

lundi 5 juin 2017

"Richard Ferrand devrait se retirer", selon un professeur de droit public à l'Université

Le sens moral décalé de Cazeneuve : Macron n'est qu'une "juxtaposition d'images sympathiques"! Et Ferrand ? 

Au cœur d’une affaire de conflits d’intérêts privés, le ministre devrait quitter ses fonctions, afin de restaurer la confiance dans la vie démocratique.


Conflit d'intérêts politiques de 
Bayrou, au profit du MoDem

L’affaire Ferrand n’est pas l’affaire Fillon
, explique Dominique Rousseau, 67 ans, professeur de droit public à l'université Paris-1-Panthéon-Sorbonnedans une tribune à La Matinale du journal Le Monde, du 4 juin 2017. C’est pourquoi le ministre de la cohésion des territoires devrait démissionner. 
D. Rousseau défend l'idée d'une nouvelle forme de démocratie qu'il appelle la " démocratie continue":

une assemblée sociale avec pouvoir délibératif, l'institutionnalisation des conventions de citoyens et un statut constitutionnel des lanceurs d'alerte sont les principales nouveautés de cette forme de démocratie. Il propose la suppression du Conseil d'État et du ministère de la Justice. Il propose également de mettre fin à la dyarchie au sommet de l'État en retirant au président de la République la présidence du Conseil des ministres.
L’affaire Fillon a mis en cause l’exercice, par un représentant élu de la nation, de son mandat, et plus précisément son usage de l’argent public. 
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Derrière tout le tohu-bohu politique, la question en droit était simple : le député François Fillon a-t-il utilisé son indemnité parlementaire, donc des fonds publics, pour payer des collaborateurs – sa femme et ses enfants – à faire des tâches sans lien avec l’exercice de son mandat de parlementaire ? Cette question ne portait atteinte ni au principe de la séparation des pouvoirs ni à la dignité du mandat de parlementaire : la protection nécessaire du statut de parlementaire est faite pour lui permettre de parler librement au nom de la nation, pas pour lui permettre de détourner des fonds publics. La mise en examen a touché la dimension politique de l’homme François Fillon, à l’encontre duquel avaient été établis des éléments concordants d’un exercice de son mandat politique non conforme aux exigences constitutionnelles et légales. 

"La question, ici, n’est pas celle de la probité politique, mais celle de la probité professionnelle de Richard Ferrand" 

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L’affaire Ferrand est d’une nature différente. Elle ne met pas en cause la dimension politique de l’homme Richard Ferrand, puisqu’il n’était pas parlementaire à l’époque des faits qui lui sont reprochés. Elle touche sa dimension professionnelle, celle de directeur général des Mutuelles de Bretagne, profession qu’il a exercée de 1998 à 2012, avant d’être élu député cette année-là. Dès lors, la question, ici, n’est pas celle de la probité politique, mais celle de la probité professionnelle de Richard Ferrand.

Trois éléments juridiquement discutables
Des faits connus, et qui ont conduit le Parquet de Brest à ouvrir une enquête préliminaire, il ressort trois éléments juridiquement discutables. 
Le premier est l’engagement du directeur général des Mutuelles de Bretagne d’acheter un local à Brest pour établir un centre de soins, en précisant qu’une SCI se substituera à lui au moment de l’achat réel. Au moment où cet engagement est pris, cette SCI n’existe donc pas ; elle sera constituée juste après, par une avocate qui est la compagne du directeur des Mutuelles de Bretagne. 
Le second élément est l’engagement de ce même directeur que les Mutuelles loueront ce local à la SCI et prendront en charge tous les travaux de réfection et d’entretien. 
Le troisième élément est que, sur la base de cet engagement à recevoir un loyer des Mutuelles, la SCI a obtenu un prêt bancaire pour acheter le local, la perception du loyer garantissant le remboursement des mensualités de l’emprunt. 

A l’arrivée, la SCI, dont l’épouse de M. Ferrand est la sociétaire principale, a pu acheter et remettre à neuf un local grâce à l’intervention directe de M. Ferrand, qui s’était engagé, avant même la constitution de cette SCI, à lui verser des loyers, ouvrant ainsi la voie au prêt bancaire nécessaire à l’achat du local. Comme auraient dit les Shadoks, "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué"! 

"Rien de politique dans cette opération. Seulement la possibilité qu’elle se soit réalisée en marge de la légalité", voire contre la légalité. Le code de la mutualité dispose, en effet, que les conventions auxquelles un dirigeant de mutuelle est intéressé – ce qui est le cas en l’espèce – doivent être soumises à l’appréciation d’un commissaire aux comptes et autorisées par le conseil d’administration – ce qui n’a pas été le cas en l’espèce. 

Aucun lien avec son mandat de député [insiste le professeur classé à la gauche de la gauche politique]
Ce même code interdit à un dirigeant de mutuelle de cautionner des engagements envers des tiers, ce qui est le cas en l’espèce, puisque la banque n’a prêté de l’argent à la SCI pour acheter le local que parce que la mutuelle s’était engagée, par la voix de son directeur, à verser à cette SCI devenue propriétaire un loyer garantissant le remboursement des mensualités [des revenus à la compagne du futur ministre]. 
Toute cette opération a été réalisée avant que Richard Ferrand ne soit élu député. Ce n’est donc pas en utilisant un mandat politique qu’il a agi, et il n’est donc pas convenable, ni sur le plan juridique ni sur le plan éthique, de laisser croire qu’il aurait utilisé sa position politique pour influencer la conclusion de l’opération immobilière.
Ce n’est pas une affaire de conflits d’intérêts privés et d’intérêts politiques, c’est une affaire de conflits d’intérêts privés [et de morale personnelle], dont il appartiendra aux juges de dire s’ils sont constitués. 
En l’état actuel du droit, les opérations menées par Richard Ferrand en tant que directeur des Mutuelles de Bretagne ne l’empêchaient pas de se présenter aux élections législatives et, seraient-elles aujourd’hui reconnues illégales, elles ne devraient pas conduire à sa démission, puisque sans lien avec son mandat de député. 

Confiance rompue [et amoralité personnelle n'intéressent pas l'électeur?]

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Mais, pour renverser un axiome célèbre, il est possible d’avoir juridiquement raison – ce qui en l’espèce reste à prouver – et politiquement tort. [Si les exigences morales de certains politiciens n'évoluent pas], les exigences des citoyens changent, elles portent moins sur l’origine du pouvoir et davantage sur les conditions d’exercice du pouvoir. Le vote a, bien sûr, toujours sa part dans la confiance qu’ils accordent à leurs représentants. Mais, aujourd’hui, cette confiance se construit en continu par le courage avec lequel ils sont capables de s’élever au-dessus de leurs intérêts personnels et privés [théorie soutenue par l'universitaire] pour penser et servir l’intérêt général. Ce que Montesquieu appelait la vertu [lorsqu'elle est politique, elle est renoncement à soi-même, selon le penseur du XVIIe s.]. 

Or, Richard Ferrand ne donne pas l’apparence d’avoir montré ce courage qui crée la confiance politique des citoyens et il devrait se retirer. 
Non pour des raisons morales mais, comme le dit la nouvelle dénomination du projet de loi Bayrou, pour restaurer la confiance dans la vie démocratique. Beau projet qui mériterait que soient reconnus le statut constitutionnel de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique – curieusement absente des propositions ministérielles – et l’obligation, pour les personnes pressenties pour être ministre, d’être auditionnées publiquement par le Parlement avant d’être confirmées[On n'est pas loin du tribunal populaire et la prochaine étape serait la constitution de 1793]. 
S’il en avait été ainsi, peut-être des questions auraient-elles été posées à Richard Ferrand sur son activité de directeur des Mutuelles de Bretagne, évitant au président de la République une nomination hasardeuse. [Mais Macron avait accordé à Ferrand  un statut qui le plaçait au-dessus de la populace des "illettrés" (lien PaSiDupes) et des migrants comoriens en "kwassa-kwassa" (lien PaSiDupes): dans le système pyramidal et quasi-monarchique voulu par le candidat Macron, depuis octobre 2016, Ferrand est secrétaire général d'En marche !, le mouvement du candidat Macron, et aussi intouchable qu'insoupçonnable...] 

Par Dominique Rousseau, professeur d'université  et soutien de René Revol du Parti de gauche, lors des élections régionales françaises de 2010. En 2012, René Revol a proposé de se retirer des législatives au profit de son camarade Jean-Luc Mélenchon, avant que celui-ci  n'opte pour Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) et avant qu'il ne se parachute sur Marseille (Bouches-du-Rhône) en 2017, à 975 kms de là et à 8h20 de route.

Le parachute de Jean-Luc Mélenchon (LFI) ne s'est pas ouvert dans une cité de Marseille

Shampooing aux oeufs frais offert au butor de la France insoumise

Le cordon de sécurité de sa garde rapprochée n'a rien empêché
Candidat parachuté de la France Insoumise dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, , Jean-Luc Mélenchon, a été chahuté samedi à Marseille lors de sa visite dans une cité populaire, avant un meeting devant ses sympathisants du centre-ville.
Le leader de la France Insoumise (LFI) a reçu des oeufs sur la tête, lancés par un groupe de jeunes de moins de 16 ans, lors de son arrivée dans le IIIe arrondissement de la cité phocéenne, 
à la cité populaire Félix Pyat, du nom d'un journaliste de la Commune de Paris, période insurrectionnelle de l'histoire de Paris qui dura un peu plus de deux mois, de mars 1871 à la 'Semaine sanglante' du 21 au 28 mai 1871.
L'insurgé-type de la Commune de 1871 est un travailleur parisien, un homme d'une trentaine d'années. Parmi ces insurgés, on rencontre principalement les ouvriers du bâtiment, les journaliers, et les travailleurs du métal, ouvriers d'ateliers ou de petites fabriques. Ils forment respectivement 17 %, 16 % et 10 % du total. Viennent ensuite les employés (8 %), les artisans et les ouvriers du livre (3 %), fortement politisés, notamment à Belleville et Montmartre. Parce que de petits patrons côtoyèrent des salariés, les marxistes nient donc qu'il y ait eu "lutte des classes" au sens " moderne" du terme. .
"On a bien rigolé tout à l'heure", a ricané Jean-Luc Mélenchon, 
histoire de garder une contenance légère, alors que sa campagne est plombée par son parachutage. "Ici, ils ont une habitude: ils envoient du monde pour gueuler et là c'était (Solange) Biaggi, raconte-t-il, un brin sexiste et méprisant. Il y avait une femme qui criait: 'Marseille réveillez-vous, votez Biaggi' ", la candidate des Républicains dans la 4e circonscription, a-t-il prétendu. Quatrième adjointe au maire, la candidate LR est aussi vice-présidente du Conseil départemental en charge de l’aménagement du territoire et peut se prévaloir d'avoir mis fin au marché "sauvage" et bigarré de la Porte d'Aix.
La circonscription convoitée par le tribun venu de Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais est le poumon économique de Marseille, au centre-ville, où se fait l’activité, où les gens travaillent et où Marseille peut se développer économiquement car on a dans cette circonscription le port, Euromediterranée, le centre-ville autour du Vieux-Port, l’hyper centre-ville historique, la Canebière, le boulevard Longchamp, la gare, la partie de la Belle de Mai avec le Pôle Média, la Friche de la Belle de Mai réhabilitée et tout le quartier en devenir de Saint-Mauront. C’est pour cela que je pars," explique la candidate LR, tout à fait couleur locale. Fidèlement attachée à la population, elle a été 20 ans pharmacienne sur le Cours Lieutaud.
Mélenchon s'est ensuite rendu sur une place à l'activité nocturne intense du centre de Marseille, le Cours Julien
et prononcé un discours, aux côtés des autres candidats de la France Insoumise dans le département, devant plusieurs centaines de sympathisants.

En écho à son meeting de campagne présidentielle sur le Vieux Port et en réponse à la phrase d'Emmanuel Macron sur les "kwassa-kwassa" (lien PaSiDupes), embarcations de migrants, il a appelé les personnes réunies à observer une minute de silence pour les Comoriens qui meurent en mer.

Jean-Luc Mélenchon, Corinne Versini (une Aixoise, pour le Rassemblement En Marche) et le député sortant Patrick Mennucci (PS) sont les trois candidats donnés en tête sur cette 4e circonscription, selon deux sondages publiés récemment.

dimanche 4 juin 2017

Marseille : le directeur du Samu social en garde à vue

A Marseille, du mi-temps payé à plein temps

Le directeur du Samu social, René Giancarli, a enfin été entendu sous le régime de la garde à vue

Cette audition  révélée le 2 juin par le site d'information Marsactu, a eu lieu dans le cadre de l'enquête préliminaire en cours - depuis janvier 2017 - sur des soupçons d'emplois fictifs et de détournement de fonds publics au service municipal du Samu social

Le préjudice s'élèverait à cinq millions d'euros au détriment de la collectivité et sa solidarité. 
L'organisation du temps de travail est au centre de ce dossier dans lequel la Ville a annoncé s'être constituée partie civile. Ces agents municipaux travaillent une semaine sur deux, soit 10 à 12 jours par mois pour un fonctionnement 7 jours sur 7, 24h sur 24, en équipes.

Le Samu social est un ensemble d'associations non gouvernementales

Ces associations sont regroupées en France par la Fédération nationale des samus sociaux, et au niveau international par le Samu social International.
Pendant la période hivernale (du 1er novembre au 31 mars), les équipes du Samu social sont renforcées par des équipes partenaires : Brigade d’Assistance aux Personnes Sans Abri (BAPSA), Croix Rouge Française, Ordre souverain de Malte France, Transports Automobiles Municipaux (TAM), Restos du Cœur et Protection Civile). 

Cette nébuleuse, où le flou est la règle, échappe à un contrôle strict des financeurs. C'est ainsi que le Samu social peut aisément être confondu avec le "SAMU". Ce dernier signifie initialement "service d'aide médicale urgente", évoquant un organisme s'occupant en urgence de la détresse, tandis que le "Samu social", qui est distinct, désigne le "service d'aide mobile d'urgence social". Le 19 juillet 2011, Xavier Emmanuelli démissionne de la présidence, à la suite de l'annonce par l'État de réductions drastiques des moyens alloués à l'hébergement d'urgence. Le problème de l'encadrement de la gestion du Samu social tentaculaire n'était pas pour autant réglé.

L'incurie générale récupérée pour accuser la municipalité

L'opposition au maire instrumentalise les infractions du Samu social
La gauche détourne l'attention des emplois fictifs et des détournement de fonds publics. La question majeure n'est plus la faute, mais sa connaissance, ou non, par la Ville de Marseille.

Aux dires des agents incriminés, cette organisation illégale du temps de travail aurait cours depuis 10 ans au Samu social. Jean-Claude Gaudin se voit reprocher d'avoir très souvent exprimé sa confiance en ce service, composé de 80 agents chargés de l'accueil des sans-abri, dans la deuxième ville de France, un port ouvert sur l'Orient méditerranéen.

Ces agents se disent "sous le choc"
Leur directeur, René Giancarli, a été placé en garde à vue, mardi 30 et mercredi 31 mai, et l'enquête sur d’éventuels détournements de fonds publics au Samu social de Marseille ébranle ce service municipal destiné au secours et à l’hébergement des SDF. Après douze années d'existence, 2005 fut, disait-on alors, une année marquante sous le signe du renouveau pour le Samu social marseillais, incarné par un homme, René Giancarli, ancien policier du GIPN qui prenait la direction de l'association, à la demande de Jean-Claude Gaudin, avec la charge de changer en profondeur son fonctionnement.
VOIR et ENTENDRE les agents déterminés à "rétablir leur ...honneur" dans cette affaire de "malversation présumée" :

Le mouvement associatif est ainsi une nouvelle fois pris en défaut.

Depuis une dizaine d’années,
la majorité des 80 agents ne travaillait que 10 à 12 jours par mois. Un mi-temps payé plein temps: la pénibilité expliquant cela... L’enquête a débuté fin 2016 dans le sillage de la plainte d’un employé pour un banal différend avec son employeur, ce qui a révélé ce que certains qualifient déjà de "système frauduleux à la marseillaise", en plus du "fini-parti" instauré  par FO avec la complicité de Gaston Deferre (PS), dans les années 70, au profit des éboueurs marseillais, comme à La Poste.
La pratique du "fini-parti" permettait aux éboueurs de la cité phocéenne de partir dès leur tournée terminée, le travail étant plus ou moins bien fait... Il y fut mis un terme pendant la mandature du sénateur-maire Gaudin, avec l'annulation, le 26 avril 2014, d'un règlement intérieur de la communauté urbaine de Marseille (CUM, devenue Marseille Provence Métropole) par la Cour administrative d'Appel.la chambre régionale des comptes.
Dans un rapport publié en 2007, elle estimait que
l'autorisation faite aux 500 éboueurs marseillais de quitter leur poste dès leur service terminé, sans considération horaire, aboutissait à une présence journalière de 3h30, soit "la moitié du temps de travail légal". Des horaires de travail réduits auxquels beaucoup de Marseillais attribuaient les problèmes de propreté de leur ville.
S
elon le quotidien régional La Provence, des agents municipaux d'encadrement sont depuis en charge de vérifier, que le travail a été fait correctement et qu'aucun déchet n'a été oublié. Ils doivent aussi s'assurer que les containers ont été bien refermés et ne traînent plus au milieu de la chaussée.
Le 19 janvier, les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Marseille ont perquisitionné les locaux du Samu social et saisi plannings, feuilles de présence, fiches de paie... 
Le 10 février 2016, la Cour des comptes a épinglé  la pratique du "fini-parti" des facteurs, considérant qu’elle génère de la sous-activité. Une observation que conteste, non pas FO, mais  la CGT-FAPT, cette fois, pour qui la charge de travail n’est pas la même chaque jour. "Persistent sur le terrain des situations de sous-occupation pour certains facteurs, et donc un potentiel de productivité inexploité et qui n'est pas toujours mesuré par La Poste", juge l’institution dans son rapport annuel. Le facteur trotskiste Olivier Besancenot (NPA) en a-t-il, ou non, connaissance ?