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mercredi 7 septembre 2011

Primaires socialistes: l'amère Royal s'en prend aux sondages

La candidate Royal saisit la Haute autorité des primaires

Royal ne veut pas dire fair-play

La petite Batho, mandataire de Marie-sEGOlène Royal pour la primaire PS, a saisi mardi la Haute Autorité des primaires citoyennes, HAP(sic): elle conteste les sondages pour ce scrutin qui, selon elle, sont de nature "à perturber la sincérité du débat et l'égalité entre les candidats"
.
C'est une plaie de mai 2007 qui ne peut cicatriser: lien PaSiDupes
Dans un courrier du 6 septembre adressé aux trois membres de l'Autorité, Delphine Batho estime que " la publication récurrente par les médias d'enquêtes d'opinion qui posent de sérieux problèmes méthodologiques - on admire la litote- est de nature à perturber la sincérité du débat et l'égalité entre les candidats aux primaires citoyennes ".

La députée des Deux-Sèvres, qui tient la place Royal au chaud pour les heures sombres, souligne qu'" aux dires mêmes des instituts de sondage, l'absence de précédent et l'incertitude sur le corps électoral des primaires augmentent de façon très significative la marge d'erreur des enquêtes". Il faut une première fois à tout.
L'amère Royal n'est visiblement plus celle qui, fin août 2011, se disait encore la plus forte pour battre tout le monde: lien PaSiDupes

Un facteur de crédibilité des sondages

Les dernières études parues placent toutes Mme Royal en 3e position dans les intentions de vote, distancée par François Hollande et Martine Aubry.

Le 'nègre' de Mme Royal croit judicieux d'opposer que ces sondages "reposent sur des échantillons extrêmement réduits (le plus généralement moins de 500 personnes", ce qui pourtant ne paraît pas spécialement critiquable, puisque la primaire indiffère une large part de la population. La petite protégée observe encore qu'"ils s'avèrent différents d'un institut à un autre", ce qui est la loi du genre dans ce genre d'exercice commercial. Elle reproche enfin que leur publication "n'est accompagnée d'aucun avertissement de nature à mettre en garde les citoyens lecteurs, auditeurs et téléspectateurs": autant dire que l'équipe Royal continue deprendre les électeurs pour des benêts..

La députée posée dans les Deux-Sèvres agresse les instituts de sondages
"A l'heure où les socialistes se battent, à l'Assemblée nationale, pour une refonte de la législation sur les enquêtes d'opinion après le scandale de l'affaire des sondages de l'Elysée [cherchez l'amalgame], les primaires citoyennes ne peuvent être une zone de non-droit sondagière, et ne peuvent se dérouler sous la pression d'enquêtes d'opinion discutables", avertit-elle.

Les entreprises de sondages sous la menace totalitaire

Mme Royal a beaucoup perdu de sa superbe

" C'est pourquoi nous souhaitons que votre Haute Autorité se saisisse de ce sujet, édicte des règles aux instituts, obtiennent la publication d'un avertissement ainsi que d'une période d'interdiction de publication", tente encore d'imposer Delphine Batho.

Objectivité, impartialté et loyauté garantis ?
"
Cette requête sera très soigneusement examinée par la Haute autorité. Nous y répondrons au plus tard lundi " 12 septembre, a indiqué mercredi son porte-parole, Me Jean-Pierre Mignard, l'ancien président de son association de campagne 2007 et parrain des enfants de l'amère Royal.

Attaques sur les deux flancs
Jamais deux sans trois: un porte-parole de Sa Cynique Majesté Royal, Guillaume Garot, serre un peu fort dans un communiqué distinct. Il a en effet violemment dénoncé l'"enfumage et (le) matraquage" des instituts de sondage.
Il s'en prend nommément à deux entreprises, pour deux enquêtes lèse-majesté notamment, l'une réalisée "par Ipsos-Logica Business Consulting [publié mardi], l'autre par Harris Interactive" (mercredi).

"Sur la base d'échantillons "représentatifs", ils créditent d'hypothétiques candidats (Borloo, Villepin, Bayrou) d'intentions de vote parfois inférieures à la marge d'erreur !", relève-t-il.
Suggère-t-il que chacun d'entre eux pourrait avoir été lésé de 2 points de marge d'erreur ?... Mme Royal aurait-elle été créditée de six points de trop ? Les affaires Royal vont décidément plus mal que ne veulent bien le dire ces instituts !

Valls demande à DSK de ne pas se mêler de la primaire socialiste

Mais le favori des sondages doit s'expliquer devant les Français, selon lui

Place aux jeunes, brame Valls

Manuel Valls a estimé mardi que Dominique Strauss-Kahn a « le droit et le devoir de s'expliquer », mais il a jugé qu'il devait reconstruire «son lien avec les Français» et l'a exhorté à « ne pas se mêler pas de la bataille» des primaires.

Prémices d'un raisonnement douteux
Première erreur - DSK n'est pas innocent: sa culpabilité n'est pas démontrée
Valls ne s'embarrasse pas de détails judiciaires: « Sa vie privée a été jetée en pâture (...) mais Dominique Strauss-Kahn a le droit et, d'une certaine manière, le devoir de s'expliquer», a jugé le député-maire d'Evry sur Canal+.
La femme de chambre a en fait été livrée en pâture à un "malade mental" (M. Rocard dixit) et à un détraqué sexuel (le rapport médical dixit).
Deuxième erreur: Valls n'a aucune expérience gouvernementale
"Il doit se reconstruire personnellement et reconstruire son rapport avec les Français», a estimé Manuel Valls, affectant la posture de l'homme de gouvernement. « Il lui appartient maintenant de s'expliquer devant les Français et de ne pas rentrer dans les débats internes », a jugé celui qui « reste » l' « ami » de son camarade socialiste.

Valls envoie aussi DSK se faire voir chez les Grecs
"Mais pour ce qui le concerne, qu'il reconstruise son lien avec les Français, qu'il ne se mêle pas de la bataille, du débat des primaires», a insisté Valls, qui en a décidément plein la bouche des "Français".

Valls veut être calife à la place du calife socialiste

Valls, dans les pas de DSK...

E a-t-il le tempérament ?
« Le langage de vérité qu'il [DSK] tenait sur les finances publiques, sur les réformes qu'il faut faire, sur concilier rigueur et justice sociale, cette équation politique, je m'en réclame», a-t-il poursuivi.
« Je suis candidat à la primaire avec la volonté de créer une surprise, d'incarner une gauche populaire, inventive (...) Les Français sont inquiets (...). J'ai envie de parler de cela», a-t-il fait valoir.

« L'équation politique que représentait Dominique Strauss-Kahn» (1949), «son expertise économique», est «toujours d'actualité» et 'notre catalan national' Manuel Valls s'en «réclame avec fierté ».

Manuel Valls critique Aubry et Montebourg

Le quinqua s'en prend à ses pair et mère

« Ceux qui attaquent l'homme - d'une manière que je considère comme peu noble - comme l'a fait Arnaud Montebourg (1962), ceux qui semblent se détacher de DSK, parce que ce serait moins populaire d'être son ami, comme l'a fait (...) Martine Aubry (1950), oublient l'équation politique du bonhomme », a jugé Manuel Valls.

La résolution de l'équation politique de Valls (1962) et du peuple risque d'être introuvable !...

mardi 6 septembre 2011

Le comportement des media envers DSK interpelle Me Gisèle Halimi

Les media ont-ils perdu toute notion de décence ?

La féministe Gisèle Halimi décrypte leurs manières

L'indécent retour médiatique de DSK

Les médias français et leurs décideurs sont-ils sourds, aveugles à l'exigence d'une dignité des femmes ? On pourrait le croire, dans le flot d'images et de commentaires complaisants ou neutres, mais jamais défavorables qui nous a été asséné depuis hier pour signaler l'"événement" du week-end : le retour de Dominique Strauss-Kahn à Paris.

A moins d'être totalement dépourvu d'aptitude ou de conscience professionnelles, les informateurs ne pouvaient oublier qu'il s'agissait d'un homme – et non des moindres – accusé d'agression sexuelle sur une femme. Donc un prédateur présumé de notre dignité profonde, celle de l'intégrité de notre sexe, de notre corps, mais aussi celle de notre identité de femme.

Qui, quand elle dit non, signifie non. Or Nafissatou Diallo – la plaignante – fut à peine nommée, les faits presque jamais rappelés, la réputation un peu glauque de Dominique Strauss-Kahn escamotée.

Le "retour" du violeur présumé (la tentative de viol équivaut en droit au crime de viol lui-même) était traité comme un événement mondain, à peine politique, rien à voir avec un crime.

J'entends bien que Dominique Strauss-Kahn n'est mis en cause que dans une procédure civile – après l'abandon de poursuites pénales. Mais cela n'empêche en rien de caractériser la source du dommage pour la nécessité de la réparation.

INDIGENCE

Nous avons eu droit à l'éternelle et ridicule séquence de l'épouse – outragée – mais fidèle-soutien-de-l'accusé. Séquence dont on raffole outre-Atlantique, histoire de s'identifier un peu aux Hillary Clinton et autres célèbres cocues. Une épouse pour laquelle la femme victime présumée n'existe pas, n'existe plus.
Seul compte "le retour" de l'homme que l'on croit (à tort) blanchi, car les procédures sont en cours et l'épisode judiciaire loin d'être clos.

Mais laissons cela. Je m'intéresse quant à moi à l'indigence, l'indulgence et l'indécence qui ont marqué la relation médiatique de ce détestable feuilleton.
Et j'y vois le signe que, près d'un demi-siècle après le nouveau combat des femmes pour exister comme individus à part entière, après la réforme du code pénal quant au viol (à l'initiative de Choisir la cause des femmes), leur dignité peut être foulée aux pieds comme dans le passé.

Je n'ose formuler d'autres hypothèses: Dominique Strauss-Kahn intouchable parce que attendu dans le prochain cirque politique ? La victime passée par pertes et profits parce que lointaine, socialement humble (une "domestique") et noire ? Que les médias s'expliquent, nous expliquent, ou alors, honte à eux !


Source Le Monde, signalée par une aimable lectrice que PaSiDupes remercie vivement.

Pétition - Dites NON à la théorie du genre dans les manuels scolaires

Avec les Jeunes Indépendants du CNIP

A l'occasion de la rentrée scolaire, les manuels de Sciences et Vie de la Terre (SVT)de première font une place à la théorie du 'gender', ou du genre, importée des Etats-Unis.

Selon cette théorie, les personnes ne sont plus définies comme hommes et femmes mais comme des pratiquants de certaines formes de sexualités qui peuvent être : homosexuels, hétérosexuels, bisexuels ou encore transsexuels...

Il apparaît invraisemblable de voir figurer dans un manuel de SVT Hachette la phrase suivante:
« Le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle mais ce n'est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin ».

Les Jeunes CNIP luttent contre cette introduction idéologique dangereuse dans l'Enseignement et exigent son retrait immédiat de tous programmes scolaires.





PETITION

Participez
I C I

L'avocat de Jean-Michel Baylet (PRG) demande du favoritisme au juge

Favoritisme dans la Gauche plurielle, au parti radical et au PS

Il y a des fuites qui se perdent...

Cette affaire n'a été rendue publique que la semaine dernière . Or, la mise en examen de Jean-Michel Baylet (ci-contre) pour favoritisme remonte au 23 juin 2009... Elle concerne les conditions de mise en concurrence pour la confection du bulletin d'information du conseil général du Tarn-et-Garonne, département que préside ce patron de presse et Radical de gauche, proche du PS.

Ce candidat à la primaire du PS a été mis en examen

Il lui est reproché de n'avoir pas respecté de nouvelles dispositions légales qui avaient abaissé, en cours de contrat, les sommes-plafonds au-delà desquelles un marché public, en l'occurrence la confection de son bulletin d'information, aurait dû faire l'objet d'un appel d'offres.

L'avocat du président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a sollicité lundi 5 septembre auprès du tribunal de grande instance de Bordeaux un non-lieu dans l'affaire de favoritisme pour laquelle son client est mis en examen depuis 2009, a-t-il indiqué.

On minimise et on fait pression

Son avocat, Me Jean-Yves Dupeux, a estimé que l'affaire portait sur de modiques sommes : "On parle de 4 000 euros", a-t-il déclaré.

Il a encore indiqué que son brillant client, après avoir eu le statut de témoin assisté pendant l'instruction, et avoir cru comprendre que le juge d'alors ne le mettrait pas en examen, s'était pourtant retrouvé dans cette situation à la clôture du dossier. "Le juge l'a mis en examen par lettre, et a communiqué le dossier au Parquet, qui depuis n'a rien fait, mais rien", a-t-il accusé.

Comme l'article 175 du code de procédure pénale dispose que le juge d'instruction peut ne pas attendre les réquisitions du Parquet pour régler un dossier, Me Dupeux, faute de pouvoir rencontrer le nouveau juge désigné dans cette affaire, Jean-Michel Gentil (qui instruit également les dossiers Bettencourt), lui a envoyé une note pour demander un non-lieu. Le juge souhaiteraiet en effet attendre les réquisitions du Parquet pour clore le dossier.
Me Dupeux a rencontré par ailleurs lundi le procureur de la République de Bordeaux, Claude Laplaud, pour lui exposer ses arguments dans le même sens.

On politise, donc on insulte !

L'avocat a espéré que ses démarches puissent "faire réagir, parce que M. Baylet se trouve mis en examen dans une affaire qui ne repose sur rien, et du coup
ses adversaires politiques de bas niveau s'en emparent".

Politique du "care" (bien-être)

Le ton a été donné par le tandem Brochen-Aubry/Hamon pour cette France-là !

RUE 89 a découvert le pot aux roses

Le Figaro lui prête une oreiile attentive au président du PRG mis en examen pour «infraction au Code des marchés publics». Le candidat à la primaire socialiste estime n'avoir commis «aucune faute».
Mais qui, des cinq autres, en veut donc au 6e ?

LE FIGARO. - Le site Rue 89 a révélé que vous étiez mis en examen pour «infraction au Code des marchés publics» depuis juin 2009 dans une affaire concernant les conditions de mise en concurrence pour le marché du bulletin trimestriel du conseil général que vous présidez…

Jean-Michel BAYLET. - C'est exact. À vrai dire je ne m'en souvenais même pas, tellement tout cela date. L'histoire a commencé en 2005 avec un premier juge d'instruction. Mon adversaire UMP François Bonhomme avait, comme il en a l'habitude, saisi la justice. Un second juge d'instruction, nommé en 2008, m'a ensuite signifié, en mai 2009, ma mise en examen. Depuis je n'ai jamais été entendu. Légitimement, je pensais que cette affaire avait été classée. Apparemment, il n'en est rien. Elle ressort opportunément… Il faut dire d'où vient ce mauvais coup: l'UMP du Tarn-et-Garonne ne cesse de chercher par voie judiciaire ce qu'elle n'arrive pas à obtenir par la voie démocratique.

De quoi s'agit-il précisément?

En 2001, le département a passé un contrat avec une société, Hima Com, pour la fabrication de 12 numéros du trimestriel du Conseil général. En 2004, alors que 10 numéros avaient été édités, La Dépêche du Midi, que je préside, est entrée dans le capital. J'ai immédiatement donné l'ordre d'arrêter le contrat. Mais il ne restait qu'un numéro à fabriquer. Mes services ont choisi d'aller au bout d'un contrat en cours d'exécution. On parle donc d'un montant de 800 euros… Dès lundi, mon avocat demandera un non-lieu.

Ne faut-il pas être irréprochable pour se présenter à la présidentielle?

Absolument. Mais cela ne veut pas dire qu'on est à l'abri des mauvais coups et des procédures qui s'éternisent. De ma part, il n'y a aucune faute. Je compte porter plainte contre mon concurrent UMP et contre Rue 89 pour diffamation. Dans ce pays, il serait plus grave d'être mis en examen que d'être condamné. C'est préoccupant quant à la présomption d'innocence.

Vous regrettez de ne pas être traité comme les autres candidats. Mais la présidentielle ne demande-t-elle pas un certain niveau de représentativité?

Le PS a décidé d'organiser une primaire. J'en suis ravi: les radicaux l'avaient réclamée. C'est une bonne solution pour se mettre en ordre de bataille et réussir l'alternance. Mais tout le monde doit pouvoir concourir de la même manière. C'est ce qui m'a amené à saisir la Haute Autorité des primaires. Mes concurrents ont été invités aux journaux télévisés de 20 heures. On me le refuse. J'irai jusqu'au bout de ma candidature.

Vous critiquez le projet du PS. Comment se rassembler ensuite?

Je pense apporter beaucoup. Grâce à moi, la primaire du PS est devenue une primaire citoyenne. Cela a quand même meilleure mine. Les autres candidats sont tenus par le projet du PS. Je ne m'y reconnais pas. Dans mon livre L'Audace à gauche, je propose un projet de société: application stricte de la laïcité, ouverture à l'évolution de la société à travers le mariage homosexuel ou le droit à mourir dans la dignité. Sur le plan économique, je propose une refonte du système fiscal.

La justice serait-elle le bras armé de Mme Brochen-Aubry ?

Tout porte à penser que la candidate aime poursuivre et laisserait les juges faire son petit ménage.
Mais vous n'êtes pas obligé de croire les victimes...

«J'aurais été choisi face à DSK», c'est François Hollande qui le dit

Flamby 1er , produit socialiste phare des sondages

Avant le premier tour des primaires socialistes, 20minutes.fr interroge les six candidats. Et cette semaine, François Hollande, c'est le favori des sondages.


20 M : Dans une récente biographie*, il est écrit que vous envisagiez d’être président dès le lycée. D’où vient cette ambition?
F.-H.: A l’époque, c’étaient des proclamations de cour de récréation. Mais dès que je me suis engagé en politique, dès que j’ai été candidat à une élection, à 26 ans, j’ai su que je n’étais pas seulement là pour occuper un poste mais pour y consacrer ma vie. A condition d’avoir un message, et que l’engagement amène à rencontrer des circonstances. En 2007, je n’étais pas le mieux placé. Aujourd’hui je le suis.

N'avez-vous pas aussi bénéficié de ce qu'il s'est passé dans une chambre d’hôtel de New York…
J’étais candidat avant que cet événement ne se produise et je pensais déjà que j’aurais été choisi face à Dominique Strauss-Kahn. Une fois que je me suis lancé, rien ne m’a favorisé, rien ne m’a empêché. J’avais pris cette décision depuis de longs mois. J’avais déjà noué une relation avec les Français. Elle n’a fait que se renforcer.

Justement, seriez-vous prêt à donner un rôle à DSK dans votre campagne?
C’est à lui de s’exprimer
, de dire comment il conçoit sa place dans les mois à venir. Dominique Strauss-Kahn a des compétences qui ne sont discutées par personne. Mais aujourd’hui, je ne compose pas un gouvernement, je suis candidat aux primaires.

Comment plus intéresser les Français aux primaires?
Si je me plains, ce n’est pas du climat entre candidats – qui est bon – c’est de la timidité avec laquelle nous engageons cette campagne comme si c’était une compétition entre nous. Nous devons réussir à faire se déplacer plus d’un million d’électeurs pour choisir le candidat et lui conférer toute la légitimité nécessaire. En cas contraire, ce serait une déception. Une présidentielle est une rencontre avec les Français.

Avec un projet commun, le choix ne se fera que sur la personnalité…
Et alors? Ce n’est pas illégitime. Les 200 000 militants socialistes ont voté le projet mais ils ne sont pas tous pareils. On ne va pas organiser une tombola pour désigner le candidat. Et au-delà du jugement sur les personnes, les électeurs choisiront les orientations des candidats. Moi j’ai la jeunesse comme priorité, la justice fiscale comme exigence et la démocratie comme méthode.

Changer la vie, c’est définitivement du passé, comme l’a dit Manuel Valls?
Si nous ne voulons rien changer, autant ne pas se présenter et laisser aux autres le soin d’annoncer les mauvaises nouvelles et faire les mauvais choix. Non, nous ne pouvons pas laisser le pays dans la désespérance actuelle, laisser le marché dicter ses règles, laisser les injustices se creuser. Il faut donner un élan, un espoir. Je ne suis pas là pour dire aux Français: «Vous allez travailler plus pour gagner moins»!

Vos adversaires estiment que vous êtes un candidat chouchouté par les media?
Je connais aussi la réversibilité de cet engouement médiatique.
J’ai connu toutes les périodes: celles où j’étais l’homme de l’année, celles où je n’étais plus rien. Je n’oublie pas non plus la faveur médiatique dont bénéficiait Strauss-Kahn avant le 15 mai. Je suis vacciné. Je ne me grise pas de la présence médiatique et je ne me plains pas de leur absence.

Croyez-vous dans les sondages qui vous placent en tête?
Un sondage n’a jamais élu personne.
Il vaut mieux en avoir de bons que de mauvais. Tout dépend en fait du nombre d’électeurs qui vont venir voter et de trois questions. Qui est le plus crédible? Qui a le plus de chance de gagner face à Sarkozy? Et qui a le plus de chance d’être un bon président ? C’est sur ces critères-là que je mène campagne, pour convaincre les Français, pas les instituts de sondage.

« Balladur de gauche », mou, sans caractère… Comment réagissez-vous aux critiques de la majorité ?
Ce n’est pas gentil pour Balladur (sourires). Je connais le jeu. Quand j’étais challenger de DSK et que la droite le craignait, elle me tressait des lauriers ; maintenant, ce sont des couronnes d’épines, car je suis considéré comme le plus dangereux. Je n’attends d’eux ni des compliments, ni des satisfecits de leur part. La campagne sera très dure. Le candidat socialiste aura à subir les assauts et les malveillances.

A-t-il encore assez de graisse protectrice ?
D'autant qu'il n'a pas fait apparaître la tablette de chocolat !

Europe Ecologie: Laurence Vichnievsky ne parlera plus en son nom

Une proche de E. Joly démissionne du ministère de la parole

Laurence Vichnievsky a démissionné lundi de sa fonction de porte-parole d'Europe Ecologie-Les Verts
(EELV), selon le site internet de Paris Match.

Haro sur Lolo
Lors de l'université d'été du mouvement écologiste, en août, la conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA)
avait appelé à revoir le projet électoral en matière de réduction des déficits
et
avait jugé impossible un retour à 60 ans pour l'âge légal de départ à la retraite.

En conséquence, elle s'était faite réprimandée parEva Joly, candidate d'EELV à l'élection présidentielle, et Cécile Duflot, secrétaire nationale d'EELV, pour avoir critiqué plusieurs points de son programme.

La liberté d'expression des altermondialistes existe-t-elle ?
" Cette fonction m'est apparue incompatible avec ma liberté de parole, à laquelle je suis très attachée.
Les positions économiques du mouvement relèvent pour moi d'un certain irréalisme", explique la magistrate à Paris Match.

Elle s'était déjà distinguée en mars 2010 en soulignant que les altermondialistes font manger le PS dans la main des Verts: lien PaSiDupes

Les Verts s'invectivent mais ne débattent pas

Elle précise avoir adressé un courrier à Cécile Duflot pour s'en expliquer. Laurence Vichnievsky était porte-parole d'EELV depuis trois mois seulement (juin 2011).

lundi 5 septembre 2011

DSK n'ambitionne plus que de parasiter la primaire socialiste

Ca va 'salir' et 'abîmer', ce n'est pas au choix !

Le cauchemar change de couches

Après un retour ultra-médiatisé en France, l'intervention de Dominique Strauss-Kahn, prévue "dans les 15 prochains jours", risque d'avoir, selon des politologues, un fort impact en pleine campagne de la primaire même si au PS on tente d'en minimiser la portée.

Le chaos passe du jardin de la Place des Vosges à la cour de la Rue de solférino
Le brutal DSK a fait un retour fracassant dimanche des Etats-Unis.¨
Près de quatre mois après son arrestation à New York pour une affaire planétaire d'agression sexuelle dans laquelle le procureur a lâché prise, faute de charges, malgré le rapport médical accablant, toutes les charges pénales ont été abandonnées et le couple Strauss-Kahn-Sinclair se pavane éhontément, sourire aux lèvres.

Avec un seul mot "A bientôt !"
Deux mots qui ont fait frémir les camarades. Face aux nombreux journalistes devant son domicile parisien, Anne Hommel, une proche et conseillère en communication, a délivré lundi l'oracle tant attendu: D. Strauss-Kahn "s'exprimera dans les 15 jours au maximum".

Même pas mal !
"Ca ne change pas notre calendrier", a lancé lundi le petit porte-parole du PS, Benoît Hamon , embarrassé par les questions des journalistes pressants, lors du traditionnel point de presse.
Et de faire de la provocation: " Personne n'est indispensable", a tenu à asséner le petit meneur de l'aile gauche du parti, dans l'ombre de Riton Emmanuelli. "La preuve, la primaire s'est déroulée sans Dominique Strauss-Kahn alors qu'elle devait se dérouler avec lui".

Perfidement, le député Julien Dray glisse : " Le retour de Dominique Strauss-Kahn gêne moins ceux qui n'avaient pas d'accord avec lui
", en allusion au pacte de non agression passé à Marrakech (l'un n'allant pas contre l'autre à la primaire) entre le directeur général du FMI et la patronne du PS, Martine Aubry, d'alors, pour court-circuiter les électeurs de la primaire. Ainsi parlait ce proche de François Hollande au Talk Orange Le Figaro.

Pour le politologue Frédéric Dabi (IFOP) : " il y a le pacte de Marrakech, les atermoiements perçus de Martine Aubry, il y a aussi le fait qu'elle l'ait peut-être un peu lâché. Elle sera plus impactée " que François Hollande, si Dominique Strauss-Kahn commente la primaire. Et s'il faisait des révélations ! La France aura plus de temps que Nafissatou pour saliver...

D'ici le premier débat prévu sur France Télévisions le mardi 15 septembre.

Que va-t-il dire aux Français et aux socialistes ?

"Le message doit être solennel, fort. Il faut que Dominique mesure la déception des Français qui avaient porté un espoir, d'où le fait de ne pas intervenir dans la précipitation dimanche", estime une strauss-kahnienne (imaginée par l'agence de presse française sous couvert de secret des sources).

La sentence du politologue Stéphane Rozès (CAP) est péremptoire : " C'est une erreur totale. La confession devait précéder les opérations de communication. Le sujet, ce n'est plus l'affront fait à la femme de chambre, --c'est réglé judiciairement--, c'est l'affront fait aux Français pour avoir abaissé la dimension spirituelle [divine ?] du futur présidentiable [laïc ?] et normalement futur président de la République, à des affaires très temporelles". Amen !
"Il fallait rentrer très discrètement, faire tout de suite l'opération d'explication devant les Français et ensuite renouer modestement avec le pays", estime le 'juge' auto-proclamé Rozès.
Et il poursuit, comme s'il avait quelque chose -quelqu'un- à sauver... "Le fait de s'exprimer si peu de temps avant le choix du corps électoral va ramener les journalistes et les médias sur l'affaire DSK alors que les journalistes avaient essayé de se détacher de l'affaire de New York. A nouveau, l'affaire DSK revient", avance ce politologue pour qui cela va "parasiter" la primaire.

Les entreprises commerciales de sondages sont entrées en surchauffe
Mardi à 18H00, un sondage IFOP/Paris Match évaluera l' "impact" lunaire du retour de DSK en France, dans les "conversations des Français".

M. Dabi note qu'après l'affaire du Sofitel, il avait "perdu 32 points, record absolu" et n'en avait regagné que 7 en juillet, après l'annonce du probable abandon des charges.


Besancenot: pour une bouchée de pain frais, sequestrez !

Vous êtes syndicaliste, alors offrez-vous donc une petite sequestration !

A prix discount

Le NPA casse les prix
Avec dix postiers, Olivier Besancenot a été condamné ce lundi à une amende avec sursis pour séquestration.
Pour onze d'entre eux, SUD (Solidaires !) devrait verser 1500 euros d'amende... Mais, par chance, le sursis leur évite des dépenses.

Leur avocat a prévenu que le chef trotskiste allait faire appel de cette décision.


SEIZE postiers, dont Olivier Besancenot,
comparurent à partir de lundi 20 juin 2011
devant le tribunal correctionnel de Nanterre,
poursuivis pour "séquestration" et "entrave à la liberté du travail"
après l'occupation de la direction départementale de La Poste le 10 mai 2010.


Des patrons-voyous ?
Le tribunal correctionnel de Nanterre rendait sa décision dans le procès pour séquestration et entrave à la liberté du travail engagé contre Olivier Besancenot et quatorze autres postiers, après l'occupation de locaux de La Poste à Nanterre en mai 2010.

Combien d'usines et d'universités encore ?

Hamon confirme: la voix de DSK est utile, mais pas indispensable

L'aile gauche du PS condamne DSK au silence et à l'oubli

La comploteuse Brochen-Aubry pourrait se passer de son complice

Hamon, le porte-parole du Premier secrétaire du PS en disponibilité
, sorti du congrès de Reims, a tenu à dire qu'il n'a rien à faire de l'ancien directeur général du Fonds monétaire international, rentré dimanche à Paris en grandes pompes, au terme de trois mois et demi des infamantes démêlés judiciaires aux Etats-Unis dans une affaire de tentative de viol sur immigrée noire défavorisée.

Hamon a dit ne rien conseiller et ne rien attendre de particulier de lui, pourvu qu'on n'entende plus parler de l'ancien favori des sondages pour 2012.
Entendre la voix de Dominique Strauss-Kahn sur les sujets économiques ou internationaux, comme le souhaitent certains de ses amis comme Pierre Moscovici ou Jean-Marie Le Guen, serait "utile, pas indispensable", a dit Benoît Hamon, méprisant et implacable, bien qu'élu à rien en nom propre.
"Personne n'est indispensable, la preuve : la primaire s'est déroulée sans Dominique Strauss-Kahn, alors qu'elle devait se dérouler avec lui", a tenté de démontrer ce professeur d'université par protection, avec bac +3.

Benoît se fait aussi le porte-parole de DSK
" Lui-même ne se pense pas indispensable
, j'imagine, pas plus qu'aucun dirigeant socialiste ne pense qu'il est indispensable ", a-t-il ajouté, brutal, lors de son point de presse hebdomadaire.

Mais les proches de Dominique Strauss-Kahn parlent aussi
Il a retrouvé son domicile de la place des Vosges à Paris et pourrait s'exprimer publiquement dans les 15 prochains jours, précise sa garde rapprochée.

Mais le gang Aubry-Brochen lui lance un défi

La restriction de parole est sévère

" Nous prenons ce retour comme une bonne nouvelle pour lui et nous attendons sa prise de parole, s'il veut dire la vérité sur cette affaire", a dit Benoît Hamon.

Les craintes de Martine Brochen-Aubry se précisent
Son porte-parole a trahi son inquiétude
: " Je ne sais pas où il en est de la réflexion. Veut-il se reconstruire, veut-il s'exprimer dans le débat public, je n'en sais rien ".

Le gang de Reims affecte l'indifférence
" En ce qui nous concerne, nous restons concentrés sur ce qui relève de l'action politique de court et de moyen terme", a-t-il expliqué, à cinq semaines du premier tour de la primaire socialiste destinée à investir un candidat pour 2012.

Mais il verrouille
Hamon s'est fait catégorique: si ce retour intempestif est "une bonne nouvelle pour lui (DSK)", il ne change "rien au calendrier" du PS et de sa primaire.

Le porte-parole s'arroge le droit de parler au nom de tous les Français
pour dénoncer le retour triomphal du violeur présumé
S'exprimant encore au nom de tous les socialistes, voire davantage, il a abordé l'impudique médiatisation du retour de DSK en France. Il a en effet estimé qu'on était loin des préoccupations des Français.
" Il y a un décalage immense entre la place que ça occupe et les réalités politiques ", a-t-il jugé.

Nous, nous en avons autant pour lui sur le 'décalage' de cette campagne pré-présidentielle socialiste
La primaire est importune, voire intrusive et inégalitaire, et donc anti-démocratique.

Pourquoi J.V Placé aurait-il honte d'être Coréen d'origine ?

Jean-Vincent Placé veut porter plainte contre Alain Marleix

Fièrement qualifié de "Coréen national" par l'ancien secrétaire d'Etat UMP, le responsable écologiste veut le poursuivre pour "injure à caractère racial".


Le 'Vert émeraude Coréen' renie ses origines
Il faut vraiment être Europe Ecologie-les Verts, comme J.-V. Placé, pour se sentir victime d' "injure à caractère raciste" au rappel de ses origines évoquées par l'ancien secrétaire d'Etat UMP Marleix qui l'a désigné comme le "Coréen national" du groupe altermondialiste. Ne faut-il pas parfois fournir des éléments d'identification pour aider un second couteau inconnu du grand public à sortir de l'anonymat ?
Aigri par son rang subalterne, il a annoncé samedi sur Public Sénat qu'il allait déposer plainte ce lundi contre l'Auvergnat Alain Marleix.

Les producteurs de volaille vont-ils porter plainte ?
Alain Marleix avait évoqué les divisions à gauche, notamment "dans l'Essonne, où notre Coréen national, Jean-Vincent Placé, va avoir chaud aux plumes". " Je vais déposer cet après-midi plainte auprès du procureur de la République de Paris pour injure à caractère raciste", a déclaré le responsable d'Europe Ecologie-Les Verts sur France-Inter.
Placé ne se plaint pas de se faire voler dans les plumes...
Notre "national" aurait-il une connaissance limitée de sa langue après 36 ans ?
Se prend-il pour le coq du groupement politique radical qu'il ne s'offusque point d'être affublé de plumes ? Aujourd'hui âgé de 43 ans, il est né en mars 1968 à Séoul, aété adopté en 1975 par une famille normande à l'âge de 7 ans et naturalisé deux ans plus tard, il y a 34 ans, en fait...

Bien que national
Placé chercherait des vers dans le sol auvergnat qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Reconnu "national", c'est d'être Coréen qui le choque ! "Qu'est-ce qu'il faut faire pour être français ?", s'est interrogé Placé. "JE suis français depuis 36 ans, JE suis vice-président du Conseil régional d'Ile-de-France, JE suis même chevalier de l'ordre du mérite, tête de liste pour les sénatoriales dans l'Essonne..." Visiblement, son problème d'ego le tourmente.

Placé a dénaturé les propos et les intentions d'Alain Marleix
Il récupère des propos anodins en langue française pour stigmatiser un "ancien ministre"
, élégamment identifié: "ce député, ce patron des élections de l'UMP", et qualifie ses propos de "stigmatisants, condescendants, idiots, vulgaires, imbéciles" ! Auquel cas, il n'y aurait pas de quoi en faire toute une fourme d'Ambert ou un Bleu d'Auvergne !
"C'est scandaleux politiquement et très blessant personnellement", a-t-il encore dit, ajoutant avoir reçu des messages de solidarité, notamment de François Hollande et Martine Aubry et de binationaux, tel Daniel Cohn-Bendit, mais Eva Joly ne s'est pas encore manifestée !


Les élus fiers de leurs origines

Interrogé par Rue89, J.-V. Placé ne dissimule pas ses motivations profondes
Sa recherche d'instrumentalisation politicienne y est éclatante.
"C'est un scandale absolu, et je suis rarement scandalisé. Aujourd'hui il s'agit de moi, mais demain il dira de Manuel Valls 'notre Espagnol national' ou de Rachida Dati 'notre Marocaine nationale', ou encore de Rama Yade 'notre Sénégalaise nationale'. (...) Le fait d'être Coréen n'est bien sûr pas une infamie. Mais tout simplement, je suis français depuis 34 ans et uniquement français".

L'obsession de la diversité !
S'égarant dans les méandres de la diversité
, Placé souligne sottement la différence dont il se défend et se réclame à la fois !

Et c'est qui, notre Jojo national ?

Quant à notre 'Béarnais national', il n'a pas ce problème: avec Didier Borotra, sénateur-maire Union centriste de Biarritz ou Jean Lassalle, député MoDem des Pyrénées-Atlantiques, François Bayrou a l'âme béarnaise et en est fier. Il a publié une biographie du roi Henri IV, un héros béarnais comme il les aime.

" Notre Zizou national touche en effet 3 millions d’euros par an", révélait Sport. Zidane compte-il déposer une plainte pour "injure à caractère racial" contre le quotidien catalan ?

"Notre Algérien national" pourrait assurément être Alain Mimoun (1921). Le vainqueur du marathon des J.O. d'été de 1956 à Melbourne n'est pas en campagne et ne porerait pas plainte, lui qui a érigé un véritable musée en l'honneur de l'Histoire de France dans son pavillon de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). On y trouve des références au chevalier Bayard, au général de Gaulle, à Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus et aux papes Jean XXIII et Jean-Paul II.
Autres temps, autres moeurs...
Et autre mentalité !




Les rouages du PS ont un grain: sEGOlène Royal

La battue de 2007 rêve de faire mieux en 2012

I have a dream ('Je rêve', en picto-charentais)

La présidente de la Région Poitou-Charentes aimerait bien créer la surprise à la primaire du PS et rebattre les cartes du PS.

La picto-charentaise joue la carte de la confiance et de la détermination
Désirdavenir Royal se voulait sûre d'elle-même et positivait, le week-end dernier, à l'université d'été de La Rochelle. « Je serai en tête à l'issue du premier tour de la primaire.» Relevant le nouveau défi des mauvais sondages qui ne cessent de la figer au troisième rang, largement derrière François Hollande et Martine Aubry, la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes se défend d'être près de perdre ses étriers.

Elle veut interférer dans le duel Hollande-Aubry
Ségol'haine Royal peut-elle compter sur une bavure de l'un de ses adversaires, l'un surpris en train de sniffer ou l'autre ivre morte dans le fossé ? Dans son camp, on veut croire à la rumeur et lui accorder son pardon...

Ne garde-t-elle pas un souvenir enchanté du fameux congrès de Reims en 2008 ?...
A cette époque, les premiers sondages ne la plaçaient pas du tout en position favorable: le 28 septembre, cette année-là, une étude de l'entreprise commerciale de sondages IFOP présenta comme un fait scientifique que seulement 18 % des personnes interrogées souhaitaient que Sa Cynique Majesté Royal soit désignée premier secrétaire du PS. Loin derrière Martine Aubry (22 %) et Bertrand Delanoë (44 %), l'homme qui faisait à ce moment-là figure de favori. La suite lui a appris qu'il fallait garder espoir, puisque lors du vote des motions au congrès, la troisième des savantes estimations de l'IFOP arriva en tête avec 29 % des voix contre 25 % à Delanoë et 24 % à Aubry. C'est même la troisième d'alors qui trouva les moyens de coiffer tout le monde sur le poteau. D'un cheveu coloré.

Au second tour, alors que les experts du PS annonçaient un excellent report des voix de Hamon sur Aubry, Royal tutoya la barre des 50 %, et peut-être l'aurait-elle escamotée s'il n'y avait eu quelques arrangements avec la démocratie dans certaines fédérations vertueuses du PS !
Est-ce donc à dire que, pour arriver à ses fins, l'éternelle candidate s'apprête à recourir aux mêmes méthodes que la Ch'tite Aubry d'alors ? Encore faudrait-il qu'elle n'ait pas tout verrouillé...

C'est donc cet exploit que rêve de répéter Désirdavenir Royal les 9 et 16 octobre, jours des deux tours de la primaire. Au cas contraire, son score lui permettra de jouer les arbitres de la primaire. Elle sait qu'elle détient en effet les clés de ce scrutin et Martine Aubry et François Hollande veillent d'ailleurs à tenir la serrure bien huilée. « On la ménage », confirme un lieutenant de François Hollande, le père de ses enfants.

Une communauté d'intérêts rassemble les deux candidates

Les deux féministes partagent les seconds rôles derrière Hollande


La Ch'tite Aubry doit donc culbuter le favori.
Ils étaient tous dans l'esquive permanente et elle a dû se battre pour arracher des débats, concède un proche de Ségol'haine Royal. On les a obtenus quand Martine Aubry a vu que c'était aussi dans son intérêt.
Mais il faut pourtant avouer que sa capacité à débattre n'a pas sauté aux yeux des téléspectateurs de l'émission On n'est pas couché de Ruquier: même entre filles, elle n'a pas même impressionné les deux santons en jupons.

François Hollande ménage son ancienne compagne
Favori des sondages, il ne pense plus qu'au second tour et à l'après-primaire, quand il faudra conclure des accords avec ces drôles de dames et panser les plaies des socialistes. C'est pourquoi le président du Conseil général de Corrèze fait le gracieux, non sans ironie toutefois: « Ségolène Royal a toujours raison, vous le savez bien. »
Une explosion du réacteur Royal leur paraît improbable
Le risque nucléaire les fait même sourire. « Elle a des voix, bien sûr, concède un allié de Martine Aubry. Mais ce sont des gens qui ne se déplaceront pas pour aller voter, les jeunes et les gens issus des milieux populaires», lance-t-il avec une assurance condescendante.
Chez François Hollande, on fait en effet le compte de tous ceux qui ont quitté l'armée Royal pour trouver asile sous son aile, depuis les élus (Vincent Peillon, Gérard Collomb, François Rebsamen...) jusqu'à ceux qui paradaient dans l'équipe de la campagne présidentielle. Ils sont persuadés que l'hémorragie est trop forte pour que la candidate puisse s'en relever.

L'amère Royal se croit en capacité de transformer l'essai de 2006

Ne décrocha-t-elle pas l'investiture du PS pour la présidentielle de 2007, contre toute attente, à la trompe et à la barbe des éléphants. Un fin stratège Royal se prend à rêver à son tour: il l'imagine dans l'état d'esprit du maréchal Foch lors de la bataille de la Marne en 1914: « Mon centre cède, ma droite recule. Situation excellente, j'attaque ! » Et l'esprit de Désirdavenir Royal de battre la campagne...

Elle bourre les canons jusqu'à la gueule
Elle insiste ainsi sur les augmentations d'impôts que la maire de la métropole transfère sur la communauté urbaine de Lille ! « Elle a les idées claires, elle sait ce qu'elle veut pour le pays », commente un partisan, son bras droit, le député de la Mayenne Guillaume Garot.

Elle ne se prive pas non plus d'attaquer la Corrèze, le département que préside François Hollande, son ex-compagon, affirmant qu'il est l'un des plus endettés de France ! Flamby 1er refuse pourtant de se frotter à celle qui fera manger le vainqueur de la primaire dans sa main. Que donnerait donc un rencontre avec un partenaire aussi mou et fuyant ?

Tous les mois, elle réunit ses experts au sein des « universités populaires participatives » où elle n'écoute pourtant toujours pas, mais où elle pousse les idées, toujours iconoclastes, de son think tank. Elles tranchent avec les propositions plus classiques de ses principaux concurrents, au risque de se marginaliser.

La rebelle brushée compte en outre sur les débats télévisés pour vulgariser ses idées et obliger ses rivaux à faire de la surenchère, au point de les pousser à l'erreur.
La méthode est donc simple et peu innovante
Réchauffer la recette de 2006 à feu doux, tout en agitant doucement son expérience à la tête d'une collectivité locale. « La Ségolène Royal de 2011 n'est plus la même que celle de 2006, assure un de ses proches qui préfère toutefois rester anoyme. Elle a gagné en densité, en surface politique.» A tout bien considérer, si la bientôt sexagénaire a pris en largeur et en épaisseur, la flatterie est celle d'un malotru !

Aubry fait du Royal pour lui prendre ses voix

Depuis le temps des exploits et des bourdes de la candidate vétérante, les enquêtes de popularité ne l'ont pas gâtée non plus. « Elle est, parmi les politiques, celle qui suscite le plus fort rejet chez les électeurs », constate en effet un observateur de la vie politique.

Ce constat incite l'amère Royal à se faire tout sucre et à miser sur la force de son réseau militant. Il a certes perdu de sa vigueur au cours de sa traversée du désert, mais ce noyau dur de ces kamikazes est son socle unique.
Elle compte bien le mobiliser le 10 septembre, à Montreuil, en organisant un grand rassemblement, la fête de la Fraternité fête de la République, destiné à montrer ses muscles. Les bodybuilders de Royal parient sur le réseau de correspondants locaux de la patronne pour aller faire du porte-à-porte, en province comme en banlieue, terre électorale où les tablettes de chocolat peuvent prétendre impressionner encore.
Mais si le scrutin d'octobre reste confiné aux militants socialistes, ses chances sont faibles. Et pourrait-elle encore créer la surprise, si elle arrivait à rattraper par la manche une partie de ceux qui ont voté pour elle en 2007 (17 millions de voix) ? Rien n'est moins sûr: ils ont déjà payé !

Peu imaginatifs, ses adversaires ringards la copient
Ils n'ont pas la même capacité de visibilité et savent que les soutiens de Royal forment le dernier carré de fidèles, prêts à tout jusqu'au bout. Le début de la campagne de la primaire montre qu'ils savent utiliser d'autres armes.
Pire, en s'invitant à un débat de partisans de Hollande à l'université d'été de La Rochelle, la maire de Lille a joué la partition de l'amère de Melle. Et en décidant d'aller lundi dernier à Marseille parler des enjeux de la sécurité, un thème de prédilection de Nicolas Sarkozy, le jour de la venue du ministre de l'Intérieur Claude Guéant dans la cité phocéenne, Martine Aubry a fait du Royal. « On veut lui siphonner ses voix », explique un finaud de l'entourage de la Ch'tite Brochen-Aubry.

Quand la Royal lancera-t-elle ses navires ?
Pendant que le raseur pensait à la course présidentielle en se rasant, depuis 2007, elle fourbissait ses armes. Elle n'en peut plus désormais. Elle a en effet deux revanches à prendre et elles n'attendent plus à force de refroidir: contre la Ch'tite Aubry qui l'a spoliée en 2008 et contre l'appareil socialiste dirigé par François Hollande qui n'ont eu de cesse de l'écarter.

Ce qui laisse encore à Nicolas Sarkozy un peu de temps devant lui pour aider les Français.


dimanche 4 septembre 2011

Marseille: Fillon appelle tous les Français au sens du devoir

Fillon invite les Français à la lucidité et à "l'esprit citoyen"

Campus d'été de l'UMP

A huit mois de l'élection présidentielle de 2012, dans un contexte de crise internationale, le Premier ministre concluait à Marseille des universités d'été de l'UMP animées de débats et censées ouvrir la campagne du parti présidentiel, mais polluées par le retour contesté de Dominique Strauss-Kahn, dont les poursuites pour violences sexuelles par une modeste femme de ménage noire immigrée à New York ont été abandonnées, sans qu'il soit pour autant innocenté.

François Fillon a opposé ce discours "de vérité" et de raison à celui d'une gauche qui instrumentalise les inquiétudes des Français et alimente leur pessimisme pour s'attirer leurs suffrages, et de nourrir l'illusion "mensongère" d'une "existence sans défi".
"La gauche parie sur la peur et la déception. Eh bien je parie sur le sang-froid et la lucidité", a-t-il déclaré devant plusieurs milliers de jeunes militants et cadres de l'UMP et son gouvernement presque au complet.

"Fiers et lucides sur les défis et les contraintes qui pèsent sur notre propre avenir (...) exigez la vérité plutôt que les mirages, choisissez l'action plutôt que la commisération", a-t-il ajouté à l'adresse des Jeunes Populaires..

Il les a assurés qu'il comprend l'inquiétude et l'impatience des Français dans un contexte national et international marqué par la crise économique et financière, les bouleversements géopolitiques et l'ébranlement des valeurs traditionnelles.

On peut ne pas aimer ce monde-là (...) mais c'est le nôtre", a observé François Fillon, stoïc, selon qui la mondialisation et la question de la dette - "un problème de civilisation" - seront au centre du débat présidentiel.

Face au problème du désendettement, les Français doivent "plus que jamais être conscients de leurs devoirs", a-t-il ajouté. " Cette vérité n'est peut-être pas agréable à entendre, mais je préfère les paroles qui protègent plutôt que les paroles qui plaisent."

et à la responsabilité des Français pour accompagner l'action publique, évoquant l'éducation, le développement durable ou encore la sécurité pour faire barrage à la "culture de la violence".

Il en va de même du financement de la protection sociale ou de la lutte contre les déficits publics, a-t-il poursuivi : " Il est de notre devoir à tous de mesurer les limites de nos droits, de lutter contre nos excès, nos abus" et les Français ne peuvent réclamer "toujours plus d'agents publics et plus de droits".

Peu avant, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, organisateur de ce rendez-vous de la rentrée politique, était à l'unison sur cette exhortation à la "lucidité" et à l'adaptation à un "nouveau monde en train de naître".

Les débats de la majorité

Le campus, temps fort des échanges

Les orateurs ont multiplié les appels à l'unité de la majorité derrière le président Nicolas Sarkozy, probable candidat à un second mandat.

Le débat entre le chef de l'Etat et Jean-Pierre Raffarin a eu lieu sur une proposition d'augmentation de la TVA sur les parcs à thème. Nombre d'élus locaux ont monté, soutiennent ou gèrent l'un d'entre eux. C'est le cas de l'ancien Premier ministre avec le Futuroscope de Poitiers, imaginé et réalisé au début des années 1980 par René Monory, alors président du Conseil général de la Vienne. Ce parc a renoué récemment avec les bénéfices en 2008 avec 1,61 million de visiteurs et craint pour son équilibre financier.
"L'intérêt général, comme l'efficacité électorale, nous interdit d'éparpiller nos forces et ce principe doit s'appliquer dès maintenant, pour les élections sénatoriales où l'unité doit s'imposer partout sur les ambitions personnelles", a déclaré François Fillon, à trois semaines du scrutin qui pourrait faire basculer le Sénat à gauche.

Evoquant le débat budgétaire, il a dit attendre la contribution du Parlement qui pourrait amender son plan de lutte contre les déficits.
"Rien n'est tabou et rien n'est abandonné", a-t-il assuré. "Le gouvernement est ouvert aux critiques et aux amendements, à condition qu'ils ne mettent pas en cause le volume des efforts ni leur équilibre."
Un discours offensif

Il a aussi fustigé les principaux candidats des primaires socialistes

Martine Aubry, "mélange de dogmatisme dépassé et d'ambiguïté permanente", et François Hollande, "alternance de blagues lourdes et de banalités".

Les responsables de l'UMP ont déploré l'ultra-médiatisation indécente du retour de Dominique Strauss-Kahn, longtemps favori des sondages pour la présidentielle de 2012 mais désormais disqualifié par la violence de ses moeurs sexuelles étalées en Une de la presse internationale.
"Les images de ces centaines de caméras braquées sur le visage de Dominique Strauss-Kahn de retour en France nous paraissent bien dérisoires et bien décalées", a constaté Jean-François Copé, à la tribune, avec modération.

Le retour de Strauss-Kahn provoque la colère de Français

L'agence de presse Reuters a-t-elle peur du couple Strauss-Kahn ?

La presse est-elle libre de publier la vérité ?

Peut-elle tout dire ?
Depuis l'aube, des journalistes, une cinquantaine, guettaient le retour de Dominique Strauss-Kahn au 13 de la place des Vosges, un hôtel particulier au coeur de Paris, ce dimanche.

Les journalistes se font maltraiter

Escortés par une nuée de motos de photo-journalistes depuis leur arrivée peu après 07h00 à l'aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle en provenance de New York, l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) et son épouse, Anne Sinclair, sont sortis radieux de leur berline noire.

Mais dans la cohue, Anne Sinclair se retrouva brièvement bloquée dans sa trajectoire, alors que les gardes du corps venaient de refermer la porte de l'immeuble derrière son mari. Sa conseillère en communication et amie Anne Hommel se retourna alors contre les media pour les insulter, quand le couple eût trouvé asile dans la cour intérieure de son hôtel particulier, un peu après 08H30: "Vous êtes des sauvages" !

Strauss-Kahn n'a pas répondu aux questions des journalistes en se frayant un chemin avant de taper son code. "A bientôt", s'est-il contenté de dire, l'ex-favori des sondages pour la présidentielle française de 2012, tout sourire, un brin provocateur.

Très tendue, voire agressive, Anne Hommel laissa d'abord entendre que son patron pourrait s'adresser à la presse si les journalistes voulaient bien se "calmer". Bien que la presse ait appris samedi que ce ne serait pas dimanche,la conseillère feignit ensuite d'y renoncer. Franchement méprisante, cette professionnelle de la communication s'adressa en ces termes aux journalistes: "C'est impossible à faire dans ces conditions, donc vous pouvez largement vaquer à vos occupations ! Travailler comme ça, c'est trop compliqué".

Jack Lang, voisin du couple place des Vosges, monopolisa alors l'attention médiatique
L'ancien ministre socialiste sortit en effet de chez lui pour donner son sentiment.
"Je pense à son bonheur et à celui d'Anne", déclara-t-il à la presse. Et d'ajouter qu'il les "embrasserait très fort" dès qu'il les verrait, sans toutefois préciser quand.

VOIR et ENTENDRE ce reportage du retour:

Des Français se sont indignés

L'agence de presse fait le choix des groupies ?
A son arrivée à l'aéroport de Roissy, "DSK" avait été applaudi par quelques admirateurs et accueilli aux cris de "Courage !", et "On t'aime bien !" De nombreux habitants de la place des Vosges ont également exprimé leur soulagement après l'abandon des poursuites.
"Je suis heureux pour lui, qu'il puisse vivre en homme libre", a déclaré Jonathan Boulet, un chroniqueur-photographe de l’Arche, association chrétienne d'aide aux personnes ayant un handicap mental... Il se promenait de bon matin sur la place avec son fils, peu après l'arrivée de Dominique Strauss-Kahn, par hasard, mais se présente toutefois comme l'un des anciens soutiens de ce dernier. "Il a ses combats d'homme, mais il a d'autres compétences qui auraient été très utiles à notre chère France," estime ce témoin choisi.

Un deuxième sympathisant de l'ancien patron du FMI focalise l'attention face de la luxueuse demeure du couple pour entonner un air de l'opéra Macbeth, de Verdi. Un air qu'il affirme avoir déjà chanté devant l'appartement des Strauss-Kahn à TriBeCa, à New York, et qu'il a entrecoupé de "Vive Dominique !".

Un troisième, Grégoire Van de Velde, franco-américain de 54 ans, affirme avoir été l'élève de Dominique Strauss-Kahn dans une grande école de commerce il y a plus de 35 ans. "Je suis fou de joie qu'il soit rentré en France; j'ai fait partie dès le premier instant de son comité de soutien," a-t-il dit. "Ça a été trois mois très difficiles, (...) on est passés par des hauts et des bas, mais on est heureux du dénouement."

Mais, en vérité, l'accueil fut mitigé
A en croire Reuters, on peinerait à croire que 61 % des personnes interrogées fin août ne souhaitent pas que l'ancien directeur du FMI revienne sur la scène politique. Cette agence inverse tout bonnement les proportions de l'IFOP.

A en croire cette agence, "Place des Vosges, Dominique Strauss-Kahn était attendu par UN homme qui lui a crié : "On est en démocratie, vous êtes un gros dégueulasse, et j'ai le droit de le dire. On ne veut pas de lui dans notre pays. Allez vous faire soigner ailleurs.

VOIR et ENTENDRE la scène d'indignation au retour de DSK qui se fait traiter de "gros dégueulasse":

Et pas une seule femme n'aurait été indignée, selon la dépêche d'agence, bientôt reprise - en confiance - par les journaux et sites paresseux.

Reuters évoque d'ailleurs le "comité de soutien" à Nafissatou Diallo, avec une ironie non dissimulée.
Il a regretté que la presse française a donné un "écho triomphal et spectaculaire au retour en France" de Dominique Strauss-Kahn.

Il fait une mise au point dont les agences de presse prendront peut-être bonne note.
"Le refus des magistrats américains (...) de poursuivre M. Strauss-Kahn ne signifie nullement que l'accusé ait été déclaré non coupable des graves accusations portées contre lui par Mme Diallo", souligne le comité dans un communiqué.
Il rapelle aussi que le volet judiciaire américain de cette affaire n'est pas clos puisque l'accusation a été portée au civil, et que Dominique Strauss-Kahn est en outre sous le coup d'une accusation de tentative de viol en France, portée par Tristane Banon.
Et qui sait, de Marie-Victorine M'Bissa, belle juriste congolo-espagnole formée à Paris, passée par l’ONU à Genève, puis la CPI de La Haye, vivant à Los Angeles, mais « réfugiée » à Paris depuis « l’affaire ». Lien PaSiDupes
Elle trouve que l'homme a « un gros appétit sexuel ». « J’étais une "jeune fille" âgée de 23 ans; il en avait 47. Lors de ce premier rendez-vous [le dimanche 2 février 1997], on est restés longuement au lit. Il a quitté l’hôtel vers 19 h 15, me laissant toute seule dans la chambre. » Cette relation torride va durer neuf mois pour ne s'arrêter que lorsque DSK deviendra ministre de l'Economie et des finances.
Kenneth Thompson aurait voulu savoir si DSK est un homme violent. Elle nie sans convaincre. "C'est quoi la violence? Un homme qui vous plaque au mur et qui vous embrasse, c'est violent"?, interroge-t-elle avant d'assurer : "Il ne l'a jamais été avec moi. Ni physiquement, ni verbalement. Dominique m'a étreinte de façon brusque, mais, pour moi, c'était de la passion, pas de la brutalité. Dominique n'est pas le genre d'homme qui a besoin de forcer. La force n'est pas le moyen qu'il utilise... Il utilisera le charme, définitivement, mais pas la force..."

Reuters aussi a peur
L'agence revient en effet sur son élan naturel, de crainte d'être poursuivi. Elle prend la peine de corriger sa dépêche: " bien lire 'accusation de tentative de viol', au lieu de 'accusation de viol' à l'avant-dernier paragraphe...