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samedi 8 décembre 2007

Mama Galledou: Peines d'encouragements aux tortionnaires

La dignité de la victime arrange tout le monde
Des peines légères récompensent les tortionnaires:les réquisitions ont été divisées par deux, elles-mêmes divisées par deux, du fait de cette merveilleuse 'excuse de minorité'. Avoir un enfant pour des années soumis à des soins hospitaliers après avoir été horriblement brûlé à 62 % et aux 2° et 3° degrés est quatre fois moins grave si les criminels sont des jeunes! Elle est pas belle la justice?

D'abord, la presse respectable le souligne, le verdict ne concerne manifestement que le bus incendié!…
Les titres d'agences de presse:
Les 6 incendiaires du bus à Marseille condamnés à des peines en deçà des réquisitions (agence de presse française)
Peines modérées pour l'incendie du bus de Marseille (agence R.)
Bus incendié à Marseille: trois à neuf ans de prison ferme, un acquittement (agence de presse associée)

Ensuite, viendra probablement le verdict pour la torture de Mama Galledou?
Le verdict
Les coupables de l'incendie de bus dont Mama Galledou a été victime sont fixés sur leur sort. Ils avaient prémédité leur acte criminel pour faire parler d’eux dans les médias qui moulinaient « l’anniversaire » des émeutes de banlieues parisiennes un an plus tôt. La politique imprègne donc l'affaire. Les médias ne sont pas pour autant mis en cause: ils ne peuvent être poursuivis pour incitation au crime.


Dans le contexte de la loi sur les mineurs délinquants récidivistes qui mobilise la gauche, la cour d'assises des mineurs d'Aix-en-Provence a refusé de suivre les réquisitions du parquet général. Elle a condamné vendredi soir à de faibles peines les six jeunes incendiaires d'un bus à Marseille, dans lequel -accessoirement- une jeune femme avait été grièvement blessée en octobre 2006.
Après trois heures et demi de délibéré, le président Jean-Pierre Deschamps (LIRE une présentation du magistrat dans un prochain billet PaSiDupes) a annoncé des peines allant de cinq ans dont deux avec sursis à neuf ans de prison, l'un des accusés ayant été acquitté. L'avocate générale Anne Lezer avait requis de 5 ans de prison à 15 ans de réclusion, la peine maximum encourue une fois l'excuse de minorité retenue.
L'annonce publique des condamnations, dans ce procès qui se déroulait à huis-clos depuis lundi, a été accueillie dans le calme par les parents des jeunes gens, et avec soulagement, comme on l'imagine. La victime principale, Mama Galledou, était soit résignée, soit accablée, ce qui a été interprété comme de la dignité, ce dont elle fait admirablement preuve depuis le début de son épreuve. Sans doute est-elle désireuse de se consacrer à ses soins, tant ils sont lourds..
"Nous réaffirmons notre confiance en la justice. Nous acceptons son verdict", a déclaré son père Bocar Sally Galledou (ci-contre à gauche). lors d'un point presse organisé par les deux avocats de la famille, Me Alain Molla et Me Jean Boudot (ci-contre à droite) "Nous souhaitons que de tels actes ne se reproduisent plus, et nous souhaitons accompagner Mama vers son rétablissement pour qu'elle puisse retrouver tranquillité et respect", a-t-il ajouté avant de conclure en s'adressant à sa fille: "Nous sommes tous très fiers de toi". Tout le monde peut-il en dire autant?

La peine la moins légère -9 ans- a été attribuée au jeune homme qui, le soir du 28 octobre 2006, avait jeté un mouchoir enflammé dans le bus à bord duquel se trouvait la jeune femme, brûlée aux deuxième et troisième degrés sur 62% de la surface de son corps. Deux des accusés, qui étaient tous mineurs au moment des faits , ont été condamnés à une peine de 7 ans de prison. Ils avaient pourtant bloqué les portes pour que le drame soit complet.
Des peines de 5 ans dont 2 avec sursis et 1 avec sursis ont été prononcées contre deux autres accusés tandis que le dernier a été acquitté. L'un de leurs avocats, Me Thierry Ospital, qui a rappelé à plusieurs reprises que les jeunes irresponsables n'avaient jamais imaginé blesser quelqu'un (sic), une explication dont le tribunal se satisfait, a affirmé avoir "le sentiment d'un verdict équilibré". 'Equilibré' évite d'affirmer qu'il est 'juste'. Car
plus personne ne souligne la préméditation. La politique fait en revanche son retour dans les propos des avocats militants. Au début du procès, plusieurs avocats de la défense avaient exprimé leur inquiétude de voir ce dossier transformé en emblème de la délinquance des mineurs ou de la violence dans les banlieues.
Cette déclaration est particulièrement indécente, sachant quel est l'engagement des acteurs de cette pantomime. Leur parcours et leur connivence ne laisse aucun doute sur les raisons du laxisme de ce nouveau jugement.

Les avocats des deux premiers jeunes gens jugés ne sont pas sûrs de vouloir laisser Mama se soigner tranquillement. La victime n'est pas 'assez abattue' comme l'est l'un des coupables, aux dires de son avocat! Elle est profondément traumatisée et marquée dans sa chair. Les avocats de la cause des adolescents violents vont pourtant étudier la possibilité de faire appel du jugement. « Huit ans, on pourrait être content, mais on ne l’est pas parce que huit ans pour un enfant qui n’a pas encore 16 ans, c’est énorme. C’est très sévère », a déclaré Me Philippe Vouland, avocat du plus jeune. Mama est marquée à vie. Me Michel Lao, avocat du plus âgé, s’est dit « étonné » que tous les deux aient été condamnés à la même peine, puisque son client avait parlé et désigné celui qui avait mis le feu au bus. « La peine est pour nous manifestement encore trop lourde. On va réfléchir à la faculté de faire appel. Notre client est assez abattu. Il a un peu plus de seize ans et on vient de le condamner à la moitié de son âge », a déclaré Me Lao à la presse. Violon! Me Vouland s’est dit « plutôt partisan » [le terme est singulièrement approprié] de faire appel, de même que son client. Les six autres mineurs, âgés de plus de 15 ans, lors du drame, seront jugés à partir du 3 décembre par la cour d’assises des mineurs des Bouches-du-Rhône. M° Vouland était à nouveau défenseur de tortionnaire au procès des six autres.
Leur crainte est désormais que le parquet fasse appel. Le parquet se déjugera-t-il? Confirmera-t-il la mascarade?

"La justice des mineurs a été réhabilitée dans ce procès, sans être laxiste", affirme Me Philippe Vouland qui (faisant de ce cas particulier une généralisation militante) a estimé totalement subjectivement que "cette décision fait la part à l'éducatif. Si le parquet prenait l'initiative d'un appel, ce serait infiniment regrettable". Pour en apprendre un peu plus sur l'engagement militant de M° Vouland,
LIRE un prochain article de PaSiDupes.
Un souci partagé par les avocats de Mama Galledou. "Je souhaite personnellement, et la famille Galledou aussi, qu'il n'y ait pas de second procès d'assises", a déclaré Me Alain Molla, affirmant que "l'essentiel c'est qu'il y ait eu compromis entre punir et éviter la diabolisation, l'élimination de personnes qui sont mineures".
Obsession militante ...

De qui Me Molla est-il le défenseur réel? Son militantisme soulève la suspicion mais la défiance citoyenne pourra-t-elle s'exprimer à son encontre?
Le journal Le Monde rapporte des propos aussi édifiants qu'alarmants: "Me Alain Molla, conseil de Mama Galledou, s'interroge : "Le peuple, représenté par les jurés, sera-t-il influencé par l'horreur des souffrances infligées ou au contraire tiendra-t-il compte que ce sont quand même des gamins qui ont perpétré le crime ?"
Ne dirait-on pas qu'il est animé par d'autres préoccupations que celles de sa cliente?
En affirmant haut et fort que sa cliente, encore occupée à soigner des lésions douloureuses pendant de longs mois avant une série d'opérations au printemps, n'avait surtout pas envie de revivre encore une fois cette épreuve, cherche-t-il à s'allier à maîtres Vouland et Lao dans la défense des délinquants pour lesquels il milite habituellement? "Sa première réaction a été 'Pour moi, c'est fini dans ma tête'", a-t-il attribuée à Mama Galledou au téléphone. Peut-il affirmer que c'est fini dans ses chairs?

Pour la jeune femme de 27 ans, ce n'est pas fini, quel que soit le désir d'avenir de l'avocat qui va un peu vite en besogne avec les victimes. Mama -l'ignore-t-il- devra encore affronter en février le procès en appel de deux adolescents, jugés séparément fin septembre pour leur participation à l'incendie. Ils avaient été condamnés à huit ans de prison. Le verdict concernant les six devrait leur être favorable en justice mathémathique.
A propos de mathématiques en matière de réductions de peines, les 'enfants' feront peu-être entre 4 ou 5 ans et 1 ou 3 ans. Les plaies de Mama Galledou seront-elles fermées à leur sortie?

Maître Gilbert Collard, l'avocat de la conductrice du bus, Danielle Fernandez,(ci-contre tous les deux) est fort discret: probablement ravi?

Le 28 Décembre 2006, Le Monde publiait deux mois jour pour jour après le drame un article de Michel Samson intitulé: Huit jeunes gens très ordinaires.
Volonté respectable de minimiser le crime prémédité?

La justice de classe est devenue un gag, la justice ethnique, une réalité, mais voici venir la justice de génération.

lundi 3 décembre 2007

Tortionnaires de Mama Galledou, des minables : une circonstance atténuante ?

Etudiante brûlée vive à Marseille: témoignage de Mama Galledou au procès .
Mama Galledou veut savoir pourquoi ses bourreaux ont refusé de la laisser descendre du bus en flammes
Devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence, a débuté aujourd’hui lundi le procès de six mineurs jugés à huis clos pour l'incendie criminel d'un bus à Marseille en 2006 au cours duquel une jeune étudiante franco-sénégalaise avait été gravement brûlée. Deux autres jeunes, âgés de quinze ans au moment de l'incendie, avaient été jugés devant le tribunal pour enfants de Marseille en septembre et avaient été condamnés à huit ans d'emprisonnement. Le parquet, qui en avait requis douze, a fait appel.
VIDEO de TF1/LCI
du 27/11/2007




Mama Galledou, 27 ans, brûlée aux 2e et 3e degrés sur 62 % du corps, doit témoigner par visioconférence dès le premier jour de ce procès qui doit durer jusqu'à vendredi, probablement dans l'après-midi, selon Me Jean Boudot, l'un de ses avocats. "Le fait qu'ils soient confrontés à son image, sa voix peut être un élément déclencheur d'explications" qui ont manqué lors du premier procès, selon la partie civile, a expliqué Me Boudot.
C'est "une façon de choquer et de pousser à parler les accusés pour qu'ils ne répètent pas les mêmes excuses convenues", a déclaré son autre avocat, Me Alain Molla. "Elle veut leur dire l'horreur du feu, ce qu'elle a vécu, elle veut qu'ils l'entendent" pour obtenir de savoir "pourquoi ils ont fait ça, pourquoi ils ne l'ont pas laissée sortir du bus, pourquoi ils l'ont abandonnée", a-t-il dit.


Sur les six accusés, trois âgés de 17 ans et trois de 18 ans, cinq comparaissent détenus, le sixième ayant été remis en liberté après avoir été un temps détenu puis placé en centre éducatif fermé.
La matinée a été consacrée à la prestation de serment des neuf jurés d'assises, à la lecture de l'ordonnance de mise en accusation et à l'interrogatoire d'identité des accusés. L'audition des experts et victimes devait démarrer sans délai.
Selon l'accusation, les six jeunes ‘racailles’ ont participé à l'expédition au cours de laquelle un bus de la ligne 32 avait été incendié dans la soirée du 28 octobre 2006. Pour les enquêteurs, leur acte a été prémédité pour faire parler de leur cité, à un moment où les médias faisaient leurs unes sur l'anniversaire des émeutes en banlieue parisienne, un an plus tôt. La presse n'a jamais remis en question sa sacrée mission d'information... Un devoir, affirme-t-elle, quelles qu'en soient les conséquences. Car le spectaculaire n'est pas la moindre.


Les accusés, qui ont tous reconnu à des degrés divers leur implication dans l'incendie durant l'instruction, ont en revanche refusé de dire qui avait allumé le feu dans le bus. La loi du silence, la loi des caïds, des hommes, les vrais! Selon une de leurs avocates, Me Isabelle Terrin, une fine psychologue responsable, ce silence, "c'est une solidarité devant la peur, une façon de garder leur honneur, une façon de se protéger". Ou une lâcheté? Assumer ses responsabilités ne fait plus partie du petit livre de la morale laïque. Voyez le PS: tous responsables, mais jamais coupables!
Avec une habileté insigne, cette même avocate éprouve le besoin de préciser qu' ils comprennent leur situation: "Ils ne sont pas révoltés, ils acceptent leur sort, d'être emprisonnés". Respect !
Mais "la vérité, selon Me Dominique Mattéi, avocat plus 'moral' d'un autre accusé, c'est qu'ils ne voulaient pas des conséquences aussi tragiques". Encore heureux!
Le verdict est attendu vendredi. Les adolescents risquent 30 ans de réclusion criminelle, 15 ans si l'excuse de minorité au moment des faits est retenue.


N.B. Les agences de presse (par ordre alphabétique), égales à elles-mêmes, rendent compte, non pas du procès en justice d’une personne -la victime est escamotée- mais d’un bus…
- Bus incendié à Marseille en 2006: six mineurs devant les assises d'Aix-en-Provence
- Ouverture du procès du bus incendié à Marseille

La 3° manifeste un sens moins bas des valeurs…

- Mama Galledou témoigne au procès du bus incendié à Marseille


A vous de voir si tout cela, c'est du pareil au même.

vendredi 30 novembre 2007

Brûlée vive par de la racaille, Mama ne peut excuser

Les incendiaires du bus de Marseille devront rendre des comptes
La racaille, ça existe et Mama Galledou l'a rencontrée.
A force de se voiler la face, de théoriser et d'accuser le camp adverse, la violence continue: LIRE le billet précédent de PaSiDupes...

Pourtant une année plus tard les chairs de Mama ressentent toujours vivement les conséquences de la démission des parents et de l'Education nationale, des incitations politiques à l'insolence et à la défiance citoyenne, des justifications politiciennes de la violence et de la glorification médiatique de la permissivité post-soixante-huitarde. Sans parler de la débilité morale des barbares, auteurs de l'agression.
"Ils n'ont pas d'excuse", a insisté vendredi Mama Galledou, la jeune femme de 27 ans gravement brûlée dans l'incendie volontaire et prémédité d'un bus à Marseille par des jeunes en septembre 2006. Ils voulaient suivre l'exemple des autres qui avaient les honneurs de la presse, que les partis ne condamnaient pas, que les éducateurs justifiaient dans la barbarie.
"Il n'y avait aucune raison, j'ai rien fait. Personne ne mérite de brûler", observe Mama. Interviewée depuis Marseille par France-Info, la jeune femme s'est dite "en colère" contre les huit jeunes poursuivis dans cette affaire, "d'autant plus qu'ils n'ont aucune réponse, ils sont muets". Que voulez-vous, Mama, ils sont devenus les héros de leur quartier, par la grâce des médias , d'une certaine la politique qui ne veut pas se remettre en cause et se renier, et des avocats et psychologues qui leur trouveront de mauvaises raisons qui seront reprises par les médias et dans les écoles. Les droits de la défense permettent de dire n'importe quoi et d'insulter les victimes par d'odieuses excuses.
Mama a souhaité "qu'ils réalisent, et que ceux qui pourraient avoir ce genre d'idée réalisent que c'est pas anodin, c'est pas juste une bêtise". Puissent les médias être dignes de leur pouvoir et participer à la formation de l'opinion et de la jeunesse. Puissent aussi les 'acteurs de la parole' enfin mesurer la gravité de leurs déclarations. Puisse chacun se sentir responsable, par ses silences, de ce que vit courageusement Mama. "Il faudrait juste que ça fasse réfléchir et ça servirait vraiment à quelque chose dans ces cas-là, parce que honnêtement, ça ne changera pas mon état".
Deux mineurs de 15 et 16 ans jugés par le tribunal pour enfants de Marseille dans le procès du bus incendié ont reçu la peine qu'ils méritent fin septembre: deux peines de huit ans de réclusion. Ils ont fait appel…
Six autres incendiaires présumés, âgés de plus de 16 ans le jour du drame, seront jugés du 3 au 7 décembre prochain devant la cour d'assises des mineurs des Bouches-du-Rhône. Ils encourent pour leur part jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle.
Puissent à cette occasion les juges regagner l'estime des Français et des victimes.

Poignardé sur la ligne où Mama Galledou a été brûlée vive

Un nouvel étudiant était entre la vie et la mort
Sur la ligne de bus 32 où Mama Galledou a été gravement brûlée en octobre 2006, un jeune homme de 19 ans a été roué de coups et poignardé par trois jeunes d'une vingtaine d'années. C'était le 21 novembre 2007 entre Saint-Jérôme et Malpassé à Marseille, sous le regard des autres passagers qui n'ont pas osé intervenir.
Le bus arrêté, les agresseurs ont descendu la victime sur le trottoir et l'un d'eux l'a frappé d'un coup de couteau à la gorge avant de prendre la fuite avec ses complices.
Le chauffeur du bus est venu en aide à la victime qu'il a transportée à l'hôpital où elle a été opérée en urgence. Le soir, le jeune homme se trouvait encore entre la vie et la mort.
Le personnel de la RTM (Régie des Transports de Marseille) dénonce l'insécurité trop fréquente sur la ligne.
Pour peu que les agresseurs soient originaires de milieux défavorisés et de familles éclatées et ils seront excusés de leur crime.

jeudi 27 septembre 2007

Les premiers ados jugés s'excusent auprès de Mama Galledou…

Les violences urbaines frappent les innocents les plus défavorisés
Des excuses du bout des lèvres et une question: les ‘provocations policières’ sont-elles un mythe fumeux ?
Justice spectacle ? La presse insiste : les deux premiers ados jugés s'excusent ! Leur souffrance sera bientôt sans commune mesure avec les souffrances de la victime.
Les victimes des violences urbaines ne sont pas les caïds en Lacoste qui roulent carrosse en BM, la musique à donf, et dont l’origine des ressources reste incertaine, mais plutôt de modestes travailleurs, comme l’étudiante africaine venue à Marseille parfaire ses études et qui s’est trouvée piégée dans un bus de la ville incendié par de jeunes désoeuvrés abreuvés de la violence des quartiers parisiens qu’ils voulaient reproduire à l’identique, pour passer à la télé… La débilité fait des victimes, mentalement dans leur cas, physiquement et psychologiquement dans celui de Mama Galledou.
La presse a amorcé l’intox avec l’ouverture du procès mardi 25 au tribunal pour mineurs de Marseille. Si le resquilleur de la Gare du Nord de 34 ans est présenté dans les médias comme un jeune (!) pour assurer la mobilisation des ‘vrais’ d’jeuns rôdeurs de la gare, Mama est classée ‘jeune femme’ à 27ans
Mama est Sénégalaise mais ce détail est effacé. Pourquoi ? L’excuse officielle sera la réserve des journalistes qui se refuseraient de connoter le drame ? Officiellement, préciser que la torche vivante du bus de Marseille est une jeune étudiante africaine serait assimilé à une prise de position politiquement incorrecte : il ne faut pas fournir de preuves que les victimes des violences urbaines sont des travailleurs, immigrés ou non, et que de ‘provocations policières’ il n’y a en aucune façon ! Les mythes ne sont pas faits pour être brûlés.
Une agence de presse rapporte, ou plutôt présente, les faits, à sa façon, dans un effort purement ‘pédagogique’!… Les deux adolescents, responsables présumés (c'est la loi qui en a de bonnes... ) avec six autres mineurs de l'incendie criminel en octobre 2006 d'un bus à Marseille, dans lequel une jeune femme, Mama Galledou, avait été grièvement brûlée, se sont excusés auprès des victimes, mardi au premier jour de leur procès, selon leurs avocats.
Les audiences se déroulent à huis clos devant le tribunal pour enfants de Marseille.
Les jeunes criminels sont conscients, la justice aura sans doute tendance à l’oublier : "Mon client a conscience de la gravité des faits mais dit qu'il n'a pas voulu ça. Il sait qu'il va être puni, ce qu'il juge normal", a déclaré l'avocat de l'un d'entre eux, Me Philippe Vouland, en espérant que le jugement "ménage un avenir" aux prévenus.
L'avocat du second prévenu, Me Michel Lao, a expliqué que son client "vit avec le poids de ce qui s'est passé". "C'est un gâchis, toutes les familles sont meurtries". A la mince différence que certaines sont responsables et que d'autres ne le sont pas... Ces deux avocats-là font la paire!
Dans ce groupe de huit ados, aucun n’aura évalué le risque à sa juste valeur, puisque ce spectacle leur est servi à chaque repas pratiquement depuis l’automne 2005. Banal ! Cette presse souligne que les prévenus, âgés de 15 ans au moment des faits, sont poursuivis pour incendie volontaire ayant entraîné une infirmité ou une mutilation permanente. Ils encourent une peine maximale de 15 ans. Aucune mention de préméditation : si la presse était complète, les blogs n’auraient pas autant leur raison d’être.
Tous deux ont reconnu pendant l'instruction avoir participé le 28 octobre 2006, dans la cité de la Renaude, à l'incendie du bus de la ligne 32 dans lequel avait pris place Mama Galledou, organisé pour faire parler d'eux dans les médias. Ils ont affirmé aussi qu'ils ne voulaient blesser personne. Oser affirmer qu’ils y ont seulement songé est quelque peu abusif. Ils étaient livrés à eux-mêmes et habitués à copier leurs comportements sur celui de leurs aînés, au lieu de penser par eux-mêmes.

La journée de mardi a été consacrée à l'étude de la personnalité des prévenus, avec l'audition d'éducateurs et d'experts psychiatres. Il valait mieux ne pas être présents à ça...
Dans l'après-midi, la famille de Mama Galledou (outre les passagers qui ont pu se sauver des flammes) et quatre autres victimes piégées -trois occupants du bus et la conductrice Danielle Fernandez- ont reçu des jeunes gens les regrets qui leurs étaient soufflés par la défense, pour le ‘préjudice’ occasionné et les souffrances subies.
Mama Galledou n'était pas à l'audience. La jeune Franco-sénégalaise de 27 ans, brûlée au deuxième et troisième degrés, sur 62% de son corps, avait expliqué il y a quelques jours que le moindre geste lui coûtait (un euphémisme) et qu'en outre elle craignait d'affronter le regard de ses agresseurs et celui des médias. Ne seraient-ils pas bienveillants?
Son avocat, Me Alain Molla, n'a pas exclu qu'elle témoigne jeudi matin devant le tribunal, même si cette audition est facultative. Si elle se décide à témoigner, elle pourra le faire par le biais de la visioconférence, a souligné le procureur de la République de Marseille, Jacques Beaume, qui a précisé que ce serait une première dans sa juridiction. Justice spectacle?
Me Cyril Collard est sur le coup et assiste Danielle Fernandez, la conductrice du bus. Il a souligné le contraste "entre l'horreur des faits commis et la banalité de ces deux jeunes". "On a affaire à des enfants. En même temps, on a envie qu'ils soient traités comme tels mais en même temps ils ont fait des ravages", a-t-il dit, la main sur le cœur et prenant le vent.
Me Victor Gioia, avocat d'une des autres victimes, a estimé "que leur jeune âge ne les excuse pas". "L'image angélique donnée par les travailleurs sociaux dans la matinée a craqué. On voit que c'est un groupe, une meute solidaire dans le guet-apens tendu".
La journée de mercredi verra défiler les témoins de l'incendie, ainsi que les enquêteurs et les experts médicaux. Le jugement est attendu vendredi soir. En cas de retard, le procès se poursuivra jusqu'à lundi.


Les six autres incendiaires présumés, âgés de plus de 16 ans
au moment de l'incendie, en âge de prendre femme et de faire des enfants, âge auquel certains souhaitent abaisser le droit de vote, seront jugés devant la cour d'assises des mineurs des Bouches-du-Rhône, à partir du 3 décembre. Ils risquent jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle.
Sans attendre le 3 décembre 2007, la peine de Mama Galledou est déjà prononcée, depuis la nuit tragique du 28 octobre 2006 et ce ne sera pas trente ans.
Me Philippe Vouland, un peu de pudeur, s’il vous plaît, (si possible), lorsque vous espérez que le jugement "ménage un avenir" aux prévenus : si vous avez un soupçon d’intelligence du cœur songez que l’avenir de Mama est scellé et qu’elle méritait mieux.

Mama Galledou, victime du bus incendié à Marseille témoigne au tribunal: respect

Mama Galledou est arrivée en voiture au tribunal
Tandis que l'innocente victime souffre toujours atrocement , malgré les soins, et que les jeunes criminels expriment des excuses, le procès s'est ouvert, en présence aujourd'hui de la courageuse Mama, sans haine de sa part .
Que les jeunes des quartiers, qui n'ont à la bouche que les mots 'haine' -des autres- et 'respect' -pour eux-, prennent de la graine! (Rappel des faits dans PaSiDupes)

Mama Galledou, la jeune étudiante africaine brûlée à 60% dans l'incendie criminel d'un bus survenu à Marseille en octobre 2006, est arrivée jeudi matin au tribunal pour enfants de cette ville où elle doit témoigner dans le procès des deux mineurs, parmi les incendiaires présumés.
La jeune femme, dont le témoignage a été programmé jeudi matin, est arrivée en voiture. Sa famille avait pris place dans un autre véhicule. L'un de ses deux avocats, Me Alain Molla, a confirmé : "Elle est bien dans l'enceinte du tribunal". "Elle est dans une salle où personne ne la verra", a précisé Me Molla. la jeune femme, âgée de 27 ans, doit témoigner par le biais de la visioconférence, sur une requête de Me Molla acceptée par le tribunal.
"Elle est anxieuse, a dit Me Molla, mais elle tenait à venir. C'était important pour elle de témoigner". Seront présents avec elle un greffier et son autre avocat, Me Jean Boudot, a précisé Me Molla.
Mercredi, dans ce procès qui s'est ouvert mardi et se déroule à huis-clos, le tribunal avait commencé à procéder à l'examen des faits et entendu experts, psychologues et psychiatres qui ont évoqué la souffrance des victimes, a indiqué l'un des avocats présents à l'audience.
Le jugement est attendu vendredi soir.

samedi 13 janvier 2007

La victime brûlée dans le bus de Marseille va quitter l'hôpital.

Vœux de courage à Mama Galledou.
Une nouvelle qui nous fait chaud au cœur : Mama Galledou, la jeune femme de 26 ans d’origine sénégalaise, grièvement brûlée dans l'incendie criminel d'un bus le 28 octobre à Marseille (Bouches-du-Rhône), "devrait sortir de l'hôpital d'ici un mois", annonçait vendredi le Pr Jean-Claude Manelli, chef du centre régional des grands brûlés de l'hôpital de La Conception.
Tout juste diplômée d'un master en nutrition, alimentation et sécurité alimentaire de l'université de Marseille, Mama Galledou avait été gravement brûlée, sur plus de 60% de la surface corporelle, lorsqu'un groupe de jeunes avait mis le feu au bus 32 de la Régie des transports de Marseille (RTM) le samedi 28 octobre dans la soirée. Huit mineurs ont été mis en examen pour "incendie volontaire ayant entraîné une infirmité ou une mutilation permanente" et écroués dans cette affaire.
Près de trois mois plus tard, les incendiaires du bus de Marseille semblent incapables de reconnaître leur responsabilité, selon le journal Le Monde, qui les qualifie de « jeunes gens très ordinaires » (sic).
Mama était sortie de réanimation, a-t-on appris mardi 26 décembre 2006, auprès de l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille (APHM), mais restait toujours traitée au centre des grands brûlés" de l'hôpital de la Conception. Selon le quotidien régional La Provence, "les jours de Mama Galledou ne sont plus en danger" même si elle continue de suivre un traitement "particulièrement lourd".
"On va pratiquer une dernière intervention qui permettra de couvrir toute la surface brûlée", a-t-il précisé. "Elle devrait conserver peu de séquelles esthétiques". Elle aura néanmoins vécu un enfer. Le père de la victime, Bocar Galledou, présent à son côté, a remercié tous ceux qui lui ont adressé des messages de soutien. "Elle parle, elle communique, elle a le moral. Nous n'avons pas de haine ni de rancoeur. On remercie Dieu", a-t-il ajouté.
Félicitations à Mama, au professeur et à son équipe.