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mercredi 18 février 2015

Carlton: condamnation des Français; mais relaxe pour DSK...

Que les avocats arrêtent un peu de dire n'importe quoi !

"Ce dossier a transformé 66 millions de Français en voyeurs", accuse Me Malka

blog -DSK-regard parti en couille
Comme Monsieur Tout-le-Monde Dominique Strauss-Kahn a trois avocats et ils ont plaidé la relaxe de leur client Quand Me Frédérique Baulieu parle de débauche, elle vise les moyens disproportionnés mis en oeuvre par la justice pour prouver que Dominique Strauss-Kahn est un proxénète. 
Des moyens détournés du vrai sujet de fond, la dissimulation, et s'agissant d'un homme politique, c'est une faute de la République contre la démocratie. DSK n'était-il pas le chouchou des militants du PS et le candidat potentiel du Parti socialiste à la présidentielle, avant sa méchante affaire de sexe aux Etats-Unis et la promotion d'un ersatz, le générique François Hollande.

Me Baulieu est l'une des trois avocats de DSK pour le procès de l'affaire dite de l'hôtel Carlton de Lille

Lundi, les quatre ex-prostituées - ou "libertines", selon la sémantique du présumé innocent de tout - s'étaient constituées parties civiles mais, malgré tous les avatars subis, ont finalement préféré le retrait en renonçant à demander réparation à l'ancien directeur général du FMI. 

Comme prévu, le procureur de Lille a requis mardi sa "relaxe pure et simple", estimant que rien, ni dans la procédure, ni à l'audience, ne permettrait de pénétrer la voie de la condamnation. La défense a joué son rôle en feignant de se battre comme s'il existait encore des charges et des victimes: elle sait que, depuis le départ, le tribunal n'est pas libre de sa décision et que les plaidoiries font partie du show. C'est à cette femme avocate qu'est dévolue la lourde tâche de stériliser le dossier des miasmes qui souvent indisposent les juges. "Cela suffit, les anathèmes", gronde-t-elle, indignée, après avoir dénoncé, pince (à sein) sans rire, cette fameuse... "débauche de moyens". Sa colère s'abat, notamment, sur Me Daoud, conseil du mouvement Le Nid, luttant contre les causes et les conséquences de la prostitution et partie civile, qui avait déclaré: "Vous relaxerez peut-être DSK, mais beaucoup ne seront pas dupes". "Que signifie cette phrase?, attaque la dame à bavette, plus sourcilleuse de la forme que des turpitudes de son client. Que Dominique Strauss-Kahn est un menteur, un tricheur, un salaud de la pire espèce puisqu'il s'en sort!" accuse-t-elle, mi-consciente, mi-courroucée, faisant les questions et les réponses.

Icone piégée par un statut qui la dépasse, Jade se fait fouetter
La partie fine est délicate: il s'agit de faire litière des accusations portées jusqu'à l'audience par Jade et Mounia. Après avoir feint de saluer la vertu des "libertines", comme on dit entre gens bien élevés, Me Baulieu s'y vautre, sans le risque que courrait un collègue homme : "J'ai pour Jade une certaine estime, car j'aime les gens qui se battent, et beaucoup de colère pour ce qu'on lui a fait subir à l'instruction", attaque la très libérale avocate, aussi habile manipulatrice du paradoxe que du sex toy (peut-être).
Et de passer méthodiquement au destructeur de documents les déclarations successives d'une "femme de mauvaise vie"qui, forcément, selon les bien-pensants de droite comme de gauche, "réécrit l'histoire, réinvente tout", selon une maîtresse de la défense qui a toutes les indulgences pour le macho, pervers mais sincère et juste un peu libidineux. Sans jamais prononcer le terme de menteuse, car Jade "a été obligée d'agir ainsi, on en a fait LA prostituée. Ce n'est pas à elle qu'il faut en vouloir, lance maintenant l'amatrice de poncifs, mais à ceux qui l'ont érigée en symbole". 

Et l'avocate de déplacer le dossier sur le terrrain de la prostitution en général et de fantasmer, outre l'innocence de ces dames, l'exploitation de la femme, sans désir ni plaisir, "pur" objet sexuel piégé par une étiquette qui la recouvrirait des cuissardes en cuir au 'gag ball' en silicone. Sa démonstration juridique tend aussi à battre en brèche l'hypothèse d'une garçonnière parisienne de DSK destinée à encourager la prostitution.Cette extravagante hypothèse avait été balayée à l'audience en moins de 10 minutes, comme s'il valait mieux ne pas y séjourner. 

Me Baulieu nie donc tout en bloc,
martelant - pour convaincre ? - que son client ignorait que certaines des jeunes participantes soumises aux ébats collectifs pouvaient être des prostituées, révélant ainsi une haute idée de la femme car, sans doute, toutes sont des cochonnes libertines. Et quand bien même il l'eût su, il n'aurait été qu'un client et non un proxénète, n'ayant rien fait pour favoriser, encourager leur condition, et encore moins pour en tirer avantage. D'aucune façon. Leur reconnaissance serait immense. De même que, si on suit ce raisonnement, DSK serait un simple consommateur, puisque l'ex-patron du Fonds Monétaire International ignore à l'évidence que tout se monnaye, et dans le pire des cas, un odieux profiteur socialiste qui honore des filles de basse extraction... Des quémandeuses de bienfaits et de liquide versé par des proches de DSK, à l'insu du bonhomme, tant il est vrai que Dominique Strauss-Kahn, outre qu'il est un grand sentimental, est un petit ingénu éloigné des contingences matérielles: les femmes, pense-t-il, le recherchant uniquement pour sa verdeur de sexagénaire adipeux et pour son appétit encore aiguisable, mais réclamant une expertise stimulante, attentive et soutenue.

"On le poursuit, car c'est un homme... puissant," risque, sans rire, l'avocate 
L'intention est de combattre l'idée que la justice puisse avoir des faiblesses pour un homme d'entregent et de réseaux comme Strauss-Kahn. "Le droit a été tordu, détourné de sa finalité, ainsi que les faits, assure Maîtresse Frédérique Baulieu au terme d'une session sans temps mort. Mais la tentative est cousue de fil blanc.
"Je suis fière de défendre Dominique Strauss-Kahn, car il a tenu face aux vents mauvais. Sa relaxe sera juste, elle sera belle." La sodomie remplit l'avocate de fierté, comme si tenir, à 66 ans, à force d'artifices et de persévérance, était un exploit.
 
Me Richard Malka prend le relais pour le dernier coup de reins

On comprend vite qu'il est chargé de faire diversion en détournant le procès du sujet. "Ce dossier a transformé 66 millions de Français en voyeurs", tonne le déviant, pointant "trois années de violation du secret de l'instruction, d'étalage de ce qu'il y a de plus intime et de plus mystérieux dans la vie d'un homme". Par ailleurs grand spécialiste du droit de la presse et pourtant ardent défenseur de la liberté d'expression, l'avocat s'en prend aux moralistes qui ont joué les passagers clandestins de la procédure, au premier rang desquels il place, sans jamais les nommer, les juges d'instruction, tous des vicieux.

Or, le droit français ne juge pas de la moralité des accusés et, si la ficelle est donc un peu grosse, rien ne fait peur au sodomite. Il s'en prend aussi aux parties civiles qui voudraient faire "le procès de la société. Mais ici, on fait le procès des hommes, sur la base de lois qui ont été votées" (allusion à un projet de texte visant à pénaliser les clients de prostituées examiné par le Sénat). 

Me Malka, qui n'est pas davantage jugé sur la moralité de ses méthodes, reproche le mot "omerta", qui sous-entend l'existence d'un réseau mafieux, et balise l'ordonnance de renvoi. Il souligne que Jade, en parlant à DSK lors de la phase d'instruction, l'appelait souvent "Monsieur Machin". "Cela n'est pas anodin, analyse l'avocat. Cela permet de transformer une personne humaine en croquemitaine", à moins que Malka néglige une interprétation moins sujette à caution et qui manifeste tout le mépris qu'inspire le personnage. Il en profite pour s'indigner aussi que l'ordonnance ne fasse "de la notoriété et de la position sociale de DSK un élément de l'infraction". "On le poursuit car c'est un homme puissant", raconte-t-il, et il est exact que le statut exceptionnel du prévenu, de même que son comportement supposé au lit, ont été retenus à charge par les juges.
Ce qui, à la vérité, n'est pas retenu, c'est le statut politique de cet homme puissant. Selon les sondages de 2006, Dominique Strauss-Kahn aurait été le mieux placé pour gagner l'Elysée. Les Français -et donc les juges- étaient intéressés de savoir ce qui occupe son esprit, plutôt que sous la ceinture: la crise économique et financière internationale qui se profilait, la courbe du chômage ou celles des femmes qui passent?

Ce que les électeurs doivent savoir avant, c'est que leur candidat n'est pas un dissimulateur, pour le fisc, façon Cahuzac, pour la médecine, façon Mitterrand ou pour la sincérité, façon Strauss-Kahn. Car la sexualité pathologique du candidat socialiste de 2007 était connue de son entourage, lequel lui aurait demandé de promettre de se soigner: or, il aurait promis sans donner suite. 
Au lieu de se faire aider, Dominique Strauss-Kahn a visiblement mis en place un réseau d'écrans, de filtres et de paravents à son activité débridée. D'où les intermédiaires et le cloisonnement de son organisation de type mafieux.

Me Malka brandit maintenant une manchette du Monde qui mentionne: "Proxénétisme: les procès-verbaux qui accusent DSK", pour dénoncer un "mirage juridique" complaisamment entretenu par la presse dite sérieuse. Quand on tape, sur Google, DSK+matériel (dans un SMS de DSK, ce mot était employé pour masquer l'exploitation de "femmes": à noter qu'elles étaient soi-disant consentantes et qu'il s'agissait donc bien de ne pas se faire découvrir), on tombe sur 493.000 entrées !" Il oppose à ce torrent de boue l'édifiant curriculum vitae de DSK - emporté par son parti-pris vénal et son impudeur, l'avocat n'est pas loin de brosser un portrait de son client en sauveur de l'humanité -, et lance: "Ce n'est pas parce qu'on a rendu de grands services à son pays qu'on a le droit d'être traité plus mal que n'importe qui". Suit le raisonnement qui peut... 

Ironique et léger, Me Malka raille les parties civiles qui décrivent favorablement les "clubs libertins" - en clair, des boîtes à partouzes- pour les opposer aux "boucheries" des soirées avec DSK: "On vous raconte n'importe quoi! Une club libertin, ce serait un champ de pâquerettes doux et tendre où l'on viendrait tranquillement bavarder ?" Me Malka n'est pas de ces bisounours. 
Il note au passage que, selon une étude Ifop, quelque 4 millions de Français seraient clients de ces établissements, ce qui, pour la défense, replacerait la pantagruélique sexualité de DSK dans une statistique rassurante. A cela près que si un pro comme DSK peut tenir tête à 4 millions d'amateurs occasionnels, il lui serait resté peu de temps à consacrer aux affaires de l'Etat, le seul sujet qui importe aux Français, n'en déplaise à l'embrouilleur qui fait le reproche aux juges d'instruction, aux journalistes et aux Français de se délecter du sujet.

Pour conclure, la parole est donnée à Me Henri Leclerc


Agé de 80 ans, Henri Leclerc n'est pas atteint par la limite d'âge, ni moqué comme Michel Rocard (34), et
il n'est pas davantage soupçonné de conflit d'intérêts mais son passé a un prix qui n'est pas à la portée de toutes les bourses. Me Leclerc est à nouveau sorti de sa retraite pour servir les intérêts de DSK par sa seule présence, mais aussi pour les caméras, tout en voulant régler des comptes avec les journaux. L'origine de sa rancune est autre, mais il prend du plaisir à dénoncer les journaux qui ont fait des ventes sur l'exposition de la vie privée de son client. 
Commandeur de la Légion d'honneur, l'octogénaire ose au micro le mot tabou du procès: "Une sodomie bien traitée, c'est plus vendeur qu'une déclaration d'innocence". Contre les bien-pensants faussement (?) révulsés et vilainement émoustillés (?) par les détails salaces, il montre du doigt : "Qu'est-ce que c'est que ces cris d'indignation, ces sourires pincés, ces rires gras dans les soirées mondaines? Pas trop de leçons, s'il vous plaît". Par chance, les soirées mondaines ne sont pas le quotidien des chômeurs et des mal-logés dont semble préoccupée Martine Aubry qu'il soutint dans sa campagne pour les primaires socialistes en vue de l'élection présidentielle de 2012. Il est en revanche le conseil du journal socialo-bobo Libération ou le fut déjà de Dominique Strauss-Kahn dans l'affaire de moeurs dont Tristane Banon l'accusa pour tentative de viol en 2006, affaire qui rebondit en 2011 quand Dominique Strauss-Kahn est accusé d'agression sexuelle aux États-Unis. 

"Les juges avaient dans leur placard une caricature de DSK, chacun l'appréciera comme il l'entend, dénonce l'avocat drapé de probité. Aujourd'hui, il ne reste rien de ce dossier, il est à terre, juge-t-il. Au tribunal qu'il interpelle, il lance: "Votre décision ne réparera pas tous les dégâts. Jade et Mounia ont été détruites à l'instruction, l'expert psychologue l'a dit (c'est dire !). Mais votre décision est fondamentale pour notre justice. Il est important qu'on sache que, malgré les dérapages, elle reste debout, loyale, contradictoire. Ma pauvre vieille justice, que je sers depuis 60 ans, toute cabossée et toute mal foutue, mais qui existe. Relaxez Dominique Strauss-Kahn, et ce sera justice". 

La justice est-elle libre et indépendante quand un accusé sort de sa manche un vénérable vieillard, qui plus est ancien président de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen ?

samedi 8 mars 2014

La France est-elle toujours un Etat de droit? Pétition d'avocats pour le respect du secret professionnel

Des avocats dénoncent une atteinte grave au secret professionnel entre Sarkozy et son avocat
Des avocats s'élèvent contre des écoutes téléphoniques portant des "atteintes graves et répétées" au secret professionnel 

Vendredi, Le Monde a révélé que la police a placé sur écoute des conversations téléphoniques entre l'ex-chef de l'Etat et son avocat au prétexte d'une prétendue violation du secret de l'instruction et trafic d'influence pour pouvoir ouvrir une information judiciaire, le 26 février. 

La violation par la police du secret professionnel entre Me Thierry Herzog et son client Nicolas Sarkozy a été effectuée à la demande de juges, soi-disant enquêtant toujours sur les accusations de financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy par la Libye de Mouammar Kadhafi.   

De nombreux grands noms du barreau dénoncent des menaces sur le "secret professionnel". 
"Que le secret professionnel, socle de la défense, garantie fondamentale des libertés individuelles dans un Etat de droit, fasse l'objet d'atteintes graves et répétées, menace l'essence même de notre profession d'avocat et son indépendance", dénoncent dans la lettre les avocats signataires qui apportent leur soutien à Me Herzog. 
Ce qui est vrai du secret des sources des journalistes est avant tout vrai du secret professionnal des avocats, pour la protection de la défense, mais la presse reste étrangement indifférente à la violation des protections des autres..

Sans foi ni loi, deux juges financières -nouvellement nommées- ont en outre diligenté une série de perquisitions, le 4 mars, dans le cadre de cette même enquête, visant Me Herzog et un haut magistrat du Parquet général de la Cour de cassation, Gilbert Azibert. "Que les cabinets d'avocats soient aujourd'hui devenus un lieu privilégié dans lequel les juges songent à rechercher les éventuelles preuves des instructions qui leurs sont confiées, suscite l'inquiétude", peut-on encore lire dans la lettre.

"Nous alertons les pouvoirs publics sur le danger pour la démocratie de telles dérives et sur l'impérieuse nécessité de protéger le secret professionnel, pilier de la profession d'avocat et sans lequel aucune défense ne peut s'exercer", interpellent les signataires.

Le texte a été signé par plusieurs centaines d'avocats samedi à la mi-journée

Ce chiffre apporté par la présidente de l'Association de défense des avocats pénalistes (Adap), Corinne Dreyfus-Schmidt, est appelé à augmenter, a poursuivi l'avocate, qui figure parmi les premiers signataires avec d'autres grands noms du barreau, 
Henri Leclerc, président de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen (1995-2000), qui n'est pas suspect de sympathies sarkozystes, puisqu'il a rejoint l'équipe de campagne de Martine Aubry pour les primaires socialistes en vue de l'élection présidentielle de 2012... Quant Me Brochen, son compagnon ?
Hervé Temime, avocat pénaliste qui s'est illustré dans les affaires Clearstream, Bettencourt et Polanski et adéfendu Alain Afflelou, Bernard Tapie, Jacques Servier, et des stars : Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Nathalie Baye,etc.
Eric Dupond-Moretti, avocat pénaliste réputé pour le nombre record d'acquittements, et assura la défense d'Yvan Colonna comme de Bernard Tapie, 
Me Jacqueline Laffont, qui fut au nombre des douze avocats du dossier Bettencourt qui écrivirent au Parquet de Bordeaux, demandant le report de l'affaire du fait de la déontologie douteuse du juge Gentil en juin 2013. (lien JDD)
Pierre Haïk, une " star " du barreau parisien que le président ivoirien, Laurent Gbagbo a choisi pour défendre ses intérêts et les intérêts de la Côte d`Ivoire et a plaidé dans l'affaire du sang contaminé, un des grands scandales de santé publique de l`ère Mitterrand, qui impliqua Laurent Fabius...
ou Christian Saint-Palais.

Signe de l'ampleur du scandale, le bâtonnier de Paris, Pierre-Olivier Sur, s'est rendu en personne jeudi à l'audience chez le juge des libertés et de la détention (JLD) où étaient contestées les saisies réalisées chez Me Herzog, une démarche sans précédent. 
Le JLD doit rendre en début de semaine une ordonnance pour notamment décider de restituer ou non le téléphone professionnel confisqué à Me Herzog, a-t-on appris de sources proches du dossier.

lundi 12 septembre 2011

DSK est entendu par les enquêteurs dans l'affaire Banon

La presse fait le choix des puissants, de préférence socialistes

Le choix de la photo
participe de l'éreintement médiatique
de la victime de DSK
en revanche triomphalement accueilli
par les mêmes.



Dominique Strauss-Kahn a été convoqué par les policiers

Arrivé avant 8h00, le pervers présumé a été entendu pendant trois heures, lundi 12 septembre, huit jours après son retour des Etats-Unis, à propos des accusations de tentative de viol formulées contre lui par la romancière [écrivaine] Tristane Banon.
DSK " est actuellement entendu en qualité de témoin par les services de police", avaient annoncé en milieu de matinée ses avocats, Mes Frédérique Baulieu et Henri Leclerc (1934), président de la Ligue des droits de l'homme (1995–2000), et non de la femme... A 77 ans, il est conseiller de la candidate Martine Brochen-Aubry sur les questions de justice pour les primaires socialistes en vue de l'élection présidentielle de 2012. Il a défendu la famille de Pierre Overney, militant maoïste de la Gauche prolétarienne, abattu devant les grilles de l'usine Renault alors qu'il incitait les ouvriers à commémorer le massacre de Charonne de février 1962.

Peu après 11h00, Strauss-Kahn est sorti des locaux de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne dans sa puissante berline, sans faire de commentaires.

La police a exaucé le voeu de DSK
L'ex-patron du FMI voulait être entendu le plus vite possible pour "solder cette affaire" , selon leurs termes de ses avocats. "A la demande" de l'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI), "cette audition a eu lieu aussitôt que possible au regard du calendrier de l'enquête", ont ajouté ses avocats.

Eléments de l'affaire qui oppose Tristane Banon à DSK

En juin, après l'arrestation de D.Strauss-Kahn en mai à New York à la suite d'"accusations de" [plaintes pour] crimes sexuels de la part d'une femme de chambre [noire immigrée] d'un hôtel de [grand] luxe, Mme Banon avait déposé une plainte contre DSK pour une tentative de viol qui "remontait à [date de] 2003.

Au lendemain du retour de l'ex-patron du FMI des Etats-Unis, le 4 septembre dernier, suite à l'abandon "précipité" des charges contre lui par le procureur de New York, l'entourage de DSK avait annoncé qu'il s'exprimerait "dans les quinze prochains jours".

L'agence de presse française dicte la doxia au reste de la presse
Elle s'obstine en effet à manipuler l'opinion, estimant encore ce matin que la convocation intervient " après l'abandon de toutes les charges pesant sur lui aux Etats-Unis "... Avec insistance, cette presse engagée suggère ainsi l'innocence du soudard pourtant confondu par le rapport médical crédibilisant les déclarations de la victime. Or, l'individu n'est nullement déclaré innocent: le procureur avoue simplement son impuissance à convaincre les 12 jurés à la fois ! Ainsi va la justice américaine...

La plainte de T.Banon fait l'objet d'une enquête préliminaire
Avant que la justice française s'aligne sur le système américain par le biais d'un procédé tout aussi avouable, il fallait amuser la galerie et distraire l'opinion. Plusieurs personnalités ont donc été entendues dans le cadre de cette enquête, comme François Hollande, ancien premier secrétaire du PS, qui s'en lave les mains comme à son habitude, ou le journaliste Patrick Poivre d'Arvor, un autre gros consommateur de proies faciles. Pour achever cette enquête, il fallait aussi que D.Strauss-Kahn soit entendu !

Strauss-Kahn réfute [nie] les déclarations de Mlle Banon
Malgré son palmarès
étalé dans la presse internationale, l'ancien ministre socialiste des Finances "a toujours affirmé que les faits évoqués par Mme Banon depuis 2007 étaient imaginaires", maintiennent ses avocats dans un communiqué du 4 juillet.

A l'issue de l'enquête préliminaire,
le Parquet pourrait ouvrir une information judiciaire, mais aussi bien classer sans suite ou requalifier les faits allégués, "datant de 2003" (rappelle l'agence de presse), en tentative d'agression sexuelle, qui seraient alors prescrits. D'où cette insistance déplacée des media proches du PS.

La presse militante se retranche derrière " des sources proches de l'enquête" pour souligner que l'enquête [l'établissement de la vérité] se heurte à l'absence de preuve matérielle, huit ans après les faits allégués [2003 à nouveau, pour ceux qui auraient oublié].

De son côté, DSK a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse après la plainte de Mme Banon mais son examen devra attendre l'issue des poursuites principales engagées par la romancière.
Le délit de dénonciation calomnieuse, pour être constitué, implique que son auteur ait su que les faits dénoncés étaient "partiellement ou totalement inexacts". Huit ans après, l'établissement de cette preuve-là serait-il plus facile que l'agence de presse ne remonte plus à 2003 ?...

Le retour triomphal de DSK donne la nausée à T. Banon

Strauss-Kahn a eu l'impudeur d'afficher sa victoire sur la justice américaine, mais la presse française a apporté plus que sa part à ce retour triomphal.
Réagissant à ce zèle médiatique, Tristane Banon a regretté dimanche, dans un "long" [sic] texto transmis, que la France ait accueilli "en héros un homme qui n'a pas été blanchi".

L'agence de presse militante éreinte la plaignante
Le media-source met en relief ce qui est naturel et légitime. Envoyé à "plusieurs rédactions", ecrit-elle, ce message, "qui accompagne un appel à manifester le 24 septembre" à Paris, a " également" [sic] été mis en ligne sur le réseau social Facebook par la jeune femme.
"Je ne peux pas croire que mon pays accueille en héros un homme qui n'a pas été blanchi", écrit-elle. "J'entends les gens me dire leur écoeurement, j'avale leur soutien pour tenir debout et pourtant c'est moi qui baisse la tête et longe les murs quand d'autres sourient aux caméras."

jeudi 8 septembre 2011

Tentative de violation du domicile de DSK par des paparazzi

Des policiers enquêtent au domicile de Dominique Strauss-Kahn

Dominique Strauss-Kahn excite la curiosité

Deux policiers en tenue de soirée et plusieurs personnes en civil se sont rendus mercredi au domicile de DSK, place des Vosges, à Paris, pour y régler " un problème d'intrusion de paparazzi, selon un avocat et l'entourage de l'ancien directeur général du FMI.
"La police vérifie un problème d'intrusion de paparazzi dans l'immeuble et cela n'a rien à voir avec notre affaire", a assuré Me Henri Leclerc, interrogé sur une possible audition de DSK dans l'affaire Tristane Banon, l'écrivaine qui a déposé plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol.

DSK reste le point de mire des media
Selon l'entourage du socialiste, ces policiers "sont venus pour faire un repérage des lieux à la suite de l'intrusion à répétition dans les étages et le parking de photographes". Il s'agit de "mettre en place un dispositif pour empêcher ce type d'intrusions", a ajouté cette source.
Arrivés vers 14h30, les policiers et les hommes en civil sont ressortis une bonne heure plus tard.

L'affaire DSK-Banon vient alourdir son cas
Depuis son retour dimanche des Etats-Unis, où ses moeurs sexuelles ont effaré le monde entier par leur brutalité, DSK est depuis constamment suivi par de nombreux photographes qui sont postés notamment aux abords de son domicile, place des Vosges.
Des photographes, ainsi que des voisins, ont toutefois souligné que le luxueux immeuble de DSK est extrêmement sécurisé.

Mardi, puis mercredi matin, Dominique Strauss-Kahn a été signalé à l'entrée des immeubles de ses avocats, Mes Henri Leclerc et Jean Veil.

Depuis début juillet, DSK fait l'objet en France d'une autre plainte pour tentative de viol déposée par Tristane Banon, entraînant l'ouverture d'une enquête préliminaire par le Parquet de Paris.

La brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) a déjà entendu Tristane Banon qui dénonce une tentative de viol de l'ex-favori des sondages de la primaire socialiste en 2003, dans un appartement parisien, ce que DSK dément: la jeune fille aurait eu un coup de foudre pour le vieux barbon ?
Les enquêteurs doivent encore procéder à d'autres auditions, dont celle de DSK, toujours sous le coup de poursuites -au civil- pour agression sexuelle engagées contre lui par la femme de chambre du Sofitel de Manhattan, Nafissatou Diallo, une immigrée noire.
Le procureur américain a abandonné les poursuites au pénal, de peur de ne pas réussir à rassembler l'unanimité des votes des 12 jurés, ce qui ne conclut pas à l'innocence de l'accusé, mais à l'impuissance du procureur à convaincre le tribunal, malgré le rapport médical accablant.

jeudi 25 juin 2009

Florence Rey est quitte de ses quatre crimes

Auteur de ce « fait divers », elle a pourtant été libérée dans le plus grand secret

Etudiante anarcho-libertaire et auteur d’une fusillade qui avait fait cinq morts à Paris, Florence Rey, condamnée en 1998 à vingt ans de réclusion criminelle pour "assassinats", a été libérée au début du mois de mai, selon une brève de France Info jeudi, confirmée par une porte-parole de l'administration interrégionale des services pénitentiaires.

En octobre 1994, la jeune femme, alors âgée de 19 ans, et son compagnon, Audry Maupin, membres de la mouvance dite "anarcho-autonome", après avoir volé des armes, attaquèrent la pré-fourrière de Pantin, désarmèrent les policiers et s'emparèrent d'un taxi. Il s'ensuivit une équipée meurtrière entre la place de la Nation à Paris et Vincennes, au cours de laquelle trois policiers, un chauffeur de taxi et Audry Maupin furent tués.

-> Les « anarcho-autonomes » sont en lutte pour l’autonomie du prolétariat par rapport au capitalisme et à l’État, mais aussi par rapport aux
partis et aux syndicats Il est classé non seulement …à gauche mais à gauche de l'extrême gauche.
En France, ils n’étaient généralement pas opposés à l'idée d'un
État fort, et se situaient à la confluence du mouvement (post) Internationale situationniste et ceux que l'on appelait les « militaristes », « mao-spontanéistes » issus de l'ex Gauche prolétarienne autour du journal « La Cause du Peuple », dont l'expérience donnera naissance au journal Libération avec Serge July. L’idéologie de la lutte des classes divisait la mouvance de l’intérieur où s’opposaient une faction étudiante (Normale sup', Paris Dauphine, Nanterre...), et un pôle de jeunes représentant les « nouvelles marges » de banlieue.
Les jeunes révolutionnaires estimèrent que les contradictions de la société française ne justifiaient pas la lutte armée.

-> C'est une des raisons qui a évité à la France les « Années de plomb » connues notamment en Italie et en République fédérale d'Allemagne. Ceci malgré l'aventure d'Action Directe (AD) qui a eu un impact relativement limité , bien que sanglant avec des fusillades et des assassinats.

  • Ainsi, le 21 février 1987, les principaux membres d'Action Directe, Jean-Marc Rouillan (libre un temps à Marseille), Joëlle Aubron, Nathalie Ménigon, et Georges Cipriani furent arrêtés et condamnés (outre Régis Schleicher) à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine incompressible de dix-huit ans, notamment pour les assassinats du PDG de Renault, Georges Besse, et du Général René Audran.

    AD est un groupe communiste libertaire terroriste issu du mouvement autonome et empruntant son nom à la théorie anarchiste de l'action directe.
    Déjà à l’époque, ils se retranchaient en France dans des communautés de squatters pour en sortir pour des casses et dans certaines émeutes. Les autonomes se mobilisent toujours également beaucoup pour la libération des prisonniers.
    Vestiges du poste frontière à Strasbourg

    Les « black blocks »
    , qui dévastèrent Strasbourg les 3 et 4 avril 2009, en marge du Sommet de l’OTAN, appartiennent pour la plupart à cette mouvance et donnèrent au Pont de l'Europe (ci-dessus) une illustration actuelle d’action directe, dans l’esprit préservé des années 70 et 80.

    Libre comme l’air

    L’assassin a été remise en liberté le 2 mai, après quinze ans de détention, pour quatre morts (outre son compagnon) : 4 ans par vie humaine retirée pour des raisons idéologiques. Florence Rey était incarcérée au centre pénitentiaire pour femmes de Rennes, mais, condamnée à la perpétuité, bénéficie ainsi des réductions de peines automatiques prévues par la loi.

    Son avocat Henri Leclerc s'est refusé à tout commentaire. "Si elle est sortie, ça ne vaut pas la peine d'en parler, parce qu'il faut qu'on la laisse tranquille", a-t-il prétendu. Les quatre innocentes victimes reposent en paix. Un peu prématurément…
    Me H. Leclerc, qui plaide toujours (bien que né en 1934), démontre qu’il est possible de travailler jusqu’à…75 ans. Mais cette figure de la Ligue française des Droits de l'Homme, dont il a été le président de 1995 à 2000, incarne surtout ce qu’il faut entendre par Droits de l’Homme.

    La prison, fabrique de criminels ?

    Pourtant, la farouche jeune femme qui avait à l’époque frappé l'opinion publique et soulevé le problème de la criminalité juvénile, serait transformée, selon une source proche du dossier citée par la radio.
    Elle serait devenue très popote...
    Travaillant comme auxiliaire à la cuisine de sa prison, elle a aussi suivi des études universitaires d'histoire et géographie.
    L’univers carcérale est-il aussi impitoyable qu’on le dit ?
  • dimanche 9 décembre 2007

    Après le procès des agresseurs de Mama, pourquoi se faire maître?

    Maîtres Molla, et Vouland , reconnus et respectables?
    Maître Molla pouvait-il défendre les intérêts de Mama Galledou?
    Des indices ne constituent pas des preuves, mais...
    Alain Molla, élégant avocat au barreau d'Aix-en-Provence, est marqué à gauche et connu comme un militant multi-cartes.

    Quelques indications sur les axes du militantisme de Maître Molla:
    Il est intervenu au colloque des 19 et 20 septembre 2002 sur le thème de 'La politique pénale se privatise-t-elle ? Victimes, délinquants et politique pénale'.

    M° Molla était membre du groupe de travail qui rédigea le rapport chargé de tirer les enseignements du traitement judiciaire de l’affaire dite " d’Outreau" dans laquelle des mineurs avaient injustement accusé de pédophilie des adultes de leur entourage.
    Il est également président de la Commission nationale juridique d'AIDES et mobilisé au côté de David Gros, victime d’une agression à caractère homophobe d’une rare violence, et de la communauté homosexuelle.

    A publié un livre sur le sida et l'adoption.
    Au forum « La Nouvelle critique sociale » à Grenoble les 12, 13, 14 mai 2006, Alain Molla, avocat à Aix en Provence, est intervenu à la Table ronde 8 (Conjugalité, parentalité, mariage gay : état des lieux (FM)), avec Philippe Val, rédacteur en chef de Charlie Hebdo.
    Il soutient aussi le Collectif pour l'Union libre…

    Dans un article militant publié dans la Lettre du SAF (Syndicat des Avocats de France) au début de l' année 2006, suite au 33ème Congrès du SAF à Nice, Jean DANET, Alain MOLLA et Didier LIGER décrivaient le besoin d’une réforme d’ensemble « loin de l’émotion, de la tentation démagogique, de la facilité d’un replâtrage de plus », et en appelaient « à sortir la justice pénale d’un tableau qui commence sérieusement à faire penser, du côté du législateur comme de l’institution, à une psychose maniaco-dépressive ». On voit où ils veulent en venir...

    Justice : les raisons de la colère (11 – 12 novembre 2006) :
    interpellation d’Alain Molla, invité à développer le thème « défendre maintenant » lors du colloque de droit pénal à Marseille : parlant de « préalables basiques », il nous renvoyait au combat politique premier, dénoncer l’indigence du budget de la justice et martelait que rien ne serait possible sans revalorisation politiquement déterminée, que toutes les velléités de réforme avaient buté sur cela.
    « Il faut que cette évidence soit rappelée », évidence dont il listait les premières conséquences en matière pénale : exigence de l’exemplaire défense du dossier, principe de disponibilité immédiate des pièces pénales au fur et à mesure de leur création, aménagement de l’espace judiciaire, à l’instruction comme à l’audience où l’avocat aurait matériellement une véritable place, cesserait de supporter le poids du dossier sur ses genoux ou d’être dans une fosse quand le juge est sur l’estrade. « L’équilibre passe par là, le respect dû au justiciable aussi » nous rappelait-il.


    Au 34ème Congrès du SAF à Rennes (2 – 3 – 4 novembre 2007), il était rappelé que Alain Molla plaidait "avec énergie, lors du congrès de NICE, la nécessaire séparation du siège et du parquet.
    'Nous avons consacré notre colloque de droit pénal à Marseille à cette question qui nous a permis de comprendre le bouleversement des rôles :
    L’ampleur croissante de l’espace donné par la loi au parquet bascule les investigations entre les mains de la police, là où la défense n’a aucune place. Le débat n'est pas ouvert que les conclusions sont tirées...
    Le contrôle du parquet par le juge judiciaire est illusoire, nous a expliqué Serge Portelli.
    Et, concernant la justice des Mineurs, Jean-Pierre Rosenczveig, en brossant l’évolution, nous expliquait dernièrement à Bobigny à quel point le parquet était devenu « le maître du temps judiciaire aux lieu et place du juge des enfants ».
    « Surtout, il a redécouvert qu’il était en cas d’urgence en droit de prendre des mesures de protection qui équivalent à la délivrance de vraies lettres de cachet. Ses ordonnances sont rendues sur un simple appel téléphonique, elles ne sont pas motivées et ne sont pas susceptibles de recours »
    Et cela influe bien évidemment constamment sur la place de la défense...
    Reprendre l’initiative [le pouvoir?]
    Par une démarche syndicale et constructive qui débouche sur d’authentiques propositions
    concrètes immédiatement réalisables qui permettraient de faire progresser les droits de la
    défense, ainsi que nous le propose Philippe Vouland dans un texte dont la commission
    pénale aura à débattre.
    Je ne listerai pas ici ses 22 propositions, mais j’insiste sur l’intérêt d’une démarche qui
    consiste à partir de nos besoins d’avocats, à ne pas rester dans le seul protestataire, à être sur notre terrain de pratiques pénales en termes de propositions, ce qui ne nous empêche pas de revendiquer aussi la grande réforme pénale que nous avions espérée'...


    Alain Molla, SAF Marseille, au Colloque des 12 et 13 mai 2007 à Marseille
    Quelle réforme pour quels objectifs ?

    Maître Vouland pouvait-il faire mieux?
    Philippe Vouland est un ancien Président du SAF (Syndicat des avocats de France)
    "Nous avons au SAF, des références incontournables : je citerai donc Henri Leclerc « la gauche nous a déçus, la droite ne nous déçoit pas » !


    Que peut penser et faire notre syndicat « cet étonnant syndicat qui dans les moments difficiles parvient toujours à rassembler les énergies indispensables au combat et à l’espoir » pour reprendre les mots de Philippe Vouland, à l’heure de la tolérance zéro, du contrôle ADN introduit dans les contrôles migratoires et du marché du droit ?"


    Le samedi 2 décembre 2006, l’Institut de défense pénale de Marseille organisa une journée sous l’égide de deux avocats remarquables, mais décidemment inséparables, Alain Molla et Philippe Vouland. Le thème central se rapportait à la vérité et au mensonge!
    Maître Philippe Vouland, avocat au barreau de Marseille, s'interrogea, en mars 2007, sur Le renforcement de l’équilibre de la procédure pénale : en faveur des droits de la défense ? C'était à propos de … la loi du 5 mars 2007 sur l’équilibre de la procédure pénale. "La loi n’autorise l’enregistrement audiovisuel qu’en matière criminelle, les délits étant exclus du nouveau dispositif. Or, sauf décision contraire du procureur de la République qui peut ordonner l’enregistrement, la loi écarte expressément les crimes relevant de la criminalité organisée, ainsi que les crimes contre la Nation, l’Etat, la paix publique, et les infractions relevant du terrorisme." Les juristes présents jugèrent difficile de comprendre l’exclusion de ces infractions du dispositif, considérant que les agissements les plus graves devraient en principe bénéficier des garanties les plus étendues. Occultant aussitôt le pouvoir accordé au procureur de la République de décider l’enregistrement audiovisuel, Maître Philippe Vouland, avocat au barreau de Marseille, se mit sur orbite et révéla ses obsessions en estimant que « les violences policières » qui constituent encore une triste réalité « ne s’exercent pas forcément dans les affaires les plus graves »


    Au cours d’une suspension de séance, Maître Philippe Vouland, l’avocat d’un des agresseurs présumés, a déclaré qu'au premier procès Mama Galledou avait une nouvelle fois demandé à ses agresseurs pourquoi ils n’avaient pas attendu que tous les passagers soient descendus de l’autobus pour y mettre le feu. Les deux mineurs, qui étaient âgés de moins de seize ans au moment des faits, ont à nouveau exprimé leurs regrets. "C’est une femme d’une grande intelligence et d’une grande lucidité. Sa colère est justifiée", a ajouté maître Vouland, avant de préciser : "Tout le monde était très concentré et avait les yeux rivés sur les écrans". Alors? La colère est-elle bonne conseillère d'une femme intelligente?... Pression MORALE, oui ou non?
    Dans le même procès, les collègues et amis, Molla et Vouland, étaient défenseurs de la victime, pour l'un, et d'un agresseur, pour l'autre. Les avocat étaient-ils de connivence? Le procès était-il jugé d'avance, entre amis, sachant que, de surcroît, le juge Deschamps est aussi un militant, et de la même tendance? Allons donc!
    Nous aimerions avoir des exemples de justice sereine, équitable et juste.

    Mais nous passons maintenant clairement et allègrement à la politique.

    Dans l'affaire Yann Piat, à la cour d'assises du Var, Maître Vouland n'était encore pas l'avocat de la victime. Il défendait Stéphane Chiarisoli, le hussard parachutiste, un temps regardé comme l'un des cerveaux, le "conseiller technique" de l'équipe. Il a tout simplement été acquitté le 16 juin 1998. Un succès de taille pour son avocat marseillais, Me Philippe Vouland.
    D'autant plus que Yann Piat, la victime, était filleule de Le Pen et députée du Var de 1986 à sa mort en 1994. Elle avait appartenu au FN avant de rejoindre l'UDF et d'être assassinée le 25 février 1994 à Hyères (Var) par deux hommes en moto.


    Interview de Maître Vouland
    En marge du conflit du PAM (Port Autonome de Marseille) et dans la foulée de celui-ci, 3 salariés du PAM étaient traduits en justice. Maître Philippe Vouland (PV) était leur avocat. "R.M : Quels étaient les enjeux de ce procès ? P.V : C’était un procès choquant à plusieurs titres. Des salariés étaient poursuivis parce qu’on applique au syndicalisme la législation anti-émeutes. On fait une législation qui trouve ses origines à Thiers, puis Lamartine en tant que ministre de la II° République, qui veut renforcer alors l’autorité de l’Etat. Le danger, c’était l’utilisation que le parquet voulait faire de la législation." Maître Vouland aujourd'hui s'oppose à la modernisation du droit… Mais, au-delà de l'anecdotique, le danger ne peut-il pas être aussi bien l'utilisation que des avocats (et des juges) militants veulent faire de la législation. Et des syndicats? Le PAM est aux mains de la CGT...

    Profession de foi au cours d'un congrès SAF de Nice sur La place de la victime :
    Nous savons, comme le rappelait récemment Robert Badinter, que la justice n’est
    pas thérapeutique, que
    ce n’est pas la victime qui est au centre du procès pénal mais le mis en cause et que ceci a un sens.


    Et pour finir 'dignement', nous ne reprendrons pas les propos de M° Molla à notre compte:

    Conseil de Mama Galledou, de qui s'inquiétait-il ?

    "Le peuple, représenté par les jurés, sera-t-il influencé par l'horreur des souffrances infligées ou au contraire tiendra-t-il compte que ce sont quand même des gamins qui ont perpétré le crime ?"

    dimanche 3 juin 2007

    Maître Francis Teitgen

    Teitgen a rendu service à M.-S. Royal.
    C'est un avocat français, né le 8 mars 1952 à Courbevoie (Hauts-de-Seine) qui a été -brièvement- bâtonnier du Barreau de Paris de 2000 à 2001.

    Devenu avocat en 1977, il a d'abord été associé au sein du cabinet de Maître Henri Leclerc, avant de créer en 1984 le cabinet Mignard, Teitgen, Grisoni & Associés. Élu président de l'Union des jeunes avocats en 1992, il devient l'année suivante membre du Conseil de l'Ordre des Avocats.
    Francis Teitgen a eu une brève carrière dans la presse en devenant, en décembre 2001, le n° 2 du premier quotidien français, Ouest France. Son père déjà , le résistant et homme politique Pierre-Henri Teitgen, avait été un des fondateurs à la Libération.

    Ce fils de... a quitté le quotidien au printemps 2006 en raison « de divergences sur l'organisation et la conduite du groupe » avec le PDG François-Régis Hutin.
    Francis Teitgen est redevenu avocat.
    Mais voici un témoignage qui éclaire sur l'ami Royal.
    Il est fourni par Arnaud Sanchez:
    L’année dernière, alors que j’apprenais à côtoyer les bancs de la faculté de droit de Nantes [le maire est la Voix de Son Maître Hollande, J.-M. Ayrault], j’ai pu assister à une conférence de l’IEJ dirigé par Jean Danet sur la relation entre le droit et la presse. Le conférencier présent n’était autre que Françis Teitgen, ancien bâtonnier à la Cour d’Appel de Paris et vice-président de Ouest-France, qui depuis a été gentiment remercié.
    Son discours qui s’apparentait plus à une défense de la presse qu’à une défense de la liberté de la presse allait jusqu’à l’ériger en 4e pouvoir, ce qui m’avait profondément hérissé. Si aujourd’hui, on assiste paradoxalement à la médiatisation des dérives concernant le rapprochement entre la presse et la politique avec pour exemple l’expérience berlusconienne, nous étions
    dans une période postérieure à celle des élections européennes [13 juin 2004] où la femme du président de Ouest-France (cf note ci-dessous), candidate pour ces élections, avait fait plusieurs apparitions dans ce même journal. Le fait est qu’elle n’était pas tête de liste, qu’elle était surmédiatisée dans ce journal par rapport aux candidats des autres listes qui étaient à la même position. Et bien entendue, elle ne bénéficiait pas d’une couverture presse aussi extra- ordinaire dans les autres magazines.
    C’est donc avec un petit sourire que j’avais posé une question sur l’intérêt d’avoir un 4e pouvoir, quand il y a une aussi grande connivence entre les médias et les politiques. On comprend alors mieux pourquoi nombre de politiques sont journalistes et que Sc Po Paris s’est doté, il y a peu, d’une section journalisme.
    [...]
    Note: Catherine Teitgen-Colly, née en 1959 en Algérie, est professeur à l'Université Paris I (responsable de l'Institut d'Études de Droit Public (IEDP) à la Faculté Jean Monnet de Sceaux).