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dimanche 7 février 2016

L' "affaire Amine": un "collabeur" met le PS en porte-à-faux idéologique

L’élu PS Amine El Khatmi, lynché par la " muslimsphère" sur Twitter

Adjoint au maire d'Avignon, Amine El Kahtmi, est catalogué "collabo", "traître", "esclave"

Dernière insulte en date, "collabeur" vient étoffer le stock: "carpette", " kapo" ou "Beur de service"… Le mot de "harki", utilisé comme synonyme de "traître", est l’un de ceux qui reviennent le plus pour le stigmatiser, lui dont les parents marocains, nés respectivement en 1952 et 1963, et arrivés en France dans les années 1980, n’ont pourtant rien à voir avec la guerre d’Algérie. Comme les précédentes, cette référence signale juste l'appartenance des agresseurs à la gauche extrême, anticolonialiste haineuse et revancharde, ou simplement subversive.

Son allure européenne et moderne le distingue de ses semblables en religion: Amine El Khatmi, 28 ans, apparaît comme "un pur produit de la méritocratie républicaine" ou comme "l’exemple de l’intégration réussie". Il a grandi dans la Cité des papes, dans le quartier défavorisé de la cité de la Reine-Jeanne au nord d’Avignon, mais a pourtant su tirer tout le parti de l'école obligatoire pour tous jusqu'à la fac de droit. Or, depuis qu'il est maintenant élu socialiste et adjoint au maire de la capitale du Vaucluse et membre du conseil national du PS, il vit un cauchemar, au point que la politique à laquelle il se consacre depuis ses années de lycée ne sera jamais plus, pour lui, comme avant.

Son tourment a commencé lorsqu'il a posté "une banalité" sur son compte Twitter, le vendredi 22 janvier

La twittosphère s'est livrée à son lynchage pour avoir critiqué les revendications communautaristes de certains musulmans
, dans la quasi indifférence d'un Parti socialiste ambigu sur la question de la laïcité. Une voix les voix des électeurs engrangées, les socialistes n'apportent qu'un soutien du bout des lèvres à leurs élus.

L’émission "Des paroles et des actes" sur France 2 désigna une personne du public pour interpeller Alain Finkielkraut. Présentée par le journaliste David Pujadas (qu'une femme, Delphine Ernotte, projette de bientôt remplacer par une femme,  la franco-libanaise Léa Salamé) comme "enseignante", "encartée dans aucun parti" et "de confession musulmane", elle s'en prit violemment à l'académicien, sémite comme elle, tenant un discours communautariste militant désignant les musulmans comme principales victimes du racisme en France. "Vous vous êtes octroyé le droit de parler de l’islam et des musulmans alors que vous n’en avez ni la compétence ni la légitimité", lança  au philosophe l’enseignante sélectionnée par la chaîne de service public. Et l'antisémite, invitée du débat contradictoire, de conclure: "Il y a une vidéo qui tourne sur vous sur Internet où vous criez -dans " Ce soir ou jamais " en 2013- à M. Dafri - scénariste - 'Taisez-vous, taisez-vous'. Je vais vous dire moi, pour le bien de la France, je vous dis la même chose : taisez-vous monsieur Finkielkraut.

La jeune invitée , Wiam Berhouma, est militante du Parti des indigènes de la République,
 
ce que France 2 ne pouvait ignorer. Sur Twitter, elle affiche aussi son extrémisme partisan: "Consultez la fachosphère, ils savent visiblement mieux que moi !" L'interpellation promettait donc de virer au caillassage. Pour leur défense, les pro du service public ont fait usage de leur mauvaise foi coutumière: "Le producteur de Des paroles et des actes m'a dit que Wiam Berhouma les a roulés dans la farine," rapporte Alain Finkielkraut.
"Lutter contre toutes les formes de domination impériale, coloniale et sioniste qui fondent la suprématie blanche à l’échelle internationale" est la raison socio-politique des Indigènes de la République dont l'égérie reste Houria Bouteldja, ci-contre, dont la hargne envers les Français "blancs", qu’elle appelle les "souchiens", jeu de mots entre 'souche' et 'chiens'". L’AGRIF (L’Alliance Générale contre le Racisme et pour le respect de l’Identité Française et chrétienne) a porté plainte devant le tribunal de Toulouse, contre elle quand le parti était encore une association et elle a été mise en examen pour avoir proféré une injure raciale à l’égard des Français.

Marianne a accusé le mouvement de distiller un discours fondé sur "la rancœur et la haine". 
Dès le 9 Mai 2008, l'hebdomadaire dénonça leur racisme anti-Blancs: "Les Indigènes créent un parti anti-«souchiens»" Les confrères de France 2 écrivaient: "Lors de son défilé du 8 mai, ce mouvement communautariste a appelé à la création d'un parti politique. Histoire de lutter contre la "suprématie blanche et chrétienne" (sic) !". LIEN

VOIR et ENTENDRE la prise à partie de l'invité par la contradictrice choisie par France2:


Cette dame est donc en contact direct et quotidien avec des jeunes vulnérables et influençables que lui confie le ministère de Najat Vallaud-Belkacem. Les réseaux sociaux sont à juste titre incriminés, tandis que le prosélytisme des imams est passé autant que possible sous silence, comme le rôle des écoles coraniques et des établissements scolaires musulmans, mais l'endoctrinement de la jeunesse de France par des professeurs militants, laïcs et de toutes origines et confessions, n'est jamais évoqué. Il n'est que temps.

La télévision est visiblement un terrain privilégié des opérations de déstabilisation. 
Cette polémique a en effet repris quand, quelques jours plus tard, un incident similaire a entretenu le conflit du fait de l'émission Le Supplément, où un invité sorti de derrière les fagots (qui s'avéra islamiste) se présenta comme un "musulman normal" mais se refusa à condamner Daesh, démontant ainsi une arme de la gauche qui accuse de racisme tous ceux considérant que les musulmans sont tous les mêmes. Lien PaSiDupes: "Etat d'urgence: Vallaud-Belkacem "un peu gênée" par le refus d'un salafiste de condamner Daesh"

Les réseaux sociaux vé
hiculent cette idéologie raciste
Et le Parti des Indigènes de la République justifie l'Etat islamique.

Les réseaux sociaux n'ont pas laissé passer ce traquenard orchestré par Michel Field et Vincent Meslet 

Amine ne se sent pas d’atomes crochus avec Finkielkraut, dont il ne partage pas " la vision apocalyptique ". Il a seulement éprouvé à ce moment-là le besoin de rappeler que lui, d’origine maghrébine, musulman, citoyen français et de surcroît élu de la République, pratique sa religion dans la sphère privée, mais que, dans la sphère publique, la loi républicaine l’emporte sur les autres considérations. Sur Facebook, il a expliqué être offusqué par "la violence" du discours de Wiam Berhouma, dans lequel il ne se reconnaît pas, et en avoir assez que " l’espace médiatique soit envahi par des gens qui n’ont plus que des revendications communautaristes ou religieuses à la bouche ". Aujourd’hui, il constate : "Ce que j’ai dit était on ne peut plus banal. C’était simplement un message républicain, proféré en République. Et ça a été la déferlante."

En quelques jours, le compte Twitter d’Amine El-Khatmi devient le coeur de cible d’un tir croisé d’insultes et de soutiens.
 
Les agresseurs proviennent surtout d’identitaires arabo-musulmans. Son adresse postale, puis celle de sa mère, sont mises en ligne quelques heures avant d’être effacées. Un utilisateur connu pour s’afficher en soutien de l’organisation Etat islamique (EI) et qui a apposé à son profil Twitter la photo d’Al-Baghdadi, le " calife " autoproclamé de l’EI, a, de son côté, réclamé dans un tweet que lui soit communiquée " incessamment " l’adresse postale d’Amine El-Khatmi. "Là, j’avoue que ça m’a fait flipper", note sobrement la cible, qui se dit décidé à déposer une plainte.

Un spécialiste des réseaux sociaux s’est aussitôt penché sur le cas d’Amine El-Khatmi. Nicolas Vanderbiest, doctorant à l’Université catholique de Louvain, dresse des cartographies de liens entre les comptes Twitter qui permettent de décoder les phénomènes et les techniques de lynchage sur Internet. La "muslimsphère", ainsi que les experts nomment les sites identitaires musulmans en ligne, est aujourd’hui, selon lui, "le collectif identitaire le plus organisé en réseaux pour se mobiliser sur un sujet ou une personne à un moment particulier".
Historiquement le mouvement le plus actif sur les réseaux, avec les écologistes radicaux, les féministes ont été supplantées par la fachosphère et la muslimsphère, qui agissent différemment: " La fachosphère est plus sur des thèmes, moins dans le bashing à l’encontre d’une personne", analyse N. Vanderbiest. Il note que la campagne contre Amine El-Khatmi n’est pas d’une ampleur exceptionnelle. "Il y a cette fois plus de soutiens que d’attaques, et j’ai déjà vu la muslimsphère s’activer bien plus. Mais l’effet est le même : donner à la victime, à partir d’un réseau de quelques centaines de comptes Twitter, le sentiment que le monde s’abat sur lui. On le transporte dans un espace public et il ne peut pas répondre directement."
De l'avis du préfet Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra), qui a soutenu publiquement l’élu avignonnais, "cette ostracisation orchestrée crée un dommage collatéral: elle vous présente comme étant un facteur de trouble ou d’embarras dans votre propre groupe, qu’elle fragilise en le divisant. C’est une logique perverse". En l’occurrence, le lynchage a fait apparaître Amine El-Khatmi comme non consensuel dans son " groupe " à lui,  le PS. Il affiche une position qui fâche une partie des citoyens. Il attire des ennuis. Il aurait "cherché à se faire remarquer", murmurent certains.  
Alors que le hashtag " #JeSoutiensAmineElKhatmi " prend de l’ampleur sur le fil Twitter, Amine reçoit des encouragements isolés de camarades et responsables politiques du PS. Il se voit aussi défendu pour d’autres raisons par des sympathisants du Front national ou de la galaxie d’extrême droite, qui connaissent bien le phénomène pour en souffrir pareillement, harcelés par d’autres Beurs et pas que ! " Moi j’aimes pas les arabes, mais la je te soutient - sic - ", affirme un tweet d'illettré apparent, pour faire vrai. Mais le grand absent des innombrables témoignages de soutiens est la direction du Parti socialiste.

Le 26 janvier, à 13 h 44, Amine El-Khatmi s’en désole par écrit auprès de la responsable de la communication du PS : "Je suis désolé de voir que c’est la droite et la fachosphère qui montent au créneau pour me défendre, alors que mon propre parti est silencieux", lui écrit-il.  Réponse laconique et glacée à 13 h 58 : " Je vois ça." Puis, rien. Le 27, il réitère sa demande, en vain.

Le Parti socialiste ne fait pas de zèle dans la défense de son élu 

Le 28 janvier, Najat Vallaud-Belkacem est la seule du gouvernement à entrer dans l’arène. 
"Le harcèlement et les menaces qui visent Amine [...] sont inacceptables", tweete, en langue de bois, la ministre de l’Education
Des écologistes et des socialistes font entendre leur voix, dont le député PS du Cher, Yann Galut, qui s’adresse sur Twitter au premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis : 


Le même jour, en toute fin de soirée, Amine El-Khatmi reçoit un message de la chargée de presse l’informant qu’ "un communiqué sortira demain matin". Le 29 janvier, le Parti socialiste clame en effet dans un tweet son indignation soudaine et clairement de pure forme: "La campagne contre @**** est inacceptable ! " Jean-Christophe Cambadélis retweete, sans commentaire. La fédération PS du Vaucluse, prudente, attendra le soir pour accoucher du "plus bref communiqué de presse de l’histoire locale", selon les termes d’un quotidien régional voisin, Le Dauphiné libéré.

Un épisode emblématique de la gêne au PS sur la question de la laïcité ? 
Jean-Christophe Cambadélis a refusé de communiquer sur le fait qu’il a fallu une semaine au PS pour produire ce simple communiqué. "L’affaire Amine est un symptôme, analyse le politologue Laurent Bouvet, spécialiste du PS et de l’identité culturelle [sic]. Elle révèle qu’il est compliqué aujourd’hui de critiquer le communautarisme et que le parti n’arrive pas à trancher entre un multiculturalisme normatif et une vision républicaine intégratrice. Ces deux conceptions existent au PS, qui est travaillé par ces questions, mais pour autant ne les travaille pas."

L’affaire El-Khatmi prend une résonance particulière dans un contexte politique en pleine tension, entre les élections régionales ébranlées par l'effondrement de la gauche, les scores importants du Front national et l’élection présidentielle à venir, également marqué par les attentats djihadistes et la recrudescence des actes de violence à l’égard des communautés musulmane et juive. Sans compter la hausse constante du chômage et du déficit public... Les agressions sexuelles de la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne ont divisé la gauche et les féministes. Certains ont hésité à accuser des agresseurs supposés d’origine immigrée. Le récent conflit entre le premier ministre, Manuel Valls, et le socialiste Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité, a mis au jour l’incapacité du parti à s’entendre sur cette question du communautarisme.

Amine El-Khatmi est vécu comme un embarras de plus
"Les musulmans qui dénoncent l’amalgame entre les intégristes et eux sont aussi ceux qui attaquent toute prise de parole dissidente et qui vous envoient une assignation identitaire. Avec moi, c’est difficile : je suis arabe, je fais le ramadan, je fête l’Aïd. Ils ne peuvent pas me traiter de raciste. Donc, je suis un traître… " Le mono-maniaque Yann Galut le résume à sa façon biaisée en mettant en cause ses adversaires obsessionnels: "L’extrême droite a attaqué Amine parce qu’il n’est pas assez français; les communautaristes l’attaquent parce qu’il est trop français." Un peu bipolaire, le caricaturiste qui occulte le trouble et l'indifférence du Parti socialiste...

Maintenant que l’affaire se calme, l’élu d’Avignon ne sait plus ce qui l’inquiète le plus : qu’il ait pu se retrouver menacé pendant six jours pour avoir usé de sa liberté d'expression en manifestant "un attachement banal aux valeurs républicaines " ou la lenteur " sidérante" (voire accablante) de son parti à réagir en accord avec ses ...valeurs! " On a perdu du temps à gauche, à avoir des complexes avec ces sujets-là. Par paresse intellectuelle et par manque de courage, on a laissé le monopole de ces valeurs au FN, et l’élection se jouera là-dessus ", regrette-t-il, autant qu'il accuse.
Lui-même considère que ces sujets doivent être pris à bras-le-corps pour "construire une parole claire". Cette expérience l’a convaincu d’en faire désormais une priorité politique absolue. "Il y a urgence"... 
Mais l'état d'urgence est dédié au terrorisme: elle ignore la menace communautariste.

mardi 23 avril 2013

Hollande et sa gauche ont relancé l'homophobie en France

De ces sujets à traiter avec circonspection et respect

Hollande a ouvert la boîte de Pandore

Tous homophobes ?
" Dans la société soviétique, de saine moralité, l’homosexualité est réprimée en tant que dépravation sexuelle et punie par la loi, sauf en cas de désordre psychique [...]. Dans les pays bourgeois, l’homosexualité, signe de la décomposition morale des classes dirigeantes, est en fait impossible à punir. " (Encyclopédie soviétique, "Homosexualité ", t. 12, 1952).
« Si un homme consent à être sodomisé, les coupables seront condamnés au port de la cangue pendant un mois et à 100 coups de bâton » (Code de la dynastie Qing [Da Qing lüli], 1734).
« Sans aller jusqu’à la mort, je regrette que cette infamie qui commence à se propager parmi nous, soit traitée avec tant d’indulgence. Je voudrais qu’elle fût, dans tous les cas, assimilée au viol, et punie de vingt ans de réclusion » (Pierre-Joseph ProudhonAmour et mariage, 1858).
Homo ou hétéro, allez savoir,
mais fiers de l'être
« Je ne peux être favorable à ceux que j’appelle les fossoyeurs de l’humanité, ceux qui n’assurent pas l’avenir, les homosexuels » (François Abadie, sénateur du Parti radical de gaucheNouvel Observateur, juin 2000).
« Accepter que des couples puissent se constituer autrement que dans la relation conjugale d’un homme et d’une femme, c’est aller contre l’équilibre naturel établi par Dieu. Sous couvert de démocratie, notre société tend à légiférer selon l’évolution des mœurs. [...] Lorsque l’homme porte atteinte à la nature, il porte atteinte à Dieu et à lui-même » (Joseph Sitruk, Grand Rabbin de FranceLe Figaro, 2 juillet 1996).
« En trente-huit ans, l’école n’a produit aucun homosexuel. La raison en est que la liberté donne des enfants sains » (Dr Alexander-Sutherland NeillLibres Enfants de Summerhill, 1960).
« Que l’on ne vienne pas nous dire, sous prétexte que c’était une perversion reçue, approuvée, voire fêtée, que ce n’était pas une perversion. L’homosexualité n’en reste pas moins ce que c’est : une perversion » (Lacan,Séminaire, vol. VIII, « Le Transfert », 1960-1961).
"L’hétérosexualité, c’est mieux." (Édith Cresson, Premier ministre PS, 1991)

Le président provoque sans aucune recherche d'apaisement


Le président est supposé  incarner le 'pays réel', mais reste-t-il la voix du peuple depuis qu'il refuse d'entendre le million et demi de Français qui sont descendus dans la rue au nom des autres, invisible et silencieux? Il refuse aussi d'organiser un référendum qui rendrait la parole à tous, comme promis. Il se rend aussi coupable de bâclage du débat en recourant à la procédure du "temps du programmé" et en précipitant le jour du vote parlementaire. 
Le principal interlocuteur associatif du gouvernement sur l'homosexualité, Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et trans), mais aussi de nombreuses associations, mouvements et familles ou particuliers réclament "le mariage, le veuvage et l'héritage, on veut l'adultère et la pension alimentaire"Les mariés de Nono Mamère à Bègles en 2004 ont d'ailleurs "divorcé".

Ce projet de loi est donc une provocation
en ce qu'il scandalise une vaste partie de la population à qui il est imposé. C'est aussi une imposture en ce que la majorité socialo-écolo veut à la fois se targuer de faire entrer la France
 par la porte étroite dans le cercle restreint des pays européens et abuser de sa majorité au profit des lobbies gay et lesbiens ultra minoritaires, fusse au mépris des opposants au mariage pour tous. Les prières de rue seraient donc acceptables de la République à condition de n'être  pas chrétiennes. Et dans cet esprit démocratique et respectueux de la femme, Pierre Bergé, le financier du PS, explique que "louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ? C'est faire un distinguo qui est choquant." Et, sans être le moins du monde radical, le président du Sidaction et fondateur du magazine gay Têtu, ajoute: "Vous me direz, si une bombe explose le 24 mars sur les Champs à cause de La Manif pour tous, c'est pas moi qui vais pleurer." Une bombe, ça fait du sang...
Et du sang, il y en a depuis les débordements en marge des manifestations, jusqu'aux passages à tabac dont sont victimes des porteurs du t-shirt de La Manif pour tous, tel Samuel Laffont poignardé à quatre reprises (un attentat qui "embrase les réseaux sociaux", selon le HuffPost, à défaut de la presse officielle), sans parler du gazage de senoirs et d'enfants par la police de Manuel Valls, ni des menaces ou insultes quotidiennes. Frigide Barjot, porte-parole des anti-filiation homo rapporte avoir porté plainte pour "dégradation volontaire" de son scooter et "appels malveillants": avant et après chaque manifestation, les coups de fil redoublent, indique-t-elle, précisant être sous antidépresseurs. "Menaces de mort, de viols ou de crucifixion, je reçois des appels ininterrompus et des mails en cascade." Florilège: "2 planches, 3 clous, Jésus l'a fait, pourquoi pas vous !", "Mes 2 papas te pètent la gueule quand tu veux !" Ayrault parle de radicalisation et de violences homophobes ?

Henri Guaino (UMP) est donc justifié à s'inquiéter d'un 'danger pour la démocratie', soulignant que "le gouvernement prend le risque d'une opposition de plus en plus violente en attisant des tensions extrêmes"

Monseigneur Vingt-Trois n'occulte pas la responsabilité de l'exécutif: "La compression de la frustration débouche un jour ou l'autre sur la violence." 
Le pouvoir passe en force et avec sa majorité et sa presse non seulement méprisent leurs opposants, mais marquent durablement les sensibilités qu'ils heurtent.
L'injustice politique exacerbe la colère contre des boucs émissaires  
Au moins 13 opposants, dont un prêtre, seront jugés à Paris, mais les délits des syndicalistes casseurs de Continental, Gandrange, PSA Aulnay seront amnistiés... 

Le projet rencontre l'opposition de parlementaires de gauche: homophobes ?

Au Parti communiste et au Front de Gauche, le député de l'Oise,  Patrice Carvalho, a fait connaître son opposition au mariage homosexuelbien qu'il ait voté en faveur du PACS en 1999Il souligne que c'est de "l'enfumage... il y a d'autres choses à voter avant ça." 
Les cinq députés ultra-marins, comme le Martiniquais Bruno Nestor Azérot de la Gauche démocrate et républicaine, ne participent pas à ce scrutin, soulignant " le risque que constitue l'indifférenciation".

VOIR et ENTENDRE Bruno Nestor Azérot dénoncer la "cassure morale" provoquée par Hollande et Taubira aux Antilles et en ...Guyane:



Au Parti socialiste
Des élus du parti du président ont exprimé leurs doutes et réticences, comme le maire de Quimper et proche conseiller de François Hollande, Bernard Poignant, qui dit "pour moi, la seule question qui se pose ne concerne pas les adultes, mais les enfants" ou Bernadette Laclais, député-maire de Chambéry, Jean-Jacques Rateau, conseiller PS pour les Français de l'étranger et, aux côtés de plusieurs élus ultra-marins du groupe socialiste et apparentés, comme Patrick Lebreton, le député PS de Charente, Jérôme Lambert, petit-neveu de François Mitterrand, qui votera contre le texte final du projet de loi, Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, qui y voit le risque de marchandisation des corps.

En janvier 2013, l'ancienne ministre socialiste Georgina Dufoix se déclara également contre le projet de loi au motif qu'il bouleverse en fait la conception du mariage pour tous les citoyens, détruit la notion de filiation, institue corrélativement un droit à l'enfant et, in fine, introduit la théorie du genre au sein de la société et est la seule ancienne ministre socialiste à manifester le 13 janvier 2013. 

Jean-Pierre Chevènement se prononce également contre le projet de loi, en expliquant qu' "avec ce projet de loi, nous brouillons complètement le droit de la filiation. Des couples homosexuels pourront adopter ensemble des enfants. GPA et PMA ne sont pas dans le texte, mais vous savez très bien que c’est une hypocrisie et qu’en réalité tout cela va ensemble, petit à petit, quels que soient les hommes politiques. [...] je pense qu’un enfant a le droit à avoir un père et une mère, ou au moins, l’idée d’un père et l’idée d’une mère", et certains chrétiens du parti.

VOIR et ENTENDRE  Lionel Jospin, l'ancien Premier ministre socialiste, au Grand Journal (à partir de 8'25'').
En 2004, alors que la catholique Ségolène Royal bottait en touche en n'y voyant pas une "priorité, le protestant Jospin était clair sur une position "anthropologique"
"On peut respecter la préférence amoureuse de chacun sans automatiquement institutionnaliser les mœurs (…) On peut réprouver et combattre l'homophobie tout en n'étant pas favorable au mariage homosexuel", indiquait, dans une tribune au JDD, l'ancien chef du gouvernement, qui évoque également une "une nouvelle tentation bien-pensante".
VOIR et ENTENDRE Lionel Jospin (étiquetté "homophobe" ?) au Grand Journal du 09/11/12 sur Canal+ centré sur "La fin du cumul des mandats", qui avait lu les engagements du candidat Hollande...:

Et encore :

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Tentation anti-démocratique d'ostracisme
On assiste donc à l'inversion rhétorique de la démocratie pour museler les oppositions, intérieure et extérieure au parti majoritairesi contesté soit-il dans la population, après un an, voire justifier toutes les méthodes totalitaires pour parvenir à ses fins, dont les amalgames les plus éhontés et les accusations les plus virulentes d'homophobie, si  marginale soit-elle. 

La gauche parlementaire aura pris le risque de dresser les Français les uns contre les autres sur un sujet sociétal notablement sensible
pour imiter huit pays, mais aura renoncé sur la réforme des retraites, quand autant avaient déjà lancé la réflexion: la Suède a réformé son système de retraite en 1999, après un long dialogue social et le système de retraite en oeuvre au Royaume Uni  date de 1986, alors que celle de 2001 incite à travailler jusqu'à 70 ans.
Qui rappelle encore la formule chère à l'ancien président : "Quand on veut expliquer l'inexplicable, c'est qu'on s'apprête à excuser l'inexcusable" ?

Comme elle en accuse indistinctement tous les opposants de droite, Christiane Taubira accuse-t-elle aussi les rebelles socialistes d'intolérance ?


Faut-il sanctionner
ces jeunes hétéros
et ces policiers souriants,
madame Taubira?

La ministre de la Justice est-elle consciente de son cas? Elle anticipe le vote des députés d'un mois, mais accuse les opposants d'être "dans une course" !
Tous homophobes, amalgamés à toutes les droites, n'est-ce pas excessif, sectaire et malsain ? 
Mais surtout nuisible aux homosexuels ?