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dimanche 9 décembre 2007

Après le procès des agresseurs de Mama, pourquoi se faire maître?

Maîtres Molla, et Vouland , reconnus et respectables?
Maître Molla pouvait-il défendre les intérêts de Mama Galledou?
Des indices ne constituent pas des preuves, mais...
Alain Molla, élégant avocat au barreau d'Aix-en-Provence, est marqué à gauche et connu comme un militant multi-cartes.

Quelques indications sur les axes du militantisme de Maître Molla:
Il est intervenu au colloque des 19 et 20 septembre 2002 sur le thème de 'La politique pénale se privatise-t-elle ? Victimes, délinquants et politique pénale'.

M° Molla était membre du groupe de travail qui rédigea le rapport chargé de tirer les enseignements du traitement judiciaire de l’affaire dite " d’Outreau" dans laquelle des mineurs avaient injustement accusé de pédophilie des adultes de leur entourage.
Il est également président de la Commission nationale juridique d'AIDES et mobilisé au côté de David Gros, victime d’une agression à caractère homophobe d’une rare violence, et de la communauté homosexuelle.

A publié un livre sur le sida et l'adoption.
Au forum « La Nouvelle critique sociale » à Grenoble les 12, 13, 14 mai 2006, Alain Molla, avocat à Aix en Provence, est intervenu à la Table ronde 8 (Conjugalité, parentalité, mariage gay : état des lieux (FM)), avec Philippe Val, rédacteur en chef de Charlie Hebdo.
Il soutient aussi le Collectif pour l'Union libre…

Dans un article militant publié dans la Lettre du SAF (Syndicat des Avocats de France) au début de l' année 2006, suite au 33ème Congrès du SAF à Nice, Jean DANET, Alain MOLLA et Didier LIGER décrivaient le besoin d’une réforme d’ensemble « loin de l’émotion, de la tentation démagogique, de la facilité d’un replâtrage de plus », et en appelaient « à sortir la justice pénale d’un tableau qui commence sérieusement à faire penser, du côté du législateur comme de l’institution, à une psychose maniaco-dépressive ». On voit où ils veulent en venir...

Justice : les raisons de la colère (11 – 12 novembre 2006) :
interpellation d’Alain Molla, invité à développer le thème « défendre maintenant » lors du colloque de droit pénal à Marseille : parlant de « préalables basiques », il nous renvoyait au combat politique premier, dénoncer l’indigence du budget de la justice et martelait que rien ne serait possible sans revalorisation politiquement déterminée, que toutes les velléités de réforme avaient buté sur cela.
« Il faut que cette évidence soit rappelée », évidence dont il listait les premières conséquences en matière pénale : exigence de l’exemplaire défense du dossier, principe de disponibilité immédiate des pièces pénales au fur et à mesure de leur création, aménagement de l’espace judiciaire, à l’instruction comme à l’audience où l’avocat aurait matériellement une véritable place, cesserait de supporter le poids du dossier sur ses genoux ou d’être dans une fosse quand le juge est sur l’estrade. « L’équilibre passe par là, le respect dû au justiciable aussi » nous rappelait-il.


Au 34ème Congrès du SAF à Rennes (2 – 3 – 4 novembre 2007), il était rappelé que Alain Molla plaidait "avec énergie, lors du congrès de NICE, la nécessaire séparation du siège et du parquet.
'Nous avons consacré notre colloque de droit pénal à Marseille à cette question qui nous a permis de comprendre le bouleversement des rôles :
L’ampleur croissante de l’espace donné par la loi au parquet bascule les investigations entre les mains de la police, là où la défense n’a aucune place. Le débat n'est pas ouvert que les conclusions sont tirées...
Le contrôle du parquet par le juge judiciaire est illusoire, nous a expliqué Serge Portelli.
Et, concernant la justice des Mineurs, Jean-Pierre Rosenczveig, en brossant l’évolution, nous expliquait dernièrement à Bobigny à quel point le parquet était devenu « le maître du temps judiciaire aux lieu et place du juge des enfants ».
« Surtout, il a redécouvert qu’il était en cas d’urgence en droit de prendre des mesures de protection qui équivalent à la délivrance de vraies lettres de cachet. Ses ordonnances sont rendues sur un simple appel téléphonique, elles ne sont pas motivées et ne sont pas susceptibles de recours »
Et cela influe bien évidemment constamment sur la place de la défense...
Reprendre l’initiative [le pouvoir?]
Par une démarche syndicale et constructive qui débouche sur d’authentiques propositions
concrètes immédiatement réalisables qui permettraient de faire progresser les droits de la
défense, ainsi que nous le propose Philippe Vouland dans un texte dont la commission
pénale aura à débattre.
Je ne listerai pas ici ses 22 propositions, mais j’insiste sur l’intérêt d’une démarche qui
consiste à partir de nos besoins d’avocats, à ne pas rester dans le seul protestataire, à être sur notre terrain de pratiques pénales en termes de propositions, ce qui ne nous empêche pas de revendiquer aussi la grande réforme pénale que nous avions espérée'...


Alain Molla, SAF Marseille, au Colloque des 12 et 13 mai 2007 à Marseille
Quelle réforme pour quels objectifs ?

Maître Vouland pouvait-il faire mieux?
Philippe Vouland est un ancien Président du SAF (Syndicat des avocats de France)
"Nous avons au SAF, des références incontournables : je citerai donc Henri Leclerc « la gauche nous a déçus, la droite ne nous déçoit pas » !


Que peut penser et faire notre syndicat « cet étonnant syndicat qui dans les moments difficiles parvient toujours à rassembler les énergies indispensables au combat et à l’espoir » pour reprendre les mots de Philippe Vouland, à l’heure de la tolérance zéro, du contrôle ADN introduit dans les contrôles migratoires et du marché du droit ?"


Le samedi 2 décembre 2006, l’Institut de défense pénale de Marseille organisa une journée sous l’égide de deux avocats remarquables, mais décidemment inséparables, Alain Molla et Philippe Vouland. Le thème central se rapportait à la vérité et au mensonge!
Maître Philippe Vouland, avocat au barreau de Marseille, s'interrogea, en mars 2007, sur Le renforcement de l’équilibre de la procédure pénale : en faveur des droits de la défense ? C'était à propos de … la loi du 5 mars 2007 sur l’équilibre de la procédure pénale. "La loi n’autorise l’enregistrement audiovisuel qu’en matière criminelle, les délits étant exclus du nouveau dispositif. Or, sauf décision contraire du procureur de la République qui peut ordonner l’enregistrement, la loi écarte expressément les crimes relevant de la criminalité organisée, ainsi que les crimes contre la Nation, l’Etat, la paix publique, et les infractions relevant du terrorisme." Les juristes présents jugèrent difficile de comprendre l’exclusion de ces infractions du dispositif, considérant que les agissements les plus graves devraient en principe bénéficier des garanties les plus étendues. Occultant aussitôt le pouvoir accordé au procureur de la République de décider l’enregistrement audiovisuel, Maître Philippe Vouland, avocat au barreau de Marseille, se mit sur orbite et révéla ses obsessions en estimant que « les violences policières » qui constituent encore une triste réalité « ne s’exercent pas forcément dans les affaires les plus graves »


Au cours d’une suspension de séance, Maître Philippe Vouland, l’avocat d’un des agresseurs présumés, a déclaré qu'au premier procès Mama Galledou avait une nouvelle fois demandé à ses agresseurs pourquoi ils n’avaient pas attendu que tous les passagers soient descendus de l’autobus pour y mettre le feu. Les deux mineurs, qui étaient âgés de moins de seize ans au moment des faits, ont à nouveau exprimé leurs regrets. "C’est une femme d’une grande intelligence et d’une grande lucidité. Sa colère est justifiée", a ajouté maître Vouland, avant de préciser : "Tout le monde était très concentré et avait les yeux rivés sur les écrans". Alors? La colère est-elle bonne conseillère d'une femme intelligente?... Pression MORALE, oui ou non?
Dans le même procès, les collègues et amis, Molla et Vouland, étaient défenseurs de la victime, pour l'un, et d'un agresseur, pour l'autre. Les avocat étaient-ils de connivence? Le procès était-il jugé d'avance, entre amis, sachant que, de surcroît, le juge Deschamps est aussi un militant, et de la même tendance? Allons donc!
Nous aimerions avoir des exemples de justice sereine, équitable et juste.

Mais nous passons maintenant clairement et allègrement à la politique.

Dans l'affaire Yann Piat, à la cour d'assises du Var, Maître Vouland n'était encore pas l'avocat de la victime. Il défendait Stéphane Chiarisoli, le hussard parachutiste, un temps regardé comme l'un des cerveaux, le "conseiller technique" de l'équipe. Il a tout simplement été acquitté le 16 juin 1998. Un succès de taille pour son avocat marseillais, Me Philippe Vouland.
D'autant plus que Yann Piat, la victime, était filleule de Le Pen et députée du Var de 1986 à sa mort en 1994. Elle avait appartenu au FN avant de rejoindre l'UDF et d'être assassinée le 25 février 1994 à Hyères (Var) par deux hommes en moto.


Interview de Maître Vouland
En marge du conflit du PAM (Port Autonome de Marseille) et dans la foulée de celui-ci, 3 salariés du PAM étaient traduits en justice. Maître Philippe Vouland (PV) était leur avocat. "R.M : Quels étaient les enjeux de ce procès ? P.V : C’était un procès choquant à plusieurs titres. Des salariés étaient poursuivis parce qu’on applique au syndicalisme la législation anti-émeutes. On fait une législation qui trouve ses origines à Thiers, puis Lamartine en tant que ministre de la II° République, qui veut renforcer alors l’autorité de l’Etat. Le danger, c’était l’utilisation que le parquet voulait faire de la législation." Maître Vouland aujourd'hui s'oppose à la modernisation du droit… Mais, au-delà de l'anecdotique, le danger ne peut-il pas être aussi bien l'utilisation que des avocats (et des juges) militants veulent faire de la législation. Et des syndicats? Le PAM est aux mains de la CGT...

Profession de foi au cours d'un congrès SAF de Nice sur La place de la victime :
Nous savons, comme le rappelait récemment Robert Badinter, que la justice n’est
pas thérapeutique, que
ce n’est pas la victime qui est au centre du procès pénal mais le mis en cause et que ceci a un sens.


Et pour finir 'dignement', nous ne reprendrons pas les propos de M° Molla à notre compte:

Conseil de Mama Galledou, de qui s'inquiétait-il ?

"Le peuple, représenté par les jurés, sera-t-il influencé par l'horreur des souffrances infligées ou au contraire tiendra-t-il compte que ce sont quand même des gamins qui ont perpétré le crime ?"

samedi 8 décembre 2007

Mama Galledou: Peines d'encouragements aux tortionnaires

La dignité de la victime arrange tout le monde
Des peines légères récompensent les tortionnaires:les réquisitions ont été divisées par deux, elles-mêmes divisées par deux, du fait de cette merveilleuse 'excuse de minorité'. Avoir un enfant pour des années soumis à des soins hospitaliers après avoir été horriblement brûlé à 62 % et aux 2° et 3° degrés est quatre fois moins grave si les criminels sont des jeunes! Elle est pas belle la justice?

D'abord, la presse respectable le souligne, le verdict ne concerne manifestement que le bus incendié!…
Les titres d'agences de presse:
Les 6 incendiaires du bus à Marseille condamnés à des peines en deçà des réquisitions (agence de presse française)
Peines modérées pour l'incendie du bus de Marseille (agence R.)
Bus incendié à Marseille: trois à neuf ans de prison ferme, un acquittement (agence de presse associée)

Ensuite, viendra probablement le verdict pour la torture de Mama Galledou?
Le verdict
Les coupables de l'incendie de bus dont Mama Galledou a été victime sont fixés sur leur sort. Ils avaient prémédité leur acte criminel pour faire parler d’eux dans les médias qui moulinaient « l’anniversaire » des émeutes de banlieues parisiennes un an plus tôt. La politique imprègne donc l'affaire. Les médias ne sont pas pour autant mis en cause: ils ne peuvent être poursuivis pour incitation au crime.


Dans le contexte de la loi sur les mineurs délinquants récidivistes qui mobilise la gauche, la cour d'assises des mineurs d'Aix-en-Provence a refusé de suivre les réquisitions du parquet général. Elle a condamné vendredi soir à de faibles peines les six jeunes incendiaires d'un bus à Marseille, dans lequel -accessoirement- une jeune femme avait été grièvement blessée en octobre 2006.
Après trois heures et demi de délibéré, le président Jean-Pierre Deschamps (LIRE une présentation du magistrat dans un prochain billet PaSiDupes) a annoncé des peines allant de cinq ans dont deux avec sursis à neuf ans de prison, l'un des accusés ayant été acquitté. L'avocate générale Anne Lezer avait requis de 5 ans de prison à 15 ans de réclusion, la peine maximum encourue une fois l'excuse de minorité retenue.
L'annonce publique des condamnations, dans ce procès qui se déroulait à huis-clos depuis lundi, a été accueillie dans le calme par les parents des jeunes gens, et avec soulagement, comme on l'imagine. La victime principale, Mama Galledou, était soit résignée, soit accablée, ce qui a été interprété comme de la dignité, ce dont elle fait admirablement preuve depuis le début de son épreuve. Sans doute est-elle désireuse de se consacrer à ses soins, tant ils sont lourds..
"Nous réaffirmons notre confiance en la justice. Nous acceptons son verdict", a déclaré son père Bocar Sally Galledou (ci-contre à gauche). lors d'un point presse organisé par les deux avocats de la famille, Me Alain Molla et Me Jean Boudot (ci-contre à droite) "Nous souhaitons que de tels actes ne se reproduisent plus, et nous souhaitons accompagner Mama vers son rétablissement pour qu'elle puisse retrouver tranquillité et respect", a-t-il ajouté avant de conclure en s'adressant à sa fille: "Nous sommes tous très fiers de toi". Tout le monde peut-il en dire autant?

La peine la moins légère -9 ans- a été attribuée au jeune homme qui, le soir du 28 octobre 2006, avait jeté un mouchoir enflammé dans le bus à bord duquel se trouvait la jeune femme, brûlée aux deuxième et troisième degrés sur 62% de la surface de son corps. Deux des accusés, qui étaient tous mineurs au moment des faits , ont été condamnés à une peine de 7 ans de prison. Ils avaient pourtant bloqué les portes pour que le drame soit complet.
Des peines de 5 ans dont 2 avec sursis et 1 avec sursis ont été prononcées contre deux autres accusés tandis que le dernier a été acquitté. L'un de leurs avocats, Me Thierry Ospital, qui a rappelé à plusieurs reprises que les jeunes irresponsables n'avaient jamais imaginé blesser quelqu'un (sic), une explication dont le tribunal se satisfait, a affirmé avoir "le sentiment d'un verdict équilibré". 'Equilibré' évite d'affirmer qu'il est 'juste'. Car
plus personne ne souligne la préméditation. La politique fait en revanche son retour dans les propos des avocats militants. Au début du procès, plusieurs avocats de la défense avaient exprimé leur inquiétude de voir ce dossier transformé en emblème de la délinquance des mineurs ou de la violence dans les banlieues.
Cette déclaration est particulièrement indécente, sachant quel est l'engagement des acteurs de cette pantomime. Leur parcours et leur connivence ne laisse aucun doute sur les raisons du laxisme de ce nouveau jugement.

Les avocats des deux premiers jeunes gens jugés ne sont pas sûrs de vouloir laisser Mama se soigner tranquillement. La victime n'est pas 'assez abattue' comme l'est l'un des coupables, aux dires de son avocat! Elle est profondément traumatisée et marquée dans sa chair. Les avocats de la cause des adolescents violents vont pourtant étudier la possibilité de faire appel du jugement. « Huit ans, on pourrait être content, mais on ne l’est pas parce que huit ans pour un enfant qui n’a pas encore 16 ans, c’est énorme. C’est très sévère », a déclaré Me Philippe Vouland, avocat du plus jeune. Mama est marquée à vie. Me Michel Lao, avocat du plus âgé, s’est dit « étonné » que tous les deux aient été condamnés à la même peine, puisque son client avait parlé et désigné celui qui avait mis le feu au bus. « La peine est pour nous manifestement encore trop lourde. On va réfléchir à la faculté de faire appel. Notre client est assez abattu. Il a un peu plus de seize ans et on vient de le condamner à la moitié de son âge », a déclaré Me Lao à la presse. Violon! Me Vouland s’est dit « plutôt partisan » [le terme est singulièrement approprié] de faire appel, de même que son client. Les six autres mineurs, âgés de plus de 15 ans, lors du drame, seront jugés à partir du 3 décembre par la cour d’assises des mineurs des Bouches-du-Rhône. M° Vouland était à nouveau défenseur de tortionnaire au procès des six autres.
Leur crainte est désormais que le parquet fasse appel. Le parquet se déjugera-t-il? Confirmera-t-il la mascarade?

"La justice des mineurs a été réhabilitée dans ce procès, sans être laxiste", affirme Me Philippe Vouland qui (faisant de ce cas particulier une généralisation militante) a estimé totalement subjectivement que "cette décision fait la part à l'éducatif. Si le parquet prenait l'initiative d'un appel, ce serait infiniment regrettable". Pour en apprendre un peu plus sur l'engagement militant de M° Vouland,
LIRE un prochain article de PaSiDupes.
Un souci partagé par les avocats de Mama Galledou. "Je souhaite personnellement, et la famille Galledou aussi, qu'il n'y ait pas de second procès d'assises", a déclaré Me Alain Molla, affirmant que "l'essentiel c'est qu'il y ait eu compromis entre punir et éviter la diabolisation, l'élimination de personnes qui sont mineures".
Obsession militante ...

De qui Me Molla est-il le défenseur réel? Son militantisme soulève la suspicion mais la défiance citoyenne pourra-t-elle s'exprimer à son encontre?
Le journal Le Monde rapporte des propos aussi édifiants qu'alarmants: "Me Alain Molla, conseil de Mama Galledou, s'interroge : "Le peuple, représenté par les jurés, sera-t-il influencé par l'horreur des souffrances infligées ou au contraire tiendra-t-il compte que ce sont quand même des gamins qui ont perpétré le crime ?"
Ne dirait-on pas qu'il est animé par d'autres préoccupations que celles de sa cliente?
En affirmant haut et fort que sa cliente, encore occupée à soigner des lésions douloureuses pendant de longs mois avant une série d'opérations au printemps, n'avait surtout pas envie de revivre encore une fois cette épreuve, cherche-t-il à s'allier à maîtres Vouland et Lao dans la défense des délinquants pour lesquels il milite habituellement? "Sa première réaction a été 'Pour moi, c'est fini dans ma tête'", a-t-il attribuée à Mama Galledou au téléphone. Peut-il affirmer que c'est fini dans ses chairs?

Pour la jeune femme de 27 ans, ce n'est pas fini, quel que soit le désir d'avenir de l'avocat qui va un peu vite en besogne avec les victimes. Mama -l'ignore-t-il- devra encore affronter en février le procès en appel de deux adolescents, jugés séparément fin septembre pour leur participation à l'incendie. Ils avaient été condamnés à huit ans de prison. Le verdict concernant les six devrait leur être favorable en justice mathémathique.
A propos de mathématiques en matière de réductions de peines, les 'enfants' feront peu-être entre 4 ou 5 ans et 1 ou 3 ans. Les plaies de Mama Galledou seront-elles fermées à leur sortie?

Maître Gilbert Collard, l'avocat de la conductrice du bus, Danielle Fernandez,(ci-contre tous les deux) est fort discret: probablement ravi?

Le 28 Décembre 2006, Le Monde publiait deux mois jour pour jour après le drame un article de Michel Samson intitulé: Huit jeunes gens très ordinaires.
Volonté respectable de minimiser le crime prémédité?

La justice de classe est devenue un gag, la justice ethnique, une réalité, mais voici venir la justice de génération.

jeudi 27 septembre 2007

Les premiers ados jugés s'excusent auprès de Mama Galledou…

Les violences urbaines frappent les innocents les plus défavorisés
Des excuses du bout des lèvres et une question: les ‘provocations policières’ sont-elles un mythe fumeux ?
Justice spectacle ? La presse insiste : les deux premiers ados jugés s'excusent ! Leur souffrance sera bientôt sans commune mesure avec les souffrances de la victime.
Les victimes des violences urbaines ne sont pas les caïds en Lacoste qui roulent carrosse en BM, la musique à donf, et dont l’origine des ressources reste incertaine, mais plutôt de modestes travailleurs, comme l’étudiante africaine venue à Marseille parfaire ses études et qui s’est trouvée piégée dans un bus de la ville incendié par de jeunes désoeuvrés abreuvés de la violence des quartiers parisiens qu’ils voulaient reproduire à l’identique, pour passer à la télé… La débilité fait des victimes, mentalement dans leur cas, physiquement et psychologiquement dans celui de Mama Galledou.
La presse a amorcé l’intox avec l’ouverture du procès mardi 25 au tribunal pour mineurs de Marseille. Si le resquilleur de la Gare du Nord de 34 ans est présenté dans les médias comme un jeune (!) pour assurer la mobilisation des ‘vrais’ d’jeuns rôdeurs de la gare, Mama est classée ‘jeune femme’ à 27ans
Mama est Sénégalaise mais ce détail est effacé. Pourquoi ? L’excuse officielle sera la réserve des journalistes qui se refuseraient de connoter le drame ? Officiellement, préciser que la torche vivante du bus de Marseille est une jeune étudiante africaine serait assimilé à une prise de position politiquement incorrecte : il ne faut pas fournir de preuves que les victimes des violences urbaines sont des travailleurs, immigrés ou non, et que de ‘provocations policières’ il n’y a en aucune façon ! Les mythes ne sont pas faits pour être brûlés.
Une agence de presse rapporte, ou plutôt présente, les faits, à sa façon, dans un effort purement ‘pédagogique’!… Les deux adolescents, responsables présumés (c'est la loi qui en a de bonnes... ) avec six autres mineurs de l'incendie criminel en octobre 2006 d'un bus à Marseille, dans lequel une jeune femme, Mama Galledou, avait été grièvement brûlée, se sont excusés auprès des victimes, mardi au premier jour de leur procès, selon leurs avocats.
Les audiences se déroulent à huis clos devant le tribunal pour enfants de Marseille.
Les jeunes criminels sont conscients, la justice aura sans doute tendance à l’oublier : "Mon client a conscience de la gravité des faits mais dit qu'il n'a pas voulu ça. Il sait qu'il va être puni, ce qu'il juge normal", a déclaré l'avocat de l'un d'entre eux, Me Philippe Vouland, en espérant que le jugement "ménage un avenir" aux prévenus.
L'avocat du second prévenu, Me Michel Lao, a expliqué que son client "vit avec le poids de ce qui s'est passé". "C'est un gâchis, toutes les familles sont meurtries". A la mince différence que certaines sont responsables et que d'autres ne le sont pas... Ces deux avocats-là font la paire!
Dans ce groupe de huit ados, aucun n’aura évalué le risque à sa juste valeur, puisque ce spectacle leur est servi à chaque repas pratiquement depuis l’automne 2005. Banal ! Cette presse souligne que les prévenus, âgés de 15 ans au moment des faits, sont poursuivis pour incendie volontaire ayant entraîné une infirmité ou une mutilation permanente. Ils encourent une peine maximale de 15 ans. Aucune mention de préméditation : si la presse était complète, les blogs n’auraient pas autant leur raison d’être.
Tous deux ont reconnu pendant l'instruction avoir participé le 28 octobre 2006, dans la cité de la Renaude, à l'incendie du bus de la ligne 32 dans lequel avait pris place Mama Galledou, organisé pour faire parler d'eux dans les médias. Ils ont affirmé aussi qu'ils ne voulaient blesser personne. Oser affirmer qu’ils y ont seulement songé est quelque peu abusif. Ils étaient livrés à eux-mêmes et habitués à copier leurs comportements sur celui de leurs aînés, au lieu de penser par eux-mêmes.

La journée de mardi a été consacrée à l'étude de la personnalité des prévenus, avec l'audition d'éducateurs et d'experts psychiatres. Il valait mieux ne pas être présents à ça...
Dans l'après-midi, la famille de Mama Galledou (outre les passagers qui ont pu se sauver des flammes) et quatre autres victimes piégées -trois occupants du bus et la conductrice Danielle Fernandez- ont reçu des jeunes gens les regrets qui leurs étaient soufflés par la défense, pour le ‘préjudice’ occasionné et les souffrances subies.
Mama Galledou n'était pas à l'audience. La jeune Franco-sénégalaise de 27 ans, brûlée au deuxième et troisième degrés, sur 62% de son corps, avait expliqué il y a quelques jours que le moindre geste lui coûtait (un euphémisme) et qu'en outre elle craignait d'affronter le regard de ses agresseurs et celui des médias. Ne seraient-ils pas bienveillants?
Son avocat, Me Alain Molla, n'a pas exclu qu'elle témoigne jeudi matin devant le tribunal, même si cette audition est facultative. Si elle se décide à témoigner, elle pourra le faire par le biais de la visioconférence, a souligné le procureur de la République de Marseille, Jacques Beaume, qui a précisé que ce serait une première dans sa juridiction. Justice spectacle?
Me Cyril Collard est sur le coup et assiste Danielle Fernandez, la conductrice du bus. Il a souligné le contraste "entre l'horreur des faits commis et la banalité de ces deux jeunes". "On a affaire à des enfants. En même temps, on a envie qu'ils soient traités comme tels mais en même temps ils ont fait des ravages", a-t-il dit, la main sur le cœur et prenant le vent.
Me Victor Gioia, avocat d'une des autres victimes, a estimé "que leur jeune âge ne les excuse pas". "L'image angélique donnée par les travailleurs sociaux dans la matinée a craqué. On voit que c'est un groupe, une meute solidaire dans le guet-apens tendu".
La journée de mercredi verra défiler les témoins de l'incendie, ainsi que les enquêteurs et les experts médicaux. Le jugement est attendu vendredi soir. En cas de retard, le procès se poursuivra jusqu'à lundi.


Les six autres incendiaires présumés, âgés de plus de 16 ans
au moment de l'incendie, en âge de prendre femme et de faire des enfants, âge auquel certains souhaitent abaisser le droit de vote, seront jugés devant la cour d'assises des mineurs des Bouches-du-Rhône, à partir du 3 décembre. Ils risquent jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle.
Sans attendre le 3 décembre 2007, la peine de Mama Galledou est déjà prononcée, depuis la nuit tragique du 28 octobre 2006 et ce ne sera pas trente ans.
Me Philippe Vouland, un peu de pudeur, s’il vous plaît, (si possible), lorsque vous espérez que le jugement "ménage un avenir" aux prévenus : si vous avez un soupçon d’intelligence du cœur songez que l’avenir de Mama est scellé et qu’elle méritait mieux.