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dimanche 25 avril 2010

Journée des déportés: le grand rabbin à Vichy

Le grand rabbin rend hommage aux Justes
La loi du 14 avril 1954 consacre le dernier dimanche d’avril au souvenir des victimes de la déportation et morts dans les camps de concentration du IIIème Reich au cours de la guerre 1939-1945.

Bien que ce vote ait fait l’unanimité au Parlement, cette journée de célébration nationale passe inaperçue. Le devoir de mémoire serait-il partisan ?

Ce dimanche, Journée des déportés
Gilles Bernheim a rendu hommage aux Français ayant caché des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.
Pour la première fois en 70 ans, un grand rabbin de France s'est rendu à Vichy, capitale du régime collaborationniste du maréchal Pétain.
C'est une visite à très haute portée symbolique. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, un grand rabbin de France est allé se recueillir à Vichy, qui devint en 1940 la capitale de l'Etat français du maréchal Pétain.
ECOUTER le grand rabin dénoncer l'amalgame du régime de Vichy et de l'ensemble de la population (lien France Info)

En cette Journée des déportés, Gilles Bernheim s'est tout d'abord rendu devant une maison où sa belle-mère avait été cachée entre 1939 et 1945 avec quinze autres membres de sa famille. « La mère de mon épouse doit sa vie, et la famille qu'elle a pu constituer après la guerre, pour mon plus grand bonheur, au fait qu'elle a été cachée ici pendant la Guerre» a-t-il souligné. Il a qualifié ce moment de «très émouvant».

=> On notera toutefois que l'agence de presse qui mâche le travail des salles de rédaction et donne le ton, a tronqué une information essentielle: à découvrir !


VOIR et ENTENDRE l'hommage du grand rabbin aux "Justes (parmi les nations") de France.
3/4 des juifs français ont été sauvés par des Français, catholiques ou non.
«Nous ne devons pas oublier» les Justes

S'adressant ensuite à plusieurs centaines de personnes venues l'écouter, le grand rabbin de France a rendu un hommage appuyé aux Justes, ces Français ayant bravé l'autorité pour sauver des juifs. Il a rappelé que «les trois quarts de la communauté juive (avaient) survécu, notamment grâce à l'aide de familles françaises. (...) Nous ne devons pas oublier la fraternité et l'héroïsme de tous ces Français qui ont permis à des Juifs à survivre».

VOIR et ENTENDRE le grand rabbin de Paris




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Gilles Bernheim a enfin lancé un appel au souvenir à l'occasion de la Journée des déportés.
Pour lui, cette journée est l'occasion de nous «rappeler ce qui s'est passé sous le régime de Pétain, pendant lequel un quart des juifs français ont été arrêtés, dénoncés, déportés».

En 1940, 330.000 Juifs vivaient en France. Quelque 75.721 d'entre eux, parmi lesquels se trouvaient 11.400 enfants, ont été déportés vers les camps nazis. Entre 2.500 et 3.000 seulement ont survécu. Ce n'est qu'en 1995 que le président Jacques Chirac a reconnu pour la première fois au nom de la France la responsabilité de l'Etat dans la déportation des juifs.
En écho aux propos tenus par le rabbin ce dimanche dans l'Allier, le secrétaire d'Etat à la Défense, Hubert Falco, a affirmé dans un discours prononcé à Paris que « nous n'avions pas le droit d'oublier » la Shoah.

mercredi 18 juin 2008

Appel du 18 juin: Sarkozy et Fillon au Mont Valérien

Le 68e anniversaire de l'Appel du général de Gaulle, le 18 Juin 1940
Le Président Sarkozy et le Premier Ministre, Franois Fillon, se sont rendus au Mont Valérien près de Paris, pour la cérémonie marquant le 68e anniversaire de l'Appel du 18 juin par le Général De Gaulle. LIEN
Nicolas Sarkozy était entouré non seulement du Premier ministre, mais aussi du ministre de la Défense Hervé Morin, et du secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants, Jean-Marie-Bockel.
Comme le veut la tradition, le Chef de l'Etat a entendu l'appel du 18 juin, le Chant des partisans et la Marseillaise. Il s'est recueilli aussi quelques instants dans la crypte du Mémorial de la France combattante où reposent seize corps de Résistants disposés autour des cendres de déportés inconnus.

D'autres personnalités assistaient à la cérémonie: la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian ainsi que Jean Sarkozy, fils du président et conseiller général des Hauts-de-Seine.La gauche ne s'était pas associée.

Un millier de personnes ont été fusillées par les Allemands de janvier 1941 à juin 1944 au Mont Valérien. Parmi eux figuraient aussi bien les fusillés de "L'Affiche rouge", membres du Groupe Manouchian, que Honoré d'Estienne d'Orves, héros de la France Libre.
Le caveau n°9 est vide: il est réservé au dernier des Compagnons de la Libération (LIEN: Ordre) dont 59 sur
1.038 sont encore en vie, selon l'Ordre.