POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mercredi 13 mai 2009

Européennes : gala des artistes socialistes au Cirque d’Hiver

Le Festival de Cannes est ouvert !

Le PS ne change pas, mais il veut « Changer l’Europe » !

Le grand méchoui de la gauche a commencé
Ttroublante concomitance des ouvertures de la Campagne socialiste des Européennes à Paris et du 62e Festival de Cannes.
Il ne faut attendre aucune surprise de part et d’autre, puisque les invités se retrouvent entre vrais faux-amis et les lauréats sont co-optés d’avance.

Le Cirque d’Hiver, plutôt que le Zénith, un 13 de mai
Le PS en a rabattu…
Martine Aubry a décrété mardi la "mobilisation générale", entourée des ténors du parti qui ont appelé au "vote utile". La maîtresse-chanteuse Royal (cf. prochain article de PaSiDupes) n’était pas du nombre des ténors, mais Lolo Joffrin nous soutiendra que c’est seulement parce qu’elle est soprano.
A moins d'un mois du scrutin européen, lors d'un meeting parisien mercredi soir au Cirque d'Hiver, Martine Aubry, escortée du maire de Paris, Bertrand Delanoë, et non pas Benoît Hamon, le ‘play-boy’ rigolard et vain, qu’elle est bien la seule à trouver à son goût, a appelé les Français "à voter utile" aux élections européennes, donc majorité présidentielle.
"Il faut changer là-bas pour changer ici (..) Il faut voter pour une Europe utile! ", a lancé la sémillante et mythique patronne du MEDEF, souvent de rose bonbon également habillée PS dans un Cirque d'Hiver plein --plus de 2.000 personnes, selon le PS (la police n’était pas invitée) -, dans une atmosphère enthousiaste, festive et conviviale et interactive, comme on dit ! Historique, aussi, mais il ne faut pas pousser le bouchon trop loin… Elle a d’ailleurs jugé utile de préciser, sans le démontrer : « Il faut voter socialiste car c'est le seul vote utile ».
Drapeaux rouges et blancs, slogans "Socialistes, tous ensemble!" fusaient dans la salle, alors que de nombreux participants arboraient des tee-shirts rouges frappés de la devise de campagne "Changer l'Europe maintenant!" Le joli conte !.

Un rêve éveillé !
Elle a inscrit au tableau d’honneur Bébert Delanoë qui "n'a jamais critiqué son parti" --"tu es une grande figure du socialisme!"--, ainsi qu’aux têtes de listes franciliennes: Benoît Hamon "tellement applaudi et qui le mérite", Harlem Désir "un militant de la justice et de la fraternité" et, forget-me-not, Pervenche Bérès.
Bien qu’il ne soit pas tête de liste, Bertrand Delanoë, reconnaissant une campagne "difficile", a exhorté: "Ne ménageons rien, soyons partout". "C'est souvent dans l'épreuve que les socialistes se réveillent." Et comme ils n’en n’ont pas traversé ces dernières années, n’est-ce pas, les Européennes arrivent à point.
Pourtant,les deux derniers sondages laissent présager une grasse mâtinée prolongée (Ifop, OpinionWay). En effet, l'UMP devance avec 27% des intentions de vote un PS qui recule à 21,5%-22%, tandis que le MoDem est à 13%, les socialistes veulent jouer la sérénité.
Comme il vaut mieux reculer qu'avancer, la Ch’tite de Lille a ironisé, sans envie: "La seule liste qui défend le président de la République ne fait que 27%, c'est pas terrible!", affirmant toutefois que le 7 juin est "un rendez-vous historique". PaSiDupes ne l’avait-il pas dit ?…

Tu votes Cohn-Bendit/Bové et tu crèves la DAL ...
Tu votes PS et c'est la misère !

Robe de soirée et smoking
pour le festival du cinéma progressiste

La présidente du jury du festival (à gauche, ci-contre), l'égérie du socialiste Claude Chabrol, Isabelle Huppert n’aime pas plus les riches que François Hollande. Mais cette bourgeoise admirée des élites intellectuelles a néanmoins passé la nuit de gala dans de robe Armani champagne brodée de fleurs en organdi de soie et strass noir, une sorte de carton d’emballage de SDF. Elle a rendu hommage à Jeudi Noir, aux Enfants de Don Quichotte, sans oublier DAL aux cinéastes.
"En nous disant qui ils sont, les cinéastes nous disent aussi ce que nous sommes et peut-être ce que nous serons. Ils nous le disent et nous en convainquent grâce à leur obstination, leur liberté, à leur imagination, à leur intelligence, à leur folie", a-t-elle péroré.

Un jury de la diversité

Dans le genre unité, les artistes ont fait mieux que le PS, mais dans le genre diversité, l’axe nord-sud a viré en axe est-ouest.

Isabelle Huppert, seule française, était accompagnée du jury bigarré de huit jurés au grand complet : Asia Argento (enfant du sérail italien), Nuri Bilge Ceylan (quinqua turc), Hanif Kureishi, écrivain gay métissé d'une Anglaise et d'un Pakistanais, Shu Qi, actrice taîwannaise pour faire les pieds à la Chine, Lee Chang-dong (scénariste, réalisateur, producteur et ministre éphémère de la culture sud-coréenne, James Gray, réalisateur américain d'origine juive russe, habitué des resto du Coeur de Cannes et Sharmila Tagore, l'une des actrices fétiches du réalisateur indien, Satyajit Ray.
Mais comme en politique, on prend les mêmes et on recommence. Ainsi, Robin Wright Penn, la huitième jurée : elle n’est pas encore officiellement séparée de son « bad boy » de mari, l'acteur engagé
Sean Penn, lequel était président du jury du 61e Festival de Cannes, l’année dernière… Il a dénoncé l’intervention américaine en Irak et déclaré que « les plus grands ennemis de l'Amérique, ce sont ses habitants » et que « nos dirigeants ne sont qu'une bande de menteurs et de criminels ». Il a donc bien mérité la reconnaissance des organisateurs du Festival. Sa femme aussi, pendant qu’ils y étaient, et sans doute sa maman, l’année prochaine.

La phrase rituelle d'ouverture de la cérémonie fut prononcée par Bébert Delanoë Charles Aznavour (ci-contre), et Martine Aubry la comédienne Hafsia Herzi, César du meilleur espoir féminin 2008: aucune décoratrice palmée, aucun éclairagiste primé n'était disponible.
Aznavour aurait pu être honoré parce qu’il vit en Suisse, comme Johnny Hallyday, mais il l'a été plutôt parce qu’en 2002, c'était il y a tout de même 7 ans, il tint le rôle principal de son film le plus personnel : Ararat d’Atom Egoyan sur le génocide arménien.
Le chanteur français, désormais arménien, (85 ans aux cerises, pendant le festival…) prête en effet sa voix à la version française au héros du film Disney-Pixar.
Quant à Hafsia Herzi, 22 ans, elle a certes tourné dans l’immense succès primé à Cannes, La Graine et le Mulet d'Abdellatif Kechiche, et Ravages pour la télévision, mais elle est aussi mi-tunisienne, mi algérienne d’origine: de quoi faire enfin rêver dans les quartiers de Manosque au 9.3, en passant par Marseille..
Enfin, le maître de cérémonie Benoît Hamon Edouard Baer (comédien humoriste et pompeux) n'est pas plus que les autres un défavorisé: issu d'une famille aisée qui recevait des personnalités du Tout-Paris culturel et politique, il est bel et bien membre à temps plein de la gauche caviar.
Le chanteur britannique Brian Ferry (65 ans) a cachetonné en interprétant "She", une chanson de Charles Aznavour.

Le résultat des Européennes, le 7 juin
Le palmarès du festival sera annoncé le 24 mai.

Les citoyens ne sont pas invités à participer au vote démocratique de désignation de la Palme de carton recyclé d’Or, mais ni l’acteur français Jean Rochefort (cavalier, propriétaire de haras, qui déserta un instant ses 400 m2 du VIIe arrondissement pour accomplir sa BA médiatique auprès des Enfants de Don Quichotte, en décembre 6006), ni la réalisatrice Agnès Varda (épouse de Jacques Demy et réalisatrice de la Nouvelle vague qui a réalisé un documentaire : Salut les Cubains et Sans toit ni loi en 1985) n’en ont eu pour autant la soirée gâchée.

mardi 12 mai 2009

Charlie Hebdo entre à Radio France avec Philippe Val

Jean-Luc Hees appelle un fauteur de troubles
Ca sent déjà le soufre sur la radio publique

Philippe Val rejoint Jean-Luc Hees, le nouveau président (1951, France Inter et Radio Classique) de Radio France, après 17 ans à la tête de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.
Charlie Hebdo a officialisé mardi dans un communiqué le départ de Philippe Val, directeur de la publication et de la rédaction de l'hebdomadaire satirique. Philippe Val rejoint le groupe public Radio France. La décision de Philippe Val "était déjà prise à l'issue du procès des caricatures de Mahomet" en 2007 et 2008, mais "divers événements l'ont ensuite contraint à en différer l'application", précise l'hebdomadaire satirique.

La fonction à Radio France de Philippe Val n'est pas précisée dans le communiqué mais son nom circule pour prendre la direction de France Inter. Le journaliste est un proche du nouveau président du groupe, Jean-Luc Hees (ci-contre, à droite). "Val, je le connais depuis 20 ans et c'est quelqu'un avec qui je partage énormément de choses intellectuellement", a déclaré Jean-Luc Hees dans un entretien au Monde daté de mardi. "Bien sûr que l'on collaborera mais je ne sais pas à quel niveau", a dit Philippe Val au quotidien et à l'A*P (reproduction de plusieurs paragraphes par Libération et LePost).

"A Charlie Hebdo, le dessinateur et chroniqueur Charb sera le nouveau directeur de la publication et le dessinateur Riss occupera les fonctions de directeur de la rédaction, avec pour adjointe la journaliste Sylvie Coma".(A*P, Libération et LePost, et dans les mêmes termes)

En savoir plus sur Philippe Val ?

Philippe Val (né en 1952) affiche une sensibilité politique de gauche. Il participa aux galas de financement du journal Libération et collabora un temps au journal pour quelques reportages. C'est ainsi qu'il rencontra Cabu.

En 1992, il lança l'hebdomadaire satirique Charlie-Hebdo, fondé et dirigé de 1969 à 1981 par l'équipe de feu Hara-Kiri (Georges Bernier, Delfeil de Ton, Cavanna,...). Il est l’un des actionnaires principaux de Charlie-Hebdo -- avec les dessinateurs Gébé et Cabu et le chanteur Renaud.

Ph. Val a l’expérience de la radio.

Il collabora parallèlement à divers journaux et radios dont Libération et France Inter,
d’abord chez Jean-Luc Hees, dans l’émission Synergie, puis aux côtés de son successeur, Albert Algoud dans l'émission La partie continue et de Frédéric Bonnaud dans l'émission Charivari.

En 2006-2007, il participe tous les vendredis à l'émission hebdomadaire de
José Artur et David Glaser Inoxydable sur France Inter. Depuis septembre 2007, il donne une chronique hebdomadaire dans Le Sept dix de France Inter.

Ses adversaires les plus déterminés sont ses camarades d'hier

Un bouffon? Un vendu? Un sarkozyste déguisé en contestataire? Ses ex-camarades s'interrogent...
« À l'origine engagé politiquement à gauche, Philippe Val prend progressivement au cours des années 2000 des positions idéologiques néo-libérales, néo-conservatrices, occidentalistes et islamophobes, qu'il exprime chaque semaine dans ses éditos "polémiques" de Charlie-Hebdo. Intellectuel autodidacte autoproclamé philosophe, infatué et autocrate, l'ancien gauchiste devenu réactionnaire provoque de nombreux conflits au sein de la rédaction et plusieurs collaborateurs sont contraints de se soumettre ou de quitter le journal. Plusieurs d'entre eux l'accusent aujourd'hui d'être un imposteur. Pro-israélien et philosémite notoire, Philippe Val se fait également une spécialité de voir des antisémites partout. Il devient parallèlement l'un des chouchous des médias et tient chronique sur plusieurs radios et chaînes de télévision, de Canal+ à iTélé en passant par France Culture et France Inter. Le petit écran fait aussi régulièrement appel au personnage lorsqu'il s'agit de diaboliser la mouvance de gauche: altermondialistes, libertaires, "islamo-gauchistes", "nonistes" au Traité de Constitution européenne et même Ségolène Royal qu'il qualifie de "degré zéro de la politique". »
Philippe Val abandonne un Charlie-Hebdo qu'il a en partie sabordé -- son concurrent Siné-Hebdo l'a rapidement supplanté sur le marché de la presse satirique (selon La République des Lettres) Les haineux se flattent d'anti-sémitisme, les arrogants fustigent les autodidactes et les sectaires gauchistes louent le conservatisme !

Ph. Val est souvent présenté comme un
patron de presse dirigiste et autoritaire.
Ses détracteurs contestent notamment sa direction de la rédaction, lors de plusieurs cas d'opposition ou de démission (
Philippe Corcuff, Olivier Cyran, Lefred-Thouron…), voire de licenciements (par exemple l'actuelle collaboratrice du Monde diplomatique Mona Chollet). Val n'est pas François Hollande...

  • Ainsi, le 15 juillet 2008, avec l'approbation du directeur adjoint de la rédaction Bernard Maris, du rédacteur en chef Gérard Biard et du rédacteur en chef adjoint Charb), il licencie de l'hebdomadaire le caricaturiste Siné pour ses propos antisémites. Selon Wikipedia, de sensibilité anarchisante, viscéralement anticolonialiste, Siné est également profondément antisioniste: il appella à voter en 2004 pour la liste Euro-Palestine. Siné s'amusa par ailleurs de ce que « le fils de Nicolas Sarkozy, Jean, [vienne] de se fiancer avec une juive, héritière des fondateurs de Darty, et envisagerait de se convertir au judaïsme avant de l’épouser », ajoutant que « dans cette famille, on se souvient finalement d’où l’on vient ».
    Plantu dessinera Val en nazi lors de l'affaire du licenciement du dessinateur antisémite mais aussi xénophobe.

  • Ce débarquement, intervenant trois semaines après une polémique entre Siné, Polac et Val au sujet de l'affaire Clearstream et du journaliste Denis Robert (qui avait reproché à Charlie Hebdo son traitement de l'affaire Clearstream, cf. plus bas) occasionne de vives protestations de nombre de personnalités d'horizons très variés comme les dessinateurs Plantu, Philippe Geluck, Willem, Vuillemin ou Tignous remettant en cause Val au-delà de sa décision.
    Val reçoit par ailleurs le soutien d'éditorialistes tant du
    Figaro que de Libération, de Bernard-Henri Lévy ou de la ministre Christine Albanel avec celui de différentes associations comme la Licra, le Crif ou l'UEJ;
  • au contraire, Willem, Delfeil de Ton (autre fondateur du journal), Carali, Barbe, Geluck, Malingrey, Pichon, Pétillon, Got, Faujour, Picha, Tignous (Marianne), Thouron, Tardi, Wiaz ou bien Michel Polac, défendent Siné.
    Fédérateur (!) Cavanna, autre membre historique de Charlie-hebdo, estime que « ni l’un ni l’autre n’a démérité », parlant d'une « erreur d’appréciation de Val » au sujet d'une « plaisanterie, certes dangereuse mais occasionnelle » de Siné, il ajoute que c'est "une gaminerie, une bouffée de panique. Pas de quoi fouetter un chat"...

  • Philippe Val a été accusé d'actes de censure, par exemple lorsque le dessinateur Lefred-Thouron démissionne de Charlie-Hebdo après un dessin refusé sur l'« affaire Font » impliquant Patrick Font dans une affaire de pédophilie. (dessin finalement publié la semaine suivante dans Charlie Hebdo. Chanteur depuis ses 17 ans, Val s'inspira d'auteurs agréés par l'extrême gauche (Jacques Brel, Georges Brassens et autres Léo Ferré) pour se produire dans des cabarets. De sa rencontre avec le chansonnier Patrick Font était né le duo Font et Val en 1970. Cette association artistique n'a jamais autant

    Les détracteurs de Ph. Val critiquent donc l'évolution de ses opinions politiques au fil des années qu'ils jugent parfois en contradiction avec les idéaux qu'il affichait par le passé (d'un anarchisme libertaire, frondeur et irrévérencieux à une position nettement « recentrée » et beaucoup plus conservatrice) :
    son soutien à l'intervention de l'OTAN au Kosovo, son soutien à la candidature « libéral-libertaire » de Daniel Cohn-Bendit lors des élections européenne de 1999, sa position en faveur du projet de traité constitutionnel européen en 2005, ses critiques systématiques à l'égard de l'extrême gauche (dans laquelle on le classait autrefois), son positionnement vis-à-vis de l'islamisme, son soutien aux États-Unis et à Israël.(source Wikipedia)

    Ainsi, à l’été 2007 , sa présence à deux colloques
    a particulièrement retenu l’attention des militants 'libres' de rester figés:
  • il s’est d’abord exprimé à l’université d’été des Gracques, un regroupement d’anciens hauts fonctionnaires socialistes prônant l’alliance du PS avec le centre autour de valeurs « sociales-libérales »,
  • puis à celle du MEDEF.
    Certains sectaires d’extrême-gauche ont qualifié ces deux interventions de dévoiement, et comme le signe du ralliement de Philippe Val à la « pensée unique » néo-libérale. Val s’est justifié en rétorquant que sa présence à ces deux universités d’été ne valait pas approbation des politiques défendues par leurs organisateurs (il a d’ailleurs refusé de signer le manifeste des Gracques), que « dialoguer ou débattre, ce n’est en aucun cas être complice », et que l’essence même du dialogue était de réunir deux interlocuteurs de points de vue différents. Il faudra voir ça à France Inter: ce serait une première ! Ses interventions se situaient toutefois toutes deux à contre-courant du cadre dans lequel elles ont chacune été prononcées : chez les Gracques, Val a évalué Désirdavenir Royal (la jugeant notamment « le degré zéro de la politique ») sur son flanc gauche, alors que ses hôtes se situaient clairement à la droite du PS ; chez les patrons, il a dénoncé la menace que représente selon lui les grands groupes industriels, tels Dassault (propriétaire du Figaro), Bouygues (propriétaire de TF1), Lagardère ou Bolloré pour la liberté de la presse et des media, reprochant à ses hôtes de manquer d’intérêt pour cette question et soulignant qu’ils « aim[ai]ent bien, en général, ce qui s’exprime en faveur de leurs intérêts ».

    Ses multiples apparitions médiatiques, ses fréquentations avec ce qu'il est convenu de nommer « les élites » lui valent des railleries de la part de confrères journalistes qui, d'aucuns seront touchés de l'apprendre) s'excluent donc d'eux-mêmes de l'élite (Bernard Langlois, journaliste nourri par l'ORTF, mais aujourd'hui altermondialiste et membre fondateur de l'association ATTAC, Cyran, le pro-palestinien Daniel Mermet (cf. libellé PaSiDupes), Serge Halimi, et plus généralement les journalistes associés à la critique radicale des media et de la collusion des journalistes avec le pouvoir politique. Il est régulièrement invité dans Le premier pouvoir, émission de critique des medias sur France Culture. Il a régulièrement participé à N'ayons pas peur des mots, une émission de débat contradictoire animée par Samuel Étienne sur la chaîne d'information en continu i>télé.

    Si la liberté était laissée à PaSiDupes...
  • Prenons Cyran, comme exemple de la presse libre mais non libérée.
    Pour l’état-civil, il est en fait Olivier Muller-Cyran, journaliste indépendant allemand vivant en France. Il collabora de 1991 à 2001 au journal Charlie Hebdo avant de mettre en place d'un nouveau journal alternatif: CQFD, dont le comité de rédaction est en recherche d’emploi à Marseille (où précisément on peut croiser l’assassin du Général Audran, Jean-Marc Rouillan, Action Directe, AD) et spécialisés dans la critique des confrères des media, mais aussi dans la dénonciation des violences policières et de la double peine. Il s’active aussi dans d’autres journaux, qui ont reçu son onction, tels que Le Plan B ou Acrimed. On l’a compris, Olivier Cyran est aujourd'hui l'une des principales voix obscures de la presse écrite indépendante: indépendante du pouvoir, mais esclave de l’idéologie.

  • Daniel Mermet en deux mots ?
    Cet autre journaliste objectif et indépendant encore hébergé par le service public mais qui a atteint l’âge de la retraite (1942), sauf s’il compte aller jusqu’à 70 ans, a été poursuivi par l'UEJF, la Licra et Avocats sans frontières (ASF) pour avoir diffusé, en 2002, des propos d'auditeurs concernant le conflit israélo-palestinien, ces associations l'attaquant pour « incitation à la haine raciale ». Reporters sans frontières a dénoncé de la part de Mermet des "pressions croissantes exercées sur les journalistes critiquant la politique d'Ariel Sharon ": ses confrères n’ont pas comme lui la liberté d’être indépendants…

    Au total, la gauche intolérante qui prône la liberté, dont la liberté d'expression, monte au créneau

  • Bousculée dans ses repères, une gauche perturbée et incertaine se radicalise, pour ne pas sombrer dans le doute.
  • Ainsi, à propos de Ph. Val, peut-on lire: « Son ancrage à gauche de l’échiquier politique n’en faisait pas, a priori, le candidat le plus logique du président de la République […] Mais voilà, on le sait, Nicolas Sarkozy aime surprendre ses amis et ses ennemis. Il y a évidemment dans la nomination de Philippe Val, par ailleurs ami de Carla Bruni-Sarkozy, comme dans celle de Jean-Luc Hees la volonté de désarmer les personnels de Radio France, classés à gauche, qui attendaient le président de la République au tournant.», selon la « théorie du zoo » développée par Challenges (Nouvel Observateur)

  • LePost, insolent et donc indépendant, est imprégné de culture, de la culture Star’Ac, à la hauteur de son public : "Si vous pensez que Philippe Val va sur France Inter tapez 1, si vous pensez qu'il va aux chiottes tapez 3", écrit-il, toujours très classe. Les altermondialistes, libertaires, "islamo-gauchistes", "nonistes" au Traité de Constitution européenne ne se reconnaissent plus en lui et, avec les ségoléniens, ont des comptes à régler. Respect !
    Mais pour Evene, "Philippe Val fait valser les conventions et dénonce sans retenue l'extrémisme, le conformisme et la censure en tout genre".

    Radio France va donc être envahie de convulsions et retourner à la grève plus souvent qu'à son tour: fera-t-elle mieux que la FSU ? Un record difficile à battre, mais nous pouvons faire confiance en la presse libre mais objective, respectueuse et éthique !
  • Le Parlement adopte définitivement le texte contre le téléchargement illégal

    Le PS n’a pas cette fois réussi à trahir la confiance de la majorité

    La loi Création et Internet est techniquement inapplicable?

    Mais alors, pourquoi tant de bruit ? Et d'excès ?

    Après son adoption à l'Assemblée Nationale, le sénat a voté le projet de loi Internet qui sanctionne le téléchargement illégal: le Parlement a définitivement adopté ce texte passionnément débattu. Le PS a mené un combat inutile qui l'aura encore un peu plus divisé et affaibli.
    Mais si le parcours d’obstacles parlementaire du projet de loi "favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet" est clos, la loi Internet et Création devra encore passer l'étape du Conseil Constitutionnel, que le PS va saisir.
    En attendant le renouvellement du Parlement en juin, la nouvelle loi française doit s'accommoder du vote contradictoire du Parlement Européen sur le "paquet télécom", s'opposant aux suspensions d'accès Internet hors décision de justice.

    Il s'agit d'une des lois les plus avant-gardistes au monde.

    La loi prévoit qu'une Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) sanctionne le téléchargement illégal en envisageant jusqu’à la suspension de deux mois à un an l'accès Internet après deux mises en garde ("riposte graduée").

    La Commission européenne ne trouve rien à redire à la loi Hadopi
    La commissaire européenne Viviane Reding (Nouvelles technologie), a réagi avec beaucoup de diplomatie juste après l'adoption, jugeant qu'il n'y avait rien d'illégal dans le texte, même s'il lui déplaît "politiquement". Lien Le Monde


    Le PS a-t-il des raisons d’être fier de ses comportements ?

    => Le PS n'a pas pris part au vote.
    Le PS ne recommanderait pas l’abstention électorale aux Européennes et heureusement, car il la pratique au Parlement. Dans l’opposition, seuls les sénateurs Verts, du Parti de gauche et la socialiste Samia Ghali ont voté franchement contre.
    Mais quand les socialistes ne se tiennent pas sournoisement cachés derrière un rideau pour voler un vote à l’arraché, ils se dérobent. Et pourquoi ?

    => Le PS connaît des discordances dont une certaine presse ne nous rebat pas les oreilles.
    Sur 204 membres du groupe Socialiste, Radical, Citoyen et divers gauche, le 12/5/09 au Palais Bourbon, 190 ont voté contre. Mais six se sont abstenus, dont deux socialistes : Jean Michel (Puy-de-Dôme) et Arnaud Montebourg. Et cette fois encore, un député PS s'est distingué des autres. Il s'agit de Jack Lang, qui a voté pour la loi, comme il l'avait annoncé.
    Le socialiste Jack Lang a réaffirmé mardi soir qu'il voterait en faveur de la loi Hadopi contre le piratage internet, dont le texte est largement rejeté par les députés PS. Rappelant que plusieurs élus socialistes, dont Catherine Tasca et Robert Badinter (ex-président du Conseil Constitutionnel), avaient voté au Sénat en faveur de cette loi, Jack Lang, interrogé lors du journal de 20h de TF1, a reconnu être "en désharmonie avec le groupe socialiste à l'Assemblée Nationale. Je ne peux pas (...), humainement, moralement, renier mes convictions de toujours, le combat que j'ai mené pour la création (...) au sein du parti socialiste." (JDD, le 28/04/2009).
    On peut lire aussi PaSiDupes sur d'ex-ministres de Mitterrand indépendants et libres !
    A part çà, « Front uni contre l'Hadopi hier à l'Assemblée Nationale », titrait pourtant , le mercredi 29 avril 2009,
    PC INpact site informatique communautaire alternatif... Sans aucune désinformation ?

    =>
    Des socialistes engagés dans un combat douteux
    Les députés PS ont tiré à boulets rouges contre "un texte perdant pour les artistes, perdant pour les internautes", "une loi d'exception et d'intimidation" selon Patrick Bloche.
    Les sénateurs PS ont soutenu un projet "fondamental pour la défense des créateurs", selon Serge Lagauche.
    Ils sont battus dans leur opposition systématique.

    Pour en savoir plus: qui a voté pour, qui a voté contre ? (lien Le Figaro)


  • Des artistes de sensibilités socialiste et communiste se sont insurgés contre la direction du PS. Certains ont pourtant écrit une lettre ouverte de riposte à la fois à une précédente lettre ouverte d’artistes militants et à la politique menée en la matière par le PS. "Vous avez perdu notre soutien. Quand vous redeviendrez de gauche, vous saurez où nous trouver", ont par exemple écrit Juliette Gréco, Michel Piccoli, Pierre Arditi et Maxime Le Forestier à Martine Aubry.
  • Lire PaSiDupes lien 1 et lien 2

  • Le premier secrétaire du PS, la Ch'tite Aubry, prenant la mesure du danger, a reçu une partie de ces artistes dont certains ont accepté, selon le PS, de participer à des groupes de travail sur le projet socialiste pour 2012.

    La majorité a mené son projet à son terme

    => A l'Assemblée Nationale, seulement 44 des quelque 340 députés de la majorité (UMP et Nouveau Centre) avaient refusé d'approuver le texte.
    Au Sénat, la différence des députés, les sénateurs ont ratifié comme une lettre à la poste et à une très large majorité (189 voix pour, 14 voix contre) la version adoptée la veille par les députés, rendant définitif le vote du texte par le parlement.
    =>
    Le gouvernement et la majorité UMP, mortifiés du rejet par surprise du texte par cette même Assemblée il y a un mois, avait déjà obtenu réparation de la duplicité socialiste. Réponse du berger UMP à la bergère Aubry, le 3 mai, les socialistes se font surprendre à seulement 46 dans l’hémicycle ! Lire « Assemblée Nationale: seulement 46 socialistes étaient rentrés de vacances » dans PaSiDupes.

  • La ministre de la Culture, Christine Albanel, visiblement soulagée après ce marathon, a félicité le Sénat pour son "esprit ouvert et non partisan". "Internet, n'est pas une zone de non droit, nous voulons une régulation raisonnable", a-t-elle plaidé.
    => Le chef de l'Etat a soutenu avec détermination ce projet, issu d'accords signés à l'Elysée en novembre 2007 entre acteurs du secteur sous la houlette de Denis Olivennes, ancien PDG de la FNAC et actuel directeur du Nouvel Observateur.

    Le projet de soutien à la création et aux créateurs a réussi à diviser le PS.

    Jérusalem: le pape devait-il demander pardon ?

    Pardon ? Mais où est donc passée la Toquée Royal ?
    Ce matin 12 mai, le pape Benoît XVI consacrait sa cinquième journée de pèlerinage en Terre sainte à une visite des lieux saints musulmans et juifs à Jérusalem, avant une messe prévue dans l'après-midi. Ainsi, à 9h, le pape Benoît XVI a visité le Dôme du Rocher à Jérusalem, puis a rencontré le Mufti de la mosquée.
    "Dans un monde tristement déchiré par les divisions, ce lieu sacré sert de stimulant et met aussi les hommes et les femmes de bonne volonté au défi de travailler afin que soient dépassés les malentendus et les conflits du passé et que soit ouvert le chemin d’un dialogue sincère destiné à construire un monde de justice et de paix pour les futures générations", a-t-il dit.

    Après avoir prononcé son discours, le pape s'est longuement recueilli devant le mur des Lamentations et a glissé dans le mur occidental un papier où est inscrite une prière de paix, un extrait du Livre des Lamentations (3:25) : "Dieu est bon avec ceux qui l'attendent, avec l'âme qui le cherche".

    Il a ensuite été reçu par les deux Grands Rabbins d'Israël, le sépharade Shlomo Amar et l'ashkenaze Yona Metzger dans la Grande Synagogue de Jérusalem, au centre-ville.
    Devant le Cénacle, lieu de la dernière cène selon les écritures, à Jérusalem, il a affirmé que la présence des chrétiens au Proche-Orient était "d'une importance capitale pour le bien de la société toute entière".
    "Les Chrétiens au Proche et Moyen-Orient, avec toutes les personnes de bonne volonté, apportent leur contribution, en tant que citoyens responsables et loyaux, à la promotion et au renforcement d'un climat de paix dans la diversité, et cela en dépit des difficultés et des restrictions", a souligné
    Benoît XVI.

    Le 11 mai, la veille, lors d'une rencontre inter-religieuse à Jérusalem, le Cheikh Tayssir al-Tamimi, chef des tribunaux islamiques palestiniens, s'était emparé du microphone, demandant au pape de faire "pression sur le gouvernement israélien pour qu'il stoppe son agression contre le peuple palestinien".
    Cette déclaration avait précipité la sortie de la salle du pape, le Vatican exprimant peu après son mécontentement.
    "Il vous aurait suffi [banal !] d'exprimer des regrets. C'est tout ce que nous voulions entendre (...) Il manquait à vos discours la substance", a écrit mardi un éditorialiste du Yédiot Aharonot, plus gros tirage du pays.

    Il est reproché au pape ce qui ne l’est pas de l’immense majorité des Allemands de sa génération : son enrôlement dans les Jeunesses hitlériennes. La réconciliation avec nos voisins européens ne semble plus poser de problèmes, mais s’agissant du pape, la repentance est requise.

    Il y a affirmé l'engagement "irrévocable" de l'Eglise catholique à la réconciliation avec les juifs.
    "Aujourd’hui, m’est offerte la possibilité de répéter que l’Église catholique est engagée de façon irrévocable sur le chemin choisi par le Concile Vatican II en faveur d’une réconciliation authentique et durable entre les Chrétiens et les Juifs", a-t-il dit. Mais ses opposants attendent d’entendre le mot ‘pardon’…


    Nous avons ce qu’il faut en France pour galvauder le « pardon » à tous vents : il suffit de réquisitionner la Toquée Royal qui s’est imposée comme l’expert planétaire de la repentance. Mais où est-elle donc passée ?

    L’université refoule les futurs étudiants




    Les inscriptions de lycéens en chute libre à l'université
    Les futurs étudiants se détournent de l'université pour lui préférer des formations plus encadrées et moins susceptibles d'être perturbées par des mouvements sociaux. Europe 1 a révélé mardi les chiffres des pré-inscriptions de lycéens alarment le ministère de l'Education Nationale.
    Bien que les demandes d'admission en licence restent encore les plus nombreuses chez les élèves de terminale générale, selon le ministère en fin de semaine dernière, moins d'élèves de terminales ont néanmois choisi l'université en premier voeu pour l'année prochaine.
    Dans certaines facultés, parmi les plus touchées par les blocages ces dernières mois (nous en sommes à la 15e semaine de perturbations), les souhaits d'admission sur le portail internet www.admission-postbac.fr sont en chute libre :
    -15% de demande d'inscription à Rennes-II,
    -25% à Paris-IV
    -ou encore 50% à Paris-VIII.

    Les bloqueurs vident les facs
    Non seulementils empêchent les étudiants de suivre leurs cours, mais ils détournent les lycées. Yohann, étudiant en 1ère année de Géographie à Bordeaux-III, a "déconseillé à son frère, en Terminale cette année, de s'inscrire à la fac". "Je savais qu'il y avait des petits mouvements de grève tous les ans, mais je ne pensais pas qu'on perdait une année", a témoigné sur Europe 1 le jeune homme, qui pense à "se réorienter vers autre chose".

    L'université pâtit aussi d'autres facteurs comme la volonté des futurs étudiants de suivre des formations mieux encadrées, comme les BTS (Brevets de techniciens supérieurs). Selon Emmanuel Davidenkoff, directeur de la rédaction du magazine L'Etudiant et chroniqueur militant de France Info, les parents encouragent leurs enfants à "jouer la sécurité" en temps de crise. Ils les incitent à s’orienter vers des formations professionnelles, au détriment des formations universitaires, longues et théoriques. Les diplômes les plus dévalués sont d’ailleurs ceux de lettres, dont les facultés sont principalement paralysées. Les filières psychologie, sociologie ou histoire de l’art sont les premières victimes de la crise et des bloqueurs. Les 632.000 candidats bacheliers généraux qui se sont pré-inscrits sur "Admission Postbac" demandent :
    - 42,2%, une licence générale à l'université ;
    - 18,6%, un Institut universitaire de technologie (IUT) ;
    - 18,3%, une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) ;
    - 11,9% une Section de technicien supérieur (STS) ;
    - et 9% une autre formation, indique le ministère.

    La FSU (SNES et Snesup) et l’UNEF ne sont ni responsables, ni coupable.

    Elles veillent tellement bien aux intérêts des lycéens qu’ils demandent moins de formation !
    Et qu’est-ce qu’on dit à Gérard Aschieri, ici à gauche, avec Moindrot (Snuipp) ?

    lundi 11 mai 2009

    Le juge condamne l’instit de l’élève exhibitionniste de 9 ans

    Ca vous la coupe?
    Le zizi est tabou : on ne fait pas de pédagogie avec ces choses

    Un enfant de 9 ans peut, en pleine salle de classe, le montrer aux petites filles, que ce soit pour les amuser ou les traumatiser, mais l'adulte ayant autorité n’a pas le droit, dans ce sanctuaire, de mettre un terme à un acte d’exhibitionnisme précoce, fût-ce en dédramatisant le geste et la situation.

    Le 26 septembre 2008, dès le premier jour de son remplacement dans une école primaire, des élèves se plaignent à leur instituteur que Julien, agitateur de 9 ans, offre son zizi à la vue des petites filles. «Les enfants sont venus me dire qu'il n'arrêtait pas de montrer son zizi. Je l'ai fait venir à mon bureau, j'ai pris un cutter dans mon cartable et, pour ramener le calme, je lui ai dit sur le ton de la plaisanterie: je coupe tout ce qui dépasse», raconte l’instituteur. Qui n’a pas en effet entendu prononcer ces mots à un enfant qui tire la langue ? Et quel psychologue osera prétendre que la différence est dans le réalisme du cutter que n’aurait pas le zizi ?… Le petit était puni par où il avait fauté. Mais ce n’est pas de la psycho-pédagogie estampillée IUFM.

    La gendarmerie prendra connaissance de l’affaire deux mois plus tard.

    Le maître, Jean-Paul Laligant, écope alors d’une garde à vue de «neuf heures», pour commencer, et d’une suspension immédiate de quatre mois par son autorité hiérarchique, avec maintien du traitement, car, s’il n’est pas psy, son inspecteur d’académie est social !
    C’est à se demander si, au bout du compte, l’exhibitionniste ne serait pas l’instit … Le jeune perturbateur a dû trembler pour son appendice !

    La pédagogie est un art exigeant, mais rendre la justice l’est-il tout autant ?

    Comment ne pas évoquer le cas du juge Fabrice Burgaud dans l’affaire
    dite d’Outreau, «machine à appliquer le droit » voulu par Sa Cynique Majesté Royal. Ministre déléguée à l’Enseignement scolaire de Lionel Jospin, elle s'attacha à la défense des droits de l'enfant et à la lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles, ainsi qu'à la protection des mineurs).

    De la part de Julien, ne s’agissait-il pas d’une agression sexuelle?

  • Le vendredi 24 avril 2009, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) infligea une "réprimande avec inscription au dossier" du juge Burgaud. Le socialiste André Vallini avait été président de la Commission d'enquête parlementaire sur les dysfonctionnements judiciaires de l'affaire Outreau en 2006, commission qui n'existe plus aujourd'hui, mais dont il avait fait son "fond de commerce", avec l'espoir du portefeuille de ministre de la Justice, jusquà ce que Désirdavenir Royal échoue à tout ce qu'elle entreprend. Aujourd'hui Vallini est et reste simple député. La composition du Conseil supérieur de la magistrature se trouve ICI (Merci à un aimable lecteur).
  • Aujourd’hui, après une garde à vue et une suspension, l’instituteur écope d’une amende avec sursis pour avoir suggéré qu’il pourrait lui couper «tout ce qui dépasse»...
  • Ce juge ne condamne pas les exhibitionnistes
  • Sans doute appartient-il à un réseau Sarkozyste !...
    Le samedi 12 janvier 2008, à Saint-Brieuc pour son premier déplacement des municipales de mars, Désirdavenir Royal a en effet déclaré : "On a un président désinvolte, un président qui improvise, un président exhibitionniste" dont l’attitude jure avec "la France authentique" où domine "une forme de pudeur".

    dimanche 10 mai 2009

    L’Université française au bord du gouffre: 42e au monde !

    Et des moutons, étudiants et professeurs, prêts à se jeter dans le vide

    Depuis quatre mois, les facs françaises tournent cahin-caha.

    La faute à un interminable bras de fer entre les enseignants et étudiants conservateurs et donc opposés à la réforme de leurs établissements, d'un côté, et le gouvernement réformiste, de l'autre. C'est ainsi qu’aujourd'hui l'ensemble du modèle universitaire hexagonal qui sent la naphtaline refuse d’ouvrir les fenêtres, voire de les entrebâiller : un renouvellement de l’air pourrait la tuer, craignent les vieux parchemins, comme les jeunes disques durs de l’université. Buguée pour le moment...


    Une évaluation de nos universités venue de Chine

    Le classement dit "de Shanghaï"
    est un classement des principales universités mondiales, établi par des chercheurs de la faculté chinoise. Il tombe chaque année et, on a beau se croire la meilleure du monde, il donne à coup sûr des sueurs froides aux responsables de l'université française. Les établissements sont notés de 1 à 100 selon le nombre de publications dans les revues scientifiques les plus prestigieuses, le nombre de prix Nobel attribués aux équipes pédagogiques, etc.
    L'an passé, Harvard est arrivée en tête, devant Stanford et Berkeley. Au total, 17 universités américaines figuraient parmi les 20 premières. En Europe, seules Cambridge (4e) et Oxford (10e) ont échappé au jeu de massacre.


    Et les françaises?
    Elles arrivent loin derrière: Paris-VI se classe 42e, Paris-XI, 49e, Normale sup 73e. Les autres sont hors classement.

    Les Chinois font-ils partie des réseaux sarkozystes ?…

    Ils devaient être invités au Fouquet’s sans que le magazine Marianne le sache… Ainsi, les Chinois chercheraient-ils donc à donner raison au Président Sarkozy qui déclencha l’ire des mandarins et des enseignants-chercheurs de notre grande et belle université. Selon eux, dans son discours de Saclay du 22 janvier 2009, lors du lancement de la réflexion pour une Stratégie Nationale de Recherche et d’Innovation, N. Sarkozy n’avait pas manié la litote :
    Et qu’est-ce qui depuis fait tousser l’université française ?
    Du discours présidentiel, l'opposition n'a retenu que ceci: Mais ces admirables chercheurs et ces points forts - j’ose le dire -ne sont-ils pas l’arbre qui cache la forêt ? Ne servent-ils pas parfois d’alibi aux conservateurs de tous poils, que l’on trouve à droite en nombre certain et à gauche en nombres innombrables. Je dis innombrables à gauche car ils sont plus nombreux. Il en manque pour avoir l'ensemble et s'en faire une idée juste !

    La lecture du discours du Président permet de former un jugement éclairé que les Chinois semblent d’ailleurs faire leurs : la video se trouve ICI
    .
    Et le texte intégral LA
    .
    Mais voici que les Chinois aussi.
    Pour contenter nos chercheurs, faudra-t-il donc prendre l’avis du dalaï-lama ?

    Pour se faire un jugement plus équitable en attendant, on peut d’ailleurs se reporter aussi au texte intégral du discours du 28 janvier lors de la Cérémonie en l'honneur du Professeur Albert FERT (lien) Il confirme que l’arbre ne doit pas cacher la forêt…

    Evidemment contesté et contestable, et singulièrement par les rangs du fond, ce classement n'en est pas moins un étalon cité à travers le monde qui écorne à chaque fois l'image des facs françaises. Les professeurs des écoles auraient-ils donc eu raison de craindre l’évaluation de leurs élèves ?

    Dans le même temps, les grandes écoles d'ingénieurs et surtout de commerce se taillent une réputation toujours plus flatteuse.

    Persuadé que le modèle universitaire français est en crise, le gouvernement a du coup lancé, dès l'été 2007, une vaste réforme:
    - investissements en milliards d'euros,
    - loi sur l'autonomie des établissements,
    - création de dix "pôles d'excellence" censés doter la France des moyens nécessaires pour rivaliser avec le monde anglo-saxon.
    Mais la réforme ne passe pas et les facs de l'Hexagone sont de nouveau plongées, depuis quatre mois, dans une crise dont elles ont le secret.

    Une vision utilitariste ?


    Dénoncée par certains comme une véritable "usine à chômeurs", la fac manque-t-elle à tous ses devoirs, au point que d'ici à 2017 les prévisionnistes envisagent une fonte de 15% de ses effectifs?
    La réalité est plus complexe. Avec quatre Prix Nobel (de chimie pour Yves Chauvin, de physique pour Albert Fert, de médecine pour Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier) depuis 2005, avec des prouesses médicales unanimement saluées comme ces greffes de la face et des mains réalisées ces dernières semaines au CHU Henri-Mondor de Créteil, la recherche française n'a pas à rougir de la qualité de son travail. Des filières d'excellence existent dans les universités. Les élèves de certains masters (bac + 5) n'ont rien à envier aux diplômés des plus grandes écoles de commerce ou d'ingénieurs. Mêmes offres d'embauche à l'issue de la formation, mêmes salaires, même attrait auprès des entreprises...

    Sans compter que se pose une question essentielle et provocatrice: au même titre que les BTS, les IUT ou les grandes écoles, l'université est-elle vouée à fournir un emploi immédiat à ses étudiants, une fois leur scolarité terminée? Joint par le JDD, l'historien Marc Fumaroli, élu à l'Académie française et ancien professeur au Collège de France, est bousculé par cette vision utilitariste: "L'université est un endroit où l'on se consacre pendant un certain temps à apprendre des choses qui seront utiles pour toute une vie. C'est un lieu qui a ses lois propres et qu'on ne doit pas aligner sur le monde des affaires ou de l'économie. [Au nom de quoi ?] On doit y vivre une vie un peu amphibie, une sorte de retraite dans le sens religieux du terme. Le modèle français, avec son légendaire Quartier latin ou ses facs de centre-ville avec leur cortège de librairies, de cinémas, de cafés, était un bon système. [Image pieuse ?] Il est faux de croire que la faculté doive apprendre un métier aux étudiants. Ceux qui sont en droit l'apprennent, certes, ainsi que bien d'autres choses qui leur serviront dans la vie..."
    [Fabriquons des gentilshommes...]<br>Peut-on encore pour cette année universitaire mettre la fac sur les rails?
    A ce jour, 400 000 étudiants, soit un tiers des élèves des facs, ne savent pas comment se terminera leur année. Le professeur Hélène Carrère d'Encausse, de l'Académie Française, propose une solution qui respecte les diplômes et préserve la réputation de nos universités dans le monde: "Que tout le monde travaille cet été."

    La FSU remobilise le 14 mai en concertation avec les hospitaliers

    L’espace Schengen des partis et des syndicats

    L’Université, otage de l’opposition

    13 semaines de grèves dans l'enseignement supérieur ne suffisent pas à la FSU
    La majorité silencieuse des inscrits à la fac est tenue en otage et vit dans la peur de perdre son année. Un petit nombre d’activistes fortement politisés tient une vingtaine de facs sous la menace. A Caen, un tiers des bloqueurs évacués n’étaient pourtant pas des étudiants…

    La FSU a le plus grand nombre de journées de mobilisation syndicale en Europe (et dans le monde?) !

    Les professeurs sont dans la rue toutes les trois semaines et jette la jeunesse sur le pavé. Encore un jeudi perdu !
    Les grévistes peuvent s’activer sans risque : ils ne sont pas déclarés en grève et ne subissent aucun retrait de salaire… Ils utilisent de jeunes extrémistes, souvent étrangers au monde universitaire, pour arriver à leurs fins par la force. Leurs méthodes anarcho-communistes rappellent étrangement celles de SUD, mais la FSU s’en accommode fort bien.

    La radicalisation de la FSU ne dérange ni la CGT ni la CFDT ?

    Bien sûr, la FSU est un syndicat frère, proche de l’un comme de l’autre et la comparer au NPA est en principe abusif. Or, les deux grandes centrales syndicales reprochent au NPA de se comporter comme un syndicat, mais que dire d’un syndicat qui se comporte comme un parti politique ? La CGT et la CFDT sont-elles bien placées pour critiquer l’intrusion du NPA (parti trotskiste du Che-Besancenot)
    dans les grèves menées par les syndicats ?

    Q
    uelques mélanges des genres

  • 2006 : « Les directions PS, PCF et UNEF, CGT, FO, FSU, doivent répondre positivement à l’appel de la coordination, appeler à la grève et organiser la montée en masse le 23 mars à Paris, au siège du pouvoir, pour l’abrogation du C.P.E. »
  • Contre une instrumentalisation communautaire : ACLEFEU, CFDT, CGT, FSU, Ligue des droits de l’Homme, Ligue de l’Enseignement, Mouvement de la Paix, PCF, Parti de gauche, PS, UNEF, Union rationaliste, Union syndicale solidaires (UNSA), Les Verts (etc).
  • 2009 : appel à manifester pour un cessez le feu à Gaza signé entre autres par : AFPS, CCFD, CCIPPP, GUPS, LDH, Mouvement de la Paix (Comité 31), MRAP, Collectif « La guerre tue », FSU, Solidaires, UD-CGT, Motivé-e-s, LCR/NPA, Parti de Gauche, PCF, Les Verts, Partit Occitan, ATTAC, Les Alternatifs, Démocratie et Socialisme.
  • Janvier 2009 : le Collectif contre les franchises médicales qui regroupe des dizaines d'associations (Act Up, Attac), partis de gauche (PS, PCF) ou syndicats (FSU, Confédération paysanne).

    La frontière entre partis et syndicats est très perméable

  • La CGT est agacée…
    «Parmi les partis de gauche, il y a ceux qui reconnaissent le rôle spécifique des syndicats et le respectent. Et ceux qui entretiennent cette vision archaïque du parti-guide». L'accusation, lancée par Bernard Thibault dans
    Libération, vise à mi-mots le NPA d'Olivier Besancenot et ceux qui «voudraient prétendre par leur présence ou leurs déclarations dicter aux salariés ce qu'ils devraient faire». Bernard Thibault a d’ailleurs accessoirement mais justement dit sa préoccupation face aux salariés qui préfèrent se battre pour leurs indemnités de départ que de sauver leur emploi
    «Quand des partis veulent penser à la place de l'intersyndicale et nous dire ce que nous devrions faire, ils se trompent de mission», prévient le leader de la CGT. «Qu'ils réfléchissent à l'évolution de la société, aux conditions dans lesquelles ils prétendent un jour parvenir au pouvoir plutôt que de se prendre pour des simili-syndicats».

  • La CFDT s’irrite…
    François Chérèque, interrogé au «Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro», a donné un coup de griffe au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot accusé «d'attendre la misère pour agir». «Ça fait un peu rapace», a souligné le secrétaire général de la CFDT pour qualifier la pratique des militants NPA qui font le tour des entreprises en difficulté. «C'est tous les jours que nos délégués syndicaux sont dans les entreprises», a-t-il fait remarquer.

    Les actions syndicales sont archaïques et politiques

    Que l’intention des syndicats soit politique ne fait pas de doute , considérant par exemple l’action concertée entre le syndicat enseignant dominant et les syndicats hospitaliers. Le SneSup-FSU, syndicat de l'enseignement supérieur, a en effet appelé jeudi à une manifestation politique le 14 mai "contre la
    politique universitaire du gouvernement" (dans son ensemble, plutôt que contre le Premier Ministre ou sa ministre, le même jour que... les personnels hospitaliers…
    "Nous appelons à manifester pour l'emploi, contre la précarité et contre l'ensemble de la politique universitaire du gouvernement", a déclaré Michelle Lauton, secrétaire générale adjointe du syndicat enseignant.

    Une grève nationale de plus et des manifestations régionales (dont une à Paris pour l'Ile-de-France) et locales doivent avoir lieu le jeudi 14 mai contre la loi Bachelot à l'appel des principaux syndicats de salariés des hôpitaux (médecins ou infirmiers) et des usagers, militants des comités de défense des petits hôpitaux : le grand jeu unitaire, pour une journée !
    Les syndicats n'ont encore pas rassuré les grands malades sur la garantie d'un service minimum, ni sur l'accueil aux urgences: une action clairement citoyenne et respectueuse des plus défavorisés....

    Comme SUD est le bras armé du NPA, la FSU est-elle celui des partis de la gauche démocratique ?
  • Les blocages d’université ne donnent pas droit à "des licences ès-grève"

    Diplômes universitaires : pas de braderie de printemps pour le gouvernement

    La chienlit des universités

    Encore en pointe de la contestation le 5 mai
    , Aix-Marseille-I, Bordeaux-III, Paris-IV et Toulouse-II Le Mirail étaient bloquées ou en grève quasi-totale. D'autres sont en grève partielle, les cours y étant perturbés dans certaines facultés, souvent de lettres ou sciences humaines: Amiens, Artois, Besançon, Caen, Dijon, Lille-I, II et III, Lyon-II, Lorient, Orléans, Paris-III, VIII, X et XII, Poitiers, Toulon, Toulouse-III et Tours.

    Dans une dizaine d'universités au moins la tenue des examens est incertaine ou encore non programmée : Aix-Marseille-I, Bordeaux-III, Lille-III, Paris-III, IV, VIII et XII, Toulouse-II et III. L'incertitude sur les examens est complète à Toulouse-II Le Mirail où "la plupart des cours n'ont pu se dérouler" depuis le début du blocage le 4 mars, selon son président, Daniel Filâtre.

    A Toulouse, bastion de la contestation, l'intersyndicale appelait encore enseignants et autres personnels "à ne pas organiser les examens jusqu'à satisfaction des revendications", à l'instar de l'appel lancé la semaine dernière par la Coordination nationale des universités (CNU)...

    Dans un autre bastion, Paris-IV Sorbonne, enseignants lundi 4 mai, étudiants et autres personnels mardi 5 ont reconduit la grève. La direction a affirmé qu'elle ferait malgré tout le "maximum" pour organiser les examens d'ici juillet mais, si ce n'était pas possible, elle "neutraliserait" le deuxième semestre.

    Les blocages radicaux

  • A Bordeaux-III (arts, lettres, langues), après un vote lundi 4 reconduisant le blocage, le président Patrice Brun a menacé de fermeture administrative : ce serait, selon lui, "la fin des cours, la fin des examens".
  • A Lille-III (lettres), la présidence n'avait pas encore pris de décision sur les examens mais les enseignants grévistes avaient décidé de ne pas tenir les examens tout en instituant la "note politique" : la même pour tous, entre 15 et 20 ! Ca fait sérieux et responsable ?
  • Quant à Paris-XII Val-de-Marne, où une AG était prévue jeudi 7, une enseignante (représentative ?) a affirmé qu'un "certain nombre" (intox irresponsable!) d'enseignants de lettres et sciences humaines ou de sciences et technologie avaient décidé de ne pas tenir les examens. Du flou artistique...

    A l'inverse, des bastions du mouvement ont choisi de reprendre les cours, comme Rennes-II ou Montpellier-III.
    Et d'autres universités ont décidé de décaler les examens, entre fin mai et début juillet, pour qu'ils puissent se tenir: Amiens, Artois, Besançon, Evry, Grenoble-II et III, Le Mans, Lille-II, Lorient, Montpellier-III, Nantes, Pau, Poitiers, Nice, Paris-I, VII, XI et XIII, Rennes-II et Tours.

    Alors que nombre d'étudiants s'inquiètent pour les examens, la Confédération étudiante appelle à la reprise des cours et à l'organisation des examens avant l'été, estimant que ce sont encore "près de 300.000 étudiants" qui n'ont pas cours et "aucune idée de ce qui va se passer d'ici fin juin".

    La ministre de l’Université garde le cap de la fermeté.

    Elle a réaffirmé mardi 5 mai à l’Assemblée Nationale son refus de diplômes au rabais, même si le temps manque pour rattraper le retard pris du fait de la contestation étudiante.
    "J'ai une responsabilité vis-à-vis de l'image de l'université française et de la qualité des diplômes nationaux. Je le dis solennellement, nous serons intransigeants : pas de diplômes bradés, pas de diplômes sans rattrapage".

    Le ministre de l’Education sur la même longueur d'onde

    A son tour, ce lundi à RTL à propos du blocage de certaines universités, le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos a assuré "qu'il n'y aura pas de licence ès-grève".
    "On ne donnera pas de diplôme à ceux qui font en sorte que l'Université de fonctionne pas", a-t-il affirmé, précisant que 28 des 85 universités sont "en partie troublées par quelques dizaines d'individus qui bloquent les cours", des blocages qui "nuisent aux étudiants les plus fragiles".

    Alors que des mouvements minoritaires de protestation font peser des incertitudes sur la tenue des examens et, partant, sur la validation de l'année universitaire, le ministre de l'Education s’est résolument placé du côté de la majorité des étudiants pris en otages. Pour cela, il a prévenu les extrémistes : "Je le dis aux bloqueurs, méfiez-vous, l'opinion se retourne", ajoutant qu'il n'y aura pas de licence es-grève, de master en pétition ou de doctorat en blocage".

    Lire les résultats du sondage CSA dans un précédent article de PaSiDupes.
  • Bloqueurs d’université isolés: les Français ne veulent pas d'examens bradés

    Un sondage CSA désavoue les extrémistes des universités

    Un sondage qui contredit le matraquage médiatique
    D’ailleurs, le saviez-vous ?

  • La moitié des Français (51%) veut maintenir les examens dans les conditions normales, en réaction au mouvement de contestation qui perturbe les universités depuis plus de trois mois, selon un sondage CSA pour Le Parisien publié lundi 4 mai.
  • Une petite majorité d’étudiants (52%) est en revanche pour une simplification des examens de fin d'année.
  • Seulement 4 % des étudiants estiment qu’il faut supprimer les examens et valider automatiquement le semestre pour tous les élèves.
  • Seuls 11% des sondés souhaite la suppression des examens et la validation automatique des semestres perturbés, que la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, ne peut décemment pas approuver.

    Dans un entretien au Journal du Dimanche, V. Pécresse se doit d'être "garante de la qualité des diplômes"."Il est temps pour tout le monde de rattraper les cours", estime-t-elle.
    "Il n'est pas question de valider automatiquement des semestres alors que les enseignements n'auraient pas été délivrés normalement", dit-elle. "Si on s'y met dès maintenant, on pourra passer les examens avant l'été", ajoute la ministre.

    Le fonctionnement d'une vingtaine de facultés est affecté par la fronde universitaire, soit quelque 400.000 étudiants qui ne sont pas assurés de pouvoir passer leurs examens.
    Le sondage a été réalisé par téléphone les 28 et 29 avril auprès d'un échantillon représentatif de 1.015 personnes.