POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

lundi 7 mars 2011

Monsieur Aubry tombe le voile: c'est maître Brochen

Le mauvais génie de la Ch'tite Aubry





Mme Brochen
et M. Aubry




L'entourage que stigmatise Montebourg

Au premier rang des nuisibles du PS, on remarque François Lamy au premier coup d'oeil (ci-dessous, à gauche). Né en 1959 à Brunoy, cet animateur socio-professionnel devenu instituteur, puis assistant, conseiller technique et chef de cabinet d'un secrétaire d'Etat, est un cumulard:
- député de la sixième circonscription de l'Essonne,
- maire de Palaiseau
- président de la communauté d'agglomération du plateau de Saclay
- et conseiller de la patronne du PS,
d'échec en échec électoral, se ralliant au PCF, si besoin, c'est un adhérent tardif au PS, 30 ans.
En décembre 2008, il devint conseiller politique du premier secrétaire actuel du PS.


Harlem Désir
est, à ce qu'on dit, secrétaire national à la coordination

Mais personne ne sait ce qu'il coordonne. Bac+ 3 à 24 ans, par protection en 1983 sous Mitterrand, la philosophie mène à tout: animateur de radio, salarié dans une maison d'édition et gérant d'un mensuel, et collaborateur d'un réseau européen de logement des jeunes.(ci-contre, à droite)
Notre philosophe s'est distingué au syndicat étudiant UNEF-ID, dont il fut membre du bureau national, mais surtout comme factotum et porte-parole de Julien Dray jusqu'en 1992 à SOS Racisme,voulu en 1984 par Mitterrand et critiqué aussi bien par les anarchistes que par Dieudonné qui accuse SOS Racisme d'être une « officine sioniste » qui ferait la promotion de l'islamophobiecomme. Max Gallo condamna aussi la main jaune de son logo qui rappelle l'étoile jaune de sinistre mémoire.
Harlem Désir fait partie des vertueux du PS qui ont été condamné en justice.
Le 17 décembre 1998, il prit 18 mois de prison avec sursis d'un juge magnanime et 30 000 francs d'amende pour recel d'abus de biens sociaux de ce même magistrat qui cotisait sans doute au SM. De novembre 1986 à octobre 1987, alors qu'il était président de SOS Racisme, Désir avait en effet été également salarié en tant que « formateur permanent » par l'"Association régionale pour la formation et l'éducation des migrants" (basée à ... Lille), ce bac+3 percevait pour cet emploi fictif un salaire mensuel brut de 10 500 francs.
Mais Harlem Désir a bénéficié d'une largesse de François Mitterrand: une amnistie concernant une dette de 80 000 Francs au Trésor Public pour des amendes de stationnement qui a été prononcée le 08 Mai 1992 alors qu'il était président de SOS Racisme. La vertu socialiste ne date pas d'aujourd'hui et Mitterrand savait reconnaître les siens.


La Ch'tite Aubry est aussi flanquée de Hamon-le-benêt

Celui-là, elle ne l'a pas choisi: c'est un avatar du congrès de Reims, comme aurait pu l'être Désirdavenir Royal. Mais l'élu de nulle part en nom propre est désoeuvré et colle la maire de Lille comme à la chaussure. On le sent de loin, avant de le voir partout dans son sillage. Ne nous étonnons donc pas que Martine Aubry ait constamment le mot 'salir' à la bouche et que ce benêt de Benoît soit pathologiquement sensible à ce qui ressemble de loin à du mépris, de l'humiliation ou du manque de respect.

Un autre "défaut", son conjoint

Depuis 2004 dans l'ombre de la fille Delors, on dit qu'il "abîme" la faisant-fonction de premier secrétaire du PS.

Pour contrer des accusations qui circulent sur Internet sur son rôle d'avocat pro-arabe, le mari de la patronne a été incité à s'exprimer, à vingt mois de la présidentielle. Lors de l'université d'été du PS à La Rochelle, il écoutait sagement sa femme, également divorcée et le 17 juillet 2010, l'avocat Jean-Louis Brochen, 66 ans alors, sortit de l'ombre.

Monsieur Aubry, sexiste refoulé, évoqua sa carrière, ses combats et son effacement "un peu à regret" de la vie politique, en 2001, quand Martine Aubry fut élue maire de Lille. Il raconta leur rencontre, alors qu'adjoint à la culture de la ville, il l'avait prise sous son aile, tout juste parachutée de Paris dans le Nord: "Je la connaissais, mais elle ne me connaissait pas. Je l'avais déjà vue deux fois, au congrès du Syndicat des avocats de France, où elle était intervenue, et à l'occasion de la remise de Légion d'honneur au bâtonnier de Versailles."

Il est accusé d'être un "avocat islamiste"
Cet article avait été mûrement réfléchi Rue de Solferino. Réalisé par un site proche du PS, hébergé par la Fondation Jean-Jaurès, liée au PS et animé par un collectif de chercheurs de gauche dirigé par Frédéric Martel, un ancien collaborateur de cabinet d'Aubry au ministère du Travail, sous Lionel Jospin. Le terrain était balisé.
L'objectif de l'opération était de recadrer ce qui s'écrivait sur Internet et en particulier Wikipedia qui fut rappelée à l'ordre et ré-éduquée: ce qu'on appelle auto-censure... Des détracteurs voyaient en effet en Jean-Louis Brochen un "avocat islamiste", "salafiste" et "communautariste" depuis 1993, quand il défendit 17 lycéennes voilées exclues du lycée Faidherbe de Lille et qu'il militait pour le port du voile. En 1996, il choisit aussi de conseiller un jeune islamiste qui avait participé au braquage d'un supermarché.

Une opération confidentielle de comm

Maître Brochen tenta de se justifier de ses choix militants, en juillet au festival de théâtre d'Avignon. "De même que l'avocat d'un criminel n'est pas lui-même un criminel, j'ai défendu ces jeunes filles voilées alors que je n'étais pas favorable au voile. Je suis contre le voile et encore plus clairement contre la burqa, mais c'est l'honneur d'un avocat que de faire en sorte qu'un individu ait toujours quelqu'un pour le défendre." Il aurait aussi bien pu défendre un catholique intégriste et, si par hasard ce n'était pas encore le cas, nul doute que cela ne saurait tarder: le débat sur la laïcité devrait lui créer des occasions de démntrer sa bonne foi.

Une opération médiatique, un tir groupé

En juillet, Jean-Louis Brochen s'était blanchi. En mai, c'est Jacques Delors, père de Martine Aubry, et Clémentine Aubry, la fille de la maire de Lille, née de son précédent mariage, qui se faisaient offrir un entretien croisé au journal La Croix sur l'Europe. "Cela n'a rien à voir ! " assure Jean-Louis Brochen. Ce dévoilement de la famille, très dépouillé dans sa pauvreté, était censé s'harmoniser naturellement avec la posture antipeople dont le pot à tabac lillois a fait sa marque de fabrique. Le premier secrétaire du PS ne faisait que sacrifier à cet exercice de style obligé en campagne présidentielle, la personnalisation.

La prochaine fois, ce sera Paris Match et le canapé rouge de Michel Drücker. Bien obligée !

Aubry, principal défaut du PS, selon Montebourg

Affaire Guérini: Montebourg pointe Aubry

Arnaud Montebourg persiste et signe

Non, Médiapart n'est pas l'auteur de la révélation, la semaine dernière, de l'existence d'un rapport "confidentiel" vieux d'un an dénonçant "dérives" et "clientélisme" de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône dirigée par l'un des deux Guérini, des frères présumés 'mafieux', et selon un "système de pression féodal reposant sur l'intimidation et la peur" n'a pas été appréciée Rue de Solférino, à trois semaines des cantonales.

Cochon qui se dédit

L'ex-rénovateur bourguignon n'a pas envisagé de commencer par se rénover
, lui et ses méthodes d'enquête et de condamnation sur la base d'articles de presse, alors il s'obstine à maintenir les conclusions de son rapport sur la fédération PS et reproche à la direction du Parti, singulièrement la faisant fonction de premier secrétaire, Martine Brochen-Aubry, de s'employer "à discréditer" son "travail sans condamner d'invraisemblables" comportements au sein de cette fédération. En somme pas un seul ne vaut mieux que les deux autres.

Le courrier postal, une activité menacée par les socialistes

Par lettre ouverte sur blog interposé, et sans doute méprisant les facteurs de La Poste, il s'est adressé à la patronne du PS, le 6 mars. La lettre est signée "ton bien dévoué et fidèle secrétaire national à la Rénovation", bien qu'il ait renoncé à la mission en s'alignant dans la primaire socialiste.

Mortifié, Nono Montebourg qui avait jusqu'ici gardé le silence, y écrit : "La façon dont les dirigeants qui t'entourent et toi-même s'emploient à discréditer mon travail sans condamner d'invraisemblables comportements au sein de la fédération des Bouches-du-Rhône me paraît autant désolante que blessante".

Il ironise en passant sur la "haute responsabilité" de la non moins désolante première secrétaire, "chargée de protéger la réputation du socialisme français".

Montebourg, combien de divisions?

Entre un petit député de Saône-et-Loire et une grosse fédération, le premier secrétaire-candidat à la présidence n'a pas hésité.

Montebourg attaque donc en acccusant le Bureau national d'avoir tenté de le museler.
Il se plaint "qu'on ait cherché à (l)'empêcher de produire ce rapport avant même son achèvement", "qu'il ait été prétendu avoir été égaré" et "que lorsqu'il fut enfin et effectivement lu, on s'employa à le combattre". Le député de Saône-et-Loire dénonce "la loi du silence" préférée par les "collaborateurs zélés" de Mme Aubry.

Il veut toujours maintenir ses conclusions "tendant à la mise sous tutelle de la fédération des Bouches-du-Rhône".

La loi PS du silence, de Marseille à Paris

Selon le député, la commission d'enquête annoncée par Aubry "vient bien tard". "Mais je lui destinerai mes informations SI elle est composée de personnalités indépendantes", négocie-t-il déjà, ce qui ne semble pas aller de soi...

Il souhaite enfin "un moratoire de toute prise nouvelle de responsabilités" par Jean-Noël Guérini.

Et aussi un moratoire de la candidature de la maire de Lille ?

Il n'est pas certain que l'éviction de la maire Aubry du sondage Harris Interactive qui plaçait dimanche Marine Le Pen en tête dans Le Parisien ait finalement été une faute de son directeur politique, le macabre Jean-Daniel Lévy.

Les cantonales 2011: le nouveau mode d'emploi

Des élections disputées

Ouverture ce jour de la campagne


Les scrutins ont lieu les 20 et 27 mars prochains.

VOIR et ENTENDRE la présentation qu'en donne i>télé (Canal+):




dimanche 6 mars 2011

Présidentielle 2012: le sondage pour rire qui fait peur

Les manipulateurs agitent le chiffon rouge FN

Les entreprises de sondage font dire n'importe quoi aux Français.

Ils les mettent dans les situations non seulement improbables mais invraisemblables qui arrangent leurs clients. Ils leur posent des questions équivoques qui permettent de savantes analyses insensées. Ainsi, quand les quidams ont bien voulu se prêter à sa mascarde, Harris Interactive les a-t-il placés face à l'un de ces scénarii irréalistes qui ne mènent nulle part, sauf à la polémique et au buzz, quand, comme c'est la cas du quotidien Le Parisien/Aujourd’hui en France, il n'est pas purement et simplement mis au panier. Mais les foutages de gueule les plus évidents mettent en branle la classe politiques. La tête dans le guidon, ils ne manqueraient pour rien au monde une occasion de se montrer. Ces professionnels de la communication sont tellement convaincus de leur importance et de leur percutante perspicacité, qu'ils réagissent à tout au quart de tour, sans le moindre temps de réflexion qui leur éviterait le ridicule . Les sondeurs pervers des reins et des coeurs, mais aussi des partis ont donc précipité le microcosme dans la plus profonde consternation: le scénario du 21 avril 2002 se profilerait à l’horizon de 2012 ! Comme prévu, les manipulateurs, l'ont plongé dans la panique la plus noire: si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain, Marine Le Pen pourrait arriver en tête des intentions de votes avec 23 %. Elle devancerait ainsi Nicolas Sarkozy et Martine Aubry. Tous deux crédités de 21 %.

Il ne s'est plus trouvé aucun militant de l'égalité des sexes pour saluer l'arrivée de la première femme à l'Elysée. Pas même les féministes des trois genres... Mais les socialistes connaissent les "responsables" de cette montée en puissance du Front National. Ils ne savent pas ce qui se passe dans leur fédération des Bouches-du-Rhône, mais savent tout de ce qu'ils sont censés ignorer. Et qui sont, croyez-vous, les coupables désignés par le PS ? VOIR et ENTENDRE les diverses réactions des fins connaisseurs de la politique et des sondages:


2012 - FN en tête : réactions des politiques envoyé par BFMTV.

VOIR et ENTENDRE Jean-François Copé sur Canal J dimanche recommander aux Français de garder leur sang-froid:

Des sondages scénarisés: chiffon rouge FN

Tout de noir vêtu, l'irresponsable Jean-Daniel Lévy, 37 ans, sinistre directeur politique d'Harris Interactive, était jusqu'à présent directeur du département Politique Opinion de CSA. Il est également éditorialiste sur la chaîne parlementaire (LCP) et enseignant à Paris-Dauphine. Il roule des boules de loto derrière ses verres ronds d'intello rive gauche, distille des justifications fantaisistes de ses propositions arbitraires, assorties des incontournables décryptages 'scientifiques', tout cela d'un air suffisant et compassé, sans préciser que ses élucubrations n'intègrent pas les 38% d'abstentionnistes annoncés: " Le sondage ne s'inscrit pas la-dedans", explique-t-il !...36 ans, Le teint sépulchral de J.-D. Lévy aura faiblement rosi sous le tir groupé de ses confrères présents: ils veulent défendre leur boutique et se défendent de toute connivence des sondeurs. Nous voilà rassurés...

I-télé a tenté de vider l'abcès en organisant une émission spéciale dimanche Le parti pris de la boîte à sondages qui a réalisé cette enquête-catastrophique laisse dubitatif: pourquoi ne pas avoir choisi DSK ? L'offre proposée aux sondés est notamment contestée jusque dans la concurrence. Un débat sur ce thème, organisé dimanche à i>télé par Mickaël Darmon, opposa donc les responsables de CSA et de TNS Sofres à celui d'Harris Interactive, et donna lieu en direct à une explication de texte plutôt musclée. Le responsable, Jean-Daniel Lévy, a tout d’abord nié avoir voulu mettre Martine Aubry en difficulté, rejetant d'un revers de linceul tout procès d’intention. Il tenta d'expliquer qu'il avait tout simplement sélectionné la première secrétaire, en tant que représentante officielle du Parti Socialiste, bien qu'elle ne se soit pas plus déclarée que l'absent notoire, Dominique Strauss-Kahn. Pas d'accord du tout, Edouard Lecerf, patron de TNS Sofres, estima en revanche qu’il fallait tester TOUTES les hypothèses, dans un souci de crédibilité et dans la mesure où le PS n'a justement pas désigné son candidat. Il mit en garde contre la remise en cause des "instituts" de sondages. Moins consensuel, Jérôme Sainte-Marie, directeur adjoint de l'institut CSA, reprocha à Jean-Daniel Lévy une politique systématique de « coups » médiatiques avec Le Parisien. « Désolé de rompre la connivence habituelle entre instituts et entre sondeurs, mais cette cogestion médiatique est insupportable », a regretté Jérôme Sainte-Marie. Accusation nourrie par le fait que le JDD présentait sa nouvelle maquette face au Parisien Dilmanche... Le ton est monté d’un cran au cours de la troisième mi-temps, en coulisses, jusqu’en salle de maquillage, signe d'une vraie tension à quatorze mois de l'élection présidentielle. Les pseudo-instituts (qui n'ont véritablement pas grand chose de scientifique - et les media en général - sont sous pression, et ne veulent pas revivre le psychodrame du 21 avril 2002: ils n'avaitent tellement rien vu venir qu'ils voient Marine Le Pen partout et pas seulement en se rasant.

VOIR et ENTENDRE l'édition spéciale de Michaël Darmon sur i>télé du dimanche 6 mars qui met en cause le fonctionnement des entreprises de sondage et les manipulations de l'opinion : (ce document n'est pas censuré, par un "ayant-droit", à la différence du portrait non autorisé de Georges Marchais, diffusé par France 2, mais introuvable...)

Le sondeur 'incompétent' va faire des propositions moins arbitraires... L'image des experts politiques est flétrie, écornée, 'salie'

L'institut Louis Harris Interactive, auteur du sondage controversé bombardant Marine Le Pen en tête du 1er tour en 2012, a décidé de refaire son sondage en testant les candidatures de Dominique Strauss-Kahn et de François Hollande. « Le pire de ce que l'on peut faire » n'aura pas été évité. Attendons-nous à ce que dans un de ses réflexes de Pavlov, le roquet Benoît Hamon demande la démission du chef croque-mort de Harris Interactive, un invité assidu de i>télé qui a un recrutement remarquable... Peut-être Europe Ecologie devra-t-elle suppléer la vertu molle du PS, mais c'est encore moins vraisemblable, puisque la tête de mort fait des ménages pour la Joly Eva.

Arrêt spécial PS: Aubry se fait descendre à Montbard

Les cheminots CGT ont le pouvoir d'arrêter les trains à la demande ?

Le groupe "Majorité départementale Initiative Côte-d'Or" (UMP) est en colère hyper saine.

« La majorité départementale tient à exprimer son étonnement suite à l’annonce de la venue de la première secrétaire du parti socialiste et maire de Lille en Côte-d’Or ».

Et un commentateur de s'étonner, ironisant sur l'étonnement des UMP du cru bourguignon.
Mais le militant vertueux ne dit pas tout... bien qu'il n'ignore rien, puisqu'il fournit lui-même le lien révélateur: la paresse socialiste du haut en bas de l'échelle...

La majorité départementale dénonce en effet l'avantage dont aurait bénéficié ce mercredi une délégation du PS pour laquelle un train aurait fait un arrêt spécial et exceptionnel en gare de Montbard. "
Nous venons d’apprendre que le train de la première secrétaire du Parti Socialiste, Martine Aubry, s’est arrêté en gare de Montbard, alors qu’il n’existe pas d’arrêt sur les grilles TGV de la SNCF à cette heure. C’est proprement scandaleux. Les Montbardois, privés de TGV à la mi-journée pendant les vacances, apprécieront les privilèges de la première secrétaire du PS.
Y-aurait-il deux France ? Une pour madame Aubry, l’autre pour les citoyens? Y-aurait-t-il deux mondes? Un pour ceux qui peuvent arrêter le train là où ils le souhaitent ? Un autre pour ceux qui le regardent passer
?", a réagi, par communiqué, la liste Initiatives Côte-d'Or.

L'égalité réelle

Renseignement pris
, il s'avèrerait qu'il s'agissait d'un test technique effectué par la SNCF et prévu de longue date. Mais c'est Michel Neugnot, chef de file du PS en Côte-d’Or, qui le dit. Or, le militant déraille. « On est en plein flagrant délit de mensonge. Aubry avait prévu d’arriver à Dijon. Si un arrêt était effectivement prévu à Montbard, elle en aurait été avertie dès le départ. Et sur le site de la SNCF, rien n’est indiqué concernant ce changement, explique Initiatives Côte-d’Or. Il a suffi à Martine Aubry d’un appel à Guillaume Pépy, son ancien directeur de cabinet….

Le hasard a simplement fait que la suite de Mme Brochen-Aubry - une vingtaine de groupies et de journalistes indépendants - se trouvait à bord et qu'elle devait précisément descendre à cette gare...

Le petit monde de la gauche démocratique, selon la maire de Lille, est décidement bien fait.
Pour Aubry, « la conception même de la présidence de la République est affaissée ». C'est pourquoi elle a fait arrêter le train en sous-préfecture, à l'occasion des cantonales: pour y vanter les ...valeurs républicaines. Et affirmer qu'il « faut retrouver de nouveaux modes démocratiques ». Qui dirait le contraire?
Des travaux pratiques concluants.

Présidentielle 2012: le sondage par l'absurde est arrivé

Décryptage d’un sondage manipulateur de plus





Qu'est-ce qui fait enfler
Marine Le Pen ?






Le monde politique n'apprend rien de l'expérience, si fraîche et douloureuse soit-elle


Imaginatif et prolifique, le commerce du sondage se porte bien: il arrive en trois, derrière la télé-réalité et le télé-shopping! Valeur sûre au rayon attrape-nigauds, le sondage continue de se vendre malgré le nombre de victimes encore fumantes qui jonchent son passage. La série complaisante et manipulatrice à laquelle Désirdavenir Royal s'est laissée prendre en 2007, et avec elle la gauche entière, a ainsi créé une opposition durablement amère et agressive. Or, aujourd'hui nous sommes à nouveau en présence d'une enquête douteuse qui devait empoisonner le microcosme et mettre en garde l'électorat tenté par le vote FN.

Le sondage Harris Interactive - Le Parisien fait beaucoup de perdants à gauche comme à droite, annonçant Marine Le Pen pour la première fois en tête du premier tour 2012, avec 23%, devant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry au coude à coude à 21%, pour le premier tour 2012.
Détail de l'histoire, Dominique Strauss-Kahn est absent des pronostics du Grand Prix du Président de la République...

L’IFOP analyse les conséquences de cette grossière intox de l'opinion

En attendant Godot ?
Selon Jérome Fourquet, son directeur adjoint du département opinion, avec les marges d’erreur de plus ou moins 2 % qui mettent en fait les trois sélectionnés à égalité, ce qui apparaît surtout, c’est que DSK n'entre pas dans son champ visuel, mais qu'il valorise le candidat alternatif en recours indispensable et nécessaire. Ce sondage est un appel grossier du pied au sauveur potentiel de la France et à un appel du 18 juin.

Cet analyste distingué ne prend aucun risque en raisonnant pourtant sur des données tronquées, car il observe, avec une perspicacité qui force le respect, que tout l’échiquier politique est confronté aux logiques de vote utile à droite comme à gauche ! Au final, nous sommes simplement de retour dans une logique identique à celle de la fin des années 90 lorsque le FN imposait le ton et le rythme du débat politique. Le 21 avril 2002 est un détail de l'histoire.

Fourquet nous fait atteindre des sommets. Ce sondage qui ne "calcule" que trois candidats, selon lui, ferait néanmoins deux grands perdants et deux grands gagnants : Nicolas Sarkozy et Martine Aubry, d’une part, Marine Le Pen et Dominique Strauss Kahn, d’autre part. Il suffit donc d'être absent pour être gagnant.

Cet expert en sondages peine pourtant à nous entraîner sur ses sommets d'inepties.

Selon lui, le remaniement du gouvernement a visé au rebond du Président plutôt qu'au réglement d'une situation dégradée et l’anti-sarkozysme socialiste est productif, au-delà de toute espérance. Il n'a pas noté que le pouvoir expose et que les apprentis-sorciers de la gauche contribuent clairement à la montée du FN et à une très forte abstention, pour les cantonales dans deux semaines, pour commencer.
Le moment venu, la candidature de Dominique Strauss Kahn est supposée effacer tous les problèmes: outre Marine Le Pen, les rivalités intestines d'Europe Ecologie-Les Verts et l'épine Jean-Luc Mélenchon au PCF.

Au plan idéologique, les
questions identitaires sont incriminées

Le sondage tend à rendre responsable de la montée du FN l'ouverture dans quatre semaines d'un débat sur l'actualisation de la laïcité. Mais ne faut-il pas être d'une incroyable mauvaise foi pour accuser le gouvernement de créer un problème ex nihilo et pour nier que le corps électoral est très sensible à la visibilité de l’Islam. L'opposition veut ignorer la fièvre identitaire montante en cassant le thermomètre du débat. Elle accuse la majorité de poser le diagnostic et d'envisager des soins par le débat, comme elle aurait dénoncé une absence de dialogue. A défaut, et dans l'attente d'un projet socialiste, c'est le PS qui lui reproche de ne pas avoir de 'véritables' propositions à faire !

Fort de sa conception confiscatoire du 'débat participatif', les socialistes suspectent aussi la majorité de soulever des questions dont elle n'a pas écrit les réponses par avance. Bien qu'il l'ait faussé, ils pointent ainsi le débat sur l’identité nationale suivi d’une forte poussée du FN aux régionales. Ainsi que d'Europe Ecologie, d'ailleurs.

On observe la même obstruction obstinée de la gauche vertueuse sur l’insécurité ou l’immigration, mais elle continue de rejeter l'insatisfaction de la population sur la majorité. Elle assure même que le score virtuel de Marine Le Pen s'expliquerait par une migration de l’électorat de droite vers le FN (cliquer sur l'image ci-contre pour l'agrandir), alors précisément que la presse cite l'exemple du militant CGT des agents territoriaux de la mairie de Nilvange (Moselle) que la centrale de Montreuil a suspendu, au motif que ce responsable cégétiste est candidat du Front national (FN) aux élections cantonales de mars...
"Les idées du FN n'ont pas leur place à la CGT. Cet adhérent a défendu publiquement les thèses du FN sur la préférence nationale, l'immigration comme cause du chômage et contre la régularisation des sans-papiers", s'est indignée la fédération CGT des services publics dans un communiqué reçu à Metz lundi 21 février. "Les 26 adhérents du syndicat de Nilvange ayant dans leur majorité refusé de désavouer leur secrétaire général, la fédération a décidé, conformément aux statuts confédéraux et fédéraux, la suspension immédiate de l'affiliation du syndicat de Nilvange", a poursuivi la direction nationale des services publics.
Lien Le Monde

samedi 5 mars 2011

Censure fièrement ...anti-catholique

Les Chrétiens privés de liberté d'expression
La presse française discrimine les catholiques de France:
cette pub a été interdite...

Quatre pages de publicité, achetées par le diocèse de Lyon dans l’édition locale de 20 minutes, ont été censurées “à quelques heures du bouclage”. Le journal conteste la publication du "Je vous salue, Marie"en période de « fête des lumières » attirant des milliers de touristes chaque année à Lyon, et bien que ce soit le jour de la fête de l’Immaculée Conception.

Le quotidien se justifia
: “Nous ne faisons pas de publicité à caractère politique ou religieux”.
"On s’est toujours engagé vis-à-vis de nos lecteurs à être un journal d’information et pas un journal d’opinion. C’est un parti pris éditorial que nous assumons." La preuve par l'exemple?

20 Minutes avait pourtant fait passer la publicité pour de la viande Halal…

La pub que préfère 20 Minutes s’était affichée pendant plus de 2 semaines dans le journal, sans que cela ne pose de problème de conscience à nos censeurs d’allah.

L'assemblée des évêques de France s'est-elle mise en mode veille ?

Lamy à Montebourg: « On ferme sa gueule ou on se casse ! »

"Montebourg ferait mieux de faire campagne", selon François Lamy

Le Point.fr : Le rapport d'Arnaud Montebourg qui évoque "un système de pression féodal fondé sur l'intimidation et la peur" dans les Bouches-du-Rhône est accablant...
François Lamy : Ce rapport a été fait sur la base d'un voyage d'une journée, au mois de juin. Il a ensuite soi-disant été envoyé au Parti socialiste en décembre, mais nous n'en avons pas trace. Nous l'avons finalement reçu la semaine dernière pour constater qu'il n'y a dans ce rapport aucun fait réel ou avéré, aucune preuve, aucun élément précis, aucun document annexe. Il s'agit de déclarations péremptoires, nous sommes là dans le déclamatoire.

Arnaud Montebourg n'évoque pas que les finances du PS, mais aussi "de graves dérives dans l'usage de l'argent public"...

Lorsqu'on est responsable, on s'en tient aux faits. Jean-Noël Guérini n'a même pas été entendu dans l'enquête sur les marchés publics de l'agglomération marseillaise. C'est à la justice de faire son travail.

Arnaud Montebourg relève que Jean-Noël Guérini cumule la présidence du Conseil général et le poste de premier secrétaire fédéral des Bouches-du-Rhône [il se fait d'ailleurs appeler 'président'], contrairement à ce que permettent les statuts du PS...

C'est vrai, et nos statuts mériteraient d'être améliorés. Jean-Noël Guérini a été élu premier secrétaire fédéral en septembre 2010, suite à la démission d'Eugène Caselli, dont la situation n'était d'ailleurs pas meilleure, puisqu'il cumulait le poste de premier secrétaire fédéral avec celui de président de la communauté urbaine de Marseille. Il n'y avait pas de candidat face à Jean-Noël Guérini, pas de rivalités de pouvoir. Il faisait l'unanimité. Entre deux congrès du PS, le prochain aura lieu après la présidentielle, nous avons estimé qu'il s'agissait d'une situation transitoire acceptable [sic !] dans cette fédération populaire, qui compte dans la vie du parti.

Le PS n'a donc pas l'intention de mettre sous tutelle cette fédération ?

Lorsque nous mettons une fédération sous tutelle, comme ce fut le cas dans l'Hérault après les élections régionales, c'est parce que nous constatons des dysfonctionnements. Cela n'est pas le cas dans les Bouches-du-Rhône. Les comptes de la fédération ont été expertisés, comme pour toutes nos fédérations, il n'y a aucun problème. Preuve qu'il ne roule pas sur l'or à Marseille, c'est le national qui finance actuellement le coût des travaux de rénovation et de sécurité.

Pourquoi alors Arnaud Montebourg aurait-il écrit un tel rapport ?

Je ne comprends pas pourquoi un dirigeant socialiste met en cause une grande fédération du PS sans élément factuel réel, sans étayer de preuves ou de documents. Nous ne sommes pas dans une logique de coups. Nous sommes engagés dans une bataille contre la droite pour les cantonales, et dans la préparation des primaires... Dans la vraie vie du PS. Il est irresponsable de faire de la mousse autour de rien dans une telle période. Arnaud Montebourg ferait mieux de faire campagne pour les cantonales, sur le terrain, aux côtés des candidats.

La méthode Montebourg, c'est accuser sur la foi une revue de presse !...
Est-ce suffisant pour qu'un vertueux se casse ?

L'équipe DSK pratique-t-elle un antisémitisme à rebours ?

DSK, intouchable: la moindre critique vire à l'antisémitisme



DSK, candidat socialiste,
pour baillonner ses concurrents ?



Les Chrétiens sont sujets à toutes les moqueries, hostilités et discriminations

L'anticatholicisme serait de bon aloi; mais l'islamophobie et l'antisémitisme, condamnables.

Seront-ils bientôt des Coptes égyptiens, réprimés et persécutés en France ?

Le débat n'est plus possible


Si Christian Jacob trouve que DSK, depuis en poste à Washington, n'est «pas l’image de la France», la gauche détourne les propos et offre une interprétation aux relents sémites.
Christian Jacob avait jugé dimanche que le directeur général du FMI n’incarnait «pas l’image de la France, l’image de la France rurale, l’image de la France des terroirs et des territoires, celle qu’on aime bien, celle à laquelle je suis attaché ».

La bave aux lèvres, Benoît Hamon, le porte-parole du PS, avait dénoncé lundi, « les relents très moisis » de cette déclaration de l'ex-syndicaliste paysan. Ce qui, tout bien considéré, n'est pas très convenable à l'endroit des Juifs et pourrait pousser le CRIF à poursuivre...

La liberté d'expression est en danger

Alors que Dominique Strauss-Kahn est le candidat favori de la primaire socialiste dans les sondages, il faudrait que la majorité fasse, selon le PS et ses organes de presse militants, comme si il n'existait ni à Washington, ni à Paris.

Interrogé par des journalistes qui lui demandaient si le but de la visite du chef de l’Etat au Puy-en-Velay, haut-lieu de la chrétienté, était de se différencier du directeur général du FMI en vue de 2012, Laurent Wauquiez, maire de la ville a pourtant mis les décrypteurs au clair. « Ce n’est pas la même approche, Dominique Strauss-Kahn est à Washington, il a sûrement une très belle maison qui donne sur le (fleuve) Potomac. Ce n’est pas la Haute-Loire, ce n’est pas ces racines-là ». Evoquer le copieux patrimoine du prochain candidat de la France défavorisée, est-ce aussi de l'antisémitisme ?
L'enracinement américain de DSK sera nié par la gauche et son lieutenant hexagonal fera une lecture tendancieuse de la déclaration du ministre. Le socialiste Pierre Moscovici dénonça en effet vendredi des propos, selon lui, «honteux et scandaleux» ! Toute référence au Potomac serait « honteuse et scandaleuse » !

Moscovici part aussitôt en vrille révélant ainsi la consigne d'intoxication de l'opinion par culpabilisation de la majorité
. «Laurent Wauquiez est un garçon pour lequel j’ai plutôt de la sympathie», déclare un Moscovici condescendant; « c’est un européen de conviction, c’est un garçon cultivé, il a été normalien, major de l’agrég(ation) d’histoire, major de l’ENA, et le voilà qui profère des propos énormes et honteux » sur Dominique Strauss-Kahn, a-t-il accusé sur i-Télé (Canal+) et Radio Classique (SNJ-CGT). Le député du Doubs fut à l’ENA l'élève de DSK, mais ne fut ni major, ni agrégé et n'a visiblement pas encore atteint son maître sur le terrain de l'étude de texte.

Sans souci ni vergogne, Moscovici se livre ensuite à un amalgame.

Moscovici établit un rapprochement qui honore son auteur: « Juste après que Nicolas Sarkozy ait évoqué les racines chrétiennes » de la France, il dit que DSK « ce ne sont pas ces racines-là», assure l'ancien trotskiste de la LCR, ce qui présage mal du niveau de débat de la campagne présidentielle.

Le faux-cul rétropédale aussi sec
Il ne pense pas ce qu'il dit, c'est grave et on s'en souviendra.
« Je n’ai pas pensé que Christian Jacob soit antisémite, je ne pense pas que Laurent Wauquiez soit antisémite (…) En revanche, s’agissant de quelqu’un comme lui, agrégé d’histoire, il sait très bien ce qu’il fait », a-t-il insinué de son haleine fétide.

Mais, selon le coyote qui maintient son délire verbal, le ministre devrait cependant « retirer » ses propos, car « il a mordu le trait ». On peine donc à suivre le raisonnement tortueux: il ne soupçonne pas ses cibles d'antisémitisme, seulement d'avoir mordu la ligne et cela suffirait, selon lui, pour démissionner ! Avec de telles déclarations, la campagne présidentielle risque de « tomber très, très vite dans la boue », a lancé le pompier incendiaire.

Eurodéputé deux fois élu et deux fois démissionnaire (1997 et 2002), il s'abandonne enfin à un commentaire très libre et personnel. « C’est du fayotage, c’est de la courtisanerie, mais derrière tout cela », il y a aussi « une stratégie qui vise à déstabiliser Dominique Strauss-Kahn sur un plan très personnel dont je ne doute pas qu’elle vienne d’en haut », a accusé, sans preuve ni risque de poursuite en justice, l'ami du trotskiste lambertiste Jospin.

Alors âgé de 55 ans, Moscovici joue son va-tout en 2012
En 2006, lors de la primaire présidentielle socialiste, il soutint activement Dominique Strauss-Kahn, qui mordit non pas la ligne, mais la poussière, dès le premier tour, du fait de Désirdavenir Royal. Il en fut meurtri et garde donc aigreurs et fébrilité, au point d'en perdre son sang froid et toute capacité de jugement.

Le Premier ministre renvoie Moscovici à l'antisémitisme de Mélenchon

Mardi 10 février 2011, le Premier ministre, François Fillon, a apporté «tout son soutien » au patron des députés UMP après l'interprétation moscovicieuse moscovienne des propos de Christian Jacob sur Dominique Strauss-Kahn, dénoncés par le PS, selon des participants à la réunion hebdomadaire du groupe UMP à l’Assemblée nationale.

« J’apporte tout mon soutien à Christian. Ce qu’il a dit est d’une extrême modération par rapport à la façon dont certains, à gauche, parlent de Dominique Strauss-Kahn », a lancé le Premier ministre, citant au passage l’accusation d’« affameur des peuples » proférée contre DSK par Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche). En matière de "relents pourris", Mélenchon fait très fort, sans mobiliser le MRAP dont l'action contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples est ...sélective.
« Je vous avais dit en début d’année qu’il faudrait beaucoup de sang froid dans cette phase agitée » de pré-campagne présidentielle et « je vois que je ne m’étais pas trompé », a-t-il observé, devant des participants à la réunion hebdomadaire du groupe UMP à l’Assemblée nationale, propos confirmés par l’entourage du Premier ministre.

vendredi 4 mars 2011

PS: Razzie Hammadi peine à défendre l'indéfendable Guérini

Les pitoyables incohérences socialistes
Le pacte de la mafia socialiste
Caselli, Guérini, Vauzelle ?
Personne ne savait rien !


Un numéro accablant
Ce socialiste missionné par le Bureau national vient débattre de ce qu'il ne connaît pas
: parce que les socialistes sont des paresseux, il n'a pas lu les quatre pages parues dans la presse et se rabat sur la langue de bois: il feint la surprise, esquive et se coupe.

Un parti à la dérive

Martine Aubry n'est encore au courant de rien et fait à priori confiance à celui qui pourtant cumule les postes de 'président' de la fédération des Bouches-de-Rhône et de président du Conseil général. Le premier secrétaire du PS tolère parfaitement que Guérini bafoue ainsi les statuts du parti vertueux !

Non seulement Mme Aubry, la faisant fonction à son poste, ne gère rien, mais Sa Cynique Majesté Royal bave aujourd'hui sur celui qui lui a apporté les voix de sa fédération sur un plateau, dès 2006...

VOIR et ENTENDRE Razzie Hammadi, l'invité de Robert Ménard à l'émission L'Info Sans Interdit, le vendredi 4 mars 2011 sur i>télé:

Ce représentant du PS qui se voyait mettre une raclée à la droite à la cantonale se plaint que ce type de document sorte à un moment stratégique et « dommageable »...

Islam, religion pervertie par de dangereux extrémistes ?

Ménard donne la parole à un combattant de tous les fondamentalismes

Les critiques de l'islam sont stigmatisés
Ils sont caricaturés en partisans du choc des civilisations et en va-t-en guerre.

Pour faire court, ce sont des islamophobes. Ainsi, Riposte laïque (site internet issu du journal en ligne Respublica, 2007, avec des rédacteurs venus aussi bien du MRC que de DLR) est-elle décrite comme emblématique du renouveau de l'extrême droite, alors que, précisément, elle la concurrence dans sa lutte contre l'islamisation de la France. La célébration des 70 ans de l'appel du 18 juin 1940 au saucisson-pinard a été décriée et qualifiée de manifestation d'extrême droite, au prétexte qu'il s'agirait d'une comparaison de l'islam au nazisme. Lien PaSiDupes

Cet homme de gauche dénonce aussi l'antisémistisme, fédérateur commun du FN et de l'islam.

En évoquant l'alliance du mufti de Jérusalem avec Hitler et la SS, il n'a pas besoin de Zemmour pour rappeler que, dans l'Histoire, l'islam et le nazisme ont déjà pu pactiser. Il se défend donc bien d'une opposition choisie à l'infime minorité des méchants islamistes et d'être le défenseur de l'islam modéré pratiqué par l'im-m-mense majorité des musulmans que chouchoutent Europe Ecologie ou le PS. L' « islam des Lumières », qui rayonne sur Lille et Martine Aubry, ne parvient pas à irradier Riposte laïque.

Ni imams, ni curés

Débarrassé des soutanes et des cornettes, Cassen ne veut pas non plus de barbus et de voilées.
Puisque « les media n'osent pas se frotter à l'islam », ce militant du Syndicat du Livre (libertaire et communiste) se déclare désespéré par les gens de la gauche 'humaniste' et de la droite républicaine qui abandonnent au FN le combat contre l'islam conquérant. Il s'élève entre autres contre les vertueux irresponsables et les « benêts compassionnels » de gauche qui se livrent à cette manipulation manichéenne de l'opinion.

Plus jamais avril 2002

Pierre Cassen justifie son engagement par la désespérance des classes populaires dans le combat identitaire qui a logiquement mené au 21 avril 2002.
Il rend enfin hommage à l'internet, comme contre-pouvoir à la presse papier dominée par le 'politiquement correct'.

VOIR et ENTENDRE le fondateur de Riposte laïque, Pierre Cassen, sur ''Le droit d'être 'islamophobe' et la presse qui se prosterne devant l'islam, singulièrement le magazine Marianne:


En craignant d'être étiquettée d'extrême droite par la gauche simpliste et politicienne, la droite républicaine laisse à l'extrême droite la charge de mettre un coup d'arrêt à l'offensive de l'islam sur la France. Et à l'extrême gauche.

Discours de Nicolas Sarkozy au Puy-en-Velay

Texte et video du 3 mars 2011
Nicolas Sarkozy a appelé à "assumer sans complexe" l'héritage chrétien de la France, tout en défendant la diversité, jeudi 3 mars, au Puy-en-Velay (Haute-Loire), alors que s'ouvre à l'UMP un débat sur la laïcité, critiqué comme il se doit à gauche, mais aussi par une partie de la majorité qui y voit un risque de détournement polémique en débat sur l'islam.

Voir la vidéo du discours
VOIR et ENTENDRE (30 mn)


Et voilà le texte du discours:

Messieurs les Ministres,
Messieurs et Mesdames les députés,
Monsieur le Président du Conseil Général,
Mesdames et Messieurs,


En gravissant tout à l'heure les marches qui conduisent jusqu'au chœur de la Cathédrale du Puy-en-Velay, comme l'ont fait avant moi et cela depuis bientôt dix siècles des millions de personnes, j'ai été très ému et j'ai été, comme eux, saisi par la Majesté souriante de cet immense reliquaire de pierre venant à ma rencontre.

Il y a près de mille ans, des architectes inspirés qui ne disposaient pas d'autres moyens techniques que leur talent et que leur foi eurent l'idée folle de jeter dans le vide la nef de leur église pour l'affranchir des contraintes naturelles qui la bridaient et faire ainsi de ce chaos volcanique originel du mont Anis, le point d'appui d'un formidable viaduc spirituel lancé vers le Ciel. Je suis heureux d'être venu ici, j'en garderai, je vous prie de me croire, un souvenir très personnel.

J'ai visité la France dans tous ses territoires, et je dois dire que rien ne ressemble à celui que je viens de parcourir.

Il y avait bien là ici certainement et comme cela me l'a été si bien raconté, des traces plus anciennes de cultes oubliés mais ce geste architectural -- vous ne m'en voudrez pas de dire démesuré, démesuré en ce sens qu'il va au-delà de la mesure humaine, qu'il est inspiré - a achevé et transfiguré l'œuvre de la nature.

Ces paysages qui nous entourent font partie intégrante de l'identité de la France, cette idée exprimée avec tant d'intelligence par Fernand BRAUDEL, cet historien qui consacra une vie de réflexion, et ce n'est pas un hasard de l'esprit, à la France et à la Méditerranée.

Ces paysages du Velay incarnent la France au même titre que le Mont Saint-Michel, le Pont du Gard, la Cité de Carcassonne ou le Château de Versailles.

Personne ne peut parcourir notre pays sans rencontrer son Histoire. Une Histoire dense, riche, multiple, tragique parfois, sublime souvent.

Chartres, Amiens, Reims, Strasbourg, Paris, aucune de ces villes ne serait aujourd'hui ce qu'elle est aux yeux des Français et aux yeux du reste du monde sans ces cathédrales vers lesquelles convergent toujours fidèles et touristes.

Aucune de nos villes, même celles qui furent martyrisées par les deux guerres mondiales, ne seraient ce qu'elles sont sans les trésors qu'elles recèlent. Là c'est un hôtel particulier dessiné par BOFFRAND ou GABRIEL, ici un palais où l'on rend la justice depuis des siècles, ailleurs des musées qui abritent un patrimoine artistique d'une richesse foisonnante.

Aucune de nos campagnes ne serait-ce qu'elle est sans les châteaux que les rois et les princes ont semé sur leur route comme autant de témoignages de notre grandeur nationale.

Cet héritage, mes chers compatriotes, nous oblige. Cet héritage est une chance, mais c'est d'abord un devoir. Nous sommes obligés par cet héritage. Il nous oblige car non seulement nous devons le transmettre aux générations qui nous succèderont mais nous devons l'assumer, cet héritage, sans complexe et sans fausse pudeur.

Le premier devoir que cet héritage nous impose, c'est de le conserver et de le restaurer. C'est là une mission à laquelle l'État ne peut ni ne doit se dérober. La protection de notre patrimoine est un devoir politique car c'est lui, notre patrimoine architectural, artistique, qui inscrit notre pays dans le « temps long » d'une histoire multi séculaire.

Ne pas s'occuper du patrimoine, c'est trahir l'histoire d'un pays. Protéger notre patrimoine c'est protéger l'héritage de la France, c'est défendre les signes les plus tangibles de notre identité. Je rappelle souvent LEVI-STRAUSS : « l'identité n'est pas une pathologie », comme il y aurait à dire sur cette idée, et à tous ceux qui défendent, à juste titre, la diversité, je voudrais dire que sans identité, il n'y a pas de diversité, qu'à l'origine de la diversité, il y a les identités et que ce n'est pas faire preuve de fermeture que de croire en son identité pour mieux la faire partager avec les identités des autres. Mais si on ne croit pas à sa propre identité, comment peut-on partager avec celle des autres et comment même peut-on recevoir les identités des autres ? Il ne faut pas opposer identité et diversité. Il faut comprendre que pour qu'il y ait de la diversité, il faut qu'il y ait le respect de l'identité.

Donc protéger notre patrimoine, c'est protéger l'héritage de la France et c'est résister, mes chers compatriotes, à la dictature du présent, à la dictature de l'immédiat et oserais-je dire, à la dictature de l'interchangeable où tout se vaut, où rien ne se mérite plus, où tout à la même valeur. Je regrette sincèrement que cette profondeur de notre histoire et de notre culture ait été trop souvent abandonnée sur l'autel de l'immédiateté, de la facilité et de la pensée unique.

Ainsi je tiens à rappeler ici devant vous que conformément à mes engagements et alors que la crise économique la plus grave depuis la guerre nous frappait de plein fouet, le budget de restauration des monuments historiques a atteint en 2008 le montant historique de 380 millions d'Euros, et de 400 millions l'année dernière. Je ne ramène pas tout à des considérations financières, mais enfin s'il n'y avait qu'un discours sans finances, je craindrais qu'il ne suscitât parmi vous quelque ironie.

Conscient du rôle culturel mais aussi économique d'un patrimoine unique au monde, le Plan de Relance qu'a adopté le gouvernement a permis la réouverture de chantiers de restauration qui avaient été abandonnés, laissant les plus beau fleurons de notre patrimoine architectural se détériorer inexorablement. Mais quand on laisse se détériorer notre patrimoine, c'est notre identité que nous détériorons en profondeur.

C'est ainsi qu'entre 2009 et 2010, 47 des 86 cathédrales appartenant à l'État ont bénéficié d'une opération de restauration. Dès cette année d'autres chantiers majeurs seront ouverts, comme celui de l'abbaye de Clairvaux, autre lieu exceptionnel et témoignage vivant de l'apport de la Chrétienté à notre civilisation. En disant cela je ne fais simplement que rappeler une évidence : l'apport de la chrétienté à notre civilisation. Dans un tout autre genre le familistère de Guise, rare exemple de ces utopies sociales qui ont passionné le XIXe siècle va faire l'objet d'importants travaux.

Le Puy-en-Velay a bien sûr profité de ces nouveaux crédits même si l'essentiel de la Cathédrale avait déjà fait l'objet d'une importante campagne de travaux entreprise dès 1992. Cette restauration magistrale a mobilisé les talents multiples de nos architectes et de nos artisans d'art et nécessité près de 8 millions d'euros.

La restauration intérieure de la salle basse ainsi que la salle des États sera achevée dans quelques mois. L'une pourra accueillir des manifestations culturelles en lien avec le Sanctuaire, l'autre abritera dès le printemps la plus belle collection d'habits sacerdotaux et liturgiques de France. La collection FRUMAN patiemment et passionnément constituée par un couple de collectionneurs avisés, sera enfin présentée au public grâce à une généreuse opération de mécénat mais c'est l'État qui a pris en charge la restauration des lieux pendant que le Centre des Monuments Nationaux en assurait, cher Frédéric Mitterrand, la muséographie.

Cette opération est exemplaire à beaucoup d'égards, et je tiens à dire la gratitude de la Nation à tous ses partenaires : collectionneurs, mécènes, conservateurs, collectivités territoriales, Monsieur le président et Mesdames et Messieurs les maires, responsables de nos grandes institutions culturelles... La conjugaison de leurs efforts permet d'enrichir sans cesse ce maillage culturel, qui contribue de façon décisive au rayonnement de notre pays.

Avoir soin de notre patrimoine c'est au fond l'une des clefs de voûte du « vivre-ensemble » des Français. Les pères de notre République, notamment Renan, n'ont jamais perdu de vue, eux, ce principe : parmi les éléments essentiels qui composent l'âme d'une Nation figurent, non seulement le désir de vivre ensemble, dont on parle à juste titre si souvent, mais aussi « la volonté de continuer à faire valoir l'héritage que l'on a reçu indivis » : les deux, on ne part pas de rien. Aussi brillante soit une génération, elle va quelque part et elle vient de quelque part.

Si cet « héritage indivis » - je reprends les mots de Renan - nous assigne pour mission de conserver et de transmettre notre patrimoine, il nous demande aussi de l'assumer, ce patrimoine, de l'assumer intellectuellement, de l'assumer moralement et de l'assumer politiquement. Il n'y a aucune raison pour que nous soyons les seuls dans le monde à ne pas assumer notre patrimoine moral, politique, artistique, culturel.

Assumer notre héritage c'est tout simplement reconnaître ce que l'on est, savoir d'où l'on vient. Assumer cet héritage n'oblige personne à partager la foi des bâtisseurs de Notre Dame du Puy, n'oblige personne à partager la foi des milliers de pèlerins qui viennent chaque année jusqu'ici.

Personne n'est prisonnier de la vie et des choix de ses parents ou de ses aïeux ni même prisonnier de l'Histoire de son pays, mais je veux dire qu'il est toujours dangereux d'amputer sa mémoire. Pour un individu comme pour un peuple, une société, mes chers compatriotes l'ignorance de soi conduit rarement à l'estime de soi. Et cela vaut pour nous et cela vaut bien sûr pour ce que nous transmettons aux plus jeunes. Si on renonce à transmettre, si la seule ambition serait de ne rien transmettre, ne soyons pas étonnés du résultat. Si on a l'ambition de transmettre beaucoup, on aura que des bonnes surprises au résultat.

Et c'est bien dans cet esprit que j'ai voulu avec le ministre de la Culture la création d'une Maison de l'Histoire de France. L'appropriation intime de leur passé et de leur Histoire par les Français est l'objet même de notre projet dont j'ai confié l'élaboration à Jean-François HEBERT qui sera assisté, pour cela, d'un conseil scientifique pluraliste et indépendant présidé par un historien éminent -- le professeur Jean-Pierre RIOUX. J'ai vu les polémiques, j'aurais du mal à ne pas voir les polémiques. D'ailleurs, pourrions-nous vivre sans polémique ? Parfois, on voit la polémique, on ne voit pas la raison de la polémique.

Donc, ce projet de Maison de l'Histoire de France auquel je crois beaucoup se traduira concrètement, dès cette année, par l'ouverture au public des vastes jardins des hôtels de Rohan et Soubise, au cœur de Paris, et par une série d'événements de préfiguration, notamment autour du thème des origines de la France.

Je suis sûr que la révélation de ces jardins, aujourd'hui cachés, et la possibilité ainsi donnée aux Français de se replacer dans une chronologie, dans une continuité, dans le « temps long », rencontreront une curiosité et un succès qui auront vite raison des polémiques.

Mais souvenez-vous des manœuvres qui ont entravé pendant plusieurs années la construction du musée du Quai Branly ! Elles paraissent bien dérisoires aujourd'hui, au regard de son immense succès populaire. Pour que les Français, avant même l'ouverture de cette Maison, prennent conscience de ce qu'elle pourra leur apporter, nous avons décidé de faire exposer dans un lieu aussi emblématique que le Grand Palais une sélection des plus beaux plans-reliefs de Vauban qui dorment aujourd'hui dans des caisses aux Invalides. Cette exposition s'ouvrira en février de l'année prochaine. Je veux ainsi inviter les Français à venir découvrir le visage de leur pays et de leurs villes au XVIIème siècle. C'est à de telles découvertes que la Maison de l'Histoire de France devra contribuer.

C'est encore dans le même esprit que j'ai veillé à la réalisation du nouveau centre des Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine. Ce projet de plus de 120 M€ ouvrira fin 2012, comme prévu dès l'origine. Il s'agira d'un moment historique pour la restitution de la mémoire de l'État et de la Nation aux chercheurs mais également à tous les citoyens qu'ils soient généalogistes, historiens amateurs ou simples curieux. Car les Archives nationales, ce sont bien sûr les « papiers de l'État » mais ce sont les papiers de tous les Français : depuis leur état-civil, figurez-vous, le plus ancien du monde, jusqu'à leurs papiers de famille précieusement conservés, depuis le XVe siècle, dans les minutes des notaires.

Les peuples sont comme les Hommes : qu'ils occultent leur passé, qu'ils nient tout ou partie de leur identité et ils courent le risque de voir un jour ressurgir ce qu'ils ont refoulé mais sous une forme inquiétante.

La chrétienté nous a laissé un magnifique héritage de civilisation et de culture : les présidents d'une République laïque. Je peux dire cela, parce que c'est la vérité. Je ne fais pas de prosélytisme, je regarde simplement l'Histoire de notre pays. Une fois dit cela, je veux dire que la France a puisé à d'autres sources : il y a quelques semaines, j'ai reconnu et salué les racines juives de la France. Grégoire de Tours, le plus ancien de nos historiens, qui dans les mêmes pages de son Histoire des Francs, parle pour la première fois non seulement du sanctuaire du Puy-en-Velay mais de la synagogue de Clermont ! C'était en Auvergne déjà et Grégoire de Tours écrivait il y a près de 15 siècles ! C'est la France. La France que nous aimons, la France dont nous sommes fiers, la France qui a des racines.

La France a toujours été à la confluence de plusieurs influences culturelles dont les traces sont clairement visibles, ici même au Puy-en-Velay.

Il est difficile de passer devant les antiques portes de cèdre de la Cathédrale et leurs inscriptions en langue soufique sans être impressionné et ému de cette rencontre entre la langue de l'Islam et l'architecture romane !

Il est difficile de rendre visite à la statue de la vierge qui, au cœur même de votre cathédrale, Monseigneur, est l'objet depuis des siècles de la plus grande dévotion, sans s'interroger comme je me suis permis de le faire, sur le symbole que représente justement une Vierge Noire. Je ne suis pas archéologue, je ne suis pas théologien, je n'ai pas l'intention de trancher - j'ai suffisamment de problèmes à gérer comme cela - un débat particulièrement savant mais, en voyant cette vierge noire, je me disais : « quelle force que cette vierge en majesté, dont la peau n'avait pas la même couleur que celle des fidèles qui venaient la vénérer au Moyen-âge ».

Il est difficile, encore, de lire les inscriptions romaines intégrées à la paroi médiévale de la Cathédrale sans penser, comme le disait si justement l'historien Claude NICOLET, « nous sommes tous des citoyens romains ». Je ne crois pas à cela depuis que je suis marié avec Carla...C'est une remarque plus générale.

Il n'est évidemment pas question non plus de passer sous silence l'héritage politique et philosophique des Lumières qui sert de socle à notre édifice républicain. Même ici, au Puy-en-Velay où les statues, cher Laurent, de la Vierge et de Saint-Joseph dominent la ville, celle de Lafayette, enfant du pays, nous rappelle ce que nous devons, aussi, aux enfants du siècle des Lumières. Mais n'opposons pas les uns aux autres. Il y a un continuum. Il y a une addition qui fait l'identité si particulière de la France.

La France tire donc son génie de toutes les influences qui l'ont traversé et qui lui ont laissé, chacune, un peu de ce que l'on pourrait appeler leurs sédiments culturels. Et l'émotion, je dois dire c'est vrai, l'émotion, on a le droit d'être ému devant le beau. Même si le beau est relatif, il convient qu'il ne disparaisse pas du débat. On ne peut pas débattre que du petit, que du laid. On ne peut pas débattre que de ce qui abaisse. Peut-être peut-on aussi débattre de ce qui est laid ? Je veux dire que cette émotion que j'ai ressentie tout à l'heure quand j'ai franchi les portes du Baptistère Saint-Jean ressemblait à celle que j'ai ressentie à Lascaux au mois de septembre dernier. C'était, ici et là-bas, l'émotion que l'on ressent lorsque l'Histoire s'incarne dans un lieu et que tout d'un coup on sent qu'on est dans une tradition, qui a connu ses ruptures mais qui nous a faits, avec sa continuité et avec sa rupture.

Bien au-delà de la beauté architecturale de ce monument, j'ai été frappé par ce qui m'a été révélé des résultats de la dernière campagne de fouille archéologique. Il apparaît donc que les fondations de l'édifice et la cuve baptismale dateraient de la fin du Vème siècle. Ce baptistère serait donc l'exact contemporain du sacre de Clovis et donc de la naissance de la France. Ce n'est pas rien !

C'est donc bien un « Lieu de Mémoire » que votre lieu, au sens où Pierre NORA l'a défini, et je peux vous assurer que je veillerai personnellement, cher Laurent, je te le dois bien, à ce que le budget nécessaire à la restauration de ce monument insigne soit rapidement trouvé. En quelques mots, s'il manque... pour faire le total... je me sens obligé, avec le soutien vibrant du ministre de la Culture. On ne peut pas dire que c'est un lieu de mémoire ici et considérer qu'il ne mérite pas l'attention y compris financière, de l'Etat.

La République, mes chers compatriotes, est laïque.

Elle appartient donc à tous les citoyens sans distinction aucune comme leur appartiennent aussi l'histoire, l'héritage, le trésor patrimonial que les siècles lui ont légué.

Cet héritage, la République doit savoir la faire partager et apprécier. Nous devons donner à nos enfants les moyens de le comprendre et de le décrypter.

Le privilège de comprendre Georges de La Tour, d'admirer Picasso ou Matisse ne doit pas être un privilège réservé à quelques-uns. Nous ne pouvons pas accepter une forme de ségrégation culturelle, qui, si elle se produisait, tuerait la signification profonde des mots Nation et République. C'est la raison pour laquelle j'ai salué l'initiative inédite et imaginative du Centre Pompidou mobile. Un musée démontable, un musée nomade qui permettra de placer sur le parking d'une grande surface, à la sortie d'un lycée de banlieue, au cœur d'une zone d'activité des œuvres majeures de l'Art contemporain. L'initiative fera date car elle ouvre un dialogue entre le patrimoine de demain et le quotidien des Français.

La France ne doit pas oublier ce qu'elle fut et ce qu'elle est au prétexte que le monde change et qu'il se mondialise. C'est tout le contraire parce que le monde change, parce qu'il se mondialise. La France doit approfondir ses valeurs, qui sont d'ailleurs des valeurs universelles, et qui nous permettront d'affronter les changements du XXIe siècle.

Construire l'Europe de demain, c'est au fond continuer à suivre le chemin tracé il y a plus de mille ans par les premiers pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. N'étaient-ils pas les premiers Européens, ces pèlerins-là ?

Oui c'est ici, au Puy-en-Velay que pour la première fois dans notre Histoire, des femmes et des hommes sont venus de toute l'Europe. Ils ne parlaient pas la même langue mais ils partageaient la même foi ou, en tout cas, la même espérance pour faire référence à des idées qui me sont chères, car je crois qu'il est des pèlerins qui font le pèlerinage sans avoir la foi mais qui ont l'espérance. Ce serait un tout autre débat, mais c'est la première fois qu'ils ont marché ensemble, ces femmes et ces hommes qui ne parlaient pas la même langue, et dans la même direction, côte à côte. Ils ont suivi ensuite, ce chemin qui conduit à cet autre Finistère européen qu'est la Galice.

Que dire de cette rue des Tables que nous avons gravie ensemble tout à l'heure et qui porte ce nom car au Moyen-âge c'est là que les changeurs dressaient leurs tables pour convertir les différentes monnaies arrivant de toute l'Europe dans les bourses des pèlerins qui, pour faire route ensemble, devaient changer de monnaie et se mettre d'accord sur une valeur commune ? Il n'y avait pas l'euro, cher Jacques Barrot !

Ce n'est pas pour rien que le chemin de Saint-Jacques a été le premier itinéraire culturel classé par l'Europe. Mais au fond l'Europe savait bien ce qu'elle lui devait, à cet itinéraire de Saint-Jacques.

Ce matin on m'a offert un bâton de pèlerin, peut-être pour que je sois à mon tour le pèlerin de cette Europe qui puise si profondément ses racines dans l'histoire.

C'est en gardant vivant ce que nous avons hérité de savoir, de sagesse et de tradition que le tracé de nos chemins, les pierres de nos monuments, les formes de notre Art garderont pour nous une signification profonde.

Voyez, la tradition d'accueil et de protection du Velay à l'égard des plus faibles et des plus vulnérables. Cette tradition vient des antiques pèlerinages qui jetaient sur les routes des femmes et des hommes à bout de force démunis souvent, dépouillés de tout.

Ce fut la raison d'être de l'Hôtel Dieu que j'ai traversé et qui a été fondé dès le Haut Moyen Age pour l'accueil des premiers pèlerins. Ce fut la raison d'être de cet ancien Hôpital Général dans lequel nous sommes aujourd'hui, monsieur le Président. C'est ici, en Velay, qu'au XVIIe siècle, fut mis en place l'un des tous premiers réseaux de solidarité « l'œuvre du Bouillon » - les restos du cœur, l'œuvre du bouillon.

Bien des siècles plus tard, c'est à quelques kilomètres du Puy, au Chambon-sur-Lignon, que l'humanisme protestant s'est levé pour protéger des enfants juifs condamnés à l'holocauste par une idéologie démente.

Cette tradition d'aide et de réconfort fait partie de notre identité, ne s'est jamais démentie dans notre pays.

A tous ceux qui dans cette salle aujourd'hui mais partout en France, forgent au quotidien cette immense chaîne de solidarité, je veux dire aujourd'hui mon admiration, ma reconnaissance. Ils contribuent par leur engagement à l'image mais aussi à l'identité de la France.

J'étais venu ici devant vous pour dire que la France a un patrimoine qu'elle entend préserver.
J'étais venu vous dire que la France a un héritage qu'elle doit partager.
J'étais venu vous dire que la France a une identité dont elle doit être fière, mais ici, au Puy-en-Velay, peut-être un peu plus qu'ailleurs, il est évident que la France a aussi une âme.

Je vous remercie.