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mardi 28 juillet 2015

A Vallauris, le roi d'Arabie saoudite refuse les femmes CRS sur la plage: Hollande, Valls, Fabius et Cazeneuve obtempèrent

Le préfet de la République baise les babouches du roi

Le roi Salmane d'Arabie saoudite ne saurait supporter la vue d'aucune femme
postée sur la plage à Vallauris (Alpes-Maritimes)
Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères de Hollande et ministre du Tourisme de Valls, s'est exécuté en donnant des consignes aux personnels de Cazeneuve, les  CRS qui assurent la protection des environs de la villa royale et temporairement  "privatisée" pour le souverain, a-t-on appris mardi de source syndicale. "Samedi, alors que le dispositif de sécurité était assuré par les policiers de la sécurité publique, il y avait une collègue féminine sur la plage, où il y a eu un incident, dont je ne connais pas les détails", a déclaré Sylvain Martinache, délégué régional UNSA Police CRS Sud.





 C'est un émissaire du roi qui a spécifiquement demandé à la policière en question de ne plus surveiller la plage, a révélé l'hebdomadaire Marianne qui assure que l'affaire est remontée jusqu'au ministère de l'Intérieur.
La préfecture des Alpes-Maritimes et le patron de la Sécurité publique ont nié toute intervention royale. Jouant sur les mots de concert, ils jurent que des policières sont toujours de service "dans le dispositif", sans préciser si elles se trouvent toujours ou non en faction sur la plage.
"La famille royale ou son entourage n'a jamais demandé [à ce] que soit écarté du dispositif un personnel féminin", a déclaré le directeur départemental de la sécurité publique des Alpes-Maritimes Marcel Authier. Mais il ne dit pas que c'est un émissaire du roi qui est intervenu. 
"Des femmes policières sont régulièrement envoyées sur ce dispositif, sans aucune remarque de la famille royale ou de son entourage. J'ai demandé à ce que le dispositif soit reculé lorsque le roi et sa famille viennent se baigner, pour protéger leur intimité", a précisé M. Authier, qui fait état de dispositifs  de routine et de situations générales et non du cas particulier d'un nanti.

Les éléments de langage saoudiens  s'imposent à la presse française

La préfecture des Alpes-Maritimes noie pareillement le poisson par un communiqué flou, affirmant que "des personnels féminins agissent sur le dispositif depuis le début de la visite du roi (cortège, points de sécurisation), sans que cela n'occasionne le moindre problème. Jamais l'Arabie saoudite n'a demandé une adaptation du dispositif sur la base de tels critères" [de sexe]. C'est clairement la vue du souverain en short de bain qui ne doit pas heurter la vue d'une femme, fût-elle en uniforme.

Interrogé sur France 3 Côte d'Azur, Ali Al-Qarni, chargé d'affaires de l'ambassade d'Arabie saoudite, a lui aussi confirmé la présence de femmes dans le dispositif de sécurité, sans plus de précision.

Sylvain Martinache (syndicat de police trotskiste) maintient qu'au lendemain de "l'incident" qui a  eu lieu sur la plage, une compagnie de CRS a pris le relais des policiers de la sécurité publique pour assurer la protection de la famille royale "avec pour consignes claires de ne pas mettre de femmes sur la plage pour éviter un incident".
"Ces instructions ont été données très clairement par les autorités policières locales", a poursuivi Philippe Capon, secrétaire général de l'UNSA Police. "Ce qu'on trouve absolument anormal, c'est
qu'on puisse déterminer une mission en écartant un policier en raison de son sexe, c'est inadmissible", a-t-il dénoncé.

Cet incident succède à plusieurs autres

D'autres polémiques avaient précédé l'arrivée samedi soir du roi Salmane et de son impressionnante suite de quelque 1.000 personnes sur la Côte d'Azur, notamment sur la privatisation temporaire de la plage et sur les travaux entrepris sans autorisation pour en faciliter l'accès.

La République se met en quatre en mettant dans sa poche ses principes valables pour le peuple - respect de la Loi littoral ou égalité homme-femme - et son mouchoir par dessus.
Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des...Droits des femmes, tarde à communiquer.

Le pouvoir socialiste maquille les chiffres du chômage de juin

Thierry Solère (LR) ne s'en laisse pas compter

Le député Les Républicains  conteste les chiffres du chômage du mois de juin publiés lundi
Les Républicains dénonce les chiffres officiels publiés le 27 juillet.
Le ministère du Travail n'avoue que 1.300 demandeurs d'emploi en plus en juin 2015.


Un chiffre "quasiment stable" selon le communiqué du ministre, François Rebsamen, qui préfère relever les bonnes statistiques par ailleurs. Depuis le 1er janvier 2015, la hausse subirait un ralentissement, avec "+ 8.800 par mois en moyenne, soit deux fois moins qu’au second semestre 2014", iassure le communiqué. Frère Rebsamen n'a toutefois pas eu le front de montrer sa face pour cautionner cette intox.

Un nouveau mode de calcul et le tour est joué !

Tandis que le chômage des seniors a encore augmenté e
n juin, celui des jeunes aurait baissé sur les six premiers mois de l’année et n’a pas augmenté depuis deux ans et demi", indique le ministère. Une baisse destinée à démontrer que les dispositifs mis en oeuvre pour accompagner les jeunes en difficulté auraient été efficaces. François Rebsamen a donc choisi de mettre en avant les chiffres positifs et de donner l'illusion du succès des différentes politiques mises en place par le gouvernement. Dans l'Histoire, les régimes totalitaires n'ont jamais reculé devant ces subterfuges.

Thierry Solère dénonce la pseudo-stabilité annoncée 

Au lendemain de la publication des chiffres du chômage du mois de juin, le député de l'opposition affirme que les chiffres ont été maquillés pour cacher une hausse réelle de plus de 11.000 demandeurs d'emplois supplémentaires.
Plus de 11.000 demandeurs d'emplois ont été rayés des chiffres annoncés hier, affirme l'élu des Hauts-de-Seine au micro de RTL ce mardi matin. "S'il n'y avait pas eu un "affinage méthodologique", comme appelle ça pudiquement Pôle Emploi, on aurait à ce moment là une hausse de plus de 11.000 personnes, c'est vraiment prendre les gens pour des crétins, a-t-il lancé. "Moi je compte bien créer une catégorie, ça s'appelle la catégorie cachée et puis vous verrez qu'il y aura une baisse du chômage réel," a-t-il raillé.
Le député compte bien démontrer le tour de passe-passe
Th. Solère a évoqué la création d'une commission indépendante qui assurerait davantage de transparence. "A la rentrée, je déposerai une demande pour qu'une commission d'enquête parlementaire indépendante puisse chiffrer réellement le nombre de chômeurs catégorie par catégorie, pour que le gouvernement n'ait pas la tentation de maquiller les chiffres parce que les élections [régionales]approchent," a annoncé au micro de RTL le responsable de l'organisation de la primaire de LR pour les prochaines élections présidentielles. 

L' "audacieux" Hollande est capable de toutes les magouilles

"Même un président impopulaire peut agir avec une grande capacité,"
 a estimé Monsieur P'tite Blague au cours d'un dîner annuel le 27 juillet. 


Dans le même temps où, au coeur de l'été, alors que le Parlement s'est mis en vacances, Frère Rebsamen manipule les chiffres du chômage, sans attendre 2016, Hollande a annoncé que sa candidature dépendra de l'inversion de la courbe du chômage et que, pour un second quinquennat, il ne sera fixé qu'en 2016.

  
François Hollande n'y a justement mis qu'une condition -floue et subjective -   d'observer une baisse seulement "crédible" du taux de chômage...

Le locataire de l'Elysée ne manque pas d'"audace", en effet. Il les a toutes !
Mais l'audacieux a ajouté qu'il suffirait que la perspective de cette inversion de courbe soit... "crédible", "seulement s'il y a une "baisse crédible du chômage en 2016". Tous les désespoirs sont permis.

Troisième fortune de France, Drahi développe son empire de presse sous la protection de Hollande

Drahi et Weill bâtissent le premier groupe multimédia français

Altice continue de faire son marché dans les media français

Drahi avale Weill
Il se rapproche de NextRadioTV, l'un des seuls groupes audiovisuels indépendants de France

Groupe multinational regroupant des câblo-opérateurs, des opérateurs de télécommunications et des entreprises de communications, Altice est un propriété de Patrick Drahi (à 58,50 % en 2015). L'entreprise de droit luxembourgeois et cotée à la bourse d'Amsterdam en 2001 est domiciliée dans un paradis fiscal.

Il a fait fortune en France, puis à l'étranger, grâce à une technique particulière de gestion d'investissements avec effet de levier appelée LBO, consistant à s'endetter fortement pour acheter une entreprise cible, puis la "restructurer" pour en majorer les profits financiers et rembourser les emprunts contractés par ponction sur leur propre trésorerie.

L'empire de Drahi, 51 ans, magnat de la presse
Pour l'instant, ses titres de presse écrite ne seront pas intégrés à la filiale media que pilotera Alain Weill, mais sont destinés à la rejoindre à terme. De quoi créer des synergies intéressantes, estime Nicolas Reffait, du cabinet d'analyses BearingPoint, un intéressé qui travaille pour les deux groupes à la fois: "Le groupe L'Express apparaît faible sur la vidéo, ce qui pénalise son activité publicitaire, et le site BFMTV.com pourrait être meilleur sur l'écrit" et améliorer sa visibilité. Le nouvel ensemble "rapprocherait des activités qui, prises indépendamment, peuvent présenter des perspectives de croissance faibles mais qui, réunies et bien orchestrées, sont réellement prometteuses", conclut-il.
Le personnel doit juste craindre des concentrations et des licenciements.

Le patrimoine de Patrick Drahi est évalué à 28,8 milliards de dollars, mais son endettement n'est pas chiffré... Or, l'endettement vertigineux de son groupe, Altice, suscite de vives inquiétudes.

Ses rachats ou intégrations en métropole dans les Télécoms


  • 2002-2007:Numericable, 
  • Noos, 
    France Télécom Câble 
    et TDF Câble


  • 2014 :
    SFR
    Virgin Mobile France
  • Portugal Telecom 
    l'opérateur israélien Hot
    l'américain Suddenlink, etc...


  • Filiales, dont Numericable-SFR (78 %)

  • Il détient 99 % des réseaux câblés de France.

    Le 21 juin 2015, Altice annonce une
    Offre publique d'achat (OPA) sur Bouygues Telecom pour 10 milliards d'euros: le conseil d'administration de Bouygues Télécom la rejette à l'unanimité le 23 juin.
    En 2014, sa double nationalité agite certains media. Selon Challenges, l'avocat de Patrick Drahi a déclaré que son client possède exclusivement la nationalité israélienne et qu'il a demandé la perte de sa nationalité française.

    Ses rachats ou intégrations en métropole dans les media 
  • Libération
  • ,

  • Groupe l'Express (Studio Ciné Live,
  • L'Express, L'Expansion,... 
    du groupe groupe belge Roularta)

  • groupe
  • Altice Media Group

    Devenue la première chaîne d'information en continu,
     BFMTV est principalement détenu par Alain Weill.
    L'aventure NextRadioTV commence avec l'acquisition de la radio nationale RMC par le groupe NRJ (et aussi Chérie FM, Nostalgie et Rire et Chansons), le 5 juillet 2000. Mais la loi française interdisant à un même groupe de desservir par le biais de ses différents réseaux radiophoniques plus de 150 millions d'auditeurs potentiels, NRJ Group renonce aussitôt à RMC et le directeur général du groupe NRJ, démissionne de ses fonctions pour racheter la radio RMC et créer Nextradio. En 2002, NextRadio reprend la radio BFM (qui se voulait celle du 'tout-économique" à sa création en 1991; 110 salariés), alors en redressement judiciaire. Jean-Luc Mano était le patron de la station, Ghislaine Ottenheimer, la directrice de la rédaction (avec les signatures de Patrick Chêne ou Daniel Bilalian) et les actionnaires Apax Partners, Dassault, Compagnie financière Rothschild.

    Patrick Drahi et Alain Weill ont conclu un accord de partenariat 

    Il prévoit l'intégration du groupe audiovisuel à la holding de l'homme d'affaires franco-israélien. Les deux entrepreneurs lancent ainsi en France le mouvement de rapprochement entre opérateurs télécoms et diffuseurs, initié aux Etats-Unis par AT&T et DirecTV.

    Après de rapides négociations, les deux patrons, self-made-men quinquagénaires qui se connaissent depuis près de vingt ans, ont annoncé lundi qu'ils lanceraient prochainement une OPA d'environ 595 millions d'euros sur le groupe, soit trois fois son chiffre d'affaires. Elle sera financée principalement par Patrick Drahi, qui poursuit ainsi - sans entrave gouvernementale ni européenne - ses acquisitions en rafales dans les télécoms et les media.



    Dans un premier temps, ces deux outsiders du gotha français des affaires se partageront le capital de NextRadioTV. Mais, d'ici à mars 2019, Patrick Drahi pourra en racheter la totalité et, comme la quasi-totalité des grands media français, NextRadioTV sera ainsi aux mains d'un grand industriel, à l'instar de Le Monde (triade socialiste Niel-Pigasse-Bergé), de TF1 (Bouygues), de Canal+ (Bolloré), Le Parisien et Les Échos (LVMH) ou M6 et RTL (l'allemand Bertelsmann).

    Le virage  de Weill à 180 degrés surprend le milieu

    Patrick Drahi va recruter Alain Weill comme nouveau patron mondial de ses activités media, pour lesquelles il affiche de grandes ambitions. Le fondateur de NextRadioTV va devenir membre du comité de direction du groupe de télécoms et de media Altice, mais pilotera aussi "l'ensemble des activités media d'Altice, en France comme à l'international", au sein d'une filiale dont il sera actionnaire à 24 %. Elle sera chargée d'investir à l'international, "où les perspectives de croissance sont nombreuses", précise Altice dans un communiqué.



    C'est un virage à 180 degrés pour Alain Weill, 54 ans, entrepreneur jusqu'ici très attaché à son indépendance, qui assurait ne pas vouloir vendre le groupe qu'il a créé de toutes pièces en 2000. NextRadioTV regroupe RMC, BFM TV, ainsi que les chaînes RMC Découverte et BFM Business. Mais, malgré des résultats en hausse l'an dernier, NextRadioTV restait fragile, dans un marché publicitaire toujours morose, face à des concurrents comme Canal+, TF1 ou M6 adossés à d'énormes groupes capables de financer leur développement. A la recherche de relais de croissance, Alain Weill vient d'ailleurs de conclure le rachat de la chaîne Numéro 23 pour 88 millions d'euros, une opération suspendue au feu vert du CSA.
    Les analystes ont bien accueilli cette nouvelle concentration socialiste. 
    "Cela permet d'envisager de nouvelles perspectives pour NextRadioTV en lui donnant des capacités d'investissement en France comme à l'international", a commenté Jérôme Bodin, chez Natixis. "Et cela va permettre d'accompagner le groupe Altice dans son internationalisation. On assiste à un rapprochement progressif entre les télécoms et les media, avec la nécessité pour les groupes télécoms d'avoir des contenus exclusifs", a-t-il dit.


    Patrick Drahi poursuit ainsi au pas de charge ses rachats dans les media, pendant que Hollande est encore au pouvoir. Et dommage pour France Télévisions qui va réclamer toujours plus de pub en début de soirée.


     

    Les Grecs votent non à l'Europe, mais la Grèce reste dans la zone euro

    La Grèce peut-elle se maintenir dans la zone euro ? 

    Après la victoire du non au référendum, la logique veut que le pays quitte la zone euro. 
    Mises au point de J-C Juncker, président de la Commission européenne, avec F. Hollande , en arrière-plan
    et Alexis Tsipras, premier ministre grec, en premier plan

    Or, rien n’a été anticipé
    et les leaders européens ne semblent pas prêts à prendre cette responsabilité
    .

    Rappel des faits

    Varoufakis, ministre voyou

    Le "non" au référendum sur le plan d'aide proposé par les créanciers l'a emporté avec 61,31%,  face au "oui" crédité de 38,69%. Angela Merkel et François Hollande ont aussitôt annoncé une réunion à l'Elysée pour "évaluer les conséquences" du scrutin en Grèce, tandis que le Premier ministre, Alexis Tsipras, jugea  de son côté que ce référendum ne constituait plus "un mandat de rupture avec l'Europe, mais un mandat qui renforce notre position de négociation afin de chercher une solution viable".

    Personne 
    n'avait rien préparé pour un éventuel sauvetage de la Grèce en cas de "non". Au lendemain du référendum, le naufrage annoncé du pays est une affaire de quelques mois en 2015. La mission de sauvetage du pays paraît impossible aux créanciers  européens comparés à des terroristes par Yanis Varoufakis, le très mesuré ministre des Finances rejeté par l'ensemble des membres de l'eurogroupe.

    Alors que les Grecs se rendaient aux urnes,
    certains dirigeants européens affirmaient que les négociations reprendraient, que
     la réponse soit oui ou non. "Quel que soit le vote en Grèce, nous devons dès demain [lundi] reprendre des discussions politiques", avait ainsi interféré le ministre français Emmanuel Macron, aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, poussant ainsi à un vote de rejet qui serait sans conséquences. "Si le non l'emporte, ce serait une erreur historique d'écraser le peuple grec", avait insisté l'ex-banquier et actuel ministre de l'Economie de Hollande, appelant à "ne pas faire le traité de Versailles de la zone euro" car, on le sait, les références du jeune homme sont saisissantes, historiques, littéraires, à la différence des salariées "illettrées" des abattoirs Gad, empruntant aux slogans publicitaires. Le patron de Bercy a ainsi nivellé le débat par le bas : "Le message important était en effet de montrer la cohérence de l'action économique et de la politique économique de l'État et du gouvernement parce que ce qu'on fait à l'intérieur se voit à l'extérieur et on ne peut pas avoir deux politiques."

    Cette formule, "ce qu'on fait à l'intérieur se voit à l'extérieur" n'est rien d'autre qu'est que le recyclage du célèbre slogan des yaourts Bio de Danone, ou Activia comme on les appelle aujourd'hui.
    La dette publique et le chômage n'ont aucun effet sur le transit intestinal des enfants de la génération Hollande, aka Monsieur P'tite Blague, car son collègue du gouvernement, Matthias Fekl, nouveau secrétaire d'État au Commerce extérieur en remplacement du phobique administratif, Thomas Thévenoud, avait donné le ton sur le sujet au sémillant ministre de l'Economie. Après que le président de la commission des Affaires économiques François Brottes a annoncé que Matthias Fekl ne sera auditionné que jeudi 18 septembre, le secrétaire d'État a lancé : "Demain, j'enlève le bas," autre référence à une célèbre publicité des années... 80 pour l'afficheur 'Avenir'. Bref, pendant que les Français peinent à trouver un emploi et à joindre les deux bouts, la 'Croisière s'amuse' à la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale...


    Même message de Matteo Renzi à la Grèce: "Le jour d'après, on devra se remettre à parler. La première à le savoir est précisément Angela Merkel", a déclaré au quotidien Il Messagero le chef du gouvernement italien, un publicitaire et membre du Parti démocrate (PD), comme certains en France sont "Les Républicains'. La chancelière allemande, elle, n'a fait aucun commentaire prématuré, préférant attendre le résultat du référendum. En revanche, le chef du gouvernement conservateur espagnol a quelque peu détoné dans ce concert socialiste de voix conciliantes, se démarquant de Podemos, mouvement d'extrême gauche arrivé à la tête de Madrid et Barcelone: "L’euro n’est pas et ne peut pas être un club à la carte; il y a des normes et des règles destinées à assurer sa survie", a affirmé Mariano Rajoy.


    L'Europe cherche en Grèce un interlocuteur fiable

    Reprendre les discussions? Mais avec qui ? 
    Euclide Tsakalotos, successeur de Varoufakis 
    depuis le 6 juillet 2015, derrière A. Tsipras

    Pendant le scrutin, l'universitaire Kostas Vergopoulos évoqua une rumeur courant à Athènes, selon laquelle Alexis Tsipras appellerait à un gouvernement d'union nationale en cas de victoire du 'non'. Un changement incontournable aussi dans l'hypothèse du oui: Yanis Varoufakis avait menacé de démissionner si le oui l'emportait, mais au moment de se rendre aux urnes dans la précipitation aucun électeur ne connaissait les intentions d'Alexis Tsipras, qui avait déjà perdu toute crédibilité aux yeux de ses partenaires. Serait-il parti avec son ministre révolutionnaire, aurait-il convoquer des élections anticipées ou tenté de constituer un gouvernement de coalition avec la gauche modérée? Quel aurait été son mandat de négociation ? Le 'non' ne répond à aucune des questions posées, mais l'éjection de Varoufakis déverrouille la situation.
    Ce mandat, le chef du premier gouvernement de gauche radicale au pouvoir le devra au soutien des deux grands partis qui ont gouverné alternativement le pays depuis 40 ans, la Nouvelle Démocratie (droite, comme qui dirait 'Les Républicains'...) et le Pasok (socialiste), auxquels s'ajoute celui de la formation de gauche modérée Potami et du parti de droite souverainiste ANEL, membre de la coalition gouvernementale: la quadrature du cercle ! Une humiliation pour Syriza et Mélenchon en France....


    Dans la panade et pourtant sans égards, le Premier ministre grec a pris ses partenaires par surprise. 
    Il a organisé un référendum sans prévenir ses alliés Renzi et Hollande, en appelant à voter non, en présentant aux électeurs un texte qui n’était pas clair, car ni finalisé ni consolidé, et en faisant l'impasse sur les autres volets de l’accord en discussion:  les électeurs étaient appelés à voter sans rien savoir d'une inflexion sur les réformes demandées, d'une ouverture sur la dette et les besoins de financement ou d'un plan de relance de 35 milliards d’euros prévoyant une activation des fonds structurels.

    Tsipras comptait faire fi de l’aval de l’Eurogroupe le 27 juin, faisant entériner le paquet dans la foulée par les parlements nationaux concernés et permettant une prolongation du plan d’aide au-delà de la date butoir du 30 juin. Mais ce beau scénario s’est effondré avec l’annonce du référendum. "Il faudra revoir les conditionnalités à la lumière de la situation nouvelle créée par le référendum", expliqua une source européenne. Voeu pieux !

    Un départ de Tsipras, suivant une victoire du oui, n’aurait pas rendu les choses beaucoup plus prévisibles : on serait alors entré dans un tunnel sans fond, car au mieux les Grecs auraient revoté pour des législatives, mais pas avant le 9 août. Or, l’échéancier des créanciers d’Athènes était figé. Comment pouvait-il en être autrement, sachant qu'Athènes doit 2 milliards d'euros de bons du Trésor, près de 500 millions au FMI et plus de 3 milliards à la BCE. Sachant aussi que les Grecs ont fait défaut (étaient insolvables) pour 1,7 milliards fin juin ! "Il est clair qu’il faudra un gouvernement stable et la pire des solutions serait une rapide démission du gouvernement grec", craignait un diplomate français, dans l'attente des résultats. Garder Tsipras, faute de mieux !

    Sur quoi pouvaient porter les négociations en cas de reprise ?
    Malgré l'optimisme béat affiché par Hollande devant les caméras, "c’est toujours entre adversaires qu’on fait la paix. Si les Français et les Allemands ont réussi à faire la Communauté européenne du charbon et de l’acier en 1950, cinq ans après l’Armistice, on devrait bien arriver à faire signer à un accord entre les Grecs et l’Allemagne", estima Yves Bertoncini, directeur de l’Institut Jacques Delors. Il y aura des marges pour un accord dont tous les éléments sont déjà sur la table. Il faudra juste bouger quelques curseurs. Même si, entre temps, le Grecs auront bien tiré sur la corde". Tout et son contraire...

    La Commission devait tout d’abord envisager une  nouvelle demande d'aide par la Grèce. Elle devait surtout vérifier qu'elle réponde aux critères d’éligibilité prévus par le traité instituant le Mécanisme européen de stabilité (MES). Tout ce processus prend du temps, d'une part pour confirmer l’éligibilité et recevoir l’aval de certains parlements nationaux – dont le Bundestag allemand, ce qui sera fait pour éviter le pire –, et d'autre part pour négocier un protocole d’accord. Rien n'était alors fixé non plus sur le montant précis de prêts qu'il faudrait accorder à Athènes pour faire face à ses besoins.

    Quel sera le montant du 3e "don" européen à la Grèce 


    Dans ses calculs établis courant mai, le FMI estimait que la Grèce aurait besoin de 50 milliards d'euros de plus entre octobre 2015 et fin 2018, ce qui impliquait au moins 36 milliards d'aide provenant de l'Europe. Une somme tenant compte de l'incapacité à atteindre les objectifs d'assainissement budgétaire depuis plusieurs mois (13 milliards) auxquels s'ajoutent 9 milliards dus au fait que les objectifs de privatisation non plus n'ont pas été tenus. Si on y ajoute l'aggravation de la récession, la remontée des taux d'intérêt ou encore les besoins de refinancement des banques, on atteint facilement 50 milliards.
    Après une longue nuit de négociation début juillet, la zone euro accordera à la Grèce le bénéfice d’un troisième plan d’aide financier, dont les conditions de l’accord seront jugées dures, voire “humiliantes”, selon les observateurs qui ne sont pas les payeurs
    . La chancelière allemande Angela Merkel estimait que l’accord serait d’une valeur de 86 milliards à 87 milliards d’euros sur trois ans. "De nombreux membres de Syriza, le [propre] parti de Tsipras, ont dénoncé [de l'intérieur] l’accord comme une capitulation humiliante imposée [à la Grèce], notamment par l’Allemagne", rapporte le site d’actualités européennes ment le type de conditions que le peuple grec vient de rejeter par référendum Politico.eu à Bruxelles.
    L’un des points clés de l’accord est au final la création d’un fonds basé à Athènes (une concession européenne qui ne confirme pas la critique d'humiliation) regroupant des actifs grecs à hauteur de 50 milliards d’euros pour garantir les privatisations exigées par l’Eurogroupe. Et, pour commencer, l’Union européenne accorde une aide d’urgence de 7 milliards d’euros à Athènes, en attendant le déblocage des fonds du plan de sauvetage. "Je suis heureux de vous annoncer que l'Union Européenne et l’ECOFIN ont trouvé un accord pour le financement à partir de maintenant jusqu'à mi-août", a déclaré Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, le 16 juillet.

    Le 3e plan d'aide sera de 83 millions d'euros, inférieur au montant envisagé par A. Merkel ! Trop généreuse, la chancelière allemande? 
    Reste la question de l'échelonnement de la dette.


    Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, assure à qui veut l'entendre que des calculs ont été établis avant le référendum 

    Tsipras et Juncker

    La note finale sera plus lourde, surtout qu'il faudra y rajouter les arriérés de paiement accumulés auprès du FMI et du FESF (Fonds européen de stabilité financière) qui n'ont pas été payés par Athènes. Autant dire qu'avant de se retrouver à la table des négociations, les dirigeants européens devront affiner leurs calculs…


    D'autant que le FMI a lancé le 3 juillet un pavé dans la mare. Dans son rapport préliminaire, il estime que pour ramener la dette grecque sur une trajectoire plus soutenable, "de nouvelles concessions seront nécessaires". Le FMI envisageait un allègement de la dette de 30 % conjugué à un allongement de sa maturité de 20 ans, mais pas sûr que cela agrée l'Allemagne et les pays du nord. "C'est une femme intelligente, découvre un conseiller de... François Hollande. Elle prend les problèmes les uns après les autres." Mais rien n'ayant été préparé, il reste un paquet de problèmes à régler dans les quatre semaines à venir.

    lundi 27 juillet 2015

    Tirs de la Concorde: un mineur se charge de la responsabilité des barrages forcés

    Un mineur de 16 ans se dévoue en se rendant à la police

    La législation sur les mineurs est-elle trop sévère ? 

    Haine "juste" de racaille:
    impunie
    Un jeune homme de 16 ans s'est rendu ce lundi matin, indiquent "plusieurs sources" (non précisées !) et sans certitude sur la réalité des faits ni la spontanéité du geste. Il se présente comme le conducteur du véhicule qui a forcé dimanche deux barrages policiers successifs, place de la Madeleine, puis place de la Concorde. Il était toujours... "activement recherché" par les forces de l'ordre. 
    Le projet de réforme de la responsabilité pénale du mineur (2008) et de mise en œuvre d'un Code pénal des mineurs n'a pas abouti et conduit à ce genre de situation de délinquance et de trafic de drogue, notamment, où le mineur de 16 ans n'est toujours pas pénalement responsable et peut endosser la faute d'un grand frère, sans grand dommage.
    Lien PaSiDupes: 
    L'information est-elle contrainte par la loi-renseignement ?

    Dimanche à 7 heures, selon les sources qui suggèrent une sortie de boîte, éméchés, mais à 8 heures, pour les autres, un véhicule a forcé plusieurs barrages de police, forçant les forces de l'ordre à ouvrir le feu, alors que le plan Vigipirate est à son niveau "écarlate", ont indiqué ce lundi "des sources concordantes", manifestant ainsi leur fébrilité en ce jour d'arrivée du Tour de France sur les Champs Elysées.

    "Les enquêteurs sont en train de procéder à des investigations pour savoir si c'est bien lui qui était au volant"
    révèle "une source judiciaire" anonyme, confirmant en partie les informations d'i-télé.
    Un autre occupant du véhicule s'est aussi présenté au commissariat dans la nuit de dimanche à lundi, a ajouté "une source proche de l'enquête". 
    Par ailleurs, UN hôpital [indéterminé] des Yvelines, en banlieue ouest de Paris, a signalé dimanche soir à la police qu'une "femme blessée au thorax", suspectée d'avoir aussi été présente dans la voiture au moment des tirs de police, a été prise en charge. Elle a été opérée dans la nuit de dimanche à lundi, "mais ses jours ne sont pas en danger". 
    Son identité semble inconnue des services de police: ne s'est-elle pas faite enregistrées lors de son admission ? Serait-elle membre de la suite du roi d'Arabie Saoudite, celui qui privatise une plage sous la protection de la Loi littoral en vigueur depuis janvier 1986 et que la monarque du ministère de l'Environnement est chargée de faire appliquer ?...

    La parole n'est manifestement pas libre dans les sphères gouvernementales: les ministres vivent, dit-on, sous le régime de la terreur de Valls, les députés sous la férule de Pruneau Le Roux et les media sont visiblement muselés.  

    Les deux individus placés en garde à vue ne seraient pas des terroristes 


    Trois interpellés, selon BFMTV, mais quatre garde à vue, selon Libération...
    Les deux personnes qui se sont rendues ont expliqué "avoir été dans la voiture au moment des faits", selon "la source proche de l'enquête" et non de la transparence. Elles ont été placées en garde à vue par la police judiciaire parisienne. Pour un simple "incident" -avec tirs d'armes- selon France Info...

    Rappel des faits, selon la version officielle
    Dimanche matin aux alentours de 8 heures, dans le quartier de la Madeleine, proche des Champs-Élysées, une voiture a percuté un autre véhicule avant de prendre la fuite pour se soustraire à un contrôle de policiers déployés pour l'arrivée du Tour de France, prévue au même endroit. Sur cet autre véhicule, rien n'a filtré et la presse n'a pas cherché (ou réussi) à obtenir des renseignements.
    Le conducteur s'est ensuite dirigé vers la Concorde, forçant un barrage mis en place sur le parcours de l'épreuve cycliste. La police a alors tiré des coups de feu -en plein coeur de Paris en fête- pour immobiliser le véhicule, mais n'a pas réussi à intimider l'automobiliste qui a réussi à prendre la fuite: qui, de la police ou du conducteur,  est l'amateur ? Cet échec renforce la thèse d'une opération par des individus expérimentés.
    La voiture a été retrouvée abandonnée dans le quartier, avec des impacts de balles visibles sur la carrosserie. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie de l'affaire, mais sait-on si la brigade antiterroriste est sur l'affaire ? Encore une précision de routine qui fait défaut ici, mais qui, si elle était négative, pourrait rasséréner les réseaux sociaux.

    Reims: secret sur l'identité des agresseuses de la jeune fille en maillot de bain

    Déférées, cinq jeunes filles restent pourtant anonymes

    La publication de leurs origines ferait-elle taire les élucubrations ?

    En saurait-on plus si elles étaient blondes ?
    Notre genre de vie à venir ?
    Cinq femmes, dont deux mineures, ont été déférées au Parquet de Reims après l'agression d'une jeune femme qui bronzait en maillot de bain dans un parc. Ni la victime ni les mises en cause n'ont évoqué de motif religieux ou moral, selon la version officielle des faits. 

    Les cinq jeunes filles ou/et leur victimes seraient-elles musulmanes, par hasard ? 
    Le black-out de la police et de la justice alimente toutes les hypothèses sur les origines et motivations des cinq membres de la milice de l'ordre moral rémois, auteures présumées de l'agression mercredi sur une jeune fille également anonymée. Les agresseuses ont été déférées au Parquet de Reims, a-t-on appris ce dimanche de source policière, mais les identités des protagonistes restent 'top défence'. 

    Les éléments de langage plus convaincants que les supputations ?

    Ni la victime ni les auteures des faits n'ont fait état d'un mobile religieux ou moral qui expliquerait l'altercation, a tenu à préciser la commissaire de permanence, Julie Galisson. Une dénégation importante, puisque l'article initial du quotidien régional L'Union, prêtait à l'auteure principale de l'agression un "discours aux relents de police religieuse". 

    La presse "indépendante" est-elle muselée ?
    Cette information information avait suscité de nombreux commentaires dont certains ont été aussitôt qualifiés de racistes ou islamophobes sur les réseaux sociaux. Largement relayée par des sites effectivement peu suspects de sympathies d'extrême-gauche ou pro-palestiniennes, cette version a également inspiré de nombreuses réactions dans la classe politique. 
    De Florian Philippot (FN), évoquant une femme lynchée car "vivant à la française", jusqu'au président de SOS Racisme, Dominique Sopo, dénonçant "une morale de l'oppression qui réduit nos libertés"
    "Allez vous rhabiller, ce n'est pas l'été" 


    Ces mots sélectionnés ne sont pas prêtés à Mme Christine Boutin. "C'est une altercation entre jeunes filles qui dégénère après qu'une des auteures de l'agression a dit [à des personnes qui prenaient le soleil en maillot de bain]: 'Allez vous rhabiller, ce n'est pas l'été'", a expliqué le commissaire Julie Galisson, 30 ans. Arrivée en avril 2012 à Saint-Quentin, Julie Galisson avait effectué deux ans de service au commissariat, avant d'être promue à Reims. Lors de son pot de départ, le Directeur départemental de la sécurité publique, Abdelkader Haroune, souligna "le caractère attentif et humain" de cette jeune commissaire zélée et "l’accomplissement des objectifs qu’elle s’était fixé[s] en arrivant à Saint-Quentin. A son âge, le fait qu’on lui ai déjà confié deux postes importants est une marque de reconnaissance" du ministère de Bernard Cazeneuve, souligne aisnenouvelle.fr.   

    Les autorités ont-elles choisi un camp contre l'autre ?
    Hollande défend l'égalité homme-femme,
    mais accepte que sa ministre Vallaud-Belkacem, épanouie,
     soit voilée en sa présence au Maroc 
    "Une des femmes ainsi interpellée ne s'est pas laissée faire et cela a dégénéré en violences", a jugé la commissaire, à la limite du parti-pris en faveur des femmes "rondes". Agée d'une vingtaine d'années, la victime, qui avait été conduite au CHU de Reims sur intervention des secours alertés par des témoins, souffre pourtant de blessures nécessitant quatre jours d'incapacité totale de travail (ITT). 

    Une sélection de propos oriente l'opinion
    "Elle a dit que j'étais grosse": l'affaire tourne à la méchanceté féminine ordinaire. Après avoir publié un post sur Facebook dans lequel elle livre sa version, BuzzFeed News donne la parole à l'une des "agresseurs". Elle confirme qu'elle était bien "avec trois amies et ma petite soeur mercredi (...) au parc Léo Lagrange" [...] "Nous sommes passées [1ère personne du pluriel suspecte de reformulation des propos et de... la pensée] devant trois filles en maillot de bain et j'ai juste dit à ma copine que si c'était moi, je n'oserais pas me mettre dans cette tenue. Mais j'ai dit ça car je suis complexée, absolument pas pour des questions religieuses ou morales. Je suis musulmane oui, mais tolérante". Les complexes physiques sont-ils exclusifs de tout sectarisme moral et religieux ? 

    Membre du groupe d'agresseuses -et témoin partisan- cette adulte de 19 ans nie également le lynchage présumé et accuse l'une des trois filles qui bronzaient de l'avoir insulté. "Lorsque l'une des trois filles m'a entendue parler, elle m'a interpellée [terme peu commun dans certains milieux] pour me dire qu''avec mon physique, elle comprenait que je n'ose pas me mettre en maillot'. Elle a également dit que j'étais grosse. Je suis allée vers elle pour lui donner une gifle, puis elle s'est battue avec mon amie. A partir de là, j'ai tout fait pour les séparer [sic]. Elles se sont battues seulement toutes les deux, avant que des témoins puis un policier en civil ne s'interposent". 
    Toujours selon elle, si la victime a bien eu quatre jours d'ITT, son amie a également obtenu un arrêt de travail de 10 jours, rapporte BuzzFeed, qui semble dupe de la motivation politique du prescripteur.
    Reconnaissant et regrettant les faits, la jeune membre vertueuse de la brigade morale accuse néanmoins les journalistes de L'Union de ne pas avoir "vérifié les informations" et de "ne pas se rendre comptent de ce qu'ils font", citant les nombreux commentaires racistes et des disputes avec sa famille.

    BuzzFeed est célèbre pour ses contenus le plus souvent légers et peu fouillés. Son rédacteur en chef explique lors du lancement de BuzzFeed France qu'attirer l'internaute avec des sujets superficiels permettrait ainsi de les rediriger a posteriori sur des sujets délaissés de la presse comme l'international ou les thèmes... LGBT. Le fondateur de ce site d'information d'origine américaine est d'ailleurs l'un des cofondateurs du Huffington Post...

    Le maire s'oppose aux amalgames 

    Arnaud Robinet, maire Les Républicains de Reims, a de son côté condamné l'agression en évoquant
    une manifestation de "la bêtise humaine". Dans un communiqué, l'élu est dans son rôle en invitant la communauté rémoise à garder son calme et à laisser "la police et la justice faire leur travail". 


    Le maire ne demande pas à en savoir plus. "Il est également intolérable de stigmatiser une communauté ou une autre pour un acte commis par quelques-uns et sans connaître le fond de cette affaire", a ajouté Arnaud Robinet, bien qu'il ne soit pas a priori mieux informé. Les trois adultes à l'origine de l'agression ont été déférées au Parquet en fin de semaine. Agée de 17 ans, l'auteure principale a été présentée à un juge des enfants, mais son placement sous le statut de témoin assisté est contesté au nom de la laïcité par le parquet qui a fait appel, a-t-on précisé au commissariat de Reims. Les trois majeures sont convoquées devant le tribunal correctionnel de Reims le 24 septembre.

    Quand le partisan Mediapart soutient une cause, la vérité peine à fuiter...