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lundi 18 mai 2009

Prime au blocage des facs: un mois de bourse en rab

Sept mesures en faveur des étudiants pénalisés par les blocages

Le gouvernement annonce une série de mesures sur les campus bloqués

Inflexible sur l'autonomie des universités, la ministre de l'Enseignement supérieur annonce une série de mesures en faveur des étudiants pénalisés par les blocages sur les campus, notamment un mois de bourse supplémentaire pour les boursiers contraints à des examens en juillet ou septembre. Ces mesures ont été saluées comme un premier pas par certaines organisations.
Valérie Pécresse a reçu aujourd’hui les représentants des organisations étudiantes (UNEF, FAGE, UNI, PDE, Confédération étudiante) pour discuter des plans de rattrapage et de l'organisation des examens dans les universités affectées par la contestation des réformes gouvernementales.


A l'issue de deux heures et demie de discussions, Valérie Pécresse a détaillé sept mesures d'accompagnement qui visent à aider les étudiants les plus défavorisés.
1- un mois de bourse supplémentaire, qui pourrait concerner selon la ministre 10.000 à 15.000 étudiants ;
2- prolongation de bail en juillet pour le prix d'un demi-loyer si les étudiants logeant en résidence universitaire sont amenés à passer des examens en retard ;
3- pour les étudiants logés dans le parc privé, une autorisation à occuper une place aux CROUS (les centres régionaux des oeuvres universitaires et scolaires) au mois de juillet ;
4- un restaurant universitaire restera ouvert à la demande de la ministre, en juillet ou en septembre, au moins sur les campus où les examens auront lieu;
5- les présidents d'université sont invités à veiller à ce que les examens portent sur les enseignements effectivement réalisés ou rattrapés
6- et à prévoir une session d'examens de rattrapage une fois la première session achevée.
7- Valérie Pécresse va également saisir le ministère de l'Immigration pour que les étudiants étrangers qui sollicitent un renouvellement de titre de séjour ne soient pas pénalisés à cause des blocages.

-> Réaction du président de la Confédération étudiante ?
Baki Youssoufou a souhaité que les quelque 150.000 étudiants confrontés à des difficultés en raison des blocages ne soient pas "sacrifiés" par "une logique jusqu'auboutiste des deux côtés". Il a dû sécher la rencontre ou dormir au fond près du radiateur…

La chienlit universitaire n’a pas de prix
Pour l'UNEF, le compte n’y est pas… ; mais qui finance ?

  • L’UNEF n'a pas assez-> La ministre a garanti "une égalité de traitement entre tous les étudiants" lors des examens - en clair, que les étudiants non manifestants, ou manifestants, puissent obtenir leurs diplômes dans les mêmes conditions.
    ->De plus, aucun étudiant ne sera privé de bourse en 2010 pour "des raisons liées à son assiduité aux enseignements ou aux examens du second semestre de cette année". La même chose en 2011, en cas de blocage pendant 15 semaines en 2010 ?

    -> Jean-Baptiste Prévost, président de l'UNEF, syndicat dominant qui ne domine pas puisqu’il est débordé sur sa gauche, a salué ces nouvelles garanties, tout en soulignant qu'elles ne "levaient pas les inquiétudes qui s'expriment sur le fond" du conflit. Il a demandé des "gestes d'apaisement supplémentaires" de la part du gouvernement.
  • Les Français paieront
    L'UNEF, syndicat de gauche, à la différence du PS et du PCF, ne se pose pas ici la question du financement.
    -> Valérie Pécresse n'a pas précisé le montant de l'enveloppe prévue pour ces mesures, mais elle a assuré qu'"une somme importante avait été provisionnée pour faire face".
    S'agissant des campus où les blocages persistent - six selon le ministère -, Valérie Pécresse a précisé qu'elle ferait du "sur-mesure" en fonction des besoins et des problèmes de chaque faculté. "L'idée, c'est de mettre les bouchées doubles (...), de faire en sorte que la sérénité revienne sur les campus."
    -> La ministre réunira de nouveau les représentants des étudiants début juillet pour préparer au mieux la prochaine rentrée. Elle recevra mardi les recteurs d'académie où les difficultés perdurent.

    L'UNI
    , mouvement de la droite universitaire, a souhaité des "sanctions pénales" pour les bloqueurs, mais n'a pas été entendue sur ce point par la ministre, qui a seulement insisté sur "la continuité du service public".
    Claire Guichet, présidente de la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), s'est félicitée ...d'"un très bon premier pas".
  • dimanche 17 mai 2009

    Des trafiquants de drogue tirent à l'arme de guerre sur des policiers

    A La Courneuve, la politique communiste de prévention fait merveille

    Dans le 9.3, c’est la police qui subit des violences.<br> Quatre policiers convoyaient deux individus placés en garde à vue samedi soir à la Cité des 4.000 à La Courneuve (9.3, Seine-Saint-Denis), dans le cadre d'une enquête sur un trafic de drogue. Ils ont été attaqués à l’arme de guerre dans la nuit.

    Le Guet-apens

    L'attaque a été commise dimanche dans la nuit vers 2h30, alors que les policiers de La Courneuve partaient pour l'unité médico-judiciaire de l'hôpital Jean-Verdier de Bondy à bord d'un fourgon, avec deux gardés à vue qui avaient sollicité un examen médical. Le coup était donc bien monté et les soins médicaux peu urgents…

    Sur le chemin du retour vers le commissariat, les examens effectués, le fourgon a été ‘intercepté’ à un angle de rue par deux véhicules dans lesquels se trouvaient plusieurs comparses. Armé d'un fusil d'assaut, un homme est sorti d'un de ces véhicules et a tiré « une rafale d'arme automatique » sur les policiers. Il pourrait s'agir "d'une arme de type de type AK-47 (Kalachnikov), mais cela reste encore à déterminer".
    Aucun des policiers, ni aucun des gardés à vue n'a été blessé. C’est une chance extraordinaire, car trois impacts ont été relevés sur le véhicule des policiers et cinq douilles de 7,62 ont été retrouvées sur place.

    Trois interpellations

  • En "état de légitime défense", les "policiers ont riposté avec leur arme de service" et réussi à mettre en fuite leurs agresseurs. Ils ont également rattrapé l'un des gardés à vue qui avait tenté de s'enfuir. Il s'agit d'un homme suspecté d'être impliqué dans un tir de pistolet à grenaille sur des policiers la veille à La Courneuve et "on peut penser" que les assaillants "ont essayé de lui permettre de s'enfuir", a-t-on poursuivi de source policière en précisant que l'autre gardé à vue n'avait rien à voir avec l'affaire.
  • L’un des véhicules utilisés par les assaillants — une voiture volée munie de fausses plaques — a été retrouvé hier. Tandis qu’« un gros dispositif de fouille » doit être mis en place afin, insistent les services de police du 93 « d’agir avec discernement », afin d’éviter toute tension superflue.
    Le service départemental de police judiciaire (SDPJ) de Seine-Saint-Denis à Bobigny est chargé de l'enquête.

    Les syndicats de policiers réclament plus de police

    Les syndicats de police très remontés dénoncent la violente surenchère dont font désormais preuve les petits caïds de banlieues régnant sur de juteux trafics de drogue.
  • Selon l'UNSA-Police, "il est urgent dans un premier temps que les services de police judiciaire disposent des moyens nécessaires pour mettre hors d'état de nuire les 'caïds'".
  • L'UNSA en est encore à préconiser plus de prévention et tient un discours politique... "Dans un deuxième temps, seul un travail coordonné entre associations, éducateurs, parents et policiers de proximité permettra aux quartiers défavorisés de retrouver l'ordre républicain."
    Ce syndicat fait monter la pression: "Une « catastrophe a été évitée mais jusqu’à quand ? "
    Pour le premier syndicat de gardiens de la paix encore, les policiers « sont toujours en première ligne sans qu’une réflexion n’ait été trouvée pour “déminer” les banlieues ».

  • Pour le syndicat SGP-FO, même son de cloche: "la banalisation d'une violence de guérilla urbaine impose une mobilisation d'effectifs et de moyens".
    "Cela fait des années que nous dénonçons cette poudrière des 4.000, et plus largement des cités sensibles. Rien ne change, les policiers subissent au quotidien cette violence désormais armée. Qu'attendons-nous ? Un mort comme cela aurait pu être le cas ce matin ?", écrit son secrétaire général, Nicolas Comte.
  • Alliance (second syndicat de gardiens de la paix) s'est déclaré dimanche 17 mai, "inquiet" des "dérives et des violences". Selon un adhérent, Loïc Lecouplier, un supplément de moyens ne suffirait pas à endiguer la montée du grand banditisme. Il explique qu' « on vient d’assister à une opération de type militaire digne du grand banditisme. La façon dont ils ont agi pour tenter de récupérer un comparse est aussi surprenante qu’inquiétante », relève-t-il, grave.

    "Nos collègues sont inquiets des dérives et des violences qui montent d'un cran en Seine-Saint-Denis", a déclaré Thierry Mazé, responsable du syndicat. Selon lui, les policiers de La Courneuve "sont tombés dans un véritable piège tendu par des individus avec des armes de guerre".Selon le syndicaliste, des inscriptions sur les murs de cités de la Courneuve prévenaient la police que cette "violence" allait "monter contre la police" après de précédents incidents.
  • Au sein de la hiérarchie policière, la stupeur le dispute à la colère.
    « C’est la première fois que je vois utiliser des armes de ce calibre dans le cadre des violences urbaines, affirme Jean-François Herdhuin, directeur départemental de la sécurité publique de Seine-Saint-Denis. Je n’en avais entendu parler que dans les affaires de grand banditisme. Là, nous sommes probablement dans un contexte de trafic de stupéfiant où on brasse beaucoup d’argent. »
  • Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a condamné "de façon absolue l'attaque perpétrée cette nuit avec une arme de guerre sur des policiers de Seine-Saint-Denis qui convoyaient des gardés à vue après un examen médical".
    Elle "rend hommage au professionnalisme de cet équipage qui, attendu par les occupants de deux véhicules et subissant le tir d'une rafale d'arme automatique, a réussi à mettre en fuite ses agresseurs et à rattraper un des détenus qui tentait de s'enfuir".
    Michèle Alliot-Marie "adresse ses félicitations à ces policiers et exprime son entier soutien à tous leurs collègues confrontés chaque jour à des situations périlleuses pour assurer leurs missions". Elle assure que "tous les moyens sont déployés pour retrouver les auteurs de cet acte inadmissible et les présenter à la justice".
    Pour marquer son soutien aux policiers, Michèle Alliot-Marie assistera lundi à une cérémonie annuelle d'hommage aux policiers morts pour la France, en Seine-Saint-Denis. Elle rencontrera à cette occasion les policiers victimes de l'attaque, précise le ministère.

    C’est aussi le bilan de la politique communale de prévention.<br>A noter enfin que lundi matin, Canal+ appelle cet acte de grand banditisme de la « violence urbaine »…
  • Le PS ne peut truster l’ensemble du vote de gauche

    Besancenot et Mélenchon ripostent à Aubry

    Les velléités hégémoniques socialistes ne faiblissent pas

    Bien que le PS stagne dans les sondages, Martine Aubry s'est auto-proclamée dimanche « proposante numéro un », histoire de contrebalancer le titre d'"opposant numéro un" que les sondages attribuent au président du MoDem. Personne ne sait pour autant ce qu'elle propose... Le succès de librairie de son pamphlet contre le chef de l'État dope François Bayrou, éternel 3e, dont les listes aux Européennes se placent en 3e position, avec 13 à 13,5 % des intentions de vote.

    Juste un peu méprisante, le Ch’ti premier secrétaire du PS a aussi appelé au "vote efficace" en faveur des socialistes. Après avoir débuté la campagne avec pour slogan le "vote-sanction" à l'égard de Nicolas Sarkozy, puis le "vote utile", et dimanche, le "vote efficace", la première secrétaire du PS a semblé vouloir changer de stratégie. Son prochain slogan pourrait bien être le « vote sauvetage ».
    Car, dans le même temps, les listes PS stagnent autour de 21 à 22 %, tandis que celles de l'UMP caracolent en tête, à 27 à 28 %. Solution: faire le cirque à Rezé pour changer l'Europe...

    Au PS, tous les coups sont permis


    Pour Martine Aubry, invitée du Grand Rendez-Vous Europe 1/Le Parisien , les sondages défavorables ne sont rien de grave. Il s'agit d'un "étiage normal" pour le PS quand il est "en forme" ! Le PS a obtenu 23,5 % des voix en 1981 et 21,9 % en 1999. "Je ne veux pas, a-t-elle dit, être l'opposante numéro un, mais la proposante numéro un", contrairement à François Bayrou, un "extrême centre", qui "ne pense qu'à lui, à 2012 et à lui en 2012". "Il crie, dénonce, mais être le porte-voix des inquiétudes n'est pas suffisant. (...) Il faut proposer." Ce sera chose faite lundi, le PS ayant prévu de "détailler" enfin ses propositions.

    Le PS se cherche encore une stratégie

    Pendant que le Premier secrétaire tourne et vire, les proches de la maire de Lille nient tout infléchissement de stratégie. "Le PS, dès le départ, avait décidé d'une campagne en deux temps. Première phase : l'installation de la campagne dans le paysage politique français avec une vaste opposition (à la politique du gouvernement) ; deuxième temps : le volet propositions", a expliqué Claude Bartolone. "Il n'y a pas d'infléchissement, il y a une stratégie de campagne", a renchéri le stratège François Lamy.

    Les ségoléniens se tiennent en embuscade

    Désirdavenir Royal reste coite : on ne la voit ni ne l’entend plus. Si le responsable n’est pas son 39e rang du classement des personnalités politiques selon le sondage Paris Match, la tête de gondole, le produit d’appel, le ‘produit de grande consommation’ serait-il victime de la crise économique ? De source bien autorisée (mais anonyme), déjà sujette au TOC du pardon, elle lutterait aussi contre la fièvre porcine.

    Batho et Bianco sont donc de service
    . Batho était sur le pont pour annoncer que la Ch’tite maire de Lille avait cédé au chantage de la Toquée Royal, contre un emploi fictif avec bureau Rue de Solférino : tout ça pour l’avoir à son côté (ou derrière elle) au meeting de Rezé. Jean-Louis Bianco demandait quant à lui à connaître les propositions du PS pour l’Europe avant le 7 juin, jugeant que c'était "une grosse erreur" de se satisfaire d’une campagne réduite à un "stop Barroso, stop Sarkozy", comme le font aussi Sarnez et Bayrou.

    Le PS a meublé le vide avec l'annonce d’un changement de slogan
    et de la participation de l'ex-candidate battue à la présidentielle à ce meeting de Rezé (Loire-Atlantique) avec les socialistes. Aux Européennes comme à Rezé, l’objectif principal des deux rivales à la prise du PS sera donc simplement de faire mieux qu’au Zénith, et moins mal qu’au Cirque d’Hiver… "Cela allait de soi" : les deux femmes ont simulé le même plaisir dans un même cri.

    Mobiliser pour effacer la gauche du PS

    Trois semaines avant le scrutin, le mot d'ordre est "mobiliser" et dissuader les électeurs de gauche de voter pour les listes à gauche du PS. "Tout vote qui va sur une liste qui fera moins de 8, 9, 10 % n'aura pas un représentant au Parlement européen", a fait valoir Martine Aubry.
    Un argument qui n'est pas du goût d'Olivier Besancenot. "Ça fait depuis 1992 qu'ils (les socialistes) nous chantent la même chanson", a-t-il ironisé, ajoutant sur Canal+ : "L'Europe qu'ils nous ont construite, elle ne fait pas partie de la solution, elle fait partie du problème." Et s’il n’y a pas de problème, il n’y a pas de plaisir !

    La solution face aux sondages : l’insulte.

    En juillet dernier, Daniel Cohn-Bendit, le 'minable' soixante-huitard, avait était grossier à l'égard du Président de la République.
    Le Che-Besancenot
    a en revanche prétendu dimanche sur Canal+ qu’il « ne participe pas au jeu des petites phrases assassines ». Or, le trotskiste se pare un peu vite d’une moralité politique que personne ne doit lui envier. N’a-t-il pas en effet traité les patrons de « chiens » (Lire PaSiDupes) ; la patronne du PS n’a donc plus qu’une obsession, lui passer la muselière et le conduire à la fourrière!

    Jean-Luc Mélenchon partagé largement l'avis du camarade trotskiste et juge "totalement inutile de voter PS" pour "une Europe de gauche". Selon lui, la première secrétaire du PS "se trompe d'élection", estimant qu'elle "s'exprime comme si elle était candidate à la présidentielle".

    Le PS et le MoDem jouent à faire semblant

    Aucune liste à gauche du PS n'atteint les 8, 9, 10 %, selon les récents sondages. Europe-Écologie est aux alentours de 10 %, le NPA trotskiste d'Olivier Besancenot est à environ 7 %, le Front de gauche (PCF de Marie-George Buffet et Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon) à 5, voire 6,5 %. Le Che-Besancenot et Jean-Luc Mélenchon (le socialiste allié au PCF) ne ménagent donc pas le PS.

    Quant à Bayrou et Sarnez, ils tirent sur tout ce qui bouge, à droite comme à gauche (Lire PaSiDupes).
    Quand il fait feu sur Rachida Dati, Bayrou assure pourtant, magnanime: «"Je n'aime pas tirer sur les ambulances"... Et quand Marielle de Sarnez, la numéro 2 du numéro 3, tire à gauche, s’est aussi en fermant les yeux: "Le Parti socialiste traverse aujourd'hui une crise profonde" et ses attaques contre le MoDem prouvent simplement que "le renouvellement que nous portons les inquiète", estime la première vice-présidente du MoDem, dans un entretien publié vendredi par "Le Figaro".

    Sous le tir croisé de la gauche, le PS envoie quelques pruneaux: il s'estime au-dessus de la mêlée !

    Et la droite caracole en tête...

    Européennes : le MoDem attaque le PS et Dati

    Bayrou lutte pour sa survie
    Pas cool, non plus, Marielle....


    L'acide Sarnez s'en prend, entre autres, au PS

    "Le Parti socialiste traverse aujourd'hui une crise profonde" et ses attaques contre le
    MoDem prouvent simplement que "le renouvellement que nous portons les inquiète", estime Marielle de Sarnez, rare fidèle de François Bayrou et première vice-présidente du parti centriste, dans un entretien publié vendredi par "Le Figaro".
    "Le
    PS a du mal à trouver sa place dans la campagne pour les élections européennes", considère-t-elle. "Ils utilisent donc à l'égard du MoDem des arguments dont ils savent parfaitement qu'ils sont de mauvaise foi". Inutile de lui faire un dessin.

    Ambigü et incohérent MoDem


    Le Modem est accusé de repousser le PS à gauche et d’ainsi servir l’UMP ! Est-il aussi ridicule de le soupçonner de complicité avec Sa Cynique Majesté Royal : n’a-t-elle pas essayé en effet de le compromettre en allant le séduire sous son balcon entre les deux tours de la présidentielle et ça, même si, là aussi, elle a échoué à le débaucher, c’est du concret…

    Sur la proximité du parti de François Bayrou avec les libéraux au Parlement européen, Marielle de Sarnez explique que "en matière économique et sociale, nos choix sont différents: nous sommes défenseurs des services publics, de la solidarité, de la cohésion sociale". Ouf !
    Mais, ajoute-t-elle, le MoDem partage avec ces derniers "une même vision (...) des institutions". Aïe, aïe !...

    Même vision des institutions, mais problème humain…

    L'euro-députée indique que, si jamais elle est réélue à Strasbourg, elle ne votera pas pour reconduire José Manuel Barroso à la présidence de la Commission, à Bruxelles. Nous avons du mal à suivre, alors elle s’explique, souriante mais dents serrées :"Il a été trop suiviste à l'égard des gouvernements et ses choix sont trop marqués d'ultralibéralisme", lui reproche-t-elle. Elle lui préférerait l'ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt ou l'ancien commissaire européen Mario Monti. Toutefois, "nous sommes ouverts à toute candidature de rassemblement qui permette un autre choix".
    -> L’italien Mario Monti (1943) fut membre de la nouvelle Commission européenne sous la présidence de
    Romano Prodi, en 1999. Il est actuellement commissaire responsable de la concurrence. A ce poste, il initia une procédure contre Microsoft et étudia la proposition de fusion entre General Electric et Honeywell en 2001 — qui fut finalement bloquée par la Commission européenne.
    -> Le flamand Guy Verhofstadt (1953) est un
    libéral démocrate. En 1985, ses vues radicales de l'économie lui vaudront le surnom de « Baby Thatcher ». En 1999, il prit la tête d'un gouvernement regroupant, pour la première fois en Belgique, libéraux, socialistes et écologistes, le gouvernement Verhofstadt I (dite Coalition Arc-en-ciel.
    Son nom avait également circulé pour prendre la succession de
    Romano Prodi à la tête de la Commission européenne en 2004, mais le flamand se heurta notamment à un refus britannique à cause de son opposition à la guerre en Irak. On lui préféra finalement le Portugais José Manuel Barroso

    A choisir , elle tape sur Dati plutôt que sur Désir

    A 58 ans, la candidate du MoDem épargne le pâle Désir (Harlem) mais aussi Désirdavenir Royal, pour réserver ses flèches à la candidate UMP aux Européennes.
    Marielle de Sarnez ne se trompe pas de cible et égratigne en effet la ministre de la Justice Rachida Dati, numéro deux des listes
    UMP en Ile-de-France: c'est bon pour elle ! Trahissant ses propres aigreurs politiques intimes, la tête de liste MoDem en Ile-de-France révèle une ambition personnelle blessée : "J'ai une grande différence avec elle : je ne considère pas le Parlement européen comme une voie de garage ou un pis-aller. Sur nos listes, tous nos candidats sont engagés à 100%". Puisqu’elle le dit…

    En mai 2007, Marielle de Sarnez a pourtant essayé d’en sortir…
    Depuis 1999 à Strasbourg, ça suffit ?… Elle était en effet candidate UDF-Mouvement Démocrate aux élections législatives françaises de 2007 dans la 11e circonscription de Paris, mais ne put se maintenir au second tour.

    Rachida Dati , en revanche, mena la liste de l'UMP et du Nouveau Centre aux élections municipales françaises de 2008, dans le 7e arrondissement de Paris et en mars 2008, elle devint l'un des élus de la majorité au conseil de Paris. Le 29 mars 2008, le conseil d'arrondissement l'élit au poste de maire du 7e arrondissement.

    Homosexualité : encore un scandale qui dépasse la crise

    «En cours d’Histoire, on parle des maîtresses des rois,
    pas de leurs amants»


    Il n’y a pas que la crise dans la vie

    L'association SOS Homophobie publie son rapport annuel et il reste à faire.


    Quelles sont les tendances générales de ce rapport (rapport) ?

    Dans ce dossier, qui fait le point sur l'ensemble des témoignages que nous recevons par téléphone, courriers et courriels, et il y en a beaucoup, on se rend compte que certaines données sont transversales au dossier, comme les insultes. Ainsi, on constate que c'est sur le lieu de travail que les discriminations sont les plus nombreuses, et sur Internet que les insultes sont le plus virulentes. Mais sincèrement, sur le lieu de travail, ce n'est pas très étonnant.

    Pourquoi le lieu de travail est-il si propice aux discriminations ?

    Bon, à l'embauche, il n'y a pas tant de discrimination que cela, parce que les personnes le cachent. C'est après que cela devient plus compliqué. Et ça va de la simple moquerie, à de fortes pressions dans le boulot. C'est parce qu'on y retrouve toutes les tendances actuelles de la société. Il y a toujours des fantasmes comme quoi si on accepte un homo, on va le devenir. Souvent, ça vient de personnes qui ne sont pas vraiment homophobes. C'est surtout de l'ignorance.

    Cette ignorance comment l'expliquez-vous ?


    L'homosexualité, ce n'est pas tout blanc ou tout noir. On n'est pas tous 100 % homo, ou 100 % hétéro. Il y a de tout. En détestant les homos, on repousse ce dont on a peur. C'est bien plus compliqué bien sûr. Certains ont même peur que l'homosexualité soit «contagieuse». C'est vraiment de l'ignorance, due à un manque d'éducation. On apprend, en cours d'Histoire, qui étaient les maîtresses des rois, mais on ne parle pas de leurs amants. En France [sommes-nous encore une exception?], nous avons une culture très hétéro sexiste. Or, par ignorance, on ne connaît pas l'homosexualité, et donc on en a peur.

    Que cherchez-vous à faire avec ce rapport ?


    Notre travail par ce rapport et par toutes les actions que nous menons, c'est d'informer. On ne veut pas faire de prosélytisme. Pas du tout. C'est juste pour expliquer ce qu'est l'homosexualité. Changer le regard qu'a la société sur l'homosexualité. En quinze ans d'existence, il y a eu quand même pas mal de changement, on est tout de même satisfaits. C'est un travail de longue haleine. Cela ne se fera pas en un mois. Notre rapport décrit ce que nous connaissons. En France, nous n'avons pas d'autres instruments de mesure de ces discriminations. Par exemple, le ministère de la Justice n'a pas de statistiques sur les plaintes selon les orientations sexuelles. Mais nous ne connaissons que la partie émergée de l'iceberg car la plupart des personnes s'écrasent.

    Européennes : Cohn-Bendit à nouveau insultant

    Le Che-Besancenot traite aussi les patrons de « chiens »

    Concernant Besancenot, PaSiDupes a déjà dénoncé les propos insultants du meneur trotskiste (lien). Ces deux divas de la politique disjonctent à la moindre contrariété.
    L’invective et le mépris sont clairement la marque de fabrique fédératrice de ces deux agitateurs radicaux. Il ne s’agit pas simplement de faire parler de soi, au risque de créer la polémique pour cause de grossièreté gratuite.

    Daniel Cohn-Bendit se fait une spécialité de l’agression verbale, si on en juge à sa perte de contrôle en juillet 2008, lorsqu’au Parlement Européen il s’attaqua au Président Sarkozy et condamna la position de la France sur le boycottage des Jeux Olympiques de Pékin (lien Dailymotion) "C'est minable d'aller à l'ouverture des Jeux olympiques", selon lui.
    .

    La gauche radicale est-elle infréquentable ?

    Le soixante-huitard sur le retour méprise ses adversaires, mais peut aussi être très tactile avec ses amis, ici derrière Désirdavenir Royal.

    Tout a commencé lundi 11 mai au matin sur BFM, lorsque Daniel Cohn-Bendit a mis en doute la volonté de Rachida Dati de siéger au Parlement européen et notamment dans les commissions parlementaires, au vu du peu de répercussions médiatiques de cette charge.
    "Rachida Dati ira au Parlement européen? Et mon oeil, et mon oeil !", a moqué l'ancien leader étudiant de Mai 68, ajoutant : "Se taper les commissions, se taper l'endroit où il y a pas une caméra (...) Faut pas rigoler !" Le député européen, tête de liste au mouvement Europe-Ecologie en Ile-de-France aux élections européennes du 7 juin, a pronostiqué que Rachida Dati ne siègerait jamais à Strasbourg.

    Indignation de la majorité présidentielle

  • Rachida Dati, numéro deux de la liste UMP en Ile-de-France, a vivement répliqué.
    La ministre de la Justice a souligné les difficultés de cet "homme du passé" cherchant avec cette tirade à "sortir de l'ombre".
    "Je comprends qu'un homme du passé cherche à sortir de l'ombre", a-t-elle ironisé dans la soirée la candidate de l'UMP, affirmant avoir "toujours agi en fonction de ses convictions, en allant jusqu'au bout de celles-ci". "J'ignore celles de Daniel Conh-Bendit, puisqu'en cinq ans au parlement européen, il n'a rendu aucun rapport", ajoute-t-elle dans un communiqué.
  • L'UMP a exigé que le député européen présente des excuses à l'actuelle ministre de la Justice.
  • Arrogance de macho ‘minable’ ?

    Daniel Cohn-Bendit a répondu qu'il présentera des excuses à Rachida Dati si, dans un an, il s'avère qu'elle a siégé à plein temps au Parlement européen. "Quand elle aura siégé pendant au moins un an, en plénière, dans les commissions et dans le travail de groupe, un an après les élections, je lui présenterai mes excuses", a insisté l'amateur de gâteries par de jeunes garçons.

    Quelle arrogance de mettre a priori ses adversaires au défi !

    "Une députée européenne 'full time', telle est son exigence personnelle, que seuls pourtannt peuvent avoir ses électeurs.
    Il harcèle encore: " Si elle est présidente de groupe, elle n'aura pas besoin d'aller en commission, mais qu'elle soit impliquée totalement", a-t-il anticipé.

    Or, Cohn-Bendit s’est surtout illustré devant des caméras.
  • samedi 16 mai 2009

    Caterpillar : Besancenot, maître-chien du syndicalisme

    "Les patrons de Caterpillar sont des chiens"
    le trotskiste les garde en laisse
    Dirigeants privés de liberté

    La radicalisation empêche la négociation

    L'intérêt des salariés est-il seul en cause
    ou la crise est-elle instrumentalisée
    à des fins politiques?

    Le constructeur américain d'engins de chantier Caterpillar a annoncé lundi 11 mai la mise en oeuvre de son plan social prévoyant 733 licenciements sur ses sites isérois, choisissant le passage en force, suite à des mois de bras de fer entre une minorité de salariés jusqu'au-boutistes et une direction intraitable jusqu’à l'échec d'ultimes négociations lundi 11 mai.
  • Patrick Cohen, élu CGT du comité d'entreprise, est surpris de la résistance de la direction américaine. Il s'est dit "dégoûté" par le "passage en force de la direction", indiquant que l'intersyndicale allait réfléchir à une éventuelle suite judiciaire. "La direction maintient ce qu'elle a mis en place depuis le début. Elle n'a jamais eu la volonté de négocier depuis le début ", a déclaré M. Cohen à sa sortie de cette réunion de la dernière chance.

    La direction avait un temps émis la possibilité de réduire le nombre de licenciements à 600 sous réserve de la signature de cet accord. Mais le projet d'accord avait été rejeté à la majorité des 2.551 salariés des sites de Grenoble et d'Echirolles (Isère) le 6 mai.
    "Faute d'un accord sur l'aménagement du temps de travail", a, quant à elle, précisé la direction de Caterpillar, "nous allons mettre en oeuvre le plan social comme annoncé dans le livre III", prévoyant 733 licenciements.

    Le blocage syndical

    La décision d'appliquer le plan social fait en effet suite à une ultime réunion lundi en préfecture entre la direction et les élus du comité d'entreprise (CE), qui ont refusé d'émettre un avis sur le plan social, après le refus de la direction de lever les sanctions à l'encontre de 19 salariés, pour des actions commises lors du conflit social.
    Or, l'avis du CE, positif ou négatif, n'est que consultatif mais il est indispensable pour valider la procédure, conformément à la réglementation, car, selon la jurisprudence en droit du travail, un défaut d'avis des élus du CE vaut "avis négatif", a expliqué un juriste.

    Une réglementation favorable aux salariés
    En refusant d'émettre un avis, les élus du CE ont en fait suspendu la négociation en préfecture.

    Des méthodes syndicales indignes
    SUD imprime sa marque dans les négociations. Comme à la SNCF où le syndicat anti-libéral exploite les lacunes de la réglementation en instaurant des grèves tournantes de 59 minutes pour échapper aux retenues de salaires tout en paralysant le système, à Caterpillar, les élus des syndicats innovent. Les syndicalistes prétendent qu'ils font l'objet de "menaces" de la part de syndiqués excédés, bien que les séquestrés soient les dirigeants plutôt que les représentants syndicaux !… Ils font fait valoir leur "droit de retrait", conformément au code du travail, en raison de la présence d'un "danger grave et imminent pour leur santé". Et leur liberté, ça va ?

    En février, la direction de Caterpillar, confrontée à une chute vertigineuse de son carnet de commandes sur fond de crise, avait annoncé le plan social. L’intersyndicale qui réclamait 450 suppressions d'emploi au maximum, l’avait aussitôt rejeté, mais on observe qu’entre février et mai, les raisons invoquées se sont faites plus sournoises.

    Besancenot, meneur politique ou syndical ?
  • => Des coups de force malgré le soutien légal
    Les opposants au plan ont ensuite multiplié les actions coup de poing, dont la plus marquante fut la séquestration fin mars pendant 24 heures de quatre cadres de l'entreprise.


  • De son côté, la direction de Caterpillar n'a pas hésité à faire des recours en justice, désireuse d'appliquer un plan nécessaire à la survie du site.
  • Le gouvernement était même intervenu en vain pour favoriser la signature d'un protocole de fin de conflit devant ramener à 600 le nombre de suppressions d'emploi, mais qui a ensuite été rejeté par les salariés.
  • =>Le trotskiste politise le conflit syndical

  • Le porte-parole du Nouveau parti anti-capitaliste (NPA), Olivier Besancenot, venu soutenir à Vénissieux (Rhône) Raoul Jennar, tête de liste NPA pour le Grand sud-est aux Européennes. La politique prend manifestement le pas sur l’action syndicale, mais le meneur politique mélange les genres, comme le souligne Bernard Thibault, sans que Jean-Claude Mailly ne s’en émeuve…

    Retour aux Européennes : "Pour nous, c'est un massacre industriel orchestré avec la complicité des pouvoirs publics. La dignité, elle est du côté des travailleurs", a-t-il ajouté en exprimant une "solidarité totale" aux "Cater".

    La « république du respect » n’est pas pour le trotskiste

    Chien errant, Besancenot perd son contrôle et insulte ses interlocuteurs, pour s’étonner ensuite de l’échec des négociations.
    « Les patrons de Caterpillar sont des chiens (...) Ils ont fait croire pendant des mois et des mois qu'il y avait éventuellement des négociations et ce qu'ils annoncent à la fin, c'est ce qu'ils ont annoncé au début", a déclaré lundi soir le chef de meute.

    Que reste-t-il du "gendre idéal" du syndicalisme?
  • Les Gérard du Cinéma 2009

    Les lauréats : Catherine Deneuve et Cali ou Agnès Jaoui

  • Catherine Deneuve et le chanteur Cali (ci-dessous),identifiés comme les "désespoirs féminin et masculin", sont les principaux lauréats des "Gérard du cinéma 2009", prix satiriques décernés mardi 12 mai, en direct sur Paris Première.
    En compétition avec Emmanuelle Béart et Sophie Marceau, Catherine Deneuve a été distinguée pour le film "Cyprien" de David Charhon, Cali pour son rôle dans "Magique" de Philippe Muyl. Visiblement éprouvée, il ne lui restait plus qu'à en griller une et quelques autres.
  • Richard Berry a reçu le trophée de "l'erreur de casting".
    Il a décroché son prix pour la reprise du rôle de Lino Ventura dans "L'Emmerdeur" de Francis Veber.
  • Francis Huster a mérité le Gérard du réalisateur ou de l’acteur qui parle de son film comme si c’était le dernier Fellini, alors que même toi tu fais mieux avec ton Nokia et trois copains bourrés, pour Un Homme et son chien.
  • Gérard d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, décerné à Antoine de Caunes (à droite).
  • L'humoriste Gad Elmaleh a été récompensé par le "Gérard de la feignasse qui recycle un de ses vieux sketches en film d'une heure et demie" pour son long-métrage "Coco".
  • Egalement au "palmarès", Agnès Jaoui a remporté le "Gérard du réalisateur qui fait toujours le même film, mais en un peu moins bien à chaque fois" pour "Parlez-moi de la pluie".

  • Une nouvelle fois, Arielle Dombasle (ci-dessous)a été distinguée, à l'unanimité du jury, par le "Gérard de l'actrice qui bénéficie le mieux des réseaux de son mari" pour "La possibilité d'une île" de Michel Houellebecq.
  • A noter pour la première fois, la présence d’un réalisateur, en l’occurrence David Charhon qui est venu chercher son parpaing en or.

    Les Gérard, c’est quoi ?

    Ces trophées humoristiques dévoilés la veille du Festival de Cannes récompensent le "pire du cinéma français", depuis 2006. Ils sont l'équivalent des Razzie Awards, parodie des Oscars créée en 1980 aux Etats-Unis.
    Le jury réunit une vingtaine de journalistes de magazines très marqués à gauche, dont le malfaisant Marianne, le puant Monde des Livres, le très gauche caviar Nouvel Observateur et Technikart, dont le fondateur, Guillaume de Roquemaurel, 40 ans, est gérant de sociétés de presse.
  • Des syndicalistes envahissent GDF-Suez : 74 interpellés

    La CGT fait la course à l’échalote avec SUD

    Des militants syndicalistes de GRDF, filiale de distribution de GDF Suez, ont fait irruption jeudi 14 mai au siège de l'Association française du gaz, l'Unemig, organisation professionnelle de leur secteur, à Paris. Effrayés par le nombre et l’attitude des envahisseurs, les employés ont appelé la police et les manifestants ont été interpellés à leur sortie du bâtiment.

    La manifestation avait été tenue à l'appel de Sud et de la CGT.
    Sur les 74 interpellés, quarante ont été placés en garde à vue dans un commissariat d'arrondissement et parmi eux les principaux responsables des syndicats CGT de l'Energie en Ile-de-France.

    La sanction de la violence ?

  • Mise à sac des bureaux de l'Association française de gaz (AFG), qui regroupe les grandes entreprises du secteur du gaz, hébergée au siège de l'Union nationale des employeurs de l'industries gazières (Unemig): "Ils ont abîmé des bureaux, une salle de réunion. Il y a eu des dégâts d'ordinateurs et de mobiliers, qui ont été choquants pour le personnel, et des responsables locaux ont appelé la police", a indiqué Michel Astruc, vice-président de l'Unemig.
  • Selon le ministère de l'Intérieur, ces mesures de garde à vue ont été prises à la suite de trois plaintes déposées pour dégradations volontaires, violences volontaires et menaces réitérées à l’encontre de responsables de l'association.
    La brigade criminelle a été saisie par le procureur de Paris dans cette procédure pour "dégradations de biens et mise en danger de la vie d'autrui".
  • Michèle Alliot-Marie, qui souligne son attachement à la liberté d'expression et au dialogue social, rappelle que la violence ne saurait pour autant être admise comme une forme normale de contestation syndicale.
  • Les contrevenants auraient logiquement dû répondre des dégradations commises dans le bâtiment de l'Association française du gaz, l'Unemig, où ils ont pénétré sans autorisation dans l'après-midi. Mais les 74 agents d'ERDF-GRDF interpellés jeudi après-midi à Paris dans les locaux du patronat du gaz ont été remis en liberté quelques heures plus tard.
  • Le pouvoir est-il répressif comme le prétend l'opposition?
    Pour l’impunité en France, il suffit d’être syndicaliste. Qu’adviendrait-il de Monsieur-tout-le-monde, si, en cas de désaccord, il saccageait l’appartement de son juge ou du syndicaliste qui lui coupe le courant

    Surenchère de la CGT sur SUD

    Les revendications syndicales ne sont pas claires, voire contradictoires.

  • Pour les uns, depuis fin mars, les salariés de GDF Suez, conduits par les syndicats concurrents, CGT et SUD, mènent diverses actions pour demander des augmentations de salaires.
  • Pour les autres, l'annonce du plan de stock-options dont devaient bénéficier deux dirigeants du groupe Gérard Mestrallet et Jean-François Cirelli, a servi de prétexte, bien qu’ils y aient renoncé.
    Une enquête préliminaire de police a été ouverte en avril par le parquet de Paris à la suite de coupures volontaires.
  • Personne n’est responsable
  • Selon une commerçante du quartier qui, dans la crainte de représailles, témoigne sous couvert d'anonymat, une coupure de courant est intervenue "entre 15 heures et 17h30", dans tout le quartier autour de la rue de Courcelles, siège de l'Unemig.
  • Selon le porte-parole de la CGT Energie, si ERDF n'a pas pu confirmer cette information, "il est fort possible que des coupures d'électricité aient eu lieu, car les bâtiments du patronat sont des cibles", pour obtenir la réouverture de négociations salariales de la branche énergie. Par contre, "les dégradations ne sont pas des méthodes de la CGT", a-t-il observé, en dépit de la photo.

    Ni la CGT ni SUD ne veut lâcher le morceau
  • Les durs de la Fédération Sud-Energie donnent une version soft des faits. "74 agents d'ERDF-GRDF,[…] s'apprêtaient à tenir une assemblée du personnel devant le 23 bis rue de Vienne", assure le syndicat, sans se moquer des usagers ! Et des électeurs des Européennes...
    Ils affirment aussi que certains "ont été embarqués par la police, sous un prétexte inconnu"… Aux innocents les mains pleines !
  • Pour le vice-président de l'Unemig, "on assiste à quelques manifestations particulièrement vives pour ne pas dire violentes alors que dans le même temps les négociations qui se sont produites au niveau de la branche professionnelle et de l'entreprise ont permis de régler la plupart des difficultés rencontrées ces derniers temps". "Il ne faut pas assimiler les auteurs de ces actes avec la majorité des collaborateurs qui sont au travail", a-t-il ajouté, conciliant….
    Pour faire bonne mesure, de leurs victimes, les agresseurs de Sud et de la CGT ont condamné les méthodes "irresponsables" d'"intimidation et de répression" utilisées par "le patronat et les pouvoirs publics".

    Pour mémoire…
  • Faits rapportés par La Dépêche :
    "Hier [28/04/09], vers 15h30, une cinquantaine d'hommes cagoulés ont investi le quatrième étage de la direction régionale, rue Sébastopol, quartier Compans-Caffarelli, à Toulouse. La suite des événements fait l'objet de versions divergentes.
    «Des individus sont entrés cagoulés, témoigne une employée. Certains semblaient avoir trop bu. Ils ne sont restés que quelques minutes mais ils ont cassé les vitres, jeté des ordinateurs, des imprimantes et des dossiers par les fenêtres. Personne n'a été violenté mais on a eu très peur. On a préféré sortir pour éviter que ça s'envenime».

    Une autre s'emporte : «Il faut rappeler que tous nos emplois sont protégés, qu'il n'y a aura pas de licenciements. Franchement, par rapport à tout le chômage qui sévit actuellement, on n'est pas les plus malheureux».

    De leur côté, les syndicats minimisent le saccage.
    «Le personnel est effectivement monté dans les étages, confirme Marc Courdés, de la CGT Mines-Energie. Mais, il y a juste eu quelques papiers qui ont volé, quelques courants d'air.»

    Ci-contre, on reconnaît Olivier Besancenot, leader non pas d’un syndicat (SUD), mais du Nouveau Parti anticapitaliste, tout juste sorti de chez les Molex, en fin d'après-midi sur le site de la direction régionale d'ERDF, rue Sébastopol, le 23/05/09: un "rapace", oui ou non ?
  • A noter encore ce titre de L'Est Républicain : « ERDF veut créer 400 emplois d'ici à 2012 » (26 avril à 06h).
  • Aubry aurait supplié Royal d’apparaître à Rezé !

    Royal aurait condescendu à se produire au meeting du PS…

    Ni Aubry ni Royal n’en fait un flan

    Il faut aller sur le site de la battue et rebattue pour apprendre qu’elle aurait cédé aux sollicitations de la direction du PS : autant dire qu'elle a subi des pressions... Mais la p'tite picto-charentaise a entendu les prières du peuple socialiste !
    Elle n'ait d'ailleurs pas très encline à un investissement personnel au service de ses camarades et les têtes de listes socialistes pour les Européennes craignent qu’elle sème encore la zizanie et leur apporte la poisse.
    L’amère Royal était donc ignorée, tenue à l'écart.
    Son dernier cercle qualifiait de suspense sa sa tiédeur à participer au meeting de Rezé (près de Nantes) derrière Martine Aubry.

    L’amère de Melle tente de sauver la face

    La poisseuse Royal dévisse en effet dans les sondages (lire PaSiDupes et le dernier sondage Paris Match-IFOP en date) et n’a plus guère les moyens de faire sa mijorée. Alors, elle se résigne à payer de sa personne, sans consentir à endosser personnellement sa rédition.

    Une fois de plus, elle se décharge sur ses subalternes.
    C’est sur son site que Jean-Louis Bianco et Delphine Batho nous apprennent aujourd’hui qu'elle participera bien à l'événement . Attention, c’est du plus haut ridicule.
    « Ségolène Royal répondra positivement à la demande qui lui est faite : elle ira au meeting de Nantes Rezé, le 27 mai, cela va de soi.
    Elle ira pour les Français qui attendent un message d’espoir et pour les militants qui se battent.
    Elle ira pour sa famille socialiste qui sait qu’elle a toujours pu compter sur elle dans les moments difficiles et pour laquelle elle a toujours fait primer l’intérêt général.
    Elle y va pour l’unité des socialistes.
    »

    Un tissu de
    contre-vérités !...
    Il y va surtout de sa remontée dans les sondages et de son avenir.
    Et puis, pouvait-elle courrir le risque d'une nouvelle accusation de mépris du PS, voire d'échec socialiste aux Européennes ?

    A-t-elle forcé la main d’Aubry?

    La maîtresse-chanteuse a-t-elle arraché un emploi au PS?
    Attendons de savoir si la Ch’tite Aubry a cédé au chantage. En vain depuis plusieurs semaines, elle harcèle le premier secrétaire du PS : obtenir une mission, c’est s’assurer des crédits et des avantages divers, tels une garde rapprochée et un bureau.


    On attendait Sa Cynique Majesté Royal et qui a-t-on eu ?

    La "femme debout" se tient en retrait.

    Aujourd’hui, c’est Delphine Batho, sa doublure, qui fait face aux journalistes. Elle assure que l’amère Royal peut encore être un atout pour la gauche...

    Pour autant, elle refuse de voir une réconciliation dans son inscription au programme de Rezé: la hache de guerre n’est donc pas enterrée.

    vendredi 15 mai 2009

    Les Don Quichotte s’invitent dans la campagne des Européennes

    Et font leur festival de Cannes

    Augustin Legrand n’a pas oublié qu’il est intermittent du spectacle et que l’ouverture du Festival de Cannes offre une opportunité médiatique rêvée à quiconque souhaite briller dans le spectacle. Les Enfants de Quichotte ont donc commencé vendredi soir à monter une centaine de tentes sur les quais de la Seine à Paris pour dénoncer le mal-logement.
    Décathlon n’a pas manqué non plus cette occasion d’ouvrir sa saison de promotion estivale sur ses tentes Quetchua.

    Trois ans après l'installation de premiers campements le long du canal Saint-Martin, à Paris (ci-dessus), l'association veut à nouveau contraindre les pouvoirs publics à faire face à une situation qui, selon eux, s'est encore détériorée, sans que la crise internationale n’y soit évidemment pour quoi que ce soit.

    L'association avait prévenu sur son site : "Le 15 mai, nous installons dans toute la France des grands campements solidaires pour mettre l'Etat et les élus face à leurs responsabilités concernant la crise du logement".
    Il s’agit de mobiliser l’opinion pendant la campagne des Européennes. "Par solidarité, soyez nombreux à venir camper", appelaient dans la matinée les Enfants de Don Quichotte.

  • A Paris, les organisateurs s'étaient retrouvés place de la Concorde avant de se rendre, sous la conduite d'Augustin Legrand, porte-parole des Enfants de Don Quichotte, au pas de course sur les quais attenant au jardin des Tuileries, et ce afin d'éviter toute intervention policière.
    "Il est temps de faire le bilan, il faut que les politiques prennent en charge cette question", a déclaré Augustin Legrand, tandis que des militants dressaient une centaine de tentes vertes, en attendant les mal-logés et sympathisants.

    Les responsables du mouvement soupçonnent le gouvernement de vouloir empêcher l'installation de "villages de tentes", comme ce fut le cas en avril à Strasbourg, pour éviter une trop grande couverture médiatique. L'association voulait mettre des tentes place de la Concorde, mais a renoncé à son projet. "Nous essayons encore une fois de rendre visibles (les mal-logés) et de faire comprendre aux Français que ce combat est leur combat", a indiqué à la presse Augustin Legrand, l'un des fondateurs des Don Quichotte, dont son frère, Jean-Baptiste, est le président .
    Soutien de l'association Droit au logement (DAL)
    Opportuniste, DAL a "salué l'action spectaculaire et médiatique lancée" par les Enfants de Don Quichotte et a "apporté ses encouragements".
    Les tentes, vertes pour la plupart, sont la marque de cette action de printemps et attachées les unes aux autres et arrimées avec des pierres sur la berge entre le pont de Solférino et le Pont Royal (1er arrondissement). Plusieurs sans-abris ont été appelés à s'installer dans les tentes, avec la consigne d'y passer la nuit.
    Les forces de police, très discrètes tant que le campement reste calme, sont positionnées sur le quai des Tuileries et sur le pont de Solférino. "Tout va dépendre (pour la suite) de la réaction des forces de l'ordre", a jugé Augustin Legrand.


    Chirac avait pourtant fait la loi Dalo

    En 2006, les enfants de Don Quichotte avaient convaincu le président Jacques Chirac d’initier une loi sur le droit le droit au logement opposable (Dalo).
    Mais pour l'association, ce texte ne serait pas suffisamment passée dans les actes, en raison de la crise économique internationale et de la pénurie de logements sociaux, spécialement en Ile-de-France, région socialiste.

    Les Don Quichotte étendent leurs ambitions
  • Les progrès sont si peu négligeables que l’association commence à élargir son champ d’action. "Il n'y pas que les sans abris. Les logements trop chers, trop petits ou encore insalubres concernent une grande partie de la population", avait déclaré Augustin Legrand dans un entretien au quotidien Metro.
    "Il faut absolument inclure le mal-logement dans les plans de relance
    ", avait ajouté le comédien.
  • Géographiquement aussi, d'autres opérations devaient être menées simultanément dans une dizaine de villes de province. Cette fois, l'association mise sur l'installation un peu partout en France de campements solidaires et le soutien de la population pour rendre le mouvement "visible."
    Les Enfants de Don Quichotte ont monté
    19 tentes à sur un quai du centre de Strasbourg
    . L'antenne strasbourgeoise de l'association a obtenu l'autorisation de la préfecture. "C'est sûr qu'on reste jusqu'à dimanche. Après, on verra", a expliqué Renaud Engel (cf. libellé à son nom) , l'un des responsables politiques locaux.
    Les tentes sont livrées et les SDF sont ensuite recrutés pour s’y installer
    . "Toutes les tentes seront occupées par des SDF, des citoyens solidaires ou mal logés", a-t-il indiqué, expliquant que l'opération a pour but de "demander de réels engagement de la part de l'Etat sur le mal logement, la création massive de logement sociaux et des places suffisantes d'accueil pour les sans-abris".

    L’action politique intervient pendant les Européennes

    Dans la situation économique internationale actuelle, le mouvement trouve un second souffle
    .
    "Avec la crise, le développement de la précarité, le risque nouveau pour des gens de milieux de divers, en perdant leur travail, de se retrouver à la rue, un plan de relance du logement s'impose de façon urgente", explique le porte-parole des Enfants de Don Quichotte. Comme si le pouvoir n’était pas préoccupé,
    Augustin Legrand réapparaît pour dire qu’il convient d'"interpeller l'exécutif et le président de la République qui doit se saisir du dossier au plus vite, car le besoin d'un plan Marshall pour le logement est plus que jamais d'actualité". "La demande publique est là, elle concerne les 100.000 personnes qui sont à la rue, mais aussi les trois milliers de mal logés et jusqu'aux couches moyennes qui peinent à acheter ( !) ou à louer", a estimé
    Augustin Legrand, un porte-parole très loquace, un intermittent qui tient là le rôle de sa vie et a bien répété son texte...
  • Avant le début de l'opération, la ministre du Logement, Christine Boutin, avait marqué sa différence en soulignant que son objectif n'est pas "de mettre les gens sous les tentes", mais d'offrir "un hébergement de qualité".
    "Depuis cette année, nous avons près de 100.000 places d'accueil, ce qui correspond au nombre de sans abri en France", déclare-t-elle vendredi dans Metro. Il est vrai que
    les Don Quichotte ont actuellement plus de tentes que de mal-logés... Ils vont devoir battre le rappel des 'citoyens solidaires' !
  • En attendant, la ministre rappelle qu’un vaste chantier d'humanisation des centres a été lancé, ainsi que des formules permettant de mettre en place des solutions de long terme.
  • Concernant l'application de la loi Dalo, elle souligne qu'il y a eu non pas 600.000 recours, comme le prétendent les associations, mais quelques 72.000, précisant que 8.033 personnes ont été relogées.

  • jeudi 14 mai 2009

    Meeting des Européennes : Royal fait chanter Aubry

    "Auparavant", Désirdavenir Royal souhaite se voir confier une mission
    Après avoir écrasé la direction du PS de son royal mépris pendant la campagne présidentielle 2007, Sa Cynique Majesté Royal quémande maintenant une ou plusieurs missions auprès de sa patronne et vainqueur.

    Qu’est-ce qui rend ainsi l'amère Royal aussi plate qu'une limande ?

    Le dernier classement des personnalités politiques par Paris Match-IFOP la situe en effet au 39e rang, avec – 4 points, après le –7 en avril… L’humiliation est d’autant plus sévère qu’elle arrive derrière Philippe de Villiers et Christine Boutin, qu’Eric Besson la talonne. Fabius lui met 7 places dans la vue, Marie-George Buffet 18, Elizabeth Guigou 24, François Bayrou 29 et Bertrand Delanoë la crucifie de 37 clous. La menace est grande également dans la perspective des Régionales 2010, car Raffarin est au 27e rang, 12 places devant.

    L’amère Royal, boulet socialiste

    Depuis qu’elle dévisse dans l’opinion, elle se déclare "favorable" à l'idée d’un meeting commun avec le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, à l’approche de celui envisagé le 27 mai à Rezé (Loire-Atlantique).
    Or, la Ch’tite Aubry ne lui demande pas sa participation, pas même en vedette américaine, rien. La patronne pense en effet que jouer l’unité devant militants et caméras serait contreproductif, puisque personne dans le pays ne se fait d’illusions et que les sondages la plombent.

    Désirdavenir revendique

    Les candidats socialistes aux Européennes n’ont donc rien à gagner à la présence de « losers » dans leurs meetings.
    Car la maléfique battue de la présidentielle et rebattue dans la prise de la Rue de Solférino porte la poisse. Mais la poisseuse revendique toujours une ou plusieurs missions qui lui permettraient d’exister. Mais, bien que souriante, son image est détestable, voire insupportable et son retour au sérail dépend du bon vouloir de la direction nationale et de sa première secrétaire qui pensent tous avoir déjà assez donné.

    Chacun se souvient de sa demande restée sans suite d’une mission internationale. Elle réitère donc une demande, mais comme à son habitude, l’amère Royal envoie les autres faire la manche pour elle. Jeudi, son entourage-croupion a de nouveau quémandé en son nom: "Elle souhaiterait que soient précisées maintenant une mission ou des missions que Martine pourrait lui confier", a transmis un de ses proches.

    Sa Cynique Majesté Royal fait chanter Aubry

    Par serviteur interposé, Désirdavenir Royal a mis un préalable à sa présence dans les meetings socialistes, encore persuadée qu’elle est indispensable !

    Les termes du « marchandage » ?
    En échange d’une apparition bénévole au meeting commun de la ville socialiste de Rezé avec Martine Aubry, elle souhaiterait que la mission qui pourrait lui être confiée par la première secrétaire du PS lui soit précisée "auparavant" : "tout en étant favorable au principe de faire un meeting commun, elle souhaiterait qu'auparavant, qu’on ait clarifié" cette question!

    La poisseuse de la présidentielle compte même forcer la main de la Ch’tite Aubry : elle "fera" à son premier secrétaire "des propositions dans les prochains jours", a précisé l’émissaire.

    La capricieuse Royal est trop instable


    Aubry s’est déjà prise un râteau de Royal
    La Toquée Royal ne devait-elle pas déjà retrouver publiquement la maire de Lille à la faveur du défilé à Paris du 1er mai. Sa participation annoncée à Paris avait été présentée comme devant être l'illustration de l'unité retrouvée du parti.

    Mais la présidente de la région Poitou-Charentes s’était décommandée au dernier moment et avait tout à coup préféré manifester dans sa région, aux côtés des salariés d'Heuliez.

    Royal indésirable
    L'incroyable Benoît Hamon, le porte-parole ‘play boy’ du Parti socialiste, avait alors promis: les sœurs ennemies Aubry et Royal "seront ensemble lors du meeting de Rezé le 27 mai, il n'y a pas d'incident".
    Or, mardi, en marge de la réunion de "mobilisation générale" des cadres du parti, la première secrétaire avait déclaré: "Je n'envoie pas de bristol et je n'attends pas de réponse. Chacun décide".


    L'incident sera-t-il évité ? Bof !

    Rachida Dati devrait-elle encaisser sans rien dire ?

    Libération accuse Dati de riposter à Guigou

    Au jeu puéril du « Y m’a dit », « C’est toi qui l’a dit le premier », « C’est celui qui le dit qui l’est », Libération fait merveille et fait plonger le niveau de la presse.
    Le 14/5/09, Alain Auffray de Libération.fr titre: «Rachida Dati se déchaîne », mais il semble bien que « C’est celui qui le dit qui l’est » … En plus, il l’admet : ce doit être un stagiaire !

    Attaque ou contre-attaque ?

    Tout commença mardi 12 au matin sur Europe 1. Et voici ce que ça donne :
    « Future ex-garde des Sceaux, la candidate UMP aux élections européennes sort l’artillerie lourde. Dans un communiqué publié hier sur le site de son ministère, elle fustige «l’arrogance» de la socialiste Elisabeth Guigou qui, le matin même, avait dénoncé sa «désinvolture» et son «autoritarisme». C’est Guigou qui a commencé, non ?

    Pourtant, le mardi 12, avec élégance, l’ancienne ex-Garde des Sceaux Élisabeth Guigou avait tiré la première. Elle a en effet estimé que Rachida Dati avait "gâché toutes ses chances" au ministère de la Justice, par "désinvolture", "autoritarisme" et "incompétence". Et, à la fois très condescendante et chienne aux yeux de cocker, Guigou (ci-contre à gauche) fait la bonne fille "J'avais beaucoup de sympathie et d'estime pour elle, c'est fini." Ca fait un moment que c’est fini !


    Le stagiaire poursuit : « Rachida Dati soutient que des «records» de suicides et de détentions provisoires auraient été battus lors du passage de Guigou à la chancellerie. » Le lecteur attend du stagiaire Auffray qu’il développe et démontre, mais hélas, plutôt que d’enquêter sur le fond et d’informer avec objectivité, il polémique.
    Le stagiaire a-t-il si peu à faire des suicides et des détentions provisoires?

    LePost aussitôt en fait des tonnes !
    De 65 mots, il fait 5 articles, dont deux à la minute.

    Le 13/5/09 à 10h24 : Dati règle ses comptes avec Guigou
    19h44 : Guigou: "Rachida Dati est à court d'arguments pour masquer ses échecs"
    19h46 : Rachida Dati tacle Elisabeth Guigou par communiqués de presse: a-t-elle craqué?
    19h46 (encore) : "Rachida Dati remet à l'endroit ce qui a été dit de travers par Élisabeth Guigou"
    le 14/5/09 à 11h11 : "Quand Rachida Dati prend son ministère en otage"

    Est-ce encore du journalisme ou déjà du harcèlement ?
    Et puis enfin, les ministres doivent-ils tout subir sans broncher ?