Le préfet de la République baise les babouches du roi
Le roi Salmane d'Arabie saoudite ne saurait supporter la vue d'aucune femme postée sur la plage à Vallauris (Alpes-Maritimes)
La préfecture des Alpes-Maritimes et le patron de la Sécurité publique ont nié toute intervention royale. Jouant sur les mots de concert, ils jurent que des policières sont toujours de service "dans le dispositif", sans préciser si elles se trouvent toujours ou non en faction sur la plage.
"La famille royale ou son entourage n'a jamais demandé [Les éléments de langage saoudiens s'imposent à la presse française
La préfecture des Alpes-Maritimes noie pareillement le poisson par un communiqué flou, affirmant que "des personnels féminins agissent sur le dispositif depuis le début de la visite du roi (cortège, points de sécurisation), sans que cela n'occasionne le moindre problème. Jamais l'Arabie saoudite n'a demandé une adaptation du dispositif sur la base de tels critères" [de sexe]. C'est clairement la vue du souverain en short de bain qui ne doit pas heurter la vue d'une femme, fût-elle en uniforme.
Interrogé sur France 3 Côte d'Azur, Ali Al-Qarni, chargé d'affaires de l'ambassade d'Arabie saoudite, a lui aussi confirmé la présence de femmes dans le dispositif de sécurité, sans plus de précision.
Sylvain Martinache (syndicat de police trotskiste) maintient qu'au lendemain de "l'incident" qui a eu lieu sur la plage, une compagnie de CRS a pris le relais des policiers de la sécurité publique pour assurer la protection de la famille royale "avec pour consignes claires de ne pas mettre de femmes sur la plage pour éviter un incident".
"Ces instructions ont été données très clairement par les autorités policières locales", a poursuivi Philippe Capon, secrétaire général de l'UNSA Police. "Ce qu'on trouve absolument anormal, c'est qu'on puisse déterminer une mission en écartant un policier en raison de son sexe, c'est inadmissible", a-t-il dénoncé.
Cet incident succède à plusieurs autres
D'autres polémiques avaient précédé l'arrivée samedi soir du roi Salmane et de son impressionnante suite de quelque 1.000 personnes sur la Côte d'Azur, notamment sur la privatisation temporaire de la plage et sur les travaux entrepris sans autorisation pour en faciliter l'accès.
La République se met en quatre en mettant dans sa poche ses principes valables pour le peuple - respect de la Loi littoral ou égalité homme-femme - et son mouchoir par dessus. Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des...Droits des femmes, tarde à communiquer.
Interrogé sur France 3 Côte d'Azur, Ali Al-Qarni, chargé d'affaires de l'ambassade d'Arabie saoudite, a lui aussi confirmé la présence de femmes dans le dispositif de sécurité, sans plus de précision.
Sylvain Martinache (syndicat de police trotskiste) maintient qu'au lendemain de "l'incident" qui a eu lieu sur la plage, une compagnie de CRS a pris le relais des policiers de la sécurité publique pour assurer la protection de la famille royale "avec pour consignes claires de ne pas mettre de femmes sur la plage pour éviter un incident".
"Ces instructions ont été données très clairement par les autorités policières locales", a poursuivi Philippe Capon, secrétaire général de l'UNSA Police. "Ce qu'on trouve absolument anormal, c'est qu'on puisse déterminer une mission en écartant un policier en raison de son sexe, c'est inadmissible", a-t-il dénoncé.
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