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samedi 12 juillet 2014

Gouvernement: Montebourg s'aligne sur Valls, dans la perspective de la primaire du PS

Arnaud Montebourg s'estime dans la ligne du gouvernement

Un ministre davantage préoccupé de son image que d'Economie

Une attitude virile de Nono
(épouse Valls épanouie,
dans l'arrière-plan à droite) 
En chute dans les sondages et en recherche d'emploi  de soutiens au sein du PS, Arnaud Montebourg semble désormais déterminé à ne pas s'écarter de la ligne du gouvernement et propose donc de consacrer  aux ménages un tiers des 50 milliards d'euros d'économies publiques prévues sur la période 2015-2017, sous forme de baisses d'impôts.

Le ministre de l'Economie et du Redressement productif s'est présenté comme celui qui est " chargé de trouver des solutions pour remettre en marche l'économie". Vendredi sur France Inter, l'imprudent Nono  Montebourg a ainsi pris une hypothèque sur l'avenir, mais le matou sait toujours comment dénoncer tous ceux qui mettent des bâtons dans ses roues voilées de m'as-tu-vu.

"J'ai expliqué qu'il fallait amplifier une politique déjà menée par le Premier ministre" avec les baisses d'impôts pour les ménages modestes prévues dans le projet de loi de finances rectificative débattu au Parlement, a-t-il encore expliqué.


Une soudaine souplesse politique


Si la pression des circonstances le contraint à un renoncement personnel à toute spécificité gouvernementale, il n'est que provisoire et limité, car Nono continue d'entretenir l'animosité hexagonale envers l'Union européenne.  Lors d'un discours sur le redressement économique de la France, Arnaud Montebourg a fustigé jeudi les politiques d'austérité imposées, selon lui, par Bruxelles



Sans remettre en cause le programme d'économies de 50 milliards d'euros, il a défendu la nécessité d'un rythme moins contraignant de consolidation budgétaire, proposant qu'il serve pour un tiers à réduire les déficits, un tiers à baisser les charges des entreprises et un tiers à réduire la fiscalité des ménages.

Il se démarque ainsi du Pacte de responsabilité et de solidarité qui prend en compte le besoin des entreprises comme moteurs de la croissance et ne prévoit jusqu'ici que cinq milliards d'euros de baisses d'impôts pour les ménages les plus modestes sur les trois ans qui viennent.

Interrogé sur LCI/Radio Classique, le ministre des Finances Michel Sapin a voulu retenir qu'Arnaud Montebourg défend "les deux piliers qui font la cohérence de la politique gouvernementale", à savoir les baisses de charges pour redresser la compétitivité des entreprises créatrices d'emploi et les économies budgétaires promises qui serviront (peut-être) à les financer.

On ne peut pas rester dans le statu quo

"Je ne l'ai pas entendu prendre rendez-vous pour 2017", a ironisé Sapin en réaction à ceux qui ont vu dans le discours du ministre de l'Economie une véritable déclaration de politique générale.
Arnaud Montebourg a donc tenu à affirmer sur France Inter que ses "coups de griffe" ne visaient ni à le positionner dans la perspective d'une candidature à la prochaine primaire socialiste pour la présidentielle 2017, ni à discréditer les politiques successivement suivies jusqu'à présent par Ayrault et Valls, "mais l'Union européenne et l'ensemble des dirigeants européens", puisque les résultats de l'UE en termes de croissance sont "catastrophiques". Un point commun avec la politique socialiste de Hollande, si on veut bien y regarder objectivement...

Montebourg indique ce qu'il faut faire: yapuka!
"Il faut se réveiller, bouger un peu tout le monde", a déclaré l'agité du bocal en estimant qu'il est dans son rôle de ministre de l'Economie et en certifiant qu'il n'est pas le "prince Potemkine, le conseiller de Catherine II de Russie qui déployait des décors sur le passage de la tsarine pour cacher la misère."

A la question de savoir ce qu'il ferait s'il n'était pas suivi, il a répondu : "Je ne me situe pas dans cette perspective (...) mais on ne peut pas rester dans le statu quo, c'est cela mon message."

Arnaud Montebourg a par ailleurs égratigné Michel Sapin
Son colocataire de Bercy a en effet déclaré le week-end dernier: "Mon amie, c'est la finance, la bonne finance", même s'il l'a bien distinguée de la "mauvaise finance", dans un clin d'oeil au grand discours électoral de François Hollande, début 2012 au Bourget, quand il avait proclamé "Mon véritable adversaire, c'est la finance."
Mais si Nono laisse tout passer à Valls, il a enguirlandé Sapin considérant que "si c'était un bon mot, il a raté son objectif".

Hollande a manqué un autre objectif qui, celui-là, nous intéresse


La troisième "grande" conférence sociale s'est révélé "mini", voire loupée. Qu'en restera-t-il donc, dont puissent se targuer les membres de l'exécutif sur les starting-blocks des primaires ?

VOIR et ENTENDRE le débat animé par Léa Salamé entre Alexis Brézet (directeur de la rédaction de Valeurs actuelles) et Nicolas Domenach (directeur-adjoint de la rédaction du magazine Marianne) sur le coup d'épée dans l'eau de la "grande" conférence sociale:



VOIR et ENTENDRE un débat proposé par i-télé entre l'inénarrable Bruno Roger-Petit, qui réclame plus de gauche et se fourvoie une fois de plus en misant sur une résistance de Montebourg, et Philippe Tesson pour qui l'échec de la conférence sociale est avant tout celui de Hollande: 

1 commentaire :

  1. Mise à part en parler que fait-il ?!.. Rien ... Il ne fait rien et ne fera rien, c'est grave !

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