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mardi 11 novembre 2014

Charlie hebdo, plus que jamais au fond du trou

Pris au piège de ses profondeurs favorites

Entre scatologie et satire, la position de l'hebdo
 est difficile à tenir


Ils ont porté la paillardise au plus bas et la pilule bleue de l'alibi rabelaisien ne parvient plus à les redresser. "On a beau être économes, bricoleurs et débrouillards, il est devenu difficile pour nous de résister à ce qu’on appelle depuis trop longtemps la "crise de la presse", qui engloutit peu à peu les titres imprimés sur du bon vieux papier. 

Une crise qui a été provoquée ou en tout cas aggravée par la presse elle-même", accuse l’hebdomadaire satirique.

Et de poursuivre: "Des éditeurs de presse qui se financent avec la pub ont trouvé malin de mettre gratuitement le contenu de leur publication sur le Net. La pub devait payer le journal." 

Mais pour Charlie Hebdo, "la pub sur le Net paie que dalle ou pas assez, du coup les éditions numériques deviennent toutes peu à peu payantes. Les lecteurs, à qui on a fait croire que l’information pouvait être gratuite, rechignent à débourser quelques centimes pour lire ce qu’ils ont pris l’habitude de lire gratuitement. Entre-temps, les marchands de journaux, concurrencés déloyalement par les éditions numériques gratuites, ont mis la clé sous la porte…" Ils n'ont pas tort et regrettent  amèrement leur conservatisme...
"Moins on vend de journaux, plus ils coûtent cher à fabriquer et à distribuer, alors on augmente leur prix", ajoute le journal, qui évoque également la crise économique comme raison de la baisse des ventes. Poutine et l'Ukraine ? "Les ventes ne couvrent plus le coût de fabrication du journal, sa viabilité est menacée. Il n’est pas question pour nous d’augmenter le prix de vente de Charlie, et pourtant il faut qu’on trouve rapidement les moyens de continuer à exister sans dépendre d’actionnaires extérieurs ou de l’attaque de banques", peut-on lire avant que le communiqué ne se termine par un appel aux dons.
 

Au moins, Charlie Hebdo n’aura que la crise de la presse à déplorer.
 De l’autre côté de l’échiquier journalistique, le journal Minute par exemple doit également subir les persécutions judiciaires en tout genre et n’aura, lui, pas la chance de L’Humanité de voir l’Assemblée nationale annuler ses dettes pour lui venir en aide.

L'Humanité ne bénéficie pas de la proportionnelle
Le quotidien communiste gagne 7 millions d'euros en dormant. Beaucoup trop, au regard de son lectorat. En faisant moins de 2,5 fois de lecteurs, L'Humanité reçoit  en effet moitié autant que Le Monde. 
Les anars de Charlie hebdo suggèrent donc que l'Etat oppresseur répartisse la manne gouvernementale plus équitablement, quitte à faire le jeu des "fascistes"... 

Les Vécés des soutiens de sans-papiers se retrouvent fermés de l'extérieur.
Quand le trou de Charlie hebdo manque de papiers de banque, l'argent versé au pot n'a pas d'odeur.

dimanche 3 août 2014

Parti-pris de la presse: baisse des ventes de quotidiens nationaux au premier semestre

Montée de la défiance du lectorat envers la presse française 

La plupart des quotidiens nationaux payants ont vu leur diffusion baisser au premier semestre 2014

Le quotidien socialiste Libération en difficulté évoque une réduction de ses effectifs
Avec 93.731 exemplaires vendus tous les jours, Libération voit ses ventes diminuer. Menacé de faillite, le journal a été recapitalisé jeudi à hauteur de 18 millions d'euros et veut bâtir un nouveau Libération, avec  le retour du furet, Laurent Mouchard-Joffrin, en tandem avec Johan Hufnagelchargés de redresser les ventes, en baisse depuis un an. Ce dernier était rédacteur en chef et cofondateur de la version française et africaine du magazine en ligne Slate, avant de collaborer aux versions en ligne de Libération comme rédacteur en chef du site web et de 20 minutes.

"L'équilibre économique de Libération suppose une réduction de ses effectifs d'environ 60 personnes".
Les actionnaires envisagent une cinquantaine de départs, avec, pour arranger les finances du journal, l'ouverture d'une clause de cession pour les journalistes. "Mais ça m'étonnerait qu'on les atteigne", avait toutefois précisé le président du directoire, François Moulias, dans une tribune commune avec Laurent Joffrin, publiée dans l'édition du week-end du journal.
Précisant que la direction souhaite des départs "sur la base du volontariat", les deux cogérants du journal soulignent que "l'objectif devra être atteint en tout état de cause, faute de quoi les coûts salariaux resteraient impossibles à supporter dans l'entreprise". Les bobos du quotidien socialiste n'envisagent pas de réductions de salaires...

De sa ligne éditoriale, il restera plusieurs hauts faits. PaSiDupes retiendra ici celui du 18 avril 1975. Tandis que les Khmers rouges commencent à déporter la population entière de Phnom Penh au Cambodge, Libération choisit de saluer avec enthousiasme l'entrée de ses frères communistes "révolutionnaires" dans la capitale: "Phnom Penh : sept jours de fête pour une libération" ! par des génocidaires... 
C'est dire que les attaques terroristes du Hamas sur Israël rencontrent l'entière adhésion de Libération de Jean-Paul Sartre et Serge July.

L'Equipe et Libération accusent les plus fortes baisses avec respectivement -10,56% et -9,41% par rapport à l'année dernière.
Libération a pourtant reçu 14 millions d'euros des contribuables (2012), via l'Etat...

Si le quotidien La Croix parvient à limiter la casse avec 96.133 exemplaires vendus, soit une diminution de ses ventes de 2,09%, en revanche, Le Parisien (-8%), Aujourd'hui en France (-7,20%) n'échappent pas à la baisse générale.
Malgré un effet "Mondial" qui a débuté au mois de juin avec la Coupe du Monde, le quotidien sportif a vendu quotidiennement 216.017 exemplaires depuis le début de l'année.

Les ventes du Monde restent stables 

Les finances du quotidien Le Monde sont presque stables, avec une baisse de 0,31%, malgré la crise traversée ces derniers mois par le journal avec la contestation d'un plan de mobilité visant à poursuivre la transition numérique et la démission en mai de sa directrice Natalie Nougayrède notamment.

Mais Le Monde ne communique pas son chiffre d'affaires
C'est la Société des lecteurs du Monde qui annonçait un chiffre d'affaires de 462 millions d'euros en 2002. En 2007, il était de 628,65 millions d'euros, malgré une perte nette de 14,3 millions d'euros en 2006, à ajouter aux pertes nettes précédentes de 27,9 millions d'euros en 2005 et de 54,2 millions en 2004. En juin 2010, le journal recherchait encore 10 millions d'euros pour éviter la cessation de paiement en juillet, avec des dettes s'élevant à 94 millions d'euros.

Le journal Le Monde touche des subventions de l'État, comme la plupart des titres de presse français, dont le quotidien communiste L'Humanité, le plus dépendant de tous. Ainsi, Le Monde a perçu 2,95 millions d’euros d’aide du fonds d'aide à la modernisation de la presse de 2003 à 2010. En 2010, il est le second quotidien français qui reçoit le plus de subventions de l'État avec 17 millions d'euros d'aides directes. En 2011 et 2012, il est le premier sous perfusion, avec 16,9 et 18,6 millions d'euros.

Le Figaro et Les Echos font exception 

Ils parviennent même à augmenter légèrement leurs ventes.
Le Figaro reste en tête du classement, avec 323.473 exemplaires vendus tous les jours depuis le début de l'année, soit une hausse de 0,19% par rapport à la même période en 2013, selon les chiffres publiés par l'OJD, l'association professionnelle de la presse.

Le journal économique du groupe LVMH, Les Echos affiche la plus grosse augmentation avec une progression des ventes de 1,32% par rapport à janvier-juin 2013 et 124.423 exemplaires vendus chaque jour depuis début 2014. Il a perçu 1,5 million d’euros d’aide du fonds d'aide à la modernisation de la presse de 2003 à 2010.

Lectorat frappé de la double peine

Depuis le 29 mars 2010,
seuls les abonnés aux formules payantes du Monde peuvent lire les articles du Monde. 
Le journal mettait ainsi fin  au "rêve de la gratuité" de l'information sur Internet. Aujourd'hui, les Français qui paient 
les subventions de l'Etat à la presse doivent mettre la main à la poche pour s'informer, au risque que les articles, photos et video achetés disparaissent sans crier gare.   

vendredi 4 mars 2011

Islam, religion pervertie par de dangereux extrémistes ?

Ménard donne la parole à un combattant de tous les fondamentalismes

Les critiques de l'islam sont stigmatisés
Ils sont caricaturés en partisans du choc des civilisations et en va-t-en guerre.

Pour faire court, ce sont des islamophobes. Ainsi, Riposte laïque (site internet issu du journal en ligne Respublica, 2007, avec des rédacteurs venus aussi bien du MRC que de DLR) est-elle décrite comme emblématique du renouveau de l'extrême droite, alors que, précisément, elle la concurrence dans sa lutte contre l'islamisation de la France. La célébration des 70 ans de l'appel du 18 juin 1940 au saucisson-pinard a été décriée et qualifiée de manifestation d'extrême droite, au prétexte qu'il s'agirait d'une comparaison de l'islam au nazisme. Lien PaSiDupes

Cet homme de gauche dénonce aussi l'antisémistisme, fédérateur commun du FN et de l'islam.

En évoquant l'alliance du mufti de Jérusalem avec Hitler et la SS, il n'a pas besoin de Zemmour pour rappeler que, dans l'Histoire, l'islam et le nazisme ont déjà pu pactiser. Il se défend donc bien d'une opposition choisie à l'infime minorité des méchants islamistes et d'être le défenseur de l'islam modéré pratiqué par l'im-m-mense majorité des musulmans que chouchoutent Europe Ecologie ou le PS. L' « islam des Lumières », qui rayonne sur Lille et Martine Aubry, ne parvient pas à irradier Riposte laïque.

Ni imams, ni curés

Débarrassé des soutanes et des cornettes, Cassen ne veut pas non plus de barbus et de voilées.
Puisque « les media n'osent pas se frotter à l'islam », ce militant du Syndicat du Livre (libertaire et communiste) se déclare désespéré par les gens de la gauche 'humaniste' et de la droite républicaine qui abandonnent au FN le combat contre l'islam conquérant. Il s'élève entre autres contre les vertueux irresponsables et les « benêts compassionnels » de gauche qui se livrent à cette manipulation manichéenne de l'opinion.

Plus jamais avril 2002

Pierre Cassen justifie son engagement par la désespérance des classes populaires dans le combat identitaire qui a logiquement mené au 21 avril 2002.
Il rend enfin hommage à l'internet, comme contre-pouvoir à la presse papier dominée par le 'politiquement correct'.

VOIR et ENTENDRE le fondateur de Riposte laïque, Pierre Cassen, sur ''Le droit d'être 'islamophobe' et la presse qui se prosterne devant l'islam, singulièrement le magazine Marianne:


En craignant d'être étiquettée d'extrême droite par la gauche simpliste et politicienne, la droite républicaine laisse à l'extrême droite la charge de mettre un coup d'arrêt à l'offensive de l'islam sur la France. Et à l'extrême gauche.

mardi 6 janvier 2009

Le New York Times trompé par Bertrand Delanoë ?

Comment le New York Times aurait-il pu se laisser piéger par un faux Delanoë?

Qui de la presse américaine ou française est la plus nulle ?

Quand vous avez lu les dépêches d’agences, vous avez tout lu !
> Les journalistes pétitionnaires du service public exercent un dur métier, mais les autres ne sont ni plus débordés, ni moins cossards. Tous autant qu’ils sont n’ont plus qu’à reprendre les dépêches et qu'à se faire plaisir en les expliquant ou commentant (ou les deux), en fonction de leur carte syndicale : c’est la presse libre que le site Internet de Sa Cynique Majesté Royal a pris pour modèle en diffusant à l’infini sur l’Internet la même soupe coupée ou rallongée, mais du même niveau, où surnagent toujours quelques croûtons idéologiques, fautes de français et autres perles orthographiques, avec la prétention d’apporter quelque chose au débat, qu’il soit ‘citoyen’ ou ‘participatif’…

> Nous l’avons vu, Le Monde (avec d’autres) s’amuse avec la sémantique (Lire PaSiDupes)
sans que sa crédibilité n’ait semble-t-il à souffrir de sa recherche de sensationnel et de rentrées d’argent. Tout cela dans le respect du lecteur, bien sûr, sans lequel ils ne seraient rien.
>L’exception culturelle française n’a évidemment rien à envier aux grands modèles internationaux. C’est pourquoi, il faut que les lecteurs en prennent un peu et en laisse beaucoup. D’ailleurs, quoi qu’ils en pensent, les sites et blogs Internet seraient malvenus à les prendre en exemples, puisqu’ils ne commettent ni plus ni moins de manipulations ou d’erreurs que les organes de presse nationaux ou régionaux.
Voire internationaux, comme le signalait lepoint.fr, le 23 décembre dernier. Voici :

Le New York Times est tombé dans un piège pourtant sans finesse en publiant lundi un courrier électronique d'un prétendu Bertrand Delanoë. Ce dernier était extrêmement critique envers Caroline Kennedy, candidate au poste de sénateur laissé vacant par Hillary Clinton si celle-ci entre au service de l'administration du président élu Barack Obama. Il a donc suffi d'un mail faussement signé du maire de Paris pour que le New York Times , l'institution du journalisme tant vantée en France, tombe dans le panneau d'un plaisantin. Le New York Times s'est repenti dans les heures qui ont suivi, expliquant ne pas avoir procédé aux vérifications d'usage. Le journal américain s'est contenté d'adresser à Bertrand Delanoë la version prête à imprimer. Sans réponse de sa part, le New York Times a imprimé la fausse missive... Le ton de la lettre, outrancier pour ne pas dire outrecuidant, n'a pas mis la puce à l'oreille du vénérable journal fondé en 1851, fort de 98 prix Pulitzer. Il est vrai que l'affaire Jason Blair (du nom d'un journaliste plagiaire) avait déjà écorné l'image de l'institution. Dans la fausse lettre, l'auteur de la mauvaise plaisanterie fait dire à Bertrand Delanoë qu'il trouve la candidature de Caroline Kennedy au siège de sénateur de New York "surprenante et pas très démocratique" et finit sa lettre par cette question qui prête à sourire : "Peut-on parler du déclin de l'Amérique ?"

Est-ce la vraie question ?

Elle a au moins l'avantage de rassurer une profession décrédibilisée
par ses coups fumeux (cf. le vrai-faux SMS impuni d'Airy Routier, pour le Nouvel Observateur, ses négligences, comme ici possiblement, et son parti pris, en général.

dimanche 27 avril 2008

Le Post, site collaboratif de Le Monde relance les rumeurs

Des journalistes d’investigation recopient Le Parisien
Le Parisien, presse papier, et Le Post, presse Web, mano en la mano !
La presse a-t-elle besoin de Sarkozy pour lancer des rumeurs ?
Les media démontrent, si nécessaire et bien qu’ils s’en défendent, que le procès qu’ils mènent pour ternir son image auprès de certains Français(es), n’est que le prolongement de la campagne odieuse qu’ils ont développée pendant la présidentielle : après la peur, les rumeurs.
La dernière en date est manifestement inspirée de l’opération de l’ancien président Chirac auquel on a placé un stimulateur cardiaque. Cette presse de caniveau s’essouffle et devrait réfléchir à ce type de solution médicale dont ils savent tout désormais. Le Post, plus que Le Parisien, est pourtant bien jeune mais son espérance de vie est clairement en-dessous de la moyenne. Pour amuser la galerie, les deux équipes rédactionnelles ont mutualisé leurs moyens et leurs efforts. Ca donne çà !

La rumeur circule depuis une semaine. L'ambassade de France dément. [Mais on continue !] Le Parisien s'interroge : "une chambre est-elle réservée, dans le département cardiologie-urologie du Mater Deun le plus grand hôpital de La Valette, à Malte, au nom de Nicolas Sarkozy?"
C'est quoi cette histoire?
Tout part d'un article d'un hebdomadaire maltais, It-Torca, dimanche dernier. Un journaliste affirme qu'un avion Falcon 50 de la présidence de la République s'est posé [en fanfare?] à Malte, amenant une équipe médicale, dont les médecins personnels du chef de l'Etat.Brandon Pisani, auteur de l'article, explique que la délégation est allée inspecter le Mater Dei, un hôpital flambant neuf. Selon le journal, Nicolas Sarkozy "y serait attendu pour les tout prochains jours". [Nous aurons bientôt les radios?]
Que disent les autorités Françaises?
L'ambassade de France à Malte a envoyé un démenti, hier, à 13 heures, au It-Torca. Pour elle, l'information est "totalement erronée".
Du côté de l'Elysée, raconte le Parisien, on préfère rire de l'affaire "Si Sarkozy avait quelque chose au coeur, il faudrait qu'il arrête de courir ses joggings comme il le fait".
Alors, c'est quoi cette histoire???
Le journaliste maintient qu'un avion français s'est bien posé le 17 avril à Malte[comme chaque jour! Mais n'affirme plus qu'il était bleu-blanc-rouge, par discrétion...]. Le Parisien émet donc d'autres hypothèses : serait-ce pour un "haut personnage d'un Etat tiers"? ou encore "d'un mouvement d'opposition dans un pays étranger, voire ... d'une guérilla ?" Mystère.
Source : Le Parisien)
Par La rédaction du Post , le 27/04/2008
Ce n’est pas signé. On ne saura pas qui au Post fait les poubelles du Parisien

dimanche 30 mars 2008

Tribunal de Paris - La désinformation, privilège de la presse papier

Le site fuzz.fr est condamné, mais le Nouvel Obs et Airy Routier continuent de sévir
La fin du journalisme amateur sur le Web ? Les media y voient une vraie bonne nouvelle, alors que la liberté d’expression et les protections syndicales sont un privilège aristocratique refusé à la masse de l’Internet. La presse papier aurait-elle peur de ses lecteurs ?
Jeudi 27, fuzz.fr a été condamné pour atteinte à la vie privée, par le Tribunal de Commerce de Paris. Le Nouvel Observateur et Airy Routier ont-ils subi la même rigueur?

Comme théoriquement Rue89 (Libération), Bakchich ( dont un ancien du Canard Enchaîné est le rédacteur en chef) ou LePost (Le Monde), soutenus chaque jour, par exemple, par David Abiker sur France-Info, fuzz.fr est un site alimenté par les internautes. Il a été sanctionné pour avoir publié un lien vers un blog sur les célébrités qui évoquait une relation entre l’acteur Olivier Martinez et la chanteuse Kylie Minogue. Le Tribunal de grande instance de Paris a donc tranché : non, ce site ne peut pas s’abriter derrière sa position de simple hébergeur pour s’exonérer de toute responsabilité éditoriale. Oui, il y a bien violation de la vie privée comme il en irait de n’importe quelle publication papier. C’est peut-être une très mauvaise nouvelle pour les internautes amateurs de potins mais une très bonne nouvelle pour les médias.

Cette décision de justice fera-t-elle jurisprudence? Oui, si les sites hébergés en sous-main par la presse sont traités comme les autres; mais non, s'ils bénéficient de la protection légale et constitutionnelle dont abuse cette presse qui développerait, selon certains, des tendances mafieuses affirmées.

La liberté d’expression est menacée. Le responsable du site, Eric Dupin, un blogueur connu, a donc décidé de se soumettre et de fermer boutique non sans pointer les risques que fait courir ce type de décision sur l’Internet participatif, le fameux web 2.0. « C’est comme si on condamnait le kiosquier du coin parce qu’il expose les unes des magazines people au public » a fait valoir son avocat, maître Gérald Sadde. Mais la condamnation récente du site note2be, qui proposait de noter les profs, le montre, les juges semblent subir de plus en plus de pressions de la presse conventionnelle et être de moins en moins réceptifs aux arguments du participatif. Ils considèrent qu’il n’y a pas d’exception de responsabilité lié à un statut de 'simple aiguilleur de contenus' (mais sources de rentrées financières générées par la pub...) comme il ne saurait être question d’aller trop loin dans le déballage nominatif sur les profs d’un note2be, de médecins ou de journalistes et a fortiori de magistrats...
Les vrais bénéficiaires de cette émutation juridique sont à l’évidence les médias eux-mêmes, s’ils ne sont pas à l’origine de cette traque nouvelle. Car après tout, ne sont-ils pas, eux, de vieux privilégiés de la responsabilité éditoriale ? Ils se convainquent –et l’opinion avec eux-- d’une exposition intolérable à la concurrence ( qu’ils qualifient de déloyale) des millions de sites ou de blogs qui, malgré des moyens relativement faibles, sont moins lus, mais moins surveillés et moins attaqués. Ils sont accusés de tous les maux et de faire de l’audience en propageant rumeurs et commérages. Voyez si ce ne serait pas pourtant le cas du Nouvel Observateur...
En vérité, les attaques auxquelles l’information sur le Web est exposée sont suscitées par des besoins de puissance et de protectionnisme de la presse papier. Celle-ci riposte au nombre grandissant et à l’indépendance des sites et blogs d’information sur le Net, parce qu’elle se sent menacée sur son territoire exclusif. Elle entend donc conserver la maîtrise et le contrôle de l’information, sans partage. Une des premières offensives a été de noyauter la presse Web avec ses sites de journalistes maison et masqués. Pendant la campagne présidentielle, des avocats militants ont menacé des auteurs de blogs de poursuites judiciaires. Des articles ont été retirés, sous la pression. Nous assistons donc ici à une nouvelle vague d’intimidation, avec la complicité de magistrats, sans que le gouvernement soit concerné.
La presse en ligne n’échappe pourtant pas à la critique. Tout le monde a conservé en mémoire le du soi-disant SMS adressé à Cécilia Sarkozy dont le PDG du Nouvel Obs estime incidemment qu’il n’a jamais existé ‘effectivement’ (sic). Mais les commentateurs de la maison-presse serrent les coudes et considèrent que c’est peut-être pour attirer sur leur terrain une audience pas très citoyenne que le média a dérivé, comme d'autres, moins puissants. Belle preuve de professionnalisme et de maîtrise, donc. Il est pourtant clair pour tous, sauf pour eux, que l’intention de nuire s’est développée dans nombre de salles de rédaction et que d’insolence en impertinence, des journalistes particulièrement engagés et surmenés ont perdu le contrôle, au point de dépasser les limites de l'honnêteté et de la légalité. La déontologie a pourtant été brandie comme un talisman, ou plutôt comme un épouvantail à moineaux.


Comme à leur habitude, presse et partis politiques font maintenant diversion. Un petit site ferait la honte de la profession, comme si la presse écrite ne se suffisait pas dans cet exercice. Souhaitons qu’ils soient désormais moins enclins à confondre leur rôle d’éditeur de référence avec celui de moralisteurs : leur sphère serait celle du véniel, mais aux autres le mortel.
C’est la liberté d’opinion qui est menacée.

Or, soulignons que ce n’est pas le pouvoir politique qui se livre à cette chasse aux sorcières, mais bien les média et les partis politiques qui préservent leur chasse gardée du politiquement correct et de la désinformation.

vendredi 28 mars 2008

La presse papier bidonne; les blogueurs se bidonnent

Déontologie, la presse a dit ‘déontologie’ ?
C’est comme pour Sa Cynique Majesté Royal de parler de ‘république du respect’
Voyons ce qu’en dit le Web, avec Koztoujours, par exemple :
Et ça ne fait pas forcément marrer.
Le parcours est simple[…]
J’écoutais, ce jeudi, On refait le monde, de mercredi. Ouverture en fanfare sur la tribune de Carla Bruni-Sarkozy. Et constat partagé de la grave négligence, de la mauvaise foi de ce rédacteur en chef du Nouvel Observateur, Airy Routier. Constat auquel j’ajouterai sans crainte la volonté de nuire.
Voilà une affaire dans laquelle l’émetteur du sms prétendument adressé dément l’envoi, le destinataire du sms dément la réception mais dont Airy Routier confirme l’authenticité… tout comme le fait qu’il ne l’a jamais vu. Sur Bakchich, au début de cette affaire, un article soulignait que cette prétendue information circulait “en ville” depuis des semaines. Cela n’a pas empêché Routier de placer son scénario huit jours avant le mariage. L’intention de nuire doit-elle encore être prouvée ? Bref, Airy Routier bidonne. Et si sa lettre d’excuse est partie, personne n’a encore vu la trace de la lettre de démission qui aurait du partir également.

Florence Aubenas fait-elle solidairement partie de la charrette ?

La bataille fait rage entre la presse papier et la presse Web

Témoignage d’un blog de qualité
Versac a reçu ce mail et rapporte :
20 mars 2008
Tu veux des scoops, coco ?
Bonjour,
Nous avons le plaisir de vous proposer de faire partie de la nouvelle liste de diffusion privée de L'Express et de L'Expansion, s'adressant ponctuellement à certains bloggeurs et journalistes sélectionnés. Au programme, des contenus envoyés en exclusivité pour vous et votre blog
http://vanb.typepad.com/versac/ : - des scoops en exclusivité - certains éléments du magazine papier en avant première- les endroits du web où L'Express et L'Expansion prennent la parole et créent l'évènement
Les scoops de L'Express :Le patrimoine des candidat à la présidentielle, les tumultes du couple Cécilia-Nicolas Sarkozy, la première interview de Carla Bruni, Simone Veil s'indignant de la proposition de Nicolas Sarkozy pour la mémoire des enfants juifs, Xavier Bertrand reconnaissant son appartenance au Grand Orient de France, mais aussi des sondages, des interviews exclusives, des classements…
Les scoops de L'Expansion :Au cours de ses quarante années d'existence, L'Expansion a souvent innové et créé l'actualité économique par la publication de classements originaux et d'informations exclusives : liste des restaurants les plus rentables, carte des suppressions d'emplois dans l'industrie automobile, liste des villes qui vont basculer lors des municipales etc...L'Expansion est le premier magazine à avoir mis en place un classement des patrons les mieux servis en stock-options, révélant ainsi au public ce système de rémunération et ses excès. Récemment, il a fait l'actualité en révélant les risques de santé publique liés aux importations alimentaires chinoises.
La fréquence d'envoi sera maîtrisée, mais dépendra largement de l'actualité.
Si vous souhaitez devenir membre de cette liste de diffusion, merci de nous le faire savoir en répondant "OK" à cet e-mail. Bien sûr, vous pourrez à chaque envoi décider de ne plus recevoir de mail de notre part.
Christophe Barbier, Directeur de la Rédaction de L'ExpressAlain Louyot, Directeur de la Rédaction de L'Expansion
Il semble que pas mal de blogueurs ont reçu la chose. l'objectif, pour L'express ? se connecter "à la blogosphère", et bénéficier de sa capacité d'amplification, d'attraction d'attention.
Stratégiquement, ce n'est pas idiot. On balance les scoops en exclusivité, et on espère retirer "du buzz". On espère que l'attention de ces blogs se tournera un peu plus vers les sites du groupe, qui sont relativement peu cités dans ces sphères (hormis des moqueries du blog de Christophe Barbier).
Pour ma part, je ne m'abonne pas. Le scoop m'intéresse peu. La promesse d'avoir en primeur de nouvelles révélations sur la vie de carla bruni ou la franc-maçonnerie d'untel ne m'allèche pas. Mais il y a de l'idée, c'est sûr. On pourrait demander à ces journaux de travailler de manière un peu plus approfondie l'interaction, l'insertion effective dans le "web social", par des démarches plus ouvertes...

D’autres exemples encore, issus de Libération ou du Monde et du Nouvel Obs ou de Marianne ? Du Canard Enchaîné ou de Charlie Hebdo, aussi bien ? Et qui sait, des agences de presse ? Cà fait certes la différence avec Voici ou Gala !
Que de la déontologie.