POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mercredi 3 juillet 2013

Montebourg ironise sur le "très beau travail" de Batho

Montebourg rend "hommage" Batho: ça ne mange pas de croissants !

Au bal des hypocrites, Montebourg n'est pas à l'orchestre

Najat Vallaud-Belkacem a accablé Delphine Batho, ministre de l'Environnement renvoyée comme une malpropre pour avoir amèrement regretté l'amputation du budget de l'écologie. Elle a pris en revanche la défense d'Arnaud Montebourg, l'employeur de son mari, Boris Vallaud, bien qu'il s'en soit pris à tout le monde, entrepreneurs et jusqu'à son premier ministre, qu'il a injurié devant témoins sur sa gestion de la France. La porte-parole du gouvernement a néanmoins eu le front d'assurer que le ministre du Redressement productif "n’a jamais contesté publiquement un arbitrage rendu par le Premier ministre".
Hollande et Ayrault auraient été les seuls à ne pas savoir apprécier l'excellence du travail de la bannie.

Le ministre de l'esbrouffe improductive a encore fait du zèle en flattant la ministre tombée en disgrâce. Se démarquant du Premier ministre et donc du chef de l'Etat, il a en effet adresse un "message de courage et d'affection" (sic) à son ex-collègue, évincée du gouvernement mardi.
Montebourg n'a pas manqué d'audace devant les caméras mercredi, à l’issue du Conseil des ministres:
il ne manquait que les fleurs. Toujours ministre malgré ses désaccords publics avec Jean-Marc Ayrault fin 2012 au sujet de Florange, il a été le seul à voir en Delphine Batho une "excellente collègue", qui a "fait un très beau travail". "C’est une amie par ailleurs. Je veux lui adresser un message de courage et d’affection". Le couple exécutif aura apprécié cet accès isolé de complaisance.

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a d'ailleurs justifié l'éviction de la ministre. 
François Hollande "a dit (...) qu’il y a une règle, et les règles elles s’appliquent" à tous les membres du gouvernement, qui ne doivent pas critiquer la ligne politique budgétaire choisie, a-t-il souligné devant la presse à l’issue du Conseil. Cette règle est "celle, dans un gouvernement, du respect des engagements autour du Budget, qui est un acte essentiel", a-t-il insisté. L’ambiance a néanmoins été "tout à fait studieuse," a-t-il encore ajouté en langue de bois: cette éjection est un non-événement ! 

Le coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon enfourche le thème de l'hégémonie socialiste.
Côté cour, l'élu d'extrême gauche a estimé mercredi que le président François Hollande "aux abois" a montré "un visage autoritaire, machiste et violent" en l'encontre de Dephine Batho, une jeune ministre exposée, car sans réseau. Et d'espérer que cette décision accélèrera "l’indispensable recomposition politique (...) dont le peuple a besoin".
"François Hollande avait déjà divisé la gauche politique, puis les syndicats. Il divise à présent son gouvernement. Et du même coup son parti, comme il va le voir bientôt. Il s’en mordra les doigts", commente Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué au lendemain du limogeage de la socialiste. "Il croyait faire un exemple sans frais. Mais Madame Batho n’est pas la faible femme qu’il croit", prétend-il et "son expulsion correspond à un moment politique qui lui donne un sens très large", estime l’Eurodéputé, pour qui "les socialistes et les Verts savent dorénavant qu’ils n’ont d’autre espace que celui de la soumission aveugle et silencieuse au dogme de l’austérité" et que "toutes leurs convictions y seront sacrifiées".

"
Seuls Hollande et sa cour de technocrates peuvent croire que les préoccupations de carrière sont les seules motivations du grand nombre des socialistes et des écologistes. Cela ne passera pas", martèle l’ancien candidat à la présidentielle, pour qui "François Hollande, aux abois, montre un visage autoritaire, machiste et violent". "Sa décision va révulser. Puisse-t-elle accélérer l’indispensable recomposition politique sur des bases saines et honnêtes dont le peuple a besoin", se réjouit l’ancien sénateur de l’Essonne.Côté jardin des Verts radicaux, mardi soir, le député-maire de Bègles, Noël Mamère, proposait sur RTL une "réunion de crise" d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) après l'"éviction" de la socialiste. "Il faut que notre parti avec les ministres organise au plus vite une réunion de crise pour savoir si nous devons rester dans ce gouvernement", a-t-il estimé. 
A l'inverse, Pascal Canfin, l’un des deux ministres écologistes qui, avec Cécile Duflot, campent au gouvernement, annonçait sur Europe 1 qu’ils feraient mardi soir avec Pascal Durand, numéro un d’EELV, "l’analyse politique de la situation".
Mais
Barbara Pompili, co-présidente du groupe des députés Europe Ecologie-Les Verts (EELV), a confirmé mardi soir à la presse que "les Verts ne quitt(ent) pas le gouvernement", malgré l'amputation du budget de l'environnement et l'éviction de sa ministre. En quittant la réunion en cours des dirigeants EELV au ministère du Logement dirigée par l’écologiste Cécile Duflot, Barbara Pompili a ajouté dans une formule malencontreuse que "la question de la sortie du gouvernement a été évacuée assez vite". "On attend notamment de rencontrer Jean-Marc Ayrault. J’espère qu’on va le rencontrer assez vite. On a besoin d’avoir des éléments qui nous rassurent sur ce que veut faire ce gouvernement par rapport à l’écologie", a-t-elle prétendu.Pascal Durand, secrétaire national de EELV, a déploré qu'avec le débarquement de Batho l’écologie serve "encore de variable d’ajustement". "A partir du moment où elle exprime un désaccord, je regrette que l’on mette fin à ses fonctions immédiatement, et qu’on ne laisse pas l’espace à un débat", a-t-il déclaré sur BFM Business. "On va arriver au troisième ministre de l’écologie en une année. C’est le seul ministère qui a tourné de cette manière, le seul ministère qui manifestement sert de variable d’ajustement". Il a demandé au président François Hollande et au Premier ministre "des engagement clairs et des actes pour que l’écologie soit définitivement prise en compte dès le budget 2014", a-t-il précisé à l’issue d’une réunion des ténors du part.

"Deux poids, deux mesures"

Le co-président des députés écologistes, François de Rugy, a évidemment déversé son lisier, estimant que "sanctionner les bons élèves quand certains cancres n’ont jamais de sanction", comme Arnaud Montebourg, par exemple, "c’est quand même assez fort de café" équitable. "Cela donne l’impression qu’il y a deux poids deux mesures, quand on parle d’écologie et d’autre chose", a-t-il commenté. 

Interrogé sur le successeur de D. Batho, Philippe Martin
, qui avait été mandaté il y a quelques mois pour faire le lien avec les écologistes, il a déclaré : "On le connaît bien, mais la question c’est : quelle sera sa marge de manoeuvre". "Il faut qu’il ait une parole forte". Rugy n'attend donc pas des actes.
Le député EELV
Sergio Coronado a fustigé "la violence de la décision" et "un fonctionnement de caserne". "Je ne crois pas qu’on ait besoin de cela en ce moment", a-t-il observé. 
Pour la co-présidente du groupe écologiste Barbara Pompili, qui ne semble pas revendiquer un ministre écolo à l'environnement, ce qui importe "ce n’est pas le casting, mais l’orientation écologiste du gouvernement". "On disait à Delphine Batho qu’il fallait qu’elle s’engage plus, qu’elle 'l’ouvre plus', malheureusement elle l’a ouvert, un peu trop tard. La vie politique est injuste mais nous, ce qui nous importe ce n’est pas le casting mais l’orientation écologiste de ce gouvernement", a-t-il déclaré dans les couloirs de l’Assemblée, sans regrets pour Batho.

L'opposition tacle

L’ancien ministre de l’Écologie
Jean-Louis Borloo a dénoncé la politique du gouvernement qui consiste à " faire porter la responsabilité au ministre" qui "défend sa mission. "La méthode qui consiste à amputer aussi violemment cette politique avec plus de 7% de baisse de son budget faisant porter la responsabilité au ministre en charge qui défend sa mission relève plus de la faiblesse et de l’inélégance que de la fermeté", souligne le président de l’UDI dans un communiqué. "Depuis la composition de ce gouvernement, j’ai dénoncé le démantèlement du grand ministère de l’Écologie, ministère d’État, avec l’amputation des transports, du logement et de l’urbanisme, c’est-à-dire les trois quarts des sujets environnementaux notamment en matière d’émission de CO2", rappelle le député du Nord.
En conséquence, dit-il, "ce ministère affaibli n’a pas pu défendre les économies d’énergie dans les bâtiments, les transports doux comme le Canal Seine-Nord, les autoroutes ferroviaires et a constaté impuissant la mise en berne des énergies renouvelables comme si la présence d’écologistes au gouvernement était une caution qui autorisait l’abandon de ces politiques".

François Fillon, ancien Premier ministre, a dénoncé le "deux poids deux mesures" de ce limogeage de Delphine Batho, alors que le président François Hollande laisse "divaguer sur la place publique" d’autres ministres comme Arnaud Montebourg ou Cécile Duflot. Le renvoi de Mme Batho du gouvernement est "un épisode désolant. Manifestement, François Hollande et Jean-Marc Ayrault sont plus prompts à sanctionner leur ministre de l’environnement que M. Montebourg ou Duflot", a affirmé F. Fillon
lors d’un meeting à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) . Selon lui, " il y a les membres de la majorité que le président et le Premier ministre craignent. "Celui qui divague le plus, c’est Montebourg qui a réussi l’exploit de nous fâcher avec tout le monde: les industriels, les investisseurs étrangers, les chefs d’entreprises français, la Commission européenne, l’Allemagne de Mme (Angela) Merkel. Lui, il peut continuer, il restera à son poste car il doit peser sans doute dans la majorité,"  a-t-il ajouté. "La pauvre Mme Batho a sûrement eu tort de dire que son budget était mauvais mais je remarque ce deux poids deux mesures", a-t-il fait valoir.

L'épisode Batho devrait être
l'occasion d'une évaluation de ce que Montebourg a fait de ses 17% et ce qu'est devenu son poids politique réel.

"Houlan", c'est le président Hollande, pour Obama

Obama connaît un "président Houlan" aux cheveux teints

La Méditerranée, ça va encore, mais l'Atlantique, alors là, c'est loin !


Même si Hollande est rendu indulgent par ses bourdes et lapsus à répétition, pas sûr qu'il apprécie totalement les approximations du président Obama.  D'une part, le président US a totalement écorché son nom, mais d'autre part sa   mémoire n'a conservé de lui que ses cheveux teints et son physique rondouillard,  raillés par Nicolas Sarkozy.

Lors d'une conférence de presse en Tanzanie (Afrique), le président des Etats-Unis a répondu aux questions sur le scandale de l'espionnage américain, révélé par l'affaire Snowden, dont l'Europe serait également la cible. Barack Obama a déclaré gravement: "Si je veux savoir ce que le président Houlan pense sur un sujet particulier, j'appellerai le président Houlan" (prononcé "ou-lent"). "Hollande" reste un nom quasiment inconnu aux Etats-Unis, mais Obama a néanmoins croisé le président "normal". A l'évidence, il l'a aussitôt chassé de sa mémoire.
Lien PaSiDupes - RFI a vu un "sans faute" de F. Hollande au G8 et à l'OTAN : désinformation du service public: la vérité sur ce "sans faute"

VOIR et ENTENDRE Obama écorcher le nom de François Hollande (à partir de 5:00')



Il ne manquait plus que Pépère !
Plus tard, en réaction à ce trou de mémoire désobligeant, une présentatrice d'i-télé a demandé à ...Laurent Fabius, invité sur le plateau de la chaîne d'information socialiste, de rattraper le coup : "Qui connaît François Hollande dans le monde ?" Et, sans surprise, le ministre des Affaires étrangères de lui répondre: "Tous les chefs d'Etat, la réponse est simple"...
Obama n'en est pas un (chef d'Etat), pour Fabius, c'est tout aussi simple  ! Mais il est tout aussi vrai que Fabius connaît  mieux que quiconque la "fraise des bois"... Avant sa prise de fonctions à l’Élysée, c'était l'un de ses surnoms les plus connus :"Fraise des bois", en référence à une phrase assassine, prononcée par... Laurent Fabius en 2003. A l'époque la guerre fait rage au PS et l'actuel ministre des Affaires étrangères interroge : "A-t-on jamais caché un éléphant derrière une fraise des bois ?"

En matière de surnoms, François Hollande n'a jamais été aussi bien servi que par sa famille politique. 
Le plus connu, "Flamby", est en effet l’œuvre d'Arnaud Montebourg, au début des années 2000. Le ministre du Redressement productif "a toujours eu Hollande dans le collimateur", expliquait Le Figaro en 2007.
Le dernier surnom en date vient, lui, du cœur du pouvoir : "Pépère" est employé, selon le Canard Enchaîné, par certains conseillers élyséens pour désigner François Hollande. "Un surnom qu’ils ne se privent pas d’utiliser dans les conversations privées, au téléphone comme dans les couloirs", précisait l'hebdomadaire satirique, cité par le Lab d'Eurpe 1.
En pleine campagne pour 2012, c'est cette fois de sa gauche qu'est venue une autre attaque. Dans une interview au JDD, Jean-Luc Mélenchon attaque la ligne politique de son concurrent socialiste face à la crise : "A gauche, pourquoi choisir, pour entrer dans la saison des tempêtes, un capitaine de pédalo comme Hollande ?". Là encore, la petite phrase est restée.

Nicolas Sarkozy ne pouvait faire moins
 en parlant de son successeur. 
Selon un confidentiel publié par L'Express, l'ex-chef de l'Etat aurait dit à un visiteur : 
"Tu l'as vu, ce petit gros ridicule qui se teint les cheveux. T'en connais, toi, des hommes qui se teignent les cheveux ?"


Hollande sacque une faible femme ministre avec une rare violence

Ministre des femmes, Vallaud-Belkacem n'est plus solidaire des femmes victimes de violences 

Delphine Batho, proie facile
Quand un Montebourg insulte son Premier ministre et qu'un Peillon vend le cannabis dans les écoles, Hollande courbe l'échine. Mais que l'imprudente Batho commette une incartade et elle se voit indiquer la sortie dans les sept heures. Il a fallu plusieurs mois au président vertueux pour virer un Jérôme Cahuzac, fraudeur fiscal et ministre du Budget de surcroît...

En larguant Batho, Hollande ne prend pas de risques 
La foudre s'est donc abattue sur la tête de Delphine Batho. On dira que la ministre de l'Environnement l'a bien cherché en osant critiquer  le budget 2014, qualifié le matin même de "mauvais". Mais pour une amertume de l'ex-protégée de l'ancienne concubine Royal, combien de couacs - "d'âneries", dit le sénateur Verts Jean-Vincent Placé - claironnés par l'auto-satisfait Montebourg, pourtant toujours accroché à son maroquin comme une moule à son rocher ?

La différence, c'est que les deux ministres pèsent d'un poids bien différent. 

Montebourg, c'est 17 % de voix à la primaire socialiste, un réseau  -bien qu'instable- au PS, une capacité de nuisance hors norme. L'électron libre Montebourg est donc plus contrôlable dedans que dehors aux yeux du couple Hollande-Ayrault. En mai, six mois après que le Premier ministre avait, une nouvelle fois, sifflé la fin de la récré des couacs - "Le message a été bien compris", assurait-il à la radio -, Montebourg pouvait s'empailler avec Pierre Moscovici sur le rachat de Dailymotion, le chef de l'État n'avait rien trouvé à y redire. 

Delphine Batho, elle, reçoit un carton rouge dès le premier écart. 
L'ex-députée des Deux-Sèvres n'a plus, derrière elle, le soutien de Ségolène Royal, grâce auquel elle avait pu entrer au gouvernement. L'ancienne ministre de l'environnement de Mitterrand ne se prive pas de critiquer Batho depuis plusieurs semaines. Sa rupture avec l'amère Royal aurait pu lui donner de l'autonomie, elle lui a coûté son poste, car elle n'a pas de réseau. Batho, une proie facile pour un couple exécutif à la recherche d'un acte d'autorité.
Lien PaSiDupes - "Limogeage: Batho, deuxième ministre rose victime des Verts" : L'écologie fait des victimes: après Brick, Batho
Batho était la bécasse rêvée pour un coup médiatique de l'exécutif en mal de preuve de son autorité.

François Hollande, président faible et brutal

Dans "Politique première" sur BFM TV, la journaliste Anna Cabana assure que le président a limogé Delphine Batho parce qu'il ne prenait pas de risque politique.
BFM TV : Ce matin, impossible de ne pas revenir sur le limogeage de Delphine Batho...

Anna Cabana : Ce limogeage offre une démonstration de la brutalité de François Hollande. Une brutalité très ciblée. Parce que ses deux seuls actes d'autorité vis-à-vis de son gouvernement, il les a faits à l'endroit [à l'encontre ?] de deux femmes : Delphine Batho et celle qui l'a précédée au ministère de l'Écologie, Nicole Bricq. On a déjà oublié, mais il y a un tout petit peu plus d'un an, Nicole Bricq a été éjectée de l'Écologie - et transférée au Commerce extérieur - à cause de son opposition aux forages pétroliers en Guyane. Donc Bricq puis Batho. Deux femmes. Deux ministres de l'Écologie. Ce sont les deux seules à avoir fait les frais d'un acte d'autorité de Hollande. Avec Batho, il a voulu faire un exemple. Un exemple facile. Des exemples, il aurait pu en faire d'autres. Ce n'est pas comme s'il n'y avait pas eu d'autres couacs au sein du gouvernement...


Vous pensez à Arnaud Montebourg ?
À Arnaud Montebourg ou à Cécile Duflot, qui ont tous les deux défié publiquement la politique économique du président et qui sont toujours en poste. Parce qu'ils ont un poids politique, eux. Parce qu'ils représentent chacun une certaine gauche que Hollande ne prendra pas le risque de se mettre à dos. Batho, elle, ne représentait rien d'autre qu'elle-même, donc Hollande ne prenait pas de risque politique en la virant. Il faut bien voir une chose : elle était inaudible, Batho, une ministre zombie comme il y en a beaucoup dans ce gouvernement. Le seul moment où on l'a entendue, c'est hier ; elle n'a existé en tant que ministre que pendant son dernier jour d'exercice de la fonction. Le reste du temps, elle a été comme engoncée dans son costume de ministre, travailleuse mais rigide, très rigide.

Que s'est-il passé hier matin, quand elle a déclaré sur RTL que le budget de l'Écologie était un "mauvais" budget ? Elle a perdu la maîtrise ?

Elle pensait qu'elle n'avait plus d'autre issue qu'un coup de gueule par médias interposés pour faire pression sur Ayrault et sur Hollande. Mais elle n'imaginait pas qu'elle serait virée aussi vite. Et en quels termes ! Le communiqué que l'Élysée a publié hier à 18 h 12 est franchement brutal. Au lieu d'un libellé diplomatique, quelque chose du genre "le président de la République a accepté la démission de Delphine Batho", ce qui est écrit, c'est la chose suivante : "Sur proposition du Premier ministre, le président de la République a mis fin aux fonctions de madame Delphine Batho." Morale : contrairement à Nicolas Sarkozy qui criait beaucoup et menaçait beaucoup mais qui faisait tomber peu de têtes, Hollande sait trancher dans le vif. Surtout avec les femmes ministres de l'Écologie...

Pourquoi Audrey Pulvar ne se répand-elle pas sur le sujet ?
Profil bas, l'ex-concubine de Montebourg n'en rajoute pas et craint manifestement de se faire casser à son tour, toute brave et péremptoire qu'elle soit d'habitude.

Quant à Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement Zayrault, elle prend le parti de Montebourg contre Delphine Batho, ce qui interpelle en sa haute qualité de ministre des femmes. Comment se fait-il en effet que la cumularde se désolidarise d'une femme ministre et donc de toutes les femmes? En termes de responsabilité ministérielle, c'est une faute. Chercher à sauver ses postes, c'est en outre non seulement mesquin, mais également révélateur d'un fonctionnement gouvernemental en réseaux politiques partisans, voire familiaux. Dans la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, Montebourg soi-même parle de mafia... 

Le président ne peut ignorer en quelle estime Montebourg le tenait déjà en 2007:
VOIR et ENTENDRE Montebourg maltraiter François Hollande:

Le ministre du Redressement productif "n’a jamais contesté publiquement un arbitrage rendu par le Premier ministre," selon Najat Vallaud-Belkacem. Commentaire objectif ou soumission au chef de l'Etat? Le parti-pris de la porte-parole est accablant, car la binationale a des raisons personnelles de soutenir Montebourg contre Delphine Batho.

Elle se veut libre mais,  se révélant soumise, cette femme se discrédite

On apprend peut-être à cette occasion que le père de ses enfants, Boris Vallaud, ancien directeur général des services du conseil général de Saône-et-Loire est l'actuel directeur de cabinet du ministre Arnaud Montebourg.
Dans ce conflit d'intérêts, la vertueuse se discrédite aussi par l'énoncé de mauvaises raisons en faveur de l'employeur de son mari: "On l’a entendu s’exprimer avant qu’un arbitrage soit rendu, c’est vrai. On l'a entendu peser dans un sens plutôt que dans l’autre, comme on entend d’autres ministres", a-t-elle affirmé.



Elle n'a pas entendu dire que Montebourg a insulté le sombre Ayrault !

Jean-Marc Ayrault avait pourtant confirmé certes d'un simple "oui" la vulgarité de propos rapportés dans un livre, que Arnaud Montebourg lui avait adressés : "Tu fais chier la terre entière avec ton aéroport de Notre-Dame-des-Landes, tu gères la France comme le conseil municipal de Nantes", avait lancé le ministre du Redressement productif à son chef du gouvernement.


Valls assure qu'il aurait déjà été répressif


"Ce qu’elle [Delphine Batho] a fait est différent",
poursuit Najat Vallaud-Belkacem. "Elle a contesté publiquement après arbitrage du Premier ministre le budget en tant que tel et vous entendez bien qu'aux yeux des Français, on ne peut pas se permettre ce genre de chose. Ils attendent de nous que nous soyons cohérents." Ils peuvent attendre longtemps.

VOIR et ENTENDRE les indulgences du microcosme socialo-écolo:
Bilan: Le "développement durable" de la politique environnementale du pouvoir socialiste est à court terme: il en est à son troisième ministre socialiste en un an.


mardi 2 juillet 2013

Limogeage: Batho, deuxième ministre rose victime des Verts

L'écologie fait des victimes: après Brick, Batho

Interdiction de s'en prendre à la Royal
 
Batho, touchée par Royal,
coulée par Hollande
Le divorce est consommé. 
Il remonte aux législatives de 2012 et,  depuis quelques semaines par media interposés, les critiques battaient leur plein entre la mère des enfants de Monsieur et Delphine Batho. Delphine doit tout à Ségolène, mais la matrone et sa protégées ont des caractères difficiles. 
La présidente de la région Poitou-Charentes avait reproché début juin que "même le ministère de l'Écologie n'a pas acheté de véhicule électrique", ajoutant son commentaire: "c'est dramatique de ne pas croire à la mutation écologique". Imbue de sa fonction de ministre de l'Écologie, comme son aînée, Batho a répliqué mardi sur RTL. "Ségolène Royal, je pense, souffre après un certain nombre d'échecs difficiles. Mais la limite de cette souffrance, c'est qu'il ne faut pas que l'individu l'emporte sur le collectif", a-t-elle lancé, en référence aux revers de la candidate battue en 2007, rebattue lors de la primaire PS de 2011 et achevée lors des législatives de 2012 à La Rochelle. Et la junior de faire la leçon à la senior: "La gauche, c'est un combat collectif et une des leçons qu'il faut retenir des échecs que je rappelais, c'est qu'on ne réussit pas en tirant contre son camp ou en divisant".
Le boomerang lui est revenu en pleine face.

Pas un ministre ne trouve grâce aux yeux de Royal 
Il est vrai que la présidente de région s'en est aussi prise au ministre Arnaud Montebourg, sur la voiture électrique, au ministre Pierre Moscovici, sur les salaires des patrons du privé, ou encore au premier des ministres, Jean-Marc Ayrault, comme  à leur président, F. Hollande, auxquels elle reproche que "tout est trop lent".

Mais l'acrimonie entre les deux femmes est plus vive encore. 
Le passif entre Royal et Batho remonte aux législatives de 2012. 
"Royal voulait récupérer la circonscription des Deux-Sèvres qu'elle avait donnée à la garde de Batho en 2007. Batho, qui est une ambitieuse, a refusé de retomber dans l'ombre er Royal a dû se faire parachuter à La Rochelle où elle a fait un atterrisage catastrophe. Une version que ne confirme pas un élu UMP. "Je pense, dit-il, que si Royal s'est présentée à La Rochelle, c'est parce que ça brille plus qu'à Mesle", ancien fief de Royal dans les Deux-Sèvres. 
Depuis, Royal ne rate jamais une occasion de pourrir Batho. 
Avant la voiture électrique, elle avait épinglé la baisse du prix de rachat de l'électricité photovoltaïque et la hausse de la fiscalité sur le diesel poussée par Batho, à la remorque de J.-V. Placé. "On a encouragé les Français pendant des années à acheter des voitures diesel, on ne va pas du jour au lendemain leur taper sur la tête avec un impôt supplémentaire. Je considère que l'écologie ne doit pas être punitive. Si à chaque fois qu'on fait de l'écologie on met un impôt supplémentaire, alors les Français se détourneront de l'écologie", avait-elle ainsi lancé en mars sur France Inter. 

En réalité, l'amère Royal reproche également à Batho de ne pas favoriser son ancien fief des Deux-Sèvres. "Delphine Batho est députée dans le département où sont fabriqués les Mia Electric. Elle n'en a pas acheté une", gronde un conseiller ministériel. Les ventes de la Renault Zoe (15.700 €), produite à Flins, démarrent bien, tandis que celles de la Mia, produites dans le Poitou, ont du retard à l'allumage.

Placé sacrifie Batho et Hollande venge Royal

Une femme de moins au gouvernement Ayrault


Alors que le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui, à plusieurs reprises, s'est affronté au chef du gouvernement, n'a jamais été "recadré" publiquement, l'annonce de la convocation de la petite Batho à Matignon s'est faite par le biais de Twitter...
"Sur proposition du Premier ministre (Jean-Marc Ayrault), le président de la République a mis fin aux fonctions de Mme Delphine Batho et a nommé M. Philippe Martin, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie", a annoncé l'Élysée dans un communiqué. 
La seconde ministre de l'Écologie est remplacée par Philippe Martin.

Agé de 60 ans, il était député PS du Gers et membre de la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire de l'Assemblée. Ce fabiusien est un ancien préfet du Gers et des Landes. Nommé vice-président du Forum des territoires en 2008 par Martine Aubry alors premier secrétaire du Parti socialiste , il a proposé l'organisation du premier référendum départemental sur la présence d'essais OGM en plein champ, alors qu'il était président du Conseil général du Gers.
Il est au nombre des parlementaires socialistes de la Gauche Durable, sur l'aile gauche du PS, qui interpelèrent François Hollande sur l'Europe


Batho, accroc à la parité ...

Ayrault va-t-il débarquer Batho ?

Batho convoquée à Matignon: les Verts menacent de quitter le navire

Jean-Vincent Placé (EELV) fait du chantage au départ des Verts du gouvernement.

La ministre de l'Ecologie Delphine Batho et le sénateur Jean-Vincent Placé, lors du congrès d'Europe Ecologie les Verts à Nantes, le 18 septembre 2012. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD/AFP)
La députée Barbara Pompili (EELV), la ministre de l'Ecologie Delphine Batho et le sénateur Jean-Vincent Placé, 
lors du congrès d'Europe Ecologie les Verts à Nantes, le 18 septembre 2012

Son parti n'est "pas loin de la sortie" du gouvernement, a estimé mardi 2 juillet, Jean-Vincent Placé, chef du groupe écologiste au Sénat, estime, alors que la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, a déploré que son ministère ait "un mauvais budget" 2014. "Il est clair que, pour les écologistes, il est impossible de voter un budget où l'écologie baisse autant", juge Jean-Vincent Placé. "Là, on n'est pas loin de la sortie", menace-t-il.


Placé réclame des taxes supplémentaires 

"L'enjeu budgétaire sera à la fois de mettre en place une fiscalité écologiste, en particulier une augmentation du prix du diesel et l'instauration d'une taxe carbone, et un budget positif pour l'écologie", explique-t-il.

"J'ai déjà dit que ce budget est un signal désastreux donné aux associations et aux écologistes", a insisté le sénateur de l'Essonne.


Delphine Batho (PS) "a fait preuve de lucidité", selon lui
Placé ajoute que "c'est bien de dire les choses".
Avec une baisse de 7% de ses crédits, le ministère de l'Ecologie est l'un des plus sévèrement touchés par les économies que le gouvernement compte réaliser l'an prochain. "C'est un mauvais budget", a lancé Delphine Batho mardi matin sur RTL, quelques heures avant le début du débat d'orientation budgétaire à l'Assemblée nationale.

Des propos qui ont provoqué la convocation de la ministre par le chef du gouvernement


Batho en partance ?


Batho devrait bientôt écoper, voire s'échouer
Après sept partielles perdues sur huit, la majorité présidentielle en est à 2% près à l'approche des municipales:  en 2014, les écolos ne pourront pas être écartés de sa barque de sauvetage.

lundi 1 juillet 2013

Hollande s'offre pour passer ses vacances avec les Français

Qui veut passer ses vacances avec les Hollande-Trierweiler ?

Mais qu'est-ce qu'on leur a donc fait ?




Le président ne veut pas revivre les ratés de 2012. Les ministres ont été priés de "mouiller la chemise ". Il n'est jamais trop tard pour bien faire, mais ce sera sans nous !

Les vacances ont à peine commencé pour certains Français que l’exécutif tente déjà de se faire plaindre, annonçant qu'il en prendra peu. François Hollande  a fait passer le message à plusieurs reprises à ses ministres. 

Le chef de l’Etat veut que ses planqués se " mobilisent" sur les problèmes quotidiens des Français, c’est-à-dire l’emploi, le logement et le pouvoir d’achat. Craint-il que les électeurs puissent reconnaître les inconnus du gouvernement. Thierry Repentin à Saint-Tropez ou Yamina Benguigui à Eurodisney n'inversera pas la courbe du chômage. Et que Hélène Conway-Mouret et Anne-Marie Escoffier se promènent en string  dans les collines du Luberon ne ternirait pas davantage l'image de ce gouvernement. Même Pascal Canfin ne risque pas de créer une émeute à  Deauville. La Lorraine (Florange) est d'ailleurs peu recommandée à Aurélie Filippetti, pas plus que  la Picardie ou l'Ile-de-France à Montebourg, jusqu'à 200 km autour de Clairoix (Continental), d'Amiens (Goodyear) ou Aulnay (PSA)...

Hollande compte s'afficher au travail cet été






Est-ce une idée judicieuse 
d'étaler son désordre matériel et psychologique,
à l'image de l'état dans lequel il a mis la France ?



"
Ce que veulent les gens, a-t-il estimé devant des dévôts chargés de la diffusion de ses paroles, c’est qu’on mouille la chemise". Surtout en période de crise. Considérant qu'il y a mieux à faire que de serrer des mains sur les plages en ce premier jour de juillet, il a donc passé ce lundi sur le terrain, en Bretagne, où il a affiché " le soutien de l’Etat au service public hospitalier" et insisté sur "l’exigence de l’accès de tous à la santé". Puis à La Rochelle, pour une visite impromptue quelques jours après l’incendie de l’hôtel de ville.

Deux semaines au maximum et en France

En admettant que les collaborateurs aient besoin de repos, les membres du gouvernement pourront se contenter de deux semaines de vacances, ce qui revient à admettre qu'ils n'ont pas cassé le manche! "Au maximum et en France", insiste un proche du président, à l'attention des producteurs habituels de CO2, parmi lesquels Filippetti et Duflot, toute écolo que soit cette dernière... 
Le dernier Conseil des ministres se tiendra le vendredi 2 août, après la fin de la session extraordinaire du Parlement. Le premier de la rentrée est fixé au 21 mais il sera précédé, le 19, d’un séminaire gouvernemental. 
Et tout l’été, les ministres sont appelés à être réactifs, à rentrer si nécessaire et à faire entendre leur voix, pour apporter la preuve que le gouvernement ne lâche rien. Un tour de force que bien peu d'entre eux sont en capacité d'assumer. C'est ainsi que Marisol Touraine sera d'astreinte, nous fait-on croire, pour aller tapoter les joues des "seniors" victimes potentielles d'une éventuelle canicule. 

Selon l’Elysée,
François Hollande pourrait rester début août à l’Elysée et à la Lanterne, à Versailles. "Pour travailler", insiste un de ses lieutenants. Peu probable, en tout cas, qu’il passe deux semaines au fort de Brégançon, dans le Var, où il s’était passablement ennuyé.


Une rentrée à hauts risques


Qu’importe les conseils d’une partie de son entourage, qui lui rappelle que « les Ferrari s’arrêtent toujours au stand ». Le chef de l’Etat est conscient que la
rentrée est à hauts risques, avec la réforme des retraites et un marché du travail "déprimé", sur fond d’impopularité record.

François Hollande garde surtout en mémoire l’été dernier, où il s’était vu reprocher de prendre son temps malgré la crise, et plus encore ses silences sur la dégradation de l’emploi et la révision des prévisions de croissance. Accusé de ne pas avoir pris la mesure de la situation économique et financière internationale, le chef de l’Etat avait été poussé à accélérer en urgence. "Il n’a pas envie de revivre ça ", avoue un anonyme de ses proches. Exit les vacances normales du couple exécutif " normal", qui affirmait que "pour bien travailler, il faut bien se reposer"...

Nouvel élément de langage: puisque "c’est dur" pour les Français, il faut que les gouvernants donnent l'impression de "se bouger". Le président assume que ce n'est que de la poudre aux yeux. Il l’a dit à ses ministres : " la communication, c’est de la politique".
A moins que la politique ne soit que de la com...

Indulgences du pouvoir laïc envers les musulmans

Les signes religieux ostentatoires dans la gendarmerie

Mohamed-Ali Bouharb, visiblement imam des gendarmes




Dans son édition du 15 mai 2009, Le Figaro dressa le portrait de Mohamed-Ali Bouharb, aumônier musulman de la gendarmerie française. 

Ses quartiers ? Un local retranché au deuxième étage du fort militaire de Charenton, à Maisons-Alfort. Dans le bureau du capitaine Bouharb, récemment nommé premier aumônier musulman de la gendarmerie, deux grands drapeaux, français et européen, un portrait officiel du président en exercice et l’Appel du 18 juin complètent le décor somme toute assez conventionnel s’il en est, sous un tableau blanc et deux divans orientaux tendus d’un tissu moiré émeraude et or. Ainsi qu’un exemplaire du Coran posé à côté de l’ordinateur. 

Tenant son képi où a été brodé le croissant de lune, symbole de l’islam, entre deux rameaux d’olivier, il toise son hôte d’un regard bleu azur rappelant le ciel tunisien de ses aïeux. Père de deux jeunes enfants, il est marié à une agent de la brigade des douanes. "Elle possède un pistolet, mais son arme, instrument de coercition, est moins puissante que la mienne qui offre le soutien de la religion", sourit-il. Celui qui a fait sa "déclaration d’amour profond à Allah vers l’âge de 17 ans" a fréquenté les mosquées de Rouen et du Havre pour suivre des séminaires de formation (à l'Institut catholique de Paris ?). 
Stigmatisation du mécréant ? 
Sans détour, l’aumônier affirme : "Apprendre à communiquer est devenu indispensable pour évoquer l’islam, tant la confusion des genres est grande quand on assimile cette religion à l’intégrisme, voire au terrorisme…" 

Soutien spirituel dans les moments difficiles 

Tabou de la montée de l'islam?
Dans la gendarmerie, où la célèbration de Sainte-Geneviève n'est pas encore dénoncée, Mohamed-Ali Bouharb entend ‘‘intégrer l’islam au sein d’une grande institution régalienne, sans jamais céder au prosélytisme. Ma fonction me l’interdit (…) Des gendarmes musulmans de tous les grades me téléphonent ou m’envoient des mails, sourit l’aumônier qui se dit incapable d’en estimer le nombre Plusieurs fois par semaine, je leur apporte un soutien spirituel quand ils ont perdu un proche ou lorsqu’ils passent un concours. Je ne suis pas là pour faire de la figuration." 

L’aumônier veut organiser un pèlerinage militaire à La Mecque. 

Prosaïque, l’imam en uniforme n’hésite pas à fournir l’adresse d’un bon médecin pour les circoncisions ou celles des agences de voyages organisant des pèlerinages sans escroquer les fidèles. Et aussi celles où on célèbre des mariages homosexuels (Ouverture de la première mosquée homo annoncée à Paris). D’ailleurs, il ne cache pas son envie d’organiser d’ici à 2011 un voyage de militaires musulmans à La Mecque. 

Service à la carte pour les gendarmes musulmans 

Enfin, il veille à ce que la viande hallal soit servie aux pratiquants, qu’ils soient en caserne ou en opérations extérieures. "Nous avons composé quatorze types de repas et près de 50 000 barquettes repas ont été commandées il y a un an", se félicite le jeune officier. 

Sollicité par la hiérarchie, il a été récemment consulté sur la conduite à tenir lors d’obsèques musulmanes ou lorsqu’une de ses ouailles fut affectée par erreur comme serveur dans un mess qui sert de l’alcool. "À chaque fois, j’ai été écouté", se félicite Mohamed-Ali Bouharb, qui se déclare "plus que satisfait de constater à quel point la gendarmerie cultive le respect de l’autre." 

Une attention qui commence dès l’école, comme peuvent en témoigner deux élèves officiers pour qui le ramadan tombait durant leur "stage d’aguerrissement." Pour qu’ils tiennent le coup, l’aumônier leur a permis de rompre le jeûne à condition qu’ils le rattrapent l’année prochaine. Comme le répète Mohamed-Ali Bouharb : "Musulman oui, mais gendarme avant tout !" 

Quid du poisson des gendarmes catholiques, le vendredi ? 
Dans les écoles, il est servi un tout autre jour, mais il ne faudrait pas y voir une réminiscence de la laïcité ciblée ...
D'après Le Figaro

VOIR et ENTENDRE une intervention de Mohamed-Ali Bouharb sur France 2 en février 2009: 

Ayrault, "impressionnant" Premier ministre visionnaire et halluciné

Ayrault jure avoir vu la démonstration du Rafale

Lors du salon aéronautique du Bourget, la démonstration de l'avion de chasse Rafale a dû être annulée. Pourtant, dans son discours, Jean-Marc Ayrault l'a trouvée "impressionnante"... Cohérence et lucidité sont au pouvoir...

VOIR et ENTENDRE
l'impressionnant Premier ministre de F. Hollande:

Trop fort, le sombre Ayrault !

Depuis l'échec de son projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes à Nantes, Jean-Marc a des petits avions partout dans sa tête...

Cette bourde du très impressionnable Ayrault démontre
-si besoin était- que

-ses discours sont écrits à l'avance,
-qu'il ne les écrit pas lui-même,
-qu'
il ne comprend pas ce qu'il lit,
-et qu'
il ne sait plus ce qu'il raconte: si on n'en était pas encore certain au PS, c'est fait.
Mais Désir H et Najat Vallaud-Belkacem devraient le nier !

Le 5 mai 2013 sur TF1, ZAyrault-Pointé n'a-t-il pas clamé: "Je suis le premier ministre de la réalité... "