POUR
LA   LIBERTE   D' EXPRESSIONFree speech offers latitude but not necessarily licensejeudi 6 décembre 2007
Le livre de Royal répand des mines anti-personnel
Dans son ouvrage, qui pourrait s'intituler: "On se retrouvera!", Sa Cynique Majesté Royal soigne ses stigmates en adressant des reproches aux autres, notamment à son ex-compagnon qu'elle accuse d'avoir "regardé de loin" sa campagne. Sa Cynique Majesté Royal lui manifeste ainsi sa reconnaissance de ne pas l'avoir entravée et donc d'avoir favorisé sa candidature, aux dépens de postulants plus convaincants.
Les réactions
Elles fusent dans le champ de ruines qu'elle a laissé sur son passage.
Le jeune Razzye Hammadi, membre du Bureau national, déplore: "Elle donne le sentiment de remettre un euro dans le flipper".
L'ancien, Jean-Louis Bianco, ex-directeur de campagne de la candidate, ne partage pas cet avis. "Le livre de Ségolène est tout, sauf un exercice qui fait porter la responsabilité sur les autres", a-t-il affirmé.
Sans âge, Pierre Moscovici, sermonne: "Il ne faut pas se renvoyer la balle, la défaite est une responsabilité collective".
La mise au point de François Hollande n'avait rien d'improvisé, selon un proche du premier secrétaire. "Les critiques de Ségolène sont mal vécues à la base, car elle attaque le parti, et Hollande avait besoin de remettre les pendules à l'heure", ajoute un permanent de Solferino, qui vient tout juste de tâter le pouls des fédérations.
Le premier secrétaire veut remettre de l'ordre dans la maison, d'autant que tous les sympathisants socialistes "se désespèrent de ne pas trouver une alternative crédible à Nicolas Sarkozy", selon le député du Pas-de-Calais Michel Lefait.
François Hollande a invité les postulants à sa succession à la tête du PS à "attendre" que les municipales soient passées avant de se lancer, une façon de dissuader Ségolène Royal de partir sans délai à la bataille.
"Il est très important que nous ne fassions rien qui soit contradictoire avec le calendrier" politique, où la priorité est aux élections locales de mars, a observé le député-maire de Tulle. C'est "un rendez-vous majeur, l'occasion pour le PS d'un rebond, d'un redressement" ou au contraire "d'une confirmation" en faveur de Nicolas Sarkozy, a insisté Flamby 1er.
Pour Harlem Désir, proche de Bertrand Delanoë, qui guignent l'un comme l'autre sur le poste de Premier secrétaire depuis longtemps inoccupé, "ces mises au point et ces rappels sont les bienvenus, utiles et de bon sens". Consensuel ou intéressé?…
Hollande met Royal et Bayrou dans le même sac
François Hollande désapprouve Sa Cynique Majesté Royal dans sa stratégie électoraliste de rapprochement avec François Bayrou, engagée entre les deux tours de l'élection présidentielle, estimant qu' on "n'improvise pas une stratégie d'alliance". Il doit savoir de quoi son ex-concubine est capable…
Le Premier secrétaire du PS a également réservé quelques piques à Vladimir Bayrou, le 3° homme, président du Mouvement démocrate (MoDem), taxé d'indétermination. C'était déjà le cas lorsque Bayrou était ministre de l'Education nationale et que Dame Vuaillat y faisait la pluie et le mauvais temps. Selon l'ex-, Vladimir Bayrou garde les yeux rivés sur l'échéance présidentielle de 2012. Dénoncerait-il un champ visuel un peu étroit?
Et l'autodidacte en formation permanente dans la collection Les Nuls (photo bientôt) explique, sans qu'on parvienne à dégager un quelconque cohérence dans ses propos: "On apprend toujours quelque chose dans les livres. Heureusement. Comme ça les bibliothèques sont bien garnies [?]", a-t-il répondu à une question sur l'ouvrage que vient de publier son ancienne compagne Matrie-sEGOlène Royal, qui doit d'intituler: "On se retrouvera!" (si nos informations sont bonnes, mais le sont-elles?)
François Hollande, qui était l'invité de la presse parlementaire, a évoqué "l'anecdote" ressassée du rendez-vous manqué entre la candidate socialiste au domicile de François Bayrou, au lendemain du premier tour du scrutin présidentiel. Dans son livre, un pétard mouillé, Royal 'révèle' ce que tout le monde savait. Elle confirme son intention de proposer à François Bayrou le poste de Premier ministre si elle était élue, et que ce dernier avait refusé de la recevoir. On comprend que le PS lui ait tourné le dos.
"J'avais fait savoir que le rapport avec François Bayrou devait se faire sur des bases politiques, sur un éventuel contrat, sur des engagements, ce qui est le fondement même d'une alliance", a souligné François Hollande. Or, "François Bayrou, et c'est encore vrai aujourd'hui, n'est pas dans la démarche de vouloir négocier un contrat, de s'engager sur des alliances et fonder un nouveau rapport politique", a-t-il ajouté. La co-gestion n'est plus son truc, alors? Monique Vuaillat l'aurait donc déçu des femmes?
Le premier secrétaire du PS enfonce le clou et jette un éclairage utile sur le personnage Bayrou. Il affirme en effet qu'entre les deux tours de scrutin de la présidentielle, François Bayrou "a été dans l'indétermination". Comme toujours. "Aujourd'hui encore, il refuse toute alliance nouvelle", a-t-il ajouté à propos du fondateur du MoDem, sa danseuse. Après les chevaux.
Le meneur mou du PS poursuit son développement sur ce qui doit ou ne doit pas être. "La position qui doit être celle des socialistes, qui était déjà celle au moment de la campagne présidentielle et au moment de la campagne législative, c'est de considérer que nos alliés doivent être d'abord ceux qui partagent notre projet et qu'ensuite il faut s'ouvrir. Ça ne peut se faire que dans la clarté", a expliqué le dirigeant socialiste, qui rassemble, sans fédérer. Il aurait fallu pour cela que le futur ex-Premier secrétaire susse " s'engager sur des alliances et fonder un nouveau rapport politique". Or, ni Bayrou, ni Hollande n'a cette capacité.
"On n'improvise pas une stratégie d'alliance, on la prépare et on la construit avant", théorise François Hollande, tout en accablant la candidate socialiste, battue mais ravie . "Il n'y a de victoire, au-delà du choix du candidat ou de la candidate, il n'y a de choix possible pour la gauche que si elle est sur une ligne claire sur le plan stratégique, si elle est sur une position compréhensible, lisible, crédible pour les Français et enfin si elle est dans une démarche politique". Il parle comme un livre. Quand passe-t-il à l'action?
Outre la théorie, pour François Hollande, l'action, c'est la critique. Il a également dénoncé le discours prononcé dimanche par François Bayrou lors du congrès fondateur du MoDem, qui était selon lui "essentiellement fondé sur une stratégie présidentielle (...) pas du tout organisée autour d'une idée de coalition".
"Dès lors, François Bayrou est dans une démarche différente de la nôtre. Dès lors qu'il est dans une perspective présidentielle, c'est un concurrent, ce n'est pas un partenaire", a-t-il affirmé. La démarche de Hollande n'est nullement présidentielle... Sauf que quiconque se pose en concurrent dans une perspective présidentielle, ne peut être un partenaire…
Revenant sur la défaite de la candidate socialiste malencontreuse qu'il n'a su ni pu écarter le 6 mai, François Hollande l'a imputée à un manque de cohésion de son camp. "Je pense qu'il ne sert à rien de vouloir imputer aux autres une responsabilité", a-t-il estimé. "Il faut regarder le rôle, la place qu'on a occupée, ce qu'on aurait pu faire de mieux". On notera que Hollande globalise! Il met tout le monde -'dans son camp'- dans le même panier. Plus de Premier secrétaire, terminé! Il refuse qu'on lui impute une quelconque responsabilité. Finie sa 'prééminence'. C'est la faute à 'personne' …
"Ce qu'on aurait pu faire de mieux c'est d'être davantage en cohésion et en cohérence", a-t-il estimé. "S'il y a des leçons a tirer pour l'avenir, car ce qui m'intéresse c'est l'avenir, c'est ce devoir de cohérence idéologique, programmatique et de cohésion humaine et personnelle".
Ce qui nous intéresserait, nous, c'est que le Premier secrétaire du PS parle pour dire quelque chose.
Dray: Royal divise
Pour Julien Dray, une candidature de Royal à la direction du PS risquerait de "rouvrir une sorte de confrontation entre deux ou trois personnalités" qui paralyserait le parti. Car le parti n'est pas paralysé: nous sommes mal informés! "Elle-même aujourd'hui hésite et elle a raison", a déclaré le député de l'Essonne et porte-parole du PS, sur France Inter.
La question "n'est pas tranchée" mais "mon sentiment personnel c'est que ce n'est pas le moment encore de faire cela même si je considère qu'elle reste aujourd'hui la personnalité la plus importante du Parti socialiste", a affirmé Juju Dray, conseiller de Sa Cynique Majesté Royal pendant la campagne présidentielle.
Mais il ne tarde pas à écarter Sa Cynique susnommée. "Peut-être qu'il faut que se constitue une direction du Parti socialiste avec une nouvelle génération qui ait pour mandat de préparer les conditions d'(une) primaire" au sein de toute la gauche pour choisir un candidat unique à la prochaine élection présidentielle, a-t-il dit. L'ouverture du PS?
Dray a rappelé qu'il était favorable à la constitution d'"une coalition Arc-en-ciel" allant "de la radicalité d'extrême gauche jusqu'à ceux qui rejettent un libéralisme excessif" comme le MoDem de François Bayrou. Le râteau socialiste n'est pas encore rangé dans la cabane au fond du jardin: Royal en avait pris un avec Bayrou qui avait peur qu'on le voie fricoter avec elle entre les draps du 2° tour et voilà que Dray ramasse les feuilles mortes pour le compost de 2012.
Il a jugé au passage qu'en proposant de faire alliance avec le PS pour les municipales, "Lutte ouvrière fait aujourd'hui un pas (...) intéressant". "Je considère qu'Arlette Laguiller n'est pas un personnage qu'on peut rejeter comme ça, même si je ne suis pas d'accord sur tout ce qu'elle raconte", a-t-il dit.
Et l'affreux Jojo Bové, laissé pour compte? Il serait pourtant à sa place parmi les déchets organiques du compost socialiste....
Un petit coup à droite et un petit coup à gauche.
La politique de Sarkozy va "dans le bon sens"
La majorité de Français estime que la politique de Nicolas Sarkozy va "plutôt dans le bon sens". 41% jugent qu'elle va "plutôt dans le mauvais sens". 9% ne se prononcent pas.
58% (une proportion plus forte) jugent qu'il "fait ce qu'il faut pour réformer" le pays, selon un sondage CSA/Valeurs actuelles publié mercredi.
64% jugent qu'il "tient ses promesses de campagne" (30% pensent l'inverse).
Pour 66% des sondés M. Sarkozy "incarne bien la fonction présidentielle". Pour 30%, il l'"incarne mal".
Pour près de trois Français sur quatre (73%) Nicolas Sarkozy "défend bien la France à l'étranger". 18% sont d'un avis opposé (9% NSPP).
Une minorité (45%) estime qu'il "fait ce qu'il faut pour rassembler les Français", 50% pensant le contraire (5% NSPP).
Enfin, 53% estiment que le PS, s'il était au pouvoir, mènerait une politique "ni meilleure, ni moins bonne que celle conduite actuellement". 29% des sondés estiment qu'il en mènerait une "moins bonne". Seuls 15% pensent qu'il en mènerait "une meilleure".
Sondage réalisé par téléphone les 28 et 29 novembre auprès d'un échantillon national représentatif de 1.000 personnes de 18 ans et plus selon la méthode des quotas. Notice détaillée disponible à la commission des sondages.
72% des Français ont une image négative de l'opposition
Près de trois Français sur quatre (72%) ont une image négative de l'opposition, selon un sondage TNS-Sofres pour Le Nouvel Observateur, qui continue de servir Royal.
Seuls 20% des sondés ont une image plutôt ou très positive, révèle l'enquête réalisée les 27 et 28 novembre au téléphone auprès d'un échantillon de 950 personnes.
Le jugement est sévère jusque dans les rangs des sympathisants de gauche: 66% d'entre eux jugent négativement l'opposition, sept mois après la défaite présidentielle et 64% des sympathisants du Parti socialiste sont à peine plus cléments .
Seuls 20% des sondés disent avoir une image plutôt ou très positive de l'opposition.
Quel est le parti dont les sondés se sentent les plus proches?
Un tiers se sentent proches du PS (31%),
loin devant le MoDem (18%)
et Les Verts (13%).
Lutte ouvrière ET la Ligue communiste révolutionnaire recueillent 5 et 4%.
Un sondage qui tombe à point nommé, à l'heure 'historique' où sort le bouquin de sa Cynique Majesté Royal. S'agit-il de présenter Marie-sEGOlène comme la 'sauveuse' du PS? C'est bien dans l'esprit de la 'visionnaire' hallucinée mais 'historique'. On peut se mettre 'en réserve de la nation', mais être en fait sur le banc de touche.
Pour Royal, Bayrou a manqué le virage
Marie-sEGOlène Royal a estimé mercredi que François Bayrou était passé "à côté d'un tournant historique dans la mutation de la politique française" en refusant de s'allier avec elle entre les deux tours de la présidentielle et de devenir son Premier ministre si elle était élue.
Sur RTL, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle a déclaré: "Cette proposition-là, elle n'était pas improvisée comme je l'ai lu ici ou là. Ce rendez-vous était prévu, je l'avais proposé à François Bayrou qui l'avait accepté". Aucune improvisation chez Sa Cynique susnommée!
Ce rendez-vous "avait lieu chez lui, il était tard parce que je sortais d'une réunion publique, et au dernier moment il a changé d'avis. Il a changé d'idée voilà tout, je pense que c'est dommage, il est passé à côté, je pense, d'un tournant historique dans la mutation de la politique française", a-t-elle regretté. "Il était tard parce que je sortais d'une réunion publique", raconte Sa Cynique Majesté Royal. L'excuse de la 'réunion publique' est savoureux pour expliquer que sa démarche avait lieu entre chien et loup, dans la pénombre moite du printemps 2007.
La rouée a fait valoir qu'en dehors de l'opposition à Nicolas Sarkozy, elle partageait avec le président du MoDem "des valeurs positives, par exemple l'impartialité de l'Etat, la nécessité de gérer et de traiter la question de la dette publique". "Mettre en avant les valeurs humaines avant les valeurs financières c'est quelque chose qui nous rapprochait François Bayrou et moi", a-t-elle insisté.
Selon la présidente de la région Poitou-Charente, "converger avec d'autres responsables politiques avec lesquels on a un certain nombre de points communs c'est le sens même d'un vrai élargissement politique et de la construction d'une majorité". Les 'valeurs financières' et ses 'convergences politiques' prêtent à sourire. Car ses préoccupations de l'heure étaient bassement comptables. Elle allait tout platement demander l'aumône des voix centristes pour équilibrer ses comptes électoraux.
Elle a rappelé qu'elle avait aussi sollicité pendant la campagne le leader altermondialiste José Bové pour "une mission" sur le développement durable. Estimant qu'elle avait "peut-être un regard visionnaire sur l'évolution de la politique française", elle a jugé que "certains dirigeants socialistes sont en retard par rapport à ce que veulent et ce que pensent une majorité de Français".
'Historique', 'visionnaire', et des hallucinations, aussi!
mercredi 5 décembre 2007
Un jeune tortionnaire de Mama Galledou avoue
'Un des adolescents avoue être l'incendiaire du bus de Marseille'. Tel est le titre d'un article d'agence de presse! Les donneurs de leçons, ceux qui donnent le ton à l'ensemble de la presse, ceux qui construisent l'opinion, ils ont encore manifesté un souverain mépris de la victime. Elle a pourtant un nom. Elle est pourtant encore de ce monde. Mama Galledou est pourtant ignorée, abandonnée à son sort, laissée à ses soins hospitaliers.
Les tortionnaires, maintenant? Adultes pour être pères et se marier, adultes pour voter, mais ados pour brûler vifs des innocents.
Les accusés que tout désigne sont aussi 'présumés innocents'! La rhétorique commence à peser gravement sur la vérité. Et la justice.
La principale victime de l'incendie, Mama Galledou, a été brûlée aux 2° et 3° degrés sur 62% de la surface du corps. La jeune femme de 27 ans a témoigné lundi par visioconférence sans obtenir de réponses à son "besoin de savoir" ce qui s'est exactement passé lors de l'incendie du bus 32, le 28 octobre 2006 dans les quartiers nord de Marseille. Le jeune homme n'a pas faibli à l'écoute de la voix de sa victime: il est resté insensible. Indifférent à la douleur de l'Autre. Selon les avocats des mis en cause, il a craqué devant l'insistance de sa mère qui, à la barre, lui a demandé de dire la vérité.
mardi 4 décembre 2007
Au secours ! Royal revient…
Déjà Julien Dray dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas, de la gauche à la droite en passant par le centre: çà ne presse pas, on peut attendre! Cherche-t-elle à nous gâcher nos réveillons?
Tout le monde a reçu son colis de Noël. Sa Cynique Majesté Royal affirme en effet vouloir "un jour, fêter (ses) retrouvailles" avec les Français, laissant entrevoir, dans un livre, sa volonté d'être à nouveau candidate à la présidentielle. Voilà pour le plus grand nombre. De surcroît, la Maréchale-Me-Voilà-M'As-Tu-Bien-Vue éreinte les ténors du PS et se reproche accessoirement d'avoir "manqué de poigne". Embarrassant, pour diriger un pays… Mais ça promet pour 2012!
Au travers de sa prose sur 330 pages (écrites gros) nous ne pouvons pas entrevoir son admission à l'Académie Française, mais c'est ce que nous nous souhaitons. Elle a remis son 'opus' aux journalistes dans ses bureaux du boulevard Raspail avant la sortie en librairie. C'est n'est pas la face du Christ qui transparaît, pas même sa couronne d'épines, mais plutôt la figure d'une femme soucieuse de revanche en 2012.
Elle apparaît aussi d'autant plus ulcérée par les critiques de son propre camp qu'elle a vécu avec les Français des moments hors du commun. Phénomène de cristallisation! "Dieu, que j'ai aimé cette campagne!", écrit l'ex-candidate socialiste. Nous ne pouvons pas en dire autant. Qui en effet a cautionné la campagne de dénigrement, a actionné les réflexes de peur? Sa Cynique susnommée, qui invoque Dieu…La sainte femme!
La présidente de la région Poitou-Charentes ne dit pas explicitement comment elle voit la suite, puisqu'elle ne voit pas clair en elle-même. L'inconscience et l'ambition de l'individu restent intactes. "J'ai souffert avec vous cruellement de la défaite, forcément. Je veux un jour fêter nos retrouvailles", conclut-elle, en prévenant qu'elle a "repris l'entraînement". Sortez la couronne d'épines…
Bien sûr, la droite, et ce qu'elle appelle "le système Sarkozy", ne sont pas épargnés. Royal fustige généreusement "le verrouillage médiatique" qui l'aurait desservie, entre autres. Marianne, pour ne citer que cet hebdomadaire, ne l'a pas aidée. C'est que rien ne peut servir sa cause.
L'ex-candidate malencontreuse n'épargne personne. Elle dénonce un "procès en illégitimité mené, non seulement par l'adversaire (...) mais aussi par (son) propre camp". La vaincue du 6 mai reconnaît toutefois -"je suis peu douée pour l'hypocrisie", ose-t-elle - qu'elle n'a "pas fait grand-chose" pour s'assurer de l'engagement total des ténors du PS derrière elle. Parce qu'elle se shootait aux sondages, elle a choisi de les refouler, avant de leur faire à nouveau des grâces, comme elle a fait sa cour à Bayrou, en allant jusque sous ses fenêtres pour se faire admettre.
Au-delà de l'anecdotique, l'ex-candidate déplore le fossé idéologique entre elle et "cette partie du PS dont l'horloge historique s'est arrêtée". D'ici 2012, elle s'engage à une distribution de pelles et de pioches pour combler la tranchée, mais les autres devront tenir le manche.
"Des faiblesses" vénielles, elle en concède: "J'étais préparée' beaucoup plus qu'on ne l'a dit, mais sans doute moins qu'il ne l'aurait fallu". Cigale, va! De même, elle défend sa méthode de "démocratie participative" mais dit avoir "un peu sous-estimé" le risque d'"un décalage dans le rythme de la campagne".
L'ex-compagne du futur ex premier secrétaire du PS faisait la paire avec François Hollande. Elle revient aussi sur leur mésentente et si vous croyait encore qu'elle assume sa part de responsabilité, vous vous trompez. Politiquement, le premier secrétaire "a regardé de loin" la campagne, mais "sans dire de mal". Humainement, l'appui du compagnon a manqué, ne craint pas d'écrire Royal, qui va jusqu'à dire que "pour gagner la prochaine fois, il faudra le soutien de tout un parti et d'un compagnon amoureux, à fond avec la candidate".
Au détour des pages, "la dame blanche" use d'ironie et même de légèreté, comme pour le récit de son entrevue manquée avec François Bayrou, au domicile du candidat centriste (dont elle donne même l'adresse parisienne). Elle comptait le débaucher pour le délester de son portefeuille de voix. Fanfan aurait refusé de la recevoir, mais de crainte qu'on les surprenne… Sa femme ou Marielle de Sarnez?
La courtisane assimile le refus de F. Bayrou de lui ouvrir la porte, pour sceller une alliance au second tour de scrutin, à l'attitude d'un puceau, "un amoureux qui craint une panne ou un adultère risqué"... Et l'éjaculation précoce, tant ils étaient émoustillés par les sondages. Quant à la sécheresse vaginale, elle n'est pas non plus à exclure. Un couple d'enfer pour la France.
C'est cet épisode qui lui vaut de nouvelles critiques au PS. Après le SMIC à 1.500 euros et les 35 heures mis en cause par l'ex-candidate après sa campagne, Royal "aggrave son cas", a déclaré le fabiusien Claude Bartolone.
Pour Jean-Christophe Cambadélis, l'épisode Royal-Bayrou n'est pas un exemple de "transparence".
Officiellement, l'heure n'est pas à rouvrir la polémique. Le PS est "déjà dans le temps d'après", selon un porte-parole, Bruno Le Roux. Après quoi? Que s'est-il passé?
L'élection présidentielle s'est passée comme un vote à main levée à la CGT ou SUD…
lundi 3 décembre 2007
Tortionnaires de Mama Galledou, des minables : une circonstance atténuante ?
Mama Galledou veut savoir pourquoi ses bourreaux ont refusé de la laisser descendre du bus en flammes
du 27/11/2007
C'est "une façon de choquer et de pousser à parler les accusés pour qu'ils ne répètent pas les mêmes excuses convenues", a déclaré son autre avocat, Me Alain Molla. "Elle veut leur dire l'horreur du feu, ce qu'elle a vécu, elle veut qu'ils l'entendent" pour obtenir de savoir "pourquoi ils ont fait ça, pourquoi ils ne l'ont pas laissée sortir du bus, pourquoi ils l'ont abandonnée", a-t-il dit.
Sur les six accusés, trois âgés de 17 ans et trois de 18 ans, cinq comparaissent détenus, le sixième ayant été remis en liberté après avoir été un temps détenu puis placé en centre éducatif fermé.La matinée a été consacrée à la prestation de serment des neuf jurés d'assises, à la lecture de l'ordonnance de mise en accusation et à l'interrogatoire d'identité des accusés. L'audition des experts et victimes devait démarrer sans délai.
Selon l'accusation, les six jeunes ‘racailles’ ont participé à l'expédition au cours de laquelle un bus de la ligne 32 avait été incendié dans la soirée du 28 octobre 2006. Pour les enquêteurs, leur acte a été prémédité pour faire parler de leur cité, à un moment où les médias faisaient leurs unes sur l'anniversaire des émeutes en banlieue parisienne, un an plus tôt. La presse n'a jamais remis en question sa sacrée mission d'information... Un devoir, affirme-t-elle, quelles qu'en soient les conséquences. Car le spectaculaire n'est pas la moindre.
Avec une habileté insigne, cette même avocate éprouve le besoin de préciser qu' ils comprennent leur situation: "Ils ne sont pas révoltés, ils acceptent leur sort, d'être emprisonnés". Respect !
Mais "la vérité, selon Me Dominique Mattéi, avocat plus 'moral' d'un autre accusé, c'est qu'ils ne voulaient pas des conséquences aussi tragiques". Encore heureux!
Le verdict est attendu vendredi. Les adolescents risquent 30 ans de réclusion criminelle, 15 ans si l'excuse de minorité au moment des faits est retenue.
N.B. Les agences de presse (par ordre alphabétique), égales à elles-mêmes, rendent compte, non pas du procès en justice d’une personne -la victime est escamotée- mais d’un bus…
- Bus incendié à Marseille en 2006: six mineurs devant les assises d'Aix-en-Provence
- Ouverture du procès du bus incendié à Marseille
La 3° manifeste un sens moins bas des valeurs…
- Mama Galledou témoigne au procès du bus incendié à Marseille
Mobilisation relative des personnels de la justice
La ministre de la Justice a observé dimanche 2 décembre, lors du "Grand jury RTL-LCI-Le Figaro".que la journée d'action des magistrats, le 29 novembre dernier, a suscité "peu de mobilisation compte tenu des effectifs" concernés par la réforme de la carte judiciaire (magistrats, avocats et fonctionnaires) -lien: carte.Des rassemblements ont eu lieu dans toute la France, avec à Paris une manifestation qui a réuni 1.200 personnes, selon la police, et 3 à 4.000 selon les organisateurs.
Elections : Bayrou fait mieux que Poutine…
Vladimir Bayrou a été plébiscité.
Il a élu président du Mouvement démocrate (MoDem) avec 96,8 % des votants.
Sur 3.933 votants, les bulletins blancs et nuls ont été au nombre de 125, a annoncé le sénateur Philippe Arnaud. François Bayrou, seul candidat, a recueilli 3.808 voix, a-t-il ajouté. Les participants au Congrès avaient voté samedi après-midi à bulletins secrets.
M. Bayrou, 56 ans, qui dirigeait l'UDF depuis 1998, avait porté samedi sur les fonts baptismaux le Mouvement démocrate (MoDem), dont il veut faire un "commando de transformation de la société française". Il pourrait s'entendre avec la LCR de Besancenot... Le Béarnais est élu à la tête du MoDem un an jour pour jour après sa déclaration de candidature à la présidentielle de 2007.
"Vous êtes la seule force de renouveau dans la vie politique française", a assuré François Bayroou aux milliers de personnes (5.600 inscrits selon le MoDem) réunis en congrès, parmi lesquelles Corinne Lepage, présidente du parti écologiste Cap 21, et le député européen Jean-Luc Benahmias (ex-Vert). Le "troisième homme" de la présidentielle (18,57% des voix) a salué "la suite de cette extraordinaire aventure, dont l'objet était de proposer aux Français une approche nouvelle du destin de leur pays".
"Un immense espoir s'est fait entendre à l'occasion de l'élection présidentielle, maintenant nous devons faire de cet espoir un projet", a lancé François Bayrou. "Entre le pouvoir actuel - dont beaucoup commencent à mesurer que les promesses qu'il avait faites sont très éloignées de la réalité - et un PS qui représente un puissant réseau d'élus mais qui n'a plus de message compréhensible pour les Français, il y a beaucoup d'interrogations, de lassitude et peut-être de désespérance", a-t-il ajouté. Son nouveau parti revendique "entre 50.000 et 60.000 adhérents. A 20 € la carte, ou à 15 ?
"Le chemin que nous avons choisi, c'est d'offrir au pays non pas un ‘ni gauche ni droite’, car je n'aime pas le ‘ni ni’ (formule qu’il va répétant ici et là), mais un dépassement de la gauche et de la droite dans un nouveau projet politique", a-t-il poursuivi. Il a caractérisé ce projet par les "trois R : rassemblement, renouvellement, refondation démocratique".
Cette ferveur militante contrastait avec les nombreuses défections d'élus centristes intervenues depuis six mois, que M. Bayrou a imputé à de la "servilité" et aux "effluves de l'odeur des maroquins" ministériels.
Le 'commando' MoDem ne compte plus que trois députés avec le départ de Thierry Benoit (Ille-et-Vilaine), confirmé vendredi lors de l'ultime congrès de l'UDF qui a voté à la quasi-unanimité son absorption par le nouveau parti.
Du côté des sénateurs en revanche, "27 sur 30" se sont affiliés au MoDem, selon leur chef de file Michel Mercier, qui souhaite cependant garder le sigle UDF pour le groupe au Sénat. "Certains sénateurs se sont affiliés au MoDem par enthousiasme, d'autres parce qu'ils n'avaient nulle part où aller", a admis devant quelques journalistes le président du conseil général du Rhône, avant de partir dès la fin de matinée pour le pot de départ du commandant des pompiers de son village. En jeep ou en char ?
Souvent critiqué par des élus et militants pour son mode de gouvernance jugé "non démocratique", F. Bayrou, seul candidat à la présidence du MoDem, a toutefois été élu à l'issue d'un vote à bulletins secrets organisé samedi après-midi. Il a consacré plus de quatre heures au débat sur le projet de statuts du MoDem. Ils ont été adoptés dans l'après-midi par un vote à main levée (c'est plus sûr, comme au syndicat SUD !), "à l'unanimité moins deux votes contre et deux abstentions".
Poutine en bave d'envie...

dimanche 2 décembre 2007
De nouvelles composantes pour une fédération centriste?
Jean-Marie Bockel, le secrétaire d'Etat à la Coopération dans le gouvernement de François Fillon et ancien sénateur socialiste rallié à la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy, a lancé son parti, Gauche moderne."La Gauche Moderne, parti social-libéral, est une fédération qui associe différents mouvements ou clubs de réflexion, désireux de s'engager dans l'action réformatrice et pragmatique", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse tenue au Sénat.
La Diagonale, cercle de réflexion des "sarkozystes de gauche", a déjà rejoint son parti, précise le maire de Mulhouse, qui s'est rallié à Nicolas Sarkozy au lendemain du second tour de l'élection présidentielle.
Jean-Marie Bockel veut faire de son parti une "force de propositions" et un "partenaire de la réforme". Rien à voir avec le 'cabinet fantôme' -ou fantômatique- du PS, donc! "Nous le faisons de manière libre et indépendante, sans intention d'adhérer à l'UMP", a-t-il souligné. "Mon devoir aujourd'hui c'est de structurer ma démarche avec d'autres personnes issues de la gauche, qui continuent à se sentir de gauche, de différentes sensibilités", a-t-il expliqué.
"Après avoir tenté pendant dix ans de moderniser le Parti socialiste sans succès, tant le conservatisme du PS est aujourd'hui grand et son archaïsme est puissant, je suis dans la logique de l'acceptation par le président de la République de l'ouverture qui ne doit pas être simplement une démarche individuelle", a-t-il poursuivi. Conservatisme et archaïsme qui se sont en effet exprimés puissamment dans l’opposition des syndicats à la réforme des régimes spéciaux de retraite.
Jean-Marie Bockel estime que Nicolas Sarkozy, qui "n'est pas d'abord un conservateur mais d'abord un réformiste", "ne peut pas compter que sur la droite pour réformer".
Il a précisé que la Gauche moderne comptait actuellement 680 militants et
que "plus de 100" de ses candidats figurent sur des listes d'ouverture pour les élections municipales des 9 et 16 mars.Il a ainsi déclaré que George-Marc Benamou (ci-contre en noir et blanc), conseiller de l'Elysée, figurera sur la liste UMP de Christian Estrosi pour les municipales à Nice et que l'ancien socialiste Philippe
Sanmarco (ci-contre, couleur)sera co-listier de Jean-Claude Gaudin, maire sortant UMP de Marseille.Christian Estrosi (UMP), qui conduira la liste de la majorité présidentielle aux municipales à Nice, a confirmé qu'il y aura bien un accord entre sa formation et la Gauche moderne mais que la présence de George-Marc Benamou sur sa liste "n'était pas confirmée".
Plusieurs ministres comme Christian Estrosi, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, ou bien encore Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, assistaient mercredi 28 novembre à la conférence de presse de leur collègue chargé de la Coopération et de la Francophonie.
Le Premier ministre, François Fillon, avait adressé un message à l'occasion de la naissance de ce nouveau parti politique qui "est toujours un signe de vitalité démocratique".
Gauche moderne constitue un second "pôle de gauche" de la majorité présidentielle, social-libéral.Le 9 novembre, en présence de Nicolas Sarkozy, Eric Besson, ancien dirigeant du Parti socialiste, avait lancé son club, "Progressistes". Les Progressistes est un mouvement politique fondé en septembre 2007 par le secrétaire d'État Éric Besson, issu du Parti socialiste. Il est né avec le soutien de Nicolas Sarkozy afin de doter la majorité présidentielle d'une aile gauche et défendre la politique d'« ouverture.
Alors député socialiste de la Drôme et secrétaire national du PS chargé des questions économiques, Eric Besson, à la suite d'un désaccord avec Sa Cynique Majesté Royal, candidate malencontreuse des socialistes à l'Elysée, s'est rallié spectaculairement avant le premier tour à celle de Nicolas Sarkozy.
Après la victoire du candidat de l'UMP, Eric Besson a été nommé secrétaire d'Etat chargé de la Prospectives et de l'évaluation des politiques publiques dans le gouvernement de François Fillon.
La majorité présidentielle est ainsi composée de l'UMP, de ce "pôle de gauche" (Centre
Moderne) et du Nouveau Centre (pôle centriste) formé d'ex-élus UDF, autour d'Hervé Morin, ralliés à la candidature de Nicolas Sarkozy entre les deux tours du scrutin présidentiel.Les ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy ont créé le parti du Nouveau Centre (NC) au lendemain de l'élection présidentielle et ont obtenu trois portefeuilles dans le gouvernement Fillon, celui de ministre de la Défense (Hervé Morin, né en 1961), de secrétaire d'Etat à la Solidarité (Valérie Létard, née en 1962, sénatrice du Nord, a été nommée Secrétaire d’Etat à la Solidarité auprès du Ministre du Travail Xavier Bertrand) et de secrétaire d'Etat à la Fonction publique (J.-Marie Bockel, né en 1950, sénateur-maire de Mulhouse, Haut-Rhin).
Pourquoi pas une fédération ?
Bayrou : des centristes dressent le bilan de ses dégâts
Gilles de Robien avait invité, hier, Jean-Louis Borloo, André Santini et Jean-Marie Bockel à débattre de l’avenir du centre.
congrès fondateur du MoDem, Gilles de Robien (ci-contre) a voulu démontrer à François Bayrou que «le rassemblement du centre» ne pouvait se réaliser qu’au sein de la majorité. «Nous sommes plusieurs à rêver d’une nouvelle UDF alors que, hélas, la candidature de François Bayrou à la présidentielle a massacré l’UDF», a-t-il assuré hier avant l’ouverture du débat, fustigeant à la fois l’autoritarisme et l’obstination de celui qui a sacrifié l’UDF à son ambition personnelle.Le décor choisi – le Théâtre de Neuilly, fief de Sarkozy – et la liste des invités de l’ancien ministre UDF de l’Éducation illustrent son projet: «Reconstituer un grand centre ouvert à tous ceux qui partagent nos valeurs et s’inscrivent dans la majorité.» Longtemps fidèle à villepin, Robien a vu son retour en grâce consacré par sa nomination d’ambassadeur à l’Organisation internationale du travail - OIT (lien Wikipedia ILO). Signe supplémentaire de la bienveillance présidentielle, c’est David Martinon, porte-parole de l’Élysée et candidat à la mairie de Neuilly, qui devait introduire les débats hier soir.
Société en Mouvement (lien Wikipedia) s’inscrit donc clairement dans la majorité, comme le
Nouveau Centre, même si Gilles de Robien n’a pas souhaité y adhérer. Hervé Morin (ci-contre) et les ex-bayrouistes ralliés à Sarkozy entre les deux tours de la présidentielle revendiquent leur ancrage au centre droit. L’ancien maire d’Amiens, Gilles de Robien,qui briguera un nouveau mandat à la tête d’une liste de «très large rassemblement» où figurera «au moins un socialiste» en mars prochain, voit plus loin. Il estime que l’ouverture sarkozyste rend possible la «réunion des centres», sous une forme qu’il laisse à d’autres le soin de définir. «Une confédération serait envisageable, a-t-il confié hier au Figaro. Encore faudrait-il que tout le monde le veuille.»Robien s’adresse aux adhérents du Nouveau Centre, représenté
notamment hier par le secrétaire d’État à la Fonction publique André Santini (ci-contre). et sa collègue chargée de la Solidarité, Valérie Létard. Mais c’est aussi le Parti radical (Radicaux valoisiens), dont le président, Jean-Louis Borloo devait être également présent, et enfin la Gauche moderne de
Jean-Marie Bockel (ci-contre, à droite) . Gilles de Robien avait prévu d’interpeller publiquement le secrétaire d’État à la Coopération, hier soir, en lui demandant : «Pourquoi n’es-tu pas au centre ?» «Quelle que soit sa réponse, confiait-il avant le début de la soirée, je lui dirai que nous continuerons à travailler ensemble.»Société en Mouvement revendique 2 000 adhérents, ce qui place l’association loin derrière le
Nouveau Centre et surtout derrière les radicaux valoisiens, du centre droit.
Dans la course à la réunification du centre, Jean-Louis Borloo (ci-contre, à gauche), a d’ailleurs pris une longueur d’avance en entamant un dialogue avec Jean-Michel Baylet, président du Parti radical (PR), ci-contre à droite, de gauche. PRG et valoisiens envisagent de présenter «quelques listes communes, à titre d’expérimentation, aux prochaines municipales». samedi 1 décembre 2007
Municipales 2008: Panafieu présente le prochain gouvernement de Paris
Françoise de Panafieu a présenté, jeudi 29 novembre, les 20 têtes de liste soutenues par l'UMP aux élections municipales à Paris : 11 hommes et 9 femmes, parmi lesquels 13 sont candidats pour la première fois.
"Je vous présente le prochain gouvernement de la ville", a lancé la candidate à la Mairie de Paris, entourée de Rachida Dati (7e) et Claude Goasguen (16e), JeanTiberi (5e), Philippe Goujon (15e) et le reste de l'équipe debout derrière elle. Le seul absent, Pierre Lellouche (8e), était retenu en Russie.
au siège de campagne de la candidate UMP, dans le Marais, sur le territoire du PS Delanoë. L'ancien présentateur de La Marche du siècle, saturé par Bayrou et démissionnaire de la direction du MoDem, a justifié son arrivée dans la capitale. Pourquoi faudrait-il être candidat "depuis cinq générations" dans une ville pour avoir le droit de se présenter? F. de Panafieu. indiqua que N. Sarkozy "s'impliquerait" dans la campagne parisienne.
Trotskistes, la haine leur va si bien !
Ca n'allait déjà pas fort entre eux, mais rien ne va plus -actuellement- entre Lutte ouvrière (LO) et la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) !
Après avoir ironisé sur le futur grand parti «radical, guévariste, libertaire, syndicaliste révolutionnaire» d’Olivier Besancenot, voilà que les amis d’Arlette Laguiller tripote la «gauche molle» de Hollande. Et la LCR n'hallucine pas. Ils se pincent pourtant. «Ils sont fous chez Arlette. Aux municipales, ils préfèrent s’allier avec le PS qu’avec nous. C’est du jamais vu».
Lutte ouvrière tient son Congrès «clandestin» ce week-end au … château de Presles (Val-d’Oise) qui fut un temps possession du …prince de Conti et où la fête annuelle de Lutte Ouvrière se déroule le week-end de la Pentecôte, avec une capacité d'environ 30 000 visiteurs: la densité d' (in)occupation de cette 'surface habitable' laisse DAL insensible!... Parc réservé aux personnes de qualité, en toute simplicité révolutionnaire, et où des tentes de Maliens feraient probablement tâches... Chez ces gens-là, on ne se mêle pas!
La LCR inquiète l'ombrageuse Arlette pour avoir fait un score à la Présidentielle qui lui fait de l'ombrage. Elle doit se démarquer ou disparaître et refuse donc de faire liste commune aux municipales avec ses camarades trotskistes du parti d’Olivier Besancenot et de mêler les voix des 'Travailleurs, Travailleuses' avec celles de ces manants! Et préfère soit partir à la lutte finale sous ses propres couleurs, soit faire alliance avec le Parti communiste, voire avec le Parti socialiste au sein de listes d’union de la gauche. Et Fanfan Bayrou, alors? Comme à Saint-Brieuc, Besançon, Angers, Orléans… «La prise de position nationale commence à s’appliquer partout. A La Courneuve, Aubervilliers ( Seine-Saint-Denis), mais aussi dans le Nord et le Rhône. Ils nous disent avoir rejoint nos analyses : au moment où les coups de Sarkozy pleuvent dru, il ne faut pas que la gauche se divise. Ils vont même jusqu’à parler gestion, ce qui est nouveau», indique Michel Laurent, de la direction du PCF.
Des trotskistes gérant des villes avec des socialistes! La Ligue communiste révolutionnaire qui veille à son indépendance totale vis-à-vis du Parti socialiste comme sur sa vertu, s'exclame: «C’est un tournant à 180 degrés, un virage historique." Alain Krivine, leader de la LCR, explique. "Jusqu’à présent, LO n’avait jamais fait d’alliance électorale au-delà du PSU !" C'était tout de même Rocard ou Chevènement…
Le 27 novembre, la LCR s’est fendue d’une lettre à ses camarades de LO, les appelant au rassemblement dans un anticapitaliste virginal. Sans trop se faire d’illusions. Car, derrière les rivalités sur les municipales, c’est bien l’OPA de la LCR sur la gauche radicale qui titille LO. «Ils ne veulent pas faire liste commune pour ne pas cautionner le nouveau parti. Et pour sauver les meubles, car la seule condition qu’ils posent au PCF et au PS, c’est d’avoir des élus», glisse-t-on à la LCR. Ca s'appelle gérer la pénurie d'électeurs.
Avec ses 4,08 % à l’élection présidentielle, contre 1,33 % à Arlette Laguiller, Olivier Besancenot, qualifié de «Che Guevara sans les poils» cette semaine dans Paris Match, réussit son opération marketing, sur le modèle de son aîné. A quand les T-shirts à son effigie? Le facteur tente de cristalliser son statut d’opposant radical à Nicolas Sarkozy acquis pendant les grèves sur les régimes spéciaux. Objectif : mettre sa popularité au service du futur parti. Peinant à tourner la page Laguiller, la direction de LO a trouvé la parade : «Arlette le double sur sa droite», observe Christian Picquet, de la minorité unitaire de la LCR. «Et, se faisant, LO met le doigt sur la forte aspiration à l’unité qui existe dans ce pays, notamment quand les municipalités communistes sont menacées par le PS.»
Rappel historique... Qui a dit?«Il n'est pas question pour nous de cautionner» Henri Emmanuelli, Jean-Luc Mélenchon ou Laurent Fabius en faisant campagne commune pour le «non» à la Constitution européenne, expliquait Arlette Laguiller dans un entretien à «Libération» publié samedi, à l'époque . «Nous n'avons pas envie de nous retrouver aux côtés d'anciens ministres socialistes comme Emmanuelli ou Mélenchon qui ont soutenu le gouvernement Jospin et n'ont pas contribué à améliorer le sort des travailleurs. Il n'est pas question pour nous de cautionner ces gens-là», explique la porte-parole de l'organisation.
Le courant majoritaire de LO devrait -pourtant- valider ce changement de cap ce week-end. contre la fraction marginale favorable au tête à tête avec la Ligue communiste révolutionnaire.
«Hardy», le mentor d’Arlette, explique cette stratégie circonstancielle de LO : «Personne dans les colistiers que nous contactons actuellement ne nous demande de nous dissoudre pour rejoindre leur parti, ce que fait, en substance, la LCR», écrit-il. Cet été, Arlette Laguiller avait déclaré «regarder avec sympathie» la tentative de la LCR. «Mais regarder avec sympathie et participer, c’est différent. Quand Georges Brassens trouvait sympathiques les amoureux qui se bécotaient sur les bancs publics, il n’allait pas s’asseoir entre eux pour se mêler de leurs affaires de cœur !» conclut Hardy. Entre Arlette et Olivier, c’est bien fini?
Aucun n'est soluble dans l'autre?
Bayrou casse l'ami Cavada
Au MoDem, on ne reprend pas sa liberté.
De plus en plus isolé, François Bayrou a une nouvelle fois tenté, hier, de discréditer la défection de Jean-Marie Cavada, candidat aux municipales à Paris (12e) -associé à Christine Lagarde- à la tête d'une liste UMP. Les suivants sauront que Bayrou ne les manquera pas: la fatwa garantie!
A quelques jours du congrès fondateur du Modem, le leader centriste a accusé le député européen d'être prêt à « traîner dans la boue » ses anciens amis pour un « maroquin ministériel ».

Bayrou n'est pas à une vilenie près. « Nous avons fourni l'écuelle et le potage et le sel et le poivre. Bon, les gens changent de camp, ils vont chercher ces ressources ailleurs. Qu'on nous épargne au moins les leçons de morale », a-t-il affirmé sur France Inter, en réaction à l'observation de Jean-Marie Cavada sur le manque de « démocratie interne ». Il en apporte la preuve!
Royal a offert à Bayrou d'être son Premier ministre !
Pulcinella est un personnage (socialiste, si, si!) de la Commedia dell'arte, une marionnette qui parle tout le temps et qui ne garde pas les secrets. 
Le secret de Polichinelle de l'élection présidentielle de 2007 est à présent public. Sa Cynique Majesté Royal révèle dans son récit de la campagne à paraître qu'elle avait bien proposé entre les deux tours à François Bayrou d'être son Premier ministre en cas de victoire face à Nicolas Sarkozy.
Sa Cynique susnommée se serait même rendue chez Fanfan Bayrou
avant son débat télévisé avec Nicolas Sarkozy pour lui faire des propositions, dont celle d'être son Premier ministre. La candidate socialiste aurait aimé faire un coup de théâtre et l'annoncer lors du débat télévisé avec Nicolas Sarkozy, et de combler son
retard sur le candidat UMP. Ce fut un coup de Trafalgar: sa 'colère juste' de substitution était pathétique... Pour remonter son handicap de cinq points sur Nicolas Sarkozy, Marie-sEGOlène Royal avait en effet impérativement besoin des 18,57% des voix obtenues par Bayrou au premier tour. L'offensive de la socialiste en direction du centriste avait dominé l'entre-deux-tours, avec en point d'orgue le débat télévisé du 28 avril entre les deux candidats. "Je ne demande pas à François Bayrou de me soutenir ou de prononcer un quelconque ralliement", avait-elle alors dit!
Aujourd'hui", F. Bayrou, qui tient ce week-end à Villepinte le congrès fondateur de son Mouvement démocrate (MoDem), fait l'impasse sur la démarche de la candidate socialiste aux abois, mais consent à confirmer qu'il a été effectivement approché à l'époque par "un certain nombre d'intermédiaires", mais n'avoir "pas répondu" à l'offre. Il hésita (on le voit ci-dessus). Pour être Premier ministre, il faut être en phase avec le projet du président. Le moins qu'on puisse dire est que son projet me troublait", a fait valoir le centriste, qui ne croyait pas à la victoire de Royal… Reste que M.-S. Royal, en mettant cette information sur la place publique, brise un nouveau tabou à gauche. Une façon de préparer les esprits à un ticket avec François Bayrou pour une nouvelle candidature en 2012?
