Vous avez bien dû vous irriter d’être contraint dans vos habitudes de lecture de la presse magazine.

Le sens d'écriture, et donc de lecture, était jusqu’alors détecté automatiquement. Lire un hebdomadaire représente désormais un effort consistant maintenant à subir la pub sur la page de droite, alors que traditionnellement elle se situait sur celle de gauche. Il faut désormais rechercher le texte de l’article sur la page de gauche.

Ce que vous ne verrez plus.
Nous voulons donc dénoncer cette pratique désormais répandue de la place réservée à la pub en page droite des magazines, l’actualité étant repoussée à la page de gauche. Repoussée, car notre œil nous conduit naturellement à la page de droite pour nous amener à tourner la page et à poursuivre notre lecture de la gauche vers la droite. Mais c’est vers la page de droite que nous sommes habitués à nous tourner d’abord et avant tout. C’est bien ce que les agences de publicité ont observé : elles se sont emparées de cette réalité et l’ont mise à profit.
Si bien que la pub s’impose au lecteur qui doit faire l’effort de rechercher l’information à gauche.
Certains objecteront peut-être qu’ils achètent le Nouvel Observateur pour sa pub..., mais ce serait fort décevant à plusieurs titres, voire méprisant pour des journalistes qui se piquent de faire l’opinion! Que ce magazine de gauche s’oppose donc dans ses articles (doublement) de gauche à l’ultra libéralisme et y cède dans ses pubs de droite, est pour le moins paradoxal. Ca l’est un peu moins dans Le Figaro Magazine, mais le phénomène reste déplaisant, car il frappe les lecteurs de l’ensemble de la presse magazine (Le Point, l’Express et Paris Match ne sont pas épargnés).
L’ennui serait qu’ils soient tous consentants. Mais en fait leur gestion financière étant souvent irresponsable, plutôt que de réduire leur train de vie et de baisser les salaires de leurs personnels avides, ils se sont résolus à passer sous les fourches caudines des grandes marques et des multinationales qu’ils combattent parfois dans leurs pages.
Autre paradoxe, qui nous éloigne à peine du sujet, Le Monde, page après page, critique l’ultra-libéralisme. Soit, mais qu’en pensent les actionnaires qui s’efforcent de sauver les finances du journal et de le maintenir en vie. D’affreux capitalistes qui ont le sens des réalités et forment la Société des journalistes à la tolérance, à la liberté d’expression et à la liberté de la presse ?
Ces hebdomadaires visent-ils à conquérir les pays où la lecture se fait de droite à gauche ? Pourvu qu’ils ne nous

La France et l’UE ont-ils émigré vers le Moyen-Orient, ou bien nos organes de presse sont-ils renfloués par des holdings orientales, sans que nous le sachions ?
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Vous pouvez ENTRER un COMMENTAIRE (il sera modéré):