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mardi 23 avril 2013

Hollande et sa gauche ont relancé l'homophobie en France

De ces sujets à traiter avec circonspection et respect

Hollande a ouvert la boîte de Pandore

Tous homophobes ?
" Dans la société soviétique, de saine moralité, l’homosexualité est réprimée en tant que dépravation sexuelle et punie par la loi, sauf en cas de désordre psychique [...]. Dans les pays bourgeois, l’homosexualité, signe de la décomposition morale des classes dirigeantes, est en fait impossible à punir. " (Encyclopédie soviétique, "Homosexualité ", t. 12, 1952).
« Si un homme consent à être sodomisé, les coupables seront condamnés au port de la cangue pendant un mois et à 100 coups de bâton » (Code de la dynastie Qing [Da Qing lüli], 1734).
« Sans aller jusqu’à la mort, je regrette que cette infamie qui commence à se propager parmi nous, soit traitée avec tant d’indulgence. Je voudrais qu’elle fût, dans tous les cas, assimilée au viol, et punie de vingt ans de réclusion » (Pierre-Joseph ProudhonAmour et mariage, 1858).
Homo ou hétéro, allez savoir,
mais fiers de l'être
« Je ne peux être favorable à ceux que j’appelle les fossoyeurs de l’humanité, ceux qui n’assurent pas l’avenir, les homosexuels » (François Abadie, sénateur du Parti radical de gaucheNouvel Observateur, juin 2000).
« Accepter que des couples puissent se constituer autrement que dans la relation conjugale d’un homme et d’une femme, c’est aller contre l’équilibre naturel établi par Dieu. Sous couvert de démocratie, notre société tend à légiférer selon l’évolution des mœurs. [...] Lorsque l’homme porte atteinte à la nature, il porte atteinte à Dieu et à lui-même » (Joseph Sitruk, Grand Rabbin de FranceLe Figaro, 2 juillet 1996).
« En trente-huit ans, l’école n’a produit aucun homosexuel. La raison en est que la liberté donne des enfants sains » (Dr Alexander-Sutherland NeillLibres Enfants de Summerhill, 1960).
« Que l’on ne vienne pas nous dire, sous prétexte que c’était une perversion reçue, approuvée, voire fêtée, que ce n’était pas une perversion. L’homosexualité n’en reste pas moins ce que c’est : une perversion » (Lacan,Séminaire, vol. VIII, « Le Transfert », 1960-1961).
"L’hétérosexualité, c’est mieux." (Édith Cresson, Premier ministre PS, 1991)

Le président provoque sans aucune recherche d'apaisement


Le président est supposé  incarner le 'pays réel', mais reste-t-il la voix du peuple depuis qu'il refuse d'entendre le million et demi de Français qui sont descendus dans la rue au nom des autres, invisible et silencieux? Il refuse aussi d'organiser un référendum qui rendrait la parole à tous, comme promis. Il se rend aussi coupable de bâclage du débat en recourant à la procédure du "temps du programmé" et en précipitant le jour du vote parlementaire. 
Le principal interlocuteur associatif du gouvernement sur l'homosexualité, Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et trans), mais aussi de nombreuses associations, mouvements et familles ou particuliers réclament "le mariage, le veuvage et l'héritage, on veut l'adultère et la pension alimentaire"Les mariés de Nono Mamère à Bègles en 2004 ont d'ailleurs "divorcé".

Ce projet de loi est donc une provocation
en ce qu'il scandalise une vaste partie de la population à qui il est imposé. C'est aussi une imposture en ce que la majorité socialo-écolo veut à la fois se targuer de faire entrer la France
 par la porte étroite dans le cercle restreint des pays européens et abuser de sa majorité au profit des lobbies gay et lesbiens ultra minoritaires, fusse au mépris des opposants au mariage pour tous. Les prières de rue seraient donc acceptables de la République à condition de n'être  pas chrétiennes. Et dans cet esprit démocratique et respectueux de la femme, Pierre Bergé, le financier du PS, explique que "louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ? C'est faire un distinguo qui est choquant." Et, sans être le moins du monde radical, le président du Sidaction et fondateur du magazine gay Têtu, ajoute: "Vous me direz, si une bombe explose le 24 mars sur les Champs à cause de La Manif pour tous, c'est pas moi qui vais pleurer." Une bombe, ça fait du sang...
Et du sang, il y en a depuis les débordements en marge des manifestations, jusqu'aux passages à tabac dont sont victimes des porteurs du t-shirt de La Manif pour tous, tel Samuel Laffont poignardé à quatre reprises (un attentat qui "embrase les réseaux sociaux", selon le HuffPost, à défaut de la presse officielle), sans parler du gazage de senoirs et d'enfants par la police de Manuel Valls, ni des menaces ou insultes quotidiennes. Frigide Barjot, porte-parole des anti-filiation homo rapporte avoir porté plainte pour "dégradation volontaire" de son scooter et "appels malveillants": avant et après chaque manifestation, les coups de fil redoublent, indique-t-elle, précisant être sous antidépresseurs. "Menaces de mort, de viols ou de crucifixion, je reçois des appels ininterrompus et des mails en cascade." Florilège: "2 planches, 3 clous, Jésus l'a fait, pourquoi pas vous !", "Mes 2 papas te pètent la gueule quand tu veux !" Ayrault parle de radicalisation et de violences homophobes ?

Henri Guaino (UMP) est donc justifié à s'inquiéter d'un 'danger pour la démocratie', soulignant que "le gouvernement prend le risque d'une opposition de plus en plus violente en attisant des tensions extrêmes"

Monseigneur Vingt-Trois n'occulte pas la responsabilité de l'exécutif: "La compression de la frustration débouche un jour ou l'autre sur la violence." 
Le pouvoir passe en force et avec sa majorité et sa presse non seulement méprisent leurs opposants, mais marquent durablement les sensibilités qu'ils heurtent.
L'injustice politique exacerbe la colère contre des boucs émissaires  
Au moins 13 opposants, dont un prêtre, seront jugés à Paris, mais les délits des syndicalistes casseurs de Continental, Gandrange, PSA Aulnay seront amnistiés... 

Le projet rencontre l'opposition de parlementaires de gauche: homophobes ?

Au Parti communiste et au Front de Gauche, le député de l'Oise,  Patrice Carvalho, a fait connaître son opposition au mariage homosexuelbien qu'il ait voté en faveur du PACS en 1999Il souligne que c'est de "l'enfumage... il y a d'autres choses à voter avant ça." 
Les cinq députés ultra-marins, comme le Martiniquais Bruno Nestor Azérot de la Gauche démocrate et républicaine, ne participent pas à ce scrutin, soulignant " le risque que constitue l'indifférenciation".

VOIR et ENTENDRE Bruno Nestor Azérot dénoncer la "cassure morale" provoquée par Hollande et Taubira aux Antilles et en ...Guyane:



Au Parti socialiste
Des élus du parti du président ont exprimé leurs doutes et réticences, comme le maire de Quimper et proche conseiller de François Hollande, Bernard Poignant, qui dit "pour moi, la seule question qui se pose ne concerne pas les adultes, mais les enfants" ou Bernadette Laclais, député-maire de Chambéry, Jean-Jacques Rateau, conseiller PS pour les Français de l'étranger et, aux côtés de plusieurs élus ultra-marins du groupe socialiste et apparentés, comme Patrick Lebreton, le député PS de Charente, Jérôme Lambert, petit-neveu de François Mitterrand, qui votera contre le texte final du projet de loi, Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, qui y voit le risque de marchandisation des corps.

En janvier 2013, l'ancienne ministre socialiste Georgina Dufoix se déclara également contre le projet de loi au motif qu'il bouleverse en fait la conception du mariage pour tous les citoyens, détruit la notion de filiation, institue corrélativement un droit à l'enfant et, in fine, introduit la théorie du genre au sein de la société et est la seule ancienne ministre socialiste à manifester le 13 janvier 2013. 

Jean-Pierre Chevènement se prononce également contre le projet de loi, en expliquant qu' "avec ce projet de loi, nous brouillons complètement le droit de la filiation. Des couples homosexuels pourront adopter ensemble des enfants. GPA et PMA ne sont pas dans le texte, mais vous savez très bien que c’est une hypocrisie et qu’en réalité tout cela va ensemble, petit à petit, quels que soient les hommes politiques. [...] je pense qu’un enfant a le droit à avoir un père et une mère, ou au moins, l’idée d’un père et l’idée d’une mère", et certains chrétiens du parti.

VOIR et ENTENDRE  Lionel Jospin, l'ancien Premier ministre socialiste, au Grand Journal (à partir de 8'25'').
En 2004, alors que la catholique Ségolène Royal bottait en touche en n'y voyant pas une "priorité, le protestant Jospin était clair sur une position "anthropologique"
"On peut respecter la préférence amoureuse de chacun sans automatiquement institutionnaliser les mœurs (…) On peut réprouver et combattre l'homophobie tout en n'étant pas favorable au mariage homosexuel", indiquait, dans une tribune au JDD, l'ancien chef du gouvernement, qui évoque également une "une nouvelle tentation bien-pensante".
VOIR et ENTENDRE Lionel Jospin (étiquetté "homophobe" ?) au Grand Journal du 09/11/12 sur Canal+ centré sur "La fin du cumul des mandats", qui avait lu les engagements du candidat Hollande...:

Et encore :

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Tentation anti-démocratique d'ostracisme
On assiste donc à l'inversion rhétorique de la démocratie pour museler les oppositions, intérieure et extérieure au parti majoritairesi contesté soit-il dans la population, après un an, voire justifier toutes les méthodes totalitaires pour parvenir à ses fins, dont les amalgames les plus éhontés et les accusations les plus virulentes d'homophobie, si  marginale soit-elle. 

La gauche parlementaire aura pris le risque de dresser les Français les uns contre les autres sur un sujet sociétal notablement sensible
pour imiter huit pays, mais aura renoncé sur la réforme des retraites, quand autant avaient déjà lancé la réflexion: la Suède a réformé son système de retraite en 1999, après un long dialogue social et le système de retraite en oeuvre au Royaume Uni  date de 1986, alors que celle de 2001 incite à travailler jusqu'à 70 ans.
Qui rappelle encore la formule chère à l'ancien président : "Quand on veut expliquer l'inexplicable, c'est qu'on s'apprête à excuser l'inexcusable" ?

Comme elle en accuse indistinctement tous les opposants de droite, Christiane Taubira accuse-t-elle aussi les rebelles socialistes d'intolérance ?


Faut-il sanctionner
ces jeunes hétéros
et ces policiers souriants,
madame Taubira?

La ministre de la Justice est-elle consciente de son cas? Elle anticipe le vote des députés d'un mois, mais accuse les opposants d'être "dans une course" !
Tous homophobes, amalgamés à toutes les droites, n'est-ce pas excessif, sectaire et malsain ? 
Mais surtout nuisible aux homosexuels ?

dimanche 25 avril 2010

Journée des déportés: le grand rabbin à Vichy

Le grand rabbin rend hommage aux Justes
La loi du 14 avril 1954 consacre le dernier dimanche d’avril au souvenir des victimes de la déportation et morts dans les camps de concentration du IIIème Reich au cours de la guerre 1939-1945.

Bien que ce vote ait fait l’unanimité au Parlement, cette journée de célébration nationale passe inaperçue. Le devoir de mémoire serait-il partisan ?

Ce dimanche, Journée des déportés
Gilles Bernheim a rendu hommage aux Français ayant caché des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.
Pour la première fois en 70 ans, un grand rabbin de France s'est rendu à Vichy, capitale du régime collaborationniste du maréchal Pétain.
C'est une visite à très haute portée symbolique. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, un grand rabbin de France est allé se recueillir à Vichy, qui devint en 1940 la capitale de l'Etat français du maréchal Pétain.
ECOUTER le grand rabin dénoncer l'amalgame du régime de Vichy et de l'ensemble de la population (lien France Info)

En cette Journée des déportés, Gilles Bernheim s'est tout d'abord rendu devant une maison où sa belle-mère avait été cachée entre 1939 et 1945 avec quinze autres membres de sa famille. « La mère de mon épouse doit sa vie, et la famille qu'elle a pu constituer après la guerre, pour mon plus grand bonheur, au fait qu'elle a été cachée ici pendant la Guerre» a-t-il souligné. Il a qualifié ce moment de «très émouvant».

=> On notera toutefois que l'agence de presse qui mâche le travail des salles de rédaction et donne le ton, a tronqué une information essentielle: à découvrir !


VOIR et ENTENDRE l'hommage du grand rabbin aux "Justes (parmi les nations") de France.
3/4 des juifs français ont été sauvés par des Français, catholiques ou non.
«Nous ne devons pas oublier» les Justes

S'adressant ensuite à plusieurs centaines de personnes venues l'écouter, le grand rabbin de France a rendu un hommage appuyé aux Justes, ces Français ayant bravé l'autorité pour sauver des juifs. Il a rappelé que «les trois quarts de la communauté juive (avaient) survécu, notamment grâce à l'aide de familles françaises. (...) Nous ne devons pas oublier la fraternité et l'héroïsme de tous ces Français qui ont permis à des Juifs à survivre».

VOIR et ENTENDRE le grand rabbin de Paris




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Gilles Bernheim a enfin lancé un appel au souvenir à l'occasion de la Journée des déportés.
Pour lui, cette journée est l'occasion de nous «rappeler ce qui s'est passé sous le régime de Pétain, pendant lequel un quart des juifs français ont été arrêtés, dénoncés, déportés».

En 1940, 330.000 Juifs vivaient en France. Quelque 75.721 d'entre eux, parmi lesquels se trouvaient 11.400 enfants, ont été déportés vers les camps nazis. Entre 2.500 et 3.000 seulement ont survécu. Ce n'est qu'en 1995 que le président Jacques Chirac a reconnu pour la première fois au nom de la France la responsabilité de l'Etat dans la déportation des juifs.
En écho aux propos tenus par le rabbin ce dimanche dans l'Allier, le secrétaire d'Etat à la Défense, Hubert Falco, a affirmé dans un discours prononcé à Paris que « nous n'avions pas le droit d'oublier » la Shoah.

mardi 12 mai 2009

Jérusalem: le pape devait-il demander pardon ?

Pardon ? Mais où est donc passée la Toquée Royal ?
Ce matin 12 mai, le pape Benoît XVI consacrait sa cinquième journée de pèlerinage en Terre sainte à une visite des lieux saints musulmans et juifs à Jérusalem, avant une messe prévue dans l'après-midi. Ainsi, à 9h, le pape Benoît XVI a visité le Dôme du Rocher à Jérusalem, puis a rencontré le Mufti de la mosquée.
"Dans un monde tristement déchiré par les divisions, ce lieu sacré sert de stimulant et met aussi les hommes et les femmes de bonne volonté au défi de travailler afin que soient dépassés les malentendus et les conflits du passé et que soit ouvert le chemin d’un dialogue sincère destiné à construire un monde de justice et de paix pour les futures générations", a-t-il dit.

Après avoir prononcé son discours, le pape s'est longuement recueilli devant le mur des Lamentations et a glissé dans le mur occidental un papier où est inscrite une prière de paix, un extrait du Livre des Lamentations (3:25) : "Dieu est bon avec ceux qui l'attendent, avec l'âme qui le cherche".

Il a ensuite été reçu par les deux Grands Rabbins d'Israël, le sépharade Shlomo Amar et l'ashkenaze Yona Metzger dans la Grande Synagogue de Jérusalem, au centre-ville.
Devant le Cénacle, lieu de la dernière cène selon les écritures, à Jérusalem, il a affirmé que la présence des chrétiens au Proche-Orient était "d'une importance capitale pour le bien de la société toute entière".
"Les Chrétiens au Proche et Moyen-Orient, avec toutes les personnes de bonne volonté, apportent leur contribution, en tant que citoyens responsables et loyaux, à la promotion et au renforcement d'un climat de paix dans la diversité, et cela en dépit des difficultés et des restrictions", a souligné
Benoît XVI.

Le 11 mai, la veille, lors d'une rencontre inter-religieuse à Jérusalem, le Cheikh Tayssir al-Tamimi, chef des tribunaux islamiques palestiniens, s'était emparé du microphone, demandant au pape de faire "pression sur le gouvernement israélien pour qu'il stoppe son agression contre le peuple palestinien".
Cette déclaration avait précipité la sortie de la salle du pape, le Vatican exprimant peu après son mécontentement.
"Il vous aurait suffi [banal !] d'exprimer des regrets. C'est tout ce que nous voulions entendre (...) Il manquait à vos discours la substance", a écrit mardi un éditorialiste du Yédiot Aharonot, plus gros tirage du pays.

Il est reproché au pape ce qui ne l’est pas de l’immense majorité des Allemands de sa génération : son enrôlement dans les Jeunesses hitlériennes. La réconciliation avec nos voisins européens ne semble plus poser de problèmes, mais s’agissant du pape, la repentance est requise.

Il y a affirmé l'engagement "irrévocable" de l'Eglise catholique à la réconciliation avec les juifs.
"Aujourd’hui, m’est offerte la possibilité de répéter que l’Église catholique est engagée de façon irrévocable sur le chemin choisi par le Concile Vatican II en faveur d’une réconciliation authentique et durable entre les Chrétiens et les Juifs", a-t-il dit. Mais ses opposants attendent d’entendre le mot ‘pardon’…


Nous avons ce qu’il faut en France pour galvauder le « pardon » à tous vents : il suffit de réquisitionner la Toquée Royal qui s’est imposée comme l’expert planétaire de la repentance. Mais où est-elle donc passée ?